Les derniers avis (7 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Chakipu
Chakipu

Un chat moche et rancunier est décidé à se venger de son jeune maître après avoir servi trop longtemps de bouc émissaire. L'idée est assez amusante et originale, avec un humour noir destiné aux enfants qui rappellera en partie le ton de Mortelle Adèle avec un peu plus de tendresse à chaque fois que Chakipu réalise qu'il ne déteste pas tant que ça son maître. Ses tentatives de vengeance, avec sa bande d'animaux improbables, donnent lieu à quelques situations drôles, et le récit montre progressivement que la relation entre le chat et son maître est plus complexe qu'elle n'en a l'air. En revanche, je suis resté assez mitigé. Le format alterne texte illustré et bande dessinée, avec environ la moitié des pages consacrées à chaque approche, ce qui alourdit un peu la lecture et risque de décourager certains jeunes lecteurs alors que le ton du récit leur est essentiellement destiné. Le dessin, volontairement simple et un peu grossier, n'est pas attirant même s'il reste cohérent avec le ton de l'histoire. L'ensemble se lit sans mal et propose quelques bonnes idées, mais je n'ai pas trouvé l'humour ni les personnages suffisamment marquants pour en faire une lecture mémorable. Une BD jeunesse correcte et légèrement décalée, sans plus.

05/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Fantomar - Le Fils de la Jungle
Fantomar - Le Fils de la Jungle

J’avais découvert Gad avec des séries sortant de l’ordinaire, et titillant fortement l’étrange, le trash. Ici, ça reste finalement bien plus soft et retenu que ce à quoi je m’attendais. Gad nous fait découvrir dans une série d’histoires courtes Fantomar, le super-héros justicier au look empruntant au Bibendum, à Monsieur Propre, et au personnage des Malabars (mais la ligne claire grasse utilisée ici n’est pas trop ma tasse de thé). En bermuda, avec des bottes en caoutchouc, son look est évidemment ridicule, comme sa façon de se comporter. Il est en effet sûr de lui, grande gueule, mais aussi très con, maladroit voire loser, souvent sauvé du ridicule total (dont il ne s’éloigne pas énormément quand même) par son jeune acolyte au nom improbable d’Azerbahidjong !? Au milieu de ces aventures du pauvre, Gad place une série de fausses publicités qui, elles aussi, jouent sur un humour parodique et absurde ou débile. La lecture n’est pas désagréable, mais elle m’a laissé sur ma faim. En effet, Gad reste généralement dans un registre de déjà-vu. Ce type de parodie a du potentiel, mais qui a déjà été passablement exploité, au point qu’on se satisfait difficilement d’un manque d’originalité. Quelques dialogues cons amusants, certaines situations crétines qui invitent à sourire, mais sur la durée de l’album, ça ne suffit pas. Note réelle 2,5/5.

04/06/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série L'Enfer est pavé de bonnes intentions
L'Enfer est pavé de bonnes intentions

Troisième album de Gilbert Hernandez et c'est le moins bon que j'ai lu pour le moment ou du moins celui que je trouve le plus mauvais. Je ne l'ai même pas fini alors qui me restait 30 pages à lire. L'histoire contient des moments très trash. Au vu du titre, j'imagine que le but de l'auteur est de montré toute la violence de la société, surtout sexuel (des jeunes agressé sexuellement, un mort lors d'une partie de bondage) et comment cela marque une petite fille vivant dans un milieu défavorisé. En tout cas, c'est ce que j'ai compris de ce récit qui m'a surtout être une suite de scènes un peu décousu. En tout cas, souvent je ne comprenais pas trop le comportement de certains personnages et où l'auteur voulait vraiment en venir. J'ai fini par trouver ennuyeux ce récit qui me semblait nihiliste. C'est dommage parce que c'est la première fois que je vois le dessin de Hernandez en noir et blanc et j'ai mieux apprécié son trait que lorsqu'il y a des couleurs. Encore un auteur qui n'est pas pour moi je pense.

02/06/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série On se reposera plus tard
On se reposera plus tard

J'ai lu cette BD sans grand plaisir ni déplaisir, tout en me demandant où on allait. Et le final est : pas fou du tout. En gros, c'est une histoire fictive sur un type d'EPADH que je ne connaissais pas, mais dont la révélation de l'existence n'a strictement rien changé à la mienne. C'est gentil, vaguement informatif, mais pas spécialement intéressant. Même si je ne connais pas grand chose aux EPADH, cette BD n'a pas spécialement donné plus envie de m'y intéresser. Le souci est que la BD part d'un exemple de vieille femme obligée de s'y installer suite à une complication de santé et personne pour s'occuper d'elle. Très vite elle découvre l'univers et les habitants, avec leurs travers et chacun spécifiquement typé (la dame qui râle sur tout, la vieille qui perd la boule, le vieux en scooter électrique ...), dans une ambiance sympathique et bon enfant. Puis voila, ils font leur petite vie et à la fin elle repart contente d'avoir vécue ce bout de vie et j'ai envie de lui dire "Chic pour toi". Si le résumé vous parait lapidaire, c'est qu'en fin de compte il est assez représentatif de la BD : il ne se passe pas grand chose. Le récit aurait pu être plus émotif sur les vieux qui deviennent progressivement grabataires et dépendants, la perte de leurs mémoire et leur identité, ou simplement la question de la solitude, de l'isolement. Ici on a une histoire autour de nains de jardin pour montrer comment il se sortent d'une certaine passivité, mais c'est presque la seule péripétie de l'ensemble. C'est le genre de BD qui fait BD de commande pour vanter les mérites de ces institutions. Je ne doute pas qu'elles sont intéressantes et probablement très bien pour un public de personnes âgées. Mais en même temps, je ne peux pas vraiment recommander la BD qui est franchement moyenne, pas désagréable à lire mais qui n'a pas de réel tenant et aboutissant, qui fait très propre dans son déroulé, sans risque et sans histoire. Et fatalement, ça m'ennuie.

