L'auteur est allé dans le nord québécois, le Nunavik pour être plus précis. Comme tout le grand nord canadien, c'est un très grand territoire peu peuplé. Pour vous donnez une idée sachez que le Nunavik est aussi grand que la France et est peuplé de...14 000 habitants répartis dans 14 villages côtières. Donc oui c'est un endroit très vide et en plus difficile d'accès.
C'est donc un carnet de voyage dont le ton rappel ce qu'ont fait Trondheim et Delisle dans le même domaine. J'ai bien aimé exploré ce coin du Québec au final méconnu. Je ne connaissais que des détails généraux de la vie du grand nord et c'est intéressant de voir la vie quotidienne des inuit qui adaptent leurs modes de vies ancestrales tant bien que mal à la vie moderne. On voit les bons et les moins bons points de vivre dans un environnement très froid et encore un peu sauvage. Les anecdotes racontées sont pas mal quoique parfois je me demandais pas si l'auteur exagérait pas un peu. Le dessin est sympathique.
En gros, un album si on aime bien les autobiographies où un auteur raconte son voyage dans un endroit exotique.
J’ai du mal avec les premières séries de Boilet (Le Rayon vert m’avait clairement laissé sur ma faim). Avec cet album, j’ai encore eu du mal à accrocher, même si je reconnais que « 36 15 Alexia » est plus ambitieux et possède plus de qualités intrinsèques.
J’ai été amusé au départ par les échanges du héros avec une femme, uniquement au travers du minitel : une petite madeleine que cet appareil qui a, tel un feu de paille, fait office un temps de modernité intemporelle en France (et que les adeptes actuels d’internet peineraient à trouver intéressant, avec ces textes poussifs et son absence d’image…).
Mon avis est mitigé concernant l’album. Je me suis ennuyé à plusieurs reprises, les échanges via le minitel en particulier ralentissant le rythme. Et il faut dire qu’en soi l’intrigue n’est ni originale, ni fouillée ou emballante.
Mais je vais quand même arrondir aux trois étoiles. Car Boilet – comme souvent chez lui – se met en scène (pas mal d’éléments autobiographiques j’imagine à la base de ce récit) et à nu, jouant sur un certain érotisme (plusieurs pages sont même occupées par des scènes de sexe – sans que ce soit vraiment porno). Surtout, la construction, un peu saccadée parfois, longuette, parfois artificielle, est, à d’autres moments, plutôt intéressantes, avec une mise en abime (on observe le héros écrivant sa BD au moment où il vit les événements (on ajoute un niveau si ce héros est l’auteur lui-même…) qui dynamise le récit. En particulier le jeu entre réalité et fantasmes/possibilités est bien exploité avec les deux conclusions proposées.
Une cote mal taillée pour la note, un album sur lequel je ne reviendrai sans doute pas, mais un récit qui possède de réelles qualités.
Je précise que j’ai lu l’édition originale des Humanos, et je ne sais pas si la réédition d’ego comme x a modifié ou ajouté quelque chose à ce récit.
Note réelle 2,5/5.
Venue passer les vacances chez sa grand-mère dans un petit village d'Italie, la jeune Dina se retrouve miniaturisée après avoir mangé une part de gâteau pour le moins mystérieuse. Cette transformation ne serait pas un cas isolé : elle a déjà touché une partie des habitants du village des années auparavant, dont le grand-père de Dina. Les survivants ont depuis fondé une petite civilisation secrète à leur échelle. Dina va devoir s'y intégrer à la fois pour survivre dans ce monde nouveau et pour percer le mystère à l'origine de cette situation.
Il s'agit d'un récit d'aventure léger, destiné aussi bien aux enfants qu'aux adultes.
Le graphisme, signé Antonello Dalena (l'auteur de Ernest & Rebecca), affiche un trait très italien, proche de l'école Disney, avec des couleurs évoquant le travail de Barbara Canepa. Le style est vivant et moderne, pas toujours irréprochable dès que l'on s'éloigne des éléments les mieux maîtrisés par l'auteur, mais globalement efficace et agréable.
Le principe et les décors miniaturisés évoqueront sans doute Arthur et les Minimoys ou encore Maman j'ai rétréci les gosses, mais l'album parvient à s'en détacher grâce à une touche personnelle et à un vrai sens de l'humour. Cela passe notamment par l'ambiance très italienne du séjour chez la grand-mère et par l'atmosphère du village portuaire. Cette longue introduction permet de s'attacher aux personnages et de s'imprégner du drame qui a frappé les villageois et la famille de l'héroïne.
