Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les derniers avis (31755 avis)

Couverture de la série La Saga de Grimr
La Saga de Grimr

Une vraie force tellurique se dégage de cette bd. C'est étonnant à lire et vivre. Plus on avance et plus les pages sont belles et puissantes (j'ai senti un vrai basculement graphique vers la moitié de l'ouvrage). Le personnage du voleur-philosophe est très réussi, les autres personnages sont peut-être un peu plus fades, écrasés par le seul personnage puissant et présent : l'Islande ! On se demande où tout ça va aller et la fin rend justice à toute la promesse faite dans cette BD : nous lisons une saga !

30/04/2021 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie
Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie

Comme l'a dit le posteur précédent, Delcourt publie un roman graphique qui sera sans nul doute un des albums de l'année. Ce livre évoque le destin tragique de Michel Magne musicien prolifique des années 60-70, souvent novateur dans son travail et parfois génie incompris. Je dois bien dire que je connaissais mal Michel Magne ; de lui, je connaissais surtout ses compositions des musiques de films pour Jean Yanne, ou encore celle des tontons flingueurs. Cela n'est qu'une infime partie de son œuvre car il a fait d'innombrables choses dans des domaines assez variés (il suffit de voir à la fin du livre le nombre de ses œuvres et de ses collaborations). Les auteurs Yann Le Quellec au scénario et Romain Ronzeau au dessin s'intéressent surtout à l'histoire du château d'Hérouville qui servit de salle d'enregistrement à des groupes aussi mythiques que Canned Heat, Magma, T Rex ou encore à des chanteurs solo comme David Bowie ou Eddy Mitchell. Le château, acheté par Michel Magne en 1962, d'abord destiné à des événements festifs devient réellement un grand studio d'enregistrement en 1969 après l'incendie qu'il a connu. Les auteurs montrent toute la démesure de Michel Magne qui dépense sans compter achetant les meilleures bouteilles pour ses convives et qui se retrouve vite en difficulté financière ainsi que sa relation tumultueuse avec sa compagne Marie-Claude beaucoup plus jeune que lui. L'album est comme constitué de chapitres entrecoupés par des entractes biographiques évoquant la vie et la carrière de Magne avant 1969 où alternent des pages illustrées quasi en roman-photo et des illustrations de l'auteur. Cela a parfois tendance à alourdir la narration. Le trait de Ronzeau est assez intéressant et traduit bien le côté bouillonnant de la vie qui se déroule au Château (qui fut -Magne ne cessant de le rappeler-un endroit que fréquentèrent Chopin et Sand). Le château est donc un élément essentiel de l'histoire ; l'on y croise un certain nombre de groupes et de pop-stars de l'époque. Il faut quand même avoir une bonne connaissance de ces années et cela fera quand même plus d'effets à un nostalgique des années 70. Le concert des Grateful Dead au château est un morceau d'anthologie, avec -histoire vraie- des policiers chargés de la sécurité sous LSD. La relation de couple entre Michel Magne et Marie-Claude sert aussi de fil narratif. Les auteurs ont d'ailleurs eu les confidences de Marie-Claude, comme nous pouvons le voir à la fin de l'ouvrage. Elle montre le côté sombre de Michel Magne car comme souvent les histoires d'amour finissent mal. On apprend donc beaucoup sur cette époque et sur ce compositeur un peu oublié et cela vaut clairement l'achat pour des passionnés d'une période beaucoup plus insouciante que celle d'aujourd'hui.

30/04/2021 (modifier)
Par doumé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Chasse
La Chasse

Une traque qui se transforme en odyssée, une proie qui se transforme en guide, l'exploration de nouvelles contrées qui se transforme en voyage temporel, une lecture qui devient un vrai moment de plaisir. Quel dessin, graphiquement cet album est hors norme, j'ai découvert cet album un peu par hasard en visitant le site de l'éditeur et je n'ai pas regretté mon achat, son style est remarquable Un dessin en noir et blanc inspiré par plusieurs tendances, l'art pariétal ou par d'autres auteurs comme Frans Maaserel qui sont une source d'inspiration pour Vazquez. Le résultat est un style de dessin propre à l'auteur et le résultat est visuellement une réussite. Une qualité qui permet de savourer chaque case. Il n'y a aucun dialogue, quelques commentaires nous guident, c'est le dessin qui porte cette œuvre pour suivre l'odyssée de notre héros. Pour le scénario, je suis plus mitigé, la première partie est réussie jusqu'à ce voyage temporel qui méritait plus de développements pour l'ensemble des thèmes abordés. Ce voyage permet à l'auteur d'opposer deux visions, la première d'un homme qui vit en symbiose avec son environnement et la seconde d'un homme piloté par une société violente et inhumaine. L'auteur dénonce la violence, la déshumanisation de notre système, la pollution générée par la société de consommation. Une bd qui se déguste.

