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Les dernier avis (5905 avis)

Par Franz
Note: 5/5
Couverture de la série Le Photographe
Le Photographe

Le photographe. T. 1. Didier Lefèvre, reporter-photographe, est missionné en 1986 par Médecins sans frontières pour accompagner une équipe médicale itinérante, partant du Pakistan pour l’Afghanistan, alors en pleine guerre avec la Russie. Des années plus tard, il s’associe au dessinateur Emmanuel Guibert et à Frédéric Lemercier pour la mise en page et la couleur afin de raconter son voyage afghan. Les préparatifs de la caravane, la longue marche harassante dans les montagnes, les rencontres, les frictions, les opérations médicales de fortune, le quotidien des personnes est rendu avec une vérité étonnante. Les photographies en noir et blanc sont insérées au départ sous forme de bande contact et les dessins en couleur pallient aux manques. Le texte fait le lien entre toutes les images. La bande dessinée peut avoir un aspect austère de prime abord et être peu engageante au feuilletage mais dès qu’on commence la lecture, on est immédiatement capturé et conquis. On se rend compte très vite que les deux médias se marient admirablement. Pourtant, la vraie richesse du Photographe reste son texte. Le lecteur palpe le vécu de chacun. Quand l’électricité tombe en panne dans le quartier d’University Town, à Peshawar et que la climatisation s’arrête, le lecteur sent la chaleur le poisser. Emmanuel Guibert sait rendre son reportage non seulement vivant mais il parvient, en toute modestie, à montrer son talent de photographe. Après son immersion dans le paysage, il prévient le lecteur, à la fin de l’album : « Je sens qu’une bonne photo est à ma portée. […] Je retiens mon souffle chaque fois que j’appuie. Si j’ai bien fait mon boulot, elle devrait être là… ». Le lecteur ne voit pas grand-chose sur la bande contact. Il se dit : « Bof ! ». Il tourne la page et la photographie apparaît, se révèle, s’impose dans sa beauté formelle et son caractère insolite. Bravo l’artiste ! On n’a plus qu’une seule envie, celle de poursuivre l’aventure. Le photographe. T. 2 . Le second tome du Photographe est dans la continuité du premier volume. Le convoi afghan et les volontaires de Médecins sans frontières sont stoppés dans le passage d’un col car un hélicoptère russe surgit dans le ciel. A voir le beau dessin d’Emmanuel Guibert débutant l’histoire, le lecteur pourrait penser lire une aventure de Tintin mais la ligne épurée et les aplats nets de couleur ne racontent pas une aventure où le héros est bon et s’en sort avec les honneurs. La page suivante, les photographies en noir & blanc intercalées rappellent la réalité brutale. Le hiératisme des sentinelles afghanes scrutant le ciel témoigne d’une beauté immémoriale où le port, l’attitude, l’habillement des hommes les posent admirablement dans leurs montagnes altières et dépouillées. Les médecins arrivent enfin à destination et s’installent dans la vallée de Yaftal, à Zaragandara, dans un hôpital de fortune. « Vous allez vraiment travailler dans ce gourbi ? – Tu t’attendais à quoi ? La Salpêtrière ? – Non, mais quand même ! Un préau minable ouvert à tous les vents… - On verra mieux le paysage ». Les patients affluent. De l’accident domestique aux blessés de guerre, le travail des volontaires de MSF est incessant, harassant, exaltant aussi. Le lecteur est immergé dans la guerre et ses dégâts irrémédiables. Un adolescent a le bas du visage arraché par un éclat d’obus. On se croirait revenu aux mutilés de 14-18. Les médecins s’acharnent à tenter l’impossible en dépit du manque de tout. Avec une modestie qui les grandit encore, de simples hommes de science prennent une dimension exceptionnelle. Ils ne déplacent pas des montagnes ; ils les passent. Un des objectifs de la mission est d’apporter des rudiments de médecine aux montagnards pour qu’ils sachent dispenser les premiers soins quand MSF aura quitté les lieux. Il y a davantage de photographies que dans le précédent volume. L’histoire produit aussi plus d’émotions. La fin prépare au retour en solo du photographe prêt à sauter dans l’inconnu et dans le troisième et dernier tome d’une série unique et prenante. Le photographe. T. 3. Il est souvent malaisé de révéler sa vie aux autres, surtout au détour d’une phrase comme celles qui épiloguent le troisième volume du Photographe. La vie de Didier Lefèvre n’était peut-être pas à tirer au clair sous peine de voiler et flouter l’excellente adaptation faite par le trio Lefèvre, Guibert et Lemercier. Ainsi, le lecteur apprend que le temps a laminé la liaison de Didier et Dominique et que les privations de son voyage lui ont aussi valu un déchaussement carabiné de sa dentition, un carton de 17 dents. Le DVD d’accompagnement n’était peut-être pas non plus nécessaire. L’adaptation remarquable du voyage en Afghanistan pour le compte de MSF mélangeant photographies en noir et blanc et dessins en couleur se suffisait à elle-même. Dans ce 3e tome, Didier Lefèvre parcourt le chemin de l’aller mais ses guides n’en sont pas. Ils lambinent et finissent par l’abandonner en pleine montagne. Incapable de bâter son cheval, il remonte, comme Sisyphe son tonneau, le barda sur le canasson qui retombe sans cesse, jusqu’à épuisement de l’homme et de l’animal. On atteint une rare intensité avec le mort pressentie du photographe, roulé dans sa couverture de survie, à cinq mille mètres d’altitude, dans la neige, le froid intense et la solitude extrême. Dans la nuit, une caravane passe. On lui marche dessus mais personne ne s’arrête. Finalement, des Afghans peu charitables vont le tirer d’affaire mais lui soutirer aussi tout son argent. Didier Lefèvre craint à juste titre pour sa vie. Il n’ose plus dormir au bivouac, de peur de se faire trancher la gorge dans son sommeil. Il est au bord de l’épuisement. La fin de la tétralogie ne démérite pas. L’ensemble est cohérent et rend compte, avec nuance et précision, d’un voyage difficile dans un pays en guerre. L’humanité qui s’en dégage est bouleversante.

