Jeremiah

Note: 3.78/5
(3.78/5 pour 36 avis)

Dans un monde qui renait de ses cendres, Jeremiah et Kurdy, 2 aventuriers, survivent.


Anticipation Après l'apocalypse... BD adaptées en séries télévisées live BoDoï Collection Repérages Dupuis Journal Spirou Les années Métal Hurlant Super As

Après une guerre inter-raciales, entre blancs et noirs, le monde est complétement détruit. Des années plus tard les survivants le reconstruisent : c'est le nouveau western. Après la destruction de son village, le jeune Jérémiah rencontre Kurdy, baroudeur sans foi ni loi, qui lui apprend à survivre. Ils vont vivre aventure sur aventure traversant une Amérique qui recolle les morceaux pour retrouver son identité. Jérémiah et Kurdy seront témoins et acteurs de cette époque mouvementée.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1979
Statut histoire Une histoire par tome 37 tomes parus
Couverture de la série Jeremiah
Les notes (36)
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06/08/2001 | Loïc
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Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Mesdames et Messieurs vous avez tout dit. Je reprends deux ou trois points. Le dessin c'est du grand art et avec cette série Hermann se place au panthéon, la couleur directe est juste magnifique. Pour pinailler on pourrait dire qu'à force les visages finissent par se ressembler mais bon ça passe. Mention spéciale, je trouve qu'Hermann est un des rares à dessiner des scènes qui se passent dans l'obscurité ou le brouillard mais qui restent lisibles (c'est pas donné à tout le monde!). Le hic qui m'empêche de mettre le culte c'est les histoires. Alors oui il y en a qui sont de vrais petits bijoux, mais d'autres, et avec le temps elles me paraissent de plus en plus nombreuses, dont le scénario tient sur un ticket de tram et qui n'ont pas trop d'intérêt. En fait ce qui me gêne c'est qu'au début on sentait bien que nos deux héros évoluaient dans un monde post apocalyptique. Cela offrait à Hermann des histoires fabuleuses de communautés de barjots assez réjouissantes: "Un hiver de clown", Julius et Roméa", etc... Depuis quelques tomes on retrouve une certaine "normalité", certes le monde n'est pas redevenu comme avant mais certains détails me plaisent moins. La Tata et son pavillon de banlieue, le cheval et la mule troqués contre des motos, les villes avec des immeubles flambants neufs et hyper modernes, j'arrête là mais ça me chagrine un peu. Prenons le dernier album paru: " Un gros chien avec une blonde ". Encore une fois rien à dire au niveau du dessin, parfait. Mais l'histoire!, que c'est feignant, que c'est mollasson. Une histoire où Kurdy est enlevé dès le début, il ne reste donc que Jeremiah qui attend son pote pendant de longues pages, tout en étant harcelé sexuellement par la blonde du titre, (elle a un gros chien). Pour pimenter la chose nous avons droit au retour de vieilles connaissances des héros mais ça sent un peu le réchauffé. Bref j'ai acheté, j'ai payé, j'ai pas trop aimé. Alors pour les bombes qu'il y a dans cette série c'est franchement bien mais les derniers, si je devais les noter, seraient plus bas. Putain de nostalgie!! Majoration après sortie du tome 34: J'ai longtemps hésité avant de conseiller la lecture de ce 34 ème opus des aventures de Jeremiah. Bon c'est du Hermann et au niveau du dessin il n'y a rien à dire, on aime ou pas mais rien que pour ça cette BD mérite le coup d’œil. C'est vraiment le scénario qui pêche par trop de simplicité. Jeremiah et Kurdy arrivent en ville, il y a un méchant, deux clans qui s'opposent, bastons et l'on devine assez facilement à la moitié de l'album ce qui va s'ensuivre, et hop il se trouve qu'on avait bien deviné. En janvier dernier j'avais rencontré Hermann et nous avions longuement parlé de Jeremiah, entre autres choses. Je me souviens lui avoir fait part de ma légère déception quant au fait que notre héros finissait par avoir des aventures un peu plan-plan. Oserais je dire que j'ai senti chez lui comme une légère fatigue, non pas à dessiner, mais à continuer de faire vivre ses deux héros. J'ai ici le sentiment qu'avec ce nouvel opus Jeremiah devrait mettre un terme à sa carrière, certes il bastonne à tout va mais c'est bien tout. Je préférais amplement un Jeremiah d'il y a quelques années qui doutait, plus fragile. Jeremiah n'est plus depuis longtemps dans la catégorie SF où il est classé, voire fantastique comme dans certains albums. Alors oui il y a le dessin mais cela ne suffit hélas pas. C'est donc un posteur déçu qui s'exprime; si un jour on m'avait dit que je serais prêt de "descendre" un Jeremiah!! Sortie du tome 36 " Et puis merde" Aïe, Aïe, Aïe!!! Putain Hermann qu'est ce qui se passe ? C'est quoi cette histoire, nos deux compères se font cramer leurs motos, partent à pieds, se font choper par la milice, un "ange gardien leur vient en aide et hop ils arrivent dans une villa futuriste ou vivent un vieux couple un peu allumé et leur fifille. ajoutez une bande de gardes un peu bas du front et vous avez le pitch. Par ailleurs il ne se passe pas grand chose. La fille du couple, celle qui est en couverture de l'album, à une tronche de neurasthénique et finira d'ailleurs par ce foutre en l'air sans que l'on sache trop bien pourquoi. Hermann ily a trois ans nosu avions échangé ensemble sur votre fort belle carrière ponctuée de magnifiques albums et puis aussi je m'en souviens de la fin éventuelle de Jéremiah et Kurdy. N'est t'il pas temps de les envoyer loin dans la montagne genre Brokeback Mountain ? Quel pied de nez!! En tous les cas le prochain Jeremiah se fera sans moi, je ne le lirai que s'il m'est offert. Déçu vous dis je.