30/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Cinq de Cambridge
Les Cinq de Cambridge

Les Cinq de Cambridge nous relate une page d’histoire du XXème siècle, celle de cinq ressortissants britanniques qui vont, par conviction politique, devenir espions pour le compte de l’URSS. L’histoire est édifiante et très bien racontée par les auteurs, déjà à l’œuvre dans la série « Les Cosaques d'Hitler » à laquelle de nombreuses références sont faites dans ce triptyque. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu « Les Cosaques d'Hitler » pour se plonger dans ce récit même si le début du premier tome risque d’être très délicat pour les non-initiés (mais ce n’est qu’une affaire de quatre ou cinq pages, la série entrant ensuite dans le vif du sujet). L’histoire s’étale de 1931 à 1988 et nous permet de suivre les cinq espions dans leurs agissements. J’ai beaucoup aimé l’image qu’en donnent les auteurs, très éloignée de celle de James Bond russes. Il s’agit ici de jeunes gens engagés politiquement, avec des idéaux de justice et d’égalité. Il s’agit d’adultes pris dans un engrenage dans lequel ils se sont jetés d’eux-mêmes. Il s’agit de personnages complexes, avec des défauts mais aussi des qualités morales indéniables. Il s’agit d’humains avec tous les comportements contradictoires qui peuvent en résulter. Le dessin réaliste et épuré d’Olivier Neuray convient bien au genre. Je lui reprocherai juste le fait que certains de ses personnages ont tendance à se ressembler, ce qui ne facilite pas la compréhension immédiate du récit. Un problème encore accentué par l’abondance de personnages et de noms. Comme pour tout récit d’espionnage, il faut donc être attentif et concentré pour pleinement profiter de ce récit… mais Olivier Neuray aurait pu nous faciliter le boulot en typant plus franchement ses personnages. Quoiqu’il en soit, ce récit m’a apporté ce que j’en attendais. Et cette page de l’histoire récente demeure incroyable. Voilà de l’espionnage comme je l’aime, loin de la vision romantique qu’en donnent certains auteurs et néanmoins passionnant. Ma note oscille entre le 3/5 et le 4/5, note finalement choisie pour l'aspect historique du récit.

29/04/2021 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
Couverture de la série Les Arcanes de la Maison Fleury
Les Arcanes de la Maison Fleury

Lorsque le thriller rencontre la bande dessinée pour adulte, cela donne cela, un très bon album. La couverture donne le ton sur cette histoire. Leone Frollo, avec sa série Casino n'a désormais plus le monopole des aventures se déroulant dans un bordel. Gabriele Di Caro y a planté le décor de ce thriller, situé dans le Londres de la fin du 19ème siècle. Le dessin est particulièrement soigné pour une bd pour adulte, les dialogues nombreux ( voire trop), et les femmes aux poitrines opulentes ne manquent pas au fil des pages. Si les scènes de sexe sont très explicites, l'originalité de ce premier volume de cette série (qui en comptera 3) repose sur l'atmosphère glauque d'un Londres pas encore remis des soubresauts de Jack L'éventreur. On suit avec intérêt l'enquête du commissaire Barnes sur les meurtres atroces, et les relations d'affaires entre Madame Fleury et le mystérieux Jenkins, qui se révèle au centre d’événements qui dépassent l'ensemble des protagonistes. Un dessin réussi, une intrigue parfaitement dosée, bref un album qui mérite toute votre attention, mais à réserver à un public très averti, il va sans dire.