18/01/2021 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 5/5
Couverture de la série Pest
Pest

Je viens enfin de finir cette série, j'avais lu le premier tome il y a quelques années et je viens de faire l'acquisition du deuxième. Que de bonheur à la lecture; du cynisme, de l'humour, du rythme. Lire cette série en pleine crise du coronavirus donne un effet miroir de notre société entre COVID et PEST; ça m'a donné une réflexion intéressante à la lecture. Niveau dessin on n'est pas en reste, chaque case fourmille d'une multitude de petits détails qui sont des réels plaisirs. BRAVO

17/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Billy the cat
Billy the cat

Bonjour, la BD Billy the cat m'a beaucoup plu. Et je souhaiterais que les auteurs de la BD relancent les aventures de Billy, afin qu'il puisse redevenir un garçon. Par exemple, chez ses parents, en la présence de sa petite soeur Marie et de sa mère, il ferait signe à Marie pour lui dire qu'il voudrait écrire quelque chose. Ainsi il pourrait tout expliquer à sa mère par écrit, et pourrait aussi lui parler d'Icare, qui a la connaissance du langage des animaux. De ce fait, il pourrait être compris par sa famille au lieu d'entendre des miaulements, ce qui pourrait l'aider à redevenir un garçon.

17/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5
Couverture de la série Dragon Ball
Dragon Ball

