Les derniers avis (198 avis)

Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série FolkLore
FolkLore

Je serai un poil plus mitigé au sujet de cette série dont je n'ai lu pour l'heure que l'épisode intitulé Le renard de Roman. Ce qui m'a attiré dans cette série est une somme de micro-détails totalement subjectifs : la couverture d'une part, superbe. L'idée de la série qui consiste à s'intéresser à une tradition, sorte de rite initiatique qui voit chaque individu censé accomplir un voyage une fois parvenu à l'âge adulte (le Folklore donc), idée par ailleurs soutenue par le fait que chaque épisode soit réalisé par un(e) dessinateur-trice différent(e). Enfin, le jeu de mot du titre qui laissait entrevoir des traits d'esprit et des références tout azimut. Cet épisode est très étrange graphiquement. Le dessin apparait un poil maladroit avec des perspectives un peu hésitantes. Le scénario est dans l'ensemble un peu plat. Le moins que l'on puisse dire est qu'il ne se passe pas grand chose. Quelques passages demeurent un peu trop elliptiques à mon sens, la rendant peut-être difficile d'accès pour les plus jeunes. En effet, le thème (grandir/s'affranchir de la sphère parentale) est délicat, d'autant plus que tout aujourd'hui concoure à casser les liens entre les générations le plus tôt possible ; à titre d'exemple, on pourra évoquer le cas des gros patrons de la tech, dont ce %&£$@# de Zuckerberg, qui financent des études sur le développement neuronal du cerveau chez les plus jeunes et envisagent à créer un réseau social pour les plus de 3 ans, et ce n'est pas une blague ! M'enfin bref ! J'ai passé une bonne partie de ma lecture à me demander à qui s'adressait réellement cette BD, même si la fin est plus claire. Au final, j'ai trouvé ça pas mal, sans plus, avec un soupçon de déception dans la bouche. J'attend la lecture de l'autre épisode disponible pour éventuellement rectifié mon avis. Je reste pour l'heure circonspect. Le deuxième tome intitulé La mécanique des rêves, qui n'est pas une suite d'ailleurs mais une autre histoire suivant le même principe de folklore, est nettement plus convaincante, tant par le dessin que par le sens qui apparait de manière bien plus saisissable.

30/10/2025 (MAJ le 29/11/2025) (modifier)
Couverture de la série Bag Men
Bag Men

Une des premières publications d’Amazing Ameziane sans doute. Il s’offrait là un petit exercice de style. C’est un récit qui plaira sans doute aux amateurs de polars testostéronnés, avec moult entourloupes et empilement de cadavres. En effet, tout est misé sur le rythme les rebondissements, dans une violence assumée. Pour accentuer ce rythme, Ameziane multiplie les flash-backs, et ce découpage – qui finalement ne hache pas trop inutilement le récit – distille au compte-gouttes les révélations. Il y a certes quelques facilités, mais globalement, si on fait abstraction de la psychologie des personnages, et de l’attente d’une intrigue profonde, cette histoire de succession brutale au sein de la mafia de Las Vegas se laisse lire agréablement. Même si, faute d’originalité et de profondeur, elle ne restera pas non plus dans les mémoires. Mais dans ce genre simple et codifié, c’est plutôt bien fait. Le dessin fait lui aussi le boulot, sans fioriture, avec une colorisation volontairement très sombre. Une lecture détente/défouloir pour amateurs du genre ne cherchant pas forcément à sortir de leur zone de confort.

