L'histoire est bien, le dessin aussi mais le tout est assez moyen, pourquoi ? Parce qu'il y a un drame, le risque de submession par les flots, une séparation, des morts, mais qu'on ne ressent rien de la noirceur du monde ! Les images nous tireraient vers la contemplation, la poésie, mais on n'y est pas non plus. Alors que dire ? On n'est nulle part, les personnages comme le monde, au fond, inexistants.
Une lecture dispensable.
Le tableau périodique des éléments... L'un des cauchemars des lycéens à tendance littéraire, comme votre serviteur. Bon, c'est vrai, on n'apprenait qu'une version abrégée, alors que le tableau actuel comporte près de 120 éléments.
Difficile de retenir ce à quoi ils servent tous, c'est donc la vocation de cet album, faire de la vulgarisation. Pour ce faire Adela Muñoz-Paez, professeure de chimie organique à l'Université de Séville, a embarqué nombre de ses étudiants dans le projet. Au final 91 scientifiques y ont participé, tous espagnols, et pour la plupart étudiants. Ils ont tenté de représenter chacun des éléments sous une apparence sympathique, de parler de leurs propriétés, de leur histoire (qui les a découverts et quand...). Des abrégés plus ou moins réussis, longs d'une page la plupart du temps.
J'avoue que j'ai assez vite baîllé au fil de ma lecture. La chimie ce n'est pas trop ma tasse de thé, et cela ne risque hélas pas de changer. On sent que les rédacteurs ne sont pas des pros de la narration BD, et que le format ultra-contraint d'une page n'est pas le bon. Côté dessin Raquel Gu met son graphisme naïf au service de ces histoires ultra-courtes, sans véritable originalité. on sent là encore le côté "commande" de l'album.
Je salue toutefois le choix de vouloir vulgariser un sujet assez hermétique (le glossaire en fin d'ouvrage aide bien à comprendre pas mal de termes spécifiques), et le fait d'être allés au bout du défi. Ce n'est simplement pas pour moi.
Une bd humoristique qui ne m'a pas du tout fait rire et j'ai finit par arrêter ma lecture au milieu de l'album.
Le personnage principal est un homme adulte au milieu de sa vie qui s'emmerde au boulot, a des problèmes de couples, va voir le psy et essai de terminer le roman qu'il a commencé à écrire il y a quelques années. On est dans de l'humour qui montre les angoisses psychologiques du personnage principal et les malheurs qui lui arrive et à aucun moment j'ai trouvé cela marrant. En plus, il y a beaucoup de dialogues et cela devient lourd à lire. Les situations sentent souvent le déjà vu.
C'est dommage parce que j'aime bien le dessin. L'humour étant subjectif, il se peut que des lecteurs vont mieux accrocher à ce one-shot que moi.
C'est la deuxième série liée au PSG que je lis, et c'est d'ailleurs à la fin de cet album que j'ai découvert avec un certain effarement la quantité assez hallucinante de BD et mangas estampillés PSG publiés dans cette pseudo-collection. Entre PSG Academy, PSG Dream Team, PSG All Stars, PSG Heroes, PSG Saga et autres PSG Girls Power, on sent très clairement la logique de produit dérivé pensé avant tout pour être vendu à de jeunes supporters du club.
PSG Academy - New Generation reprend exactement le même concept que la première série PSG Academy : de nouveaux jeunes joueurs rêvent d'intégrer le centre de formation du PSG, repartent de zéro, croisent quelques stars de l'équipe première en guests, et enchaînent rivalités, esprit d'équipe et dépassement de soi. Il n'y a absolument pas besoin d'avoir lu la série précédente puisque tout recommence quasiment à l'identique, avec simplement de nouveaux protagonistes. La série étant sortie plusieurs années plus tard, ce sont juste des joueurs du PSG un peu différents qui viennent faire leurs apparitions promotionnelles.
