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Les dernier avis (5732 avis)

Couverture de la série Titeuf
Titeuf

Sérieusement comment peut-on mettre une étoile ou deux sous prétexte que cela parle que d’humour pipi caca , et ben dis donc on voit bien que vous n’avez pas lu les planches avec une grande profondeur. Bien sûr les goûts ça ne se discute pas mais ne jugez pas QUE pour les blagues un peu idiote certes mais qui correspondent bien à des enfants de 10 ans qui sont les principaux personnages ici. Titeuf , un classique pour moi de la bd franco-belge , parle ben de Titeuf donc un garçon de 10 ans reconnaissable grâce à sa fidèle mèche blonde arborant sa petite tête d’œuf (titeuf, p’tit œuf). Il est accompagné de ses fidèles amis tels que Manu , Hugo , Jean-Claude avec son fameux appareil dentaire ou encore français et bien sur sa famille et sa petite sœur Zizie. Premier point dont je voudrais parler sont les personnages déjà Titeuf , en premier abords on pourrait se dire que c’est un petit c*n sans réelles interêts et bien ce n’est pas faux , en effet au début Titeuf fait beaucoup de bêtises et est très naïf. Mais Titeuf peut des fois se montrer très touchant , il y a quelque passages avec sa petite sœur que j’ai trouvais assez mignon , il lui arrive même de défendre sa famille ou ses amis , et des fois il aimerait aider mais il le fait souvent de manière assez maladroite. Il y’a aussi un passage où il défend son camarade de remarques raciste et j’ai beaucoup appréciée le message passé ici. Quant aux personnages secondaires on a Manu qui est le meilleur ami de Titeuf , il est assez naïf et peut croire des tas de choses assez folles , il reste tout de même le moins influençable sur d’autres bêtises plus graves. Hugo lui il est assez vulgaire , sale et des fois très violent dans ses propos ou ses manières il est aussi très précoce pour son âge mais il a ses passages bien marrants. Et après il y en a encore pleins , j’avoue détester le personnage de Nadia qui est la fille dont est follement amoureux Titeuf , ce personnage n’a pas de réelle profondeur ou si elle est en a c’est très rare , elle est juste une fille méchante qui passe son temps à gifler Titeuf et des fois de manière injuste. On y découvre aussi la petite famille , par contre quelque chose d’assez discutable , le prénom de la petite sœur , là j’avoue ils auraient pu lui donner un meilleur car la j’avoue le personnage de Zizie perd toutes crédibilités. Les parents sont eux assez classiques je n’ai rien de spécial à dire sur eux. La série Titeuf me fait beaucoup penser à South Park sur bien des points , on pense que c’est idiot et puis quand on s’y penche un peu plus on y remarque toute une profondeur au niveau des sujets abordés par exemple. Dans les différents tomes on parle de racisme , sexisme , violences conjugales et parentales , drogues , tabagisme , manifestation , chômage , la dépression , l’homosexualité , la différence , les handicapes , le cancer , la mort d’un proche , la guerre , les bombardements et j’en passe. Il est intéressant de voir ses sujets vus sous l’angle de Titeuf qui a son âge ne voit souvent pas la réalité de la violence qui l’a en face de lui et du monde qui l’entour qui peut des fois être triste et très cruel. Même moi quand j’étais petite je ne comprenais pas ces sujets là , à mon âge actuel je lis déjà plus les albums de ZEP sous un œil plus mature et c’est encore plus intéressant ainsi. L’humour est lui très bon comme dans Kid Paddle , y a toujours du neuf et que c’est bon , y a beaucoup d’humour pipi caca certes mais d’autres sortent du lot et sont excellents. Le dessin est pas super joli durant les premiers tomes je dois bien l’avouer mais cela se laisse Lire avec plaisir et les décors ont leur charme mais dans les BD plus récentes bah c’est extrêmement bien fichu , les personnages sont bien dessinés ont des traits agréables , le design de chacun se reconnaît très bien , même quand un personnage apparaît rarement quand il revient on réussit à se rappeler de lui tellement chaque personnages est dessiné de façon unique. Les décors souvent peu présents sont quand ils le sont , beaux et ont un charme que j’aime tout particulièrement ce n’est pas du Hergé mais cela reste chouette pour les yeux. Bref Titeuf est une excellente série malgré quelques points discutable , qui ne parle pas que de Sexe ou de zizi non , elle est bien plus profonde que cela je vous conseil de lire au moins 4 albums pour vous en rendre compte si vous ne l’avez pas encore fait.

