Une famille terrienne déménage sur une planète alien où tout déraille à cause du chat des voisins, embarqué par erreur.
Même si l'éditeur indique un public cible à partir de 9 ans, c'est clairement tous publics tant c'est réjouissant aussi pour les adultes. On est dans un délire à la Lewis Trondheim : même goût pour un monde absurde, drôle, sans véritable antagoniste, où les personnages évoluent dans une sorte de chaos bon enfant. Le dessin de Dara Nabati est très simple, presque minimaliste, mais il rappelle lui aussi l'esprit de Trondheim. Ce n'est pas une question de ressemblance graphique stricte (quoique les bouilles des personnages ressemblent beaucoup), plutôt une manière d'aborder les choses : formes rondes ou déformées, expressivité immédiate, mise en scène au service du gag et du rythme. La série enchaîne les trouvailles loufoques : des extraterrestres fans de terriens mais terrorisés par un chat, des explications farfelues sur les trous de ver, des concours de bras de fer improbables... C'est frais, barré et franchement amusant.
J'ai passé un bon moment dans ce joyeux n'importe quoi totalement assumé. Peut-être un peu trop vite lu à mon goût, mais suffisamment drôle et inventif pour donner envie de revenir faire un tour sur Terminax. Je ne sais toutefois pas s'il s'agit d'un one-shot ou du début d'une série d'histoires indépendantes.
Mon prédécesseur a raison de faire allusion à La Route pour évoquer cet album. Il y a en effet une certaine communauté d’ambiance. Un récit très noir autour d’une sorte de road trip, de voyage désespéré, dans une ambiance post apocalypse souvent asphyxiante – du moins dans la première moitié de l’histoire.
Mais j’ai trouvé cette histoire moins captivante que La Route. Moins forte, aussi moins équilibrée. Moins facile à cerner déjà. En effet, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce qui se passait, cette violence incroyable, quasi masochiste. Et lorsqu’un certain espoir renait (ce qui distingue déjà ce récit de La Route), avec cette gamine, ce jardin – qui fait réapparaitre couleurs et « vie », ça n’est pas non plus très clair au niveau narratif.
Il faut dire que le dessin, moderne, dynamique, est aussi un peu limité. Et les nombreuses scènes de bagarre – ou de violence – ne sont pas toujours aisées à suivre.
Un récit intriguant, certes original, mais qui m’a laissé sur quelques questions – et globalement sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Je ressors assez mitigé de Spectateurs de Brian K. Vaughan. L’idée de départ est vraiment intéressante, notamment dans la manière dont le récit traite du voyeurisme et de la frontière entre observation et implication. Il y a une vraie volonté de proposer quelque chose de psychologique, presque dérangeant par moments.
Malgré cela, je trouve que l’exécution ne va pas totalement au bout de ses promesses. Le rythme est parfois inégal et certains développements manquent d’impact émotionnel. J’avais l’impression qu’on pouvait aller encore plus loin dans la tension ou dans la profondeur des personnages.
En revanche, l’aspect graphique est clairement un point fort. Le dessin fonctionne bien et accompagne efficacement l’ambiance du récit, renforçant le côté introspectif et parfois pesant de l’histoire.
Les thèmes sont pertinents et la réflexion est là, mais l’ensemble me laisse un peu sur ma faim. Ce n’est pas une mauvaise lecture, mais ce n’est pas non plus une œuvre qui m’a marqué durablement.
J'ai moi aussi lu la réédition de cet album. Réédition qui contient un dossier fort intéressant sur la réalisation de l'album, mais qui m'a aussi semblé glorifier un récit au final pas très extraordinaire et qui n'aurait sans doute jamais été réédité si le nom des auteurs n'étaient pas connus.
C'est donc un polar comme Berthet on a fait beaucoup dans sa vie. On reconnait son style et j'aime bien. C'est beaucoup plus étonnant de retrouver Foerster dans ce type de récit. En effet, le ton est très classique pendant la majeur partie de l'histoire....jusqu'au dernier tiers où je me suis aperçu que le scénario est beaucoup plus tordu et original que je le croyais. Les dernières pages sont vraiment prenantes, mais le problème est qu'avant toutes les révélations, où on retrouve la patte de Foerster pour les histoires tordus, le déroulement de l'histoire ainsi que les personnages sont trop classiques pour moi. Je pense que c'était voulu de la part des auteurs, prendre des clichés pour ensuite les retournés à la fin, mais cela reste que pendant un bon moment c'est un road trip banal avec un pauvre type qui se fait poursuivre par de mystérieux méchants et par un représentant de la loi sévère et impitoyable.
