Les derniers avis (40026 avis)

Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Star Wars - L'Empire Ecarlate
Star Wars - L'Empire Ecarlate

Je trouve les posteurs bien durs pour cette bd, comme si les comics et singulièrement ceux de Star Wars étaient forcements des monuments littéraires et visuels, et celui-là, mauvais. Or non, il y a une idée mal exploitée mais excellente, ce bon Jax. Quel est le bien, quel est le mal ? Normalement, ce sont les Rebelles, le bien face au méchant empire. Mais la fidélité de notre héros à l'empereur, soit une vertu morale, et son alliance avec la République, soit un apport décisif à la cause de la liberté, brouillent les pistes, et cela me plait. Les duels sur la base d'entraînement des gardes de l'empereur sont très bons, et le reste n'est pas si mauvais. Star War est une mythologie charriant énormément d'imperfections qui néanmoins donnent une expansion à cet univers. On peut s'en lasser, mais pas en mettant la lassitude sur le dos de cette bd ou d'une autre.

01/06/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Les Passagers du vent
Les Passagers du vent

Bon, difficile d'être original après la soixantaine d'avis déjà postés... Le premier cycle est une merveille. C'est tout simplement le souffle d'une grande fresque romanesque, sans romantisme éculé. On voyage de la terre à la mer et de la mer à la terre, jusqu'au bout du voyage. Niveau dessin, chaque plan de coupe d'un navire nous éclabousse de talent. La moiteur des intérieurs nous étouffe et le mystère des horizons nous évade. Note : ***** Le second cycle est moins réussi. On commence à suivre l'histoire d'une nouvelle héroïne mais, aveu de faiblesse de Bourgeon à mon sens, il ne peut s'empêcher de retourner sur les traces d'Isa. On a parfois l'impression d'assister à une leçon d'histoire. La conclusion est très belle, cela dit. Le dessin réaliste, toujours exceptionnel, souffre maintenant d'un talon d'Achille : les expressions faciales des protagonistes semblent sorties d'un mauvais roman-photo. Note : **** On retrouve tous les défauts précités dans le dernier cycle. On en rajoute de nouveaux : - un discours politique à sens unique (les communard sont des gentils et les monarchistes sont les méchants) - des dialogues en breton pour faciliter la tâche du lecteur qui se farcit déjà une leçon d'histoire à digérer. Visuellement, la reconstitution du Paris de la fin du XIXe siècle est admirable. Il n'y a pas grand monde qui puisse s'asseoir à la table de Bourgeon à ce niveau de détail. Note : ** L'évolution artistique prise par Bourgeon au gré des tomes n'a pas su me convaincre, malgré des qualités que peu de bandes dessinées ont su approcher. Une référence qui n'est pas sans défauts.

01/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

Le plus difficile à comprendre dans une langue étrangère, c’est l’humour, je pense. Ici, il n’y a pas de difficulté, le dessin est si bon qu’on comprend tout parfaitement et c’est très drôle ! Les gags sont parfois forts : des sujets comme la stupidité et la violence de l’espèce humaine, le cléricalisme idiot, même la mort, sont transformés en humour par Franquin. Les critiques les plus informés et éclairés concernant la vie de Franquin parlent de retour du refoulé, de règlement de comptes avec l’obéissance et le surmoi, forte tendance dépressive et défoulement… Peut-être, mais pour moi, ces livres me font rire et c’est cela qui est important ! P.S.1 : les jeux de mots de Gotlib m’ont causé quelques difficultés. P.S.2: mon gag préféré est celui de la foi du curé... P.S.3 : tout ça n’est peut-être pas indispensable, mais c’est très bon !

01/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Celle de ma vie - Celle de mes rêves
Celle de ma vie - Celle de mes rêves

L'histoire mouvementée d'un mariage entre un écrivain, également scénariste de BD, et une peintre. Une plante mystérieuse joue ici le rôle énigmatique de muse inspiratrice. Il y a une certaine agressivité mais aussi de l'humour. Les conversations sur l'art ou le sexe n'ont pas beaucoup de profondeur ni d'originalité... mais elles ne sont pas prétentieuses non plus. Le côté esthétique m'a beaucoup plu : des croquis rapides, expressionnistes, parfois proches de l'abstraction. Un trait noir fin, mis en valeur par de grandes taches rouges (un rouge plus chargé, presque brun dans la version originale) et une composition dynamique des pages, sans cases définies. Le livre, de petit format, a été primé au plus important salon de BD du Portugal.

