Les derniers avis (98 avis)

Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Saga Valta
Saga Valta

Une saga de fantasy nordique que j'ai trouvé distrayante sans être non plus mémorable. Premier bémol au niveau du récit : pour une saga nordique, on s'attend à quelques scènes épiques mais c'est rarement le cas. On tourne plutôt autour d'une dualité intrigues/romance. Deuxième bémol : aucun personnage n'est suffisamment original. Valgar est un ersatz de Thorgal, les autres personnages secondaires sont des archétypes vu cent fois ailleurs. Quand l'archère rousse fait son entrée en scène, on sourit jaune. Le dessin d'Aouamri est talentueux mais un peu trop informatisé par endroits. Les scènes d'action ne sont pas transcendantes visuellement. Au final cette saga nordique est tout de même un peu paresseuse, on a vu Dufaux faire beaucoup mieux.

15/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Mémoires d'autres temps
Mémoires d'autres temps

J'ai eu l'occasion de mettre la main sur ce recueil d'Enki Bilal dernièrement. Je me suis dis que c'était une bonne idée de l'ajouter à ma collection avant qu'il ne coûte un mois de salaire. Parce que la spéculation sur cet auteur n'a hélas pas de limites. Mais est ce que c'est bien ? J'avoue avoir été très échaudé récemment par les histoires courtes de Moebius période Metal hurlant, donc j'étais un peu craintif. Le sommaire : Le bol maudit 1972 5/5 Brillante entrée en matière. J'ai apprécié la pleine page dans le pur style Druillet. Une histoire courte qui utilise l'uchronie à bon escient. A tire d'aile 1972 4/5 Une bonne histoire qui rappelle les publications du magasine Eerie and Creepy. La maîtrise de la narration saute aux yeux. Ophiucus 1972 4/5 Ctulhu ! La chose à venir 1972 5/5 Une histoire de vaisseau hanté par un entité. Beau travail sur la couleur. "La chose avait surgi brusquement de la nuit, d'un abîme de ténèbres que nul astre sans doute n'a jamais pu éclairer" The big Space opera 1972 1/5 Trois pages assez anecdotiques. Et vilaines visuellement. Ciel de nuit 1973 4/5 Dessine moi un mouton Enki. Le mutant 1973 2/5 Rigolo. Bien mal acquis 1974 2/5 Mouais. Une planète pour chaque Magrobien 1973 1/5 Ca y est, le remplissage commence. Scénario de Dionnet, tiens tiens. Omnibus pour Vega 1974 2/5 Rigolo mais anecdotique. Fermez les volets 1974 1/5 Bordélique et illisible. Crux Universalis 1976 1/5 Cette bande de 7 pages en NB a une bonne réputation. Je n'ai pas adhéré personnellement. Bon anniversaire 1979 2/5 On dirait une planche de la foire aux Immortels. Mais l'intérêt est nul au-delà de ça. Aux dieux odieux 1976 1/5 Influence Arzach. Sans dialogues. Sans scénario aussi. John Lennon 1981 2/5 Caustique. La mort permissionnaire 1981 1/5 Ca permet de faire deux pages de plus. Metropub 3/5 Une seule page mais efficace. Mondovision 1981 3/5 Une chute explosive. La surprise du chef 1981 3/5 On finit sur une bonne note. Un hommage à Kubrick plutôt sympa. Ce recueil présentant les premières œuvres de Bilal démarre très fort. Malheureusement l'ennui nous gagne ensuite malgré un léger sursaut sur la fin.

15/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série The Shadow
The Shadow

2.5 The Shadow fait parti des nombreux héros que je ne connais que de nom. En effet, c'est un héros de pulp qui fait aussi parti des inspirations de Batman et on voit vite en quoi il a inspiré Batman. Ce qui m'a vite frappé en commençant à lire cette série est que Shadow est un personnage violent qui n'a pas de problème pour tuer les méchants au même titre que le Punisher, un autre héros qui a eu des aventures écrits par Garth Ennis. Après une petite recherche, il semblerait que ce personnage tuait déjà dans les histoires originales alors je comprends qu'Ennis voulait écrire des aventures sur Shadow parce qu'il agit comme plusieurs des personnages principaux créé par Ennis. Sauf que très vite Shadow m'a ennuyé. Non seulement il est tellement fort qu'il peut pratiquement tout faire sans problème, mais il est aussi un riche playboy qui couche souvent avec des belles femmes. Il n'a pas la complexité de Batman et c'est vraiment le type de personnage masculin viril qui me laisse indifférent. Sinon, le premier tome se laisse tout de même lire parce que le contexte historique est intéressant et il y a de bonnes scènes. Malheureusement, le tome suivant a un scénario trop caricatural pour me passionner. Alors je conseil uniquement le premier tome si vous vous découvrir un personnage de pulp qui a marqué son époque, mais je trouve que le personnage trop désuet pour un lecteur moderne. En tout cas, j'ai pas trop envie de lire d'autres aventures de Shadow.

