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Les dernier avis (30287 avis)

Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Harden
Harden

Un marine - cobaye d’un programme scientifique de l’armée américaine – revient au pays après avoir combattu en Irak. Il n’est plus tout à fait le même. Il a changé et pas qu’un peu ! Il est beaucoup plus puissant et il est prêt à en découdre avec son ancien gang pour venger sa famille. Voilà un diptyque ultra violant parfaitement réussi. Ce succès annoncé est dû à un scénario efficace sans temps mort et au magnifique coup de crayon de Joaquim Diaz. Je recommande vivement.

09/04/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Voyages en Égypte et en Nubie de Giambattista Belzoni
Voyages en Égypte et en Nubie de Giambattista Belzoni

Je ne savais rien de cette BD avant de l'entamer et je croyais qu'il s'agit d'un carnet de voyage fictif. Ce n'est qu'au bout de quelques pages que j'ai découvert qu'il s'agissait de la biographie à peine romancée d'un personnage réel. Et quel personnage ! Giambattista Belzoni est un sacré bonhomme. Physiquement déjà, car il mesure 2m01 et pèse 130kg et qu'il a travaillé comme colosse dans un cirque. Mais surtout intellectuellement et au niveau de la volonté et de l'esprit d'entreprise. En effet, en 1815, il s'embarque avec sa femme et son serviteur pour l'Egypte initialement pour proposer un système hydraulique de son invention au pacha mais finalement pour devenir explorateur et égyptologue. On lui doit notamment le désensablement du temple d'Abou Simbel, la découverte du superbe tombeau de Séthi 1er dans la Vallée des Rois ou encore de l'entrée de la pyramide de Khéphren à Gizeh. Mais les auteurs de cette BD ne racontent pas du tout sa vie comme un documentaire, plutôt comme une vraie histoire d'aventure. Pour ce faire, ils se basent sur le journal de Giambattista et de sa femme et respectent le contenu des textes de ces derniers mais les enjolivent d'une grande part romancée et leur donne véritablement vie, en donnant une vraie personnalité à Belzoni, à sa femme mais aussi à tous ceux qu'ils rencontrent. Cela donne un récit excellent, rythmé, prenant et aussi empli de beaucoup d'humour. Et on découvre aussi que l’égyptologie à l'époque ressemblait beaucoup à une course aux trésors avec de nombreux obstacles et de nombreux rivaux de différentes nationalités. Quant au dessin, il est simple et efficace pour les scènes ordinaires, et intègre aussi régulièrement des décors issus de gravures d'époque qui plongent le lecteur dans les paysages grandioses et exotiques d'alors. C'est très sympa. Des trois tomes actuellement parus, c'est surtout le premier qui m'a plu. D'abord par l'attrait de la découverte, mais aussi parce que c'est lui qui comporte le plus de scènes amusantes, étonnantes et parce qu'on est vraiment tendu à l'idée de savoir comment le héros va réussir à arriver à ses fins et à ne pas tout perdre face aux innombrables défis et contrariétés qu'il doit affronter. C'est là qu'on voit l'énorme force de caractère dont il a su faire preuve, même si son physique de géant l'y a parfois aidé. J'ai aussi bien rigolé à voir s'affronter le caractère très chaud de l'italien qu'il était face au caractère des arabes et égyptiens avec qui il doit sans arrêt négocier. Les deux tomes suivants sont bien également mais davantage par leur côté instructif pour savoir comment se poursuivent les explorations de Belzoni et son intégration de plus en plus forte dans l'Egypte d'alors. En parallèle, on suit aussi le voyage de la femme de Belzoni qui part seule de son côté vers la Palestine et prend de grands risques pour entrer dans des lieux interdits aux femmes et aux Chrétiens. Cette série est donc une manière motivante et souvent amusante de découvrir le parcours d'un homme exceptionnel, de sa femme, et de l'égyptologie au début du 19e siècle.

