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Les derniers avis (32128 avis)

Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Yellow Cab
Yellow Cab

J'ai beaucoup apprécié le travail graphique de Chabouté sur l'adaptation d'un récit de Benoit Cohen que je ne connaissais pas. D'autres avis ont comparé son travail en noir et blanc à celui de Will Eisner et évidemment, immanquablement l'on pense au fil des pages à Scorsese. Autant j'ai bien aimé la première partie où l'on voit notre héros se battre pour obtenir sa licence de taxi, autant dans une deuxième partie, j'ai trouvé un peu vaines les interrogations de notre "taxman" qui se livre à une sorte d'introspection sur lui-même, sa future héroïne. J'aurais pu mettre la note de pas mal, mais ce qui fait gagner une étoile supplémentaire à cet album c'est comme je l'ai déjà dit le trait de Chabouté et cette galerie de personnages dont j'aurais aimé que certains soient plus fouillés. Moins la folie du personnage principal j'ai envie de revoir Taxi Driver.

17/09/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui tua Chris Kyle
L'Homme qui tua Chris Kyle

Après la lecture de cet ouvrage, le moins que je puisse dire est que je suis plutôt dubitatif. En fait quel est l'intérêt de la chose, nous sommes dans le documentaire pur et dur sur la trajectoire de vie et de mort d'un individu bien particulier. Un individu (sniper dans l'armée) encensé dans son pays pour le fait d'avoir en temps de guerre tué environ 160 personnes. Soit. Nous suivons de manière linéaire les évènements avec un côté appuyé sur l'après mort de Chris Kyle. Pour ma part j'ai bien aimé la façon de montrer sa veuve, femme de caractère et à mon sens assez ignoble, mais finalement très bien insérée dans cette société américaine qui sait faire fructifier ses affaires en s'appuyant sur la notoriété de son défunt mari, l'ancien vétéran qui utilise une sombre histoire de bagarre dans un bar pour lui aussi se faire un joli pécule. Accompagné de son complice Brûno, Fabien Nury nous concocte un récit au cordeau et avec le trait si particulier de son dessinateur. Un trait sans rondeur avec des cadrages très cinématographiques, j'aurais presque envie de dire que cette BD possède un aspect chirurgical jusque dans la manière dont les auteurs nous montrent l' Amérique; celle de Trump, Fox News, la NRA qui encense ses héros de manière fort étonnante pour nous autres vivant de ce côté de l'Atlantique. Album ô combien nécessaire après l'hagiographie qu'est le film de Clint Eastwood, républicain patenté, non vraiment chapeau bas à messieurs Nury et Brûno qui nous montrent si le besoin s'en faisait sentir que les choses ne sont ni noires ni blanches.

17/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Brelan de Dames
Brelan de Dames

J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir et lire cette petite série de sept opus datant des années 80. En fait il existe un tome 8 " Les louves de Han" paru en 2018 difficile à trouver (et cher). C'est touchant de découvrir une œuvre de jeunesse du dessinateur Renaud qui laisse deviner son attachement à l'action et aux jolies filles sexy bien décidées à prendre leur destin en mains sans tutelle masculine. C'est aussi l'occasion de rendre un hommage de lecteur à feu J.L Vernal décédé en 2017. Journaliste de politique étrangère on retrouve cette orientation dans les scenarii de notre très sensuel trio. La pollution des océans (marée noire), des groupes terroristes avec drapeau noir, l'Amazonie qui part en fumée et ses habitants liquidés loin des regards, une exfiltration en avion d'Afghanistan, le fanatisme religieux ou les manipulations génétiques sont les thèmes abordés. Je les trouve très modernes voire prophétiques. Bien sûr ces thèmes sont traités d'une façon un peu naïve à la mode de l'Occident sauveur du monde et redresseur de torts, une Américaine, une Anglaise et une Parisienne Eurasienne c 'est un peu cliché . Mais bon c'était le temps de la bipolarité du monde libre contre l'étoile du Mig ou du Sukhoi de la couverture du T4. Le bon temps ?

