Les derniers avis (103 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Eerie & Creepy présentent Alex Toth
Eerie & Creepy présentent Alex Toth

2,5 Un recueil d'histoires d'horreurs courtes et comme c'est toujours le cas avec ce type d'albums, les histoires sont inégales. Déjà, elles souffrent du poids des ans et du fait qu'un lecteur habitué aux histoires qui finissent avec un effet de surprise vont souvent devinés la fin. Au mieux, les histoires étaient correctes sans être mémorables. J'ai souvent trouvé des problèmes au récit et celle qui m'a le plus marqué est que les histoires scénarisées par Alex Toth lui-même semblaient être des introductions à de longues histoires et pas des histoires courtes qui se terminent après quelques pages. Je suis donc resté sur ma faim vu que ses histoires n'auront jamais de suites. Mais bon il faut dire que souvent l'intérêt de ce type d'histoires vient du dessin et ça tombe bien Alex Toth a la réputation d'être un grand dessinateur. C'est ce ce côté-là que cet album m'a déçu. Je m'attendais bien à ce qu'au niveau du scénario il y allait avoir du moins bon, mais je pensais que j'allais au moins apprécier le dessin comme ce fut le cas avec le one-shot des histoires parus dans Eerie et Creepy dessiné par le talentueux Bernie Wrightson. Il faut dire que les histoires ont été publiés sur différentes périodes de la vie du dessinateur et que parfois il est aidé par un autre dessinateur alors on a droit à différents styles de dessin au fil des pages. Au mieux, c'est bien fait, mais cela ne m'a pas paru extraordinaire. En tout cas, c'est un album qui se laisse lire, sans plus. Peut-être que je suis né trop tard pour bien apprécier ses récits.

21/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Frankenstein (Walsh)
Frankenstein (Walsh)

Les éditions Urban se lancent dans une nouvelle collection, « Universal Monsters » qui, comme son nom l’indique, vise à adapter des « monstres » ayant eu une existence cinématographique chez lesdits studios. Car si bien sûr la trame générale est celle du roman de Mary Shelley, c’est bien l’adaptation en film par Whale en 1931 qui sert ici de modèle – ou plutôt de point de départ. Car Walsh apporte sa touche supplémentaire, en ajoutant un personnage – omniprésent ici –, celui d’un gamin, fils orphelin de l’une des personnes dont le cadavre a servi pour donner naissance à la « créature » (qui, bien sûr, a les traits de Boris Karloff). Ici, pas de passage au milieu des glaces, avec long flash-back expliquant la quasi folie de Frankenstein. Mais la créature et sa recherche de reconnaissance, sa rupture d’avec son créateur, sont au centre. L’intolérance vis-à-vis de la différence, le questionnement sur la monstruosité, sont aussi au cœur du récit. Voir en particulier les scènes finales, avec la créature brûlée par une foule en colère, alors que le gamin pleure – une scène qui n’est pas sans rappeler la fin de « King Kong » (en tout ça m’y a fait penser). Le dessin est intéressant, mais parfois un peu trop grossier, manquant de détail et de finesse (affaire de goût sans doute). Une énième adaptation d’une histoire très connue, mais qui présente quand même suffisamment d’originalité pour intéresser les amateurs du mythe.

21/05/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Homme qui aimait les plantes
L'Homme qui aimait les plantes

Je me retrouve pas mal dans l’avis de Blue Boy, et c’est vrai que j’attendais – au niveau scénario, narration et dessin – quelque chose de sans doute plus affirmé, enlevé. Mais je serai un chouia moins dur que lui pour l’évaluer. D’abord parce que le sujet est intéressant : étudier, à la façon d’un baroudeur – très hippies années 70 – les plantes un peu partout dans le monde, rencontrer les populations locales, leurs savoir, pour mieux connaître la pharmacopée, sans pour autant piller ces connaissances autochtones ancestrales (comme peuvent le faire nombre de laboratoires pharmaceutiques !). Œuvre louable et intéressante, dans un bon état d’esprit. Il y a aussi un effort pédagogique, au-delà de l’aspect biographique autour de la personnalité de Jacques Fleurentiin – et de l’hommage rendu par ce dernier à son « maître », Jean-Marie Pelt. J’ai aussi bien aimé apprendre des choses sur ces liens qui pouvaient encore se nouer dans certaines régions (Afghanistan, Yemen et « occident »), sur la possibilité de fortement concurrencer sur pas mal de maladies la pharmacopée « moderne » et celle transmise de générations en générations, ou expérimentée au fil de quelques hasards dans des coins perdus du globe. Reste qu’effectivement c’est décousu, que le dessin ne permet pas toujours de reconnaitre tous les personnages, et que peut-être j’attendais plus d’émotions à la lecture de cet album. Il est quand même instructif, et met en avant des personnes et des idées estimables. Ce qui est déjà beaucoup.