29/11/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Dernier Costume n'a pas de poche
Le Dernier Costume n'a pas de poche

Chalandon s’inspire ici de faits et de personnages réels, ça se sent au niveau de l’intensité des dialogues – ou des silences – alors même qu’il n’y a finalement que peu d’action ou de texte. Le récit est centré sur quelques migrants qui rêvent de quitter la Tunisie pour rejoindre l’Europe (ils ont parfois déjà tenté ailleurs, et leur parcours a aussi commencé loin d’ici en Afrique subsaharienne), mais aussi sur Chamesddine, un homme qui consacre une bonne partie de son temps à recueillir les migrants, et, hélas, à donner une sépulture décente aux cadavres rejetés par la Méditerranée. Comme fil rouge, la destinée d’Abdoulaye, un gamin guinéen ayant échappé à un naufrage, qui recherche sa mère. Un récit assez sec, documenté (un dossier photographique montre que Galandon est allé lui-même dans cette région de Tunisie), montrant de façon cruelle ce que vivent ces populations fuyant la misère pour l’eldorado supposé de l’Europe. Régulièrement, certains protagonistes regardent la télé, où les reportages sur l’accueil des réfugiés ukrainiens montrent évidemment l’inégalité de traitement de la part des décideurs européens. Un documentaire intéressant, plutôt bien mené. Le dessin de Castaldi est plein de qualités, mais j’ai eu du mal à m’y faire. Il est inégal, et pas forcément ma came a priori.

29/11/2025 (modifier)
Couverture de la série Aucune tombe assez profonde
Aucune tombe assez profonde

Un petit pas mal à l’arrache, je suis bien trop partagé sur cet album, scénario comme dessins. Il y a des choses que j’ai trouvé vraiment sympa mais aussi d’autres trucs qui m’ont gentiment horripilé. Le sans faute ira pour les couleurs que j’ai trouvé assez réussies. Je serai plus critique sur le trait et narration, qui alternent le très bon et parfois le ridicule. Il y a des images iconiques (le guitariste dans la mine) et passages qui en jettent, mais à côté de ça on a un design de notre héroïne (en mode outlaw) que j’exècre. C’est quoi ces multi ceintures, cette carrure (alors qu’elle est toute fine), cette mèche rebelle … on la croirait sorti des années 90, tous les tics tapent à l’œil de l’époque sont là. Cette représentation m’a plusieurs fois fait sortir de ma lecture, ça a été le gros point noir pour moi. Quand à l’histoire, j’aime l’idée de départ (et la fin) mais ça se traine pas mal en cours de route, les flash-back n’amènent pas grand chose, et surtout l’héroïne (en plus de sa représentation graphique) n’est pas des plus attachantes. 2,5 Je n’ai pas accroché à ce tome mais je reste toutefois curieux de découvrir les autres collaborations des auteurs.

29/11/2025 (modifier)
Couverture de la série Ohio - La Belle Rivière
Ohio - La Belle Rivière

Période et localisation dans lesquelles se déroule l’intrigue m’intéressent a priori beaucoup. Et ces cadres historiques et géographiques ont déjà pas mal été utilisés en bande dessinée. Mais cette série, sans trop innover, nous propose quelque chose d’agréable à suivre. Deux tomes sont parus pour le moment (la conclusion viendra dans le prochain), et Duval nous livre une histoire plaisante, avec une narration fluide, des personnages auxquels on s’attache (seule Loutre m’est apparu un chouia trop « invincible » pour le moment), et suffisamment de rebondissements ou d’intrigues annexes pour captiver le lecteur. Les digressions autour du passé pirates de certains personnages alimentent l’intrigue sans la faire dévier artificiellement vers le n’importe quoi, et les rivalités franco-anglaises (nous sommes à l’aube de la guerre de Sept ans), et en parallèle celles opposant Hurons et Iroquois, dynamisent intelligemment l’histoire. Si le dessin de Brada n’est pas celui de Prugne ou de Pratt (pour citer deux auteurs ayant magnifié ces sous-bois), je l’ai trouvé agréable. La colorisation de Fernandez manque un peu de nuances, mais elle aussi fait le travail. Bref, en attente de la conclusion, voilà une série d’aventure historiques plutôt bien menée. Note réelle 3,5/5.

