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Les derniers avis (30 avis)

Couverture de la série Cliff Burton
Cliff Burton

Les 80's n'ont pas produit que des chefs-d'œuvre ! Cliff Burton en est l'illustration. Quel personnage falot ! Passé par le MI5 et le Yard, le voilà malade dès la première vaguelette, pris au piège très régulièrement et manquant cruellement d'initiative et de ressources. Plus souvent un verre à la main dans des mondanités, ce n'est ni un héros policier ni d'aventure à mon goût. Je le trouve un ersatz de mauvaise qualité. Les dessins sont classiques mais avec des visages peu expressifs et des couleurs souvent très sombres. Une série qui ne m'attire pas vraiment.

17/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Gens sont méchants !
Les Gens sont méchants !

Cet épais album de plus de 120 pages regroupe des thèmes plus ou moins classés par thématiques successives : l'amour et le sexe, la vieillesse et la mort, l'alcool, la richesse, les enfants, puis une trentaine de pages aux thèmes plus disparates dont certaines sur Dieu et les anges. Et ça me peine de le dire car j'ai beaucoup d'affection pour Quino mais ce ne sont malheureusement clairement pas ses meilleurs gags. Je me suis presque ennuyé à la lecture de cette BD. Beaucoup de gags tombent à plat, certains mêmes sont difficilement compréhensibles, et j'ai rarement souri, et j'ai dû rire une ou deux fois. Je ne sais pas d'où viennent ces gags, s'il s'agit de gags non publiés jusque là car jugés trop médiocres, ou alors s'il s'agit de gags plus récents que ceux des albums de Quino des années 80 mais hélas moins bons : quoiqu'il en soit, ce n'est vraiment pas son meilleur cru. J'espère que personne ne le découvrira par le biais de cet album là car ce serait une mauvaise première impression de cet auteur qui a su réaliser de vrais chefs d'oeuvre recueillis dans d'autres albums tels que Bien chez soi ou Qui est le chef ?.

16/01/2022 (modifier)
Par Seube
Note: 2/5
Couverture de la série Habibi
Habibi

Craig Thomson, toujours pas… J’avais un bon souvenir de mes quelques lectures de Habibi il y plusieurs années, ce qui m’avait entrainé à acheter Blankets dans la foulée. Et là encore, je ne m’y retrouve plus du tout. Le dessin est vraiment magnifique. Les formes, les courbes et les lettrages nous font entrer dans un bel univers graphique et les corps nus dégagent beaucoup de sensualité. Mais l’histoire est lourde de sujets trop multiples. Le rendu final donne un bouquin inutilement compliqué qui voudrait avoir la prétention de passer des messages forts. Je lis jusqu’au bout mais je m’ennuie pas mal. L’univers graphique offre de la poésie mais l’écriture est trop souvent vulgaire, et ça casse l’ambiance. Je trouve même que certaines scènes sont malaisantes, à commencer par toutes ces perversités sexuelles qui n’apportent pas grand chose à part chercher à nous faire larmoyer sur le sort réservé à nos 2 héros. C’est too much, avec ce magnifique dessin j’attends plus de subtilité. Pareil pour le thème de l’écologie, je n’aime pas l’approche. On en parle pour nourrir l’environnement du récit et pour ajouter du dramatique, sinon franchement on s’en fiche complètement ici. Et enfin le thème sur les religions, super lourd. Chose que j’avais apprécié chez Blankets (fait rare), je n’ai pas été convaincu ici. Ça part dans tous les sens. Tout cela m’apparaît accessoire quand je vois l’épilogue, où finalement seule la question de là relation entre Dodola et Zam compte. Plus de 600 pages qui se parcourent facilement grâce au dessin mais le reste me laisse de marbre, faute à un trop plein de thèmes maigrement exploités ou qui n’avaient pas lieu d’être pour moi. Dommage parce que l’aventure de Dodola et Zam n’est pas sans intérêt.

16/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série C'est pas ma faute !
C'est pas ma faute !

