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Les dernier avis (31219 avis)

Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Clivages
Clivages

3,5 Runberg nous donne à découvrir un conflit qui, s'il ne dit jamais son nom, se situe clairement dans les Balkans ou le Caucase, ex Yougoslavie, Tchetchenie par exemple. Il met en place minutieusement une peinture des horreurs de ces conflits dits Civils où les règles d'engagement militaire n'existent presque plus et où les populations paient un lourd tribut aux exactions des différents partis. La force de son récit est de ne pas prendre parti pour un camp ou l'autre, mais de dépeindre la barbarie dans chaque camp, faiblement retenue par quelques âmes morales. Comme seront montrés les différents comportement des civils face à la guerre, entre lâcheté, individualisme et altruisme. Même les ONG se montrent démunies devant les crimes perpétrés. Les personnages semblent au début un peu fades mais ils se révèlent progressivement et prennent une ampleur progressive. Juliana, médecin de campagne est le pivot de la bourgade et va se montrer comme la force calme. Son mari est lui plus attentionné à la sécurité et au ciné club. Prisonnier, il va se solidifier progressivement. Parmi les militaires, le colonel Melok représente l'ordre, les principes moraux et il sera le garde fou de son second, chien de guerre limite psychopathe , le capitaine Brevim. Face à eux, des patriotes aux motivations diverses vont composer avec des chefs de guerre pour qui le conflit est synonyme des plaisirs qu'il procure, tueries, mise à sac, pil'ages et viols. Le récit m'a absorbé. J'ai suivi avec attention l'évolution de ce récit. C'est graphiquement plutôt réussi. Quelques erreurs pour moi sur les visages selon les angles et cadrages. Plus les visages sont lisses (féminins, enfantins), plus elles sont visibles. Pour autant ce n'est pas rédhibitoire. Les décors emsont bien rendus. Le village enneigé renforce c le huis clos de ce village. Les scènes de guerre correctement animées. La narration est bonne. Une belle lecture.

26/01/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Che - Une vie révolutionnaire
Che - Une vie révolutionnaire

Roulement de tambour s’il vous plaît. Oyé Oyé voici le commandant Ernesto « Ché » Guevara ! Faites de la place à cet album admirable dans votre bibliothèque. Je suis encore sous le choc de la lecture de cette BD fantastique. Un pavé de plus de 400 pages. Que vous soyez un fan ou pas de la révolution cubaine, que vous soyez un communiste endurci ou un impérialiste convaincu, vous serez subjugués par la vie de ce révolutionnaire argentin auréolé d’un prestige sans égal dans le monde entier. Jon Lee Anderson – journaliste au New Yorker, correspondant de guerre et spécialiste de l’Amérique latine - tire un portrait sans concession de ce mythe porté aux nues et sans nul doute plus connu qu’Elvis, que de Ronaldo ou encore que de Madonna. Cette adoration hors norme a son côté obscur et c’est le prisme de ce récit sans concession. Intéressant de livrer une vérité sur ce parangon d’une jeunesse rebelle. Vous ne porterez peut-être plus votre teeshirt avec l’effigie du Ché ! C’est le seul risque que vous prenez à la lecture de cette biographie. Alors vous faites quoi ? Vous avez raison, il faut plonger dans ce portrait sans mansuétude, mais ô combien captivant. Vous allez vous régaler. A vous ce personnage que vous allez côtoyer de 1952 quand il quitte Buenos Aires pour parcourir l’Amérique Latine à sa mort le 9 octobre 1967 à La Huguera en Bolivie. 15 ans de sa vie sous les feux des projecteurs avec une kyrielle de personnages haut en couleurs …. Fidel Castro, Nixon, Kennedy, Nasser, Kabila ou en encore Kroutchev. Elle a de la gueule cette galerie. Voilà un cours d’histoire comme vous n’en n’aurez jamais. Le style narratif est excellent en s’appuyant sur des articles de presse d’époque et sur la correspondance entretenue par le Ché avec sa famille et avec Fidel. Nous sommes dans ses pensées. Dans son intimité. Nous appréhendons ses doutes et ses certitudes. Nous percevons sa personnalité bien complexe. Aucune empathie pour ses parents ou pour les femmes qui ont partagé sa vie et qu’il a délaissé pour vivre égoïstement ses révolutions à Cuba, au Congo ou encore en Bolivie. Tout ceci est magnifié par la patte du mexicain José Hernández. Que c’est beau ! Le dessin est d’un réalisme époustouflant. Il accompagne les mots d'Anderson. Le côté sombre exalte le plaisir des yeux. Dingue le boulot qu’il a fallu pour réaliser ces 429 planches. Je suis encore abasourdi par ce graphisme. Impressionnant. Les traits de Fidel ou d’Ernesto sont ultra méga stupéfiants. Des photographies. Nous sommes tout simplement dans une sorte de reportage photo. Renversant. Et vous savez, avec cet album c’est à vous de juger Ernesto Guevara. Doit-il rester une référence iconique pour des adolescents révoltés ou n’est-il en fin de compte qu’un vulgaire révolutionnaire sanguinaire ? Jon Lee Anderson ne fait que restituer des faits en s’interdisant de juger les actions du commandant. Ça va vous bouger, ça va vous perturber, ça va vous déranger mais au bout du bout ça va vous questionner. Quand je vous dis que la lecture de cet album est exquise. Cela fait bien longtemps que mon petit coeur n’avait pas palpité autant à la lecture d'une BD. Aussi cette biographie documentée enrichissante, je vous la recommande sans réserve.