01/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Grégory
Grégory

3.5 L'Affaire Grégory doit être l'affaire criminelle française dont j'ai lu le plus de livres, il faut dire que c'est une enquête avec pleins de rebondissement et de versions des faits que c'est facile de s'y perdre. Les auteurs font le parti pris de montrer l'histoire au travers du procès de Jean-Marie Villemin qui a tué son cousin Bernard Laroche, principal suspect de l'affaire qui était sorti de prison pendant que sa femme Christine Villemin était devenu le punching-ball d'une partie de la presse et des avocats de Laroche qui avait besoin d'un bouc émissaire. On voit au travers les témoignages comme le système médiatique et judiciaire ont dérapé. Le plus triste est qu'il y a des chances que l'affaire aurait été régler depuis longtemps si le premier juge d'instruction avait été quelqu'un de plus compétent que le juge Lambert. L'album est prenant même si je connaissais déjà tous les détails et on ressent la tristesse du couple Villemin. Cela dit, je me demande ce que penserait un lecteur qui ne connait que vaguement l'affaire. Le récit ne reconstitue pas l'affaire de façon linéaire et si je ne me suis pas perdu dans les nombreux allers-retours dans le passé, c'est en grande partie parce que je connaissais déjà l'affaire. Il y aussi le fait que certains éléments sont vite survolés ou pas du tout évoqué. En tout cas, c'est un bon résumé de l'affaire, mais le meilleur livre sur le sujet reste pour moi Le Bûcher des innocents de Laurence Lacour.

01/06/2026 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série La Légende des Stryges
La Légende des Stryges

Ce nouveau spin off des Stryges ne déçoit pas. On y retrouve le sel qui fait l'ADN de la série mère : des investigations qui amènent une part importante de mystères, sur fond de fantastique évidement. Autre époque, autres protagonistes, même créatures ailées, même recette et ça marche toujours autant. Retour au 19e siècle, l'intrigue démarre avec des fouilles archéologiques en Egypte. La découverte d'un tombeau, des sarcophages géants, un étrange liquide noir, de curieuses momies ... il ne faut pas plus de quelques pages pour poser de solides bases à l'intrigue et lancer le récit. C'est efficace, l'ambiance est là, le mystère aussi. Cette découverte attire la convoitise de personnages louches et la curiosité du lecteur. Ce premier tome donne déjà lieu à des révélations, qui font le lien avec la série principale. Corbeyran a intelligemment lié les Stryges à l'Egypte antique... c'est malin tout plein. On a maintenant envie de se plonger dans la suite pour connaitre le fin mot de tout ça. Parfois les spins off s'étirent avec peu de choses à raconter. Ici c'est tout l'inverse, la série est annoncée en 2 tomes alors qu'il semble qu'il y a encore du potentiel à développer et pleins de choses à découvrir. Coté dessin, le trait de Nicolas Begue ne jure pas avec l'esprit de la série, au contraire. Son style dynamique, appuyé par des décors soignés, s'inscrit là aussi tout à fait dans l'esprit de cet univers. Un diptyque qui a tout pour ravir les fans de la série. Le tome 2 vient effectivement conclure cette parenthèse égyptienne. Il a le bon gout d'être dans la droite lignée du premier : des mystères, de l'action et bien sur les réponses qu'on attendait. Celles-ci ne déçoivent pas, au contraire. Ca confirme la bonne impression initiale, Corbeyran a été inspiré avec le lien qu'il a imaginé entre les Stryges et l'Egypte antique. Le scénario est efficace et malin, et pour ne rien gâcher il y a quelques clins d'oeil qui font le le lien avec les autres séries de l'univers des Stryges. Un spin-off de qualité, qui apporte un complément interessant.

03/10/2025 (MAJ le 31/05/2026) (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Swinging Island
Swinging Island

volume 1 Très belle découverte avec cet auteur que je ne connaissais pas du tout. Avec cette histoire d'échangisme, Andrew Tarusov nous offre un scénario solide basé sur un superbe dessin. En effet, les dessins de Tarusov sont tout simplement lumineux, à l'image de la couverture. Certes, l'auteur nous présente des scènes de sexe explicites sur un temps très court, celui d'une rencontre à la plage. J'ai littéralement été séduit par le style de Tarusov, qui illustre des corps parfaits de pin-up, des visages souriants, respirant la joie de vivre, bref l'auteur met en scène une partie de jambe en l'air joyeuse entre 4 adultes consentants. Un véritable hymne à l'amour libre sous le soleil. Une bande dessinée pour adulte rafraichissante qui mérite de s'y attarder. Une suite serait bienvenue, bien que l'histoire pourrait se conclure ici, mais le "à suivre" laisse présager de bonnes nouvelles. Un auteur à suivre, un dessin de très bonne qualité...bref, je recommande ce bouquin des éditions "dynamite". volume 2: Pleasure Land C'est avec surprise que je suis tombé sur le deuxième tome de cette série érotique chez mon libraire. J'avais adoré le premier volume qui respirait la liberté, le soleil et la bonne humeur. Nous retrouvons Grant et Betty, notre jeune couple toujours en quête de plus de sensations sexuelles . Là où leur première aventure se cantonnait à un décor unique, la plage, nous voyons nos deux héros s'ébattre en bonne et belle compagnie dans un véritable baisodrome avec sauna, piscine, chambre d'hôtel,boite échangiste. Certes Grant, ici, se montre moins entreprenant que dans le premier volume mais c'est un plaisir de découvrir Betty , sa compagne, dans des situations et positions très équivoques. Car ce qui fait la force de cet album c'est le dessin lumineux d'Andrew Tarusov, qui respire la joie, la bonne humeur. Les scènes de sexe sont toujours consentantes et les femmes y sont magnifiquement représentées. Un ouvrage de porno chic, sur un scénario assez simple mais de très bonne qualité. Andrew Tarusov confirme avec ce deuxième volume tout le bien que je pensais avec le tome 1. Cerise sur le gâteau, un tome 3 est annoncé. Un nouvel auteur est né dans le monde de la bande dessinée pour adulte, en renouvelant le genre avec prenant le parti du plaisir et de la joie de vivre. Je recommande aux amateurs. tome 3 Cette série va finir par se hisser dans le top de mes séries pour adultes préférées . Nous avions découvert dans un premier volume, un jeune couple assez timide, Grant et Betty, qui au contact (très rapproché) e Rita et Rico, vont s'initier aux plaisirs échangistes dans un tome 2 toujours aussi torride. Avec une certaine régularité, Andrew Tarusov nous offre un tome 3 complétement fou, où nos deux tourtereaux vont découvrir les coulisses d'un mariage complètement libertin. Le dessin d'Andrex Tarusov flirte avec l'excellence dans le genre. Le soin apporté au dessin des personnages est à souligner , tout comme les couleurs, qui depuis le premier volume, qui sont superbes. Mais ce qui est remarquable dans cet album, ou plutôt de cette série, c'est le ton employé et la joie de vivre et la liberté sexuelle des personnages . Aucune contrainte ici, seulement du plaisir à la grande joie des lecteurs avertis, il va s'en dire.