Le scénario est très balisé et sans la moindre surprise : rival arrogant, héros déterminé, coachs exigeants, valeurs collectives, progression étape par étape... tout est extrêmement prévisible. Mais honnêtement, ça se lit plutôt correctement. Les dialogues ont parfois ce ton très shonen nekketsu appliqué au football, avec de grandes déclarations sur l'effort, l'esprit d'équipe et le rêve de devenir pro, et même en me fichant complètement du foot comme du PSG, je dois reconnaître que je ne me suis pas particulièrement ennuyé.
Là où ça devient beaucoup plus difficile à défendre, c'est sur la partie graphique. Le dessin est très laid, avec des visages approximatifs, des joueurs réels parfois à peine reconnaissables, et surtout une colorisation criarde qui fait mal aux yeux. Honnêtement, j'ai du mal à imaginer beaucoup d'éditeurs publier un album visuellement aussi peu abouti sans le soutien financier et marketing de la marque PSG derrière.
Et le vrai coup de grâce, c'est que la série est abandonnée au bout de seulement deux tomes alors que le parcours des héros commençait à peine. Du coup, même en acceptant le côté pur produit dérivé et le scénario ultra formaté, difficile d'excuser une série aussi mineure quand elle cumule déjà un graphisme rebutant et un abandon aussi rapide.
Luc Jacamon, dessinateur du classique Le Tueur adapte ici un roman consacré à Vadim Baranov, surnommé le mage du Kremlin. Cet homme de l'ombre a façonné Poutine, facilitant d'abord son accession au pouvoir puis en restant un proche conseiller par la suite.
Côté dessin Jacamon reste fidèle au style qu'on lui connait. Son trait réaliste est vraiment adapté pour donner vie à ce roman. Ça fonctionne à merveille pour accompagner ces sombres histoires politiques faites de manipulations et de trahisons. C'est pas un polar de fiction, mais c'est tout comme, l'ambiance est là.
Côté scénario je reste sur ma faim. Les chapitres se succèdent chronologiquement. On y retrouve de manière datée quelques grands jalons des 30 dernières années (l'élection de Poutine, le sous marin qui a coulé au début des années 2000, les évènements de Crimée, et plein d'autres...). Au milieu, le fil conducteur ce sont des dialogues qui racontent la face cachée de la vie politique russe. Comment certains hommes de pouvoir ont décidé un beau jour qu'il était temps d'offrir au peuple russe un nouvel élan au sortir des années Boris Eltsine. Comment ils ont choisi Poutine pour être cette personne. Très vite on va comprendre qu'il est ambitieux, puissant, déterminé et surtout qu'il n'a besoin de personne pour lui dire quoi faire.
Il sera question du pouvoir sous toutes ses formes : politique, militaire, médiatique. Poutine fait la pluie et le beau temps. Il place un pion ici... pour se débarrasser de lui des années plus tard. Exil, prison, rien ne l'arrête pour faire taire ceux qui ne lui servent plus à rien. Ça à l'air très bien me direz vous ?
Ça pourrait, sauf qu'on ne rentre pas dans le détail. Ça manque de profondeur et d'explications. Pourquoi cet homme ? Pourquoi plus lui soudainement ? Pourquoi Poutine prend telle décision ? Telle autre ? Quelles sont les motivations qui le poussent à faire ce qu'il fait ? Pourquoi envahir ici ou là ? Et le rôle de Baranov dans tout ça ? Que des questions sans réponse.
Cet album aurait pu apporter un éclairage intéressant sur le contexte géopolitique actuel, pour permettre de comprendre comment on en est arrivé là. Il n'en n'est rien. Le comble c'est qu'une fois l'album terminé, je n'ai pas du tout l'impression de savoir qui est Vadim Baranov, je ne suis pas plus avancé sur son rôle de l'ombre, passée la première élection de Poutine.
Mouais. Je ne suis pas vraiment convaincu par cet album, et je ne ferai pas d’effort pour lire la suite.
J’ai lu il y a très longtemps un bouquin de Moorcock, je ne me rappelle même plus lequel, c’est dire si ça ne m’a pas marqué plus que ça. Je ne suis donc pas spécialiste du bonhomme, et ne peut juger de la qualité de l’adaptation. Toujours est-il que c’est un univers ici qui m’a laissé de côté.
