Voyage aux îles de la Désolation

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 15 avis)

Une belle rétrospective du voyage d'Emmanuel Lepage aux pays des manchots (Terres Australes et Antarctiques Françaises) effectué en avril 2010


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Une belle rétrospective du voyage d'Emmanuel Lepage aux pays des manchots (Terres Australes et Antarctiques Françaises) effectué en avril 2010. Nous acccosterons ainsi les îles de Tromelin (bout de terre minuscule accueillant une station météorologique, Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et enfin Amsterdam. A chaque île, son histoire et ses petites péripéties.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Février 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Voyage aux îles de la Désolation
Les notes (15)
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29/03/2011 | jopicard
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Par Puma
Note: 4/5

Jetées au cœur d'un océan austral secoué et violenté par les incessants 40ème rugissants, il existe des îles rocheuses au climat tempétueux et hostile, quasi invivable, où pourtant, sur Kerguelen, une base scientifique en milieu extrême s'est installée. Emmanuel Lepage nous raconte son voyage jusqu'à celle-ci et la vie des scientifiques dans la base, avec parallèlement l'histoire de la découverte de cette île comme des autres avoisinantes. C'est très bien réalisé, avec un joli coup de crayon et des planches colorisées grandioses, et l'on se prend totalement au jeu de la découverte de cette région inhospitalière en voguant comme l'auteur sur des mers bien trop houleuses, et devenant à la lecture cet explorateur en terres improbables et peu accueillantes. Magnifique, tout simplement !

19/08/2018 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
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Je ne sais pas pourquoi j'aime autant les reportages en bande-dessinée, mais je pense que c'est le mélange des dessins qui font vite voyager dans un autre monde avec la possibilité énorme de narration qu'offre la bande dessinée. Emmanuel Lepage est de ces auteurs que j'avais envie de découvrir et dont j'ai récolté quasiment tout les ouvrages en une fois, histoire d'être sûr. Et je le pensais bien : j'ai apprécié tout autant chacun de ses livres. Le gaillard sait se débrouiller avec une feuille et un crayon, ça je n'ai pas de doute. C'est très réaliste, bien dessiné et extrêmement prenant. On se sent dans l'ambiance, comme si l'on était nous aussi avec ces gens dans le bateau. Rien que pour cette immersion, l'auteur arrive à faire un boulot considérable. D'autre part, l'auteur s'attache à la fois à nous faire retranscrire sa passion qui l'invite à voyager dans ces îles australes si difficiles d'accès et de conditions de vie, tout en nous présentant de façon très factuelle tout ce qui l'entoure : du bateau à l'équipage, en passant par les passagers et leurs motivations, Lepage nous livre une grande quantité d'informations sur ces îles de la désolation, qui m'étaient pour la plupart inconnues (ou alors de nom et peut-être vaguement leur emplacement sur une carte). Au point de nous faire voyager avec lui et d'avoir envie de découvrir ces îles. C'est un excellent documentaire, comme je les aime : il fait voyager et rêver, il nous renseigne et nous distille des connaissances, le tout dans un dessin qui invite au voyage et à la découverte. Bref, que du bon et on en redemande volontiers !

28/09/2017 (modifier)
Par karibou
Note: 4/5

J'ai découvert Emmanuel Lepage grâce à cet album, qu'on pourrait identifier comme le 1er volume d'un dyptique conclu avec le récent La Lune est blanche. C'est un veritable documentaire et Emmanuel Lepage se place en tant que témoin à la fois distant et participant de petit monde des gens ayant la passion de leur métier, de la science et de la nature bien évidemment. On se sent à bord de ce navire, si petit au milieu de ces flots qui ont fait chavirer tant de navires.