29/11/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série The One within the Villainess
The One within the Villainess

Un autre manga qui adapte un light novel qui met en vedette la villainess d'un jeu vidéo pour filles. Je l'ai lu parce que j'aime bien voir ce que différents auteurs font avec cette idée. Ici, l'originalité est qu'encore une fois une japonaise gameuse se réincarne dans la peau d'une villainess, mais cette fois-ci elle partage son corps avec cette dernière. Pendant des années, c'est la japonaise, qui a joué au jeu et aimait bien le personnage de la rivale méchante, qui est la personnalité dominante et qui fait tout pour que la villainess a une bonne vie. Tout va bien jusqu'à ce que l'héroïne du jeu débarque....et c'est aussi une joueuse du jeu réincarné ! Là en voyant cella je me disais que la série avait beaucoup de potentiel. Que va-t-il arrivé lorsque deux réincarnées se rencontrent et influences le jeu de la manière qu'elles veulent ? J'ai aussi l'impression qu'il y avait du potentiel pour une bonne comédie vu que l'héroïne fait des visages déformés rigolos dans ses premières apparitions, sauf que j'ai un peu déchanté par la suite. En gros, l'héroïne s'arrange pour que la villainess se retrouve sans amis et bannie comme dans le jeux et là la vraie personnalité de la villainess prends le dessus sur celle de la gameuse et elle n'est pas contente qu'on est fait du mal à celle qu'elle considère comme son amie. L'histoire devient une autre histoire de vengeance comme c'est le cas de biens d'autres histoires d'isekai. Le résultat reste tout de même pas mal, le personnage principal a du charisme et ça se laisse sans problème....c'est juste qu'encore une fois j'ai eu la sensation qu'on aurait pu faire quelques choses de plus original qu'un truc qu'on a déjà vu au moins une bonne dizaine de fois.

29/11/2025 (modifier)
Couverture de la série Instinct
Instinct

Un manga acheté par mon fils, après quelques difficultés car le premier tome fut très vite en rupture de stock à son lancement, un succès qui s’explique en grande partie par la popularité de son initiateur, le Youtubeur Inoxtag. Il faut dire qu'il est devenu une véritable star après son documentaire sur son ascension de l’Everest. A présent il s’est lancé un nouveau défi : donner vie à son propre manga. Pour mener à bien ce projet ambitieux, il s’est entouré d’un coscénariste, Charles Complain, et d’un dessinateur, Basile Monnot, profitant, il faut bien l'avouer, de sa grande notoriété. Je dois dire que j'étais un peu sceptique en ouvrant le premier tome.. Je ne fais clairement pas partie de la cible principale, ce manga s’adressant avant tout aux adolescents amateurs de shônen comme One Piece ou FullMetal Alchemist. Même si l’histoire ne révolutionne pas le genre, elle recèle quelques idées intéressantes que je me garderai bien de spoiler ici. Les personnages, notamment le héros et son rival, ont un charisme indéniable. Considéré comme un hommage aux shônen qui ont marqué Inoxtag et son équipe, le résultat est plutôt convaincant. Le premier tome, centré sur la présentation des protagonistes et l’univers souterrain d’Agartha, est rythmé et prometteur. En revanche, j’ai trouvé le deuxième tome plus lent, surtout en début d’ouvrage, avec moins d’action. Heureusement, la fin relance l’intrigue et donne envie de découvrir la suite des aventures de Haki. Côté dessin, le style est résolument ancré dans la tradition manga. Basile Monnot, qui a quitté son ancien emploi pour se consacrer à ce projet, signe un premier travail surprenant et convaincant : un trait dynamique, des cadrages soignés et des personnages au design agréable. Les ouvrages en tant que tels sont également de beaux objets, agréables à lire, avec un format un peu plus grand que les mangas habituels, et une sur-pochette très colorée avec un vernis différencié plutôt joli. En conséquence, le prix est malheureusement un peu plus élevé que la moyenne (plus de 10€ le tome)... Bilan : un bon 3,5/5 pour une série qui ne révolutionne pas le genre, mais qui saura séduire son public. Et surtout, il faut saluer ce manga franco-français et l'initiative d'Inoxtag ayant permis à ses deux comparses de se lancer et de réaliser leur rêve. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7,5/10 NOTE GLOBALE : 14/20