02/06/2026 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 2/5
Couverture de la série La Sibérienne
La Sibérienne

Je ne vais pas tourner autour du pot : c'est un nanar, pas un petit mais un gros, un bien velu. Pourtant les deux auteurs ne sont pas des nouveaux venus : Victor de la Fuente sait tenir un crayon, et Victor Mora sait construire une histoire. Je me demande si ce n'était pas un travail purement alimentaire, genre payer ses impôts en retard. Pour l'histoire (ou ce qui ressemble) : mélangez dans le même brouet des Américains patibulaires, des Russes pas mieux lotis, une belle héroïne blondinette, d'autres femmes bien foutues et propices à perdre leurs vêtements, un savant fou sauce nazi, du vaudou avec des zombies, des crocodiles (ou des caïmans), des mercenaires bien relous et nécrophiles (pendant qu'on y est), un brin de psychomachinchouette, touillez bien et vous obtenez une BD de 46 planches dont on tourne les pages en se demandant quel machin à la masse va survenir. Ils ne vont pas oser faire ça ? Ben si, ils l'ont fait quand même ! Je soupçonne le scénariste avoir joué aux dés : 1=les Martiens débarquent, 2=un calamar géant attaque, 3=une plage pleine de mines, 4=... Une note de 2 parce que c'est Victor de la Fuente qui a dessiné (bien que certaines cases ont été vite faites).

02/06/2026 (modifier)
Par Talum
Note: 2/5
Couverture de la série Elixirs
Elixirs

C’est une aventure légère, simple et malheureusement inachevée, idéale pour une lecture d’une soirée, portée par un dessin particulièrement coloré et généreux. L’histoire s’interrompt précisément au moment où l’on commence réellement à s’immerger dans l’univers et à s’intéresser à la suite des événements. La première chose qui mérite d’être soulignée est le dessin. Il est incroyablement vivant, énergique et expressif. On a l’impression que l’artiste a pris un réel plaisir à créer ce monde, ses créatures et ses personnages. Le style graphique rappelle beaucoup celui d’« Ekhö - Monde miroir », une autre série d’Arleston. Pourtant, les dessinateurs sont différents, ce qui est assez surprenant : on pourrait facilement croire que les deux œuvres ont été réalisées par la même main. Le dessin regorge de détails. Les créatures, les monstres, les décors et les intérieurs sont soigneusement travaillés et débordent de vie. Le troisième tome se distingue particulièrement. Si les visages des personnages avaient encore un aspect légèrement cartoonesque dans les deux premiers volumes, ils deviennent dans le troisième beaucoup plus détaillés et expressifs. De nombreuses petites nuances et détails apparaissent, rendant les personnages plus crédibles, plus vivants et plus mémorables. La seule chose qui m’a parfois sauté aux yeux concerne les proportions très exagérées — je n’ai pas peur de le dire — des poitrines des héroïnes. Dans certaines scènes, elles sont tellement démesurées qu’elles finissent par détourner l’attention de ce qui se passe. Concernant le scénario, le bilan est plus mitigé. L’histoire plonge immédiatement le lecteur dans un flot d’aventures et d’événements qui font avancer le récit à un rythme soutenu. Cependant, au fil des tomes, les personnages évoluent peu et leurs relations restent insuffisamment développées. C’est probablement ce qui m’a le plus déçu. Avec un univers visuel aussi séduisant et des personnages qui avaient le potentiel d’être très attachants, j’aurais aimé voir davantage d’interactions entre eux, plus de développement des relations et une véritable évolution personnelle. Malheureusement, cet aspect est largement laissé de côté. Il est possible que les auteurs aient prévu de développer davantage les personnages et leurs relations dans les tomes suivants. Mais la série s’est arrêtée au troisième volume, laissant une impression d’inachèvement et de potentiel inexploité.

01/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Wanted (J.G. Jones)
Wanted (J.G. Jones)

Et si le monde était gouverné par des bandits et des assassins ? La prémisse de base de cette œuvre n'est pas absurde, n'est-ce pas ? Bien que techniquement bien réalisés, je ne trouve pas les dessins de JG Jones attrayants : un réalisme excessif et sans nuances, trop de grimaces des personnages ! Mais mon principal désaccord concerne le scénario : violence extrême et gratuite, jurons constants qui finissent par lasser. Il y a une volonté délibérée et puérile de choquer, de la part de Millar. L'adaptation cinématographique a en partie éliminé ces aspects, mais les incongruités et l'invraisemblance sont restées.

01/06/2026 (modifier)