Comme beaucoup d'entre vous, j'ai grandi avec Dragon Ball et ce manga m'a profondément marqué de par les valeurs qu'il défendait et de par ses nombreux personnages. Messieurs Dames, installez vous confortablement et prenez un verre. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi Dragon Ball est culte. Tout d'abord, il y a Krillin. C'est grâce à lui que j'ai su ce qu'était un véritable ami. Depuis le début du manga, Krillin est dans l'ombre de Goku. Il aurait pu être jaloux et haineux, mais non, il lui est toujours resté fidèle, même dans les pires moments. Krillin c'est aussi celui qui a rendu le manga plus mature. Lors de sa première mort, le manga prend une toute autre direction. Fini le récit pour enfants où tout le monde s'amuse. Place aux combats avec de véritables enjeux, de grandes menaces. Krillin, c'est également le seul être humain qui fut présent contre pratiquement toutes les menaces de l'univers de DB et qui à chaque fois, arrive à se démarquer. Krillin c'est aussi l'ingéniosité. Il sait qu'il n'est pas très fort. Alors, pour compenser ses faiblesses, il est ingénieux et nous surprend régulièrement durant ses combats en usant de subterfuges et autres stratégies. Krillin c'est aussi celui qui a réussi à se taper C18. Pour tout ça, merci Krillin. Ensuite, il y a Yamcha. Yamcha est sans aucun doute LA victime de Dragon Ball. Je ne pense pas me tromper en affirmant qu'il n'a gagné qu'un seul combat sur toute la saga (et encore, il a été aidé). Il s'est sans cesse fait humilier, lyncher et tuer. Il le sait et l'avoue même. Il décide plus tard dans la série d'arrêter de se battre, d'assumer ses faiblesses. Et pourtant, il est loin d'être un lâche. En effet, à chaque grand moment de l'Histoire, contre tous les ennemis de la team Z, Yamcha est présent, pour soutenir, encourager ses amis malgré les dangers. Il sait qu'il n'arrive pas à la cheville des ennemis, qu'à tout moment il risque la mort, mais malgré cela, Yamcha est présent. Yamcha m'aura appris qu'à défaut de se démarquer par sa puissance et son charisme, on peut se démarquer par d'autres valeurs telles que la solidarité, et que l'on peut parfois abandonner sans que cela soit perçu comme de la lâcheté. Pour tout ça, merci Yamcha. N'oublions pas de parler de Piccolo. Piccolo est un démon, guidé par sa soif de destructions et de vengeances. C'est le premier grand méchant de Dragon Ball. Rappelons également un de ses grands objectifs : avoir la reconnaissance de son double, Dieu. Après avoir été vaincu par Goku une deuxième fois, ce dernier va épargner Piccolo. Pour la première fois, quelqu'un fait preuve de clémence, de compassion envers lui. Pour un démon, qui a grandi abandonné, sans connaissance de ses origines et à l'écart de tous, ce sera le début de la rédemption. Mais avant celle ci, viendra le combat contre Radditz avec le sacrifice de Goku. Avant de mourir, Goku demandera à Piccolo d'entrainer son fils Gohan. La rédemption de Piccolo arrivera réellement lorsqu'il se sacrifiera pour sauver Gohan. Piccolo n'est désormais plus un démon, c'est un héros de la team Z. Le point culminant de son histoire arrivera lorsqu'il fusionnera avec Dieu, qu'ils ne reformeront qu'une seule et même personne. Beaucoup se plaignent que par la suite, il est devenu la nounou de Pan. Mais n'est-ce pas ce que Piccolo a toujours souhaité? Avoir une famille. Piccolo est l'un des personnages avec la plus belle évolution du manga. Il a rendu la saga plus mature, épique. Pour tout ça, merci Piccolo. Dragon Ball a pris une tout autre tournure avec l'apparition de Mirai Trunks. Rappelez vous l'immense choc que nous avons eu, en découvrant un nouveau sayen, éliminant Freezer et son père en quelques secondes et surtout, c'est le fils de Végéta et Bulma !! NANI ? Passé ces révélations, on découvre un personnage avec un passé dramatique. C'est un survivant, ayant grandi avec les légendes de la team Z, coaché par un Gohan adulte et vivant dans un monde apocalyptique. Avec un tel background, un seul personnage pouvait le comprendre : Végéta. Et c'est ainsi qu'une relation entre le père (qui ne le sait pas encore) et le fils va naître. Mirai Trunks m'aura montré à quel point une relation père-fils était importante. Qu'il s'agit également d'Amour avec un grand A. Et que même s'ils ne se sont jamais dit « je t'aime », ils se le sont fait comprendre par leurs actes (et leur petit signe de doigt lorsqu'il retourne dans sa temporalité (j'ai chialé)). Pour tout ça, merci Mirai Trunks. Gohan... L'un des personnages les plus appréciés de la saga. Gohan est le parfait héritier de Goku, il s'agit de la relève. Au fil des arcs, il prend de plus en plus d'ampleur. Il a accompli nettement plus de hauts faits que son père au même âge et est même parvenu à devenir un super Sayen alors qu'il n'était qu'un enfant. A la mort de C16, Gohan, fou de rage, devient officiellement le personnage le plus fort de Dragon Ball. Goku peut donc partir, se sacrifier et laisser son héritier prendre la relève. C'est le nouveau héros de Dragon Ball. Cependant, tout cela ne l'intéresse absolument pas. Gohan désire être un savant, un père de famille respectable et n'a que faire de la violence. Il aime la faune et la flore et ne veut plus se battre. Il arrêtera donc les entrainements, alors qu'il est le meilleur et réalisera son rêve : fonder une famille. Beaucoup voient cela comme une déchéance. Moi, je vois cela comme l'accomplissement d'un personnage. Gohan m'aura appris qu'il faut toujours croire en ses rêves et aller au bout de ses idées, même si le monde entier te prédestine pour autre chose. Pour tout ça, merci Gohan. Plus brièvement, nous avons également Bulma, qui par la force de l'Amour a appris au Prince des Sayajin, à mettre son égo de côté, à être un père, un mari respectable. Gotenk et mini Trunks, qui nous ont montré qu'en combattant ensemble nous étions plus fort, voire invincibles, que l'union fait la force. Chichi, qui acceptait tous les caprices de Goku, qui était toujours présente pour lui malgré les nombreuses épreuves et surtout son dévouement total pour donner la meilleure éducation à ses enfants. Mutenroshi, qui nous a montré que même le plus grand des imbéciles, peut être le plus grand des sages et qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Satan (Hercule), qui derrière son ego surdimensionné, donnait de l'espoir à la terre entière alors qu'il savait pertinemment qu'il risquait sa vie. Pour tout ça, merci la team Z. Messieurs Dames, reservez vous un verre, il nous reste à parler des deux plus importants protagonistes de la série. Commençons par le Prince des Sayens, Vegeta. Au commencement, c'est un prince d'un peuple puissant, voire invincible. Tout le monde le craint et lui ne craint personne. C'est un homme fier d'être ce qu'il est. Il va ensuite voir son peuple se faire décimer, être totalement impuissant. Sa planète d'origine va être détruite. Enfin, il va être vaincu par Goku, un Sayen parfaitement idiot. Imaginez l'humiliation que cela a été pour ce Prince des Sayens. Comment se relever ? Il va tout d'abord être guidé par sa soif de vengeance envers Freezer et ensuite par sa rivalité envers Goku. Il va s’entraîner sans relâche afin de pouvoir les vaincre tous les deux et restaurer son honneur. Malgré tous ses efforts, il ne vaincra pas Freezer et pire, il sera constamment surpassé par Goku. Après autant d'échecs, n'importe qui aurait abandonné. Vegeta est également devenu un mari, devenu un père. Qui plus est, un père aimant et protecteur, très protecteur. En effet, la mort de Mirai Trunks l'aura traumatisé, au point qu'il se sacrifiera pour sauver mini Trunk de Buu. Vous imaginez ? Le prince des Sayens, le plus fier et égoïste, se sacrifier pour un enfant ? Nous avons là un personnage coriace, qui n'a jamais abandonné malgré son passé des plus douloureux, qui ne s'est jamais plaint et surtout qui a su nous prouver à tous, que tout le monde mérite d'avoir une famille, même la plus grande des ordures. Il nous aura également appris, qu'il est parfois bon de ravaler sa fierté. Pour tout ça, merci Végéta. Il est maintenant l'heure de parler de Goku. Goku est l'équivalent japonais de Superman. C'est LE héros par excellence. C'est une personne inspirante. Goku est non seulement respecté mais pratiquement vénéré par ses amis après la fin de l'arc du ruban rouge. Quand il revient lors du second tournoi, on a un Goku sage et charismatique qui a parcouru le monde entier. Ce n'est clairement plus le gamin du premier chapitre. Il ne fait que gagner en charisme et en sagesse au fur et à mesure que le manga continue. A chaque nouvel ennemi, tout le monde se tourne vers Goku pour savoir ce qu'il faut faire. Goku aime se battre mais il porte toujours sur ses épaules les espoirs de tout le monde et n'a jamais déçu. C'est celui qui rend l'impossible possible. Tant que Goku est là, tous les autres gardent espoir. De plus, il a réussi à faire tout cela en restant pur. Pour tout ça, merci Goku. Je pourrais encore parler pendant des heures de ce manga, développer plus en profondeur certains personnages. Je pourrais également encore vous parler des cyborgs, de Tenshinhan, de Oolong, de Buu, de Videl, de Pan, des Nameks et de bien d'autres. Pour tous ces souvenirs, ces scènes mémorables, ces personnages d'anthologie, ces musiques épiques, ces combats dantesques. Pour tout ça, merci Akira Toriyama. 5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