02/08/2020 (modifier)
Couverture de la série Le combat ordinaire
Le combat ordinaire

Lorsque je découvre « Le Combat ordinaire », nous sommes en 2004 et je n’ai pas encore 20 ans. À l’époque, je suis un peu rebuté par le dessin de Larcenet et de ses contemporains comme Blain, Sfar ou Trondheim. Je suis encore jeune, bercé par Astérix et Les aventures de Tintin et retombé dans la bande dessinée depuis un peu plus d’une année grâce à des séries plus accessibles comme Trolls de Troy ou Lanfeust de Troy. Malgré mon apriori sur le dessin, que je ne manque pas de relever dans mon premier avis, le contenu m’enthousiasme immédiatement. Mieux, au fil des pages, le trait de Larcenet me convainc de plus en plus et finit même par emporter mon adhésion. Aujourd’hui, avec le recul, je peux même affirmer que « Le Combat ordinaire » fait partie des séries qui ont contribué à faire évoluer mes goûts en matière d’esthétique et de bandes dessinées. C’est notamment grâce à cette série que j’ai pu rejoindre les « vieux de la vieille » de BDThèque dont je ne comprenais pas toujours les opinions il y a plus de quinze ans (one shot vs. séries à rallonge, dessins moins main stream vs. Soleil Production et consorts, etc.). Si le trait paraît simple, Larcenet propose quelques planches d’une grande force. Je pense en particulier aux « gueules » des ouvriers du chantier naval ou aux scènes de bord de mer, à côté de la maison des parents de Marco. « Le Combat ordinaire » … rarement un titre aura aussi bien résumé une œuvre. Marco, le protagoniste principal, c’est Larcenet, c’est vous, c’est moi, c’est tout le monde. Les thèmes abordés sont nombreux : les relations familiales, la peur de s’engager, la découverte de son passé, les contentieux politiques, le passage à l’âge adulte, la fondation d’une famille, les addictions, l’épanouissement professionnel, la recherche du bonheur, la maladie mentale, le suicide même. Larcenet aborde bon nombre de sujets ordinaires. Tôt ou tard, tout être humain occidental (nous avons ce luxe, ou cette malédiction, c’est selon) doit affronter toutes ou partie de ces questions. Ce combat est éloigné du romantisme des chevaliers ou des symboles des super héros. Il s’agit pourtant d’un combat, ordinaire, le vôtre mais aussi le mien. Marco n’est qu’un homme normal et son parcours pourrait sembler bien banal. Il n’en est rien. Larcenet livre un récit profondément touchant, sans tomber dans le drame, et parvient à transformer le commun en extraordinaire, tout simplement. Les choses les plus simples étant souvent les plus difficiles à atteindre, je ne peux que m’incliner et saluer l’artiste. Bravo ! À l’époque, j’avais déjà hésité à mettre la note maximale après avoir dévoré le premier album. Ma lecture des quatre tomes achevée, le doute n’est plus permis. Le combat est peut-être ordinaire, mais la lecture n’en sera que plus fabuleuse.

21/09/2004 (MAJ le 28/07/2020) (modifier)
Par Titsar
Note: 5/5
Couverture de la série Nero Wolfe
Nero Wolfe

Je m’insurge contre les 2* attribuées par l’autre critique. Bizarrement Nero Wolfe est très peu connu en France, alors qu’il est culte aux US avec des critiques dithyrambiques unanimes. A quand la vraie première édition correcte ? Je me suis régalé de ces adaptations en bd qui, en plus d’être excellentes, viennent combler un vide en France donc. Je ne garde toute la série « BD détective » dans ma bibliothèque presqu’exclusivement que pour Nero Wolfe. De loin les meilleures de la série et peut-être pour moi les meilleures BD policières que je n’ai jamais lues. Mais je dois reconnaître que je ne suis pas un spécialiste du style.

