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Les derniers avis (6910 avis)

Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Banni
Le Banni

J’avais beau savoir que cette trilogie a été abandonnée avant son dernier tome, ça fait plus mal que ce que je pensais d’être forcé de l’abandonner là… En effet, ce diptyque inachevé qu’est Le Banni m’aura marqué durablement par la puissance de ses choix narratifs et graphiques. Visuellement, donc, le dessin de Tarumbana est absolument incroyable. Epique à souhait, sombre et réaliste, il confère à la saga une atmosphère fascinante en tous points. Il fallait beaucoup de talent pour restituer à égalité la brutalité virile et la sensualité vénéneuse qui constituent les deux points forts de cet univers extrêmement prenant. Le choix des cadrages, la minutie de la couleur directe et les partis-pris graphiques sont proprement géniaux. J’avais rarement lu une bande dessinée dont se dégageait une telle sensation de puissance. Mais je ne sais ce qui m’a émerveillé le plus, entre la force du dessin et l’intelligence de la construction du scénario. Alors même que chaque tome contient les 46 pages standards, Olivier Henscher réussit à y construire quelque chose d’infiniment plus complexe que dans la plupart des autres bandes dessinées du genre. Ici, les relations entre personnages sont minutieusement construites, que ce soit dans le présent ou dans le passé au gré de flashbacks savamment distillés. Les jeux de pouvoir sont magnifiquement mis en scène et projetés sur l’écueil des destins individuels, sur lesquels ils se brisent en mille morceaux pour donner naissance à de nouveaux jeux de pouvoir, toujours plus denses et plus complexes. Bien sûr, la mise en scène de personnages aussi nombreux dans un nombre de pages somme toute assez réduit peut engendrer le risque de perdre un lecteur peu attentif, mais si on s’accroche un tout petit peu, le récit nous guide de manière franchement claire au travers de cet univers très, très dense, agrémenté de discrètes touches de fantastiques, évoquant les plus grandes réussites du genre, tenant très bien la comparaison inévitable avec Game of Thrones ou Le Seigneur des anneaux. Et une fois qu’on a accepté de s’immiscer au sein de cet univers, il est très dur d’en sortir… C’est ce qui rend si difficile la décision des auteurs d’abandonner la saga alors que le troisième tome était déjà en cours de réalisation, même si on imagine qu’ils avaient une bonne raison. D’autant que l’abandon de la part des auteurs rend la chance de voir ce troisième tome paraître un jour beaucoup moins envisageable que si cela avait été une décision de l’éditeur… Alors oui, pour moi, Le Banni aurait pu, sans son abandon, être à la bande dessinée ce que Le Seigneur des anneaux est au cinéma. Une claque mémorable pour un chef-d’œuvre de dessin et de narration.

17/04/2021 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aldobrando
Aldobrando

Le titre et la couverture n'avaient pas attiré mon attention, une sorte de déjà vu : une silhouette qui court sur un fond orangé, et un nom à consonance italienne, bah... So what ? Effectivement le coté classique est présent, tant dans le pitch ( un enfant sans père et sans ressource qui part à la recherche de son chemin dans l'inconnu) que dans l'apparence ( Un dessin aquarellé avec une technique irréprochable et une sensibilité pour toutes les diversités des personnages et des paysages.) Le choix d'un monde imaginaire sans technologie et pleins de rituels, qui évoque le moyen-âge mais sans situation historique particulière, permet au dessinateur de créer un environnement à la fois séduisant et mystérieux pour accueillir les personnages. Ensuite l'histoire est très bien développée depuis le début à la sans famille, jusqu'à la fin qui est une pirouette malicieuse ! L'originalité de cet album est en fait son actualité. Le héros fragile apporte un questionnement bien d'aujourd'hui sur une histoire maintes fois racontée, de princesse enfermée dans un château imprenable. Les dangers, les espoirs, les personnages secondaires que l'on ne remarque pas et qui deviennent les rotules de l'histoire sont mis au service de notre imaginaire enfantin. Nous aussi nous sommes à la recherche de notre chemin vers l'inconnu. Le secret de cet album, c'est l'identification. Nous sommes avec Aldobrando. Nous sommes Aldobrando.