26/01/2021 (modifier)
Couverture de la série A la vie !
A la vie !

Peu importe sa profession, je pense qu'il est bon pour chacun de lire cette bd, car nous serons un jour ou l'autre tous confrontés à la mort. C'est simple, drôle, émouvant, bref un petit bijou pour les soirs d'hiver. Attention aux petites larmes qui vont sortir mais c'est ce qui rend cette bd encore plus magique.

26/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série L'Attaque des Titans
L'Attaque des Titans

Seulement 4 avis sur ce Shingeki No Kyojin??? Ce manga fait la une des cours de récréations depuis plusieurs années et surpasse même les ventes de Naruto et Dragon Ball. Dans un monde médiéval où des titans ont envahi la planète, les derniers humains se sont retranchés entre des murs de plus de 100 mètres de haut pour y vivre comme enfermés dans une cage. Quand un jour, un titan colossal, plus grand que le mur, le détruit et laisse tous les titans pénétrer dans la ville. Eren, notre héros, voit sa maman se faire dévorer devant lui. Il va jurer d'exterminer tous les titans jusqu'au dernier. Encore un énième shonen vous allez me dire? Oui mais non ! Celui ci est vraiment particulier. Tout d'abord, l'ambiance effrayante, malsaine et oppressante qu'impose les titans est fabuleuse. Nous ne sommes que des fourmis face à eux, notre vie ne vaut rien et le manga n'a de cesse de nous le rappeler. Car oui, si vous avez été choqué par les nombreuses morts de Game of Throne où Walking dead, vous n'avez encore rien vu ! Le plus grand point fort de cette série est sans aucun doute la qualité de la narration. J'ai fort apprécié le fait que l'auteur nous fait d'immenses révélations mais en arrière plan, comme si de rien n'était. Il y a également de nombreuses interrogations présentes. D'où viennent les titans? Y a t il quelque chose au delà du mur? Pourquoi certains titans ont des facultés spécifiques? Comment le mur a t il été construit? Le gouvernement est bizarre non? Qu'y a t il dans le sous sol du père d'Eren? D'ailleurs parlons en de ce sous sol. Durant une dizaine de tome, on ne parle que de lui. On nous promet d'immenses révélations. Nos attentes sont tellement hautes qu'on ne peut malheureusement qu'être déçu. Du moins c'est ce que je croyais. Je vous promet une chose, vous n'êtes pas prêt. Personne ne peut être prêt pour ce sous sol. Ce passage là, justifie à lui seul l'achat de toute la série. Je crois n'avoir jamais été aussi choqué par des révélations qu'ici. Le manga prend une toute autre dimension à partir de ce sous sol. Je sais que ce site n'est pas dédié aux animés, mais je ne peux que vous inviter à le regarder également. Il est splendide tant au niveau des graphismes, de sa mise en scène, des points de vue, de sa musique et j'en passe. Même en connaissant le manga par cœur, je prend énormément de plaisirs à revoir l'histoire en anime. 4,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

