Les derniers avis (83 avis)

Couverture de la série Le Passage intérieur
Le Passage intérieur

Même si je sais que je ne ferai jamais ce genre de voyage, cet album me l’a fait fortement regretter, tant il donne envie de se lancer dans ces vastes espaces où la nature garde encore une part de sa sauvagerie, et en tout cas toute sa beauté. Le titre de l’album peut se lire littéralement, mais aussi comme une expérience intérieure, une sorte de purge/purification permettant aux trois copains participant à cette expédition en Kayak entre Canada et Alaska de « faire le point » sur leur vie, mais aussi de lui donner du sens. Au fil de la préparation de ce périple, et durant la présentation du voyage, tout un tas d’informations nous sont livrées. Informations techniques, conseils pratiques, mais aussi observations sur la faune, les conséquences du réchauffement climatique, etc. Du militantisme qui passe bien et se glisse parfaitement dans le récit. Quant au dessin, il est vraiment très chouette, beau, et rend bien grâce à la beauté de la nature environnant ce voyage – que ce soient les animaux croisés, mais aussi les superbes paysages. Mon seul regret, moi qui suis vraiment captivé par les sociétés Haïdas ou Tlingit, c’est qu’ils n’apparaissent que comme des « rêves ». Leurs totems, leurs masques à fonction symbolique m’auraient enchantés – mais le trajet de nos trois voyageurs ne passait semble-t-il pas par ce qu’il reste visible de ces sociétés. Chouette lecture en tout cas. Note réelle 3,5/5.

12/02/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série KIFF
KIFF

La recette de Sulfur s'essouffle, je crois. Les dessins continuent très bons au quatrième tome mais les histoires et personnages sont presque toujours les mêmes. I'l n'y a pas de surprise donc... c'est une valeur sûre et on sait quoi esperer.

12/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Monde d'Azaria
Le Monde d'Azaria

La première page nous présente le « Monde d’Azaria » (ou « Pays des démons ») comme divisé en deux entités : le Nord semble-t-il dirigé par des Humains, et le Sud dirigé par le Roi des Gorets et ses filles. Cet album inaugural se déroule uniquement dans le palais du roi des Gorets, et nous suivons essentiellement ses enfants, surtout l’une des filles, Winnefried de Dracone. Les autres personnages croisés, de diverses origines (Elfes, Ogres, Démons, Humains) sont essentiellement là pour satisfaire Winnefried et sa fratrie, franchement obsédés par le sexe ! L’univers est relativement original pour une série porno, même si je m’attendais à ce qu’il soit davantage exploité (j’espère que ce sera le cas dans les prochains albums – la série étant prévue en trois tomes), pour donner un peu plus de consistance au récit (petite frustration à ce niveau pour le moment). Il y a un peu d’humour. Surtout entre Winnefried et quelques membres de l’administration royal, ou lorsque sa nounou Frida – femme forte dans tous les sens du terme ! – intervient, frustrée d’être laissée à l’écart des orgies curiales. La principale originalité de cette série vient du travail graphique de l’auteure (que je découvre ici). En effet, son travail – informatique semble-t-il – donne un rendu hyperréaliste étrange, mais pas inintéressant. Du coup certains personnages avec ce rendu m’ont fait penser à de l’animation (« Shrek » ou l’elfe Dobby dans « Harry Potter » - je pense que ça dû visuellement influencer l’auteure). Un début original, mais qui mériterait d’être densifié par la suite. Mais c’est visuellement attractif. Je précise que les scène s de sexe sont bien rendues – et que le dessin en général est de très bonne qualité.

12/02/2026 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Les Lumières de l'Aérotrain
Les Lumières de l'Aérotrain

Avec cet album, on retrouve avec plaisir le trait énergique et dynamique de Johann Corgié, je j’avais déjà remarqué – et apprécié - dans la série Vermines. Son dessin, à la fois précis et expressif, donne une vie intense aux paysages et aux personnages, et vous transporte dans une aventure visuelle magnifique. Vos pupilles vont se dilater de plaisir. Mais c’est surtout le cheminement narratif de l’album qui surprend et séduit. Après des débuts très tranquilles, presque contemplatifs, l’histoire bascule progressivement vers une atmosphère plus sombre, plus mystérieuse. Cette évolution, subtile et bien menée, confère à l’album une profondeur inattendue, mêlant poésie et une pointe de noirceur qui intrigue et fascine. C’est précisément cet enchaînement d’événements, cette lente montée en tension, qui rend la lecture de cet album aussi captivante. On se laisse porter par l’histoire, entre nostalgie et suspense, jusqu’à un dénouement final. Cet album est à savourer sans modération - bien installé dans son canapé - idéalement durant une journée pluvieuse où l’on a envie de s’évader dans un récit à la fois doux et envoûtant, porté par un dessin qui ne laisse pas indifférent. Un album 3 étoiles.