21/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Betty et Polo
Betty et Polo

Un album embarqué au hasard dans ma médiathèque. Bon, pas complètement au hasard, car le titre, la couverture et les premières pages feuilletées m’ont fait penser aux albums de Benjamin Renner (« Le grand méchant renard », mais surtout l’excellent « Un bébé à livrer »). Et je dois dire que la comparaison est sans doute pour beaucoup dans la relative déception ressentie durant cette lecture. En effet, l’humour absurde, con, mais souvent très réussi et punchy de Renner est clairement plus efficace et régulier que celui d’Adrien Poissier. Car il y a ici des longueurs, et des passages quelconques. Et un humour parfois poussif. Mou, trop mou, alors que je m’attendais (espérais) quelque chose de bien déjanté, tendance cartoon à la Tex Avery. Je ne sais pas non plus quel est le public visé. Sans doute jeune ou adolescent en priorité, ça passe peut-être moins la barrière de l’âge que les albums de Renner. Bon, ceci étant dit, ça se laisse quand même lire. Il y a des passages sympas. L’histoire de ces deux volatiles, qui ont quitté leur ferme pour éviter de finir dans un bouillon, et qui cherche des formations, du boulot (avec une chute qui ne va pas leur convenir !...) possède un certain potentiel décalé, qui est par moments exploité gentiment. Le dessin est minimaliste (pas de gaufrier, peu de décor, personnages rapidement esquissés, etc.), mais fluide et efficace. Par contre je trouve très réussis les deux zigottos qui font office de héros. Avec un minimum de moyens, Poissier les rend très expressifs, et souvent leurs simples tronches, avec leurs gros yeux, amènent le sourire et sauve certaines pages. Note réelle 2,5/5.

21/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Space Connexion
Space Connexion

Ayant lu pas mal de nouvelles de science-fiction et ayant été nourri depuis longtemps par des séries comme La Quatrième Dimension ou Au-delà du réel, je dois reconnaître que j'ai eu assez souvent une impression de déjà-vu à la lecture de ces récits. Les structures sont très codifiées, et on devine rapidement les twists, généralement teintés d’humour noir ou de satire humaine. L'effet de surprise est donc limité pour moi, tant ces mécanismes narratifs sont familiers. Cela dit, cela ne gâche pas vraiment le plaisir de lecture. On retrouve ici une série de courts récits de SF divertissants, bien construits et efficaces, qui jouent avec les classiques du genre (invasions extraterrestres, expériences absurdes, catastrophes humaines ou paradoxes temporels) en les traitant sur un mode caustique ou légèrement décalé. Même si ces histoires sont moins originales et moins intelligentes que celles d'un album comme Des lendemains sans nuage, ça reste plaisant à parcourir. Ici, on est davantage dans le divertissement SF à sketches, avec une tonalité souvent humoristique, parfois grinçante, qui fonctionne globalement bien. Le dessin de Romain Baudy est d'ailleurs un vrai point fort de l’ensemble : un trait dynamique à l'encrage bien lisible qui me fait parfois penser au style de Julien Solé (A l'ouest de l'infini et autres Cosmik Roger), avec une bonne énergie, qui donne du corps à ces histoires parfois très pulp qu'on imaginerait volontiers publiées dans Fluide Glacial. L'ensemble est propre et agréable à suivre, ce qui renforce l'efficacité des récits. Malgré une forte impression de déjà-vu liée à mon propre bagage de lecteur et spectateur du genre, j'ai trouvé ces récits sympathiques et adaptés à une lecture de SF de divertissement et d'humour caustique pas prise de tête.

21/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Trois + Deux = Fiiiiive
Trois + Deux = Fiiiiive