26/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série Death Note
Death Note

J'ai du lire une dizaine de fois cette série quand j'étais ado. Je l'ai relue cette nuit avec un œil plus critique. Mon bilan reste très positif ! Le concept est assez original: pouvoir tuer n'importe qui et n'importe comment juste en écrivant son nom dans un cahier. S'en suit un combat entre les 2 plus grands génies du Japon. La force de ce manga est, à mon sens, toutes les questions et dilemmes moraux qu'il soulève. Avouez que l'envie de posséder un tel cahier vous a au moins traversé l'esprit. Avouez que vous avez au moins un instant, approuvé les actes et choix de Light Yagami. La notion de bien et de mal est sans cesse remise en question et c'est cette profondeur qui fait ressortir ce manga du lot. Alors oui, le manga aurait pu s'arrêter au tome 7, oui les personnages sont très stéréotypés, voire parfait pour notre héros. Mais cela n'entrave en rien le plaisir de lecture. 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

26/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Bombe
La Bombe

J'ai vraiment été bluffé par la qualité de cet ouvrage. Il s'agit d'un véritable livre d'Histoire, qui selon moi, devrait même être étudié à l'école. C'est documenté, riche, bien écrit et surtout captivant. Il n'y a aucun temps mort. La facilité d'accès de cet ouvrage historique m'a fortement fait penser aux auteurs tels que Gallo ou Dumas, ou encore Stéphane Bern et tous les autres passeurs d'Histoire. J'ai particulièrement apprécié la narration et le fait que ce soit l'uranium le narrateur. Cela a permis en quelque sorte, d'humaniser l'inhumain. 5 étoiles + coup de coeur MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

26/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Mort aux Vaches
Mort aux Vaches

Le pitch de l’histoire peut se résumer en quelques mots : nous suivons 4 personnages qui se planquent dans une ferme, pour se faire oublier après un braquage. Mais la planque pépère va se transformer peu à peu en bordel et tout va partir en couille. Voilà pour l’histoire, dont la lecture est fluide, accompagnée d’un dessin dynamique jouant sur un Noir et Blanc terne et les nuances de gris. Mais le principal intérêt de cette histoire, ce qui en rend la lecture encore plus intéressante et justifie mes 4 étoiles, ce sont les dialogues, vraiment bien fichus. Avec des réparties qui fusent, des bons mots balancés en rafale entre les protagonistes, dans une ambiance qui rappelle un peu certains dialogues d’Audiard. Cela rend vivante cette histoire et la fait sortir de l’ordinaire auquel elle semblait de prime abord promise. La petite pirouette finale agrémente d’une bonne petite cerise le gros gâteau que le lecteur vient de consommer – sans modération. Album à redécouvrir en tout cas.

