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Les dernier avis (14 avis)

Couverture de la série Ailefroide - Altitude 3954
Ailefroide - Altitude 3954

Complètement étranger au monde de l'escalade, plus adolescent depuis longtemps, jamais interné, j'ai été malgré tout complètement happé par ce récit initiatique de l'adolescent devenant adulte. Le dessin est nerveux, sec, et beau quand il le faut. L'histoire oscille entre moments de tension en cordée sur un à pic rocheux ou sur un glacier fondant, entre instants conflictuels de génération, parent et enfant, société conservatrice et adultes en devenir, recherche du plaisir charnel ou de la caresse amoureuse, petits topos historiques sur la montagne et ses héros mortels... Et tout cela se tient, se lit avec plaisir et avidité, le temps s'écoule sans effort. Et à la fin, on finit un peu plus intelligent qu'au début !

27/11/2020 (modifier)
Par Blanche
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Ken'en - Comme chien et singe
Ken'en - Comme chien et singe

Je n'ai lu que quelques pages du premier tome avant de m'empresser d'acheter les 7 autres. Cela va maintenant faire un an que je me suis procuré la série et je les relis régulièrement. L'histoire me fascine, elle est touchante, avec des moments cocasses qui font tourner nos émotions en bourrique, nous serrant le coeur à un moment et en nous faisant rire celui d'après. Ce Manga est désormais dans mon top 1 et il y restera sans doute pour toujours.

24/11/2020 (MAJ le 24/11/2020) (modifier)
Par DCD
Note: 5/5
Couverture de la série Le Troisième Testament
Le Troisième Testament

Avec une mise en image qui frôle parfois la mise en abîme, je suis un inconditionnel du dessin (j'avais scanné la couverture du premier tome pour le mettre en fond d'écran) et de son contraste (que d'ombres). Mais le scénario, parfois noir lui aussi, est encore meilleur et l'on suit assidûment toutes les péripéties de tous les enquêteurs à travers l'Europe médiévale très bien représentée. "Le troisième testament" est la bande dessinée ésotérique à relire fréquemment. Comme dit précédemment par un autre intervenant, elle est devenue un classique.

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5
Couverture de la série La Ligue des Gentlemen Extraordinaires
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires

Chez les groupies de Alan Moore, il y a deux incontournables V pour Vendetta et Watchmen, puis les parutions à venir que l'on attend impatiemment. Après From Hell plutôt déconcertant, est apparu "La ligue des gentlemen extraordinaires". Rien que son titre très long interpelle. L'auteur se moque t-il de nous avec une parodie ou bien a t-il réussi un nouveau récit extraordinaire lui aussi ? Une nouvelle fois, le dessinateur choisi par Moore a un trait particulier qui ne rebutera pas les habitués, qui pensent que Moore le fait exprès pour que son scénario porte à lui seul ou presque la bande dessinée. Et puis, par rapport à From Hell, le dessin de "La ligue des gentlemen extraordinaires" est plutôt engageant. L'histoire se déroule dans l'Angleterre victorienne (Steampunk) mais les personnages ne nous sont pas inconnus. Il s'agit exclusivement de protagonistes de la littérature contemporaine à cette époque, leur âge étant calé sur ceux des livres dont ils sont issus. Et le tour de force de Alan Moore sera de les rassembler dans une aventure trépidante où chacun aura son importance. Le tome 2 est encore meilleur. J'ai hésité à lui mettre la note de 5. Ah ben non. Je l'ai fait.

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5
Couverture de la série Akira
Akira

J'ai lu Akira en commençant par le tome 8 de la version couleur. Encore une fois, au gré des emprunts hasardeux d'un proche à la médiathèque, j'allais découvrir un chef-d’œuvre mais pas par le bon bout. Il était d'un jaune pétant et son contenu était déstabilisant. Une ville en ruines dans lequel un enfant oiseau aux yeux bandés pouvait voir. Étrange mais intriguant. Et si le décor est laid, la qualité du trait le sublime. Puis un souvenir mais revenu. Au collège des amis parlaient de la prochaine sortie d'Akira au cinéma et de son incroyable moto. La même que j'avais vu sur une affiche placardée sur un mur pouilleux. Au moins une année plus tard, tuant le temps à la FNAC je cherche une bande dessinée à lire. Passant devant un manga en noir et blanc nommé Akira, je comprends que j'ai enfin l'occasion de comprendre pourquoi cette ville était en ruine et où était passée la belle moto. Le soir venu, ayant profité des chaises disposées pour une conférence dans l'atrium du magasin dont je n'aurais rien écouté, j'ai lu tous les tomes de la série et j'ai du mal à me lever. Quelle claque ! Je conseille la version en noir et blanc mieux traduite que celle en couleur, et sans tome superflu. Faites attention à éviter la version tirée de la série animée.