Je conseillerais un emprunt à la bibliothèque.
Je ne suis a priori pas passionné par l’architecture en elle-même, mais j’ai quand même lu cet album avec plaisir. Il se lit d’ailleurs très rapidement. C’est même sans doute un petit reproche que je ferais aux auteurs que de n’avoir pas plus développée cette histoire. Même si un petit dossier final complète la lecture, il reste l’impression d’avoir effleuré, survolé la vie de cette dame, dont j’ignorais l’existence.
Je suis intéressé par la vie intellectuelle du début du XXème siècle – même si mes préférences vont davantage aux milieux littéraires proches des surréalistes – et le contexte dans lequel se développent les relations entre Eileen Gray et Jean Badovici m’a attiré.
Mais, comme je l’ai écrit plus haut, les milieux intellectuels lesbiens, ou même artistiques auraient mérité d’être plus développés.
Reste une histoire d’amour – et une création originale, une maison créée par Gray pour elle et son amant, dans une Côte d’Azur encore presque vierge de touristes. Et l’amertume d’une femme qui s’est sentie trahie en tant que femme, mais aussi – et surtout – en tant que créatrice. En cela j’ai surtout retenu de cet album le côté mesquin, égocentrique, mégalomane et détestable de Le Corbusier, qui a saccagé la création de Gray avec ses peintures, pour ensuite laisser entendre que cette maison était son œuvre.
Une lecture intéressante, mais aussi frustrante, car un peu « légère ». Mais c’est aussi l’occasion de redécouvrir une femme oubliée des livres d’histoire de l’art ou d’architecture…
Note réelle 2,5/5.
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Terminax Conquis - Le Fléau cosmique
Une famille terrienne déménage sur une planète alien où tout déraille à cause du chat des voisins, embarqué par erreur. Même si l'éditeur indique un public cible à partir de 9 ans, c'est clairement tous publics tant c'est réjouissant aussi pour les adultes. On est dans un délire à la Lewis Trondheim : même goût pour un monde absurde, drôle, sans véritable antagoniste, où les personnages évoluent dans une sorte de chaos bon enfant. Le dessin de Dara Nabati est très simple, presque minimaliste, mais il rappelle lui aussi l'esprit de Trondheim. Ce n'est pas une question de ressemblance graphique stricte (quoique les bouilles des personnages ressemblent beaucoup), plutôt une manière d'aborder les choses : formes rondes ou déformées, expressivité immédiate, mise en scène au service du gag et du rythme. La série enchaîne les trouvailles loufoques : des extraterrestres fans de terriens mais terrorisés par un chat, des explications farfelues sur les trous de ver, des concours de bras de fer improbables... C'est frais, barré et franchement amusant. J'ai passé un bon moment dans ce joyeux n'importe quoi totalement assumé. Peut-être un peu trop vite lu à mon goût, mais suffisamment drôle et inventif pour donner envie de revenir faire un tour sur Terminax. Je ne sais toutefois pas s'il s'agit d'un one-shot ou du début d'une série d'histoires indépendantes.