Une fois la transformation opérée, le récit devient plus rythmé et nettement plus orienté vers l'action. Cette partie accumule toutefois quelques facilités : un antagoniste un peu pénible que l'on espère voir rester secondaire, un jeu d'échelles très libre, et une notion du danger à géométrie variable. Tantôt les araignées deviennent gigantesques, tantôt les héros descendent sans difficulté d'une table, tantôt les distances semblent immenses, tantôt tout le monde se retrouve au même endroit comme par hasard. Si cette souplesse sert le rythme et l'efficacité de l'action (il s'agit après tout d'un divertissement jeunesse, pas d'un documentaire sur la survie d'humains miniaturisés), elle nuit aussi à la cohérence interne et empêche parfois une immersion totale. Le cliffhanger de fin de premier tome, par ailleurs, se voit venir de très loin.
En résumé, j'ai beaucoup apprécié la mise en place et l'ambiance italienne du début, tandis que la partie action, une fois l'héroïne miniaturisée, m'a paru plus convenue et un peu moins convaincante. Cela reste toutefois un tome clairement introductif, qui pose des bases solides. Les ingrédients sont là pour proposer une suite bien plus aboutie : j'attends donc la suite pour me faire un avis définitif.
1972, dans un village de Galice, un vieux vagabond se fait peu à peu adopter par la population après avoir sauvé un cochon en fuite. Affable et doué à la guitare, il suscite rapidement l'attachement des villageois, à l'exception de quelques notables guindés qui voient d'un mauvais oeil ce clochard trop souriant, ainsi que d'une bande de gamins qui lui reprochent d'avoir été hébergé temporairement dans l'endroit leur servant de cachette secrète. En s'y introduisant pour fouiller ses affaires, ils découvrent un revolver et des balles. Si ces objets appartiennent bien au vieil homme, celui-ci est incapable d'expliquer leur provenance : amnésique, il a totalement occulté son passé.
Par bien des aspects, cette BD m'a fait penser à Magasin général de Tripp et Loisel. On y retrouve ce décor de petit village où tout le monde se connait et vit dans une relative harmonie, mais aussi une mise en scène et un graphisme proches, notamment dans le dessin des personnages et même dans les pages de garde représentant une vue globale du village. Il y a enfin ce même mélange entre chronique sociale et ancrage dans un cadre historico-géographique très marqué.
À la différence près qu'il ne s'agit pas ici du Québec du début du XXe siècle, mais de l'Espagne des années 1970, encore engluée dans le franquisme et lourdement marquée par le souvenir de la guerre civile et des fractures qu'elle a laissées dans la société. Et, forcément, le mystère entourant ce vieillard est intimement lié à ce contexte.
L'intrigue se révèle engageante et assez originale et, malgré un sujet sérieux, dégage un côté feel good agréable. Il y a quelques facilités, comme la rapidité avec laquelle le vieillard est adopté par la population juste parce qu'il a attrapé un cochon. Mais à côté de ça, le scénario ne se livre pas trop facilement et les personnages évitent d'être figés dans des archétypes trop attendus, ce qui est appréciable. Le dessin manque parfois d'aisance, mais reste agréable à suivre. On tient surtout une histoire solide, bien rythmée, qui fonctionne parfaitement en un seul album, sans sensation de longueur ni de frustration.
Une lecture simple mais réussie.
Sans être un vrai fan, j'aime la musique des Beatles. Et en même temps, je connais peu leur oeuvre complète et encore moins bien leur biographie. Je ne connaissais notamment rien des circonstances de leur séparation, ni presque rien du parcours de Paul McCartney juste après celle-ci. C'est donc avec intérêt et curiosité que j'ai lu cet album.
Et j'y ai trouvé ce qu'il me promettait, sans toutefois susciter davantage d'enthousiasme.
On suit ainsi le parcours de Paul de 1969 à 1974, en commençant par les causes de la séparation, puis par le traumatisme psychologique que celle-ci représente pour lui, avant d'aborder la manière dont il remonte la pente en repartant de zéro, tant sur le plan du groupe que des expérimentations musicales. L'ensemble est mis en images dans un style très libre, aux couleurs légèrement psychédéliques, doté d'une jolie personnalité sans pour autant totalement me convaincre.
Globalement, j'ai trouvé cette lecture instructive, d'autant plus que j'écoutais les dernières musiques des Beatles et celles de Wings en parallèle de ma lecture afin de me mettre davantage dans l'ambiance. Mais rien ne m'a vraiment emporté. J'en ressors avec encore un peu plus de sympathie pour un Paul McCartney que j'appréciais déjà, ainsi qu'un certain respect pour son parcours, mais l'album ne m'a pas véritablement touché.
Le récit est construit autour de la lutte entre grandes familles de vampires, qui toutes utilisent pour leurs basses œuvres des humains, « D-Men », capables d’agir durant le jour, d’éliminer des concurrents, de « nettoyer » les scènes où eux ou leurs vampires d’employeurs ont commis quelques carnages. Le héros, David, est l’un de ces D Men, à la solde d’une des plus puissantes familles de vampires.