09/04/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Grand Méchant Renard
Le Grand Méchant Renard

Quand j’ai regardé ce que Delcourt avais mis gratuitement en ligne, j’ai tout de suite repéré “Le Grand Méchant Renard”. Et pour cause, il n’y a pas beaucoup d’autres séries qui fassent autant consensus sur bdthèque. Et je ne déroge pas à la règle. J’ai beaucoup apprécié cette lecture certes gentillette, mais qui ne tombe jamais dans le gnangnan ou le trop facile. Nous suivons donc un renard qui a toutes les peines du monde à être méchant. Avec la complicité du loup, il chaparde des poussins qu’il va élever pour les manger une fois qu’ils seront bien dodus. Mais le renard est un gentil, et il se prend d’affection pour les pioupiou. Cela donne lieu à plein de situations cocasses et vraiment marrantes. Ce sont les relations entre les personnages qui font le sel de la bd, ou plutôt du renard avec les autres personnages. Mais les échanges entre la poule et le chien de garde du poulailler sont eux aussi savoureux. On se prend d’affection pour toute cette galerie d’animaux plutôt bien touffue et avec des personnages tous bien développés. On se prend vite d’affection pour cet anti-héros et j’avais bien envie de savoir comment ça se terminait. C’est une histoire mignonne et drôle, qui plaira, je le pense, aux jeunes comme aux moins jeunes. J’ai également beaucoup apprécié le dessin qui rajoute un vrai plus. Les personnages ont des apparences vraiment marrantes, et leurs expressions sont drôles et très réussies, et cela pour tous les animaux. Même les petits poussins ont des expressions bien à eux et reconnaissables. J’aime beaucoup en particulier le design du cochon de la ferme, que je trouve très comique dans son apparence. En bref, une jolie histoire, joliment dessinée et drôle. Si vous avez l’occasion, foncez !

09/04/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Cercle des spectres
Le Cercle des spectres

J’adore les polars de François Deflandre, ils ont un petit côté retro qui me plait beaucoup. L’histoire baigne dans le mystère, et les faits sordides nous sont habilement révélés au compte-goutte, via les délires schizophréniques de Kate et les investigations de l’héroïne. Comme souvent avec cet auteur, le lieu de l’histoire est un personnage à part entière, avec cette bâtisse isolée en campagne anglaise et surtout ce collège en ruine où les faits se sont déroulés il y a 17 ans. Le dénouement est logique et satisfaisant, et de manière générale l’histoire est facile à suivre, la narration étant linéaire et parfaitement maitrisée. On reconnaitrait le dessin de Deflandre entre mille, ce trait bien particulier, ces visages anguleux et ces couleurs un peu délavées qui semblent avoir été réalisées au fusain. Moi, j’adore. Un excellent album, bien dans le ton des autres productions de cet auteur.

09/04/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série La Véritable Histoire de Ashe Barrett
La Véritable Histoire de Ashe Barrett

1986, je n'ai pas souvenir d'avoir acheté cette BD, me l'aurait-on offerte ? Quoi qu'il en soit ce fut déjà à l'époque une sorte de choc, habitué que j'étais à des récits linéaires avec une histoire comportant un début et une fin et surtout au milieu de tout cela des évènements qui permettaient de comprendre les tenants et aboutissants de l'ensemble. Avec notre ami Ashe Barret, amis du foutraque, du n'importe nawak (tient ça me rappelle un auteur), des véhicules improbables mais au combien originaux, bonjour. J'ai pensé à la lecture de ces deux tomes à un univers à la "Brazil" et peut-être à celui de Jeunet et Caro. Comme le note Noir Désir, tout est affaire d'ambiance, si vous tombez sur ces albums en vide-grenier n'hésitez pas: plus original et déconnant c'est assez rare pour le signaler.

09/04/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Aldobrando
Aldobrando

Merci à Blue Boy d'avoir posté cet album qui nous éloigne de Mr Burns, c'est en effet grâce à son avis et aux images de la galerie que j'ai effectué cette lecture. Visuellement déjà l'album est une petite tuerie de colorisation, que ce soit dans les ambiances sombres toutes de bleu et de noir que dans les ambiances chaudes rehaussées par des tons de jaune et d'orangé. Alors oui l'histoire n'est pas révolutionnaire et relève plus du conte que de la fantasy, en outre elle possède un aspect rafraichissant, certains diraient naïf, j'en veux pour preuve ces deux histoires d'amour parallèles un peu improbables mais au final qui passent bien pour peu que l'on veuille se laisser porter par le récit. Celui-ci d'ailleurs se déroule tranquillement, les auteurs prenant le temps de fouiller leurs personnages. Pour ma part je suis preneur de ce genre de récit qui se laisse lire gentiment sans prise de tête. Un joli one-shot à découvrir.

