Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire

Les derniers avis (6242 avis)

Couverture de la série Betty Blues
Betty Blues

Je ne suis pas amateur de Jazz et ce style graphique très hachuré m'effraye un peu mais j'ai été très séduit par cet album de Renaud Dillies. Si le fond est assez convenu la forme qui le soutient est franchement très bonne. Un artiste maudit, une lutte entre l'argent et l'art, l'amour ou la nature, ce sont des thèmes universels déjà souvent exploités. La modernité et la créativité tient dans le graphisme original de l'auteur. Les couleurs d'Anne-Claire Jouvray réussissent à remplacer les notes de musique de la trompette de Rice pour nous envouter dans cette atmosphère sombre et poisseuse. Betty expérimentera à ses dépens et à celui qu'elle aime que l'argent en soi n'est qu'une illusion qui vous coupe de la vie qui compte. La chute n'en est que plus brutale pour nos héros et pour le lecteur. Une très bonne lecture. Les chants les plus beaux...

02/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu
Le Spirou d'Emile Bravo - Le journal d'un ingénu

J’ai découvert Émile Bravo lors de la sortie de cet album, une tuerie !! Je ne me lasse pas de le lire, qu’est ce que c’est bien fait et intelligent. Un sacré one shot, d’une belle densité, on assiste à « l’éveil » de notre jeune groom, sa rencontre avec Fantasio … dans une période grave, nous sommes aux portes de la ww2. Des personnages secondaires réussis, mention spéciale au couple de célébrités, il n’y a pas de scènes superflues. Ça n’oublie pas d’être drôle, léger et politique. Un beau travail d’équilibriste. Nous ne sommes clairement pas dans une aventure classique de nos héros, mais l’album fonctionne d’autant plus. Bien fait, original et marquant. Une pépite, une version que je n’attendais pas. L’auteur proposera bien plus tard une suite à cette histoire - voir le cycle L’espoir malgré tout, pas déplaisante mais avec moins de maestro à mes yeux. Cependant, ça n’enlève en rien le charme du présent album, Le journal d’un ingénu, maîtrisé de bout en bout.

01/07/2022 (modifier)
Par bebopbol
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Berlin sera notre tombeau
Berlin sera notre tombeau

Une trilogie BD qui m'a été offerte à mon dernier anniv, et je ne suis pas déçu de sa lecture. Fort bien documenté (références aux ouvrages de Jean Mabire et Saint Loup) tant dans le récit que le réalisme des uniformes et armements dessinés. On se retrouve en immersion dans les ruines de Berlin et ses combats de rues que menèrent les volontaires français de la Waffen SS au sein du bataillon d'assaut Charlemagne. J'ai adoré ! A lire et à relire !

30/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Beaux Étés
Les Beaux Étés

Les Beaux Etés sont devenus, pour moi, un culte (parmi les évidences que représentent les BD de Zidrou). L’histoire ? Elle est simple. Les Faldéraults décident de prendre la route chaque été à bord de mam’zelle Estérel. Une route semée de bonnes et de moins bonnes choses mais une route menant simplement au bonheur. Les histoires de cette famille sont un réconfort et nous offrent un moment de douceur. Ces tranches de vies, cette partie d’intimité ne peut que nous faire du bien ou à la limite, nous faire sortir de notre lecture avec un brin de nostalgie. Le dessin de Jordi Lafebre saura nous ravir et nous donner du baume au cœur.

29/06/2022 (modifier)
Couverture de la série À la Maison des femmes
À la Maison des femmes