17/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Cinq branches de coton noir
Cinq branches de coton noir

J'eus aimé mettre cinq étoiles comme les cinq branches de coton noir mais pour mon deuxième avis je ne puis transgresser immédiatement l'article 1 de la constitution bdthèque, mais c'est à contrecœur ! C'est peut-être grâce à la documentation sur le Mayflower (XIII) et l'histoire des premières années des USA que Y. Sente nous offre un scénario engagé aussi original que bien ficelé à mon goût. Quand on y ajoute les excellents dessins de S. Cuzor et les très belles couleurs de M. Versaevel, on obtient un ouvrage de première qualité. D'autant plus que par sa présentation luxueuse cet œuvre ne déparera aucune bonne (et moins bonne) bibliothèque. En 1944, deux jeunes afro-américains, Johanna, par ses études, et son frère Lincoln, au front, rêvent comme beaucoup dans leur communauté de rétablir leur juste place, passée et présente, dans l'histoire des USA. Un document familial datant de la guerre d'Indépendance en 1776 va leur en donner l'occasion. Lincoln, Tom(portrait craché de Samy Davis Jr) et Aaron sont considérés comme soldats de deuxième catégorie puisque la ségrégation existe encore en 1944 au sein de l'armée US. C'est en 1948 que le Président Truman l'abolira en signant l'Executive order 9981. C'est aussi le premier Corps fédéral à le faire, les autres suivront petit à petit. Cela explique pourquoi nos trois soldats ne peuvent pas assister au show des girls venues distraire la troupe. Ils n'en ont pas encore le droit !!!! Mais le sang noir ressemble au sang blanc au pire moment de l'action. Catapultés dans les Ardennes Belges, nos Boys vont prendre en pleine face la contre-offensive allemande face à un ennemi remonté comme une pendule, très supérieur en nombre et bien décidé à reprendre le port d'Anvers et de refaire le coup de 1940 pour négocier une paix séparée avec les américains. On comprend pourquoi Schlupf n'a nulle envie de reculer ou de laisser partir des américains qu'il doit anéantir. D'autant plus que le drapeau envié est une pièce de très grande valeur qui pourrait être bien utile comme monnaie d'échange en cas de coup dur. Pour moi dans cette œuvre, il n'y a aucune fausse note.... ni blanche ni noire ( sauf la mienne).

16/09/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage du Commodore Anson
Le Voyage du Commodore Anson

Voilà un bel et bon documentaire historique ! C'est le récit d'une expédition maritime militaire dans la première moitié du 18e siècle. La première moitié de son trajet rappellera celle du Beagle de Charles Darwin, ou encore celle du navire du film Master & Commander, à savoir partir de l'Atlantique Nord et contourner le Cap Horn pour rejoindre la côté Pacifique de l'Amérique et ses îles. Mais un siècle sépare ces deux là du voyage du Commodore Anson et cela change beaucoup de choses. Car au début du 18e siècle, on ne savait pas encore calculer parfaitement la longitude d'un bateau, on ne savait pas comme lutter contre le scorbut, et quand à cela s'ajoute un contexte militaire dangereux, une flotte ennemie à votre poursuite et d'innombrables soucis logistiques, cela donne à cette expédition au bout du monde des allures de projet irréalisable. D'autant plus quand la consigne est, une fois arrivés sur place, d'attaquer militairement des navires et ports ennemis. J'ai beaucoup aimé la manière dont tout cela est raconté. C'est fait d'une part de manière très pragmatique, comme un véritable organisation de projet, et d'autre part de manière très humaine et assez moderne, en affichant clairement les pensées et états d'âme des personnages et notamment du Commodore. Cela permet de se sentir proche de lui dès les premières pages et évite de faire de lui un objet documentaire froid et distant. Moi qui suis un peu marin, j'ai été captivé par la difficile organisation précédent le départ, puis les contraintes de navigation qui sont clairement mises en scène et qui diffèrent tant de la voile moderne. L'histoire est très longue, et l'album est dense et épais. Je l'ai lu d'une traite et ça a bien dû me prendre un peu plus de deux heures. Il y a certes eu quelques passages où le rythme retombait un peu et où je suis légèrement sorti du récit, mais globalement, j'ai été très pris par l'aventure et fortement intéressé par son contenu. Le graphisme est également très plaisant. Il ne me convainc pas toujours totalement, car je trouve son encrage parfois un peu brouillon et pas parfaitement lisible, mais j'aime l'âme et les couleurs qui s'en dégagent, et je note aussi quelques très belles planches, comme notamment la double page du sloop pris en pleine tempête. Mon seul véritable regret vient du lettrage. Cela ressemble à un courrier manuscrit, peu soigné, et souvent difficile à déchiffrer. Cela m'a plusieurs fois gêné et cela a impacté la fluidité de ma lecture. Face à la qualité d'un tel ouvrage, j'aurais nettement préféré un lettrage plus lisible quitte à ce qu'il soit moins original.

