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Les derniers avis (127 avis)

Couverture de la série L'Homme qui inventait le monde
L'Homme qui inventait le monde

Ce récit de science-fiction n’est pas déplaisant à lire mais a un goût ‘vintage’. Rodolphe y développe en effet une intrigue qui fleure bon les années ’80 : une invasion extraterrestre imminente, un humain doté de pouvoirs incroyables nés de son contact avec ‘autre chose’, une mystérieuse voisine dont on sent de suite qu’elle cache quelque chose, un village isolé peuplé d’androïdes serviteurs. Le cocktail, à défaut de surprendre, fonctionne bien et j’ai eu envie de connaître les origines du pouvoir du héros comme la manière dont cette histoire allait se conclure. Et même si aucune des révélations ne m’a surpris, je ne regrette pas ma lecture. Le trait assez froid et un peu figé de Bertrand Marchal (disciple de Léo, et ceci explique certainement cela) convient bien à ce type de récit. Certaines de ses créations graphiques sont très réussies, principalement les véhicules stellaires. Bon voilà, pas un indispensable mais dans le genre et si vous êtes fan de Rodolphe et de science-fiction à l’ancienne, cet album fait le taf : un bon divertissement sans prise de tête.

18/05/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Le Culte de Mars
Le Culte de Mars

Je me reconnais dans l'avis de Mac Arthur. C'est un bon album, mais je ne le trouve pas exceptionnel. Déjà le dessin est bon, mais je pense qu'il convient mieux en animation. En tout cas, c'est ce que je me suis dis lorsqu'il y avait de l'action. C'est pas laid, mais je trouve que ça serait plus beau dans un format où les images bougent et ne restent pas statique comme dans une BD. Le scénario est pas mal. C'est bien un environnement post-apocalyptique qui ne fait pas que copier Mad Max, il y a des bonnes idées sauf que comme Mac Arthur je ne me suis pas attaché aux personnages (sauf un peu la muette) et je n'ai pas ressenti de tension lorsqu'il y avait des moments dramatiques. Bref, même si je reconnais que cette BD a des qualités, à aucun moment j'ai été passionné au point que je voulais absolument tourner la page pour voir ce qui se passe ensuite. Je trouve que parfois cela va un peu trop vite, comme le dénouement que j'ai du relire parce qu'il y avait quelque chose que je n'avais pas bien compris. Pas un indispensable pour moi.

17/05/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Ghost Kid
Ghost Kid

J'avais bien aimé le précédent western de l'auteur et j'avais donc bien hâte de lire celui-ci après avoir lu les critiques sur ce site ! Au final, je suis un peu déçu. L'album n'est pas mauvais, c'est juste que je ne le trouve pas exceptionnelle. Le récit se laisse lire sans problème et le dessin est très bon. C'est juste qu'à aucun moment je n'ai pas ressenti beaucoup d'émotions, il y a toujours eu une certaine distance entre moi et le récit. Un exemple: je trouve que la relation entre notre héros et le jeune enfant touchante...sauf que cela ne m'a pas personnellement touché. Je reconnais qu'il y a tout dans cette relation pour me toucher émotionnellement et ce n'est jamais arrivé. Avez-vous déjà lu une BD dont vous trouvez qu'il y a tous les éléments pour que vous la trouvez excellent et vous ne savez pas pourquoi vous trouvez ça 'juste' pas mal ? C'est ce que je ressens avec cette BD. Je sais pas trop ce qui s'est passé. Je l'ai peut-être pas lu durant le 'bon moment' ou j'attendais trop. En tout cas, je vais peut-être la relire un jour pour voir si je rentre mieux dans le récit.

17/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Un océan d'amour
Un océan d'amour