26/07/2020 (modifier)
Par Phildar
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Davy Mourier VS
Davy Mourier VS

Davy Mourier nous emmène à Cuba pour des vacances qu'il n'a pas vraiment souhaitées... La force de cette bd, au-delà de son humour, c'est ce qu'elle transmet sur ce pays en proie à la misère et au totalitarisme. Ça se lit super bien. Vraiment j'ai beaucoup aimé.

23/07/2020 (modifier)
Par Tribon
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une bande dessinée dont tu es le héros
Une bande dessinée dont tu es le héros

J'en ai un merveilleux souvenir de toute cette collection ! C'était immersif, les dessins étaient agréables à regarder et j'adorais le format qui est très original.

20/07/2020 (modifier)
Couverture de la série La Bombe
La Bombe

Excellent, magistral, limpide, fluide et complet ! Voilà les mots qui viennent à l'esprit pour qualifier cet album, qui arrive à intéresser sur près de 500 pages sans jamais ennuyer, sans jamais donner l'impression d'accumuler artificiellement les infos. Et ce sur un sujet pas forcément glamour, puisqu'il est question ici de "l'aventure atomique", de tout le cheminement qui va aboutir à l'utilisation de bombes atomiques les 6 et 9 août 1945 sur le Japon. Complet, car nous suivons tous les savants qui ont imaginé, puis conçu, fabriqué cette "bombe". Leurs relations, leur engagement (dans le contexte de la guerre contre le fascisme), leur enthousiasme, mais aussi leurs questionnements - pendant leurs recherches, mais surtout à partir du moment où ils vont concevoir la portée de leur découverte, les destructions qui peuvent s'ensuivre. Complet car chaque étape, chaque "progrès" est clairement pointé, aux États-Unis, avec un contexte bien planté: comme l'avancée de la guerre, qui rend de plus en plus nécessaire l'aboutissement de cette aventure intellectuelle, scientifique et industrielle, mais aussi qui, au bout d'un moment, alors que le Japon est déjà à genoux, pose la question morale de l'utilité de l'utilisation de cette arme horrible. Mais aussi comme l'avancée des recherches dans le même domaine en Angleterre, mais surtout au Japon, en URSS. Complet enfin parce que ceux qui veulent approfondir leurs connaissances sur le sujet liront avec bonheur le dossier final, et l'importante bibliographie qui le clôt. C'est ainsi que nous suivons l'avancée de la guerre en parallèle de celle de la conception de cette arme. Et le tout est très fluide, comme je l'ai dit, on ne s'ennuie jamais, c'est très vivant, chaque personnage est clairement identifié, sa personnalité développée. Tous les personnages sont "historiques", mais on croirait qu'ils ne sont que des créations littéraires, tant la lecture est pleine de rythme. On aimerait d'ailleurs que ce ne soit pas réel, étant donné les dégâts causés par cette bombe, et la menace constante qu'elle fait peser depuis sur l'humanité. Et aussi parce que les enjeux industriels, financiers et diplomatiques qui en ont découlé ont permis la main mise sur beaucoup de décisions hors cadre démocratique, de la part du complexe militaro-industriel. L'album éclaire aussi la façon dont les militaires, et plus largement le complexe militaro-industriel, ont pris le dessus auprès des politiques, face aux chercheurs, dépossédés de leur créature, et qui pour certains s'opposeront, trop tard, à l'utilisation sans débats d'une arme aussi destructrice. Je passe sur les cobayes utilisés cyniquement sans leur consentement, et la justification hypocrite de l'utilisation des deux bombes - qui testaient ainsi deux technologies différentes (faire capituler le Japon, alors que cela était presque déjà acté, et que le message était presque plus destiné aux Soviétiques, dans une guerre froide qui déjà était dans les têtes des dirigeants des deux futurs "blocs"). J'ai avalé cet album d'une traite. Et je dois dire que le dessin, réaliste et précis, fait lui aussi beaucoup pour l'intérêt et la fluidité de cet album, dont je vous recommande vraiment la lecture.