Je suis un peu étonné du peu d'échos que cet ouvrage de Nicolas Wild a suscité. Nicolas Wild s'affirme de plus en plus au fil de ses productions comme un très bon dans sa catégorie reportage/documentaire. Comme il le décrit, il a longtemps hésité et a souvent voulu abandonner ce projet tellement cela le sortait de sa zone de confort et tellement ça le bougeait. Ce n'est pas si facile de se rendre compte qu'il n'y a nul besoin de faire 10 h d'avion pour caricaturer des vilaines dictatures qui pratiquent la torture, l'humiliation et le manque le plus élémentaire des droits humains. Cela se passe sous notre nez mais nous sommes aveugles et coupables d'impuissance pour empêcher des faits qui sont dans notre rue. Le reportage de Nicolas Wild le montre bien, 35 millions d'habitantes de la métropole peuvent être sous la menace d'actes présentés comme les pires stéréotypes moyenâgeux. Nicolas Wild a eu le grand mérite de trouver l'exacte distance entre deux mondes qui se côtoient en cette remarquable maison des femmes de Saint-Denis (93). Le monde des victimes, toutes des femmes. Bien sûr la présence des hommes est toujours en ombres portées. Présence souvent malveillante mais quelquefois salvatrice comme JB qui risque sa vie pour sauver sa Lyla aimée. Impossible de hiérarchiser les épreuves et les souffrances endurées par Grace, Lyla, Sophie ou Valentine. Elles ont toutes vécues un chemin de croix dans la durée. La seule satisfaction que l'on peut avoir en refermant le livre, c'est qu'elles s'en soient sorties vivantes avec une possibilité d'avenir. Pour écouter et aider ces victimes, Nicolas Wild nous montre le monde des soignant(e)s. Un monde un peu déroutant pour un néophyte car il semble assez distant bien que très compétent. Nicolas Wild insiste sur la grande cohésion de ces professionnelles formidables qui savent que l'efficacité de leurs actions dépend de leur sang-froid et de la capacité de se protéger de se laisser submerger par une empathie légitime mais souvent déstabilisatrice et contreproductive. Pour avoir côtoyé du public de CHRS, je sais combien ce travail est difficile et souvent peu valorisé. C'est le grand mérite de Nicolas Wild de mettre en lumière l'énorme travail du Dr Ghada Hatem et de ses collègues qui brassent la réalité concrète d'un quotidien déprimant. Travail de soins, d'organisation, de management, de communication et de lobbying pour que la structure dure et essaime. Comme à son habitude Wild se met en scène avec humour. C'est vraiment très fort qu'il puisse incorporer un zest d'humour graphique ou dans son langage pour libérer la pression qu'impose l'ouvrage. L'auteur est tellement dans le ton de l'ambiance du lieu qu'il nous livre une confidence qui abasourdit ses interlocutrices (et ses lecteurs). Je considère que dans cet exercice de reportage qui ne doit pas tomber dans le voyeurisme ni travailler pour sa gloire perso, mais se mettre au service des victimes, Monsieur Nicolas Wild réussit un sans-faute. Un Must pour comprendre le monde qui nous entoure.

29/06/2022 (modifier)
Par Tyndar
Note: 5/5
Couverture de la série Carbone & Silicium
Carbone & Silicium

Carbone et Silicium. Le nom évoque directement pour les fans de science-fiction les sociétés C/Si d'Asimov dans son cycle des robots : et pour cause, l'auteur (Bablet) nous propose une réflexion dans cet héritage direct de notre rapport aux I.A (c'est le nom à la mode pour parler de robots) mais aussi de leur rapport à nous. L'oeuvre dépeint la décadence de l'humanité sur plusieurs siècles à travers les yeux de deux I.A. Les thèmes abordés le sont - à mon sens - avec plus de subtilité que dans Shangri-La et l'ensemble est d'une grande cohérence. La narration volontairement espacée sur des durées de temps très longues et les décors aux perspectives très fortes - Bablet dessine principalement à la règle - donne à l'ensemble un récit contemplatif dont la lecture m'a laissé très rêveur.

26/06/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Batman Arkham
Batman Arkham