17/04/2021 (modifier)
Couverture de la série La Cathédrale des Abymes
La Cathédrale des Abymes

J'aime moyennement la dark fantasy, mais là je fais une exception, j'ai de suite senti qu'on n'était pas dans une énième série de HF parce que quand je me trouve face à un récit d'une telle profusion dans son déroulement et surtout face à une partie graphique aussi sensationnelle, je suis de suite conquis. Pourtant je me méfiais parce que ma lecture d'Arawn m'avait bien déçu, aussi suis-je rentré dans cette histoire avec circonspection. C'est de la dark fantasy sombre et tragique, j'oserais même dire qu'il y a un petit air shakespearien dans tout ça, en beaucoup plus sombre, et surtout c'est beaucoup moins bourrin que Arawn et ça n'a strictement rien à voir avec les Bd de fantasy plus légères ou pour ados du genre Lanfeust de Troy qui ne m'a jamais fait vibrer (même si c'est sympa) ou Les Forêts d'Opale que j'avais bien aimé. Non, ici Istin prend son temps et développe une intrigue ambitieuse, bien échafaudée, en distillant à chaque tome des informations qui enrichissent l'univers et en installant une atmophère fascinante. L'histoire est d'une grande complexité, tout est très sérieux, faut s'accrocher et s'investir totalement dans cet univers au risque de s'y perdre. Il y a beaucoup de personnages, on va d'un lieu à un autre, d'un personnage à l'autre, la qualité du scénario se démarque de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici dans le genre, même si Istin réutilise pas mal de codes connus ; les personnages sont vraiment intéressants, j'aime beaucoup la templière Sinead qui a l'allure d'une héroïne à la fois très féminine et très forte. Tout ceci est illustré par Grenier avec une dextérité graphique, comme il l'a fait sur Arawn, sauf que là ce n'est pas ennuyeux, et ces dessins, oulalah ! qu'est-ce que c'est beau ! c'est somptueux, fabuleux, on dirait presque des tableaux, bref j'ai pas les mots, et je me réjouis quand un récit d'une telle qualité est illustré par un dessin aussi merveilleux, c'est l'osmose totale de la perfection scénaristique et graphique. Grenier livre des images qui ont une force évocatrice, j'adore ce style de dessin-peinture, ça m'a rappelé un peu le style de Segrelles sur Le Mercenaire, même si le côté pictural chez Segrelles était plus marqué ; ici, c'est d'une puissance phénoménale dans le détail des fonds de cases, des arrière-plans, des nombreux éléments décoratifs ou des ambiances qui alternent les paysages arides et les paysages glacés. La mise en page est sublimée par des cadrages de différentes tailles, des pleine-pages et des double pages qui rendent un visuel carrément époustouflant, on s'arrête sur ces dessins, on les scrute avec attention, on y revient tellement ils sont grandioses surtout dans certaines architectures fantasmagoriques. D'ailleurs ça crée des ambiances cinématographiques, on pense bien sûr à la trilogie du Seigneur des Anneaux de PJ, qui a dû probablement influencer Grenier, notamment dans les architectures ; mais dans ce déferlement de splendeur visuelle, je trouve étrange d'avoir donné le physique de l'acteur Philippe Noiret à Don Coskarelli, ça n'est pas très compatible, c'est pour moi le seul grief que j'ai sur cette série qui m'a totalement ébloui.

16/04/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Célestin et le coeur de Vendrezanne
Célestin et le coeur de Vendrezanne

Excellent, coup de coeur Encore une fois c'est avec délice que je replonge dans l'univers des contes de La Pieuvre, troisième opus ou cette fois Gess nous propose de suivre Céléstin serveur à l'auberge de ladite Pieuvre. Bien sûr il possède un talent, un Don mais dont il ne se vante pas ayant trop peur qu'on l'utilise contre son gré. Car Célestin est un Discerneur, il peut voir la véritable apparence des gens. L'histoire foisonnante, difficile à résumer se déroule dans un Paris fin XIX ème siècle, un brin fantasmagorique. En 1842 dans un hôtel bourgeois un spectre apparait en poussant un cri qui rompt les tympans d'un nouveau-né. Le père de l'enfant intervient et transperce la chose d'un coup de sabre. Quelques années plus tard en 1872 quatre enfants de la bande des asticots drainent les égouts de Paris pour y récupérer d'éventuels trésors. Malheureusement pour eux la voirie décide de purger les égouts et déverse des milliers de litres d'eau. Pendant ce temps Célestin déambule de table en table à l'auberge de La Pieuvre en proposant le plat du jour "Poulet sans tête". L'auberge est bien sûre fréquentée par une multitude de mauvais garçons dont plus d'un au service de La Pieuvre possèdent des talents. Ainsi on y croise Pluton l'hypnotiseur ou le saigneur, un tellurique, un découvreur et bien sûr le quarteron à la tête de l'organisation; l’œil, la bouche, l'oreille et le nez. Dans ce monde fantasmagorique Célestin a bien du mal à trouver sa place, cerné qu'il est par tous ces personnages hauts en couleur et animé de mauvaises intentions. A la manière des feuilletonistes de l'époque Gess découpe son récit de manière plus qu'habile, distillant avec parcimonie les indices qui au final nous dévoilent les tenants et aboutissants de l'histoire. Personnellement si je me suis un peu perdu dans les toutes premières pages , je n'ai pu ensuite lâcher l'affaire. Le graphisme est plus qu'efficace avec une colorisation qui utilise beaucoup les sépias, notons également l'utilisation d'une couleur très tranchée lorsque nous nous plaçons selon le point de vue de Célestin et de son Don. Personnellement j'ai dévoré cet album dont je souhaiterais qu'il ne soit pas le dernier dans cet univers, du grand et très beau travail qui nous entraine dans un univers extrêmement original, j'en redemande.