14/01/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 5/5
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu
Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu

Superbe oeuvre que nous offre Emile Bravo ! A la fois hommage, prequel et récit totalement original. Le dessin de Bravo convient parfaitement à Spirou tant son style s'apparente à la fin de l'époque Jijé et aux débuts de Franquin. Le trait est maîtrisé, beau, et la mise en page est efficace. Emile Bravo donne à Spirou un air qui est à la fois celui qu'on lui connait et celui d'un jeune homme pas si éloigné de l'adversaire de Poildur dans les débuts de la série. Le pauvre Spirou serait presque à plaindre quand on le voit, coquard à l'oeil, perplexe devant la réaction complexe de la jolie fille dont il s'est entiché. L'histoire est excellente. Elle nous présente Spirou sous un jour nouveau, le Spirou jeune quand il était vraiment groom à l'Hotel Moustic, quand il avait du mal à joindre les deux bouts, qu'il jouait les arbitres de foot auprès des gamins de rue et qu'il ne connaissait pas encore Fantasio. Le scénario est d'autant plus original et osé qu'il nous place à la veille de la seconde guerre mondiale et aborde le sujet historique et politique de plein fouet, ce qui n'est pas pour désarçonner le jeune ingénu qu'était Spirou à l'époque. Plein d'humour et d'intelligence, le scénario est dense et très plaisant à suivre. On y découvre beaucoup de choses sur les origines de la série, pourquoi Spirou porte toujours son costume de groom alors qu'il est plutôt devenu reporter par la suite, comment Spirou et Fantasio se sont rencontrés, comment Spip est devenu doué d'une conscience, etc. Seul regret, le fait que Fantasio ne soit guère attachant dans cette histoire, à tel point que j'en suis venu à me demander ce qui avait bien pu faire que Spirou et lui deviennent amis par la suite. Ceci dit, imaginer que Fantasio soit le déclencheur de la seconde guerre mondiale est une idée amusante et franchement osée. Mais pour tout le reste, pour le dessin, l'ambiance, l'originalité du récit, son humour et sa densité, cet album est excellent !