Il fallait sans doute être un grand bavard pour se lancer dans une histoire totalement muette d'une telle ampleur. Exit donc Les Vieux Fourneaux et leurs dialogues savoureux. Bienvenue, découpage limpide et dessin expressif ! Ici tout doit passer par l'image, et tout passera ! Notre couple de bretons plus tout jeunes, dont on devine la tendresse sous les dehors un peu rugueux, va former les deux fils de cette histoire péripétique (1). En effet, parti comme chaque jour à la pêche, notre doux héros à la trogne que n'aurait pas renié un Mimile ou un Bébert, va se retrouver inexorablement entraîné dans une chaîne d'événements plus ou moins improbables. Et sa douce bigoudène de moitié également, qui, ne le voyant pas revenir, se lance à son secours. Ces péripéties, donc, nous emmèneront en particulier sur l'océan. L'occasion d'y croiser, outre des sardines et des mouettes, des thèmes tels que la surpêche, la pollution (dégazages), la pollution (plastique), la piraterie. L'air de rien et sous prétexte de rire, la promenade nous fera donc voir pas mal de choses. Car en effet, devant toutes ces situations farfelues ou improbables et devant ce dessin si expressif, on sourit et on rit. Une agréable surprise donc. Note réelle : 3,5 / 5. (1) Jusque-là, cet adjectif n'existait pas. C'est désormais chose faite.

17/05/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Wendigo
Wendigo

Effectivement, on pourrait dire que c'est un western ou alors ..... un récit fantastique et forcément suivant le parti pris, cela va jouer sur le ressenti du lecteur. Pour moi, c'est une histoire fantastique. Je ne retrouve pas l'ambiance des films de mon enfance avec John Wayne ou Henry Fonda ou d'autres plus récents tel que Impitoyable ou Les 8 salopards. Par contre dans le déroulé du récit, cela ressemble plus à The Thing de John Carpenter, une histoire qui bascule dans le fantastique/horreur. Mais bon, ce n'est que mon humble avis. Revenons à ces 2 tomes. Côté scénario rien de bien nouveau, mais une histoire qui se lit avec plaisir. Par contre Jean-Baptiste Andreae nous livre un dessin réaliste, loin de son univers habituel et je dois avouer que j'aime moins, mais cela reste de la belle ouvrage. Bref, une lecture agréable.

17/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Contes pervers
Contes pervers

J’ai surtout apprécié le dessin de Gérard Leclaire, que j’avais déjà aimé sur Ego Transfert (et moins sur le colorisé La Famille Freudipe). En effet, son trait semi réaliste est efficace et dynamique. Surtout son travail donne un rendu proche du crayonné parfois, sympathique. Il exprime avec une économie de moyens la sensualité de certaines dames. Pour ce qui est des histoires de Régine Deforges (habituée à écrire et publier sous divers formats tout un tas de trucs plus ou moins érotiques ou pornos), c’est inégal et globalement un chouia décevant. La première histoire, « Made in Hong-Kong » joue un peu sur le succès exotique et érotique d’Emmanuelle, avec cette femme, bourgeoise, soumise à divers jeux sexuels en Asie. C’est sans doute la plus intéressante (avec la suivante, « Le placard aux balais », qui joue lui du fantasme de l’élève sur sa jolie prof). Les deux autres sont moins réussies. On est clairement là dans l’érotisme plus que dans le porno (même si dans la première histoire certaines scènes sont plus « hot »). Une lecture qui n’est pas inoubliable, mais qui est bien mise en valeur par le trait simple de Leclaire. Note réelle 2,5/5.

17/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Histoire de la musique en 80 tomes
Histoire de la musique en 80 tomes

Thiriet est un auteur que j’aime bien. Il s’attaque ici à un sujet qui l’intéresse particulièrement, la musique. Alors, c’est sûr, contrairement à ce que le titre nous menace de faire, ce n’est pas un pensum. En un seul tome, et dans une dizaine de chapitres plus ou moins thématiques (et qui parfois forment une sorte d’histoire), de la préhistoire au futur proche, Thiriet aligne les gags autour de la musique et de ceux et celles qui la pratiquent (plus ou moins bien !). Si l’on sent bien qu’il est plutôt attiré par le rock et les guitaristes en particulier, il essaye de nous faire rire de tous les styles. Même si la variété – française en particulier – est celle qui prend le plus cher (Bachelet, Carlos, Lalanne ou Patrick Sébastien n’en sortent pas grandis !). Au milieu de tout ça, Thiriet glisse des anecdotes amusantes issues de sa propre expérience de spectateur en concert (l’incompréhension entre Higelin et ses musiciens anglophones est gratinée). L’ensemble et inégal, et tout n’est pas drôle. Il n’y a même jamais d’éclat de rire. Mais c’est globalement amusant et mérite un petit détour, pour une lecture détente, qui parlera sans doute davantage à ceux qui ont vécu une partie de leur vie dans le dernier quart de l’autre millénaire (références musicales obligent).

