Les derniers avis (9718 avis)

Par Ned C.
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dômu - Rêves d'enfants
Dômu - Rêves d'enfants

Un manga comme je les adore !! Une histoire relativement courte (et terminée !), des dessins hallucinants -normal c'est du Otomo- et une histoire qui tient en haleine du début à la fin. Les découpages cinématographiques sont audacieux et certaines perspectives donnent le tournis. Les scènes d'action sont utilisées avec parcimonie et sont d'une violence jusqu'au boutiste, retranscrites avec brio si bien que l'on s'y croirait. Les personnages sont intéressants, l'histoire polar/thriller/sf m'a passionné. L'ambiance est glauque et malsaine, ponctuée de scènes gore ou action franchement terribles. J'adoooore la conclusion de Dômu qui me je me souviens, à l'époque, m'avait fait dire: "WAAAAAAAAAH" à haute voix les yeux écarquillés en la découvrant.

22/07/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

L'humour est noir et cynique à souhait. Je ne suis pas un grand connaisseur des raisons qui ont poussé Franquin à sortir ce bouquin, mais la seule chose dont j'ai la certitude c'est que c'est une œuvre nécessaire et indispensable. De part la qualité et l'homogénéité de l'ensemble, mais aussi la férocité de certains gags. Et le dessin de Franquin est un vecteur qui pourrait de prime abord paraitre trop simpliste ou enfantin mais pourtant cela ajoute un degré supplémentaire à cet humour qui en possède déjà plusieurs. Autre remarque, cette œuvre est assez ancienne et pourtant elle reste d'une actualité et d'un modernisme terrible, la patte des grands. A posséder.

22/07/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mattéo
Mattéo

J'avais pris pied dans l'œuvre de Gibrat par Le Sursis puis le Vol du Corbeau. Quel plaisir de lecture que ce Matteo. Je vais commencer par le seul bémol à mes yeux de l'histoire : j'en aurais bien repris une louche de plus. Y a un goût de trop peu entre le T1 et le T2 même si c'est maitrisé au niveau de l'histoire. Gibrat parvient d'ailleurs à éviter de faire de Matteo un héros de guerre en le faisant déserteur puis en transportant son personnage lors de la révolution russe. Dans ce tome, une belle mise en relief des différentes factions révolutionnaires qui se combattaient autant qu'elles faisaient la guerre à la monarchie tsariste. Et Matteo navigue toujours entre deux eaux, porté par le romantisme aiguillé au cœur, que ce soit vis à vis de sa belle Juliette ou de sa pensée anarchiste révolutionnaire (opposée au pragmatisme de Léa par exemple). Le dessin est toujours aussi beau, avec le petit reproche effectivement que Léa, Juliette et Amélie sont sœurs jumelles. Dommage. Mais vraiment à lire et découvrir.

22/07/2013 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Désespoir du Singe
Le Désespoir du Singe

Je vais aller dans le sens de la plupart des avis. Cette trilogie est une vraie réussite ! Les auteurs ont réussi à créer un monde fictif très proche de la Russie du début du 20ème siècle. L’histoire à la fois romanesque et passionnante nous tient en haleine jusqu’au bout : personnages travaillés, narration impeccable, ton juste et dramatique… C’est du beau boulot. Les dessins stylisés, modernes et terriblement expressifs d’Alfred illustrent parfaitement le scénario. Petit bémol, j’ai trouvé le dernier tome en deçà des autres aussi bien dans l’histoire que dans les traits, ce qui m’empêche de mettre la meilleure note. Le Désespoir du Singe est une grande série à lire absolument.