25/01/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Chez Adolf
Chez Adolf

"Chez Adolf" nous replonge dans l'Histoire allemande au moment précis où Adolf Hitler devient chancelier de l'Allemagne et va petit à petit installer son régime politique avec les conséquences que nous connaissons... L'intérêt de cette série tient à l'angle de vu choisi par Rodolphe pour nous raconter cela. C'est par le biais du professeur Karl Stieg que nous allons comprendre l’insidieuse poussée du nazisme et comment petit à petit chacun va suivre ou subir sa doctrine au quotidien. Ce dernier réside dans un immeuble surplombant la brasserie "les joyeux amis" qui commence par changer d'enseigne le jour de l'élection de l'Adolf Hitler ; ce sera désormais "Chez Adolf", le patron portant le même prénom que le nouveau chancelier... et partageant également ses convictions. Karl Stieg, personnage cultivé restant en dehors des affaires politiques de l'époque va rapidement se trouvé confronté à faire des choix. Entre les jeunesses hitlériennes qui embrigadent les plus jeunes et les lois anti juifs et bolchéviques qui tombent, l'ambiance se tend et ne pas choisir revient à se proclamer "ennemi". Chaque famille de l'immeuble, du tenancier en passant par la famille juive que tout le monde connaît va alors vivre ces événements de façon différente. Et c'est toute la force de cette série que de nous montrer comment par une succession de petits coups de boutoir et un embrigadement sournois une population entière a pu se laisser embrigader dans le nazisme. Entre peur et résignation le mal s'est installé et a pris le dessus sur le "bon sens". Le dessin réaliste de Ramon Marcos est plutôt bon, même si certaines cases auraient parfois mérité un peu plus de travail sur les détails et les visages, mais il passe très bien grâce à la colorisation très raccord avec l'époque que propose Dimitri Fogolin. C'est donc avec curiosité que je lirais la suite, agréablement surpris par ce début de série. (un 3.5/5 arrondi au supérieur)

25/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Réveil du Tigre
Le Réveil du Tigre

Si cet album peut se lire comme un one-shot, je pense que l’appréciation du lecteur sera influencée par le fait qu’il ait lu (et apprécié) ou non Chinaman. Car il s’agit bel et bien de la conclusion en mode « 20 ans plus tard » de ce western. Personnellement, j’avais beaucoup aimé Chinaman et je suis donc heureux de retrouver Chen Long pour un baroud d’honneur digne des plus grands classiques du western. Par ailleurs, les auteurs ont eu la bonne idée de donner au fils de celui-ci le rôle du narrateur. Ce changement de point de vue permet non seulement d’éclairer les rapports père/fils sous un autre angle mais aussi d’aborder le thème du western via une structure plus proche du récit policier (le fils de Chen Long travaillant pour l’agence Pinkerton). Dès les premières pages, on sait où on met les pieds. Le récit est très classique, que ce soit au niveau de l’intrigue comme au niveau du dessin. Le fil narratif est assez linéaire et donc très aisé à suivre mais, conséquence logique, sans réelle surprise. L’action est très présente et l’équilibre entre passages violents et scènes plus intimistes est juste parfait. Il m’a été impossible d’interrompre ma lecture tant tout est fluide, beau à voir, prenant et conforme à mes attentes. Le choix éditorial de sortir cette suite dans un autre format que la série mère et en un seul tome (alors que le découpage est clairement construit sur une base de diptyque) me chagrine quelque peu mais bon ce n’est qu’un détail. Avis aux amateurs de western, prêts à accepter le fait qu’il s’agit d’un western et non d’une œuvre historique (voir les remarques émises par Ro dans son avis et portant sur des incohérences historiques qui ne m’ont en rien perturbé) et en quête d’un récit très classique et élégamment dessiné.

25/01/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Django Main de feu
Django Main de feu

J'ai bien aimé cette biographie de la vie de Django Reinhardt, célèbre jazzman dont je ne connaissais finalement pas grand chose ce que cet album a le mérite de combler. C'est centré sur la première moitié de sa vie et pas sa carrière professionnelle. On voit son enfance dans le dénuement, son apprentissage du banjo qui est au centre de sa vie, en tout cas bien plus que d'aller à l'école. Puis survient le terrible incendie qui lui ravage une jambe et la main gauche. Il surmonte cette épreuve et développe une nouvelle façon de jouer avec sa main atrophiée. On découvre au passage les us et coutumes des tsiganes manouches et leur vie en Belgique au début du XXème siècle. Côté dessin, c'est pas mal du tout, d'un style réaliste. Il y a un bon dossier en fin d'ouvrage qui revient sur cette vie talentueuse et le travail d'historien qui a été réalisé pour en retracer les faits le plus fidèlement possible.

24/01/2021 (modifier)