Les derniers avis (78 avis)

Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série La tête dans les nuages - Quand le TDAH s'invite à la maison
La tête dans les nuages - Quand le TDAH s'invite à la maison

Bon, je suis partagé sur cette BD. C'est une lecture que j'avais envie de faire pour voir la façon dont était traité le TDAH en BD, et je suis assez ... circonspect par l'ensemble. L'histoire est celle d'une femme séparée du père de ses enfants et en couple avec un autre homme qui découvre que sa fille à un TDAH. La BD n'est pas concentrée sur l'enfant, pas plus qu'elle n'est très explicite sur le TDAH. C'est surtout une BD sur la famille qui le découvre et les difficultés pour les parents à vivre avec cette neuroatypie. Et je suis assez peu satisfait du résultat. Il est évident que le sujet m'intéresse puisqu'il me touche, mais pour le coup je suis très regardant sur certains détails. La BD ne semble pas très explicite sur ce qu'elle veut dire : elle souligne que c'est compliqué pour cette femme, mais je me pose la question suivante "en quoi cette femme est représentative du parent moyen ?". Il y a les soucis de co-parentalité, les difficultés que ça entraine y compris au sein du couple, les soucis d'argent que ça entraine, les horaires des médecins pas pratiques ... Mais je me dis en sortant de la BD que c'est un exemple et que chez d'autres parents ça ne se passe pas comme ça. Et puis voila ... Encore une fois, je pense que le souci d'un témoignage c'est qu'on rate un peu la possibilité de rendre ce "simple" fait plus tangible. Il manque des chiffres, des données, des considérations : les TDAH sont mal adaptés à la société, pourquoi ne pas parler des soucis que notre société a qui sont révélés par ce fait ? Les rendez-vous que les parents doivent faire en tout sens, l'errance médicale, les diagnostiques pas clairs sont aussi une porte pour parler de la façon dont sont traitées les neuroatypies par chez nous. On pourrait parler de la violence éducative et scolaire, ressenties comme des drames par les neuroatypiques et qui peuvent leur ruiner la confiance en eux. Bref, il manque un peu ce qui rendrait le témoignage intéressant au-delà de la simple représentation. Ça c'est l'avis global, mais personnellement j'étais déçu par la lecture : on voit assez peu l'impact du TDAH, ce que ça provoque mais aussi les forces que ça développe. On sort de la BD avec l'idée que c'est pas simple d'avoir un gamin TDAH, mais je ne saurais dire pourquoi exactement. Par exemple j'ai eu l'impression que c'est surtout la mère qui s'occupait des problèmes médicaux, des rendez-vous et qui la gardait le plus. Je ne sais pas si c'est la réalité, mais de fait ça m'a plus fait penser à la charge mentale ordinaire qu'à une nouveauté sur le TDAH. Et surtout, ça semble être un souci que pourrait avoir un parent d'enfant handicapé, d'enfant avec n'importe quelle autre neuroatypie, d'un enfant avec une nécessité de soin régulier ... Bref, je ne suis pas spécialement intéressé par cette BD, l'histoire n'est pas mauvaise mais va vite dans sa conclusion, tandis que le début et le nombre de médecins vu est vite lourd et redondant. L'équilibre est assez mal dosé, avec des pages ayant beaucoup de textes et de bulles qui s'enchaine un peu trop. Ca reste peu marquant, et je n'ai pas appris grand chose ni l'impression que ça parle bien du sujet. Dommage, donc.

28/03/2026 (modifier)
Couverture de la série La Cendre et le Trognon
La Cendre et le Trognon

Je dois dire qu'en parcourant les premières pages de ce one-shot emprunté à la médiathèque, je n'ai pas compris tout de suite de quoi il en retournait. En effet, on passe d'un personnage en voyage à un autre, le lien étant indubitablement le sac qu'ils transportent. Au bout d'une vingtaine de pages, j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait d'une œuvre métaphorique traitant du passage à l'âge adulte, de consumérisme et des modes de vie que l'on choisit, certains s’accommodant de la vie capitaliste dans laquelle on nous formate et d'autres préférant vivre en marge de la société et de tout matérialisme. Bien que l'idée de départ est intéressante, le scénario reste quand même assez foutraque et je n'ai pas vraiment bien saisi ni le lien avec ce trognon de pomme que l'un des personnages tente de planter ni la chute finale. C'est donc très dubitatif que j'ai refermé cette BD. Au niveau du graphisme, c'est très épuré, tant dans le trait de l'auteur que dans la colorisation faite de dégradés de gris. Bien que ce soit globalement maîtrisé, ce n'est pas le dessin qui me plait le plus. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 3/10 NOTE GLOBALE : 7/20