19/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Siegfried, ou l'adaptation d'un opéra de Richard Wagner mélangeant héroïque fantasy, lutte divines et poésie viking. Alex Alice, dont je suis devenu admiratif, en fait un chef d’œuvre de bande dessinée et remplit plus que de raison son cahier des charges initiales. Un récit foisonnant 3 gros tomes durant, des illustrations en tous genres, allant du noir complet agrémenté d'une unique bulle à des doubles pages tourbillonnantes et titanesques. Les personnages sont attachants, jamais noirs ou blancs, fouillés et croqués à la perfection. Alice maitrise totalement son trait et l'anatomie de ses héros, et nous les offre dans des décors impressionnants. Une fois lancé dans l'aventure flamboyante aux légères touches d'humour, difficile d'en sortir tant que l’on n’a pas atteint la dernière page de cette épopée. Il est rare de dire que l'on trouve finalement une série trop courte. Ici, la relecture pourra se faire sans problème, pour en récupérer toute la moelle. Un seul mot me vient en tête pour qualifier Siegfried : Épique. On en redemande de cette ivresse.

16/07/2013 (modifier)
Par Balthier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Habitant de l'infini
L'Habitant de l'infini

Pour moi ce manga sublime le genre auquel il appartient et m'a emmené à des hauteurs jamais atteintes au cours de mes précédentes lectures. Je pense avoir aujourd'hui le recul nécessaire pour avancer qu'il s'agit du Manga n°1 (cela ne concerne que mon avis bien entendu). Les doubles pages se laissent admirer pendant de longues minutes, le scénario est bien ficelé avec de nombreux rebondissements et nous tient en haleine tout au long des tomes. Cependant l'élément qui donne tout son charme à l’œuvre reste ses personnages. Je retiendrai principalement Anotsu ("Le méchant" si on peut l'appeler ainsi) ainsi que Makie et la relation que ces 2 personnages entretiennent. J'ajouterais enfin que jamais auparavant je n'avais constaté une évolution si naturelle chez des personnages de mangas. Une ambiance forte, des combat épiques, des dessins doux et sensuels, des personnages humains, profonds et incroyablement bien dessinés. A posséder chez soi dans sa bibliothèque !!!

15/07/2013 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Terra Australis
Terra Australis

Mais quelle épopée que cette aventure où nous entrainent LF Bollée et Philippe Nicoux. Je ne m'attendais pas à une telle lecture en commençant ce pavé. Littéralement, nous sommes proches d'un récit digne de l'Odyssée avec des personnages emblématiques comme le colosse Caesar ou le freluquet John Hudson, sans oublier le gouverneur Phillip et le romantique lieutenant Ralph Clark. Ce récit qui m'a vraiment surpris est mené de main de maître. Au cours des premières pages nous découvrons les principaux protagonistes de cette fantastique aventure : les déportés constitués de bagnards et forçats dans un Londres du XVIIIème parfaitement reconstitué par le dessin sublime de Philippe Nicoux,-avec de magnifiques planches consacrées aux fameux pontons et à la prison de Londres- et les marins de sa royale Majesté, le Roi Georges. Cette aventure sur plus de 500 pages nous retrace non seulement le voyage maritime vers la future Sydney mais aussi un reportage sur ces futurs colons, condamné(e)s à des peines diverses et qui peupleront le nouveau continent. En composant des pleines planches superbes, Philippe Nicloux nous offre un récit en noir et blanc d'une beauté à couper le souffle, le tout servi sur un scénario en béton de LF Bollée, dont je suis la carrière depuis plusieurs années. Ouvrage imposant s'il le faut, assez cher également, mais qui a su, aux dires de l'éditeur, conquérir un public assez large. Pour le moment, il s'agit pour moi, d'une des meilleures bandes dessinées que j'ai lues depuis ce début d'année. Dépaysant, instructif, intéressant et surtout bien dessiné. Que demandez de mieux ?