17/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Dracula (Fernandez)
Dracula (Fernandez)

Depuis longtemps j'avais envie de poster cet album, j'y arrive enfin par un prêt bienvenu de la seule édition qui existe en français. N'ayons pas peur des mots : c'est le chef d'oeuvre de Fernando Fernandez, grand auteur espagnol, très admiré dans son pays, moins connu en France tout simplement parce que peu d'éditeurs français se sont intéressés à son oeuvre, ses Bd ne sont pour la plupart pas traduites ou pas éditées en album, c'est le cas notamment de "Zora et les Hibernautes", une splendide Bd de science-fiction, au ton très érotique, qui n'a été vue en France que dans la revue Fantastik dans les années 80, mais il n'existe pas d'album, alors qu'il a été publié aux Etats-Unis dans Creepy. Pour cette version de Dracula, on peut dire que c'est l'aboutissement de l'immense talent de Fernandez, de sa parfaite maîtrise du dessin et de l'art pictural, car son style est unique, Fernandez s'est d'abord fait connaitre en Espagne comme peintre et illustrateur, on retrouve ce style très pictural dans ses Bd, avec un dessin ici réalisé en couleurs directes, à la peinture à l'huile, ce qui donne un rendu identique à des toiles de maître, un peu comme le fait Segrelles sur Le Mercenaire, sauf que sa technique est plus lisse, chez Fernandez c'est plus torturé et plus pictural, et la composition des planches avec leurs cadrages est assez hardie. C'est la grande force de cet album. Sinon, il n'y a que peu de surprises au niveau histoire, on retrouve les personnages du roman, les mêmes situations et les composantes du récit vus dans de nombreuses adaptations cinématographiques et en BD, encore qu'en BD, l'exploitation du mythe de Dracula n'a pas été aussi pléthorique. Certains passages du roman ont été raccourcis pour des questions de mise en page, mais ça ne gène pas la progression narrative, et malgré ça, il n'est pas malvenu de dire que c'est la plus fidèle adaptation du roman de Bram Stoker en bande dessinée. Par ses compositions et son dessin superbe, Fernandez installe un gothique macabre du plus bel effet avec une ambiance pesante bien rendue, il nous fait pénétrer sans mal dans l'univers angoissant et effrayant du saigneur des Carpates, c'est un véritable roman graphique, mais que j'ai préféré classer en genre fantastique parce que cette histoire plonge en plein dedans. A noter que la bande est parue d'abord dans la version espagnole de Creepy entre 1982 et 83, elle fut publiée en France dans la revue Fantastik en 1983-84, c'est là que je l'avais découverte, avant de connaitre une édition en album chez Campus ; longtemps introuvable, cet album s'il est en très bon état, peut varier entre 30 et 40 euros voire plus, mais sur internet, j'ai vu des éditions en bon état à 5 euros, donc on ne sait pas trop à qui se fier, mais sachez que c'est un album qui n'a jamais été réedité, il peut constituer donc une intéressante curiosité d'un auteur peu connu mais qui gagne à l'être, pour tous les amateurs d'adaptations littéraires.

02/07/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Konosuba - Sois Béni Monde Merveilleux !
Konosuba - Sois Béni Monde Merveilleux !

