"Il n'y a aucune raison pour qu'une histoire soit comme une maison, avec une porte pour entrer, les fenêtres pour regarder les arbres et une cheminée pour la fumée... On peut très bien imaginer une histoire en forme d'éléphant, de champ de blé ou de flamme d'allumette soufrée" (Moebius, 1976).
J'ai commandé l'œuvre originalle de France et je l'ai reçue encore à 15 ans. Mais elle est arrivée censurée: mon père, qui aimait beaucoup la BD mais était assez moraliste, y avait mis son grain de sel. Je lui ai dit que c'était comme mutiler la Chapelle Sixtine... maintenant je pense que c'était affectueux de sa part! Plus tard, je l'ai acquise en secret et je continue à collectionner toutes les versions et éditions jusqu'à aujourd'hui.
C'était une révolution à l'époque et tellement d'auteurs ont été influencés par les hachures et le pointillisme du dessin: Bilal, Solé, Manara peut-être et même Gir lui-même (voir Angel Face, par exemple) ainsi que tant d'autres...
Oui, il n'y a vraiment pas d'histoires et aujourd'hui les images, son style, sont tellement entrés dans notre mémoire collective, qu'elles passent presque pour normales. C'est historique oui, mais aussi un monument à revisiter toujours.
Cette série est la première série de comics que j’ai lue de ma vie quand j’étais enfant ; je l’ai lue énormément de fois.
Il s’agit pour moi de l’une des meilleures œuvres de Star Wars, au même niveau que les films (1 à 6). Cette série se passe en parallèle du dessin animé Clone Wars en 2D de 2003, si le dessin animé se concentre surtout sur les batailles, ce comics se concentre davantage sur tout ce qui se passe autour.
On y découvre la face cachée des champs de bataille : l’espionnage, avec le personnage de Quinlan Vos, que l’on retrouve dans l’ancienne série Star Wars: Jedi. On le suit dans cette période sombre de sa vie, où il sera plus que jamais sur le fil du rasoir entre la lumière et l’ombre. Anakin et Obi-Wan sont aussi de la partie et poursuivent leur évolution, qui les mènera à leur relation de l’épisode III.
La série développe également très bien l’aspect politique qui évolue autour de la guerre : la lutte entre les sénateurs honnêtes et le chancelier, qui resserre doucement son emprise sur la liberté avec son faux sourire d’ange sauveur. On ressent constamment le complot infâme de Dark Sidious derrière chaque événement de cette guerre, qui n’est au final qu’une partie d’échecs qu’il joue avec lui-même.
La série a aussi pour moi, le mérite de ne pas tomber dans un manichéisme simpliste : elle questionne le rôle des Jedi dans des événements qui causent la mort de milliers d’individus, ainsi que les motivations derrière le choix des batailles. Là où des civils pensent que la République vient les aider pour les sauver des séparatistes, on découvre qu’elle les aide surtout par intérêt stratégique ou pour une ressource importante. Et que les ennemis ne sont pas toujours les démons que l’on dépeint.
Au niveau du dessin, il y a l’excellente Jan Duursema et Brian Ching, parmi les meilleurs, avec d’autres artistes qui vont et viennent pour des histoires plus courtes.
En lisant cette série, on regrette que les séries de comics Star Wars aient perdu en profondeur scénaristique depuis le rachat par Disney, même si Disney nous a offert quelques séries de qualité.
Une série magnifique sur les thèmes de la violence, de la guerre, de l’esclavage, de la liberté, de l’amitié, des traumatismes psychologiques, du pardon et du pacifisme.
La série est souvent réduite à un manga pour ados banal, surtout par des gens qui n’ont lu que le 1er arc narratif qui est particulièrement violent (4 arcs narratifs en tout). Sauf que le propos de la série ne se trouve pas dans ce 1er arc, qui ne sert que de contexte avant l’évolution du personnage.
J’ai lu récemment le deuxième et dernier tome, donc voici mon avis.
Cette série a été un coup de cœur pour moi, car elle traite d’une histoire que j’ai toujours trouvée fascinante et qui n’a jamais été traitée à sa juste valeur, que ce soit au cinéma ou en BD (Le Pacte des loups part, à mon avis, dans tous les sens, au point de ridiculiser une histoire réelle qui est suffisamment terrifiante sans avoir besoin de donner à la bête un aspect de monstre du Seigneur des anneaux).
Le scénario est bon, l’ambiance est pesante, et on sent bien le drame qu’a été cette affaire pour les habitants de la région à l’époque. L’histoire est un mix d’événements réels et d’éléments librement ajoutés par les auteurs, notamment la résolution du mystère. Le tout dans un contexte de montée des complots et de la haine envers la royauté de France de la part de la population, quelques décennies seulement avant le révolution française.
Le dessin est très bon : on retrouve bien l’ambiance de la nature du Gévaudan, ainsi que les costumes. La bête est bien montrée ; j’ai eu un frisson lors de cette scène d’attaque ultra violente où on la voit clairement pour la première fois.
Pour moi c’est une série incontournable pour les gens qui s’intéressent à cette histoire réelle du grand méchant loup. En espérant qu’un jour, cette histoire aura la série thriller à l’écran qu’elle mérite.
Pour moi, c’est un 4,5, mais je mets 5 car elle mérite d’être plus connue.
