Il s'agit d'un Conan généreux et sans détour.
Oscar Martin et Leonel Castellani signent une écriture originale, efficace et très généreuse de Conan.
Ici, on est clairement en terrain connu… mais c’est aussi tout le plaisir. Taverne, baston générale, créatures, femmes fatales : tous les codes sont là, assumés à fond. Ça découpe, ça cogne, et ça ne cherche jamais à faire semblant. Pourtant, derrière cette façade très “bourrine”, le récit tient bien la route et réserve même quelques surprises bienvenues, jusqu’à une fin qu’on n’attend pas forcément.
Le vrai point fort reste le travail graphique de Castellani. Certaines planches, notamment en grand format, en mettent plein les yeux. Son trait donne du souffle à l’ensemble et accentue ce côté épique et viscéral. On est sur une lecture qui va à 100 à l’heure, sans temps mort.
Alors oui, ça ne révolutionne rien. Mais ce n’est pas le but. C’est du Conan pur jus, efficace, généreux, presque “pop-corn”, qui fait exactement ce qu’on attend de lui — et le fait bien.
Note : 3,5/5 – Un très bon moment de lecture, fun et maîtrisé, qui donne envie de revoir ce type de projet.
Une claque aussi ambitieuse que déroutante
Avec East of West, Hickman et Dragotta livrent une œuvre dense, exigeante, mais profondément marquante. Mélange improbable de western, de science-fiction et d’uchronie, le récit nous plonge dans une Amérique fracturée où les Cavaliers de l’Apocalypse ne sont jamais bien loin… et où la Mort elle-même décide de tracer sa propre route.
Dès les premières pages, on sent que Hickman ne prend pas son lecteur par la main. L’univers est riche, politique, parfois même opaque, mais c’est aussi ce qui fait toute sa force : on s’y perd pour mieux s’y retrouver. Derrière cette complexité se cache une histoire étonnamment intime, presque tragique, centrée sur la vengeance, l’amour et la fatalité.
Graphiquement, Dragotta fait un travail impressionnant. Son style anguleux, précis et ultra lisible donne une identité forte à la série. Certaines planches sont tout simplement iconiques, notamment grâce à une direction artistique et des designs mémorables.
Mais East of West n’est pas sans défauts. Son exigence narrative pourra en rebuter plus d’un, et le rythme, parfois inégal, demande un vrai investissement. C’est clairement une œuvre qui ne se livre pas facilement… mais qui récompense largement ceux qui s’y accrochent.
En résumé : un comics audacieux, dense et unique, qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui mérite clairement d’être découvert si vous aimez les récits ambitieux et les univers forts.
Lorsque ma vengeance s’abattra sur vous propose un récit tendu et maîtrisé, avec une vraie ambiance qui s’installe dès le départ. Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, le récit prend aussi le temps de respirer par moments, avec des pauses bienvenues qui renforcent encore la tension globale.
Le dessin de Rebalka est très particulier, presque dérangeant par instants, avec des corps et des visages qui semblent parfois déformés. Mais c’est justement ce qui fait sa force : ce style colle parfaitement au propos et au titre, et donne une identité visuelle forte à l’ensemble.
On se laisse vite embarquer… et c’est peut-être là le seul vrai regret. On aurait aimé en profiter plus longtemps. La fin, ouverte, fonctionne, mais elle arrive un peu trop vite et laisse un léger sentiment de frustration.
Au final, un bon titre, singulier et marquant, qui aurait mérité quelques pages de plus pour pleinement déployer son potentiel.
Je ne m’attendais pas à un truc aussi radical. L’Exécuteur te prend à la gorge dès le début et ne relâche jamais la pression.
On est sur un récit sombre, sec, sans concession. L’ambiance est étouffante, presque nihiliste par moments, avec une tension permanente qui rend la lecture hyper immersive.
Le personnage principal est un pur anti-héros, sans aucun vernis : un vrai connard, froid, méthodique, souvent implacable. Et pourtant… on s’y attache très vite, presque malgré soi, ce qui rend l’ensemble encore plus dérangeant.
Côté dessin, ça a forcément un peu vieilli (fin 90), mais ça reste très clair et efficace. Les personnages sont bien caractérisés, on les reconnaît immédiatement, et surtout l’action est toujours lisible. Ça va à l’essentiel, sans fioritures, avec un vrai sens du rythme.
La narration est du même niveau : pas de gras, pas de détour inutile. Chaque page compte, jusqu’à une fin qui marque.