Pour plusieurs raisons.
D’abord le dessin n’est pas mon truc, pas toujours assez léché ou clair pour moi.
Ensuite l’intrigue elle-même, que j’ai trouvé à la fois trop « simple » et trop obscure. Trop simple car un très linéaire, succession de bastons, sans qu’il y ait des péripéties ou des personnages pour dynamiser ou densifier l’histoire.
Mais cela se révèle aussi indigeste, du fait des très très nombreux personnages, aux noms un peu difficiles à retenir !
Bref, une somme indigeste et peu captivante. Sans doute pas ma came.
Je me retrouve totalement dans l'avis de Pierig.
L'originalité du sujet traité, à savoir la persécution des Japonais ayant colonisé la Mandchourie après la seconde guerre mondiale, est gâchée par la narration et le dessin.
En effet, malgré l'importante pagination laissant au départ imaginer une œuvre dense, complexe et profonde, il n'en est finalement rien. Ce pavé se lit assez vite et aborde à mon sens ce sujet de manière trop abrupte, sans nuance. Les personnages ne sont pas assez travaillés et pour certains un brin caricaturaux.
Le dessin, qui se rapproche fortement du style manga (expressions du visage parfois exagérées, traits enfantins, etc.) est également en décalage avec le tragique de la situation. Par exemple, le personnage du médecin assistant l'accouchement de Sayo, ressemble plus à un chevalier du zodiaque qu'à un médecin ! Blague à part, j'ai globalement trouvé le graphisme trop dépouillé et parfois peu précis, notamment dans les plans larges décrivant des scènes assez vastes (marché, bateau, etc...).
C'est vraiment dommage car le sujet qui met en lumière plus globalement le sort des colons après l'émancipation d'un pays mérite mieux que cette histoire aseptisée.
A emprunter éventuellement en bibliothèque (ce que j'ai fait).
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 3/10
NOTE GLOBALE : 7/20
C'est du porno trop chic pour moi. J'ai commandé les premières intégrales et je n'ai pas envie de lire davantage.
Je ne trouve pas que les dessins soient bons, malgré la retenue dans les couleurs et l'utilisation esthétique du noir et blanc. Trop de masques, de voiles et de bandeaux tout le temps m'ont fait perdre l'intérêt pour les personnages. Tout cela est un peu trop bourgeois pour moi !
Je sais que ce type de fantaisie plaît beaucoup à certains. Mais je n'ai pas non plus du tout aimé le film de Kubrick (Eyes Wide Shut) à l'époque. Bref, je préfère la BD porno plus sale et débridée !
À l'époque, années 90, j'ai acheté plusieurs albums du duo Warnauts et Raives, attiré initialement par le dessin réaliste et la promesse d'une certaine sensualité.
Les histoires se sont révélées franchement décevantes et c'est le cas de celle-ci. Aujourd'hui, je considère le dessin trop photographique et l'intrigue assez conventionnelle. Il reste peut-être les couleurs.
Un récit post-apocalypse de plus, un genre qui peut avoir du potentiel, mais ici ça ne m’a pas convaincu.
Le postulat de départ ? Une apocalypse – sous forme de comètes destructrices – anéantit quasiment toute vie sur Terre. Nous sommes ensuite projetés quelques milliers d’années plus tard.