Une BD qui aborde avec tendresse et humour la question de la famille recomposée. On y suit Leila et Julian, en couple depuis six mois, chacun avec des enfants issus de précédentes relations, et craignant de les traumatiser en leur imposant trop vite un nouveau foyer commun. Tout le récit repose sur cette tension entre envie de reconstruction et peur de mal faire. Graphiquement, l'ensemble est agréable, avec un dessin doux qui évoque le style de Clément Oubrerie, dans cette manière souple et légèrement caricaturale de croquer les visages et les attitudes. L'univers visuel est chaleureux et lisible, ce qui accompagne bien le ton global de l'album. L'histoire joue régulièrement sur un registre humoristique, avec des situations qui cherchent à provoquer le sourire plutôt qu'à installer un drame frontal. Il y a une volonté de traiter un sujet potentiellement sensible avec légèreté et bienveillance, et par moments cela fonctionne très bien, notamment dans les interactions entre enfants et adultes, où les décalages de perception sont assez justes. Cependant, j'ai trouvé que la BD oscillait constamment entre deux registres sans toujours trouver son équilibre : d'un côté un roman graphique familial assez naturel dans son approche émotionnelle, et de l'autre une dimension presque didactique, comme si le récit cherchait parfois à expliquer explicitement comment il faut faire ou ne pas faire dans une famille recomposée. Les interventions récurrentes de la copine serveuse, qui surgit pour illustrer les situations à l'aide de boîtes de jeu ou de métaphores très démonstratives, renforcent cette impression. Cela crée une forme de distance, comme si le lecteur était tantôt invité à s'identifier aux personnages, tantôt mis en position d'observateur d'un petit manuel illustré. Certains choix de caractérisation participent aussi à ce flottement. Le père, très caricatural dans sa peur d'affronter la situation et son incapacité à parler clairement à ses filles, finit par devenir un peu agaçant, même si cela peut refléter une réaction parentale plausible dans ce type de contexte. À l'inverse, le garçon, plutôt écolo, calme et bienveillant, est assez sympathique, tandis que la réaction de la fille aînée, farouchement opposée à l'idée de voir son père s'installer avec une nouvelle compagne, m'a paru plus forcée dans sa radicalité. Cette série se situe dans un entre-deux assez particulier : une BD chaleureuse, pleine de bonnes intentions, souvent amusante et tendre, qui traite avec empathie des difficultés de la recomposition familiale, mais qui manque aussi de naturel dans sa narration et dans certains choix scénaristiques. J'ai néanmoins passé un moment globalement agréable, en attendant de voir si les développements ultérieurs permettront à la série de dépasser ce statut un peu introductif et démonstratif pour trouver une plus grande fluidité narrative.

21/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Un été loin des hommes
Un été loin des hommes

A l'occasion de retrouvailles avec son père suite au décès de sa mère, une jeune femme se souvient de ses vacances familiales en Corse 37 ans auparavant, alors que jeune adolescente elle se découvrait elle-même à peine. Un été loin des hommes est avant tout une œuvre d'atmosphère, portée par le beau travail graphique de Thomas Campi. Son trait doux et semi-réaliste, associé à des couleurs aux allures d'aquarelle ou d'encre diluée, donne énormément de charme à l'ensemble. Les paysages corses baignés de lumière, les scènes de plage, les intérieurs écrasés de chaleur estivale ou les simples moments de vacances possèdent une vraie beauté mélancolique. Les personnages eux-mêmes dégagent quelque chose de tendre et délicat, notamment l'héroïne dont le design fonctionne très bien visuellement. Il y a dans ces planches une capacité à faire ressentir les souvenirs d'été, la lenteur des journées, les sensations diffuses de l'adolescence et cette nostalgie très particulière des vacances familiales des années 80. En revanche, malgré cette réussite graphique évidente, je suis resté assez extérieur au récit et surtout à son héroïne. Frédérique demeure constamment très pudique, presque verrouillée émotionnellement, avec ce visage souvent figé et ce comportement mutique qui rendent difficile un véritable attachement. Je comprends que cette retenue fasse partie du propos et participe au réalisme intime recherché par les autrices, mais cela crée aussi une distance émotionnelle qui m'a empêché d'être réellement touché par ce qu'elle traverse. De manière générale, j'ai trouvé le rythme narratif très dilué, construit davantage sur les sensations, les silences et les impressions que sur une véritable progression dramatique. L'album semble volontairement privilégier les petits gestes, les regards, les flottements de l'été et les émotions contenues, mais cette approche m'a laissé un peu à côté. J'ai eu l'impression de survoler les deux grands axes du récit sans jamais vraiment y entrer : d'un côté la découverte intime de son attirance pour les femmes, de l'autre la peur diffuse du divorce de ses parents. Aucun des deux thèmes ne m'a réellement parlé ou ému, peut-être parce que le traitement reste trop subtil et intériorisé pour moi. Ce que je retiens surtout, c'est une légère nostalgie de jeunesse et de vacances, une sensation diffuse plus qu'un véritable récit marquant. L'ambiance méditerranéenne fonctionne, les souvenirs d'enfance affleurent souvent, mais je suis resté spectateur de cette mélancolie plus que véritablement embarqué avec elle. J'ai aussi parfois eu le sentiment qu'il ne se passait pas énormément de choses, tant l'album repose sur des nuances émotionnelles ténues et des instants suspendus. C'est sans doute une œuvre trop délicate, trop sensible et contemplative pour mon tempérament plus terre à terre, même si je reconnais sans difficulté la qualité de son approche et surtout la beauté de son univers graphique.

21/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Méto
Méto

Le dessin loin d'être parfait retranscrit toutefois l'histoire et l'atmosphère, ce qui est l'essentiel. Moi, la couverture m'a plu : une affiche sur une île en vase clos totalitaire se doit d'exprimer la froide oppression qui y règne et a fait son boulot de couverture, savoir m'attirer… Même si on ne manque pas d'histoire de totalitarisme, on peut la lire car elle a une certaine originalité même si je ne vais pas la relire. Le système d'oppression avec ses sortes de castes en formation, le jeu de balle original sont ce qu'il y a de plus saillant.