16/09/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série La Bête
La Bête

Pas spécialement convaincu par Zoé, carrément sur le cul avec Pleine lune, me voilà entre les deux avec La Bête. En fait, c'est juste dommage que la fin soit autant inattendue. Elle contrecarre beaucoup trop l'intrigue développée depuis le début. La montée en puissance faisait effet sur moi et c'est quand la vérité éclate que je suis un peu frustré. Par contre, Chabouté arrive encore et toujours à offrir une dernière planche poétique qui donne un sens à plein de choses. Pour la troisième fois, c'est encore un coup de maître quand il s'agit de démarrer une histoire et de conclure sur la dernière case. Et puis l'ambiance est folle. Le genre thriller nourrit par les déchiquetages d'une bestiole mystérieuse m'a beaucoup, beaucoup attiré. Le casting est assez classique mais les personnages sont intéressants et assurent leur rôle. On suit essentiellement l'inspecteur, désabusé au possible au début et qui évoluera parallèlement à l'intrigue. Et puis l'ambiance vient évidement de ce coup de crayon somptueux, c'est un noir et blanc magnifique. Les premières planches, comme toujours avec cet auteur, me scotche direct ! C'est magique de réussir à faire plonger le lecteur dans l'ambiance comme ça, pouf, dès la première planche. Pas de phylactère, une scène muette qui prend plusieurs pages... Ce genre d'introduction avec ce genre d'ambiance, pour moi c'est le pied ! A lire ou à posséder, c'est clair. Avec Riff Reb's, Chabouté est la plus belle découverte de cette année. Merci !

16/09/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage du Commodore Anson
Le Voyage du Commodore Anson