09/04/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Siorn
Siorn

J'ai longtemps attendu afin de poster cet avis car le tome deux de ce diptyque était quasi introuvable. Merci donc à Cedric de Forbidden Zone qui chaque année à Angoulême me voit débarquer avec la même demande. Enfin cette année fut la bonne. Finalement pas mal cette petite série qui à mon sens n'a pas connu le succès qu'elle aurait mérité. Dans le genre Heroic fantasy l'on a connu bien pire. Alors oui comme le note mon camarade le Grand A, voilà une bande qui n'est pas pour les pisse-froid. Oui tous les poncifs du genre sont là, guerriers un peu bourrins, une reine femme fatale vêtue d'amples étoffes en de froides contrées qui ne cachent que peu de choses de son anatomie, avantageuse il va de soi et bien sûr gros vilain dont on se doute bien qu'il va mal finir contre notre héros. Dommage que ce diptyque n'ait pas connu de suite car il avait des qualités, s'il fait référence au Conan d'Howard, il s'en démarque toutefois. D'ailleurs au passage il tient largement la comparaison avec certains titres de la collection des Conan de chez Glénat et les duos d'auteurs qui s'y collent pourraient en prendre de la graine. Vous l'aurez compris j'aime bien cette petite série et ma note devrait donner envie aux amateurs d'Heroic fantasy d'aller y jeter un oeil c'est en tout cas tout le malheur que je souhaite à cette histoire.

09/04/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Le Temple
Le Temple

Tout d'abord l'objet; cet album déjà ancien puisqu'il date de 2008 est un petit bijou d'édition, merci Emmanuel Proust, une couverture que je trouve personnellement très belle avec un dos toilé du plus bel effet et un papier de qualité. Voilà pour le contenant qui à lui seul marque des points. Cinq nouvelles donc du maitre de Providence. La difficulté avec les œuvres de Lovecraft tient moins à mon sens de l'adaptation que de la retranscription visuelle des abominations décrites dans les nouvelles. Comment en effet dessiner l'indicible, une couleur tombée du ciel, etc.... De nombreux dessinateurs s'y sont risqués et parfois avec plus ou moins de succès. Ici je trouve que Hérnan Rodriguez, que je découvre à l'occasion, fait un travail plus qu'honnête. Son trait très sombre colle parfaitement aux ambiances, il a su suggérer plutôt qu'essayer de montrer, de donner son interprétation des horreurs lovecraftienne, laissant ainsi la part belle aux lecteurs. Avec les adaptations plus récentes et dans un style différent de Gou Tanabé, voilà un album que je recommande chaudement, ne serait-ce que pour découvrir s'il en était encore besoin l’œuvre immense de Lovecraft.

09/04/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Postal
Postal

Bienvenue à Eden, une petite ville du Wyoming où la vie s’écoule tranquillement, où les habitants se connaissent bien et où le crime n’existe pas. D’aucuns pourraient trouver les lieux d’un ennui mortel. Mais pour ceux qui y vivent, c’est un paradis terrestre, où l’on oublie son passé et l’on repart à zéro. Cependant en grattant un peu la surface de ce tableau idyllique, on découvre toute la noirceur de la réalité. En effet, les citoyens d’Eden partagent un terrible secret et leur cohabitation repose sur un jeu de pouvoir complexe, orchestré par le maire. Plus qu’un paysage de carte postale, Eden est une poudrière prête à exploser. Et quand un drame s’y produit, celle qui représente l’autorité de la ville se tourne vers son fils Mark, atteint du syndrome d’Asperger, le facteur d’Eden , pour résoudre le problème. Voilà ce que vous réserve Postal (le titre fait référence au métier de Mark mais également à l’expression familière américaine « going postal » qui signifie « péter les plomb »). Un thriller sombre, violent et original. Une belle surprise pour ce premier tome. De bon augure pour la suite.