Et rapidement quelque chose cloche. Car, comme souvent, l’intrigue est bancale, et le degré de « régression » des humains est mal maîtrisé, et ici peu crédible : ils sont retournés à une vie préhistorique, ont tout oublié des connaissances humaines, y compris l’agriculture (dont la « redécouverte » constitue un des sels de l’histoire). Peu crédible selon moi, surtout que par ailleurs ils semblent maîtriser la métallurgie (si j’en crois leurs armes en métal). Et vers la fin du premier tome, lorsqu’un protagoniste exhibe quelques feuillets de manuscrits enluminés du moyen-âge, c’est encore moins crédible (ils auraient survécu à l’air libre durant des milliers d’années, en ayant préalablement résisté aux incendies de « l’apocalypse » !???), surtout que notre personnage « préhistorique » semble comprendre ce qui est présenté sur ces feuillets (de façon écrite ou implicite !?). Trop d’invraisemblances et de facilités donc pour pouvoir entrer sereinement dans l’histoire. Je vais d’ailleurs chipoter, mais alors que l’apocalypse est censée s’être déroulée à la fin du Xème siècle, un des feuillets représentés page 34 du premier tome montre une miniature que je connais bien, datant du XIVème siècle…
Par la suite on quitte ce qui reste de l’Angleterre pour rejoindre le « continent », et là aussi les ruines parfaitement conservées des maisons de « Lutecia » (bizarre, car au Xème siècle la ville ne s’appelait déjà plus comme ça – indépendamment du fait qu’il parait incroyable que son nom ait traversé les millénaires pour atteindre des populations sans écriture) – y compris des parties en bois (on retrouve par la suite d’autres ruines qu’on dirait abandonnées depuis quelques années seulement…) défient l’entendement. Et dans le troisième album, je n’ai pas compris le décalage qui pouvait exister entre la cité du Roi-Taon et d’autres espaces (comme Anglia, mais pas que), la « régression » historique ayant connu de gros écarts entre régions ! Un troisième album où la question de l’agriculture – et de l’élevage – revient au premier plan, après avoir été totalement oubliée…
Avec l’apparition du peuple des Hommes-Cerfs dans le deuxième tome, cela bascule de plus en plus dans une sorte de fantasy/fantastique (et je pense que l’intrigue aurait dû s’y concentrer, oubliant l’ancrage historique foireux).
Seuls les trois premiers tomes étaient disponibles dans ma médiathèque. Je ne connais donc pas la conclusion de cette histoire. Mais, si elle est dynamique et rythmée, elle souffre de trop de fragilités scénaristiques. Et du coup, j’ai moins de regret de rester sans conclusion.
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Juste après la vague
L'histoire est bien, le dessin aussi mais le tout est assez moyen, pourquoi ? Parce qu'il y a un drame, le risque de submession par les flots, une séparation, des morts, mais qu'on ne ressent rien de la noirceur du monde ! Les images nous tireraient vers la contemplation, la poésie, mais on n'y est pas non plus. Alors que dire ? On n'est nulle part, les personnages comme le monde, au fond, inexistants. Une lecture dispensable.
Le Tableau périodique des éléments
Le tableau périodique des éléments... L'un des cauchemars des lycéens à tendance littéraire, comme votre serviteur. Bon, c'est vrai, on n'apprenait qu'une version abrégée, alors que le tableau actuel comporte près de 120 éléments. Difficile de retenir ce à quoi ils servent tous, c'est donc la vocation de cet album, faire de la vulgarisation. Pour ce faire Adela Muñoz-Paez, professeure de chimie organique à l'Université de Séville, a embarqué nombre de ses étudiants dans le projet. Au final 91 scientifiques y ont participé, tous espagnols, et pour la plupart étudiants. Ils ont tenté de représenter chacun des éléments sous une apparence sympathique, de parler de leurs propriétés, de leur histoire (qui les a découverts et quand...). Des abrégés plus ou moins réussis, longs d'une page la plupart du temps. J'avoue que j'ai assez vite baîllé au fil de ma lecture. La chimie ce n'est pas trop ma tasse de thé, et cela ne risque hélas pas de changer. On sent que les rédacteurs ne sont pas des pros de la narration BD, et que le format ultra-contraint d'une page n'est pas le bon. Côté dessin Raquel Gu met son graphisme naïf au service de ces histoires ultra-courtes, sans véritable originalité. on sent là encore le côté "commande" de l'album. Je salue toutefois le choix de vouloir vulgariser un sujet assez hermétique (le glossaire en fin d'ouvrage aide bien à comprendre pas mal de termes spécifiques), et le fait d'être allés au bout du défi. Ce n'est simplement pas pour moi.