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"Il n'y a aucune raison pour qu'une histoire soit comme une maison, avec une porte pour entrer, les fenêtres pour regarder les arbres et une cheminée pour la fumée... On peut très bien imaginer une histoire en forme d'éléphant, de champ de blé ou de flamme d'allumette soufrée" (Moebius, 1976). J'ai commandé l'œuvre originalle de France et je l'ai reçue encore à 15 ans. Mais elle est arrivée censurée: mon père, qui aimait beaucoup la BD mais était assez moraliste, y avait mis son grain de sel. Je lui ai dit que c'était comme mutiler la Chapelle Sixtine... maintenant je pense que c'était affectueux de sa part! Plus tard, je l'ai acquise en secret et je continue à collectionner toutes les versions et éditions jusqu'à aujourd'hui. C'était une révolution à l'époque et tellement d'auteurs ont été influencés par les hachures et le pointillisme du dessin: Bilal, Solé, Manara peut-être et même Gir lui-même (voir Angel Face, par exemple) ainsi que tant d'autres... Oui, il n'y a vraiment pas d'histoires et aujourd'hui les images, son style, sont tellement entrés dans notre mémoire collective, qu'elles passent presque pour normales. C'est historique oui, mais aussi un monument à revisiter toujours.
Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)
Cette série est la première série de comics que j’ai lue de ma vie quand j’étais enfant ; je l’ai lue énormément de fois. Il s’agit pour moi de l’une des meilleures œuvres de Star Wars, au même niveau que les films (1 à 6). Cette série se passe en parallèle du dessin animé Clone Wars en 2D de 2003, si le dessin animé se concentre surtout sur les batailles, ce comics se concentre davantage sur tout ce qui se passe autour. On y découvre la face cachée des champs de bataille : l’espionnage, avec le personnage de Quinlan Vos, que l’on retrouve dans l’ancienne série Star Wars: Jedi. On le suit dans cette période sombre de sa vie, où il sera plus que jamais sur le fil du rasoir entre la lumière et l’ombre. Anakin et Obi-Wan sont aussi de la partie et poursuivent leur évolution, qui les mènera à leur relation de l’épisode III. La série développe également très bien l’aspect politique qui évolue autour de la guerre : la lutte entre les sénateurs honnêtes et le chancelier, qui resserre doucement son emprise sur la liberté avec son faux sourire d’ange sauveur. On ressent constamment le complot infâme de Dark Sidious derrière chaque événement de cette guerre, qui n’est au final qu’une partie d’échecs qu’il joue avec lui-même. La série a aussi pour moi, le mérite de ne pas tomber dans un manichéisme simpliste : elle questionne le rôle des Jedi dans des événements qui causent la mort de milliers d’individus, ainsi que les motivations derrière le choix des batailles. Là où des civils pensent que la République vient les aider pour les sauver des séparatistes, on découvre qu’elle les aide surtout par intérêt stratégique ou pour une ressource importante. Et que les ennemis ne sont pas toujours les démons que l’on dépeint. Au niveau du dessin, il y a l’excellente Jan Duursema et Brian Ching, parmi les meilleurs, avec d’autres artistes qui vont et viennent pour des histoires plus courtes. En lisant cette série, on regrette que les séries de comics Star Wars aient perdu en profondeur scénaristique depuis le rachat par Disney, même si Disney nous a offert quelques séries de qualité.
Vinland Saga
Une série magnifique sur les thèmes de la violence, de la guerre, de l’esclavage, de la liberté, de l’amitié, des traumatismes psychologiques, du pardon et du pacifisme. La série est souvent réduite à un manga pour ados banal, surtout par des gens qui n’ont lu que le 1er arc narratif qui est particulièrement violent (4 arcs narratifs en tout). Sauf que le propos de la série ne se trouve pas dans ce 1er arc, qui ne sert que de contexte avant l’évolution du personnage.
Les Griffes du Gévaudan
J’ai lu récemment le deuxième et dernier tome, donc voici mon avis. Cette série a été un coup de cœur pour moi, car elle traite d’une histoire que j’ai toujours trouvée fascinante et qui n’a jamais été traitée à sa juste valeur, que ce soit au cinéma ou en BD (Le Pacte des loups part, à mon avis, dans tous les sens, au point de ridiculiser une histoire réelle qui est suffisamment terrifiante sans avoir besoin de donner à la bête un aspect de monstre du Seigneur des anneaux). Le scénario est bon, l’ambiance est pesante, et on sent bien le drame qu’a été cette affaire pour les habitants de la région à l’époque. L’histoire est un mix d’événements réels et d’éléments librement ajoutés par les auteurs, notamment la résolution du mystère. Le tout dans un contexte de montée des complots et de la haine envers la royauté de France de la part de la population, quelques décennies seulement avant le révolution française. Le dessin est très bon : on retrouve bien l’ambiance de la nature du Gévaudan, ainsi que les costumes. La bête est bien montrée ; j’ai eu un frisson lors de cette scène d’attaque ultra violente où on la voit clairement pour la première fois. Pour moi c’est une série incontournable pour les gens qui s’intéressent à cette histoire réelle du grand méchant loup. En espérant qu’un jour, cette histoire aura la série thriller à l’écran qu’elle mérite. Pour moi, c’est un 4,5, mais je mets 5 car elle mérite d’être plus connue.