01/10/2014 (MAJ le 06/10/2018) (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5

Bon, je possède et j'ai lu tous les Jeremiah. Cette série vaut largement ces 4 étoiles et certains albums sont carrément cultes. Je n'ai avisé ici que le tome 1 et les deux derniers (T31 et T32) Avis tome 1 : Lu, relu et 34 ans après sa parution, ce premier tome reste toujours une vraie tuerie. Aucun coup de vieux, tout est parfaitement maîtrisé de la part d’Hermann. Ici, on découvrira la rencontre entre Kurdy et Jeremiah et même si ce dernier n’est pas encore tout à fait dans le feu de l’action, on a déjà beaucoup d’attachement pour ce personnage. L’assaut de la forteresse à la fin est jubilatoire à souhait et les premières vannes de Kurdy, jouissantes !! Culte! Tome 31 : Bof, pas convaincu par ce 31ème tome tant au niveau dessin que de l'histoire. On sent une grande rapidité d’exécution à tous les niveaux et ça se ressent fortement à la lecture. L’intrigue même si elle reste distrayante est quand même très minimaliste, peu développée et sans réelle profondeur. Il manque aussi énormément de détails concernant les personnages secondaires assez mal exploités et peu fouillés, de même que leurs intentions (Le truand Roskov, la soeur jalouse,...Qui sont ces gens du village qui chassent les étrangers à coups de pierres ? Que sont devenus Fernando ainsi que le serviteur Pedro? Et j’en passe…) Bref, il y a beaucoup trop de zones d’ombres et le final est trop vite expédié. Restent des dialogues aux petits oignons et des séquences assez drôles mais c’est bien trop peu pour rendre cet album un incontournable. 2/5 Tome 32 : Divertissant ! Du classique mais efficace. Hermann revient à la couleur directe et c’est toujours un vrai régal pour les yeux. L’intrigue ne vole pas haut, elle tient sur une ligne mais sert de prétexte pour revoir nos deux compères (Jeremiah et Kurdy) en pleine guerre de gangs où ils ne comprennent pas ce qu’il se passe. On a l’impression qu’ils sont en second plan tant ils n’agissent pas vraiment dans l’action. L’histoire aurait quand même pu être un peu plus développée, elle manque de consistance. On a connu beaucoup mieux. A part ça, les dialogues sont souvent savoureux et certaines situations bien poilantes. 2,5/5 Pour finir, Hermann devrait quand même faire un petit effort pour les gonzesses et encore plus quand elles sont en couverture, parce que c'est souvent pas jojo! (on dirait parfois des hommes...)