Partir un jour
Une bd humoristique qui ne m'a pas du tout fait rire et j'ai finit par arrêter ma lecture au milieu de l'album. Le personnage principal est un homme adulte au milieu de sa vie qui s'emmerde au boulot, a des problèmes de couples, va voir le psy et essai de terminer le roman qu'il a commencé à écrire il y a quelques années. On est dans de l'humour qui montre les angoisses psychologiques du personnage principal et les malheurs qui lui arrive et à aucun moment j'ai trouvé cela marrant. En plus, il y a beaucoup de dialogues et cela devient lourd à lire. Les situations sentent souvent le déjà vu. C'est dommage parce que j'aime bien le dessin. L'humour étant subjectif, il se peut que des lecteurs vont mieux accrocher à ce one-shot que moi.
PSG Academy - New Generation
C'est la deuxième série liée au PSG que je lis, et c'est d'ailleurs à la fin de cet album que j'ai découvert avec un certain effarement la quantité assez hallucinante de BD et mangas estampillés PSG publiés dans cette pseudo-collection. Entre PSG Academy, PSG Dream Team, PSG All Stars, PSG Heroes, PSG Saga et autres PSG Girls Power, on sent très clairement la logique de produit dérivé pensé avant tout pour être vendu à de jeunes supporters du club. PSG Academy - New Generation reprend exactement le même concept que la première série PSG Academy : de nouveaux jeunes joueurs rêvent d'intégrer le centre de formation du PSG, repartent de zéro, croisent quelques stars de l'équipe première en guests, et enchaînent rivalités, esprit d'équipe et dépassement de soi. Il n'y a absolument pas besoin d'avoir lu la série précédente puisque tout recommence quasiment à l'identique, avec simplement de nouveaux protagonistes. La série étant sortie plusieurs années plus tard, ce sont juste des joueurs du PSG un peu différents qui viennent faire leurs apparitions promotionnelles. Le scénario est très balisé et sans la moindre surprise : rival arrogant, héros déterminé, coachs exigeants, valeurs collectives, progression étape par étape... tout est extrêmement prévisible. Mais honnêtement, ça se lit plutôt correctement. Les dialogues ont parfois ce ton très shonen nekketsu appliqué au football, avec de grandes déclarations sur l'effort, l'esprit d'équipe et le rêve de devenir pro, et même en me fichant complètement du foot comme du PSG, je dois reconnaître que je ne me suis pas particulièrement ennuyé. Là où ça devient beaucoup plus difficile à défendre, c'est sur la partie graphique. Le dessin est très laid, avec des visages approximatifs, des joueurs réels parfois à peine reconnaissables, et surtout une colorisation criarde qui fait mal aux yeux. Honnêtement, j'ai du mal à imaginer beaucoup d'éditeurs publier un album visuellement aussi peu abouti sans le soutien financier et marketing de la marque PSG derrière. Et le vrai coup de grâce, c'est que la série est abandonnée au bout de seulement deux tomes alors que le parcours des héros commençait à peine. Du coup, même en acceptant le côté pur produit dérivé et le scénario ultra formaté, difficile d'excuser une série aussi mineure quand elle cumule déjà un graphisme rebutant et un abandon aussi rapide.