16/04/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une Touche de bleu
Une Touche de bleu

Ce manga est assez intéressant, car il propose de traiter non pas d'un, mais de deux handicaps : l'un est visible, bien que directement pas problématique, chez Ruriko. Sa tache de naissance n'est pas douloureuse, mais se répercute dans le regard des autres. L'autre est invisible, mais impacte sévèrement son professeur, puisqu'il souffre de prosopagnosie, qui l'empêche de distinguer les traits de ses interlocuteurs. A la différence, donc, de Ruriko, sur le visage de laquelle il croit voir une aura, ce qui lui permet de la distinguer nettement, y compris au travers d'une foule. Son professeur lui parle donc plus facilement qu'aux autres, ce qui amène la lycéenne à penser qu'il a peut-être des sentiments pour elle. Lui, de son côté, est troublé. Après la lecture des deux premiers tomes, on pourrait croire que ce shôjô verserait dans le sentimentalisme excessif, ou dans le malaise avec ce rapprochement des deux personnes. Ce n'est pas vraiment le cas, et la lecture en est plutôt agréable, la façon dont chacun se débrouille avec sa différence et chemine vers son acceptation est plutôt intéressante et fine. Sur le plan graphique, c'est du shôjô relativement classique, mais sobre, sans ornements floraux, même si des petites lumières ou auras apparaissent ça et là. Si je tombe dessus je lirai la suite avec curiosité, car ce manga traite de handicaps rares.

13/04/2021 (modifier)
Par grogro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Voyage du Commodore Anson
Le Voyage du Commodore Anson