24/04/2024 (MAJ le 31/05/2026) (modifier)
Couverture de la série Alix Senator
Alix Senator

Je trouve les albums biens faits, mais je pense que les scénarios sont trop compliqués. Je préférais les scénarios plus faciles à comprendre de Jacques Martin. Les intrigues étaient claires et nettes. Les dessins de Alix Senator sont superbes. Des compositions et un soucis du détail magnifique. Je suis ébahi par la qualité de l'expression du visage du jeune garçon sur un cheval (page titre du volume 14). Rendre des expressions aussi subtiles, sans que cela ne soit trop exagéré demande une maîtrise exceptionnelle du doigté de l'artiste. Je trouve le dessin un peu trop chargé et les couleurs un peu trop sombres à mon goût, mais j'avoue que le rendu graphique est tout simlement extraordinaire. Je ne lirai pas tous les tomes, car le scénario est lourd, mais je vais de nouveau contempler les illustrations et des brides de texte. Bravo aux artistes!

31/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Yann le Migrateur
Yann le Migrateur

Je n'ai lu qu'une des BD, et je me rappelle qu'elle m'avait beaucoup plu, il y a bien longtemps. Je trouve que cela préfigure Orbital et serait plus en direction d'un public moins mûr qu'Orbital. Les dessins ? Sous estimés, et le héros me paraît très bien. Dans le cadre d'un monde où un personnage peut régler les problèmes ! C'est souvent de convention dans les aventures, et je ne vois pas pourquoi cela choquerait plus dans la diplomatie que dans les histoires de héros justicier ou en quête, avec des pouvoirs ou du moins une surabondance de muscles ou en tout cas des armes dignes de ce nom.

30/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Michel Vaillant
Michel Vaillant

J'aimerais avoir des arguments pour contredire les plus critiques de cette série. Mais je n'y arrive pas, je leur donne même raison : c'est vieux et démodé, les personnages sont rigides et à la mâchoire carrée, les intrigues inexistantes ou réduites à une compétition manichéenne entre les bons et les méchants. Les rivaux sont invraisemblables et grotesques, du Texas Club au Leader ! Michel est toujours trop correct, chevaleresque et bon sportif. Steve Warson fume, boit et est un séducteur invétéré ! Simplement, les passions ne s'expliquent pas, elles se subissent. Ici, elles se sont réunies : la BD et les courses automobiles. Les automobiles sont belles et fascinantes. Le design des Vaillante, et pas seulement celui des marques concurrentes, a beaucoup de valeur. Après avoir tout dessiné dans les premières histoires, Graton sut s'entourer de grands collaborateurs et certains devinrent des professionnels de renom dans le domaine du design automobile. Les personnages et les intrigues ne sont pas aussi monolithiques qu'une première lecture rapide pourrait le laisser croire. Il faut tout lire et suivre leur développement : Françoise n'est pas une fillette naïve, simpliste et obéissante ! Après les années 70, j'ai commencé à me détacher progressivement de la série et aussi des courses automobiles. Le sport automobile est devenu trop commercial, les intérêts économiques ont pris le dessus et les gentlemen-drivers ont cessé d’exister. D'autres intérêts et préoccupations me sont apparus, et c'est tant mieux ! Pour ceux qui s'intéressent au sujet, je recommande les intégrales du Lombard : belle édition accompagnée de témoignages et de dossiers sur chaque époque et chaque discipline de la compétition automobile. P. S. : j'adore aussi ma collection de voitures miniatures à l'échelle 1/43. Les Vaillante y sont présentes et en vedette dans les vitrines.

30/05/2026 (modifier)