29/01/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
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Crozet, Kerguelen, Saint Paul, Amsterdam, improbables morceaux de cailloux jetés en plein milieu de l'océan austral. Terres noires et glacées que gardent de hautes falaises noires surplombant les vagues des quarantièmes rugissants. Ces îles du bout du monde qui autrefois ont vu les hommes tenter de les dominer, mais en vain. Aujourd'hui elles ne sont plus que le modeste abri des scientifiques qui viennent y prendre des quartiers d'été ou d'hiver au service de la science. Par les Dieux, que c'est beau ! Que dis-je beau ? Grandiose est sans doute encore un terme bien réducteur face à ces monuments de la nature sculptés, gravés par les éléments. Bien sûr il y a aussi les rencontres humaines mais personnellement ce que j'ai le plus apprécié se sont les magnifiques aquarelles de Mr Lepage. Comment ne pas rester béa, en pure contemplation devant ses planches qui dans un certain sens remettent l'humain à sa juste place sur la planète. Ah, l'arche de Kerguelen !, les albatros et leurs presque quatre mètres d'envergure. Je ne vais pas épiloguer pendant des lignes mais cet ouvrage est à mon sens indispensable par ce qu'il nous dit et ce qu'il nous montre, dans le registre du documentaire un incontournable !!

29/10/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
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Je suis reconnaissant à Emmanuel Lepage d’avoir publié cet ouvrage sur une région du monde dont je ne me souviens pas avoir vu aucun reportage. En effet, ces confettis d’empire rocailleux quasiment inhabitables, perdus aux confins de l’Océan indien, intéressent peu… Et pourtant… L’auteur nous ouvre généreusement la route vers un monde méconnu, indomptable et mystérieux, dont les secrets ne se révèlent que dans un silence millénaire où l’homme ne semble pas avoir sa place. Seuls ceux qui savent rester humbles devant cette immensité auront peut-être une chance d’avoir accès à ces secrets gardés par les géants couchés de Kerguelen… Kerguelen et son arche incroyable, ou ce qu’il en reste, immense porte vers le merveilleux… Lepage, lui, a su rester modeste devant la force des éléments qui l’ont forcé à dessiner dans l’urgence, et les planches en sont peut-être encore plus belles dans leur fragilité. D’un point de vue graphique, c’est une réussite. En noir et blanc ou en couleur, les aquarelles sont splendides, c’est de l’art dans le vrai sens du terme, qui fait que l’artiste devient chamane et sait s’effacer devant son œuvre. Mais devant cette nature à la fois omniprésente et menaçante, au milieu de ces solitudes arides et glaciales, les minuscules humains deviennent un réconfort, et l’on se rend compte que le mot fraternité prend ici tout son sens. L’auteur a su ainsi rendre hommage à ces hommes et femmes, membres d’équipage, marins, scientifiques ou cuisiniers, dont les conditions de vie peuvent s’avérer rudes, avec des portraits plein d’empathie et de respect. Il ne faut pas être pressé pour lire ce carnet de voyage. C’est une expérience étrange et fascinante, hors du temps, parfois émouvante, par exemple lors de l’apparition d’une aurore australe magnifiquement représentée par l’artiste. Emmanuel Lepage est parvenu à nous immerger dans ce monde aux frontières de la civilisation, nous offrant un petit bol d’air loin du tumulte des humains, là où les heures et les jours s’égrènent beaucoup plus lentement, où la contemplation est de mise. Ce sont ainsi nos lectures d’enfance qui reviennent en surface, Hergé avec Tintin évidemment, mais aussi Jules Verne, Stevenson, Frison-Roche ou encore Maurice Herzog, ces derniers aventuriers de l’ère moderne (j’entends par là non équipés de GPS). J'ai préféré Un Printemps à Tchernobyl , mais ce one-shot est de très bonne tenue tout de même !