08/04/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Freaks' Squeele - Funérailles
Freaks' Squeele - Funérailles

Nouveau spin off à la série Freaks' Squeele, "Funéraille" donne dans le lourd : du tout bon, du tout cru et vas-y qu'j'en r'demande ! Rien que l'objet vous cajole la rétine. Ankama et son Label 619 savent nous prendre dans le sens du poil et ont le chic pour ce genre de "petit plus" qui fait le bonheur de tout amateur de BD qui se respecte :p Magnifique couverture qui concentre et exprime très bien ce que le flacon va nous servir ; Fonds de page noirs, et détail qui fait la différence, tranche de la BD aussi ; 4e de couverture magnifique et énigmatique et qui prends tout son sens à la clôture de ce premier opus. Bref, voilà une BD qui a déjà de la gueule, avant même d'en avoir fouillé les entrailles. Après cette mise en bouche, la descente continue. Maudoux nous la joue cul-sec sur cet album. On plonge : Univers sombre qui nous relate l'origine de Funérailles. Tout est ici construit sur une société qui repose à la naissance sur la survie du meilleur. Très bonne idée autour de laquelle tous les principes sociétaux et les clans qui composent ce monde vont s'articuler, avec quelques surprises en primes... Ce premier tome de 80 pages se dévore, tant la narration et le dessin de Florent Maudoux sont captivants. Il a toujours ce sens du rythme et de la construction qui font l'efficacité de son style. Seul bémol à mon goût, ses personnages féminins ont un peu tendance à se ressembler (Fallait bien trouver quelque chose). Alors, je n'ai qu'un conseil à donner à ceux qui ont déjà apprécié ses précédentes productions, allez-y les yeux fermés (histoire de tricher un peu comme tout le monde dans ce monde pour quand même en profiter...) et foncez chez votre libraire acquérir ce magnifique premier tome de "Funérailles" ! ****Après lecture du second tome**** Après un départ sur les chapeaux de roues, Maudoux enfonce le clou et ne déçoit pas ! Son intrigue avance toujours sur le même rythme soutenu, n'ayant pas peur de faire bondir son récit de plusieurs années quand c'est nécessaire, sans perdre un instant son lecteur. L'univers qu'il nous dépeint s'étoffe et continue de prendre corps de façon toujours aussi cohérente et ses personnages n'en sont que plus à l'aise pour évoluer et mener à bien leurs intrigues ou pousser leurs pions. J'ai également beaucoup apprécié le soin apporté aux personnages secondaires qui apportent une profondeur et une richesse supplémentaire au récit. Quant au dessin, j'en suis toujours fan :) C'est bien construit, c'est beau et toujours aussi bien présenté ! Alors vivement le 3e tome ! En espérant que la fin soit à la hauteur de ce qui jusqu'ici n'est que réussite et bonheur pour les yeux ! Je continue de recommander chaudement ! *** Tomes 3 à 6 *** C'est à Angoulême que j'ai pu faire l'acquisition de ce 6e tome et en profiter pour discuter un peu avec Florent Maudoux par la même occasion. Car une question me taraudait quand même un peu depuis les derniers tomes, notamment le fait de savoir s'il avait été inspiré ou non pas la série de fantasy de Glenn Cook "La Compagnie Noire" (LA meilleure série du genre à mon sens !!!). Et bingo, effectivement c'est un fan aussi ! Du coup, je comprends mieux ses influences et ce qu'il a réussi à mélanger (entre les Chevaliers du Zodiaque, La Compagnie noire et la mythologie plus généralement) pour produire ce spin off de "Freaks Squeele" que je préfère même à la série originale. Car avec cette série les amateurs de dark fantasy sont tout simplement aux anges ! Action, divinités malfaisantes, complots politique, personnages attachants ou à gerber, y'en a pour tout le monde ! Les coups bas pleuvent comme de la merde dans des chiottes à la turc et nos protagonistes vont plus qu'en baver pour conserver un semblant d'humanité ou tout simplement rester vivants. Le dessin de Flaurent Maudoux est toujours aussi réjouissant, réussissant à allier un style réaliste trouvant son équilibre entre le manga et le comics, ce qui est plutôt rare. Dans le 6e tome il s'amuse même à suivre les traces de Toubib (personnage clé de La compagnie Noire qui consigne l'histoire de cette troupe de mercenaires) en insérant entre les chapitres 3 ou 4 pages de texte pur nous relatant la vie de personnages centraux du récit. C'est Isabelle Bauthian qui les a écrits, mais ils restent dans la même verve et le ton de l'album en y apportant un plus intéressant. Vivement la suite en tout cas !

30/05/2013 (MAJ le 08/04/2020) (modifier)