13/01/2021 (modifier)
Par Nabul
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

J'ai cherché sur quelle BD je pourrais poster mon tout premier avis sur ce site, et quel type d'avis je voulais donner. Mais la réponse est très vite venue. Trônant à côté d'une rétrospective de Gotlib, un magnifique album, estampillé Franquin, me faisait de l'oeil. Une très belle édition de l'intégrale des idées noires de l'auteur de Gaston que j'aime tant, au dessin si unique, que j'ai vite fait d'embarquer au chaud avec moi après être passé à la caisse. Et quel plaisir! Tout concorde dans cette BD, où Franquin nous fait partager une autre facette de son univers décalé qu'il exprime avec un dessin sublimé par ce noir et blanc pur, brut. Si tous les gags ne déclenchent pas l'éclat de rire, ils restent néanmoins tous profonds, et prennent une véritable ampleur avec cette esthétique soignée parfaite pour illustrer de tels condensés d'horreur et de méchanceté. L'humour ici est noir, autant que les images, et plaira sans nul doute à tous les amateurs du genre. J'élevais déjà Franquin très haut dans mon estime avec son héros glandeur / rêveur qui a fait sa renommée, mais avec cet album il vient de décrocher une vraie place dans mon coeur, tant j'ai été bluffé par sa qualité. Je choisis donc la facilité pour mon premier avis, avec un vrai coup de coeur!

10/01/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5
Couverture de la série Peter Pan
Peter Pan

La plupart des gens connaissent l'histoire de Peter Pan... que ce soit par les nombreuses adaptations cinématographiques ou par l'œuvre originale, il est en effet probable que vous ayiez déjà vu ou lu ses aventures. Si cette adaptation de Loisel est si bonne, ce n'est pas uniquement grâce au trait si particulier de ce grand monsieur de la bande dessinée mais aussi (et surtout ?) par le scénario et l'enrichissement de l'œuvre originale. Sombre, cruel et donc réaliste, l'univers de ce Peter Pan est criant de vérité. Et allier un univers réaliste à une aventure abracadabrantesque comme Peter Pan est un sacré defi... Et c'est là le génie de Loisel car en gagnant son pari, il parvient à renforcer le récit en l'ancrant dans la réalité. Le rythme est parfait, les personnages attachants, la mise en page dynamique et le dessin excellent (mention spéciale aux visages et aux expressions des personnages) et cette bd est donc incontournable. Je la recommande donc vivement à tous les visiteurs de ce site.