14/02/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Les Guerilleros (Los Guerrilleros)
Les Guerilleros (Los Guerrilleros)

Jesus Blasco Monterde, un grand auteur depuis les années 40 du siècle dernier. C’est dommage qu’il soit si peu connu en France, à part Paul Foran. Son personnage Cuto a été un idole en Espagne et au Portugal jusqu’aux années 80. Los Guerrilleros n’est pas mal, l’intrigue est peut-être un paella-western? Mais il faut voir les dessins de Blasco en noir et blanc! Bien qu’autodidacte, il a été un maître de la BD pour plusieurs générations. Son travail a également été très publié en Angleterre, avec des personnages originaux : Steel Claw, par exemple.

14/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Des filles normales
Des filles normales

Ce récit possède de réelles qualités, et les messages sous-jacents sont tous hautement défendables. Mais j’ai été nettement moins touché et captivé par cet album que mon prédécesseur. Le dessin déjà, n’est pas forcément mon truc. Il y a quelque chose de « maladroit » dans le rendu. J’ai par contre bien aimé la colorisation, le rendu crayonné m’a bien plu. C’est l’histoire de trois copines, qui fantasment sur un chanteur, une star, qui va ensuite profiter de cette « attraction » pour séduire l’une d’entre-elle (elles ont seize ans à l’époque). Cela provoque la rupture entre elles, et la mort de celle qui, « jetée » rapidement par la star – personnage plutôt antipathique au demeurant – et par ses ex-copines, disparait dans un incendie (suicide ?). Quelques années plus tard, les deux « survivantes » ont l’occasion de « tourner la page ». Le pouvoir des « stars », l’aveuglement des groupies, la nature des liens amicaux, une forme de pédocriminalité, le récit est riche. Mais il n’en fait pas grand-chose une fois ces thèmes exposés. C’est trop léger, la narration manque parfois de nuances, et j’ai eu du mal à m’intéresser aux personnages, pas assez creusés. Bon, c’est quand même très lisible. Mais pas aussi fort que ça aurait pu l’être je pense.

14/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Histoires de guerre
Histoires de guerre

Je continue d'explorer les récits de guerres scénarisé par Garth Ennis. Ce genre de récit n'est pas ce que j'aime le plus de lui, mais il fait parti des auteurs dont j'ai envie de lire le plus possible d'oeuvres. Ce sont donc des histoires courtes qui se situent durant la seconde guerre et seulement la première moitié de cette série a pour l'instant été traduite en français. J'ai trouvé le résultat pas trop mal, mais avec quelques défauts. Déjà, le dessinateur change à chaque numéro et si j'ai bien aimé les trois premiers, je n'ai pas du tout accroché au quatrième et du coup je ne suis jamais rentré dans cette historie tellement le graphisme et particulièrement les couleurs. Ennis aurait pu raconter la meilleure histoire de guerre de tous les temps et je n'aurais pas aimé à cause du dessin. Alors ça peut être sympa d'avoir un dessinateur différent pour chaque histoire surtout si des gros noms comme Dave GIbbons participent, mais cela peut aussi dire qu'on peut tomber sur un dessinateur qu'on n'aime pas. Pour ce qui est du scénario, Garth Ennis montre souvent l'étendu de son talent dans des scènes chocs qui montrent l'horreur et l'absurdité de la guerre. Les histoires sont complémentaires parce qu'on voit différentes armés et différents type d'unités de combats. Le ton peut aussi être différent, la troisième étant un peu plus orientée vers la comédie avec l'humour trash que le scénariste affectionne. Le problème est que chaque récit fait plus de 50 pages et si ça peut paraitre une bonne idée qu'Ennis ait assez d'espace pour bien traiter son scénario, j'ai surtout trouvé que les récits étaient un peu trop longs. C'est particulièrement vrai pour le second récit qui devient uniquement intéressant sur les dernières pages lorsqu'on reproduits un poème qui répond à Lady Astor qui avait insulté des soldats qui participaient à une bataille en Italie et que le dessin montre ce qui est arrivé à de nombreux soldats participant à cette bataille. Malgré des défauts, cela reste un album dont je recommande l'emprunt si on n'est pas allergique aux récits de guerres.