Clairement, pour moi, c’est le genre de comics qui peut devenir culte. Une œuvre dure, assumée, et marquante.
Un petit avis rapide pour dire que je fais partie des super satisfaits avec cet album.
C’est fluide, coloré, détaillé, inspiré … l’auteur crée un petit monde fort attachant, dépaysant, cruel, grave et à la fois « mignon » dans lequel j’aime me perdre. J’ai aimé toutes les propositions et parti pris que proposent l’œuvre, on sent des références bien digérées. En fait, c’est comme si j’avais vu un truc à la Akira mais à la sauce Ghibli (ou l’inverse ?).
Bref franchement très chouette comme résultat, une belle friandise du label 619. A découvrir et à faire connaître.
J'adore cette série depuis mon enfance, en particulier le premier épisode. Les enfants sont captivants, chacun avec sa personnalité, et les dessins sont parmi les meilleurs réalisés pour les éditions Dupuis. C'est vraiment dommage qu'elle n'ait pas reçu la reconnaissance qu'elle méritait et que Roba se soit presque entièrement investi dans Boule et Bill. Heureusement, il a encore eu quelques très bonnes collaborations avec le Spirou de Franquin.
Je pense un jour raconter ces aventures à mes petits-enfants : la Ribambelle est belle!
C'est mon œuvre préférée de Manara. Je l'ai lue pour la première fois dans le magazine Corto (la meilleure publication que j'aie jamais connue et dont je suis fier de posséder tous les numéros). Ensuite, j'ai acheté l'album: les dessins sont excellents et sans trop d'excès érotiques typiques de l'auteur. La contribution de H. Pratt dans le scénario a certainement dû aider.
Ce fut une collaboration très heureuse entre deux monstres de la BD. Juste un regret: j'aime beaucoup les Indiens et je regrette que tant d'entre eux soient morts au cours de l'action.
J'ai découvert et aimé Red Sonja depuis mon adolescence. Elle m'a touché à plusieurs niveaux... Frank Thorne était l'auteur des dessins et à ce moment-là, je n'avais pas besoin de savoir plus! J'ai cherché pendant de nombreuses années à acquérir toutes les histoires complètes (une quête presque incessante) et c'est maintenant chose faite avec cette édition: en plus, avec les images en noir et blanc qui mettent en valeur la qualité du dessin, je pense.
Conan est invité en quelques épisodes... Il y a de la violence, certes, mais aussi beaucoup de sensualité et parfois de la tendresse et de la solidarité envers les plus démunis. Bref, ce fut une rencontre et une redécouverte très heureuse.
Ayant lu le roman original il y a déjà quelques années, j'ai beaucoup apprécié cette adaptation. Le texte et les dialogues sont respectés, mais surtout, nous suivons le fil intérieur de la conscience du protagoniste. Bien plus qu'un thriller policier, il s'agit d'un drame psychologique et la critique littéraire a su le reconnaître.
Les dessins et la colorisation, sans être «jolis», montrent un certain talent de la part de l'auteur, ainsi que sa grande culture picturale, qui sert ici d'inspiration assumée et reconnue.
Voilà une BD assez « bluffante ». Si je déteste ce mot, il trouve ici une application adéquate.
Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, attelons-nous aux aspects formels. Le dessin est plutôt plaisant et enlevé, même si je ne suis pas estomaqué par ces visages aux traits romantiques et un brin stéréotypés. Ce qui me plait moins, c'est la colorisation qui demeure assez terne, avec du coup une tendance à écraser les reliefs. Ceci fait qu’on ne ressent ni les effets de luminosité (différents moments du jour ou de la nuit, ombrages…), ni les contrastes. Dommage.
Le gros point fort, ce sont les dialogues de très bonne tenue, ainsi que son scénario maitrisé et parfaitement ramassé autour de son sujet.
Bien que ne partageant pas du tout le point de vue développé ici, à savoir que les robots pourront un jour être dotés d’une conscience, il faut admettre que le sujet est rudement bien amené et circonscrit. En fait, il s’agit plus généralement d’une réflexion sur la conscience, et ce qui m'a "bluffé", c'est précisément d'avoir à faire à un cyborg doté d'une conscience lors même que je n'y crois pas une seconde !
Quoiqu'il en soit, sur le thème, on est dans le haut du panier.
