Les derniers avis (73 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série ZéroMan
ZéroMan

Un vieux manga qui n'aurait sans doute jamais traduit si l'auteur n'avait pas été Tezuka. J'aime bien Osamu Tezuka, mais surtout sa carrière à partir de la fin des années 60, lorsque le manga a commencé à être mature et faire autre chose que des récits pour enfants au ton très enfantin. Il y a des séries des années 50-60 de Tezuka qui me plait un peu, mais il y aussi beaucoup de séries qui ont mal vieillis comme ce ZéroMan Le principal intérêt de cette série est purement historique: les magazines hebdomadaires pour mangas ne sont apparus au Japon qu'à la fin des années 50. Zéroman est le premier manga de Tezuka publié dans un magazine hebdo qui raconte la même histoire du début jusqu'à la fin, contrairement à une série comme Astro Boy qui était composé d'histoires indépendantes. On retrouve les thèmes chers de l'auteur comme la dénonciation de la guerre et du racisme. En fait, un lecteur qui connait bien Tezuka ne va pas être dépaysé par ce que fait le maitre ici. Au niveau du dessin, Tezuka est encore sous influence de Disney et cela a un style rétro que j'aime bien. Le problème vient du scénario. On est clairement dans un récit qui vise les jeunes enfants et chaque chapitre est remplit de péripéties. pour tenir le lecteur en haleine. J'imagine que ça passait mieux lorsqu'on lisait un chapitre parce lorsqu'on lit le tout en bloc cela devient vite fatiguant. Les personnages ne sont que des archétypes, c'est remplis de facilités scénaristiques et parfois d'incohérences. On sent vraiment que Tezuka improvisait son récit Il y a quelques scènes qui sortent du lot, mais la plupart du temps c'est ennuyeux. Sinon, le manga est parfois cru avec des 'merdes' et des 'fait chier'. Est-ce qu'on pouvais écrire des gros mots dans les magazines pour garçons en 1959 ou c'est le traducteur qui fait n'importe quoi ? À vous de décidez !

28/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Coppelia
Coppelia

J’avais découvert cet auteur italien avec l’album La Formule, chez le même éditeur. Je le retrouve ici, avec une histoire qui ne m’a pas vraiment convaincu. L’idée de mêler des robots à une intrigue érotique, voire pornographique n’est pas nouvelle : La Survivante, B.O. comme un dieu, Sixella, Lilith, ou plus récemment Des vices et des os, avec une réussite très inégale (Janesky et Bienvenu s’en étaient bien mieux tirés que les autres !). Ici, ça m’a laissé sur ma faim. Le dessin est lisible, pas désagréable, avec un trait gras et précis. Avare de détails et d’arrière-plans, il se focalise surtout sur les quelques personnages, souvent en gros plan – et bien sûr les nombreuses scènes de sexe. Mais ces scènes, si elles sont bien représentées, sont bien trop présentes, au détriment d’une intrigue un chouia étoffée. Le rôle des « Réformeurs », les liens distendus entre Coppelius et sa créature (Coppelia donc) auraient mérité d’être développés, pour éviter l’impression de vide et l’enchainement des scènes de cul. Et la quête de Coppelia pour mieux comprendre qui elle est et d’où elle vient, aurait dû permettre de densifier davantage cette histoire.

28/05/2026 (modifier)
Par Talum
Note: 2/5
Couverture de la série Les Affamés du crépuscule
Les Affamés du crépuscule

Subjectivement – une image belle et éclatante dans le style de l’art numérique, mais qui ne décroche pas les étoiles… Bien sûr, ce dessin anguleux et tranchant, aux couleurs digitales vives, a ses amateurs, et moi aussi je l’ai apprécié. Cependant, par endroits, les personnages présentent des proportions étranges : mains, corps, yeux… La bouche s’ouvre parfois en cri sur 180 degrés, au point qu’on pourrait y glisser trois Big Mac empilés – je comprends que c’est un procédé artistique, mais ce n’est pas vraiment à mon goût. Ceux qui n’aiment pas non plus l’hypertrophie des proportions au service de la dynamique risquent de ne pas apprécier. Quant au scénario, il n’y a pas grand-chose à en dire… Il sert surtout de toile de fond aux interactions romantiques entre les personnages. L’introduction épique promettait d’être ample et sérieuse, mais tout s’est réduit à des combats banals, sans intrigue particulière. C’est un peu décevant après avoir lu les critiques enthousiastes du public américain : en le découvrant, j’ai compris qu’il s’agissait d’une histoire assez faible, même si elle reste intéressante.