Christian Perrissin et Matthieu Blanchin ont donc remis un ouvrage sur leur métier. Après la déjà remarquable Martha Jane Cannary, ils se focalisent une nouvelle fois sur une petite histoire dans l'Histoire, de celles qui lui donnent toute sa saveur et sa chair. De celles qui permettent de sentir son souffle épique agiter votre imaginaire. Le duo nous plonge la tête sous l'eau dès les premières pages qui décrivent la préparation de l'expédition. Là, on sent bien que notre Commodore Anson n’y croit pas des masses. Tout comme le lecteur qui, même non instruit des choses militaires, comprend rapidement que cette mission est moisie. Huit navires dont deux pinques pour assurer le transport des prises qui s'annoncent immanquablement prodigieuses, c'est déjà beau, non ? De quoi qu'y se plaint ?... Anson se montre néanmoins respectueux des ordres donnés. Il a en outre à cœur de prouver une nouvelle fois sa valeur. En homme avisé, il prépare au mieux le calvaire qui l'attend, à savoir un mille-feuille de galères avec des vrais morceaux de bravoure dedans ! On s'en doute bien, la mer n'est pas un long fleuve tranquille, et elle réserve bien des surprises. Le lecteur affronte ainsi des tempêtes proprement monstrueuses, contracte des maladies qui feraient blêmir la covid, s'infligeant des conditions de survie un tantinet incertaines... Mais il se sent aussi porté par quelque chose de plus grand que lui, quand le sort cesse soudain de s'acharner... Tout ça pour tenter, bien humblement, de se mesurer à ces hommes d'une autre trempe qui, le destin chevillé au corps, traçaient leur sillon jusque dans les bras de la mort ! Tout cela est mis en récit par Christian Perrissin. Le chapitrage permet de suivre le « voyage » par étapes, comme autant de paliers dans cette descente vers l'enfer. Des cartes et des gravures apportent encore du coffre à cette histoire incroyable. Établie à partir des carnets de notes récemment découverts de l'un des membres de l'expédition (là aussi un petit poème), la trame narrative permet de se tenir au plus près des personnages, de saisir mieux leur humanité. Ainsi, on admire leur sang-froid et leur obstination, tout autant leur savoir-faire. On loue leur génie intuitif, leur capacité à improviser... Car en plus d'être des combattants, dans tous les sens du terme, au moral forgé, les mecs sont des artisans rompus. On appréciera également la sagesse de George Anson qui le pousse à se munir de quelques récits de navigation et d'exploration de première main. Les livres, quand même... On jugera enfin de la valeur de ces navigateurs hors-pair, notamment au moment de doubler un Cap Horn à la hauteur de sa légende, un moment particulièrement réussi du livre. Au fil du récit, à travers des situations extrêmes, on parvient à s'immiscer dans le geste et l'esprit de ce temps où l'homme, même réduit à un sort peu enviable, pouvait toujours compter sur un savoir éprouvé pour s'arracher à la mort. Une époque où l'essentiel avait un sens palpable. Une époque où commandement n'était pas synonyme de management. Allez ! Voilà le fantasme qui pointe son nez ! Parce que faut reconnaître aussi qu'à l'époque, tu pouvais toujours te payer avec le droit à l'erreur... Quoiqu'il en soit, c'était, comme on dit, une autre époque, l'occasion étant donnée ici de saisir une nouvelle fois toute la portée de cette vérité de comptoir ! Matthieu Blanchin semble s'être emparé des illustrations comme un mort de faim. Et l'alchimie fonctionne une fois de plus. Pour donner corps à cette épopée échevelée s'étirant sur quatre années d'une densité homérique, il fallait bien son dessin nerveux, creusé dans la matière. Ces personnages aux visages burinés, liés dans les épreuves et la mort, le sont également dans la texture sauvage, urgente. Le trait laisse parler les personnages, au point qu'ils semblent vous murmurer un avertissement solennel. T'as plus le choix. Va falloir t'accrocher à tes tripes. T'auras plus que ça quand tes dernières forces t'auront abandonné. Des forces en l’occurrence insoupçonnées... Au-dessus de ces corps tragiques, comme mus par des réflexes désespérés, les regards acquièrent d'autant plus de force. Ils vous percutent et vous happent, traduisant parfaitement le doute, la détresse, la détermination, l'idée qui surgit, le plan qui se fait jour, l'espoir renaissant de ses cendres... Les paysages, par un effet de contraste saisissant et riche de sens, sont parfois l'objet d'un traitement particulier, à l’aquarelle notamment. Des moments idylliques et rares, suspendus sur le fil tendu de cette course échevelée. Le regard, sans doute, de l'artiste de l'expédition que l'on surprend en de rares occasions à poser son chevalet... De cet événement héroïque dont les conséquences furent loin d'être négligeables, Christian Perrissin et Matthieu Blanchin dressent une peinture exceptionnelle, nous invitant à pénétrer dans la matière mouvante de l'Histoire, tout au bord du gouffre, quand soudain... Puisse ainsi le fabuleux voyage du Commodore Anson éclairer un peu notre présent !

13/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Cathédrale
Cathédrale

Cardon est un vieux routier, qui a participé par ses dessins à de nombreuses entreprises : dessins de presse (Canard enchainé ; Humanité ; Le Monde), mais aussi des choses plus rentre dedans, dans Hara Kiri, Siné Massacre, Charlie Hebdo ou L’Écho des savanes. Par son activité, mais aussi par son dessin, Cardon a des accointances avec Topor. C’est assez visible ici, où son dessin use d’un Noir et Blanc à la fois précis et brumeux, mais surtout de décors étranges : il y a là beaucoup de poésie, et un certain surréalisme affleure dans les dédales de cette « cathédrale », au sein desquels se meut un personnage que nous suivons, sorte d’alter ego de l’auteur. Car, sans aucune parole, et avec une narration faisant la part belle à l’imagination, louvoyant entre quelques repères rappelant la réalité, c’est bien des quelques moments forts de sa propre vie que Cardon se sert pour guider le lecteur, à commencer par la seconde guerre mondiale, qui l’a fortement marqué (une longue préface présente d’ailleurs très bien cet aspect). Et bien sûr on y retrouve sa vision des pouvoirs et de la religion : la plupart des publications pour lesquelles il a travaillé ne les portaient pas dans leur cœur ! Par-delà l’aspect autobiographique, je dois dire que j’ai été captivé par ce dessin, vraiment très beau (et pour moi son caractère poétique est un réel plus). C’est vraiment un plaisir pour les yeux !