21/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Génération X - L'intégrale
Génération X - L'intégrale

Dans les années 60, on a eu droit aux X-Men et la série fut arrêtée faute de popularité. On relance la série dans les années 70 avec une nouvelle équipe et le titre a fonctionné et est devenu tellement populaire que dans les années 80 on a fait un spin-off avec une nouvelle équipe composé d'adolescents qui appartenaient à devenir des super-héros et contrôler leurs pouvoirs de mutants. Ses ados ce sont émanciper au début des années 90 alors c'était normal d'avoir une autre équipe de mutants composés de nouveaux personnages adolescents. J'avoue que je connais surtout l'univers des X-Men des années 60-80 alors cette série est remplit de personnages que je ne connaissais pas et je ne sais pas même s'ils sont encore utilisé aujourd'hui. En tout cas, j'ai trouvé que la plupart était un peu attachant même si c'est parfois un peu dur de ce rappeler qui était qui. Les changements de dessinateurs n'aidant pas, certaines ayant des styles radicalement différents. J'ai surtout aimé les moments de détentes qui montraient la vie de tous les jours des personnages ainsi que leurs problèmes. La force de Lobdell est de raconter les relations entres les personnages. L'humour fonctionne bien. Lobdell part parfois dans des délires, et parfois même un peu trop à mon gout (il y a un numéro où Stan Lee est le narrateur !). Une bonne idée est que l'un des deux profs de ce groupe d'ados mutants est Emma Frost qui était une méchante jusqu'à qu'elle se reforme dans les années 90. Évidemment, ce n'est pas parce qu'elle n'est plus dans le camp des méchants qu'elle est une personne agréable et cela donne des moments savoureux. Quant au coté baston des scénarios, c'est correct, mais parfois les scènes de combats sont un peu dur à comprendre et les méchants manquent souvent de charismes. C'est du comics de super-héros pas trop mal, mais on se perds parfois lorsqu'on fait référence à ce qui se passait dans l'univers X-Men de cette période.

20/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Première Dame
Première Dame

Avec cet album, Tronchet me surprend ! Et il m’a quelque peu laissé perplexe. J’ai en effet été tiraillé entre plusieurs ressentis. D’abord la comédie romantique sirupeuse qui pointe rapidement le bout de son nez. Et ensuite – ou en même temps (pour citer un président qui a, avec d’autres pu en partie servir d’exemple pour le personnage de Thierry Langlois) – des personnages et situations qui se rapprochent parfois trop de la caricature, qui nous imposent trop de facilités scénaristiques. Tronchet a mixé dans son scénario et certains de ses personnages pas mal d’influences et de personnages politiques réels (Macron, Sarkozy, Hollande pour les présidents, et le ministre de l’Intérieur sans scrupule et aux dents longues Lombard rappelle immanquablement Darmanin – ou Sarkozy de nouveau). Quant aux communicants, ils peuvent tous prétendre avoir servi de source d’inspiration, tant Tronchet n’a hélas pas eu besoin de pousser loin la caricature. Malgré le côté trop facile des oppositions de style, Tronchet parvient quand même à nous proposer une intrigue qui se laisse lire. Agréablement. Avec quelques passages amusants. Et, mine de rien, le sérieux émerge. La critique des débats anesthésiants des chaines d’info, des « plans com’ » des arrivistes de tous bord, mais aussi le vide sidéral du « débat politique », qui se focalise sur des personnes, sur des oppositions de façade, pour occulter des problèmes plus cruciaux (inégalités, pauvreté, etc.), tout ceci reste palpable, malgré une intrigue qui a priori tente régulièrement de les recouvrir d’une couche de ridicule naïf (voir l’occupation d’une église avec des sans-papiers, qui fait penser à celle accompagnée par l’actrice Emmanuelle Béart il y a une trentaine d’années – ça se termine mieux pour Victoria Coraly que pour Emmanuelle Béart pour sa carrière !). Si l’on fait abstraction de pas mal de naïveté (Tronchet n’évoque pas l’influence – énorme et cruciale – des « milieux d’affaires » et des médias qui leur sont subordonnés), il y a quelques moments jouissifs, et l’album est lu avec plaisir (le dessin de Peyraud, simple et dynamique, se révèle parfois pour accompagner cette virée décalée dans les arcanes du pouvoir français). Dans certaines idées de la trame – et dans la naïveté aussi – ça m’a parfois fait penser à l’opposition entre De Funès et Girardot dans le navet « La zizanie »… Finalement, pour mieux apprécier cette histoire, le plus simple est sans doute de ne pas la prendre au sérieux…

20/05/2026 (modifier)