Je réécris mon avis après avoir lu et relu tous les albums de cette merveilleuse série. Un des éléments qui fait que Batman est mon super-héros préféré est la galerie de méchant qu'il affronte. J'adore la plupart des méchants de Batman et j'étais bien content lorsqu’Urban Comics a annoncé ses 6 albums mettant en vedette des méchants importants de l'univers Batman (le Joker ne s'y retrouve pas car il y a déjà eu droit à sa propre anthologie). Les histoires choisies sont globalement bonnes même si évidemment il y a du bon et du moins bon comme c'est le cas dans tout album de recueil. Je dois dire que les quelques histoires des années 50-60 m'ont laissé indifférent et la plupart des récits des années 2010 ne m'ont pas paru bon. Enfin, c'est quand même pas mal d'avoir des récits de différents périodes, cela permet d'avoir un survole de l'histoire des comics et voir comment Batman a évolué au fil du temps. Les trois seuls gros reproches que j'ai sont: 1. Le Pingouin n'a droit qu'à deux histoires parus durant l'Age d'or (les années 40 et le début des années 50) alors que c'était le second méchant le plus récurrent de cette période et en plus je trouve que la plupart des histoires du Pingouin font parti du haut du panier des comics de cette époque. C'est incompréhensible lorsqu'on voit que Double-Face a droit à 5 histoires tirés de cette période (alors que les deux dernières ne sont pas terribles) et le Joker en avait autant dans sa propre anthologie. Le pire est qu'Urban Comics lance cette année une intégrale Batman commençant en 1987 et que l'album du Pingouin est dominé par des récits de la fin des années 80 et le début des années 90, et ben d'ici quelques temps son album va être remplit d'histoires qu'on peut trouver dans d'autres albums disponibles en français. 2, Je ne comprends pas qu'on ait pas mis le récit des années 60 qui marquait le retour du Sphinx. C'est pas que le récit soit particulièrement mémorable, mais ce récit est arrivé pile lorsqu'on commençait la production de la série Batman avec Adam West et cette histoire avait attiré l'attention des producteurs et cela a servit de base pour le premier double épisode et c'est la série qui va propulsé le Sphinx au rang des ennemis les plus connus et les plus importants de Batman alors ce récit est très important dans la biographie du méchant. 3. J’aurais aimé plus de récit issue de l'Age de bronze (les années 70- milieu des années 80) parce que c'est une période que j'aime bien. Il y a un récit de cette époque avec Double-Face qui est très bon par exemple. Au moins, j'aurais mis un récit de Poison Ivy de cette époque pour bien montrer comment elle était un personnage bien différent à l'époque, comme ils l'ont fait dans l'album avec Mister Freeze. Mais bon ce sont des reproches d'un type qui connait bien Batman. Le lecteur lambda qui ne connait pas trop les comics sera juste content d'avoir des albums qui leur permettront de mieux connaitre les méchants les plus connus de la chauve-souris. Pour moi, cela reste malgré tout un très bon travail éditorial remplient de récits que j'aime relire de temps à autre. Il y a seulement l'album de Poison Ivy que je trouve vraiment moyen (seulement trois récits m'ont paru très bons). Mon intérêt variait aussi selon si j'adorais un méchant plus que d'autres (le Pingouin est mon méchant préféré parmi les 6 et comme par hasard son album est celui que je préfère). Donc voilà il y a des défauts, mais aussi beaucoup de qualités et comme fan de Batman je trouve ses albums cultes alors je mets la note maximum. Je précise que pour aimer il faut être fan de récits de super-héros. Si vous n'aimez pas les codes du genre vous allez vite vous ennuyez. Il faut aussi accepter quelques éléments un peu trop récurrent par moment (sérieux la moitié des histoires de l'Épouvantail finissent avec l'Épouvantail victime de son propre gaz et maintenant il a peur). Je conseillerais aussi de commencer par l'album du méchant qui vous intéresse le plus !

07/06/2021 (MAJ le 26/06/2022) (modifier)
Couverture de la série Légendes de la Garde
Légendes de la Garde

200ème avis. Mon choix se porte sur une série qui m’est chère, vous l’aurez compris à la vue de mon avatar. Découverte au fil de ses parutions, je l’ai relue récemment et mon ressenti est identique à celui d’Alix. Qu’est ce que c’est bon !! Une série qui me ravit, et qui monte en puissance à chaque tome. Je trouve le tout excessivement, magistralement, terriblement bien fait. David Petersen m’impressionne, il assure tout lui même (scénario, dessin et couleur) et n’arrête pas de s’améliorer. Son univers « Légendes de la garde » est juste magique à mes yeux, c’est mis en scène avec soin et dans une grande cohérence. Je peux comprendre que certains lecteurs ne s’y retrouvent pas, rien de super original ni bien sorcier au final, mais je ne sais pas trop comment expliquer, cette création résonne en moi, je trouve juste ça tout simplement génial. Vous savez, c’est quand vous avez cette petite voix dans votre tête pendant la lecture avec des : ah ouais, oh putain, ouah, trop bon, pfff (de bonheur) … à chaque page. J’ai adoré cette transposition « moyenâgeuse » à la société « animale », l’auteur maîtrise son sujet et ses références pour nous proposer de la grande aventure à la taille de nos héros. J’ai été soufflé des combats contre les prédateurs, je les ai trouvé épiques. J’ai aimé me perdre dans cet univers, lire les bonus, suivre la carte des territoires, découvrir les différentes villes, les poèmes entre chapitres, reconstituer la chronologie, faire connaissance avec une multitude de personnages … le tout est d’une richesse incroyable. On peut reprocher à l’œuvre certains défauts, un dessin un peu approximatif à ses débuts ou figé, une difficulté à reconnaître les personnages, un ton enfantin … mais qui ne m’ont absolument pas gêné tant le plaisir de lecture était là, du très très bon comics. Bref une œuvre qui me parle et me touche, l’impression de retrouver mon âme d’enfant à chaque fois. Elle possède une belle place dans ma bibliothèque, et j’aime beaucoup la taille et la qualité des albums. Allez hop, soyons pas avare, culte et coup de cœur !! Par contre, bien déçu que Gallimard ne traduise pas le recueil collectif :(