02/03/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cette création en 1979, d'abord pour l'Allemagne, est ensuite publiée en France dans Métal Hurlant puis dans Super As. A cette époque, je n'y ai pas prêté attention, je n'en ai lu qu'en bibliothèque, bien plus tard, et je n'ai jamais été très fan de cette série ; pourtant, j'étais un fan de Hermann, et j'ai aimé le thème des mondes déglingués après une guerre atomique, tout ce qui a un côté madmaxien..mais là non, ça ne passait pas. Peut-être en voulais-je à Hermann d'avoir abandonné Bernard Prince et Comanche, 2 séries sûres en plein succès pour devenir ici son propre scénariste? Sans doute, je lui en ai voulu, mais je dois reconnaître qu'il a accompli une belle réussite graphique. Je dis bien graphique, parce que Hermann, c'est quand même pas n'importe qui, c'est un dieu du dessin. Cette bande qui a pour décor un univers apocalyptique en décomposition, aurait pu trouver grâce à mes yeux si les scénarios avaient été un peu plus maîtrisés. La tendance à la redite, quelques détails non éclaircis, et le héros principal qui parfois m'insupporte par son côté un peu naïf (créant ainsi une trop grande opposition avec Kurdy)...tout ça fait un peu trop sur une série dont le nombre conséquent d'albums est là pour prouver que tous les épisodes sont inégaux en qualité. Ceci dit, il y a quand même des qualités dans cette Bd, faut être honnête : les 2 héros dont la route croise celle de nombreux personnages étranges qui reproduisent les erreurs ayant conduit la planète à la destruction, font que la bande agit comme un miroir de notre société avec ses tares et ses fléaux. Une violence âpre plane dans cette réflexion sur les hommes et leur retour à un monde de vie primitif aux vils instincts. D'autre part, lorsque Hermann est passé en couleurs directes, je trouve que la série y a gagné car elle adoptait un style qui collait parfaitement au côté post-atomique et crépusculaire voulu. Bref, même si je ne suis pas très fan de cette série, je dois reconnaître qu'elle vaut le coup d'être lue (en bibliothèque), mais certains albums n'apportent pas grand chose.

25/09/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5

Que dire qui n'ait été déjà abordé. C'est bien évidemment la série essentielle de Hermann en plus de constituer un des incontournables à mes yeux du 9e art. Graphiquement, le coup de crayon d'Hermann est prodigieux et les personnages sont superbes à tous points de vue. Que dire du décorum, on sent que l'auteur se fait vraiment plaisir et l'ouverture totale qui lui est possible de par le postulat de départ permet de trouver une foule d'ambiances et de lieux plausibles. Les scénarii sont eux aussi excellent hormis quelques albums (notamment parmi les derniers) avec quelques chefs d'œuvre comme Afromerica, Les héritiers Sauvages et Du Sable plein les dents. Certaines de ces histoires auraient méritées de s'étaler sur 2 tomes pour aller encore plus loin et développer certains seconds couteaux qui sont excellemment trouvés. C'est d'ailleurs, comme pour Comanche, les personnages secondaires qui donnent le sel des œuvres d'Hermann. A cette exception qu'ici, l'un d'eux est un locataire permanent (Kurdy). Pas loin du 5/5

20/07/2013 (modifier)

30 tomes de pur dépaysement, d’inquiétante ambiance, d’anarchie propice aux plus folles inventions dictatoriales et exploitantes humaines. Evidemment, tous les tomes ne se valent pas ! Il n’y a même pas de logique de temps puisqu’on trouve du très bon et du moyen aussi bien dans les premiers que dans les derniers opus. Si les premiers moments du récit nous montrent des personnages déracinés aux comportements violents, on finit néanmoins à s’attacher à nos héros. La rencontre et cet épisode de la mule m’a marqué alors que je n’ai pas lu ce premier opus en premier. Hermann nous emmène dans des groupuscules de survivants ayant créé une communauté avec ses propres règles et ses propres lois. De fait l’arrivée d’étrangers fait toujours figure de déstabilisateur. On pourrait croire à un côté malsain de voir systématiquement nos héros se mettre dans des situations glauques qui ne les regardent guère, mais il y a un je ne sais quoi de Corto Maltese dans l’un des deux, sorte de post romantique arriéré aimant le geste pour l’idéal tout en refusant bien de se l’admettre lui-même. Graphiquement, Hermann commence avec un trait classique sombre et fouillé décoré par une mise en couleur western aux tons chauds. Mais lorsqu’il passe en couleur directe, tout bascule et l’on se prend à admirer les ambiances. Nuit et jour, froid et chaleurs étouffantes se succèdent et prennent le lecteur à la gorge. Car Hermann, c’est avant tout un environnement, certes on peut admettre que les personnages se ressemblent au gré des aventures et que les méchants ont souvent le même genre de gueule, et alors ? Le totalitarisme n’a-t-il pas toujours le même visage quelle que soit la forme avec laquelle il se présente ? L’inégalité des tomes empêche d’en faire un album culte et pourtant il y a du très-très bon au niveau du scénario dans les premiers tomes et du très-très bon graphiquement quand on passe en couleur directe. Le moins bien de certains scénarios associé au moins bien d’une certaine redondance pourrait finir par donner l’impression que l’on tourne en rond, du moins qu’il n’y a plus guère de surprises quant au déroulé de l’aventure qui nous sera racontée. Aussi agréable à lire (scénario) qu’à lire (dessin), cette série mérite sa place dans votre BDthèque.