28/03/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série La Famille Illico
La Famille Illico

Comme l'a écrit je ne sais plus qui, il faut bien sûr tenir compte de l'époque où est parue cette série pour l'apprécier à se juste valeur. C'est une BD pionnière, parue il y a plus d'un siècle dans les journaux américains, et dépeignant une famille un brin bourgeoise dans les USA de l'époque. Le père travaille, mais profite de la moindre ocasion pour aller boire un verre ou jouer aux cartes avec ses copains. La mère est une oisive qui passe beaucoup de temps à acheter des chapeaux et taper son mari parce qu'il rentre tard. Et la fille est plus équilibrée dans ce que j'ai pu lire, mais ne semble pas faire grand-chose. Sur ce canevas Frank Fletcher a proposé des dizaines, voire des centaines de variations. Celles-ci, ma foi, sont assez sympathiques et reposent sur des mécanismes narratifs assez simples, mais répétitifs au fil de la lecture. Cela devait être sympa à lire chaque semaine, mais à force ça ne tient pas trop la route. Encore une fois les mœurs ont changé en 100 ans, mais quand même. Le dessin paraît daté lui aussi, mais conserve toutefois une lisibilité assez élevée, ce qui fait passer cette pilule de la répétitivité. A découvrir, pour la culture générale, mais sans s'obliger à tout lire, à mon avis.

28/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Antisocial
Antisocial

Ces histoires ont été publiés dans le célèbre magasine Métal Hurlant à l'époque. Si le trait de Cornillon est assez dynamique, les scénarios de Manœuvre ne brillent pas par leur intérêt. Des histoires de loubards fan de rock qui ont le chic pour tomber dans les embrouilles. Ca reste sympa de croiser le nom de Manœuvre quand on connaît un peu le personnage et sa carrière. Le dessin sauve la bd de la note minimale mais ne vous attendez pas à une pépite oubliée hélas.

28/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Crazy Food Truck
Crazy Food Truck

Une série assez loufoque, qui possède certaines qualités, mais qui au final m’a laissé sur ma faim et déçu. Le pitch de départ est original et intriguant, avec ce type (Gordon) conduisant un food truck au milieu de nulle part (on est dans une sorte d’ambiance post apocalypse), accompagné d’une jeune femme (ou grande ado), Alisa, rencontrée par hasard. Très dissemblables, ils vont bien s’entendre, face aux dangers qui les menacent (le premier tome est presque une course-poursuite), le food truck recelant bien des surprises (canon ou mitrailleuse jaillissent et font des ravages !). L’autre terrain d’entente, c’est la bouffe, Gordon passant son temps à en préparer (chaque chapitre est l’occasion d’expérimenter une nouvelle recette) tandis qu’Alisa a un appétit d’ogre et engloutit tout en grande quantité. Le côté bizarre de l’intrigue et du duo, certaines situations, certains dialogues un peu décalés ou outranciers sont sympas. Mais l’intrigue tourne rapidement en rond (la bouffe devient accessoire pour l’intrigue, et m’a lassé au bout d’un moment, ça fait un peu remplissage parfois). A partir du deuxième tome, on s’éloigne du pitch un peu linéaire des débuts, sans que cela m’ait vraiment intéressé. Alisa est toujours court vêtue – parfois à poil (sans que cela (voir la longue scène de baignade) ne soit justifié par autre chose que montrer une nana à poil. Et puis, certaines choses spécifiques au manga que je n’apprécie pas. Les scènes de baston trop longues et bien trop confuses à regarder. Et Gordon et Alisa sont vraiment invincibles ! Il y a aussi des visages qui ne me conviennent pas (et même qui varient : parfois les traits d’Alisa en font une gamine). Relativement rythmé, un début original, mais un gros bof au final.