Moi qui me plaignais que dans un album de Quino tel que A Table !..., le fait d'avoir un thème unique tout au long d'un album pouvait lasser et créer trop d'inégalité entre les gags, nous avons ici le concept inverse : "C'est pas ma faute !" mélange n'importe quels types de gags de l'auteur, sur des thématiques n'ayant pas grand chose à voir si ce n'est forcément son regard tendrement caustique sur la société. Et le résultat n'est clairement pas mieux, non pas parce qu'on s'y ennuie ou pas, mais parce que les gags que contient cet album sont très passables pour leur majorité, loin des perles de l'auteur. Beaucoup des gags de cet album sont poussifs, parfois même verbeux alors que Quino n'est jamais plus efficace que dans ses planches muettes. S'il y a des planches qui ne m'ont fait que sourire, il y en a pas mal d'autres dont je n'ai même pas compris la chute ou du moins dont l'humour n'a pas su m'atteindre. Cela m'a presque donné l'impression d'un album constitué de fonds de tiroir car les meilleures créations de l'auteur avaient déjà été toutes publiées. A vrai dire, ce n'est pas vrai pour toutes les pages de l'album : il y a quelques bons gags en un dessin percutant ou une mise en scène forte et efficace, mais ces gags là on peut les retrouver dans d'autres recueils de l'auteur, notamment Ça va les affaires ?, dans lesquels ils ne sont pas forcément les meilleurs. Ca me fait mal de mettre une mauvaise note à un album de Quino que j'apprécie tant, mais au moins ça permet d'avertir le lecteur que ce n'est clairement pas ici le meilleur recueil de ses oeuvres.

16/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Calypso (Cosey)
Calypso (Cosey)

C'est un petit conte de fée( ou de sirène?) suisse à la façon Cosey. C'est très bien raconté, dessiné et mis en scène. C'est habituel grâce au talent de Cosey. Mais pour une fois je trouve le scénario très faiblard. L'histoire de la star hollywoodienne qui revient dans son village natal européen est un classique déjà vu. Si les personnages de Gus et Pepe sont intéressants, je trouve le personnage de Calypso vide et fat. Voilà une princesse qui a triché, abandonné et menti à ses plus proches et qui revient comme une fleur fanée pour faire une proposition des plus rocambolesques. Si on s'attarde sur le côté policier de l'histoire c'est vraiment un scénario pour les enfants. Même l'artifice proposé pour fin aurait du se retourner contre Gus et Pepe car une partie civile moyenne requalifierait les actes commis en meurtre à cause du stress provoqué. Même le thème de la paternité cher à Cosey est survolé. Je suis un grand fan de l'œuvre de Cosey mais ici je suis déçu.

15/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Serum
Serum

Grosse déception que cet album ! J'aime bien Pedrosa et la lecture du résumé sur le quatrième de couverture avait suscité en moi l'envie de le lire. Malheureusement le rythme est très plat, sans doute volontairement pour coller au quotidien morne et ennuyeux de notre héros. Là c'est trop, pas de rythme, c'est confus, les noms des personnages et les actions s’enchaînent sans qu'on comprenne bien ce qui se passe. Tout s'éclaircit un peu sur la fin, mais le revirement et les explications surviennent sur quelques pages seulement, c'est trop abrupt. J'aurais aimé un ouvrage plus long avec une intrigue un peu plus développée. C'est dommage car la thématique abordé est intéressante, et ce futur morne est plutôt plausible malheureusement, donc, l'histoire était tout à fait crédible, mais c'est assez mal traité car pas assez creusé, sans doute pour faire un one shot de taille conventionnelle. Les quelques pages qui suivent le dénouement sont superflues à mon avis, ça laisse un goût encore plus amer d'inutilité. Graphiquement pas grand chose à dire, ça colle à l'ambiance, mais du coup on s'ennuie d'autant plus. Un ouvrage qui n'avait pas les moyens de son ambition...

14/01/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Murakami - Le Septième Homme et autres récits
Murakami - Le Septième Homme et autres récits

Pour avoir lu et beaucoup apprécié certains des romans de Murakami j'étais curieux de découvrir cette adaptations de cette dizaine de nouvelles concoctées par le scénariste Jean-Christophe Deveney et mis en image par Pmgl. Et bien j'avoue que je sors déçu de ce pavé de plus de 400 pages... Autant la plume acérée et poétique de Murakami souvent teintée de fantastique est bien respectée, autant cette mise en image et l'adaptation de ces nouvelles me semblent diluer toute la saveur littéraire que sait fait passer l'écrivain. Je ne suis déjà pas fan du coup de patte de Pmgl. Son trait brut et inégal, presque caricatural par moment, n'est pas ma tasse de thé, même si on sent bien que c'est un parti pris volontaire. Car si certaines cases sont magnifiques, avec par exemple des personnages très expressifs et semi réalistes, d'autres sont très brouillonnes et les personnages presque difformes... Je trouve que cela manque d'homogénéité. Quant aux dix nouvelles, si on se laisse pour la plupart très rapidement embarquer par une narration maîtrisée, les chutes m'ont toutes laissées sur ma faim, tombant assez abruptement. Alors oui, Murakami aime laisser son lecteur faire travailler son imagination et le faire réfléchir, mais pour le coup je ne suis pas sûr que le passage au média BD soit des plus pertinent.

