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Salade César

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

César est un con.


Absurde Au temps de Rome et de l'Empire Romain Bichromie Nouveautés BD, comics et manga

Auto-proclamé dictateur, César s'avère être un crétin fini. Il est ingérable. La seule solution est de l'éliminer physiquement. Mission que se donne Brutus, entouré d'une bande de comploteurs... ou plutôt de bras cassés.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Septembre 2020
Statut histoire One shot (série de gags de 6 cases formant une histoire) 1 tome paru
Couverture de la série Salade César
Les notes (1)
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20/11/2020 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

Goscinny a réussi à faire croire à beaucoup de monde que César avait été empereur, et bien Karibou cherche lui à nous montrer qu’il était complètement con ! C’est en effet ce personnage ici présenté comme falot, neu-neu et naïf qui est au centre de cet album. Personnage tellement débile et insupportable (d’autant plus que César ne cesse de balancer à ses proches idées géniales, innovations ou autres éclairs d’un génie très particulier) que Brutus décide de l’assassiner. Karibou maintient donc quelques repères historiques, nous suivons César dans les dernières années de sa vie, avec quelques passages obligés (même si ici s’éloignant de la vérité historique), avec Cléopâtre, Pompée, et l’assassinat donc – une bonne partie des gags tournant autour de son organisation par Brutus, qui peine à canaliser la futilité ou la bêtise de ses complices. César faisait déjà une apparition dans le premier album de Karibou (il n’était pas plus malin !), qui était plus un empilement de gags décalés (album jouissif que je vous recommande d’ailleurs). Ici, Karibou ne s’occupe que des textes – mais c’est l’aspect décalé de ces textes qui domine, laissant le dessin en arrière-plan. En effet, Josselin Duparcmeur use d’un trait réaliste mais complètement figé, réutilisant les mêmes poses plusieurs fois, avec des décors réduits au strict minimum, et une bichromie assez froide (où un bleu pâle domine). Les amateurs auront remarqué quelques similitudes avec certains albums récents de Fabcaro. Similitude qui s’étend au ton des textes, qui usent d’anachronismes, mais surtout d’un humour débile, où l’absurde domine franchement. J’ai bien aimé cet album, même si je l’ai trouvé un cran en dessous de Dialogues. En effet, ici, la volonté de lier cette longue série de gags en 6 cases par planche, pour en faire une histoire, est louable, mais entraine quelques baisses de régime (plutôt sur la fin – le meurtre lui-même s’étire trop), c’est plus inégal. Mais quelques gags ou situations sont vraiment très drôles, en particulier lorsque César s’avère être en total décalage avec la situation dans laquelle il cherche à se donner le rôle principal (par exemple lors d’une orgie improbable, avec en arrière-plan des positions loufoques), ou lorsque Brutus cherche à donner des consignes à ses complices, aussi débiles que César). Si j’ai préféré Dialogues, je ne boude pas mon plaisir, et vous recommande quand même la lecture de cette vision loufoque de l’Histoire. Les amateurs d’humour absurde y trouveront leur compte. Note réelle 3,5/5.

20/11/2020 (modifier)