Le mélange entre vampires et humains est relativement original ici, mais en fait le récit bascule assez vite dans un registre bien plus classique, puisque l’affrontement entre les familles de vampires, et les combats entre leurs hommes de main, les trafics divers, tout nous ramène à un univers de luttes mafieuses, auquel les vampires donnent une certaine originalité.
Ce mélange fonctionne globalement plutôt bien, et permet au lecteur de passer outre le déjà-vu en matière de polar. Du coup ça se laisse lire, c’est assez rythmé, même si ça manque quand même de surprise (on découvre assez rapidement quel groupe complote en sous-main pour prendre le pouvoir en poussant les autres à s’entretuer). De même, j'ai trouvé que David avec sa canne était vraiment très fort face à une meute de types surarmés...
Dessin et colorisation font le travail. Du comics classique – je n’en suis pas fan, mais ça passe bien (les visages sont un chouia trop « anguleux »).
Je suis moins convaincu par les scènes de bagarre, en particulier le long combat occupant le dernier tiers du second tome.
Note réelle 2,5/5.
A découvrir à l’occasion. Plus qu’une série sur les vampires, une série mafieuse avec des vampires…
J'avais entendu parler de cette série en bien depuis si longtemps, d'autant plus depuis la sortie de son adaptation animée, que j'avais été surprise en constatant que la série n'avait toujours pas été ajoutée au site. Je profite donc de ma lecture découverte des 14 tomes sortis à présent pour l'ajouter à la banque de données.
L'histoire est celle de Rudo, fils d'un meurtrier vivant dans un bidonville où sont parqués les descendant-e-s de criminel-le-s, un passionné de la réparation qui voue un amour inconditionnel à tous les objets jetés parfois sans même de remords par les habitants de sa cité. Au début l'histoire semble toute tracée : un récit sur la différence et la ségrégation entre deux strates de la population, un jeune héros à la vision unique qui va chambouler le monde qui l'entoure et changer les mœurs à sa manière, une destinée toute tracée même, qui sait ? Eh bien oui, c'est exactement ce qui va se passer (ou en tout cas dans les grandes lignes), mais l'histoire cache un dernier atout dans sa manche qui fait son charme : ce n'est pas dans cette cité que se déroulera l'intrigue mais en bas, dans le monde des détritus. La cité de départ est une cité volante, se déplaçant de part et d'autres du monde et jetant ses déchets par dessus bords sans le moindre état d'âme. Et c'est dans ce monde complètement pollué d'en bas que notre héros va se retrouver plongé après avoir été accusé à tort du meurtre de son père adoptif et condamné à mort. Devant faire ses preuves dans un monde différent de celui qu'il avait connu jusque là, un monde rempli d'amas de détritus vivants, de magiciens capables d’insuffler la vie à leurs objets adorés et de conflits de factions en veux-tu en voilà que notre bon Rudo va devoir faire ses preuves et, il l'espère, pouvoir un jour trouver le moyen de remonter au sein de la cité volante pour se venger.
L'histoire est on ne peut plus classique, c'est son défaut le plus notable. Je commence par ça parce que j'ai déjà un peu abordé le problème dans mon résumé de l'histoire. Cette série est un shonen de type nekketsu, un type de récit à la construction narrative extrêmement connue et codifiée, ce qui n'est pas un mal en soi mais qui le devient dès lors que la formule ne se renouvelle pas. Ici, malheureusement (et c'est potentiellement personnel, vu comme beaucoup d'amateur-ice-s du genre semblent adorer cette série), je n'ai pas eu l'impression de voir la forme narrative pleinement renouvelée, ou a minima originale. La forme est on ne peut plus agréable - et je compte bien m'étendre là-dessus après - mais le fond, bien trop prévisible par moment, m'a un peu gêné.
Le défaut n'est pas énorme, je reproche surtout le côté trop linéaire de certains moments et enchaînements. En revanche, pour ce qui est des reproches plus notables je mentionnerais tout de même rapidement l'exposition on ne peut plus maladroite et tombant bien souvent comme un cheveux sur la soupe (ça manque de naturel, quoi). Le récit fait scripté, en fait, c'est ça le problème. Je sais que ce problème découle du manque de prise de risque narrative susmentionné, mais il n'empêche que ça fait chier quand au milieu de ma lecture je ne peux pas m'empêcher de me dire que tout ceci sonne parfois un peu trop comme un vieux JRPG, où l'on devine dès le premier regard quel personnage sera important ou non et où les ficelles scénaristiques se voient parfois un peu trop.
En vrai la comparaison vidéoludique n'est pas tant un défaut à mes yeux, car les ficelles scénaristiques mises à part, ce monde donne envie d'être exploré, et tous ces propos de grandes zones pleines de dangers, de conflits de factions et de quête à la recherche d'une légendaire série d'équipement aux propriétés extraordinaires et fondamentalement liée au lore local sont le terreau propice à un petit jeu-vidéo dont je ne dirais certainement pas non.