24/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Pain d'Alouette
Pain d'Alouette

On ne peut pas suspecter Christian Lax d'antirépublicanisme et pourtant son "Pain d'Alouette" fait l'éloge de trois reines. La petite reine, le vélo, pour qui les durs à cuire issus de la Grande Guerre sont prêts à tous les sacrifices pour la tenir dans leurs solides mains de guerriers. La reine des Classiques, Paris-Roubaix, dont la participation vous impose la souffrance de ces terres d'efforts et d'amertume. Enfin Reine Fario la fille de l'Aigle sans orteil qui est devenue pupille de la Nation en 1918. Pain d'Alouette se présente bien comme une digne suite de l'Aigle sans orteil même si le côté cyclisme est un peu moins prononcé. Lax nous décrit toute une galerie de caractères forts et très fouillés dans cette période d'après-guerre mais pas d'après souffrance. Poirier le capitaine plusieurs fois blessés reconverti en directeur d'orphelinat qu'il dirige comme une caserne. Camille l'ami fidèle d'Amédée, figure d'une France généreuse et pacifiste qui n'aura de cesse de sauver Reine. Dehauve le porion mal aimé qui pourtant prouvera sa grandeur... et sa bassesse. Sans oublier la famille Ternois issue tout droit d'un Germinal. Car si l’Aigle nous faisait voler sur les cimes pyrénéennes, notre alouette se promène au fond des puits du pays noir des Ch'ti. L'aristocratie du vélo côtoie l'aristocratie du monde ouvrier et les deux pour l'honneur de la France et d'une Marseillaise que Lax nous présente sous son jour problématique. Juste une pique de Lax pour nous montrer où le patriotisme irréfléchi peut nous égarer. Mais Lax aime la République, laïque et mixte. Ce qui le conduit à nous proposer ce beau destin de Reine, une pionnière pour trouver sa place dans des domaines réservés. Un très beau scénario avec beaucoup d'intensité dramatique, des situations injustes et sa créativité pour faire coller la petite histoire de nos héros à la grande histoire de "l'enfer du Nord". Je trouve que le graphisme de Lax est à son meilleur, sec nerveux précis sans relâche à l'image de ces guerriers du pavé. Lax nous gratifie en plus de paysages du pays minier absolument magnifiques. Pour qui aime cette région, il retrouvera le charme de ces campagnes parsemées d'îlots en briques rouges et gardées par les sentinelles des puits. Une histoire qui mêle récit sportif et récit social toujours empreinte d'une grande humanité. Une excellente lecture.

22/06/2022 (modifier)
Par karibou79
Note: 5/5
Couverture de la série Garfield
Garfield

Vous l'aurez déjà deviné au vu de mon avatar, Garfield est pour moi un personnage culte du comic strip. Il y en a bien d'autres très bons comme Calvin et Hobbes (ou nazes comme Snoopy, aïe pas taper pas taper) mais c'est Garfield quoi, le grumpy cat des 80s et 90s! Celui qui enchaîne les lasagnes en insultant son maître et martyrisant le toutou et l'araignée. Bien sûr cela ne vaut objectivement pas 5 mais c'est une bd que l'on côtoit dans tellement d'endroits (que ce soit dans une salle d'attente, aux toilettes, dans le bus...) qu'elle est devenue ma madeleine de Proust, le perso que je griffonne de temps à autre quand je m'ennuie. Bien sûr trop d'albums, trop de gags redondants... mais rien à faire ils font un peu partie de la famille.

16/06/2022 (modifier)