07/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Thorgal
Thorgal

TD;DR : Si vous ne connaissez pas encore Thorgal, je vous le recommande vivement. Mon conseil est de vous arrêter après le tome 15, 16 ou 17. Pour mon centième avis, j'ai décidé d'aviser un grand classique : Thorgal. Comme tout a été dit ou presque sur ce grand succès commercial bien mérité, je vais essayer de donner un peu de détails sur les différentes périodes de la série. Attention, festival de spoilers… T. 1-2 : Cycle de Slive Même si le dessin et la colorisation sont encore un peu hésitants, ces deux tomes posent déjà une bonne partie de l’univers de Thorgal. Petite note au passage : la scène du concours d’arc avec l’aigle, dans le tome 2, pourra peut-être sembler un peu « tarte à la crème » à certains, mais je trouve au contraire qu’elle montre la maîtrise classique du scénario par Van Hamme : à la fois montrer que son héros est balèze, rebelle, au grand cœur, tout en introduisant cet aigle qui joue un rôle dans la suite de l’histoire. C’est propre et efficace. En plus de l’histoire de Slive, le tome 1 contient également une histoire courte, « Presque le paradis », où Thorgal se retrouve prisonnier dans un jardin où le temps semble s’écouler différemment… Là aussi, c’est bien construit, net et sans bavures. T. 3 : Les 3 Vieillards du Pays d’Aran On reste dans le classique bien fichu : Thorgal participe à un concours (mais pour la bonne cause), c’est lui le plus fort, mais en plus il se rebelle contre les tyrans organisateurs et il fait tout péter à la fin, libérant le pays de leur joug et Aaricia de sa captivité, tout en lavant plus blanc et en effaçant les taches tenaces sur les habits, même à basse température. T. 4-6 : Cycle de Brek Zarith Là, on apporte en plus un élément de drame, avec notamment le personnage de Shaniah qui sera la cause de bien des malheurs, un peu malgré elle et surtout par amour et désir de liberté. La fin du tome 4 est assez forte et mène logiquement au tome suivant, « Au-delà des ombres », où Thorgal sera repêché du fin fond du trou pour rendre visite à la mort elle-même afin de sauver Aaricia. « La chute de Brek Zarith » est peut-être le tome le plus oubliable des trois, mais l’ambiance de décadence qui se dégage de la forteresse est assez bien rendue. T. 7-9 : Pré-cycle du Pays Qâ Ces trois tomes contiennent des histoires indépendantes, mais on verra qu’elles ont toutes une grande importance pour ce qui va suivre dans le cycle suivant. L’aisance narrative de Van Hamme est de plus en plus évidente, et Rosinski est dorénavant en pleine possession de ses moyens graphiques. * T. 7 : L’Enfant des Étoiles. Ce tome, qui revient sur plusieurs épisodes de l’enfance de Thorgal, est évidemment indispensable pour en savoir plus sur sa destinée. « Le drakkar perdu » raconte comment le chef Leif Haraldson a trouvé l’enfant, mais permet également de comprendre comment, de fils adoptif de chef, Thorgal est ensuite devenu un paria quand Gandalf-le-Fou est arrivé au pouvoir. « Le métal qui n’existait pas » est une aventure indépendante (mais également liée au fait que Thorgal soit un « enfant des étoiles »). On y rencontre notamment le nain Tjahzi pour la première fois. Enfin et surtout, « Le talisman » permet de savoir ce qu’il s’est passé sur le vaisseau spatial avant son atterrissage mouvementé, et présente ainsi les personnages de Xargos, Varth et Haynée, qui joueront un grand rôle dans le cycle du Pays Qâ. * T. 8 : Alinoë. Dans ce tome, on s’inspire d’un autre style encore : l’épouvante. Alinoë, cet antagoniste increvable et qui se multiplie à l’infini, se présente en outre dans un corps d’enfant, un processus qui est un classique du cinéma d’horreur. Ici, la greffe sur l’univers viking de Thorgal prend étonnamment bien. En outre, ce tome permet d’introduire les pouvoirs particuliers de Jolan, et ainsi de faire avancer la grande histoire. Encore un bel exemple de la maîtrise scénaristique de Van Hamme. * T. 9 : Les Archers. Si on dit juste que ce tome raconte un concours de tir à l’arc, ce n’est pas très affriolant. Mais évidemment, l’intérêt va bien au-delà, et réside en grande partie dans les personnages secondaires, qui joueront d’ailleurs leur rôle dans le cycle suivant : Arghun Pied-d’arbre, Tjall-le-Fougueux, et bien sûr l’incontournable Kriss de Valnor. Ajoutez à cela la dose de trahison qu’il faut, de l’amitié, de la vengeance, etc., et vous obtenez un cocktail tout à fait réussi. T. 10-13 : Cycle du Pays Qâ Inutile de commenter ce cycle puisque vous allez le lire :-). C’est du très très bon, mangez-en. T. 14 : Aaricia J’apprécie ce tome centré sur la jeunesse d’Aaricia et qui est, en quelque sorte, le pendant du tome « L’enfant des étoiles » centré sur Thorgal. J’aime d’ailleurs beaucoup mieux la petite Aaricia présentée ici, maligne, courageuse et généreuse, que la rancunière et parfois un peu égoïste Aaricia qu’on verra bien plus tard dans la série. T. 15 : Le maître des montagnes C’est peut-être un peu exagéré de mettre cinq étoiles, mais j’ai une tendresse particulière pour ce tome. En particulier, j’apprécie que le voyage dans le temps évite le paradigme classique du genre, celui du « point fixe », utilisé dans nombre de fictions comme Retour vers le futur, Terminator, etc. C’est très bien construit et, même si on peut douter des motivations finales du personnage de Vlana, ce n’est pas bien grave car la chute est maligne et bien trouvée. T. 16 : Louve Ce tome qui, comme son nom l’indique, a pour but principal de mettre en scène la naissance de Louve, n’est pas le plus indispensable. La scène de la naissance a un côté un peu cliché je trouve. T. 17 : La Gardienne des clés De nouveau une aventure indépendante, qui recycle utilement les personnages de Volsung de Nichor et de la Gardienne des clés. Personnellement, je ne