Les derniers avis (39996 avis)

Par Vaudou
Note: 5/5
Couverture de la série Comanche
Comanche

Comanche est ma série préférée dans la catégorie western avec des bulles. Les points forts de la série sont nombreux : - la psychologie et l'évolution du personnage principal "Red Dust" qui est remarquablement travaillée. Il se construit en réaction à son époque et ses drames personnels. - les dialogues qui ne nous prennent pas pour des idiots. - la qualité des intrigues - Les dessins d'Hermann à tomber. On a souvent droit à de belles grandes cases qui font la moitié d'une planche. Les points faibles : aucun Les premières aventures servent à constituer l'équipe du ranch et sont déjà passionnantes. Les trois tomes suivants sont des classiques. Greg approfondit le traitement de ses personnages, tandis qu'Hermann nous éblouit par sa mise en scène. Le tome 6 fait office de récréation avec un ton plus léger et on enchaîne avec deux autres masterclass, "Doigt du diable" et "Les shériffs". Les deux derniers albums dessinés par Hermann sont des enquêtes qui manquent un peu de souffle. Tome 1 : **** Tome 2 : **** Tome 3 : ***** Tome 4 : ***** Tome 5 : ***** Tome 6 : *** Tome 7 : ***** Tome 8 : ***** Tome 9 : **** Tome 10 : *** Greg et Hermann, sûrement une des plus belles associations du 9eme art. Une bande qui a conservé toute sa part de modernité. Indispensable.

26/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Tête de mort venue de Suède
La Tête de mort venue de Suède

Je suis allé un peu à reculons pour lire cet album malgré les bonnes notes. En effet, je n'avais pas aimé Le Bestiaire du crépuscule de la même autrice parue dans la même collection. Heureusement, j'ai vite trouvé cette histoire plus facile que le précédant one-shot. Il faut dire que malgré la prémisse un peu absurde, il y a un vrai scénario dont le but est facile à suivre: le crâne de Descartes dialogue avec les animaux sur le fameux débat sur si les animaux ont une âme ou non et autour de ça il y a d'autres intrigues qui se greffent, comme ce qui est arrivé au crâne depuis la mort du philosophe. Il y a un coté historique dans le scénario qui a retenu mon attention alors qu'avec Le Bestiaire du crépuscule on tombait vite dans un récit onirique difficile à comprendre. La lecture est exigeante et ça prend plusieurs heures pour la finir tellement l'album est bavard. Personnellement, cela ne m'a pas dérangé parce que les sujets de discussions des personnages me passionnaient, mais je peux comprendre les lecteurs qui seraient passé à coté du scénario parce que c'est clairement pas une lecture pour tout le monde. Ce qui aide aussi à passer au travers cet album sont les touches d'humour qui fonctionnent bien. Le dessin est très bon et la mise en scène est très bien maitrisée.

26/05/2026 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Akari
Akari

Voici une histoire toute en retenue autour d'une famille qui a des liens distendus. Le jour de l'enterrement de sa femme, ni le fils, ni la petite-fille ne sont présents. On ne sait pas les raisons, sont-ils fâchés à ce point ? Le vieux monsieur a une passion originale, du moins rarement traitée en manga, à savoir l'art du vitrail. Il réalise différentes oeuvres dont des lampes. Un jour une jeune fille se présente chez lui et il pense que c'est sa petite-fille qu'il n'a pas vue depuis des années, celle-ci ne dément pas. Petit à petit il réapprend à la connaitre, va la former à sa passion et aussi reprendre goût à son art alors qu'il n'en avait plus envie après la mort de sa femme. L'auteure s'est directement inspirée de son histoire familiale pour écrire ce récit, un hommage à son aïeul qui aimait ce travail sur le vitrail. Le dessin est très bon et on se prend au jeu de la découpe de verre et des couleurs sur un sujet pas forcément aguicheur. Le format est assez grand, la qualité d'édition impeccable comme souvent chez cet éditeur. On peut pousser à 4/5.

26/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

J’étais un peu passé à côté de cet album lors d’une première lecture en 2002, déstabilisé par ce choix narratif qui consiste à passer d’un personnage à un autre, plutôt que de se concentrer sur un protagoniste unique. Je relis l’album en 2026, et je monte ma note d’un point. Tardi capture parfaitement cette boucherie insensée que fut la Première Guerre Mondiale. Sa violence, son cynisme, la marche en avant du progrès industriel pour inventer de nouvelles façons de massacrer la jeunesse. L’auteur choisit de ne rien expliquer, pas de leçon d’Histoire, de cartes explicatives, de géopolitique. Il montre, tout simplement. Certaines scènes sont à la limite du supportable. Le choix narratif dont je parle ci-dessus renforce encore plus cette impression de massacre à la chaine. Le noir et blanc de l’auteur fonctionne parfaitement pour ce genre d’histoire. Il est détaillé et maitrisé, et la représentation des personnages et de leurs émotions apporte une puissance inouïe au récit. Une lecture difficile de par son contenu, mais indispensable pour se rappeler du calvaire vécu par des millions de jeunes hommes, il y a à peine plus de 100 ans.