28/04/2021 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
Couverture de la série Les Voyages d'Anna
Les Voyages d'Anna

Daniel Maghen possède un certain talent (je passe sous silence ses expositions consacrées au 9ème Art), celui de nous offrir des ouvrages de grande qualité éditoriale.(Un des derniers en date consacré à Maurice Tillieux est remarquable). Avec ce livre, signé Emmanuel Lepage, nous faisons le tour du monde. Nous partons de Venise en 1873, pour y revenir en 1910. Entre ces deux dates, un formidable voyage : Soudan , Cameroun, Guinée espagnole, Égypte, Maroc, Mexique, Pérou, Ile de Pâques ; le tout mis en image par le talentueux Emmanuel Lepage. Premier volume d'une série qui peut se lire de manière indépendante, qui comprend Les Voyages d'Ulysse et "Les voyages de Jules". Entre la bande dessinée et le carnet de voyage (en outre la calligraphie choisie vient accentuer ce côté « carnet de voyage ») , ce tour du monde d’Anna et de Jules Toulet, n’est qu’un prétexte pour Lepage de croquer des portraits, des paysages et des situations d’une splendeur à couper le souffle. Je ne sais si cet ouvrage est réservé aux amateurs de bandes- dessinées ou alors aux amateurs de beaux livres, mais en tout cas il mérite d’être lu et relu.

28/04/2021 (modifier)
Par Franz
Note: 5/5
Couverture de la série Le Jardin d'Emile Bravo
Le Jardin d'Emile Bravo

Ma cacabane au fond du jardin. Avec un titre de bédé aussi banal qu’un roman d’Alexandre, « Le Jardin » avait peu de chance d’exister aux yeux d’un bédéphile lambda. Ce « recueil de récits oubliés » est pourtant une découverte aussi inattendue qu’extraordinaire. Si toutes les historiettes ne tiennent pas nécessairement le haut du pavé, aucune ne démérite et quelques récits sont sidérants de concision et d’émotion retenue. Leurs contenus se passent de mots et s’expriment totalement par l’image. Ainsi de « Paris juin 1945 » paru initialement dans Comix 2000, l’album aux deux mille pages muettes édité par L’Association, collectif d’auteurs indépendants. Un déporté juif revient des camps de la mort et retrouve son appartement parisien occupé par un nouveau propriétaire qui se justifie en lui montrant ses titres. L’homme en pyjama rayé ne récrimine pas mais glisse son doigt derrière le miroir du salon pour en extraire une photographie de sa famille décimée. La derrière image briserait le cœur de n’importe qui en possédant un. La parodie de Blake & Mortimer en Swartz et Totenheimer parue en 2002 dans la défunte revue Ferraille n’est pas seulement grinçante à outrance, elle situe parfaitement bien l’œuvre d’Emile Bravo dans la droite raie de la ligne claire à travers laquelle Edgar Pierre Jacobs s’est lui-même illustré. Seulement là où Jacobs faisait ronronner ses deux gugusses aussi héroïques qu’inaltérables, Sir Francis Blake et Philip Mortimer, Emile Bravo les métamorphose en sbires patentés de la Solution finale. Alors que cela ne gaze plus trop pour Herr doktor Totenheimer confronté au doute, l’inflexible mais débonnaire Franzeskus Swartz le remet sur les rails rectilignes de l’idéologie nazie. La prouesse narrative est ensuite obtenue haut la main par « Young America ». Le récit en huit planches d’un jeune joueur de base-ball promis à toutes les joies de sa future belle vie américaine est totalement chamboulé en plein milieu. Les cases se répètent à l’identique dès le début de la cinquième planche mais les dialogues sont diamétralement opposés. Le résultat obtenu est du meilleur effet. L’album est cohérent de bout en bout. Les running gags sont réussis avec les lapins sauteurs ou encore la 4e de couverture répondant à la page de titre. Continuateur corrosif du trait épuré initié par Hergé, Emile Bravo est un auteur discret mais percutant qui se place du côté des rieurs à panache.

