Cyborgs

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Dans un monde où seuls les riches accèdent aux prothèses avancées, Russel, génie de la mécanobiotechnologie, défie le système. Il transforme les démunis en... Cyborgs !


Auteurs espagnols Cyberpunk

Yuko est née handicapée, elle porte des prothèses en plastique, pâles substituts des laissés-pour-compte. Elle vit avec Akira, maître en arts martiaux et entraîneur des Trakeurs, les mercenaires du dictateur Tudor. Quand une loi sur l'euthanasie des êtres "imparfaits" est publiée, la cité s'embrase les obligeant à fuir. Pourchassés par les Trakeurs, leur cavale chaotique les mènera jusqu'à Russel.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Avril 2025
Statut histoire Série en cours 4 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Cyborgs © Soleil 2025
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)
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23/05/2025 | PAco
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Par PAco
Note: 4/5
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Tiens, une nouvelle série de Jean-Luc Istin... Ça faisait longtemps... Et encore une série concept de SF ? Mmmouais... Et ? Ba le sieur sait y faire et nous propose une nouvelle fois une série qui démarre sur les chapeaux de roue ! Installez-vous confortablement, sortez le pop-corn... C'est parti !!! Cette nouvelle série nous propose de suivre une équipe de personnages cyborg que nous allons découvrir au fil des tomes. Ce premier opus nous met sur le pas de la jeune Yuko, née avec un sévère handicap : elle n'a pas de bras (nann j'vous fait pas la blague sur le chocolat :P ). C'est avec celui qui l'a élevé, Akira, un maître en art martiaux qui forme la garde rapprochée du dictateur Tudor, que Yuko va grandir et apprendre à se battre. La novelle loi imposant l'euthanasie des personnes "imparfaites" va chambouler leur petit train-train et faire d'eux des fuyards avec une forte prime sur leur tête : tous les gangs de la mégalopole sont maintenant à leurs trousses... Franchement, je partais assez circonspect en attaquant ma lecture, redoutant une énième série du genre. Mais les auteurs sont bons... très bons ! Et on se retrouve vite happé par cette histoire, très rythmée, poussée par une narration survitaminée dans laquelle nos personnage charismatiques vont évoluer. Le dessin de Kael Ngu fait plus que le job, même si on est sur un trait relativement classique. En tout cas, voilà une nouvelle série B qui démarre plus que bien et nous promet de bons moments de lecture et de l'action à tout va ! Vivement la suite ! *** Tome 2 *** Lancé sur les chapeaux de roue, "Cyborgs" poursuit sur sa lancée et complète cette équipe de cyborgs féminins rebelles avec l'histoire de Sam. Gravement blessée suite à l'attentat qui a tué sa mère, Sam va devoir subir de lourdes opérations pour pouvoir remplacer jambes et bras. Et ce n'est que le début d'une looonngue période de rémission et d’acclimatation à ses nouveaux membres cybernétiques pour pouvoir parvenir à son objectif : la vengeance ! Car sa mère n'était pas n'importe qui ; elle était l'adversaire principale aux élections de Tudor, celui qui règne maintenant en dictateur... L'intrigue se poursuit donc en faisant toujours autant d'étincelles, tout en posant de nouveaux jalons et personnages intéressants. Entre les scènes d'action, les nouvelles révélations et des dialogues cinglants, on profite tranquillou du spectacle percutant qui nous est proposé, bien accrochés à notre pot de popcorn. Le dessin de Kael Ngu reste toujours aussi efficace et nous immerge parfaitement dans cet univers futuriste en gérant parfaitement les scènes d'action. Vivement la suite ! *** Tome 3 *** Encore un tome qui décoiffe ! Avec ce troisième opus, on revient légèrement en arrière dans la chronologie pour remonter juste avant l'élection de Tudor. On va apercevoir de loin les événements des tome 1 et 2, mais cette fois au travers du regard de Ramda, une flic un peu borderline, qui enquête sur un tueur en série qui a décidé de faire de ses proies des oeuvres d'art macabres... Ce pas de côté est plutôt bien vu, surtout qu'on se laisse embarquer par cette enquête tête la première. Et c'est quand tous les morceaux de ce puzzle s'assemblent qu'on en prend plein la gueule. C'est magnifiquement mené et le dessin d'Oleg Okunev (que je découvre) est très plaisant et nous immerge à souhait dans cet univers futuriste. Je reste sur ma note de 4 avec ce très bon 3e album. *** Tome 4 *** Un peu déçu par ce 4e tome... Ok l'intrigue avance, mais comparé au tome précédent qui m'avait beaucoup plu, celui-ci dénote et me semble le moins puissant de la série. L'album commence et s'étire sur un loooong flashback retraçant l'histoire de Syl, la fille de Russel. C'est à cause d'un attentat que Syl va perdre ses jambes et la vue et que Russel va passer des années à développer des membres cybernétiques pour "réparer" sa fille, puis ensuite les autres protagonistes que nous avons découvert avec les trois premiers tomes de la série. Pour le coup, j'ai trouvé cet album moins palpitant, même s'il explique certaines choses et raccroche les wagons. D'autre part, le dessin d'Alina Yerofieieva n'a pas la même saveur que les albums précédents, je l'ai trouvé moins aboutit, surtout sur les visages. C'est un peu l'inconvénient quand on change d'illustrateur entre chaque tome d'une même série... Espérons donc que le cinquième et dernier tome annoncé soit à la hauteur de la mayonnaise qu'on nous monte et que le tout ne fasse pas un gros pschiiiit au final (Appréciation globale 3.5/5)

