Le chef d'oeuvre de Nihei.
Je pense que c'est l'auteur qui a le mieux retranscrit l'univers de HR Giger en images. En rajoutant des codes de chevalerie et d'autres trucs typiquement japonais par dessus.
Je ne sais pas comment c'est humainement possible de dessiner une telle oeuvre, le travail est colossal.
C'est vrai qu'il faut apprivoiser le sens de lecture. Je conseille d'ailleurs de lire Blame avec la nouvelle édition grand format de Glénat, c'est beaucoup plus lisible.
Il ne faut pas avoir peur de se lancer, il n'y a rien de très compliqué, ce n'est pas du tout une oeuvre hermétique.
Au pire demandez à une IA de vous expliquer le contexte/les protagonistes si vous vous sentez perdu(e), vous serez totalement dans l'esprit du manga !
Aujourd'hui Nihei s'est perdu, il ne termine même plus ses planches ou utilise l'ordinateur pour un rendu très pauvre.
Mais il nous restera toujours Blame, Biomega et Abara, reliques d'une époque rêvée et révolue.
Achille Talon est un garçon quelques mois plus jeune que moi.
Même sans encore savoir lire, je trouvais le personnage drôle. Ensuite, petit à petit, j'ai essayé de lire, en évitant les bulles les plus bavardes, des phylactères enormes parfois, dont certaines font plus de dix lignes! Finalement, j'ai découvert que la logorrhée et la prolixité de ce anti-héros sont ce qu’il y a de plus amusant. Parfois, j’ai ressenti le besoin d’un diccionnaire, mais je pense que j’ai appris pas mal de mots difficiles en français.
Le talent de Greg en tant qu'écrivain a progressé parallèlement au dessin : moins rond, plus dynamique, plus de détails, surtout pour les figurants et les décors.
Les personnages secondaires sont parfois devenus principaux : papa Talon, moustachu, avec ses bières, la maman bichonnante, le voisin Lefuneste, le commerçant malin et avide Vincent Poursan, l’éternelle petite amie Virgule de Guillemets et aussi le colérique et minuscule patron du journal Polite (caricature de Goscinny qui était exactement le contraire dans la vie réelle).
Je continue à préférer les gags d’une ou deux pages plutôt que les longues histoires. Et à côté des blagues grivoises, il y en a aussi parfois qui sont presque muettes.
Je me souviens de mémoire d'un de mes gags préférés : après quelques manœuvres absurdes, Talon fracasse son vieux tacot contre une voiture garée. Devant le regard inquisiteur et sévère des passants, il sort et écrit un mot qu'il place sur le pare-brise de la victime. Approbation générale du public... mais à la fin, on voit ce qu'il a écrit !
Et voilà, mon deux-centième avis. Hop !
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Blame !
Le chef d'oeuvre de Nihei. Je pense que c'est l'auteur qui a le mieux retranscrit l'univers de HR Giger en images. En rajoutant des codes de chevalerie et d'autres trucs typiquement japonais par dessus. Je ne sais pas comment c'est humainement possible de dessiner une telle oeuvre, le travail est colossal. C'est vrai qu'il faut apprivoiser le sens de lecture. Je conseille d'ailleurs de lire Blame avec la nouvelle édition grand format de Glénat, c'est beaucoup plus lisible. Il ne faut pas avoir peur de se lancer, il n'y a rien de très compliqué, ce n'est pas du tout une oeuvre hermétique. Au pire demandez à une IA de vous expliquer le contexte/les protagonistes si vous vous sentez perdu(e), vous serez totalement dans l'esprit du manga ! Aujourd'hui Nihei s'est perdu, il ne termine même plus ses planches ou utilise l'ordinateur pour un rendu très pauvre. Mais il nous restera toujours Blame, Biomega et Abara, reliques d'une époque rêvée et révolue.
Achille Talon
Achille Talon est un garçon quelques mois plus jeune que moi. Même sans encore savoir lire, je trouvais le personnage drôle. Ensuite, petit à petit, j'ai essayé de lire, en évitant les bulles les plus bavardes, des phylactères enormes parfois, dont certaines font plus de dix lignes! Finalement, j'ai découvert que la logorrhée et la prolixité de ce anti-héros sont ce qu’il y a de plus amusant. Parfois, j’ai ressenti le besoin d’un diccionnaire, mais je pense que j’ai appris pas mal de mots difficiles en français. Le talent de Greg en tant qu'écrivain a progressé parallèlement au dessin : moins rond, plus dynamique, plus de détails, surtout pour les figurants et les décors. Les personnages secondaires sont parfois devenus principaux : papa Talon, moustachu, avec ses bières, la maman bichonnante, le voisin Lefuneste, le commerçant malin et avide Vincent Poursan, l’éternelle petite amie Virgule de Guillemets et aussi le colérique et minuscule patron du journal Polite (caricature de Goscinny qui était exactement le contraire dans la vie réelle). Je continue à préférer les gags d’une ou deux pages plutôt que les longues histoires. Et à côté des blagues grivoises, il y en a aussi parfois qui sont presque muettes. Je me souviens de mémoire d'un de mes gags préférés : après quelques manœuvres absurdes, Talon fracasse son vieux tacot contre une voiture garée. Devant le regard inquisiteur et sévère des passants, il sort et écrit un mot qu'il place sur le pare-brise de la victime. Approbation générale du public... mais à la fin, on voit ce qu'il a écrit ! Et voilà, mon deux-centième avis. Hop !