Bon, allez, le positif maintenant !
Graphiquement c'est charmant. L'artiste a un coup de crayon vraiment sympathique, ses designs sont joliment exagérés (qu'il s'agisse des expressions bariolés des personnages ou bien de leurs vêtements aux proportions chaotiques), ce monde "dépotoir" a une patte, une culture vraiment sympathique, on ressent bien dans les vêtements, les bâtiments, les objets du quotidiens que tout est fait de bric et de broc, que les gens ici ont beau subir les chutes de déchets d'en haut et leurs conséquences iels ont tout de même réussi à maintenir une civilisation stable (enfin aussi stable que possible). L'ambiance garbage punk où l'on rafistole ce que l'on peut, où le moindre déchet peut se révéler être un trésor, les graffitis aux murs traités comme des œuvres d'art légitimes et l'expression sincère d'être conscients, la camaraderie et l’entraide qui régit notre groupe de héros mis en contraste avec le monde froid et cruel (et toxique, surtout), ... Tout ça fait de cette série une formule on ne peut plus charmante, et c'est selon moi par là que la série tire sa force.
J'ai déjà brièvement mentionné le travail des expressions mais je vais m'étendre un peu plus ! Le dessin étant déjà ouvertement exagéré, les personnages ne détonnent pas lorsque interviennent les cassures comiques, les déformations de visages pour appuyer les moments drôles, et j'avoue même avoir trouvé certains de ces moments honnêtement amusants.
Voilà ! Même si c'est classique dans le fond c'est fun et entraînant dans la forme, et c'est déjà très bien.
Je m'en veux sincèrement d'avoir autant insisté sur le côté parfois trop artificiel de la narration, surtout parce qu'il n'est pas si grave que ça (sauf en ce qui concerne l'exposition, je le trouve vraiment maladroit à ce niveau-là), mais c'est bien parce que le dessin et le monde m'ont semblé si intéressants que ce petit défaut a parasité mon appréciation.
Pas un chef d’œuvre (comme j'ai parfois cru entendre parler de cette série) mais assurément une œuvre suffisamment intéressante pour valoir le coup d’œil.
Je compte bien garder le nom de l'autrice dans un coin de ma tête et voir ce qu'elle comptera proposer d'autre après cette série.
J'ai bien aimé lire cette bd, je l'ai finie en un soir. Les dessin sont beaux, et je les ai autant appréciés que l'histoire. Ce livre est toutefois intéressant car il reprend l'histoire vraie du berger Elzéard Bouffier. Bref, une œuvre que je conseille car grâce à lui, les forêts existent !!
Malgré des imperfections dans le dessin et dans le rythme, on s'attache au personnage principal… et à son rat, ce qui n'est pas gagné, avec moi. La jeune SDF ne doit pas dire qu'elle n'a pas couché avec un garçon, dans la rue, car le prestige de ce dernier en pâtirait, alors qu'avant, elle a subi des abus qu'elle ne pouvait dire et qui l'ont déterminé à se réfugier dans la rue ! Les personnages autour d'elle ne sont pas caricaturaux.
On voit aussi comment elle se reconstruit. J'imagine que c'est pour cela et pour faire écho avec la jeunesse de l'héroïne que le dessin est tendre. Et pour adoucir ou redoubler en contraste la beauté du monde ? Il y a le contraste entre la rue et la nature, le passé et le présent, et pourtant, j'ai dû lutter contre l'ennui pour finir la bd que je n'ai pourtant pas oubliée après des années.
Note réelle 3.5
Distrayant. Rythme et dessins vifs et anguleux mitigés de couleurs vives et parfois douces. On ne croit pas une seconde à l'intrigue, mais on n'est pas là pour ça, non pas plus qu'avec Les trois mousquetaires. Complot ? Cela fait dramatique et donne une causalité unique, on peut presque lire la bd en dormant, j'en ai parcouru quelques-unes et ai arrêté. Maintenant, je soulève un problème : pourquoi les gens croient-ils aux théories du complot, désir de diaboliser, de causalité unique, de drame ? Autant la violence en art peut purger, autant je me demande si le complot qui explique tout en art purge ou au contraire encourage les théories du complot. En attendant, je trouve normal que le héros ait un visage anguleux : un désir de vengeance tend tout, y compris la peau du visage, et il n'en est pas moins beau pour autant, les autres eux ont des physiques variés. Je sais que les fictions trop prises de tête peuvent lasser, mais des actions répétitives et le manque d'idées aussi. Est-ce que c'est pour rien que je loue les meilleures fictions ? La réussite est si difficile !