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La Bête du nord
Il s'agit d'un Conan généreux et sans détour. Oscar Martin et Leonel Castellani signent une écriture originale, efficace et très généreuse de Conan. Ici, on est clairement en terrain connu… mais c’est aussi tout le plaisir. Taverne, baston générale, créatures, femmes fatales : tous les codes sont là, assumés à fond. Ça découpe, ça cogne, et ça ne cherche jamais à faire semblant. Pourtant, derrière cette façade très “bourrine”, le récit tient bien la route et réserve même quelques surprises bienvenues, jusqu’à une fin qu’on n’attend pas forcément. Le vrai point fort reste le travail graphique de Castellani. Certaines planches, notamment en grand format, en mettent plein les yeux. Son trait donne du souffle à l’ensemble et accentue ce côté épique et viscéral. On est sur une lecture qui va à 100 à l’heure, sans temps mort. Alors oui, ça ne révolutionne rien. Mais ce n’est pas le but. C’est du Conan pur jus, efficace, généreux, presque “pop-corn”, qui fait exactement ce qu’on attend de lui — et le fait bien. Note : 3,5/5 – Un très bon moment de lecture, fun et maîtrisé, qui donne envie de revoir ce type de projet.
East of West
Une claque aussi ambitieuse que déroutante Avec East of West, Hickman et Dragotta livrent une œuvre dense, exigeante, mais profondément marquante. Mélange improbable de western, de science-fiction et d’uchronie, le récit nous plonge dans une Amérique fracturée où les Cavaliers de l’Apocalypse ne sont jamais bien loin… et où la Mort elle-même décide de tracer sa propre route. Dès les premières pages, on sent que Hickman ne prend pas son lecteur par la main. L’univers est riche, politique, parfois même opaque, mais c’est aussi ce qui fait toute sa force : on s’y perd pour mieux s’y retrouver. Derrière cette complexité se cache une histoire étonnamment intime, presque tragique, centrée sur la vengeance, l’amour et la fatalité. Graphiquement, Dragotta fait un travail impressionnant. Son style anguleux, précis et ultra lisible donne une identité forte à la série. Certaines planches sont tout simplement iconiques, notamment grâce à une direction artistique et des designs mémorables. Mais East of West n’est pas sans défauts. Son exigence narrative pourra en rebuter plus d’un, et le rythme, parfois inégal, demande un vrai investissement. C’est clairement une œuvre qui ne se livre pas facilement… mais qui récompense largement ceux qui s’y accrochent. En résumé : un comics audacieux, dense et unique, qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui mérite clairement d’être découvert si vous aimez les récits ambitieux et les univers forts.
Et lorsque ma vengeance s'abattra sur vous
Lorsque ma vengeance s’abattra sur vous propose un récit tendu et maîtrisé, avec une vraie ambiance qui s’installe dès le départ. Contrairement à ce qu’on pourrait attendre, le récit prend aussi le temps de respirer par moments, avec des pauses bienvenues qui renforcent encore la tension globale. Le dessin de Rebalka est très particulier, presque dérangeant par instants, avec des corps et des visages qui semblent parfois déformés. Mais c’est justement ce qui fait sa force : ce style colle parfaitement au propos et au titre, et donne une identité visuelle forte à l’ensemble. On se laisse vite embarquer… et c’est peut-être là le seul vrai regret. On aurait aimé en profiter plus longtemps. La fin, ouverte, fonctionne, mais elle arrive un peu trop vite et laisse un léger sentiment de frustration. Au final, un bon titre, singulier et marquant, qui aurait mérité quelques pages de plus pour pleinement déployer son potentiel.
L'Executeur
Je ne m’attendais pas à un truc aussi radical. L’Exécuteur te prend à la gorge dès le début et ne relâche jamais la pression. On est sur un récit sombre, sec, sans concession. L’ambiance est étouffante, presque nihiliste par moments, avec une tension permanente qui rend la lecture hyper immersive. Le personnage principal est un pur anti-héros, sans aucun vernis : un vrai connard, froid, méthodique, souvent implacable. Et pourtant… on s’y attache très vite, presque malgré soi, ce qui rend l’ensemble encore plus dérangeant. Côté dessin, ça a forcément un peu vieilli (fin 90), mais ça reste très clair et efficace. Les personnages sont bien caractérisés, on les reconnaît immédiatement, et surtout l’action est toujours lisible. Ça va à l’essentiel, sans fioritures, avec un vrai sens du rythme. La narration est du même niveau : pas de gras, pas de détour inutile. Chaque page compte, jusqu’à une fin qui marque. Clairement, pour moi, c’est le genre de comics qui peut devenir culte. Une œuvre dure, assumée, et marquante.