C'est une belle chose que d'avoir des affinités, notamment de lecture, avec son propre frère. C'est donc sur ses conseils enthousiastes que j'ai lu l'ouvrage, et d'une traite je dois dire, tant celui-ci vous emporte... « Le Voyage du Commodore Anson » rentre dans la catégorie des bons gros pavés comme on les aime, une lecture parfaite pour l’été où l’appel du large est toujours plus fort… Le dépaysement est garanti, et la passion perceptible des auteurs pour leur sujet y est incontestablement pour quelque chose. A coup sûr, on se laissera très vite embarquer — le terme est on ne peut plus approprié — par cette fantastique épopée tirée d’une histoire vraie et portée par ce vieux rêve millénaire propre à l’humanité : la conquête de territoires « vierges ». Le contexte historique du récit étant la conquête de l’Amérique, il est clairement établi aujourd’hui que ces territoires étaient loin d’être vierges, mais à l’époque, « l’homme blanc », aveuglé par sa soif de découvertes (et d’enrichissement aussi…), s’était enfermé dans un déni visant à déshumaniser les populations autochtones et minimiser leur importance, un déni qui persista pendant plusieurs siècles. Les royaumes européens étaient en concurrence pour asseoir leur domination sur terre et mer, au mépris des peuples indigènes. Pour cela, la fin justifiait les moyens, si odieux soient-ils, et leur mission prétendument civilisatrice s’accompagnait souvent d’actes les plus barbares, toujours sous le sceau du sabre et du goupillon. Il n’est donc plus question de faire des héros ces conquérants ayant participé à cette vaste entreprise, et d’ailleurs, leurs statues sont toutes vouées un jour ou l’autre à être déboulonnées. Les auteurs, qui l’ont bien compris, se sont attachés à retranscrire en images, de façon factuelle, en s’inspirant du livre-témoignage de Richard Walter, le récit de cette spectaculaire et édifiante épopée maritime de la Couronne britannique. D’ailleurs, on ne verra que très peu les populations dépossédées de leurs terres par les envahisseurs européens, l’action se situant principalement sur l’eau, plus rarement sur la terre. En revanche, on se rendra compte que l’organisation de cette expédition n’avait rien de vraiment glorieux, et que les hommes recrutés de force comme de la vulgaire chair à canon, certains étant parfois âgés ou estropiés, ont en outre terriblement souffert des conditions de vie déplorables sur ces imposants galions et des tâches surhumaines qu’on leur demandait d’accomplir pour éviter le naufrage sur l’océan déchaîné. Des maladies épouvantables telles que le scorbut ou le typhus firent des ravages dans les équipages, entassés dans les soutes. Partis à 2.000 hommes, ils étaient moins de 200 à la fin d’un périple qui dura quatre ans ! Anson fut décrit comme un homme honnête et soucieux du bien-être de ses « compagnons de voyage ». Délaissant sa stature héroïque, les auteurs le présentent comme un type simple avec ses doutes, qui suscitait le respect de ceux qu’il commandait. Celui-ci était apprécié, et ce voyage (qui permit de récolter 400.000 livres avec la prise du Galion de Manille) contribua à son prestige dans tout le royaume de Grande-Bretagne. Il est impossible de ne pas être admiratif devant le travail accompli par les deux auteurs, tant sur le plan documentaire que graphique. Pour cela, il ne faudra pas se fier à un simple feuilletage de l’objet. Le dessin de Matthieu Blanchin est assez particulier de prime abord, plutôt réussi dans sa représentation contextuelle (décors, bateaux, paysages…) mais exécuté à la main gauche en ce qui concerne les personnages. De même, la vilaine police de caractère dédiée à la trame narrative centrale, de forme manuscrite, semble avoir été conçue par un élève de CM2. Pourtant, curieusement, ces aspects finissent par passer au second plan devant la force de l’épopée et la narration impeccable de Christian Perrissin. Le trait finit même par exercer une sorte de fascination, tant l’on est surpris de ne pas se perdre au milieu de ces nombreux personnages parfois peu identifiables, confirmant le professionnalisme de Blanchin. L’histoire est entrecoupée d’intermèdes documentaires avec des cartes et gravures extraites du livre de Walter ou des citations de Voltaire et Rousseau à propos de l’expédition, ce qui révèle le retentissement qu’a pu avoir un tel récit en son temps. Tout cela contribue à une mise en page variée, rehaussée par un joli travail sur les aquarelles. Bref, le livre ne tombe jamais des mains, bien au contraire : on le dévore littéralement. Pour nous conter l’épopée de ces vieux gréements, les auteurs se sont appuyés sur une documentation solide, évoquée en début d’ouvrage. On a plaisir à contempler ces vieilles cartes et gravures d’époque qui ne font que renforcer l’immersion du lecteur, rappelant un peu le Florida de Jean Dytar. Que vous appréciez ou pas les récits maritimes durant la « conquête de l’Amérique », cette lecture, dont le souffle incroyablement captivant compense largement les petits « défauts » mentionnés plus haut, vous est chaudement recommandée.

15/09/2021 (modifier)
Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série Le Dernier Atlas
Le Dernier Atlas