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Nunavik
L'auteur est allé dans le nord québécois, le Nunavik pour être plus précis. Comme tout le grand nord canadien, c'est un très grand territoire peu peuplé. Pour vous donnez une idée sachez que le Nunavik est aussi grand que la France et est peuplé de...14 000 habitants répartis dans 14 villages côtières. Donc oui c'est un endroit très vide et en plus difficile d'accès. C'est donc un carnet de voyage dont le ton rappel ce qu'ont fait Trondheim et Delisle dans le même domaine. J'ai bien aimé exploré ce coin du Québec au final méconnu. Je ne connaissais que des détails généraux de la vie du grand nord et c'est intéressant de voir la vie quotidienne des inuit qui adaptent leurs modes de vies ancestrales tant bien que mal à la vie moderne. On voit les bons et les moins bons points de vivre dans un environnement très froid et encore un peu sauvage. Les anecdotes racontées sont pas mal quoique parfois je me demandais pas si l'auteur exagérait pas un peu. Le dessin est sympathique. En gros, un album si on aime bien les autobiographies où un auteur raconte son voyage dans un endroit exotique.
36 15 Alexia
J’ai du mal avec les premières séries de Boilet (Le Rayon vert m’avait clairement laissé sur ma faim). Avec cet album, j’ai encore eu du mal à accrocher, même si je reconnais que « 36 15 Alexia » est plus ambitieux et possède plus de qualités intrinsèques. J’ai été amusé au départ par les échanges du héros avec une femme, uniquement au travers du minitel : une petite madeleine que cet appareil qui a, tel un feu de paille, fait office un temps de modernité intemporelle en France (et que les adeptes actuels d’internet peineraient à trouver intéressant, avec ces textes poussifs et son absence d’image…). Mon avis est mitigé concernant l’album. Je me suis ennuyé à plusieurs reprises, les échanges via le minitel en particulier ralentissant le rythme. Et il faut dire qu’en soi l’intrigue n’est ni originale, ni fouillée ou emballante. Mais je vais quand même arrondir aux trois étoiles. Car Boilet – comme souvent chez lui – se met en scène (pas mal d’éléments autobiographiques j’imagine à la base de ce récit) et à nu, jouant sur un certain érotisme (plusieurs pages sont même occupées par des scènes de sexe – sans que ce soit vraiment porno). Surtout, la construction, un peu saccadée parfois, longuette, parfois artificielle, est, à d’autres moments, plutôt intéressantes, avec une mise en abime (on observe le héros écrivant sa BD au moment où il vit les événements (on ajoute un niveau si ce héros est l’auteur lui-même…) qui dynamise le récit. En particulier le jeu entre réalité et fantasmes/possibilités est bien exploité avec les deux conclusions proposées. Une cote mal taillée pour la note, un album sur lequel je ne reviendrai sans doute pas, mais un récit qui possède de réelles qualités. Je précise que j’ai lu l’édition originale des Humanos, et je ne sais pas si la réédition d’ego comme x a modifié ou ajouté quelque chose à ce récit. Note réelle 2,5/5.
Dina et le millimonde
Venue passer les vacances chez sa grand-mère dans un petit village d'Italie, la jeune Dina se retrouve miniaturisée après avoir mangé une part de gâteau pour le moins mystérieuse. Cette transformation ne serait pas un cas isolé : elle a déjà touché une partie des habitants du village des années auparavant, dont le grand-père de Dina. Les survivants ont depuis fondé une petite civilisation secrète à leur échelle. Dina va devoir s'y intégrer à la fois pour survivre dans ce monde nouveau et pour percer le mystère à l'origine de cette situation. Il s'agit d'un récit d'aventure léger, destiné aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Le graphisme, signé Antonello Dalena (l'auteur de Ernest & Rebecca), affiche un trait très italien, proche de l'école Disney, avec des couleurs évoquant le travail de Barbara Canepa. Le style est vivant et moderne, pas toujours irréprochable dès que l'on s'éloigne des éléments les mieux maîtrisés par l'auteur, mais globalement efficace et agréable. Le principe et les décors miniaturisés évoqueront sans doute Arthur et les Minimoys ou encore Maman j'ai rétréci les gosses, mais l'album parvient à s'en détacher grâce à une touche personnelle et à un vrai sens de l'humour. Cela passe notamment par l'ambiance très italienne du séjour chez la grand-mère et par l'atmosphère du village portuaire. Cette longue introduction permet de s'attacher aux personnages et de s'imprégner du drame qui a frappé les villageois et la famille de l'héroïne. Une fois la transformation opérée, le récit devient plus rythmé et nettement plus orienté vers l'action. Cette partie accumule toutefois quelques facilités : un antagoniste un peu pénible que l'on espère voir rester secondaire, un jeu d'échelles très libre, et une notion du danger à géométrie variable. Tantôt les araignées deviennent gigantesques, tantôt les héros descendent sans difficulté d'une table, tantôt les distances semblent immenses, tantôt tout le monde se retrouve au même endroit comme par hasard. Si cette souplesse sert le rythme et l'efficacité de l'action (il s'agit après tout d'un divertissement jeunesse, pas d'un documentaire sur la survie d'humains miniaturisés), elle nuit aussi à la cohérence interne et empêche parfois une immersion totale. Le cliffhanger de fin de premier tome, par ailleurs, se voit venir de très loin. En résumé, j'ai beaucoup apprécié la mise en place et l'ambiance italienne du début, tandis que la partie action, une fois l'héroïne miniaturisée, m'a paru plus convenue et un peu moins convaincante. Cela reste toutefois un tome clairement introductif, qui pose des bases solides. Les ingrédients sont là pour proposer une suite bien plus aboutie : j'attends donc la suite pour me faire un avis définitif.