28/11/2025 (modifier)
Couverture de la série Nic Oumouk
Nic Oumouk

Une série « mineure » dans la bibliographie de l’auteur mais pas pour autant dénuée d’intérêt. Je la connais depuis toujours et si je m’en suis séparé dernièrement (rhaaa ce pb de place), je ne déconseille pas sa lecture. C’est léger et fluide mais on y rigole bien au passage. Le style de Larcenet est dans la même veine que ses débuts chez fluide glacial, un dessin un peu « gros nez » qui matche bien avec le ton. Les 2 albums offrent à chaque fois une histoire complète où nous suivrons Nic, un (gentil)jeune de banlieue pris dans le sytème, il rêve d’être la terreur du quartier mais c’est plutôt lui qui se fait racketter. Le 1er tome le verra faire face à Edukator (pastiche de super-héros), dans le 2eme on « l’invite » à la campagne … choc des cultures en approche. Loin d’être la plus connue ou marquante des séries de Larcenet, cependant toujours efficace.

28/11/2025 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Absolute Martian Manhunter
Absolute Martian Manhunter

De la science-fiction avec ce petit goût des années 50. Je ne connaissais pas le personnage Martian Manhunter avant cette lecture, je le découvre donc dans la collection DC Absolute. John Jones est un agent du FBI, il ressort miraculeusement indemne (physiquement) après l'explosion d'un kamikaze bardé de dynamite, faisant s'effondrer un immeuble. Juste quelques égratignures donc, mais étrangement il commence à entendre une voix dans la tête et à avoir des visions sous forme de fumées multicolores. Il ne le sait pas encore mais son cerveau vient d'être infecté par une entité extra terrestre. Un extra terrestre qui prend de la place mentalement, il déroute notre agent du FBI avec son phrasé énigmatique, mais surtout, il le voit. Un martien très cliché, il ressemble beaucoup à celui de Roswell et il a la peau verte. Une intrigue où John Jones va devoir faire alliance avec cette entité envahissante pour contrer un autre martien (de couleur blanche) qui veut exterminer l'humanité, tandis que sa vie personnelle bat de l'aile. Une narration métaphorique qui repose sur un mode polar et une certaine lenteur (un peu trop à mon goût) dans le développement de l'intrigue et des thèmes abordés (les facettes sombres de notre société). Un dessin qui peut paraître simpliste et dépouillé au premier regard, mais en y regardant de plus près, on remarquera qu'il est expressif et loin d'être figé. Le style rétro de Javier Rodriguez agrémenté de couleurs psychédéliques me plaît énormément, il a ce pouvoir de me faire adhérer à ce récit de science-fiction. La mise en page est immersive. Un dessin qui te permettra aussi de découvrir que tu as le don de la vision martienne (si si, par deux fois tu pourras utiliser cette faculté). Un premier tome qui ne m'a pas totalement convaincu, mais je serai présent pour le second opus.

28/11/2025 (modifier)
Couverture de la série No limit (ou comment survivre en milieu hostile)
No limit (ou comment survivre en milieu hostile)

Une lecture pas forcément désagréable, mais qui ne m'a pas emballé plus que ça. J'ai été dérouté par la construction du récit, qui entremêle plusieurs histoires. Et, même lorsque finalement je m'y suis fait, jamais je n'ai été captivé. Quant au dessin, c'est plutôt minimaliste, avec une colorisation tranchée qui accentue le côté statique de l'ensemble. Là où sur Americana le dessin avait accompagné agréablement le récit, ici j'ai trouvé qu'il ne faisait qu'accentuer les difficultés que j'avais à entrer dedans. Note réelle 2,5/5.

28/11/2025 (modifier)