28/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Si vous lisez ça, je suis déjà morte...
Si vous lisez ça, je suis déjà morte...

Dans un futur proche, une journaliste accompagne une unité d'élite de Marines envoyée explorer Terminus, une mystérieuse planète censée abriter des entités extraterrestres incompréhensibles. Mais quelques minutes après leur arrivée, toute l'équipe militaire est massacrée et la journaliste se retrouve seule au milieu d'un monde aussi hostile qu'étrange. Le début m'a d'ailleurs surpris et même un peu amusé. La BD prend quelques pages pour nous présenter toute une escouade de commandos, avec le profil et les spécialités de chacun, exactement comme si on préparait un grand récit militaire de SF à la Aliens... avant de tous les faire tuer presque immédiatement dans une scène qui rappelle fortement l'attaque du fort dans Starship Troopers. J'ai trouvé ce faux départ plutôt efficace, parce qu'il crée une bonne rupture de ton et laisse penser qu'on va partir vers quelque chose d'imprévisible et de radicalement étrange. Le problème, c'est qu'après cette introduction réussie, le récit bascule très vite vers une sorte de fantasy mystique spatiale finalement beaucoup plus classique et beaucoup moins dépaysante que promis. On nous promettait un royaume quantique incompréhensible, étranger à l'humanité, mais on se retrouve finalement face à une civilisation humanoïde assez banale, avec tyran oppresseur, esclaves, caste dominante et élue providentielle. Toute l'étrangeté annoncée finit par ressembler à une vieille aventure de science-fantasy façon Flash Gordon, avec ses peuples exotiques vaguement mystiques et ses symboles ésotériques qui donnent surtout l'impression de faire mystérieux sans vraiment l'être. L'héroïne elle-même devient assez vite difficile à suivre. En moins d'un mois, elle apprend la langue locale, s'intègre à la population, comprend les croyances du peuple, est considérée comme une sorte de messie, vit des expériences mystiques et organiques parfois assez glauques, semble saisir intuitivement des enjeux que le lecteur ne comprend pas, puis finit par combattre le grand méchant avec des pouvoirs sortis de nulle part. Le récit donne l'impression que les auteurs sautent directement d'une idée à une autre sans construire réellement les étapes intermédiaires. L'ensemble est bourré de facilités et de clichés du genre. Le scénario semble vouloir parler de colonialisme, de militarisme humain, de domination, d'ouverture à l'autre et de spiritualité, avec des réminiscences d'Apocalypse Now, mais c'est aussi superficiel qu'abscons. On nous explique que l'humanité détruit tout ce qu'elle touche... tout en résolvant toute l'histoire par la violence, les combats et les affrontements spectaculaires. Il y a un décalage entre les intentions philosophiques du récit et sa manière très bourrine de raconter les choses. Visuellement, c'est plutôt réussi. Le dessin possède une personnalité rétro de science-fantasy, avec des architectures organiques et des créatures étranges. Certaines images évoquent du Kirby ou du Moebius mais là encore la mise en scène reste souvent plus illustrative qu'inspirée. J'ai eu l'impression d'un album plein d'ambition et d'influences qui ne parvient pas à en faire quelque chose de cohérent ou de profond. Ça se lit facilement, il y a quelques bons moments visuels, mais plus le récit avance, plus il devient confus, convenu et artificiellement mystique. Et le message final est décevant.

28/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Le Syndrome des sorciers
Le Syndrome des sorciers

Cette critique est la conséquence d'un achat compulsif sur un site d'occasion. Parce qu'il est toujours plaisant de découvrir des bandes totalement méconnues. Parce que, outre la superbe dédicace à l'intérieur, la couverture m'a rappellé la meilleure époque de Ric Hochet. Deuxième page : on a droit à une femme démoniaque à poil dans son bain. Bon, je pense que le lectorat visé n'est pas le même. En fait, on est sur du fantastique de gare avec un soupçon d'érotisme. Les dialogues utilisent le language courant, rien à voir avec le style ampoulé vu dans Les Esclaves de la torpeur du même scénariste. Le dessin de Laverdure, qui sent bon les années 80, n'est vraiment pas vilain. On a de belles couleurs, la mise en page est dynamique. Le charme rétro opére à plein régime. Dommage que la fin soit un peu bâclée, sinon j'aurai donné les trois étoiles sans honte. La série a été abandonnée après la parution du premier tome. Le deuxième épisode devait s'appeler "le gène de Caïn". Un exemple de bande dessinée bis. A collectionner pour les amateurs, à fuir pour les autres.