14/07/2013 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Terra Australis
Terra Australis

Terra Australis est une BD réussie… à plusieurs égards d’ailleurs. D’abord le récit ; il s’agit ici d’être le spectateur de la création d’une colonie sur le continent australien. Du projet à l’arrivée, en passant par le voyage et l’approche des « naturels », tout est présenté dans ce pavé de quelques 500 planches. C’est manifestement documenté ce qui rend l’album assez dense sans que cela ne devienne pesant. Pour se faire, le lecteur suit les destinées, parallèles puis croisées, de plusieurs protagonistes, ce qui permet à l’histoire de bien respirer et garder le rythme. Cette respiration, cette bouffée d’oxygène, c’est aussi, et surtout, dans l’humanité de l’histoire que l’album va la chercher. Tantôt touchant, tantôt blessant, l’état d’esprit du lecteur est parfois mis à rude épreuve. Non pas qu’il s’agisse ici de choquer pour choquer. Non, la spontanéité de ce voyage humain trouve son origine dans l’authenticité de son approche. C’est là, selon moi, la principale qualité de ce récit. L’autre qualité, également indéniable, vient dans la beauté graphique du trait et du noir et blanc. C’est beau, parfois très beau. À la fois dynamique et précis, j’ai trouvé le travail graphique tout simplement magistral. Seul léger bémol, certains visages se ressemblent un peu trop, ce qui peut par moment compliquer la reconnaissance des personnages. Au final, c’est un travail impressionnant qui a été réalisé par les auteurs. Une fois rentré dans le récit, il est très difficile de lâcher la barre. Suivre étapes après étapes les « motivations » des colons permet de percevoir l’aspect si fatidique, car tellement humain, de cette expédition. Chapeau bas Messieurs ! Du très bon boulot, tout simplement !

13/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Docteur Justice
Docteur Justice

Avec Rahan, cette bande fut durant les années 70 la Bd vedette de Pif-Gadget, dont les gamins comme moi raffolaient. Ce toubib de choc plait immédiatement aux ados de l'époque, le phénomène des arts martiaux était très à la mode, on était en pleine Bruce Leemania, la bande est arrivée au bon moment et a surfé sur cet engouement, relayé ensuite par la série TV Kung Fu. Les scénarios de Jean Ollivier sont assez conventionnels mais bien troussés, permettant à Marcello de dessiner grâce à son style rapide et dynamique des scènes de combat parfois en pleine page, et de bien jolies filles entourant le héros beau gosse. Benjamin Justice, c'est toute une époque d'insouciance, qui sonne terriblement cliché aujourd'hui (à l'époque on s'en foutait évidemment), mais qu'est-ce que c'était bon de se divertir avec ce genre de série sans prétention, qui en plus nous apprenait quelques secrets de karaté, aïkido, tae-kwon-do, art du bâton ou casse de briques... Mais l'aspect bourrin dont aurait pu souffrir la série était tempéré par la profession du héros, dont les compétences médicales étaient parfois utilisées; d'ailleurs c'est souvent son métier qui lui offre l'occasion de voyager dans le monde pour des missions humanitaires qui est la base d'une aventure. Comme Rahan, la série aura sa propre publication entre 1973 et 1977, tout en continuant ses aventures en récits complets dans Pif-Gadget, et son succès sera tel qu'elle aura aussi droit à une adaptation au cinéma en 1975, hélas bien décevante. La série sera victime vers la fin de l'activité effrénée de Marcello qui parallèlement menait plusieurs séries de front.

11/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Modeste et Pompon
Modeste et Pompon