22/07/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
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Dans cette bande dessinée, Emmanuel Lepage nous conte la rotation du « Marion-Dufresne ». Il s’agit en fait d’un navire ravitailleur des bases scientifiques des terres australes, entre les îles de La Réunion, Tromelin, Amsterdam, Saint-Paul, Kerguelen et Crozet. Le Marion-Dufresne, affrété par l’Institut Paul-Emile Victor, est à la fois un paquebot, un pétrolier, un porte-conteneurs et un navire océanographique. Les très beaux dessins d’Emmanuel Lepage mettent en valeur la beauté et l’étrangeté des paysages et surtout les relations humaines qui se nouent entre les participants au voyage, aux métiers très différents : marins, médecins, biologistes, mécaniciens, logisticiens, météorologistes, etc. Je m’attendais à connaître un état de désolation mais c’est plutôt un enchantement que recèlent ces bouts d’îles au bout du monde qui paraissent encore préservés de l’activité humaine intensive. Visiblement, le genre documentaire va très bien à l’auteur dont j’ai lu récemment Un printemps à Tchernobyl. La démarche semble être la même : voyager pour comprendre et pour témoigner. Le message subliminal que l’œuvre véhicule : la préservation d’une nature intacte. Entre carnet de voyage et bd, l’auteur nous fait découvrir l’histoire des lieux, des hommes et des espèces animales ou végétales vivant dans des conditions extrêmes. C’est un travail plus qu’honorable. Du dépaysement garanti avec une richesse du détail et des dessins. La fraîcheur australe va nous emporter…

03/06/2013 (modifier)
Par dut
Note: 4/5

J'ai découvert cette collection "Documentaire" d'Emmanuel Lepage chez Futuropolis avec Un printemps à Tchernobyl, cela avait été une grande révélation pour moi (voir mon avis). Tout naturellement je me suis précipité sur "Voyage aux îles de la Désolation". Disons le tout de suite, je suis moins enthousiaste que pour Un printemps à Tchernobyl, le voyage dans lequel nous emmène Emmanuel Lepage m'a moins transporté, moins intéressé. C'est tout simplement une histoire de thème, car la façon dont est traitée l'histoire, la narration est excellente. Ça reste instructif pour le béotien que je suis concernant les expéditions scientifiques, les terres australes, les espèces animales qui composent ces terres, etc. Je pense que l'auteur a voulu aussi mettre en avant les hommes, ces scientifiques qui partent pendant plusieurs semaines/mois loin de leurs familles, faire un travail qui les passionne et c'est réussi. L'ambiance sur le bateau, ou lors des étapes est plutôt bien retranscrite (notamment avec ces portraits). Le gros plus de ce carnet de voyage, c'est évidement le dessin ! Quelle beauté, quelle maitrise ! Les ambiances sont dans parfaitement retranscrites, les paysages dessinés sont a couper le souffle (je me suis souvent arrêté pour admirer les doubles pages somptueuses). Les mélanges de style (tantôt de l’aquarelle, du croquis, du dessins plus réaliste etc) en font une mise en page réussit ! Vraiment fan de ça ! Alors pour faire un rapide bilan : des dessins somptueux, une histoire instructive, mais avec peu être parfois un rythme un peu lent qui rend la lecture moins prenante. Mais une belle réussite malgré tout !

19/03/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
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Après la lecture d'Un printemps à Tchernobyl, cet album paraît un peu fade. En effet Emmanuel Lepage part cette fois-ci pour les Terres australes et antarctiques françaises, un formidable périple au sud de l'Afrique, sur ces quelques bouts de terre perdus au milieu de nulle part. Ce sont ses impressions de voyage, les rencontres faites en cours de route, les observations de la faune et des paysages qui nous sont racontés ici. Ce n'est pas inintéressant, surtout quand les gens que Lepage rencontre parlent de l'histoire des lieux, de l'implantation des espèces animales, des politiques de recherche scientifique qui ont rythmé l'histoire de ces îles. Sauf que ça manque de profondeur, et que le lecteur qui voudrait en savoir plus devrait cherche d'autres sources, qui ne manquent pas bien sûr, mais c'est frustrant... Graphiquement on sent que l'auteur s'est régalé à croquer ses compagnons de voyage, surtout, les paysages et les animaux, un peu. Certaines double pages sont de toute beauté, mais j'aurais espéré en voir plus... Bref, un voyage plaisant, mais un peu frustrant.