28/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Seule l'ombre
Seule l'ombre

Ce recueil enchaîne une dizaine de très courts récits d'horreur, dans le genre histoires à faire peur que les ados se racontent autour d'un feu de camp, avec auto-stoppeuses inquiétantes, métros hantés, monstres dans les bois, maisons isolées et autres apparitions démoniaques surgissant dans l'obscurité. Visuellement, l'album fonctionne plutôt bien. Le dessin de Paskal Millet est solide, très chargé en noirs, avec une bonne maîtrise des ambiances nocturnes, des contrastes et des visages inquiétants. Certaines planches ont même un vrai impact graphique pour accentuer le malaise ou la surprise effrayante. On sent clairement l'influence des comics horrifiques américains et l'ensemble possède une vraie cohérence esthétique. Mais tout cela manque énormément de subtilité dans sa mise en scène. Outre trop d'histoires plus ou moins déjà entendues ici et là, les scénarios jouent sur des effets extrêmement appuyés, comme un film d'horreur qui miserait trop sur ses screamers, des gros monstres noirs surgissant dans le champ ou des grimaces démoniaques. Beaucoup d'histoires reposent sur les réactions idiotes des personnages, du genre qui fait soupirer devant certains mauvais films d'horreur quand les protagonistes descendent seuls dans la cave inquiétante sans aucune lumière. Les récits sont tellement courts qu'ils ressemblent parfois davantage à des résumés d'épisodes qu'à de véritables histoires. En quelques pages, quelqu'un croise une créature inquiétante, panique immédiatement, abandonne toute défense, pousse un cri et hop, fondu au noir. Cela devient presque comique par moments, comme si certains personnages mouraient simplement parce qu'un monstre leur a crié "bouh !". Les antagonistes affichent souvent d'énormes sourires carnassiers ultra démonstratifs censés suffire à terroriser leurs victimes, et le récit considère ensuite comme acquis que celles-ci vont se laisser mourir de peur sans opposer la moindre résistance. Du coup, même si l'ambiance fonctionne parfois, on reste très loin de la subtilité psychologique ou du malaise progressif qu'on peut trouver chez Hitchcock ou dans certains récits de Lovecraft. Ici, tout est frontal, immédiat, démonstratif et trop souvent extrêmement prévisible. On devine quasiment toujours où chaque histoire va aboutir dès les premières pages, et les chutes tombent rarement autrement que comme des facilités. La seule histoire qui m'a un peu marqué est celle du chalet avec le rieur aux fenêtres, justement parce que l'apparition possède pour une fois un petit côté réellement dérangeant et que l'atmosphère y fonctionne un peu mieux. Mais même là, la conclusion arrive trop vite et simplifie tout de manière assez frustrante. Les amateurs de petites histoires horrifiques à l'ancienne pourront probablement y trouver leur compte grâce à l'ambiance graphique réussie. Mais pour ma part, cela m'a surtout donné l'impression d'une succession de déjà-vus ou d'idées trop faciles et sans finesse.

27/05/2026 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Louve
Louve

J'ai eu beaucoup de mal à en venir à bout. Ni le dessin quelque peu brouillon, ni les différentes histoires autour de ces personnages, un humain Ur et sa soeur Louve Juf frappée d'une malédiction n'ont réussi à susciter mon intérêt. Cocasse d'ailleurs une louve qui est bergère dans les montagnes. A tel point que je n'ai pas du tout envie de lire le tome 2. Le premier tome comporte 9 histoires sans vraiment de lien si ce n'est que les frère/soeur rencontrent un personnage, archéologue, chasseur ou encore boulanger dans chacune.