15/05/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai lu les six premiers tomes. Je n'ai pas accroché et comme ses albums font apparemment partie des meilleurs de la série, je n'ai pas envie de continuer et découvrir les moins bons albums tellement je me suis ennuyé en lisant les meilleurs. C'est dommage parce que l'univers créé par Hermann contient des bonnes idées et j'aime vraiment le personnage de Kurdy qui a toujours les meilleurs répliques. Il devrait être le (l'anti-)héros de la série et non le pathétique Jeremiah qui semble être sorti de l'usine 'personnages principaux naïfs qui découvrent comment la vie est dure parfois'. Je n'ai jamais vraiment accroché à ce genre de personnage. Les histoires ne sont pas totalement mauvaises, mais, comme c'est souvent le cas avec Hermann au scénario, je n'accroche pas pour plusieurs raisons. Je trouve la narration et le découpage lourds, surtout dans les quatre premiers tomes. Il y a des scènes qui s'enchainent mal à mes yeux et cela doit être parce que c'était les premiers albums solos de Hermann donc il y a des erreurs de débutants. Je crois que j'aurais plus apprécié si le scénario avait été écrit par quelqu'un qui a un style plus fluide comme par exemple Greg.

25/12/2011 (modifier)

Excellente série post-apocalyptique. A mi-chemin entre Auclair (Simon du fleuve) et Mad Max avec une touche Hermanienne détonante. Les albums ne sont pas tous d'égale valeur mais certains, esthétiquement, atteignent la perfection. Pas lu tous mais,"Du sable plein les dents", ''La Secte'', "afroamerica" et bien d'autres sont géniaux, surtout avec Fraymond comme coloriste. Personnellement, je préfère de loin la période plume et pinceau, pas ceux à la couleur directe, mais c'est un avis... Les femmes sont le point faible d'Hermann (pas dans le sens universel, machiste, évidemment, car dans ce cas elles sont toutes le nôtre... hé, hé) mais Hermann n'a jamais excellé dans leur dessin. Sinon, tout le reste est grandiose, paysages, narration (là, c'est inégalable) alors, Hermann, consommez sans modération !

24/01/2011 (modifier)

Ça y est, j'ai fini en deux mois les 29 tomes de la série : les 7 intégrales, accompagnées du dernier tome en date. J'avais de bons souvenirs de la série d'il y a une vingtaine d'année, mais j'avais été déçu il y a quelques années par le tome 26, un tome que j'avais lu au hasard et que j'avais trouvé un peu décousu. J'avais donc trainé les pieds devant l'achat des intégrales que je jugeais à l'époque un peu chères. C'était sans me rendre compte qu'elles sont en grand format et que le prix est donc un peu plus justifié. Voilà donc mon retard rattrapé... en 2 petits mois. Bilan : cette série fleuve est un tout. Chaque tome raconte une histoire indépendante, mais on retrouve de temps en temps, d'un tome à l'autre, des personnages secondaires que l'on a déjà croisé. Nos deux héros reviennent de temps en temps sur leurs pas et retrouvent leurs amis, des "ennemis", de la famille. Il FAUT lire les tomes bien à la suite, tout est cohérent, les relations prennent du corps (même entre Kurdy et Jeremiah, qui se connaissent pourtant à fond). Et la lecture rapprochée de tous ces tomes ne m'a pas fait ressentir la moindre lassitude, ni la moindre baisse de régime que l'on peut lire ici et là et que j'avais aussi ressenti à la lecture du tome 26 (sans avoir lu les 10 précédents). Bref, cette histoire est un tout formidablement raconté, particulièrement homogène, où il manque juste peut-être une explication plus détaillée de cet univers post apocalyptique. Rien ne nous est expliqué, c'est juste un constat, et on suit dans cet univers dévasté les aventures de deux pauvres gus paumés, qui cherchent juste à survivre et qui vont rencontrer toutes sortes de tarés et d'âmes errantes, sans doute nés suite à la catastrophe. Concernant les histoires indépendantes, le schéma narratif est très curieux, et propre à Hermann (en tout cas, il ne me dit rien chez d'autres scénaristes). Kurdy, le plus dégourdi et amoral des deux, et Jeremiah, le plus gentil et niais mais qui devient quand même de plus en plus brute et sauvage dans les derniers tomes, font juste de la route pour visiter le pays à la recherche de boulot et tombent toujours sur des histoires de fous (sectes, violeurs, assassins, fous, sujets d'expérience...), parfois légèrement teintées de Fantastique, et dont ils ne connaitront pas toujours le dénouement eux-mêmes (au contraire des lecteur). Ils sont juste embarqués dans des histoires qui les dépassent et essayent de survivre ou d'aider la veuve et l'orphelin dans la mesure de leurs moyens et de leurs envie. Cela donne des histoires très réelles, aux fins souvent abruptes, mais au final particulièrement hypnotiques. Une série formidable au final, sans baisse de régime, dont certains des derniers tomes font même partie de mes préférés, tellement la narration et les dialogues sont fouillés.