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Transmetropolitan
Transmetropolitan

Arrivée à la moitié du premier volume, la collection en compte six, je m’orientais vers le premier avis, tant « Spider Jérusalem » le personnage centrale, est trivial sur la forme, alors que l’histoire peine à avoir du fond. Mais petit à petit, on se prend à aimer suivre les enquêtes de ce journaliste indépendant et sans concession, quand on lit ses premiers articles écrits à l’acide et aux féces (oui, oui). On comprend mieux la ville futuriste dans laquelle il évolue, qui n’est en réalité, qu’une exagération de notre société médiatique actuelle. L’information télévisuelle y est partout et intrusive (comprenez sur tous les murs de votre logement, dans les trottoirs), mais n’explique rien et se contente d’énoncer des faits sans les expliquer, pour pouvoir mieux placer ses émissions de divertissements très vulgaires et ses pubs. Ce monde est d’ailleurs fantastique, avec ses émissions pornographiques pour enfants, sa fabrication d’humains pour l’alimentation, et oh oui ! Ses « faiseurs » ! Des machines capables, à partir d’un bloc de matière densifié (ou d’ordures pour la classe moyenne), de fabriquer vos vêtements, vos repas et… leur propre drogue. Et si vous la leur retirez, des têtes de cheval qu’ils placeront dans votre lit, comme menace de mort quand ils appartiennent à la mafia. Les progrès scientifiques y sont légions, comme l’asexuation, pour ne plus à avoir à de rapports sexuels, les médicaments contre le cancer, pour pouvoir énormément fumer, le remplissage de l’estomac par des bactéries, pour ne plus avoir à manger, et d’autres qui seront moins anecdotiques, comme la capacité à réveiller les personnes cryogénisées dans le passé, dont l’arrivée dans ce futur oppressant rend fous, ou ces humains qui veulent se transformer en « faiseur » ! « Spider Jérusalem » traverse ce décor avec sa rage, sa violence et son humour, pour ouvrir les yeux de ses concitoyens lobotomisés, quitte à les secouer trop vivement et à vous faire souffrir de le lire. Mais si vous passez la lecture du premier volume, vous devriez succomber à cet univers brutal et à son personnage féroce même si l’œuvre reste de premier abord décousue. En seconde lecture, la personnalité surprenante du héros ne jouant plus, c'est réellement une très bonne bande dessinée !

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5
Couverture de la série From Hell
From Hell

Je pensais que "From Hell" rejoindrait V pour Vendetta et Watchmen dans le panthéon des chefs-d’œuvre d'Alan Moore. Mais cet imposant ouvrage (plus de 500 pages de BD + un appendice explicatif de 40 pages sur 3 colonnes), très documenté et relatant une version très intéressante des motifs et de la personnalité de Jack l'éventreur, croule par moment sous la lourdeur de ses détails. On comprend en lisant l'appendice, que Alan Moore a cherché a relater une version possible et étayée de l'affaire, au point que des figurants interviennent parfois, car cités dans l'enquête officiel. Cela rend l'histoire trop lourde et le chapitre IV, entièrement dédié à l'architecture de Londres, comme justification mystique de la nécessité de l’œuvre à venir du Docteur Gull, en est le point d'orgue. C'est un chapitre réellement pénible même si toutes les anecdotes y sont vraies. Heureusement, d'autres chapitres et l'histoire dans son ensemble, relèvent le tout. C'est le cas du dernier meurtre de Jack l'éventreur, extrêmement bien mis en scène, qui nous réconcilie avec les images en noir et blanc de la BD car elles atténuent la cruauté de cette scène dont on sait qu'elle a réellement eu lieu. Au final, "From Hell" est un incontournable de l’œuvre de Alan Moore, mais placé un peu à part, au point que pour une fois, l'adaptation cinématographique apparaît réussie bien que toujours divergente du support original. L'essentiel y est, bien que la justesse historique de la BD, n'y soit plus.

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série V pour Vendetta
V pour Vendetta

Après avoir découvert Watchmen, que je pensais être la meilleure création de Alan Moore, j'appris qu'il en aurait écrit une autre d'un niveau au moins égal. Plutôt sceptique je me la suis procuré et j'avoue que les couleurs fades m'ont d'abord confirmé dans mon a priori. De plus, les décors datés étaient très connotés années 80 alors que l'intrigue était censée se dérouler à la fin des années 90. Et pourtant, malgré cela on plonge très rapidement dans l'histoire de cet anarchiste qui tente seul de renverser tout un système. On se prend d'amitié pour cet homme dont on ne verra jamais le visage, on comprend ses raisonnements et on en vient à défendre l'anarchie à coup de citations auprès de ses amis : "Anarchie veut dire « sans maître », pas « sans ordre »". Un chef d'œuvre captivant.