26/05/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Enfer Blanc
L'Enfer Blanc

L’avis récent de Vaudou m’a titillé, et la rencontre dans un bac d’occasion de cet album m’a permis de vérifier s’il fallait, comme il l’écrivait à la fin de son avis, lui « donner une seconde chance ». En effet, tous les premiers aviseurs l’avaient durement noté, relevant surtout le côté bordélique du scénario. Disons que pour apprécier cet album, il ne faut pas être réfractaire aux films de série B. La violence exacerbée, le quasi huis clos (une prison perdue au milieu d’immensités glacées), des personnages assez typés (souvent caricaturaux), tout concourt à y faire penser. Et plusieurs aspect ramène à la filmographie de John Carpenter. Bref, c’est à cette aune qu’il faut évaluer cette histoire, ce qui me fait être un tout petit peu moins dur que la majorité de mes prédécesseurs. En effet, plus que de scénario bordélique, je parlerais davantage d’ébauche mal consolidée. Il manque en effet la montée en tension que savait placer Carpenter (voir les intéressants « The Thing » ou « Assaut »), et le scénario enchaine les scènes d’action sans transition, comme si n’avait été publié que le script illustré. C’est dommage, car avec plus de liant – et dans la limite impartie aux séries B – le récit pouvait être plus intéressant. Ce manque de liant est aussi valable pour le personnage de la fille du médecin – dont on devine rapidement qu’elle ne sera qu’un prétexte pour avoir une belle nana en danger au milieu de mâles violents et prédateurs (la couverture met d’ailleurs en avant ses gros talents, alors qu’en fait c’est un personnage très secondaire). Pourquoi pas ? Mais du coup certaines scènes (voir la page 25) font un peu ridicules, avec un érotisme cliché téléphoné qui n’apporte certes pas grand-chose à l’intrigue, mais qui surtout sort de nulle part – et ne mène nulle part non plus, la page suivante évacuant totalement la tension – érotique entre autres – boostée par les trois dernières cases de la page (qui du coup sont un peu risibles). Le dessin use d’un trait gras, qui colle plutôt bien à ce type de récit testostéroné (comme pouvaient le faire nombre d’auteurs hispaniques – voir Ortiz à la même époque sur Hombre par exemple, ou sur Morgan pour rester dans l'univers carcéral crasseux). Le dessin est bon et adapté donc. La colorisation fait plus datée par contre, manque de nuance, est un chouia baveuse parfois. Bref c’est de la série B, qui mise uniquement sur le rythme des bastons/fusillades, mais qui aurait mérité un scénario plus dense. Même le cadre général (pénitencier perdu au milieu de nulle part) n’est finalement pas trop exploité.

26/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Silver Surfer - L'Obscure Clarté des étoiles
Silver Surfer - L'Obscure Clarté des étoiles

Un one-shot que j'ai trouvé franchement bof. Oui, le dessin de Claudio Castellini est beau à admirer, mais c'est à peu près la seule qualité de l'album. Heureusement d'ailleurs que Panini a publié une version en noir et blanc parce que cela permet de bien admirer le travail du dessinateur italien. Je suis allé voir sur internet à quoi ressemblait la version originale en couleur et mon dieu que c'est laid. Je pense que si Panini avait publié cette version, j'aurais surement mis 1 étoile parce que c'est limite illisible. Sinon, le scénario imaginé par Ron Marz est creux et banal. Ça finit par virer en suites de scènes bastons entre personnages que je ne connais pas hormis le Silver Surfer qui ne m'a jamais trop attiré. Je comprends que le récit était juste une excuse pour que Castellini montre son talent, mais pour moi dans une BD le dessin ET le scénario sont important. Si tout ce qui compte s'est le dessin, autant juste acheter un artbook. Je ne vois pas trop l'intérêt de lire une bd uniquement pour le dessin, ça voudrait bien que c'est pas grave si le scénario est nul, incompréhensible ou bâclé, tout ce qui compte s'est qu'il y a des jolies cases à admirer.

26/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Les Archives Goscinny - Le journal Tintin 1956-1961
Les Archives Goscinny - Le journal Tintin 1956-1961

Bien que j'aime posséder cet album, je reconnais qu'il intéresse surtout les vieux nostalgiques comme moi. Le terme "archives" a tout son sens : des gags sympathiques et des dessins vieillots qui capteraient difficilement aujourd'hui l'attention des jeunes. Parmi les dessins, ceux d'Uderzo se distinguent déjà, bien que Bob de Moor me plaise aussi. En revanche, Bissot ou Angenot sont vraiment très basiques. Le dossier initial est intéressant et très instructif sur le plan historique.

26/05/2026 (modifier)