14/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Marsupilami - Houba ! une histoire d'amour
Marsupilami - Houba ! une histoire d'amour

Je lis cet ouvrage comme le dérivé d'un produit dérivé. Une dérivée seconde en quelque sorte. Plus sérieusement, c'est un ouvrage qui reprend les principaux dessins de Franquin du "Nid des Marsupilamis" pour les agrandir et les concentrer dans la rencontre des deux Marsupilamis et la naissance des petits. On peut y voir une volonté de rappel de l'art du trait et de la construction de Franquin, mais en avait-on besoin ? Une volonté poétique sans touche humaine de la rencontre des deux amoureux. Là je reste sur ma faim avec les comportements clichés de midinette de la Marsupilami. Ou alors une volonté plus commerciale un peu à l'encontre de l'esprit initial écolo de la série.

13/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Course du rat
La Course du rat

L'ambiance des années 70, début 80, suinte de cette chronique sociale centrée autour d'un homme minable qui croise de trop près les feux de la jet-set. Le thème est celui de l'admiration des petites gens pour le milieu branché, parisien en l'occurrence, et l'envie de leur ressembler quitte à se brûler les ailes. C'est une thématique qui me parle peu car c'est un milieu qui me répugne et que j'évite autant que possible. C'est aussi une BD qui ne m'a pas passionné car je l'ai trouvée trop prévisible. Quand on voit à quel point le personnage principal est présenté dès les premières pages comme un vrai connard égotiste, le genre de médiocre détestable et imbu de lui-même, on se doute bien vite que le récit finira par une leçon de moral où tout va se retourner contre lui et le faire tomber de ce petit piédestal intellectuel sur lequel il pense trôner.. Ceci étant dit, ce n'est pas le seul minable de cette histoire puisque, hormis sa femme qui est inversement presque trop parfaite, et celle qui va s'amouracher de lui qui est trop docile, il n'y a pas un personnage pour rattraper l'autre dans ce concert d'hypocrites et de faux-culs. On est vraiment dans la caricature et maintenir ça tout au long d'un album, c'est un peu lassant. Toutefois, globalement, le scénario tient plutôt bien la route et on ne le lâche pas avant de voir où il va nous mener pour de bon, d'autant plus que l'intrigue évolue assez rapidement et empêche de s'ennuyer. Mais l'aspect détestable de son héros et de ce monde branché parisien m'empêche d'en extraire un vrai plaisir de lecture. Note : 2,5/5

13/01/2022 (modifier)
Couverture de la série De l'art d'être introvertie
De l'art d'être introvertie

L'auteure qui se cache derrière ce pseudo improbable, une certaine Céline, est illustratrice et directrice artistique, et a préalablement publié sur Instagram ces gags (qu'elle appelle "petites chroniques de vie hilarantes"). Bon, je ne la connaissais pas, mais je ne vais pas non plus chercher à en savoir plus. En effet, cet album souffre de plusieurs défauts (appréciation qui peut n'être que personnelle). A savoir déjà que le principe et les détails ne sont pas du tout originaux. On a déjà vu, lu, cent fois ces publications dérivées d'un blog, plus ou moins girly sur les mésaventures du quotidien, les problèmes de fringue, les velléités de régime, de sport vite abandonnées, dans une mise en avant - même si gentiment brocardée - du paraitre. Pas original donc, et un peu (très ?) vain. Le dessin est minimaliste, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire pour ce genre d'entreprise. Mais comme c'est au service d'un humour qui m'a laissé totalement froid (quelques très rares sourires, jamais plus), je vais laisser cet album au rayon des oublis, au milieu d'un bon paquet de semblables. Dans un genre aussi éculé et a priori pas très attirant, le manque d'originalité, de causticité n'aident pas. Note réelle 1,5/5.

12/01/2022 (modifier)