28/06/2002 (MAJ le 26/05/2026) (modifier)
Par Miguelof
Note: 5/5
Couverture de la série Inside Moebius
Inside Moebius

Une autobiographie des dernières années et jours d'un dessinateur génial... en bande dessinée. Inclassable, délirant, émouvant, c'est beau et les mots nous manquent a tous... Je ne conseille ni la lecture ni l'achat sauf qu'aux inconditionnels de Moebius. Les dessins et les textes sont improvisés, spontanés, surtout au commencement. Mais l'édition est vraiment belle! L'autobiographie peut souvent tomber dans un exercice de justification personnelle ou d'hypocrisie. Ce n'est pas le cas ici, je crois. Après tant d'années, j'aime de plus en plus ces livres. C'est Giraud/Moebius dans sa sincérité la plus dénudée. J'avais lu des interviews peu de temps avant : ses peurs et ses émois, ses passions et ses plaisirs, ses renoncements et ses regrets aussi. Tout cela se retrouve transposé dans cette œuvre, à travers les dessins, et c'est ici le plus important, je pense !

25/03/2015 (MAJ le 26/05/2026) (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
La Trilogie Nikopol

Comme cela arrive à beaucoup de lecteurs, c'est ma série préférée de Bilal. Après avoir tout lu de sa collaboration avec Christin, ce fut un choc esthétique et libérateur de découvrir Alcide Nikopol, Jill Bioskop et toute la faune humaine et extraterrestre des histoires. J'ai regardé Paris et Londres différemment et j'ai commencé à dessiner automatiquement des profils bilaliens partout. Froid Équateur ne m'a plus impressionné autant, je commençais à devenir immunisé, peut-être... P. S. mon exemplaire de «Libération» du 14 octobre 1993 commence à montrer son âge.

26/05/2026 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Raiders
Raiders

Déjà, il me parait utile de définir le titre de ce one-shot de Dark Fantasy qui constitue le premier essai du duo Crom / Freedman bien avant leur génial Birdking : les raiders ce sont simplement des chasseurs de trésor limite hors la loi dans un royaume marqué par la sorcellerie et une politique assez autoritaire. On suit les pérégrinations de deux frères réputés pour être parmi les meilleurs dans ce genre de quêtes où il est nécessaire nettoyer des donjons par l'épée et l'élimination des monstres pour en ramener quelques piécettes et tout simplement y survivre. Sauf que Marken le frère ainé veut raccrocher les wagons et tenter un dernier gros coup pour s'installer avec sa compagne à l'abri de tout danger et de toute contrainte de l'aventure. Le plus jeune ne voit pas du même oeil sa destinée et souhaite devenir le plus grand raider de la contrée mais en solo. Leurs routes se séparent donc et l'aventure commence... Effectivement le scénario est basique, il serait dommage d'en dévoiler davantage mais on y trouve de façon classique tout ce qui fait le sel de ce genre de récits : de la tripaille, de la cruauté mais également de bons sentiments et un certain sens de l'honneur. En peu de mots, le lecteur est rapidement embarqué dans un univers qui lui est inconnu tout en gardant en mémoire les caractérisations simples mais bien définis des principaux protagonistes. Je suis plutôt fan de ce récit qui va droit à l'essentiel sans s'embarrasser des détails superflus comme pouvait le faire un Sergio Leone dans un cadre bien différent : le western spaghetti. Et on y retrouve ici dans un autre contexte tout les éléments propres à apprécier un solide récit prévisible mais suffisamment bien ficelé pour avoir envie d'en connaitre la conclusion. Car ce qui n'est pas basique ni prévisible c'est le dessin unique de Crom qui multiplie les scènes d'action avec un découpage frénétique. Le parti pris graphique peut déplaire par l'absence de décors ou de repères. Je trouve pour ma part qu'il colle parfaitement à l'histoire qui reste limpide et apporte même beaucoup de mélancolie. Autant dire que je ne partage pas l'avis précèdent et je préfère 1000 fois un récit déjà vu mais qui m'en fout plein les mirettes sans temps mort à ces récits pompeux développant trop de personnages inutiles et être embarqué de la sorte. C'est donc une chouette réussite sur bien des niveaux que je relirais avec plaisir. PS : la réédition des Humanos est remarquable en regard de la première plus chère et à la couverture souple MAIS qu’il est dommage de relever une ou deux fautes de grammaire par ci par là alors qu’il s’agit justement d’une réédition.