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

J'ai découvert Alan Moore au début des années 90 par le biais de Watchmen. Et j'ai découvert "Watchmen" par le biais de son tome 4 ("le Hibou") dans la série en 6 tomes, emprunté à la médiathèque par un proche. Pas facile de commencer une œuvre dense et complexe par le milieu, car on reste sur sa faim et on se questionne aussi beaucoup. Alors on réfléchit à partir des indices que l'on a trouvés et on essaie de savoir qui étaient les "Minutemen", qui sont les héros contemporains cités et quels sont leurs liens. Puis on comprend que cette bande dessinée évoque non seulement des personnages, mais aussi leur passé, le contexte de celui-ci, et par là, comment les raisons de leur chanement. Bref, on apprend que des personnages dessinés peuvent avoir de l'épaisseur et qu'il me faudra à tout prix lire l'ensemble des tomes. Cahin-caha, je parvins à lire les premiers volumes et le numéro 3 ("Rorschach") va changer ma perception de la bande dessinée (et mes exigences vis-à-vis de cet art). En une douzaine de cases dénuées de dialogue, Rorschach va résoudre une affaire horrible d'enlèvement d'enfant et le lecteur en rester pantois. Tout le reste est à l'avenant et vous le découvrirez dès les premières pages avec la double lecture de certaines cases que l'on peut lire à raison d'une sur deux. Un chef d’œuvre.

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5
Couverture de la série Planetary
Planetary

Je suis surpris par beaucoup d'avis négatifs sur la difficulté à s'immiscer dans l'histoire, qui est pour moi, l'une des plus réussies et riches qu'il m'ait été donné de lire. Attention ici, même si on est chez DC Comics, pas de super-héros au cœur noble, désintéressés, voulant faire le bien et lutter contre la mal. D'ailleurs, un personnage secondaire, reprend les traits de Spider Jérusalem dans une des histoires courtes, qui posent les bases du récit. C'est dire que l'univers n'est pas lisse ou convenu. D'ailleurs la préface est signée Alan Moore ce qui en dit beaucoup si vous avez lu l'excellent "Ligue des gentlemen extraordinaires" car "Planetary" évolue aussi dans un univers de décalques de personnages de fiction (des super-héros mais aussi des personnages littéraires, comme dans la "ligue des gentlemen extraordinaires"). Ainsi vous croiserez Superman, Wonder-Woman et Green Lantern mais le sort, qui leur ai réservé, et que je ne peux pas vous dévoiler, est radical. Le prélude est donc composé de 4 ou 5 saynètes, relativement ennuyeuses et qui ennuient d'ailleurs le personnage principal : Elijah Snow, fraîchement (hu, hu, hu) recruté par "Planetary" une association de 3 super-héros (Le batteur qui communique avec les ordinateurs, Jakita Warren à la force prodigieuse et Snow) dirigée par un mystérieux 4ème homme, et dont le but est de rechercher des objets ou des traces anciennes d'évènements, exceptionnels. Mais Snow ne trouve pas ces enquêtes palpitantes, car n'allant pas au bout des choses : qui sont ces militaires sur cette île apatride revendiquée par les Japonais et les Russes, cette "machinerie" enfouie sous les rues de Hong-Kong, ce vaisseau intelligent en quête d'un équipage avec qui fusionner pour le faire naviguer entre les univers (oui, oui ! Entre différents univers) ? Le premier objet recherché est un calculateur créé dans les années 40 par une ancienne guilde de super-héros, qui a accouché d'une cartographie d'univers parallèles, afin de mettre fin à la seconde guerre mondiale. Anecdotique ? Non. A partir de là, l'enquête des "Planetary" va vous plonger à différentes époques (Snow est né le 1er janvier 1900 comme d'autres personnages), vous faire voir certains univers parallèles, vous faire croiser une multitude de personnages et de guildes de superhéros, dont ceux de "The Authority" et tous les "Batman". D'ailleurs, j'avoue m'être un peu perdu parmi les différents noms et différentes époques. Surtout que Snow a des problèmes de mémoire, qui n'arrangent rien. Et pourtant on ne lâche pas prise et on continue la lecture de cette œuvre (de 400 pages pour le tome 1) que je qualifie déjà de remarquable car on veut à tout prix en connaître la suite, tout en redoutant qu'elle arrive trop vite.

24/11/2020 (modifier)