P.T.S.D.
Un petit avis rapide pour dire que je fais partie des super satisfaits avec cet album. C’est fluide, coloré, détaillé, inspiré … l’auteur crée un petit monde fort attachant, dépaysant, cruel, grave et à la fois « mignon » dans lequel j’aime me perdre. J’ai aimé toutes les propositions et parti pris que proposent l’œuvre, on sent des références bien digérées. En fait, c’est comme si j’avais vu un truc à la Akira mais à la sauce Ghibli (ou l’inverse ?). Bref franchement très chouette comme résultat, une belle friandise du label 619. A découvrir et à faire connaître.
La Ribambelle
J'adore cette série depuis mon enfance, en particulier le premier épisode. Les enfants sont captivants, chacun avec sa personnalité, et les dessins sont parmi les meilleurs réalisés pour les éditions Dupuis. C'est vraiment dommage qu'elle n'ait pas reçu la reconnaissance qu'elle méritait et que Roba se soit presque entièrement investi dans Boule et Bill. Heureusement, il a encore eu quelques très bonnes collaborations avec le Spirou de Franquin. Je pense un jour raconter ces aventures à mes petits-enfants : la Ribambelle est belle!
Un été indien
C'est mon œuvre préférée de Manara. Je l'ai lue pour la première fois dans le magazine Corto (la meilleure publication que j'aie jamais connue et dont je suis fier de posséder tous les numéros). Ensuite, j'ai acheté l'album: les dessins sont excellents et sans trop d'excès érotiques typiques de l'auteur. La contribution de H. Pratt dans le scénario a certainement dû aider. Ce fut une collaboration très heureuse entre deux monstres de la BD. Juste un regret: j'aime beaucoup les Indiens et je regrette que tant d'entre eux soient morts au cours de l'action.
Red Sonja (L'intégrale Frank Thorne)
J'ai découvert et aimé Red Sonja depuis mon adolescence. Elle m'a touché à plusieurs niveaux... Frank Thorne était l'auteur des dessins et à ce moment-là, je n'avais pas besoin de savoir plus! J'ai cherché pendant de nombreuses années à acquérir toutes les histoires complètes (une quête presque incessante) et c'est maintenant chose faite avec cette édition: en plus, avec les images en noir et blanc qui mettent en valeur la qualité du dessin, je pense. Conan est invité en quelques épisodes... Il y a de la violence, certes, mais aussi beaucoup de sensualité et parfois de la tendresse et de la solidarité envers les plus démunis. Bref, ce fut une rencontre et une redécouverte très heureuse.
Crime & châtiment
Ayant lu le roman original il y a déjà quelques années, j'ai beaucoup apprécié cette adaptation. Le texte et les dialogues sont respectés, mais surtout, nous suivons le fil intérieur de la conscience du protagoniste. Bien plus qu'un thriller policier, il s'agit d'un drame psychologique et la critique littéraire a su le reconnaître. Les dessins et la colorisation, sans être «jolis», montrent un certain talent de la part de l'auteur, ainsi que sa grande culture picturale, qui sert ici d'inspiration assumée et reconnue.
Karl
Voilà une BD assez « bluffante ». Si je déteste ce mot, il trouve ici une application adéquate. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, attelons-nous aux aspects formels. Le dessin est plutôt plaisant et enlevé, même si je ne suis pas estomaqué par ces visages aux traits romantiques et un brin stéréotypés. Ce qui me plait moins, c'est la colorisation qui demeure assez terne, avec du coup une tendance à écraser les reliefs. Ceci fait qu’on ne ressent ni les effets de luminosité (différents moments du jour ou de la nuit, ombrages…), ni les contrastes. Dommage. Le gros point fort, ce sont les dialogues de très bonne tenue, ainsi que son scénario maitrisé et parfaitement ramassé autour de son sujet. Bien que ne partageant pas du tout le point de vue développé ici, à savoir que les robots pourront un jour être dotés d’une conscience, il faut admettre que le sujet est rudement bien amené et circonscrit. En fait, il s’agit plus généralement d’une réflexion sur la conscience, et ce qui m'a "bluffé", c'est précisément d'avoir à faire à un cyborg doté d'une conscience lors même que je n'y crois pas une seconde ! Quoiqu'il en soit, sur le thème, on est dans le haut du panier.