L'Echo des jours brisés
1972, dans un village de Galice, un vieux vagabond se fait peu à peu adopter par la population après avoir sauvé un cochon en fuite. Affable et doué à la guitare, il suscite rapidement l'attachement des villageois, à l'exception de quelques notables guindés qui voient d'un mauvais oeil ce clochard trop souriant, ainsi que d'une bande de gamins qui lui reprochent d'avoir été hébergé temporairement dans l'endroit leur servant de cachette secrète. En s'y introduisant pour fouiller ses affaires, ils découvrent un revolver et des balles. Si ces objets appartiennent bien au vieil homme, celui-ci est incapable d'expliquer leur provenance : amnésique, il a totalement occulté son passé. Par bien des aspects, cette BD m'a fait penser à Magasin général de Tripp et Loisel. On y retrouve ce décor de petit village où tout le monde se connait et vit dans une relative harmonie, mais aussi une mise en scène et un graphisme proches, notamment dans le dessin des personnages et même dans les pages de garde représentant une vue globale du village. Il y a enfin ce même mélange entre chronique sociale et ancrage dans un cadre historico-géographique très marqué. À la différence près qu'il ne s'agit pas ici du Québec du début du XXe siècle, mais de l'Espagne des années 1970, encore engluée dans le franquisme et lourdement marquée par le souvenir de la guerre civile et des fractures qu'elle a laissées dans la société. Et, forcément, le mystère entourant ce vieillard est intimement lié à ce contexte. L'intrigue se révèle engageante et assez originale et, malgré un sujet sérieux, dégage un côté feel good agréable. Il y a quelques facilités, comme la rapidité avec laquelle le vieillard est adopté par la population juste parce qu'il a attrapé un cochon. Mais à côté de ça, le scénario ne se livre pas trop facilement et les personnages évitent d'être figés dans des archétypes trop attendus, ce qui est appréciable. Le dessin manque parfois d'aisance, mais reste agréable à suivre. On tient surtout une histoire solide, bien rythmée, qui fonctionne parfaitement en un seul album, sans sensation de longueur ni de frustration. Une lecture simple mais réussie.
Paul
Sans être un vrai fan, j'aime la musique des Beatles. Et en même temps, je connais peu leur oeuvre complète et encore moins bien leur biographie. Je ne connaissais notamment rien des circonstances de leur séparation, ni presque rien du parcours de Paul McCartney juste après celle-ci. C'est donc avec intérêt et curiosité que j'ai lu cet album. Et j'y ai trouvé ce qu'il me promettait, sans toutefois susciter davantage d'enthousiasme. On suit ainsi le parcours de Paul de 1969 à 1974, en commençant par les causes de la séparation, puis par le traumatisme psychologique que celle-ci représente pour lui, avant d'aborder la manière dont il remonte la pente en repartant de zéro, tant sur le plan du groupe que des expérimentations musicales. L'ensemble est mis en images dans un style très libre, aux couleurs légèrement psychédéliques, doté d'une jolie personnalité sans pour autant totalement me convaincre. Globalement, j'ai trouvé cette lecture instructive, d'autant plus que j'écoutais les dernières musiques des Beatles et celles de Wings en parallèle de ma lecture afin de me mettre davantage dans l'ambiance. Mais rien ne m'a vraiment emporté. J'en ressors avec encore un peu plus de sympathie pour un Paul McCartney que j'appréciais déjà, ainsi qu'un certain respect pour son parcours, mais l'album ne m'a pas véritablement touché.