Enfin, sort en langue française l'adaptation en manga d'un des meilleurs light novels jamais créés ! Habituellement, je ne suis pas du genre à mettre 5 étoiles à une série qui vient de sortir, particulièrement pour les longs mangas, j'attends au moins qu'une dizaine de tomes soient disponibles, mais là Konosuba est l'exception à la règle avec Iruma-Kun qui va sortir à la rentrée. Oh joie cette année ne sera pas totalement merdique ! J'ai découvert la franchise avec la première saison de l'anime. Au début, j'ai regardé par curiosité et sans grande conviction et puis au fil des épisodes je suis complètement tombé amoureux de cet univers. J'ai alors recherché le light novel sur internet et aussi les différents mangas et spin-off de la série dont celui-ci, qui adapte bien la série mère. J'ai ensuite écouté avec plaisir la seconde saison et aussi le film qui est un des meilleurs films d'animation que j'ai vus ! D'ailleurs, le scénariste de Pulp Fiction adore le film donc ça prouve que j'ai bon goût ! De quoi parle Konosuba ? Et ben un jour un jeune Japonais meurt et va se réincarner dans un univers de fantasy rpg et il va sauver le monde. En gros, l'intrigue la plus banale depuis une dizaine d'années au Japon, où on retrouve ce schéma dans des centaines de séries à travers différents médiums. En plus, le gars il se retrouve entouré de belles filles, que c'est cliché tout ça ! Sauf que la série est avant tout une comédie et tourne les clichés du genre en ridicule. Ainsi, Kazuma, le héros, est très loin du modèle style du jeune héros japonais valeureux et chaste. C'est un pervers qui agit souvent comme un gros con, même s'il a bon cœur par moment, et les filles qui l'entourent sont vraiment les pires compagnons qu'on puisse imaginer. Par exemple, Megumin la mage est très bonne avec un sort d'explosion et c'est le seul truc qu'elle sait faire, et en plus elle ne peut jeter le sort d'une fois par jour ! Il y a de l'originalité dans le scénario, les situations sont imprévisibles et le scénario est vite prenant. Même si c'est avant tout une comédie, il y a tout de même des moments sérieux et des scènes d'action, comme dans toute bonne fantasy qui se respecte. Les personnages vont se développer au fil des tomes et ne sont pas juste là pour faire les mêmes blagues encore et encore comme c'est le cas avec certaines séries japonaises. On n'hésite pas à aller à l'encontre de certains clichés. Par exemple, Kazuma est entouré principalement par trois femmes, Aqua, Darkness et Megumin. Si les deux dernières vont développer des sentiments amoureux pour lui, cela prend plus de temps qu'avec un manga harem normal où parfois les filles tombent amoureuses du héros juste parce qu'il a été gentil avec elles ou parce qu'il les a sauvées d'une situation dangereuse. Pour ce qui est d'Aqua, alors qu'elle a le rôle désigné de la fille qui passe son temps à détester le héros alors que dans le fond elle l'aime, et ben ici ils vont juste rester des amis. J'ai lu les 8 premiers tomes de ce manga (la traduction est un peu en retard) et c'est vraiment fidèle à la série. L'humour est excellent et se renouvelle bien, il y a de l'imagination, notamment au niveau des ennemis et la manière dont le groupe les bat. Le dessin est bon, bien mieux que certaines adaptations de light novels qui ont un dessin vraiment moyen. Bref, j'adore cet univers, les personnages sont attachants malgré leurs défauts, et c'est une de mes séries cultes que je suis content de partager sur ce site !

29/06/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Johan et Pirlouit
Johan et Pirlouit

Autant j'aime Les Schtroumpfs ou Benoit Brisefer, autant le véritable chef-d'oeuvre de Peyo reste sans conteste à mes yeux Johan et Pirlouit. C'est en tous cas celle où l'auteur/dessinateur me semble démontrer le plus son incroyable talent de narrateur et de créateur d'images. Si les deux premiers tomes sont très classiques, la saga décolle dès Le Lutin du Bois aux Roches avec l'introduction du véritable personnage culte de cette bande dessinée : Pirlouit. Personnage comique avant tout, ce dernier n'est toutefois pas enfermé dans ce rôle par l'auteur, qui sait l'utiliser aussi bien pour incarner son humour irrésistible que pour faire avancer l'intrigue quand il le faut. Il permet de mieux mettre en relief Johan, véritable héros de la série, qui menace, comme tout bon personnage principal de cette époque, de se révéler trop lisse car trop parfait. Le mettre en duo avec Pirlouit est la meilleure idée que Peyo ait eue, tant l'alchimie entre les deux personnages est excellente, et joue beaucoup sur l'attachement qu'on leur porte. Ainsi, fort de personnages hauts en couleurs (même les plus secondaires le sont), Johan et Pirlouit peut s'appuyer sur tous les codes du récit médiéval, avec ses complots autour du pouvoir, ses bandits de grand-chemin, ses rois débonnaires et ses chevaliers intrépides, mais aussi sa mythologie fantastique. Alternant les récits plus réalistes avec des intrigues où le surnaturel occupe une grande place, Peyo sait varier les plaisirs en ne tombant jamais dans la redondance, et en renouvelant constamment ses scénarios. Son trait évolue merveilleusement au fur et à mesure de la série, et passés les premiers tomes où le dessin est bon mais pas encore arrivé à maturité, on se régale devant chaque case, tant Peyo a l’œil pour donner corps à son atmosphère médiévale, en apportant un soin tout particulier à chaque détail de chaque case, mais sans surcharger ces dernières. Il trouve un équilibre graphique qui nous rappelle à quel point il est un grand auteur. Du tome 3 au tome 8, donc, on a d'excellents albums, drôles, originaux et captivants. Mais l'âge d'or de la saga réside clairement selon moi dans les tomes 9 à 13, qui se révèlent chacun d'une perfection absolue. Avec l'arrivée des Schtroumpfs dans la saga, Peyo fait décoller cette dernière vers des horizons grandioses. Développant tout leur potentiel comique au fur et à mesure de ces tomes, l'auteur sait les garder au second plan du scénario en gardant ce dernier à échelle humaine. Ainsi, ils viennent renforcer des intrigues déjà de (très) grande qualité. En effet, les scénarios restent toujours très originaux, s'appuyant sur la propension de Pirlouit à faire toutes les bêtises possibles et imaginables et l'environnement magique dans lequel évoluent les personnages. Cela nous occasionne de véritables chefs-d'oeuvre tels que La Guerre des sept fontaines ou Le Sortilège de Maltrochu, à mon sens les deux plus hauts sommets de la saga, dont chaque tome constitue toutefois chacun son tour un sommet à part entière. Enfin bref, pour moi, malgré certains tomes un peu moins bons, Johan et Pirlouit reste une des sagas les plus cultes, et une de celles dont j'ai le plus usé les tomes. C'est toujours un plaisir de s'y replonger, le temps d'une ou plusieurs histoires ! A noter que la reprise par Thierry Culliford n'est pas mauvaise. Evidemment, on est toujours loin des récits de son père, mais n'ayant pas multiplié les albums comme il fera avec Les Schtroumpfs ou Benoit Brisefer, il a réussi à entretenir l'atmosphère globale de la saga sur ses 4 tomes, avec ses forces et ses faiblesses, mais toujours avec fidélité. Donc si on s'attend à une baisse de qualité par rapport aux 13 tomes précédents, ceux écrits par Thierry Culliford constituent un prolongement qui n'a rien de honteux. En tous cas, ce qui est sûr, c'est que les 13 tomes de Peyo sont des incontournables de la BD franco-belge !!!