25/05/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 4/5
Couverture de la série Escape
Escape

J’ai vraiment été happé par ce récit. Dès les premières pages, j’ai ressenti une tension constante et une atmosphère lourde, presque étouffante. L’histoire se déroule dans un monde anthropomorphique ravagé par une guerre qui rappelle directement la Seconde Guerre mondiale. On suit Milton Shaw, pilote de bombardier expérimenté, chargé de frapper une ville contrôlée par un empire de chauves-souris fascistes. Mais après sa mission, son avion est abattu et il se retrouve seul derrière les lignes ennemies, au milieu des ruines qu’il a lui-même contribué à créer. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’évolution du regard de Milton. Au début, il bombarde sans réellement voir les conséquences humaines de ses actes. Depuis son avion, les victimes restent abstraites, lointaines, presque invisibles. Mais une fois au sol, confronté aux survivants, à leurs regards, à leurs blessures et à leur peur, il découvre peu à peu leur humanité. On ressent son malaise grandissant et cette culpabilité silencieuse qui s’installe en lui. Pourtant, malgré cela, Milton reste focalisé sur sa mission. Il continue d’avancer avec cette mentalité de soldat convaincu que son objectif doit être accompli coûte que coûte. J’ai trouvé ce contraste très fort émotionnellement : il comprend progressivement l’horreur de la guerre, tout en restant prisonnier de sa logique militaire. J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont les flashbacks sont intégrés au récit. Contrairement à certaines œuvres où ils cassent le rythme, ici je les ai trouvés très naturels et bien amenés. Ils enrichissent énormément l’univers, donnent plus de poids aux enjeux et permettent surtout de mieux comprendre la personnalité de Milton, ses motivations et ce qu’il laisse derrière lui. Ça renforce encore davantage l’attachement au personnage et l’impact émotionnel de certaines scènes. Visuellement, Acuñalivre un travail magnifique. Les dessins sont ultra détaillés, dynamiques et immersifs. Les scènes de destruction dégagent une vraie brutalité, tandis que certaines expressions ou regards transmettent énormément d’émotions malgré l’apparence animale des personnages. L’ambiance visuelle participe énormément à cette sensation de guerre sale, oppressante et désespérée. Au final, Escape m’a laissé une impression assez forte et mélancolique. Derrière son récit de survie et d’action, c’est surtout une BD qui parle de la déshumanisation provoquée par la guerre, du poids de la culpabilité et de la difficulté à continuer d’avancer quand on commence enfin à voir les victimes derrière les cibles.

25/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Voyage en Italie
Le Voyage en Italie

« Le Voyage en Italie » fut ma première BD de Cosey. Je lui avais attribué la note maximale suite à ma première lecture en 2003… Je relis ce diptyque 23 ans après, et ma note reste à 5/5. Il s’agit pour moi du « roman graphique » parfait… une histoire incroyablement humaine, une galerie de personnages complexes et attachants, et une intrigue « road movie » dépaysante et prenante. L’amitié qui lie les protagonistes est contagieuse, et on se sent investi dans le succès de leur projet d’adoption, on vibre avec eux… la fin, elle, est juste parfaite. Cette toute dernière planche m’émeut toujours autant, je la trouve tellement triste. « Le Voyage en Italie » fut aussi mon introduction au dessin de Cosey, que j’ai ensuite admiré dans ses autres œuvres (à commencer par le superbe A la recherche de Peter Pan). J’adore son style typé ligne claire et très détaillé, et ces couleurs pastelles. Un sans-faute en ce qui me concerne, que j’ai eu la chance de découvrir dans la collection « Horizons », à 5.50 euros l’album couverture souple !

30/07/2003 (MAJ le 25/05/2026) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série L'oiseau noir
L'oiseau noir

Je relis cet album 22 ans après l’avoir découvert, et je passe ma note de 3/5 à 4/5. Le Tendre nous propose une histoire juste et touchante sur les traumatismes causés par la guerre et sur la vie quotidienne dans les petits villages français de l’après-guerre, où les mentalités ont l’air aussi périmées que le vieux plâtre jaunâtre des bâtisses locales. La Provence et ses cigales, et le ton très humain rappellent un peu les romans de Pagnol. J’ai en tout cas pris beaucoup de plaisir à suivre le quotidien de notre « Boche » et des habitants de ce petit village. Surtout que le dessin et les couleurs estivales de Jean-Paul Dethorey sont superbes et aident à se mettre dans l’ambiance du Midi. Un album « feel good » que j’ai eu beaucoup de plaisir à relire… dommage qu’il ne semble plus être au catalogue de Dupuis, et uniquement trouvable en occasion.

10/04/2004 (MAJ le 25/05/2026) (modifier)