12/04/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Baron (Masbou)
Le Baron (Masbou)

L'histoire commence par le baron de Münchhausen qui rentre chez lui pour profiter de sa retraite dans son village auprès de sa femme. Ce dernier ne quitte plus son domaine, car sa femme le lui interdit. Ce qu'il faut savoir, c'est que le baron de Münchhausen a énormément voyagé et vécu toutes sortes de péripéties rocambolesques, et que ce dernier adore les conter, au point qu'on commence sérieusement à croire ses histoires farfelues. Un jour, un vendeur itinérant propose aux villageois un livre, racontant les histoires du baron. La population est donc très intriguée et cela lance un certain engouement pour les histoires du baron. Ce récit est donc ponctué d'une part de pleins de petites histoires, racontées par le livre ou le baron lui même. Et d'une autre part, de la réaction que provoque ces histoires au sein du village. Certains sont crédules, d'autres sceptiques. Certains retournent ciel et terre pour entendre les histoires, d'autres refusent de les écouter. J'avoue n'avoir pas été grandement emballé par les nombreuses petites histoires du baron. Certes, elles sont magnifiquement illustrées, avec à chaque fois, un style graphique différent et très réussi. Mais je n'ai pas été vraiment immergé dans ces fables. En revanche, j'ai adoré la partie du récit se passant dans le présent, où l'on nous montre les différentes réactions des villageois. De même, le baron lui même m'est apparu comme quelqu'un de fort sympathique. Il s'agit en vérité d'un conteur, souhaitant juste en mettre plein les oreilles à son auditoire. En vérité, peu importe si les histoires du baron sont véridiques ou complètement inventées. Les villageois écoutent le baron car c'est un excellent conteur, qui les fait rêver. Je pense que tout le monde sait qu'il s'agit de fantaisies. Mais et alors? Nous même, lecteur de BD, sommes les premier à lire et écouter des histoires que nous savons imaginaires. Cela ne nous empêche absolument pas de les dévorer, avec des étoiles pleins les yeux. Je pense que tout l'intérêt de cette BD se trouve là et qu'il s'agit du message qu'a voulu nous transmettre Masbou. Enfin, l'album est beau, magnifique même. Mais c'est devenu normal pour un dessinateur talentueux comme Masbou. 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

11/04/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ma révérence
Ma révérence

Le scénario est très bien monté. Les dialogues bien écrits, un déroulement fluide avec les rebondissements nécessaires – ni trop, ni trop peu - qui maintiennent le suspense jusqu’au bout. Entre action et récit introspectif, on découvre un album tout en sensibilité avec une bonne dose de valeurs humaines et une autre de chronique sociale. Ces robins des bois au talent plus qu’incertain ne vont pas réussir à aller très loin dans leur projet, mais là n’est pas l’essentiel. Les personnages sonnent juste, leur vie passée est là pour le rappeler. Le dessin est précis, plein d’énergie, les scènes de rixes sont réussies, et grosse qualité : ce n’est pas une BD bavarde. Pas trop de texte, de l’efficacité, l’album a du rythme ! C’est très bon ! Un coup de cœur !

11/04/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

Mais que c’est bon cette BD ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Pas pouffé dans mon coin, non non, je me suis bien esclaffé à la découverte des nombreux gags saugrenus complétement décalés ! un vrai rire quoi ! C’est complétement dingue ! L’absurdité des situations est gérée de main de maitre par Fabcaro. C’est jouissif ! Le rythme est soutenu ! Au moins un gag par page. C’est simple et efficace. Bien évidemment le dessin est un peu figé ! C’est la marque de l’auteur ! Mais c’est parfait pour appuyer le côté caricatural et burlesque des situations. Côté narration, c’est jubilatoire. A prendre au deuxième degré bien évidemment. Pour résumer mes sentiments, je dirais comme le grand philosophe belge Mac Arthur … pute borgne ! voilà tout est dit ! Cette parodie de romans photos est à déguster comme un petit bonbon sucré ! Je me suis régalé. Question existentielle qui me taraude … et si l’amour c’était aimer manger de la macédoine ?

11/04/2021 (modifier)