boude pas mon plaisir quand Van Hamme continue de jouer ainsi avec la mythologie nordique. T. 18-23 : Cycle de Shaïgan-Sans-Merci Je n’arrive pas deux secondes à croire à l’argument de ce cycle. En effet, même si Thorgal perd la mémoire, il semble quand même conserver sa personnalité, et il est dès lors très difficile d’accepter l’idée qu’il dirige avec Kriss une bande de tueurs et de pillards pendant plusieurs années, sans que cela lui pose de problème particulier… * T. 18 : L’Épée-Soleil. À la fin du tome 17, Thorgal décide de s’exiler loin des siens pour les protéger de son côté « chat noir passé sous une échelle un vendredi 13 ». Ce prétexte scénaristique pour relancer Thorgal sur la route des aventures semble un peu faible… Ce tome est un tome de transition avant le suivant, qui marquera le véritable début du cycle. On y retrouve les classiques : un baronnet local qui martyrise la population, une Kriss de Valnor qui veut s’emparer de son « épée-soleil » pour son profit personnel, etc. * T. 19 : La Forteresse invisible. Outre le fait que la décision de Thorgal est d’une crédibilité douteuse, le côté « album best-of » consistant essentiellement à faire du remplissage avec du fan-service n’est pas d’un grand intérêt. * T. 20 : La marque des bannis. C’est sans doute le meilleur tome dans ce cycle par ailleurs oubliable. Déjà, faire un tome où le héros éponyme n’apparaît pas du tout, j’avoue, respect, tout le monde n’en a pas la capacité. * T. 21 : La couronne d’Ogotaï. Contrairement au tome 15 qui était très réussi, cette histoire de voyage dans le temps ne m’a guère convaincu. Les motivations des Veilleurs ne sont pas très crédibles : pourquoi intervenir pour empêcher que Tlalac se serve de la couronne d’Ogotaï, alors que, par ailleurs, plein de technologie du peuple des étoiles est utilisée en permanence dans la série ? Le mécanisme du voyage dans le temps est également un peu douteux : par exemple, pourquoi le Jolan adulte, au moment de sa rencontre avec Jolan enfant, ne se souvient-il pas de cet instant de ce qui devrait être son passé ? Bref, tout cela est un peu bancal. * T. 22 : Géants. Rappel du T.19 : Thorgal pas content de sa vie, Thorgal changer de vie. Résumé du T.22 : Thorgal pas content de sa nouvelle vie, Thorgal reprendre ancienne vie. En dérangeant en toute simplicité la déesse Frigg, épouse du grand Odin — excusez du peu, pour sa petite crise de la quarantaine. À la place de la grande déesse, j’aurais plutôt opté pour la solution : un coup de pied aux fesses, et au lit avec un Xanax… * T. 23 : La cage. Thorgal revient chez les siens, mais Aaricia est vénère sous le futile prétexte qu’il a passé 3 ans à coucher avec leur pire ennemie et à massacrer des gens (ah non, pardon, il ne « participait » pas aux tueries, il commandait juste plein de gens qui s’y livraient — je résiste très fort dans ma tête pour ne pas marquer un point Godwin). Finalement, Thorgal les sauve et il est plus ou moins pardonné. Mouais… T. 24-29 : Cycle de l’exil Comme l’île où Thorgal vivait avec sa famille commence à être connue par un peu trop de gens pas très sympathiques, tout ce petit monde décide de partir voir ailleurs. Ils vivent diverses aventures (« Arachnéa », « Le mal bleu », « Le royaume sous le sable », « Le barbare », « Kriss de Valnor », « Le sacrifice »), qui se termineront par la promesse faite par Jolan à un certain Manthor de lui consacrer sa vie en échange du fait qu’il guérisse Thorgal. Plus on avance, et plus on a l’impression que Rosinski lui-même y croit un peu moins, au point que certaines cases de « Kriss de Valnor » semblent vraiment dessinées à la va-vite. Mais dans « Le sacrifice », revirement soudain : il passe à la couleur directe, et là les graphismes deviennent tout simplement somptueux. Dommage que le scénario continue de s’essouffler. T. 30-32 : Cycle de Jolan Avec l’arrivée de Sente au scénario, j’ai bien cru que la série allait connaître un second souffle. Malheureusement, celui-ci fut de courte durée… * T. 30 : Moi, Jolan. Cette histoire de concours initiatique, quoique classique, m’a donné à l’époque espoir dans la suite de la série. La promesse irréfléchie d’Aaricia à la sorcière m’a un peu énervé, mais bon… * T. 31 : Le Bouclier de Thor. Il y a de bonnes idées dans ce tome, mais aller voler le bouclier de Thor, c’est un peu too much pour moi. Dans des tomes plus anciens, comme « Aaricia », je trouvais que le fait d’utiliser des divinités mineures comme Vigrid, et de laisser les plus grands dieux garder leur part de mystère et d’inaccessibilité, était bien plus habile. Par ailleurs, il semble un peu trop facile d’arrêter le temps dans Asgard ; et, puisque c’est possible, pourquoi aller voler le bouclier de Thor alors qu’il suffit d’utiliser la même astuce pour accomplir aller directement chercher une pomme d’éternelle jeunesse, ce qui dès le départ paraît tout de même moins dingue que d’aller chiper son bouclier à un des dieux les plus puissants du panthéon ? * T. 32 : La Bataille d’Asgard. Là encore, ce n’est pas vraiment mauvais, mais remonter jusqu’à Odin pour résoudre les petites querelles du voisinage, ça me semble un peu abusé… T. 33-36 : Cycle d’Aniel puis Notre vaillant Thorgal part sauver son fils Aniel des magiciens rouges, qui voient en lui la réincarnation de Kahaniel, leur ancien grand maître… Les péripéties pour y parvenir (« Le Bateau-Sabre » et « Kah-Aniel ») me semblent assez oubliables. Ensuite, quand Dorison passe au scénario dans « Le feu écarlate », ça perd finalement le peu d’intérêt qui restait. C’est du « bim bam boum » permanents, les personnages sont tous moins crédibles les uns que les autres, bref, je n’adhère plus du tout. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’arrêter d’acheter la série et, à ce jour, je n’ai même pas lu « Aniel », le tome qui clôt ce cycle.