12/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Coco - L'île magique
Coco - L'île magique

Coco, une petite apprentie sorcière maladroite, incapable de maîtriser ses pouvoirs, qui provoque plus de catastrophes que de miracles, rencontre un chat mystérieux, habitant d'une cité dans le ciel, qui a besoin de l'aide magique de la jeune fille pour pouvoir y retourner. Une petite trame de magie et de secrets se met en place, tranquillement, tome après tome. Visuellement, l'ensemble est très mignon, presque enfantin. Le dessin est rond, simple, parfois même très minimaliste, surtout dans les décors et les costumes à la limite du simpliste. Les pages sont très aérées, peu bavardes, avec beaucoup d'espace, ce qui rend la lecture rapide : chaque tome se lit en moins d'un quart d'heure. Ça fait presque album jeunesse plutôt que manga, d'autant que tout est en couleurs pastels. Au premier abord, ça peut paraître un peu léger, voire simpliste, mais ce n'est jamais niais. Les dialogues restent naturels, pas bébêtes, et le petit voile de mystère autour de Coco, des chats et de cet univers donne quand même envie de savoir où tout ça mène. Du coup, même en tant qu'adulte, je ne me suis pas senti complètement exclu. Et d'ailleurs, c'est assez difficile de classer le public cible de la série car le graphisme fait penser à un public de moins de 10 ans, mais l'intrigue n'est pas si enfantine que ça. C'est souvent le souci avec les Kodomo que les lecteurs occidentaux ont du mal à situer clairement. Par contre, il faut reconnaître que sur cinq tomes, il ne se passe pas grand-chose de vraiment marquant. L'histoire avance à tout petits pas, très calmement, sans vrai pic d'intensité. On est plus dans la tranche de vie magique et contemplative que dans l'aventure. C'est agréable, doux, parfois charmant, mais rarement passionnant. Au final, j'ai trouvé ça mignon, tranquille, et facilement lu, mais la série manque un peu de relief pour vraiment marquer. Sympathique, sans plus.

12/02/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série La Passion de Dodin-Bouffant
La Passion de Dodin-Bouffant

Bon moment, le personnage du gastronome et de sa cuisinière forment un binôme parfait. Les amis du bourgeois et ce dernier vont bien ensemble, et ce qui est bien, c'est que ni la dame, ni les amis, ne vont tenter de détacher notre bon vivant d'un des pôles de sociabilité de sa vie. Quelle harmonie ! Sinon, tout a été dit sur cette ode à la bonne nourriture et au partage. Cependant, je dois bien admettre avoir préféré le partage des Gaulois dans le banquet final d'Astérix, et les dessins et les descriptions des vins dans Les gouttes de Dieu !

12/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Harley Quinn Solo
Harley Quinn Solo

Harley Quinn est un personnage tellement populaire que seulement un an après que DC la finalement accueil dans son univers de comics, elle a eu droit à sa propre série, la première des plusieurs qui sont venus par la suite. Harley a encore son costume classique tiré de la série animée de Batman des années 90 et elle est encore plus ou moins en couple avec le Joker même si durant la majeur partie de la série elle essai de se faire un nom en solo. C'est une série humoristique et de ce coté là j'ai trouvé que c'était inégal. Il y a des bons gags, mais aussi plusieurs trucs vraiment lourds comme par exemple Double-Face qui n'arrête pas de dire deux ou d'autres mots du même genre. Le principal problème que j'ai eu est que la narration m'a semblé lourde. Les cases sont parfois surchargées et les personnages sont parfois un peu figés lorsqu'il y a de l'action. Cela reste sympathique à lire, on était encore à une époque où il se passait des choses à chaque page et qu'un comics ne mettait pas 5-6 numéros pour raconter une histoire. J'aime bien comment on utilise les personnages de la mythologie Batman. Ce n'est pas une série extraordinaire et si vous n'êtres pas fan du personnage d'Harley Quinn, ce n'est pas cette série qui va vous faire changer d'idée, mais cela reste divertissant.