26/06/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

M’enfin ! Voilà une série cultissime ! Elle a bercé mon enfance, mon adolescence et encore aujourd’hui je me délecte des gaffes (913 au total – si si j'ai compté !) de cet employé de bureau du journal de Spirou, le plus grand des fainéants, j’ai nommé Gaston Lagaffe ! Fantasio est d’abord son boss. Mais il disparaitra quand André Franquin arrêtera de dessiner les aventures de Spirou et Frantasio. C’est Prunelle qui le remplacera. Des gags magnifiques à gogo, certains sont récurrents notamment la signature, ou plutôt la non signature des contrats par M. de Mesmaeker, voilà la recette du succès de la série. L’ordre des publications est un capharnaüm ! La série originale est 0, 2, 3, 4, 1, 5, 6, 7, 8, R1, 9, R2, 10, R3, 11, R4, 12, 13, 14, R0, R5, 15. Vous y comprenez quelques choses ? La série n’a pas eu de numéro 5 en format standard – pas en format à l’italienne – pendant presque 20 ans ! Il avait sans doute embauché un stagiaire chez Dupuis ! Regardez le journal de Spirou no 989. il y a un communiqué de Fantasio qui annonce « Attention ! Depuis quelques semaines, un personnage bizarre erre dans les pages du journal. Nous ignorons tout de lui. Nous savons simplement qu'il s'appelle Gaston. Tenez-le à l'œil ! Il m'a l'air d'un drôle de type » . Semaine suivante voici le dialogue entre Gaston et Spirou : – Qui êtes-vous ? – Gaston. – Qu'est-ce que vous faites ici ? – J'attends. – Vous attendez quoi ? – J'sais pas… J'attends… – Qui vous a envoyé ? – On m'a dit de venir… – Qui ? – Sais plus… – De venir pour faire quoi ? – Pour travailler… – Travailler comment ? – Sais pas… On m'a engagé… – Mais vous êtes bien sûr que c'est ici que vous devez venir ? – Beuh… Et voilà comment Gaston arrive dans le monde fantastique de la BD ! c’était en mars 1957 ! Merveilleux, formidable, magnifique, inouïe … je ne peux qu’utiliser que des superlatifs pour cette série. A lire, à relire sans hésiter une seule seconde !

26/06/2020 (modifier)