22/02/2013 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Ce n’est pas un secret pour mon entourage : j’aime les carnets de voyage et j’en fais aussi. Cependant, lorsqu’il s’agit d’en faire une petit bande dessinée, je réponds qu’il faut un sacré coup de patte. Sans contestation possible, Emmanuel Lepage, lui, a ce talent qui peut lui permettre de réaliser un magnifique album à partir de ses « croquis » faits sur place. Cette faculté, il l’a mise en œuvre pour concevoir « Voyage aux îles de la Désolation ». « Voyage aux îles de la Désolation » retrace le séjour d’un mois d’Emmanuel Lepage à bord du « Marion Dufresne » dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) en mars/avril 2010. Ce qui frappe à la lecture de cet album, ce sont les superbes illustrations en pleine page qui y apparaissent ça et là. Ensuite, c’est sa pagination conséquente (158 pages) résultant du parti-pris d’Emmanuel Lepage d’aborder son séjour chronologiquement. Et enfin, ce sont les nombreuses explications de l’auteur sur comment s’organise la vie à bord de ce bateau et comment il « vit » la découverte de ces lieux pratiquement coupés du monde. En lisant « Voyage aux îles de la Désolation », j’ai vraiment eu la sensation de partager avec l’auteur son séjour dans ce navire et dans les terres australes, j’ai eu le sentiment de voyager avec lui au point d’avoir eu du mal à me décrocher de la lecture ! On pourrait peut-être reprocher à l’auteur de ne pas aborder suffisamment l’intérêt de ces missions, sur le « pourquoi » on emmène des scientifiques dans ces contrées mais, moi, lecteur trop gavé de paroles sur l’écologie et sur le développement durable, ce peu d’explications m’ont amplement suffi et ça m’a permis –enfin- de contempler tranquillement les images sans être à chaque fois abruties par les propos écologiques moralisants. En gros, le « Marion Duquesne » est chargé de ravitailler ces îles où vivent essentiellement des scientifiques… et cette explication me suffit largement ! Le dessin d’Emmanuel Lepage est tantôt brouillon tantôt léché. Personnellement, j’aime cette diversité de style dans un seul album tant que ça reste lisible et beau à contempler, ce qui est le cas dans « Voyage aux îles de la Désolation ». La narration m’est apparue parfaite, l’auteur sait ralentir et accélérer son récit quand il le faut. Ainsi, lorsqu’il aborde des séquences calmes, le lecteur a le droit à des planches très aérées, et inversement. Ça peut paraître toute simple comme remarque mais avec cet album, j’ai senti vraiment que l’auteur me prenait fermement en main. C’est comme si Emmanuel Lepage nous dictait son voyage sans que nous ayons le besoin de lui couper la parole tellement c’est passionnant ce qu’il raconte ! « Voyage aux îles de la Désolation » est un album que j’ai beaucoup aimé. J’y ai retrouvé tout ce que j’apprécie dans une bande dessinée documentaire : un dessin « vivant » (c’est à dire qu’il change de style) et beau, un récit intéressant mais non « barbant » et une histoire qui me fait scotcher du début jusqu’à la fin et qui me donne la sensation de voyager avec l’auteur.

28/01/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Voyage aux îles de la Désolation est un beau carnet de voyages permettant au lecteur de connaitre les Terres Australes et Antarctiques Françaises, et plus particulièrement les îles particulièrement inhospitalières pour la vie humaine que sont les Kerguelen, Crozet et Amsterdam. C'est aussi une belle manière de découvrir la réalité du navire, de son équipage et des passagers qui effectuent la rotation saisonnière entre l'île de la Réunion et ces îles coupées du monde où ne séjournent que des scientifiques dans des bases qui comptent totalement sur le ravitaillement de ce navire pour leur survie. C'est un récit instructif et beau. Le dessin d'Emmanuel Lepage rend un bel hommage à ces décors, à ces bateaux et à ces hommes. Il nous apprend aussi beaucoup de choses sur la situation de ces îles, leur passé et les conditions de vie de nos jours. C'est dépaysant et intéressant. Malheureusement, j'espérais être un peu plus transporté par les émotions d'un tel voyage. Ce ne fut que moyennement le cas à la lecture de cet ouvrage qui parle beaucoup de sentiments mais n'a réussi que partiellement à me les transmettre. Une lecture que je conseille néanmoins sans hésiter.

16/07/2012 (modifier)