23/05/2025 (MAJ le 19/03/2026) (modifier)
Par Talum
Note: 3/5
L'avatar du posteur Talum

La série « Cyborgs » est celle qui m’a le moins convaincu parmi toutes les séries de science-fiction et de fantasy que j’ai lues de Jean-Luc Istin. J’ai découvert Cyborgs après avoir déjà lu Androïdes, Elfes / Mages / Orcs / Nains, I.S.S. Snipers et Conquests. Comparée à ces séries, Cyborgs m’a semblé la plus faible du point de vue de la construction des intrigues et de la cohérence narrative. On y trouve beaucoup trop de clichés, des rebondissements peu réfléchis, et des « deus ex machina » qui apparaissent soudainement — tantôt pour sauver les héros, tantôt pour leur compliquer la vie. À force, cela devient très visible. Par moments, cela commence à ressembler à un comics américain conçu principalement pour la vente et la commercialisation. On y retrouve moins ce qui fait souvent la force de la BD : une idée forte, un véritable propos d’auteur — quelque chose que l’on percevait, à des degrés divers, dans les autres séries mentionnées. L’histoire reste malgré tout intéressante, mais elle contient trop d’éléments invraisemblables qui ne sont jamais expliqués et qui finissent par affaiblir l’ensemble. Un exemple frappant : une jeune fille parvient à soulever une voiture au-dessus de sa tête grâce à un bras cybernétique qui commence à l’épaule. On nous dit : « oui, mais son bras est cybernétique ». Je peux accepter cela. Mais lever deux tonnes au-dessus de la tête ne dépend pas seulement des bras : la charge est supportée par le dos, le tronc et les jambes — qui, dans ce cas, restent celles d’une adolescente de quinze ans, parfaitement ordinaires. Ce type de situation apparaît plusieurs fois dans la série. Et ce genre d’incohérence finit par briser la « suspension d’incrédulité ». C’est un peu comme voir quelqu’un crier dans l’espace — où il n’y a pas de son — ou rouler sur des roues carrées : cela sort immédiatement le lecteur de l’histoire. Peut-être que cette série s’adresse avant tout à un public plus adolescent, pour qui ce type de détails a moins d’importance. Mais pour moi, en tant qu’amateur des œuvres de Jean-Luc Istin et des séries de science-fiction publiées par Soleil en général, « Cyborgs » m’a laissé une impression nettement moins forte que les autres.

14/03/2026 (modifier)
Par greg
Note: 2/5

Les séries de Jean-Luc Istin ont un énorme défaut : c'est plus ou moins toujours la même chose ! Les ingrédients: 1) Un personnage féminin principal ou central avec un passé douloureux et une ou plusieurs faiblesses ? Check 2) Un environnement qui la rejette ? Check 3) Des morts brutales ? Check 4) Et parfois en prime un système dictatorial et/ou une société corrompue/touchée par le crime ? Check Vous variez simplement le cadre, et vous avez une nouvelle série ! Cyborgs reprend tout cela, mais en ajoutant des références pas glorieuses (je vais y venir). Ma critique se réfère au premier album, qui nous met en scène une jeune fille japonaise née sans bras, rejetée par ses parents, dans un monde futuriste pratiquant une euthanasie légale sur les "déviants", avec bien sûr une "police" qui tue les opposants et des gangs qui font la loi. Son semblant de monde s'écroule, et elle va devoir se battre pour survivre. Un postulat archi-classique, avec en plus un élément complètement plagié de John Wick (la tête d'un des personnages est mis à prix, la prime ainsi que les déplacements de la cible sont annoncées à la radio par une jeune femme noire pulpeuse, et tous les gangs vont se mettre en tête de liquider le perso....). Ajoutons un perso calqué sur Kurt Russel prénommé... Russel. Ce qui sauve cette série, c'est le dessin très léché, les décors sompteux, et des personnages bien creusés. Mais je fatigue un peu cela dit.

02/11/2025 (modifier)