Le Mage du Kremlin
Luc Jacamon, dessinateur du classique Le Tueur adapte ici un roman consacré à Vadim Baranov, surnommé le mage du Kremlin. Cet homme de l'ombre a façonné Poutine, facilitant d'abord son accession au pouvoir puis en restant un proche conseiller par la suite. Côté dessin Jacamon reste fidèle au style qu'on lui connait. Son trait réaliste est vraiment adapté pour donner vie à ce roman. Ça fonctionne à merveille pour accompagner ces sombres histoires politiques faites de manipulations et de trahisons. C'est pas un polar de fiction, mais c'est tout comme, l'ambiance est là. Côté scénario je reste sur ma faim. Les chapitres se succèdent chronologiquement. On y retrouve de manière datée quelques grands jalons des 30 dernières années (l'élection de Poutine, le sous marin qui a coulé au début des années 2000, les évènements de Crimée, et plein d'autres...). Au milieu, le fil conducteur ce sont des dialogues qui racontent la face cachée de la vie politique russe. Comment certains hommes de pouvoir ont décidé un beau jour qu'il était temps d'offrir au peuple russe un nouvel élan au sortir des années Boris Eltsine. Comment ils ont choisi Poutine pour être cette personne. Très vite on va comprendre qu'il est ambitieux, puissant, déterminé et surtout qu'il n'a besoin de personne pour lui dire quoi faire. Il sera question du pouvoir sous toutes ses formes : politique, militaire, médiatique. Poutine fait la pluie et le beau temps. Il place un pion ici... pour se débarrasser de lui des années plus tard. Exil, prison, rien ne l'arrête pour faire taire ceux qui ne lui servent plus à rien. Ça à l'air très bien me direz vous ? Ça pourrait, sauf qu'on ne rentre pas dans le détail. Ça manque de profondeur et d'explications. Pourquoi cet homme ? Pourquoi plus lui soudainement ? Pourquoi Poutine prend telle décision ? Telle autre ? Quelles sont les motivations qui le poussent à faire ce qu'il fait ? Pourquoi envahir ici ou là ? Et le rôle de Baranov dans tout ça ? Que des questions sans réponse. Cet album aurait pu apporter un éclairage intéressant sur le contexte géopolitique actuel, pour permettre de comprendre comment on en est arrivé là. Il n'en n'est rien. Le comble c'est qu'une fois l'album terminé, je n'ai pas du tout l'impression de savoir qui est Vadim Baranov, je ne suis pas plus avancé sur son rôle de l'ombre, passée la première élection de Poutine.
Corum
Mouais. Je ne suis pas vraiment convaincu par cet album, et je ne ferai pas d’effort pour lire la suite. J’ai lu il y a très longtemps un bouquin de Moorcock, je ne me rappelle même plus lequel, c’est dire si ça ne m’a pas marqué plus que ça. Je ne suis donc pas spécialiste du bonhomme, et ne peut juger de la qualité de l’adaptation. Toujours est-il que c’est un univers ici qui m’a laissé de côté. Pour plusieurs raisons. D’abord le dessin n’est pas mon truc, pas toujours assez léché ou clair pour moi. Ensuite l’intrigue elle-même, que j’ai trouvé à la fois trop « simple » et trop obscure. Trop simple car un très linéaire, succession de bastons, sans qu’il y ait des péripéties ou des personnages pour dynamiser ou densifier l’histoire. Mais cela se révèle aussi indigeste, du fait des très très nombreux personnages, aux noms un peu difficiles à retenir ! Bref, une somme indigeste et peu captivante. Sans doute pas ma came.
L'Histoire de Sayo
Je me retrouve totalement dans l'avis de Pierig. L'originalité du sujet traité, à savoir la persécution des Japonais ayant colonisé la Mandchourie après la seconde guerre mondiale, est gâchée par la narration et le dessin. En effet, malgré l'importante pagination laissant au départ imaginer une œuvre dense, complexe et profonde, il n'en est finalement rien. Ce pavé se lit assez vite et aborde à mon sens ce sujet de manière trop abrupte, sans nuance. Les personnages ne sont pas assez travaillés et pour certains un brin caricaturaux. Le dessin, qui se rapproche fortement du style manga (expressions du visage parfois exagérées, traits enfantins, etc.) est également en décalage avec le tragique de la situation. Par exemple, le personnage du médecin assistant l'accouchement de Sayo, ressemble plus à un chevalier du zodiaque qu'à un médecin ! Blague à part, j'ai globalement trouvé le graphisme trop dépouillé et parfois peu précis, notamment dans les plans larges décrivant des scènes assez vastes (marché, bateau, etc...). C'est vraiment dommage car le sujet qui met en lumière plus globalement le sort des colons après l'émancipation d'un pays mérite mieux que cette histoire aseptisée. A emprunter éventuellement en bibliothèque (ce que j'ai fait). SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 4/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 3/10 NOTE GLOBALE : 7/20
Amabilia
C'est du porno trop chic pour moi. J'ai commandé les premières intégrales et je n'ai pas envie de lire davantage. Je ne trouve pas que les dessins soient bons, malgré la retenue dans les couleurs et l'utilisation esthétique du noir et blanc. Trop de masques, de voiles et de bandeaux tout le temps m'ont fait perdre l'intérêt pour les personnages. Tout cela est un peu trop bourgeois pour moi ! Je sais que ce type de fantaisie plaît beaucoup à certains. Mais je n'ai pas non plus du tout aimé le film de Kubrick (Eyes Wide Shut) à l'époque. Bref, je préfère la BD porno plus sale et débridée !