28/04/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Les Voyages d'Anna
Les Voyages d'Anna

Je n'aurais pas grand chose à ajouter à l'avis de l'ami Sloane, qui est parfaitement bien dans mon esprit. Ici, nous sommes dans un livre qui n'a plus grand chose à voir avec une Bande-dessinée, c'est de l'illustration pure, mais de par sa liaison avec la BD "Le voyage d'Ulysse", on pourra considérer légitime de le mettre avec les BD. Bref, c'est compliqué de parler de narration séquentielle, et plutôt qu'une BD avec histoire, c'est une histoire illustrée par laquelle il faudra se laisser porter. Et c'est pour cela que j'ai beaucoup aimé cet ouvrage : c'est une longue lettre revenant sur la vie de Anna, dans laquelle on se laisse entrainer. C'est des voyages, des lieux, des gens. C'est des beaux paysages, une histoire de vie et d'amour assez jolie. Rien de bien extraordinaire, rien de neuf sous le soleil, mais une belle histoire qui donne envie de voyager. C'est un ouvrage dispensable, mais simplement beau pour peu qu'on ait envie de se laisser porter. Les croquis, les peintures et les écrits se mélangent bien, l'ensemble se laisse contempler et relire. Et j'aime bien me laisser aller aux voyages dans ce genre !

28/04/2021 (modifier)
Couverture de la série La Montgolfière
La Montgolfière

Je n'aime pas les histoires absurdes de façon inconditionnelle, loin s'en faut. Qui a tué l'idiot ? par exemple, ne m'a absolument pas plu. La lecture des avis précédents m'avait donc préparé à un album auquel - c'était sûr ! - je n'allais pas accrocher. Intrigué tout de même par la référence au roman Le troisième policier de Flann O'Brien, j'ai été un peu voir de quoi il retournait. Et je dois avouer que la célèbre théorie atomique de la bicyclette qui postule le mélange inéluctable, au cours du temps, des atomes du cycliste avec ceux de sa bicyclette a éveillé mon intérêt, l'idée étant à la fois simple, originale et délicieusement absurde. Armé de ces quelques informations, je me lançai dans cette lecture à laquelle, rappelons-le, je n'allais pas accrocher. Première impression : ce dessin me plaît beaucoup, rond et mignon. Les personnages ont des expressions agréablement outrées, et c'est d'une manière générale toute la mise en scène qui l'est, gentiment outrée. Deuxième impression : l'irruption du fantastique - le mystère de la disparition de Simplet - arrive brusquement, comme un choc. Et les tentatives pléthoriques des villageois pour expliquer ce mystère sont un plaisir à lire. Les théories sont toutes plus farfelues les unes que les autres, et je les ai trouvées très plaisantes. Troisième impression : j'ai repensé au Horla de Maupassant. Le fantastique s'introduit dans l'histoire, et deux logiques s'opposent, l'une rationnelle, l'autre irrationnelle. On peut alors prendre son parti et considérer soit que le narrateur est devenu fou, soit que le surnaturel existe. Ici la chose est joliment différente. La disparition restera présentée comme objective, et les tentatives de rationalisation se heurteront à ce mur. Et c'est là que le fantastique se fond dans l'absurde. Il n'y a donc en effet pas de réponse à cette énigme dans cet album. Mais le dessin, la mise en scène, les dialogues, le côté absurde qui m'a poussé à aller chercher plus d'informations, tout cela a fait que finalement cette lecture a été vraiment plaisante et m'a donné envie de découvrir Le troisième policier. Note réelle : 3,5 / 5.

28/04/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Homme gribouillé
L'Homme gribouillé

En flânant dans les rayons de ma bibliothèque communale, mon regard s'est rapidement posé sur cette bande dessinée. Tout de suite, j'ai été intrigué et je n'ai pas attendu pour la dévorer. En effet, j'ai trouvé cette couverture à la fois fascinante et terrifiante. J'ai tourné les premières pages et je n'ai ensuite su refermer l'album qu'après en avoir lu l'intégralité. Tout d'abord, le dessin est incroyablement beau. Le tout en noir et blanc, avec une atmosphère angoissante tout au long. Pour autant, l'histoire n'est pas que suspens et angoisse. Nous avons droit à une belle relation entre une mère atteinte de troubles d'aphasie et une fille bavarde et pleine d'imaginations. Tout au long de l'histoire, nous allons prendre du plaisir à découvrir cette belle relation dans un contexte rempli de mystères, de meurtres, d'enquêtes et de surnaturels. L'histoire ne souffre d'aucun temps mort, le rythme est parfaitement maîtrisé et la fin est excellente. Ma seule petite déception est que certains personnages ne sont que trop peu développés. On aimerait tellement en voir plus... 4.5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

27/04/2021 (modifier)