Day Men
Le récit est construit autour de la lutte entre grandes familles de vampires, qui toutes utilisent pour leurs basses œuvres des humains, « D-Men », capables d’agir durant le jour, d’éliminer des concurrents, de « nettoyer » les scènes où eux ou leurs vampires d’employeurs ont commis quelques carnages. Le héros, David, est l’un de ces D Men, à la solde d’une des plus puissantes familles de vampires. Le mélange entre vampires et humains est relativement original ici, mais en fait le récit bascule assez vite dans un registre bien plus classique, puisque l’affrontement entre les familles de vampires, et les combats entre leurs hommes de main, les trafics divers, tout nous ramène à un univers de luttes mafieuses, auquel les vampires donnent une certaine originalité. Ce mélange fonctionne globalement plutôt bien, et permet au lecteur de passer outre le déjà-vu en matière de polar. Du coup ça se laisse lire, c’est assez rythmé, même si ça manque quand même de surprise (on découvre assez rapidement quel groupe complote en sous-main pour prendre le pouvoir en poussant les autres à s’entretuer). De même, j'ai trouvé que David avec sa canne était vraiment très fort face à une meute de types surarmés... Dessin et colorisation font le travail. Du comics classique – je n’en suis pas fan, mais ça passe bien (les visages sont un chouia trop « anguleux »). Je suis moins convaincu par les scènes de bagarre, en particulier le long combat occupant le dernier tiers du second tome. Note réelle 2,5/5. A découvrir à l’occasion. Plus qu’une série sur les vampires, une série mafieuse avec des vampires…
Gachiakuta
J'avais entendu parler de cette série en bien depuis si longtemps, d'autant plus depuis la sortie de son adaptation animée, que j'avais été surprise en constatant que la série n'avait toujours pas été ajoutée au site. Je profite donc de ma lecture découverte des 14 tomes sortis à présent pour l'ajouter à la banque de données. L'histoire est celle de Rudo, fils d'un meurtrier vivant dans un bidonville où sont parqués les descendant-e-s de criminel-le-s, un passionné de la réparation qui voue un amour inconditionnel à tous les objets jetés parfois sans même de remords par les habitants de sa cité. Au début l'histoire semble toute tracée : un récit sur la différence et la ségrégation entre deux strates de la population, un jeune héros à la vision unique qui va chambouler le monde qui l'entoure et changer les mœurs à sa manière, une destinée toute tracée même, qui sait ? Eh bien oui, c'est exactement ce qui va se passer (ou en tout cas dans les grandes lignes), mais l'histoire cache un dernier atout dans sa manche qui fait son charme : ce n'est pas dans cette cité que se déroulera l'intrigue mais en bas, dans le monde des détritus. La cité de départ est une cité volante, se déplaçant de part et d'autres du monde et jetant ses déchets par dessus bords sans le moindre état d'âme. Et c'est dans ce monde complètement pollué d'en bas que notre héros va se retrouver plongé après avoir été accusé à tort du meurtre de son père adoptif et condamné à mort. Devant faire ses preuves dans un monde différent de celui qu'il avait connu jusque là, un monde rempli d'amas de détritus vivants, de magiciens capables d’insuffler la vie à leurs objets adorés et de conflits de factions en veux-tu en voilà que notre bon Rudo va devoir faire ses preuves et, il l'espère, pouvoir un jour trouver le moyen de remonter au sein de la cité volante pour se venger. L'histoire est on ne peut plus classique, c'est son défaut le plus notable. Je commence par ça parce que j'ai déjà un peu abordé le problème dans mon résumé de l'histoire. Cette série est un shonen de type nekketsu, un type de récit à la construction narrative extrêmement connue et codifiée, ce qui n'est pas un mal en soi mais qui le devient dès lors que la formule ne se renouvelle pas. Ici, malheureusement (et c'est potentiellement personnel, vu comme beaucoup d'amateur-ice-s du genre semblent adorer cette série), je n'ai pas eu l'impression de voir la forme narrative pleinement renouvelée, ou a minima originale. La forme est on ne peut plus agréable - et je compte bien m'étendre là-dessus après - mais le fond, bien trop prévisible par moment, m'a un peu gêné. Le défaut n'est pas énorme, je reproche surtout le côté trop linéaire de certains moments et enchaînements. En revanche, pour ce qui est des reproches plus notables je mentionnerais tout de même rapidement l'exposition on ne peut plus maladroite et tombant bien souvent comme un cheveux sur la soupe (ça manque de naturel, quoi). Le récit fait scripté, en fait, c'est ça le problème. Je sais que ce problème découle du manque de prise de risque narrative susmentionné, mais il n'empêche que ça fait chier quand au milieu de ma lecture je ne peux pas m'empêcher de me dire que tout ceci sonne parfois un peu trop comme un vieux JRPG, où l'on devine dès le premier regard quel personnage sera important ou non et où les ficelles scénaristiques