Délivrance
Mon prédécesseur a raison de faire allusion à La Route pour évoquer cet album. Il y a en effet une certaine communauté d’ambiance. Un récit très noir autour d’une sorte de road trip, de voyage désespéré, dans une ambiance post apocalypse souvent asphyxiante – du moins dans la première moitié de l’histoire. Mais j’ai trouvé cette histoire moins captivante que La Route. Moins forte, aussi moins équilibrée. Moins facile à cerner déjà. En effet, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce qui se passait, cette violence incroyable, quasi masochiste. Et lorsqu’un certain espoir renait (ce qui distingue déjà ce récit de La Route), avec cette gamine, ce jardin – qui fait réapparaitre couleurs et « vie », ça n’est pas non plus très clair au niveau narratif. Il faut dire que le dessin, moderne, dynamique, est aussi un peu limité. Et les nombreuses scènes de bagarre – ou de violence – ne sont pas toujours aisées à suivre. Un récit intriguant, certes original, mais qui m’a laissé sur quelques questions – et globalement sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Spectateurs
Je ressors assez mitigé de Spectateurs de Brian K. Vaughan. L’idée de départ est vraiment intéressante, notamment dans la manière dont le récit traite du voyeurisme et de la frontière entre observation et implication. Il y a une vraie volonté de proposer quelque chose de psychologique, presque dérangeant par moments. Malgré cela, je trouve que l’exécution ne va pas totalement au bout de ses promesses. Le rythme est parfois inégal et certains développements manquent d’impact émotionnel. J’avais l’impression qu’on pouvait aller encore plus loin dans la tension ou dans la profondeur des personnages. En revanche, l’aspect graphique est clairement un point fort. Le dessin fonctionne bien et accompagne efficacement l’ambiance du récit, renforçant le côté introspectif et parfois pesant de l’histoire. Les thèmes sont pertinents et la réflexion est là, mais l’ensemble me laisse un peu sur ma faim. Ce n’est pas une mauvaise lecture, mais ce n’est pas non plus une œuvre qui m’a marqué durablement.
L'Oeil du chasseur
J'ai moi aussi lu la réédition de cet album. Réédition qui contient un dossier fort intéressant sur la réalisation de l'album, mais qui m'a aussi semblé glorifier un récit au final pas très extraordinaire et qui n'aurait sans doute jamais été réédité si le nom des auteurs n'étaient pas connus. C'est donc un polar comme Berthet on a fait beaucoup dans sa vie. On reconnait son style et j'aime bien. C'est beaucoup plus étonnant de retrouver Foerster dans ce type de récit. En effet, le ton est très classique pendant la majeur partie de l'histoire....jusqu'au dernier tiers où je me suis aperçu que le scénario est beaucoup plus tordu et original que je le croyais. Les dernières pages sont vraiment prenantes, mais le problème est qu'avant toutes les révélations, où on retrouve la patte de Foerster pour les histoires tordus, le déroulement de l'histoire ainsi que les personnages sont trop classiques pour moi. Je pense que c'était voulu de la part des auteurs, prendre des clichés pour ensuite les retournés à la fin, mais cela reste que pendant un bon moment c'est un road trip banal avec un pauvre type qui se fait poursuivre par de mystérieux méchants et par un représentant de la loi sévère et impitoyable. Je conseillerais un emprunt à la bibliothèque.
Eileen Gray - Une maison sous le soleil
Je ne suis a priori pas passionné par l’architecture en elle-même, mais j’ai quand même lu cet album avec plaisir. Il se lit d’ailleurs très rapidement. C’est même sans doute un petit reproche que je ferais aux auteurs que de n’avoir pas plus développée cette histoire. Même si un petit dossier final complète la lecture, il reste l’impression d’avoir effleuré, survolé la vie de cette dame, dont j’ignorais l’existence. Je suis intéressé par la vie intellectuelle du début du XXème siècle – même si mes préférences vont davantage aux milieux littéraires proches des surréalistes – et le contexte dans lequel se développent les relations entre Eileen Gray et Jean Badovici m’a attiré. Mais, comme je l’ai écrit plus haut, les milieux intellectuels lesbiens, ou même artistiques auraient mérité d’être plus développés. Reste une histoire d’amour – et une création originale, une maison créée par Gray pour elle et son amant, dans une Côte d’Azur encore presque vierge de touristes. Et l’amertume d’une femme qui s’est sentie trahie en tant que femme, mais aussi – et surtout – en tant que créatrice. En cela j’ai surtout retenu de cet album le côté mesquin, égocentrique, mégalomane et détestable de Le Corbusier, qui a saccagé la création de Gray avec ses peintures, pour ensuite laisser entendre que cette maison était son œuvre. Une lecture intéressante, mais aussi frustrante, car un peu « légère ». Mais c’est aussi l’occasion de redécouvrir une femme oubliée des livres d’histoire de l’art ou d’architecture… Note réelle 2,5/5.