06/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Château des Animaux
Le Château des Animaux

Ma meilleure lecture de 2021, et de loin ! Bon, après l'année ne fait que commencer, mais cette série risque bien de finir dans mon top 5 de 2021. Je n'ai pas lu le livre d'Orwell. Je commençais donc ces deux tomes sans aucun a priori ou attente. J'en ressors bouche bée, j'ai lu 2 fois de suite les 2 albums. Dès les premières pages, je découvre des planches dures, remplies d'émotions et de terreurs. On assiste à une dictature vraiment terrifiante sur une population fragile et fatiguée. Cette dernière, menée par une chatte, va tenter de lancer une insurrection avec comme seule arme : la dérision. Rapidement, le lecteur est tout aussi désespéré que la population. A chaque fois qu'un souffle d'espoir nous effleure, on est immédiatement balayé par la tempête de cette dictature implacable. On n'y croit plus, on abandonne... Les dessins de Delep contribuent largement à cette ambiance. Les personnages sont remplis d'émotions (véritable prouesse pour des animaux anthropomorphes), les décors sont à la fois somptueux et grandioses, mais surtout froids et mélancoliques. Les couleurs sont subtilement choisies: elles accentuent la sévérité de l'album, tout en rendant la lecture fluide et naturelle. Maintenant je vous rassure, tout n'est pas triste et morose dans le Château des Animaux. Nous avons même le droit de sourire grâce à la présence de la souris vagabonde, du lapin fornicateur et nounou et de diverses scènes où la basse cours se relâche, nous permettant nous aussi de souffler. Cette histoire m'a profondément touché. Coup de maître de Dorison? Plagiat du roman d'Orwell? Ce qui est sûr, c'est que je vais rapidement me lancer dans la lecture de ce roman afin de répondre à mes interrogations. 5 étoiles et coup de cœur MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

05/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5
Couverture de la série Murena
Murena

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours eu en tête qu'alors que Rome brûlait, Néron regardait l'incendie en riant et jouant de la harpe... Murena vient casser toutes les idées reçues que l'on pourrait avoir sur le règne de Néron. En effet, les 5 premières années de son règne, Néron était un empereur aimé de son peuple. De plus, il n'était pas aussi mauvais et égoïste que ce qu'on nous fait croire à la TV: il pleurait le décès de sa fille, il aidait les victimes de l'incendie, il finançait nombres de projets "caritatifs"... Au delà de rétablir certaines vérités historiques, Murena est une véritable leçon d'Histoire. Tant par toutes les annotations en fin d'album mais aussi et surtout par les dessins de Delaby. Quel plaisir que de découvrir en arrière plan tous les grands édifices de Rome, en passant par les latrines publiques, le sanctuaire au mort des Gaulois, les orgies, le sénat, les tags sur tous les murs de la ville. Parlons également des nombreuses allusions aux divinités romaines ainsi qu'aux très très nombreuses fêtes et jours fériés ( pas loin de 150 par an si ma mémoire est bonne). Les 4 premiers tomes nous relatent principalement la montée en puissance de Néron et son début de carrière avec à ses côté (ou en opposition) sa mère, Agrippine. Les tomes 5 à 8 nous présentent un empereur en puissance jusqu'au fameux incendie à Rome. Les derniers nous montrent l'après incendie, ainsi que le début de la persécutions des chrétiens. On note que tout au long de la série le dessin du regretté Delaby se bonifie jusqu'à atteindre son apogée au tome 8, à l'incendie de Rome, qui est selon moi, le tome le plus ambitieux, le plus grandiose de la saga. Réussir à résumer un tel événement en une bande dessinée relève de l'exploit. 5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

03/01/2021 (modifier)