se voient parfois un peu trop. En vrai la comparaison vidéoludique n'est pas tant un défaut à mes yeux, car les ficelles scénaristiques mises à part, ce monde donne envie d'être exploré, et tous ces propos de grandes zones pleines de dangers, de conflits de factions et de quête à la recherche d'une légendaire série d'équipement aux propriétés extraordinaires et fondamentalement liée au lore local sont le terreau propice à un petit jeu-vidéo dont je ne dirais certainement pas non. Bon, allez, le positif maintenant ! Graphiquement c'est charmant. L'artiste a un coup de crayon vraiment sympathique, ses designs sont joliment exagérés (qu'il s'agisse des expressions bariolés des personnages ou bien de leurs vêtements aux proportions chaotiques), ce monde "dépotoir" a une patte, une culture vraiment sympathique, on ressent bien dans les vêtements, les bâtiments, les objets du quotidiens que tout est fait de bric et de broc, que les gens ici ont beau subir les chutes de déchets d'en haut et leurs conséquences iels ont tout de même réussi à maintenir une civilisation stable (enfin aussi stable que possible). L'ambiance garbage punk où l'on rafistole ce que l'on peut, où le moindre déchet peut se révéler être un trésor, les graffitis aux murs traités comme des œuvres d'art légitimes et l'expression sincère d'être conscients, la camaraderie et l’entraide qui régit notre groupe de héros mis en contraste avec le monde froid et cruel (et toxique, surtout), ... Tout ça fait de cette série une formule on ne peut plus charmante, et c'est selon moi par là que la série tire sa force. J'ai déjà brièvement mentionné le travail des expressions mais je vais m'étendre un peu plus ! Le dessin étant déjà ouvertement exagéré, les personnages ne détonnent pas lorsque interviennent les cassures comiques, les déformations de visages pour appuyer les moments drôles, et j'avoue même avoir trouvé certains de ces moments honnêtement amusants. Voilà ! Même si c'est classique dans le fond c'est fun et entraînant dans la forme, et c'est déjà très bien. Je m'en veux sincèrement d'avoir autant insisté sur le côté parfois trop artificiel de la narration, surtout parce qu'il n'est pas si grave que ça (sauf en ce qui concerne l'exposition, je le trouve vraiment maladroit à ce niveau-là), mais c'est bien parce que le dessin et le monde m'ont semblé si intéressants que ce petit défaut a parasité mon appréciation. Pas un chef d’œuvre (comme j'ai parfois cru entendre parler de cette série) mais assurément une œuvre suffisamment intéressante pour valoir le coup d’œil. Je compte bien garder le nom de l'autrice dans un coin de ma tête et voir ce qu'elle comptera proposer d'autre après cette série.
L'Homme qui plantait des arbres
J'ai bien aimé lire cette bd, je l'ai finie en un soir. Les dessin sont beaux, et je les ai autant appréciés que l'histoire. Ce livre est toutefois intéressant car il reprend l'histoire vraie du berger Elzéard Bouffier. Bref, une œuvre que je conseille car grâce à lui, les forêts existent !!
L'Histoire d'un vilain rat
Malgré des imperfections dans le dessin et dans le rythme, on s'attache au personnage principal… et à son rat, ce qui n'est pas gagné, avec moi. La jeune SDF ne doit pas dire qu'elle n'a pas couché avec un garçon, dans la rue, car le prestige de ce dernier en pâtirait, alors qu'avant, elle a subi des abus qu'elle ne pouvait dire et qui l'ont déterminé à se réfugier dans la rue ! Les personnages autour d'elle ne sont pas caricaturaux. On voit aussi comment elle se reconstruit. J'imagine que c'est pour cela et pour faire écho avec la jeunesse de l'héroïne que le dessin est tendre. Et pour adoucir ou redoubler en contraste la beauté du monde ? Il y a le contraste entre la rue et la nature, le passé et le présent, et pourtant, j'ai dû lutter contre l'ennui pour finir la bd que je n'ai pourtant pas oubliée après des années. Note réelle 3.5
Le Scorpion
Distrayant. Rythme et dessins vifs et anguleux mitigés de couleurs vives et parfois douces. On ne croit pas une seconde à l'intrigue, mais on n'est pas là pour ça, non pas plus qu'avec Les trois mousquetaires. Complot ? Cela fait dramatique et donne une causalité unique, on peut presque lire la bd en dormant, j'en ai parcouru quelques-unes et ai arrêté. Maintenant, je soulève un problème : pourquoi les gens croient-ils aux théories du complot, désir de diaboliser, de causalité unique, de drame ? Autant la violence en art peut purger, autant je me demande si le complot qui explique tout en art purge ou au contraire encourage les théories du complot. En attendant, je trouve normal que le héros ait un visage anguleux : un désir de vengeance tend tout, y compris la peau du visage, et il n'en est pas moins beau pour autant, les autres eux ont des physiques variés. Je sais que les fictions trop prises de tête peuvent lasser, mais des actions répétitives et le manque d'idées aussi. Est-ce que c'est pour rien que je loue les meilleures fictions ? La réussite est si difficile !