04/06/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Je vais encore me faire des ennemis, je le sens ! Cette série est louangée de toute part. Elle m'a laissé de glace avec à chaque fois un scénario qui confine à l'ennui ainsi qu'une multitude de clichés. Si j'avais bien entendu parler d'oeuvres majeures comme Tintin, Thorgal ou encore Corto Maltese, je n'avais jamais entendu parler de la série Jérémiah. Pourtant, je ne suis pas inculte en matière de bd. Le postulat de départ est d'une incrédulité à faire peur. Jugez-en par vous même : l'action se déroule aux Etats-Unis dans un futur indéterminé où une guerre généralisée entre les Blancs et les Noirs a détruit une grande partie de la civilisation. Quel manque de clairvoyance quand on sait qu'aujourd'hui Obama est un président noir voté par une majorité de blanc. Bien sûr, chacun de nous peut accepter ce postulat de départ en admettant qu'il s'agit simplement de science-fiction. Oui, mais personnellement j'aime quand un auteur visionnaire me fait entrevoir une partie d'un futur plausible. On objectera que c'était un futur possible au vu du contexte de l'époque... c'est à dire 3 ans avant que le métis Mickael Jackson ne produise "Thriller" l'album le plus vendu de tous les temps. Vous aurez compris qu'on est plus proche de la décennie 80 que de celle des Black Panters. Jules Verne avait prévu le voyage sur la Lune 100 ans avant que cela ne puisse s'accomplir. C'était un visionnaire! On peut pas dire que cet auteur ait senti le mouvement de libéralisation outre-atlantique. C'est juste un constat. Après, on reprend la même trame qu'un Mad Max qui est d'ailleurs sorti le 12 avril 1979. Rien de nouveau sous l'équateur ! Le héros Jeremiah est un fils de fermier au départ assez naïf qui a su conserver de bonnes valeurs morales. Il refuse ainsi l'injustice et va réparer les torts car il est toujours au service de l'opprimé et de la veuve et l'orphelin. Chaque album suit une trame indépendante qui aborde à chaque fois un thème de société : dictature, esclavagisme, drogue, secte, racisme... bref, tout y passe. Bienvenue dans le monde de Jeremiah !

05/02/2009 (MAJ le 13/05/2009) (modifier)
Par Manu
Note: 5/5

Jeremiah est publié en 1979. On peut donc raisonnablement penser que l'idée a commencé à germer dans l'esprit fertile d'Hermann au cours des quelques années précédant la parution. Rappelons aux plus jeunes d'entre nous le contexte de l'époque. Les Black Panthers sont encore très actifs au début des années 70. MLK est assassiné en 1968. En 1964, le Ku Klux Klan assassine des militants des droits civiques et appelle ouvertement au meurtre. Au cours des années 60, on continue à lyncher gaiement en Géorgie, au Mississipi, en Alabama etc. en toute impunité. Rappelons également qu'en 1992 des émeutes raciales à Los Angeles et un peu partout aux US ont fait près de 40 morts. Et que de fait, toutes les prisons américaines ont des quartiers pour les noirs, pour les blancs et pour les hispanos. Alors, c'est sûr, vu depuis 2009, la critique est facile. Mais c’est un peu comme dire que 1984 est has been parce qu'en 1984 ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Quant aux références à Mad Max : Sortie US de Mad Max : 9 mai 1980 Sortie France : 13 mai 1982 No further comment Jeremiah est à mon sens une œuvre majeure de cet art mineur, au même titre que Corto Maltese, Spirou, Tintin, Gaston Lagaffe, ou Thorgal. Alors, évidemment, comme pour ces monuments tous les tomes ne se valent pas, loin de là. Mais la série est d’autant plus intéressante qu’elle courre sur 30 ans et que le dessin et surtout la couleur évoluent avec son auteur. Et comme un bon Pomerol, Hermann se bonifie avec l’âge. Avec la couleur directe, on est proche de la perfection.

05/05/2009 (MAJ le 11/05/2009) (modifier)