17/05/2021 (modifier)
Couverture de la série La Fin du Monde en trinquant
La Fin du Monde en trinquant

Je souscris entièrement à l’avis de Mac Arthur. En effet, l’histoire est agréable à lire, avec ces personnages qui, dans la Russie du dernier tiers du XVIIIème siècle, participent d’une aventure dans laquelle sont moqués quelques petits et grands travers : en vrac, la bêtise (personnifiée, voire magnifiée par l’un des personnages principaux, le fils à maman Ivan), la fatuité, le pouvoir abusif et égoïstes des puissants (la tsarine en particulier). La narration est fluide, et le dessin est lui aussi dynamique (les personnages animaliers passent très bien dans cet univers historique). C’est une histoire amusante, qui manque sans doute de fond, mais pas d’intérêt. Les rôles et les caractères évoluent d’ailleurs vers la fin, jusqu’à la pirouette finale. Une lecture détente plutôt agréable à lire.

17/05/2021 (modifier)
Par Titanick
Note: 3/5
Couverture de la série Le Voyage des Pères
Le Voyage des Pères

On ne rigole pas : j'ai lu cette bd par erreur. Je voulais emprunter « Là où vont nos pères »... j'étais pressée avant le couvre-feu, la couverture de l'intégrale ressemble un peu... Au retour, en déballant ma prise et en regardant la quatrième de couverture, je lis « prix de la bd œcuménique », quoi, quoi, quoi, crotte, je me suis gourée, au secours ! Bon, maintenant que je l'ai... eh bien finalement, ce n'est pas si mal ! Abordons tout de suite LE point négatif du récit : Jésus EST le fils de Dieu et les miracles qu'il accomplit sont des miracles divins, point barre. À partir de ce postulat, je prends les choses comme j'ai envie de les prendre, comme un mythe construit sur un personnage historique dont nul ne peut nier qu'il fut d'exception. Il est humain de magnifier à l'excès les évènements et les hommes. Après tout, j'aime les aventures épiques de Charlemagne et Roland, j'aime les légendes du roi Arthur, et puis j'aime Siegfried, le Kalevala, Ulysse et ses voyages, le Mahabharata et j'en passe... mais je m'égare. Alors donc, que dire de cette petite histoire contée ici en marge de celle que tout le monde connait ? La quête de ces trois hommes pour tenter de récupérer leurs fils partis suivre Jésus est plutôt haute en couleurs. Ils n'ont pas les mêmes caractères, pas les mêmes méthodes mais se joignent bon gré mal gré pour l'objectif commun. Évidemment, Jonas sort du lot, bougon, tête à claques... c'est lui qui met l'ambiance dans cette petite troupe et qui fait l'ambiance du récit. Même si chaque tome titre sur l'un des pères, c'est lui qui reste le personnage principal et c'est tant mieux. Ce n'est pas le plus sympathique au début de l'aventure, raciste, pétri de ses intolérances, mais on le voit très lentement sortir de ses certitudes, presqu'à son corps défendant, il en devient touchant. Cette quête des pères est drôle, avec des situations improbables, sans temps mort, servie par des dialogues très actuels qui participent au sel de cette histoire. Et j'adore le dessin, un trait fin, des trognes intéressantes, une ambiance et des couleurs qui donnent l'impression d'y être... N'eût été le côté « œcuménique », j'aurais pu mettre une quatrième étoile, c'est dire !

16/05/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Enfance d'Alan
L'Enfance d'Alan

Pris indépendamment de La Guerre d'Alan, cet album reste très plaisant. Alan Cope y relate un certain nombre de souvenirs d'enfance, dans la Californie du début du XXème siècle. Il remonte également avec beaucoup de tendresse et de simplicité à la vie de ses parents et grands-parents. Ces souvenirs sont un peu lancés en vrac, et font figure de récit d'une vie, raconté au crépuscule de celle-ci. Le poids émotionnel peut donc, en fonction du lecteur, être fort. Certaines anecdotes seront assez marquantes, d'autres beaucoup plus anecdotiques. Le dessin de Guibert s'appuie fortement sur les photographies d'époque retravaillées et apporte avec une fausse simplicité toute sa force à l'évocation de cette vie. L'ensemble se lit fort bien, et fait voyager dans un monde à la fois proche et éloigné du nôtre. La simplicité et la sincérité de cet album sont très touchantes.

16/05/2021 (modifier)