27/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Fenêtre sur dunes
Fenêtre sur dunes

Dans un palais aux confins d'un désert d'Afrique du Nord, une jeune fille handicapée et mutique, marquée par une enfance traumatique, évolue dans un univers étrange où se croisent des personnages ambigus dans une intrigue qui oscille entre enquête policière et drame intime. Cette BD marque avant tout par son identité graphique, clairement son principal atout. Le dessin est très esthétique, avec une forte influence tantôt art nouveau, tantôt art déco, qui se marie particulièrement bien avec les décors d'Afrique du Nord. Les palais aux architectures travaillées, les escaliers vertigineux, les dunes désertiques baignées de couleurs chaudes : tout cela crée une atmosphère visuelle vraiment réussie, presque envoûtante par moments. On sent une vraie recherche plastique, une envie de composer de belles images. En revanche, j'ai été nettement moins convaincu par les visages des personnages, qui m'ont souvent paru ternes, figés comme des masques. Dès qu'ils ne sont plus intégrés dans ces compositions très esthétisées, ils perdent beaucoup de leur force et contrastent avec la richesse des décors. Mais surtout, là où j'ai vraiment décroché, c'est sur la narration. Le scénario et la mise en scène sont loin d'égaler la beauté du dessin. La mise en page est assez éclatée, le découpage haché, les cadrages trop serrés, ce qui empêche d'avoir une vue d'ensemble des scènes et nuit à la lisibilité. J'ai eu l'impression que l'album privilégiait constamment l'esthétique au détriment de la clarté, un peu comme certains films d'auteur qui enchaînent de belles images sans réellement raconter leur histoire de façon fluide. Les dialogues n'aident pas non plus : ils m'ont semblé lourds, parfois poseurs, avec beaucoup de non-dits qui finissent par desservir le propos au lieu de l'enrichir. L'ambiance générale, qui se veut tragique et mystérieuse, m'a paru un peu artificielle, comme forcée. Même la fin, clairement pensée comme un moment fort et dramatique, m'a laissé assez froid, avec un côté presque adolescent romantique dans sa manière d'appuyer la dimension tragique. Je suis partagé dans le sens où j'ai réellement pris plaisir à regarder cette BD, à me laisser porter par ses ambiances visuelles et son esthétique très travaillée. Mais comme j'ai besoin d'une histoire solide pour être pleinement embarqué, cela n'a pas suffi. Je reconnais ses qualités graphiques évidentes, mais je n'ai pas vraiment apprécié la lecture dans son ensemble.

27/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Miss Shaolin
Miss Shaolin

L'album démarre sur deux postulats qui m'ont paru un peu artificiels. D'un côté, l'héroïne annonce fièrement à tout le monde qu'elle pratique le kung-fu shaolin, mais se braque immédiatement dès qu'un élève pourtant sympathique cherche à en discuter avec elle. De l'autre, son grand-père est une sorte de pur Monsieur Miyagi version Karaté Kid, figure de maître sage et quasi caricaturale, même si ça reste attachant. Malgré ça, toute la première moitié de l'album fonctionne plutôt bien. On est sur quelque chose d'assez simple mais relativement réaliste, avec des thématiques intéressantes comme la retenue dans l'usage de la violence, la patience nécessaire à l'apprentissage, ou encore un petit regard sur les réseaux sociaux et le harcèlement. L'ensemble est sympathique, agréable à lire, et trouve un certain équilibre. En revanche, la seconde moitié m'a nettement moins convaincu. Dès qu'on bascule dans le tournoi d'arts martiaux, tout le réalisme disparaît. On se retrouve avec des combattants bigarrés sortis de nulle part, et surtout avec deux amis de l'héroïne qui deviennent soudainement de très bons combattants après une sorte de passage façon chanson Disney, ce qui casse complètement la crédibilité installée jusque-là. À cela s'ajoute une impression de déjà-vu assez forte, avec une trame qui copie largement celle de Karaté Kid sans vraiment réussir à s'en détacher. Cette deuxième partie plus fantaisiste et expédiée laisse une impression décevante et prend le dessus sur mon souvenir de lecture. Ça reste un album qui avait des qualités au départ, mais qui se dilue en route, au point de me laisser penser qu'il n'aura probablement pas de suite.