Tome 1 Depuis un moment, mon libraire insiste pour me faire lire « le dernier Atlas », une pépite selon lui. Je l’ai feuilleté puis reposé. Cela ne me disait rien. Et puis, je suis tombé dessus à la médiathèque et j’ai commencé à le lire pour vraiment m’en faire une idée et je ne l’ai plus lâché ! Le début de cette histoire est pourtant assez banal : un petit truand de Nantes, Ismael Tayeb qui magouille dans les machines à sous. On pourrait facilement tomber dans le polar avec une guerre des gangs, que nenni ! De mystérieuses migrations d’animaux dans le désert algérien viennent bouleverser la vie de Tayeb. Autour de Tayeb, gravite une galerie de personnages assez étonnants : Martin et Jean Legoff pour la pègre, Françoise, l’ancienne journaliste au « canard enchainé », sans oublier les anciens du « George Sand », le dernier Atlas, robot hors norme dédié à la construction. Sur les conséquences de la fin de la guerre d’Algérie, cet album nous entraine en fin de compte dans une uchronie française étonnante, qui finalement nous est révélée dans le dossier présent à la fin de l’album. J’ai suivi avec une certaine fascination l’histoire de Tayeb, qui au fil des chapitres, s’affirme de plus en plus et finit par s’émanciper de la pègre nantaise. Ce premier opus de cette série (qui en comptera 3) est littéralement addictif. J’en ai pour preuve que mon fils m’a emprunté, à son tour cet album, et lui qui lit rarement des bd, l’a dévoré d’une traite. Les auteurs confirmés (Vehlman, de Bonneval, Tanquerelle & Blanchard) nous livrent là une histoire digne des meilleures séries TV : aucun temps mort, on passe d’un personnage à l’autre, d’un continent à l’autre avec une facilité déconcertante de lecture. Après avoir lu ce premier opus dans sa version standard (en couleur), j’ai finalement acheté la version noir et blanc , en tirage limité, de canal bd. Cette version est splendide (ce qui n’enlève rien au travail remarquable de la coloriste, Laurence Croix) et met en valeur le dessin d’Hervé Tanquerelle, que je rapproche ici du dessin de Frédéric Peeters, période RG, comme le souligne également Jérôme Briot dans le magazine Zoo (mars/avril 2019). J’ai lu que canalbd allait continuer à éditer les deux volumes suivant en noir et blanc, je m’en réjouie d’avance. Cet album est une des meilleurs sorties de ces derniers mois, et tranche avec la production actuelle. Dépaysant, original et addictif, bref une réussite. Tome 3 J'ai été littéralement subjugué par le premier tome de cette série, qui, ouvrait de nombreuses portes. J'avoue avoir trouvé le second tome plus faible que le précédent mais là, les auteurs concluent avec maestria cette série. J'ai retrouvé le côté "page turner"du premier tome avec cet ultime volume. En associant encore plus le côté uchronie de l'histoire ( ah! le président François Fillon qui remporte les élections présidentielles) avec la science fiction (avec la réapparition de l'UMO), et l'aspect policier, les auteurs ont réussi leur pari de construire une série prenante, à l'image de certaines série TV devant lesquelles on ne peut plus décrocher. Beaucoup attendaient les auteurs (Tanquerelle, Blanchard, Vehlman, de Bonneval) au tournant, imaginant un final apocalyptique. En recentrant l'intrigue autour d'Ismael Tayeb, les scénaristes offrent aux lecteurs un final à la hauteur de leurs attentes. Je conseille tout de même de lire les trois volumes à la suite pour apprécier toutes les subtilités de cette série. J'ai lu l'ensemble de ces albums dans la version noir et blanc ,ce qui m'a permis d'obtenir un superbe coffret chez mon libraire canalbd. Il faut saluer le travail des auteurs qui nous ont offert plus de 700 pages de qualité en 3 ans!

14/05/2019 (MAJ le 15/09/2021) (modifier)
Par Cleck
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Franquin est un génie ! Ses Spirou, les Gaston et Idées noires méritent l'adoration collective. Inattaquable tant idéologiquement (même si sa conception de l'écologie est... disons datée), que dans le trait d'un dynamisme et d'une rondeur incroyables.

15/09/2021 (modifier)
Par Cleck
Note: 5/5
Couverture de la série Les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs

Je l'affirme, je peux soutenir cette BD au-delà du raisonnable. Ces personnages bleus sont pour moi la plus belle invention de la bande dessinée. Oui, il y aurait à redire sur le méchant Gargamel, le non féminisme de la schtroumpfette, le peut-être racisme des schtroumpfs noirs. Mais malgré tout, c'est absolument merveilleux ! Seul le Marsupilami a approché la richesse poétique et la pertinence globale de cette invention miraculeuse. Clairement, l'album "Le Schtroumpfissime" mérite le Panthéon. Et combien de merveilleuses idées dans "Le Cracoucass", "Le Cosmoschtroumpf", "L'oeuf et les schtroumpfs"... Indiscutable coup de mou après l'excellent tome 9 "Schtroumpf vert et vert schtroumpf" : Peyo cède aux sirènes de la notoriété et accentue le côté jeunesse-mignon de la série, rendant la relecture des contes banale dans l'épisode de la soupe, le discours sur le sport bien convenu, etc. Bien tristement surtout, seuls les albums de Peyo père méritent cet éloge, car Culliford a plus que trahi l'esprit et l'idéologie saint simonienne. L'inachevé "Schtroumpf financier" demeure beau et stimulant, mais davantage pour la méta-lecture offerte quant au combat d'influence créatrice (sinon parricide en cours) entre le génial Peyo et son horrible Culliford de fils.

15/09/2021 (modifier)