11/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Irons
Irons

Du polar sans grande originalité, mais plutôt bien fichu, dynamique, donc le contrat est rempli our cette collection. Si, quand même, une originalité, le héros enquêteur/fouille merde, qui n’est ni un privé ni un flic, mais un ingénieur spécialiste des ponts toute sa vie tourne autour, puisque ses parents sont morts dans un accident dont il a réchappé, suite à un pont qui s’est écroulé). Bon, il est costaud et fort à la bagarre, et possède un gros sex-appeal (même si son succès express auprès de la policière dans le premier tome me laissait croire qu’on allait en abuser, mais en fait non), il est aussi asocial, froid. Le premier tome peut se lire comme un one-shot, et se déroule comme une enquête classique. Les deux tomes suivants (qui constituent un diptyque – mais dont la fin livre une petite surprise sur la vie du héros en revenant sur l’accident de ses parents), plus exotiques, nous emportent en Asie, dans un récit moins « intimiste », une aventure mêlant arnaque d’une multinationale et trafiquants de drogue. La série se laisse lire agréablement, quelques facilités permettent au héros de se sortir de toutes les situations (c’est surtout flagrant dans le diptyque), mais ça passe. Un premier tome plus cérébral, deux suivants plus « action », une petite série que les amateurs du genre apprécieront sans doute. Le dessin est dynamique, très lisible. Je suis moins fan de la colorisation informatique, qui lisse trop les détails, mais l’ensemble n’est pas désagréable.

11/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Orwell
Orwell

Je dois avouer qu'hormis La Ferme des animaux, je ne connaissais pas grand chose à l’œuvre et à la vie d'Eric Blair alias George Orwell. Pierre Christin se lance ici dans la biographie de cet auteur qui ne s'est pas consacré uniquement à l'écriture mais a eu une vie riche et engagée politiquement. Si cet ouvrage a effectivement le mérite, pour le novice que je suis, de mieux faire connaitre cet auteur emblématique de la littérature anglaise, je dois dire que j'en ressors avec un avis un peu mitigé. En effet, tout comme Noirdésir, je trouve que cette biographie est bien trop scolaire et froide pour toucher le lecteur. Cela manque grandement de romance (les amours d'Orwell ou son choix d'adopter ne sont qu'effleurés) et l'auteur n'approfondit pas assez à mon goût les convictions et les désillusions politiques d'Orwell. C'est dommage, car Christin avait su s'entourer de dessinateurs de renom pour illustrer certaines pages de l'ouvrage (Bilal, Larcenet, Guarnido, etc.) et je trouvais particulièrement pertinent le choix de citer directement quelques passages des œuvres d'Orwell en utilisant le style "machine à écrire" pour ces phylactères afin que le lecteur puisse facilement les discerner. Côté dessin, on retrouve le même classicisme, c'est plutôt bien réalisé, en noir et blanc, avec quelques touches de couleur, dont je n'ai pas réussi à identifier s'il y a avait réellement une signification voulue. C'est toutefois également un peu trop scolaire pour moi. Un ouvrage qui a le mérite de mettre en lumière la vie riche du visionnaire que fut George Orwell, créateur entre autre du terme "Big Brother". SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6,5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 6,5/10 NOTE GLOBALE : 13/20

11/02/2026 (modifier)
Par Patoun
Note: 3/5
Couverture de la série Château de sable
Château de sable

Une fin que je n’ai pas forcément saisie dans l’hypothèse où quelque chose est à saisir car c’est bien l’évolution émotionnelle des différents protagonistes qui constituent le cœur de cette histoire. Ici, le décor (une crique), le background des personnages (médecin, écrivain, migrant, jeune, vieux …ect) ne sont que prétexte pour illustrer cette pièce théâtrale. Il aurait pu en être différemment que cela aurait tout autant fonctionné à mon avis. On se laisse ainsi volontiers happé par l’enchaînement des péripéties et par les réactions de chacun face à cette situation extraordinaire : de profondes angoisses pour certains, de l’insouciance pour d’autres… Le début est d’autant plus plaisant que le lecteur a le temps d’analyser ces réactions au fur et à mesure que la scène se charge en intensité émotionnelle. En revanche, à l’approche d’une chute scénaristique connue, le récit s’emballe trop vite à mon goût et l’on ne peut apprécier à leur juste valeur et dans leur grande diversité l’ensemble des émotions pouvant ressurgir à la veille d’une mort certaine et imminente. Même si je pense qu’il ne sert à rien d’essayer de détricoter plus que ce que les auteurs ont bien voulu nous laisser voir, je suis toutefois sceptique quant à certains élements secondaires qui n’apportent rien au récit et qui, au contraire, sont venus parasiter l’histoire : Quid des saignements de nez ? (au passage pas évident à distinguer en NetB avec les ombres projetées de la végétation sur un visage). Quid de la femme morte (noyée ?) au tout début du récit ? Quid du fils de l’hôtelier qui fait une soudaine et très brève interruption dans le récit ?? Quid d’une ombre aperçue au loin à travers les rochers ??? Le dessin est toujours sympa avec Peeters mais pour le coup j’ai moins accroché que d’autres BD dont il est à la manœuvre. En bref, une BD agréable qui questionne sur les relations intra/interpersonelles, sur la relation au temps ainsi que sur l’importance de l’instant présent.

11/02/2026 (modifier)