27/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Jean-Pierre Leureux
Jean-Pierre Leureux

Le ton de cet album est assez original, dans le sens où on suit ici un vrai gros loser, minable, obsédé et souvent pathétique, qui se retrouve malgré tout embarqué dans de nombreuses scènes de cul. Mais là encore, l'érotisme passe largement au second plan, au profit d'un humour grinçant, parfois absurde, qui désamorce constamment toute tentative de sensualité. Et même lorsqu'il arrive à ses fins, le récit revient presque systématiquement à quelque chose de trivial ou de déceptif, comme pour rappeler la médiocrité du personnage. L'ensemble repose sur une succession d'histoires courtes assez inégales, avec un humour qui oscille entre le trash et le dérisoire. Certaines situations fonctionnent, d'autres beaucoup moins, et pour ma part j'ai assez peu ri au final. Le dessin m'a par moments surpris, avec un style qui m'a plusieurs fois fait penser à Wasterlain (Docteur Poche), ce qui crée un décalage assez étrange avec le contenu. Il reste globalement adapté à l'ambiance, sans être particulièrement marquant. Même si je reconnais une certaine originalité dans la proposition, je ne me suis pas attaché au personnage. Son état d'esprit ne me parle pas, et l'humour ne m'a pas suffisamment embarqué pour compenser. Une curiosité, mais pas une lecture qui m'a convaincu.

26/03/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Lou !
Lou !

Divertissement jeunesse à succès basé sur une tranche de vie décrivant à partir de la préadolescence, le quotidien d'une jeune fille, une intrigante relation mère-fille et un éveil au sentiment amoureux. L'on pense évidemment à la merveilleuse trilogie de Vanyda Celle que... et à bien d'autres titres plus légers. Si l'humour, les couleurs et les situations sont assez classiques, ce titre se singularise surtout par ses illustrations géométriques atypiques et cette capacité à saisir un air du temps à la fois singulier et ultra contemporain. La force de cette BD est aussi sa faiblesse : la société décrite avec grande sympathie est à la fois désagréable de vulgarité et de conformisme, tandis que l'humour trop rare ne parvient ni à alléger l'ensemble, ni à mettre en perspective notre société via un regard pertinent. Une BD bien sage, qu'un appréciable humanisme en ces temps obscurs sauve de l'anecdotique.

26/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Perles de l'Amour
Les Perles de l'Amour

La couverture et le graphisme m'avaient fait imaginer un album érotique assez classe, avec un charme rétro assumé, dans la lignée de ces aventures exotiques à l'ancienne. Il y avait quelque chose de prometteur dans ce mélange de lavis élégant et d'imaginaire colonial suranné. Au final, j'ai surtout découvert un objet déroutant, coincé entre un érotisme mièvre (digne d'un téléfilm cheap le dimanche soir sur M6 il y a trente ans), une histoire kitsch et mal fichue, et une forme de ridicule dont j'ai eu du mal à déterminer s'il était volontaire ou non. Je penche malgré tout pour une part de second degré (certains détails sont trop énormes pour être accidentels, comme cette scène finale avec un aveugle au lit accompagné de sa canne), mais la majorité du temps, ce décalage ne provoque pas le rire, plutôt un rictus circonspect et déçu. Le scénario accumule les clichés et les facilités (Inde de pacotille, officier anglais héroïque, rajah caricatural, rivalités féminines convenues), avec des dialogues ampoulés et artificiels qui évoquent autant le roman-photo que le roman à l'eau de rose. L'ensemble a un côté daté, presque figé, qui peut se lire comme une parodie... sauf que je ne suis jamais vraiment sûr que ce soit assumé jusqu'au bout. Côté dessin, il y a malgré tout un certain savoir-faire. Le lavis est élégant, certaines planches dégagent une sensualité indéniable, et il y a un fond de classe dans le trait, même si je ne le trouve pas exceptionnel non plus. En revanche, les scènes érotiques tombent le plus souvent à plat : raides, peu naturelles, parfois presque gênantes. Et je ne parle pas des gardiens indiens qui se masturbent avec des têtes ridicules en regardant les héros s'accoupler... Mais mon principal problème reste la mise en page : le découpage est franchement chaotique, au point qu'il devient difficile de savoir dans quel ordre lire les cases et les bulles. Cela casse complètement le rythme et rend la lecture profondément confuse. J'ai l'impression d'un album qui aurait pu fonctionner comme pastiche ou comme objet érotique rétro assumé, mais qui reste coincé entre plusieurs intentions sans en maîtriser une seule. J'ai trouvé ça mièvre et bêta, et surtout pas émoustillant.

26/03/2026 (modifier)