Lettres d'outremer
À l'époque, années 90, j'ai acheté plusieurs albums du duo Warnauts et Raives, attiré initialement par le dessin réaliste et la promesse d'une certaine sensualité. Les histoires se sont révélées franchement décevantes et c'est le cas de celle-ci. Aujourd'hui, je considère le dessin trop photographique et l'intrigue assez conventionnelle. Il reste peut-être les couleurs.
Les Âges perdus
Un récit post-apocalypse de plus, un genre qui peut avoir du potentiel, mais ici ça ne m’a pas convaincu. Le postulat de départ ? Une apocalypse – sous forme de comètes destructrices – anéantit quasiment toute vie sur Terre. Nous sommes ensuite projetés quelques milliers d’années plus tard. Et rapidement quelque chose cloche. Car, comme souvent, l’intrigue est bancale, et le degré de « régression » des humains est mal maîtrisé, et ici peu crédible : ils sont retournés à une vie préhistorique, ont tout oublié des connaissances humaines, y compris l’agriculture (dont la « redécouverte » constitue un des sels de l’histoire). Peu crédible selon moi, surtout que par ailleurs ils semblent maîtriser la métallurgie (si j’en crois leurs armes en métal). Et vers la fin du premier tome, lorsqu’un protagoniste exhibe quelques feuillets de manuscrits enluminés du moyen-âge, c’est encore moins crédible (ils auraient survécu à l’air libre durant des milliers d’années, en ayant préalablement résisté aux incendies de « l’apocalypse » !???), surtout que notre personnage « préhistorique » semble comprendre ce qui est présenté sur ces feuillets (de façon écrite ou implicite !?). Trop d’invraisemblances et de facilités donc pour pouvoir entrer sereinement dans l’histoire. Je vais d’ailleurs chipoter, mais alors que l’apocalypse est censée s’être déroulée à la fin du Xème siècle, un des feuillets représentés page 34 du premier tome montre une miniature que je connais bien, datant du XIVème siècle… Par la suite on quitte ce qui reste de l’Angleterre pour rejoindre le « continent », et là aussi les ruines parfaitement conservées des maisons de « Lutecia » (bizarre, car au Xème siècle la ville ne s’appelait déjà plus comme ça – indépendamment du fait qu’il parait incroyable que son nom ait traversé les millénaires pour atteindre des populations sans écriture) – y compris des parties en bois (on retrouve par la suite d’autres ruines qu’on dirait abandonnées depuis quelques années seulement…) défient l’entendement. Et dans le troisième album, je n’ai pas compris le décalage qui pouvait exister entre la cité du Roi-Taon et d’autres espaces (comme Anglia, mais pas que), la « régression » historique ayant connu de gros écarts entre régions ! Un troisième album où la question de l’agriculture – et de l’élevage – revient au premier plan, après avoir été totalement oubliée… Avec l’apparition du peuple des Hommes-Cerfs dans le deuxième tome, cela bascule de plus en plus dans une sorte de fantasy/fantastique (et je pense que l’intrigue aurait dû s’y concentrer, oubliant l’ancrage historique foireux). Seuls les trois premiers tomes étaient disponibles dans ma médiathèque. Je ne connais donc pas la conclusion de cette histoire. Mais, si elle est dynamique et rythmée, elle souffre de trop de fragilités scénaristiques. Et du coup, j’ai moins de regret de rester sans conclusion.