J'ai bien souvent ri avec cette charmante série de gags parfois dévastateurs qui annoncent ceux de Gaston Lagaffe, mais je l'ai découverte sous le crayon de Dino Attanasio, qui avec la période Franquin reste la meilleure ; celle de Franquin, je l'ai lue alors que j'étais déja plus âgé, et je ne la trouve pas si exceptionnelle que ça. D'abord graphiquement, elle était très moyenne, et il suffit de se rappeler les premières apparitions de Gaston qui elles aussi n'étaient pas au point, car n'oublions pas que "Modeste et Pompon" a été créée 2 ans avant. Le mérite de Franquin est d'avoir mis en place un univers qu'il a ensuite transmis à Attanasio. Cet univers lui a permis d'essayer des idées et des gimmicks qui lui serviront ensuite pour Gaston. Modeste et son ami Félix forment une fois de plus un duo dissemblable comme il y en a tant dans la BD, et qui sont en fait, les vrais héros de la bande, Pompon n'apparaissant qu'épisodiquement. 1ème idée à roder : Modeste est un employé de bureau, dont le directeur Mr Rugisson ressemble beaucoup au De Mesmaeker de Gaston (un type sérieux qui ne rit jamais). 2ème idée à roder : Modeste vit (ou plutôt pourrait vivre) paisiblement dans un petit pavillon de banlieue bien propret entouré d'un jardinet mitoyen avec celui de l'irascible Ducrin ; on a là le thème du voisin pénible qui sera exploité dans Achille Talon ou Marc Lebut et son voisin, mais ici, Ducrin est un petit vieux amer, rabougri et d'une méchanceté déprimante qui fait penser à ces ronds de cuir besogneux des administrations d'antan. 3ème idée à roder : les neveux de Modeste qui viennent troubler de leur espièglerie la tranquillité de Modeste ; ils seront remplacés chez Gaston par une ménagerie instable. 4ème idée à roder : il y a aussi un agent de police étrangement vêtu d'un uniforme à l'américaine ; une idée à creuser pour créer Lontarin chez Gaston. 5ème idée à roder : Pompon a un rôle secondaire, comparable à celui de M'oiselle Jeanne 6 ème idée à roder, et non la moindre : Félix qui s'apparente à Prunelle, sauf que les rôles seront inversés dans Gaston (le calme et gaffeur Gaston est suggéré par Félix, le vindicatif Prunelle est suggéré par Modeste). Mais Modeste n'est pas si méchant que ça, il est victime d'un prototype de casse-pied infernal aussi crispant que peut l'être le Séraphin Lampion de "Tintin" ; il est harcelé par Félix qui tente de lui fourguer des produits de mauvaise qualité qui générent des catastrophes. C'est bien-sûr cette opposition qui est la plupart du temps source de gags, bien que Franquin se concentre plus sur le couple Modeste/Pompon, où Félix est souvent absent. En 1961, Attanasio prend le relais et s'en sort fort bien en continuant dans la même veine, en utilisant certains rouages mis en place par Franquin, mais en concentrant les gags plutôt sur les 2 compères Modeste/Félix, et en offrant également comme l'a fait son prédécesseur une vision du design des années 50-60, surtout flagrante dans le mobilier. Graphiquement, il prouve qu'il est vraiment à l'aise dans la bande humoristique, son dessin est enlevé et bien mieux que dans ses bandes réalistes ; n'oublions pas qu'il a aussi crée Spaghetti. La plupart des gags, publiés généralement en dos de couverture du journal Tintin, étaient écrits par Lucien Meys ; je me souviens que c'était la première bande que je lisais avant d'ouvrir le journal. La série aurait pu perdre de sa qualité lorsqu'en 1968, elle arrive sous le crayon de Mitteï, mais elle connaît encore de bons moments, avec l'aide de Foal pour les décors et de Godard sur certains gags. Mais pour moi, ça n'a plus la même saveur, car on sent que Mitteï était plus à l'aise avec ses propres créations comme L'Indésirable Désiré. Après 1975, la bande est reprise par d'autres dessinateurs, elle s'étiole et c'en est fini. Voici donc une Bd qui se rapproche du family-strip bien qu'il s'agisse d'une fausse famille, et qui figure parmi les meilleures séries humoristiques du journal Tintin, à condition d'accepter le fait qu'elle est représentative d'une époque, celle des années 50 et 60. Mais aujourd'hui, elle n'est peut-être pas assez "mordante" pour les générations nouvelles. A tester donc pour les non-convaincus.

09/07/2013 (modifier)