14/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série World of Tanks - Roll Out
World of Tanks - Roll Out

Un comics qui est basé sur un jeu de guerre que je ne connaissais pas vu que je ne joue jamais à ce type de jeu vidéo, mais cela n'est pas important parce qu'en lisant ce comics on ne dirait jamais que c'est une adaptation d'un jeu vidéo, mais juste un des 1000 séries de guerre que Garth Ennis a scénarisé jusqu'à présent. En tout cas on n'a pas besoin de connaitre l'œuvre original pour lire cet album. Le résultat est dans la moyenne de ce que fait Garth Ennis: ça se laisse lire et il y a des moments qui sortent du lot, mais globalement c'est juste une histoire de guerre de plus. Il faut dire que ce qui n'aide pas est le changement de dessinateur en cours de route. Le premier avait un style qui me plaisait bien alors que j'ai moins accroché au dessin du second. Ce que je n'ai pas aimé est que les expressions du visage m'ont souvent semblé trop exagérées, sur certaines cases j'avais presque la sensation de lire une parodie et non une histoire de guerre sérieuse. On va dire que les gros fans de récits de guerres faites par ce scénariste emblématique vont adorés.

14/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Dreaming Eagles
Dreaming Eagles

Les récits de guerres de Garth Ennis ne sont pas ce que je préfère de lui, mais parfois il arrive de traiter d'un sujet qui m'intéresse et c'est le cas-ici. Ennis mets en scène un escadron 100% afro-américaine à l'époque. On va donc voir des soldats noirs combattre pour la liberté alors que c'est encore la ségrégation aux États-Unis. Je connaissais vaguement le sujet parce que les parents sont du genre à regarder tous les films et documentaires sur la seconde guerre mondiale qui passe à la télé et ils ont déjà regardé un film qui portait sur cette escadron. Il y a même des scènes du comics qui m'ont rappelé les quelques scènes du film dont je me souviens, mais il faut dire que rien ne ressemble plus à une bataille d'avions qu'une autre bataille d'avions. Le résultat est pas mal. Le scénario d'Ennis est efficace et le dessin est du réaliste correct, mais un peu froid. Ennis a la bonne idée de mettre en parallèle ce qu'ont accomplis ses soldats noirs et la lutte pour les droits civils qui se sont déroulé 20 ans plus tard. Cela donne les meilleurs moments de ce one-shot, le dernier chapitre m'a terriblement ému. Sans doute le meilleur comics de guerre d'Ennis que j'ai lu jusqu'à présent.

14/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Seconde chance (Ominetti)
Seconde chance (Ominetti)

J’avais découvert il y a quelques temps Elena Ominetti sur plusieurs séries, mais elle n’était je crois qu’au dessin. Je la retrouve ici auteure complète, et c’est plutôt une belle découverte. En effet, c’est un album qui se distingue de la masse du genre par sa volonté d’élaborer un vrai scénario – même si bien sûr ça n’est pas non plus hyper développé – pour ne pas empiler uniquement les scènes de sexe. Une fois avalées quelques facilités (une grand-mère alitée devient le cobaye d’une expérience lui permettant de transférer son corps et son esprit dans ceux d’une jeune – et jolie – femme), nous sommes embarqués dans la (re)découverte de la sexualité par une vieille jeune femme passée à côté de sa vie, malmenée par un mari possessif : l’occasion de ne pas avoir de regrets ! En parallèle, les histoires d’amour lesbien de la petite fille… C’est un sujet sur lequel j’aurais bien imaginé voir Axel travailler – tout à fait le genre de récit qu’il aurait pu développer. Mais Ominetti s’en sort bien, nous présente quelque chose de plaisant. Les scènes de sexe sont sensuelles, bien rendues, son trait est agréable. Les éditions Tabou ont ici une auteure à suivre…

13/02/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série PUBG - Battleground 100
PUBG - Battleground 100

Voici venir une nouvelle série dans la collection Kbooks de chez Delcourt : PUBG Battlegrounds - 100. Tiré semble-t-il d'un jeu vidéo (que je ne connaissais pas), cette adaptation en webtoon oscille entre "Battle Royal" et Fortnite. On ajoute une petite trame scénaristique et des personnages bien déglingos, et vas-y que ça va défourailler, gicler et clamser tranquillement. Notre personnage principal, Cheo Hoyoung est un agent des services de renseignement contraint d'intégrer ce jeu illégal pour tenter de sauver un homme politique caché parmi les participants. Petit détail : tous les autres participants sont des assassins ou des criminels de la pire espèce et tout ce petit monde est largué sur une île où tous les coups sont permis... Alors oui, ça sent un peu le réchauffé et le déjà vu/lu, mais il faut reconnaître que certains personnages secondaires sont plutôt intéressants (et bien déjantés !), ce qui donne du peps au récit. C'est rythmé, les rebondissements s'enchainent et on se laisse porter par ce survival pour peu qu'on apprécie le genre. Côté dessin, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé par contre, le graphisme fait très informatisé et ne brille pas par la qualité de ses décors. Heureusement, la gestion des scènes de combat ou d'action sont maîtrisées et donnent tout son élan à la série. (2.5/5)

13/02/2026 (modifier)