Mouais.
Cette collection Pataquès se révèle très inégale. J’y retourne régulièrement, tant elle se développe sur un créneau qui a priori m’intéresse, à savoir l’humour – le plus souvent con ou absurde. Mais j’ai à plusieurs reprises été déçu, comme ça a été le cas avec cet album.
Dans des décors mêlant savanes et forêts ou prairies européennes, nous suivons quelques bestioles (là aussi pas mal de mélanges, animaux domestiques ou sauvages, une famille de loup des escargots, un renard, un gros poussin, un lapin donc, et même un ornithorynque !). Le point de départ est donc assez loufoque, mais pourquoi pas, sur ce genre de BD jouant sur les dialogues et l’humour, ça passe très bien.
C’est un là que le bât blesse en fait. Car l’humour est un peu poussif et ne m’a que rarement convaincu ou poussé au sourire. Ça se laisse lire, quelques gags/situations/dialogues sont sympathique et permettent une lecture plaisante. Mais globalement ça m’a laissé un peu sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Cette BD m'est apparue doublement démodée.
D'abord par son sujet même : les scooters. J'ai vraiment l'impression que ce n'est plus du tout dans l'air du temps aujourd'hui, en 2026, largement supplantés par les vélos et trottinettes électriques, ou par les motos pour ceux qui restent attachés aux vrais deux-roues motorisés. Et même en 2011, date de sortie de l'album, ça donnait déjà un petit côté en retard, la vraie période "boosters" me semblant plutôt appartenir à la fin des années 90.
Ensuite par son concept, qui reprend avec vingt ans de retard, la formule de Joe Bar Team et de ses nombreux ersatz, mais dans une version beaucoup moins inspirée. Le problème, c'est que là où les motos pouvaient encore faire rêver, les scooters donnent ici une impression beaucoup plus banale, presque cheap, qui n'aide pas à embarquer le lecteur.
Côté dessin, c'est correct sans plus. Le trait est souple, mais l'encrage est trop léger, ce qui donne un rendu un peu fade, parfois proche de l'inachevé. Il n'y a pas vraiment de personnalité graphique qui se dégage.
Les gags, eux, ont le mérite d'être assez variés, mais ça ne suffit pas. Je ne les ai globalement pas trouvés drôles, et ils tournent trop souvent autour du côté dragueur lourdingue d'un personnage principal peu attachant. Résultat, l'humour tombe trop souvent à plat.
Je n'ai pas ri, et surtout je me suis ennuyé.
Ça n’est a priori pas le genre d’album que j’achèterais ou emprunterais (les auteurs, le genre, mais aussi le fait que je ne suis pas vraiment un « fêtard » et donc beaucoup de situations évoquées ici m’ont laissé de marbre). Mais je l’ai rencontré dans une boîte à livre (où il va retourner illico), et donc j’ai fait l’effort de le lire. Je dis bien l’effort, tant ça n’est pas ma came.
C’est un album sans réelle ambition, comme le duo d’auteurs en a produit pas mal (Jim a poursuivi l’épuisement du filon tout seul sur certains albums). On est dans du « facile », de la BD de supermarché, des cadeaux pour les sans idées de cadeau je dirais (et m’offrir ça prouverait qu’on ne me connait pas du tout !).
Bref, Jim arrive quand même à amener quelques idées, quelques gags, mais aucun ne m’a fait rire, et seuls quelques rares sourires forcés m’empêchent de mettre la note minimale. Surtout que le problème de ce type d’album, qui épuise jusqu’au bout du bout une idée de départ, c’est que rapidement il y a des redites, et « l’intro » des trois premières pages rassemble déjà la plupart des idées développées par la suite…
Le dessin de Fredman est certes lisible, mais ça n’est clairement pas ma tasse de thé. Sans âme, pas vraiment joli. Il fait le boulot on va dire. Quant à la colorisation, je ne l’aime pas. Baveuse parfois, informatique et sans nuance, pas mon truc non plus.
Pas mon truc donc.
Zidrou et Maltaite se moquent des travers des touristes et l'humour n'a pas fonctionné sur moi.
Je sais que lorsqu'on fait de la satire sociale, les défauts sont exagérés pour l'humour, mais ici c'est trop caricatural pour moi. Un autre problème est que si Zidrou n'a jamais été un scénariste subtile, ici j'ai eu l'impression que c'était pire que d'habitude. Les messages qu'il essaie de passer sont amenés avec des gros sabots. Il faut dire aussi qu'on change de personnages à chaque récit. Si on suivait les mêmes touristes, peut-être que je me serais attaché à eux malgré leurs défauts, comme c'est le cas avec une série comme 'Les Bidochons', mais ici on a juste droit à une galerie de touristes antipathiques qui n'ont rien d'autre à faire qu'être cons et méchants. L'humour est lourd.
Il reste le dessin de Maltaite qui est pas mal dans le genre bd humoristique à gros nez.
À ma connaissance, c'est clairement l'album le plus vite lu de toute la collection La Sagesse des Mythes. J'ai été assez surpris d'arriver déjà à la fin en ayant l'impression qu'il ne s'était quasiment rien passé. L'album enchaîne en réalité plusieurs escapades amoureuses de Zeus (de Némésis à Alcmène en passant par Europe et Danaé), mais sans jamais vraiment raconter d'histoire.
On assiste surtout à une succession de poursuites, de métamorphoses et de ruses pour parvenir à séduire ou contraindre ces femmes, avec à chaque fois la mention rapide de la descendance semi-divine qui en découle. Mais tout cela reste extrêmement superficiel : rien n'est développé, rien n'est approfondi, et surtout aucune de ces histoires ne trouve de véritable prolongement.
Du coup, l'ensemble donne vraiment une impression de catalogue. On coche des mythes connus les uns après les autres, sans jamais prendre le temps de les raconter ni de les incarner. Seuls ceux qui connaissent déjà la suite de ces légendes pourront éventuellement replacer ces épisodes dans un contexte plus large, mais même dans ce cas, il n'y a pas grand-chose à savourer tant tout est survolé. On n'apprend finalement pas grand-chose, si ce n'est une répétition des stratagèmes de Zeus, et encore moins sur les personnages qui l'entourent.
Cela rend la lecture assez creuse, malgré un sujet qui aurait pu être bien plus riche, voire dérangeant ou intéressant à explorer sous un angle plus construit. Ici, même la dimension potentiellement tragique ou symbolique de certains récits est à peine esquissée.
Côté dessin, c'est propre et professionnel, avec un style lisse et très formaté, parfaitement dans les standards de la collection. Cela se lit sans déplaisir, mais sans vraie personnalité marquante non plus.
J'ai surtout eu l'impression de parcourir un résumé illustré plutôt qu'une véritable bande dessinée construite, ce qui explique sans doute ma sensation de lecture expédiée et assez peu mémorable.
Je dois dire que je ne comprends pas très bien l'intérêt de cet album dans la collection La Sagesse des Mythes. Déjà que Les Guerres de Zeus reprenait une bonne partie de La Naissance des Dieux, j'ai ici eu une impression de redite encore plus marquée : Typhon recycle tellement d'éléments de Les Guerres de Zeus que je me suis sincèrement demandé à plusieurs reprises si je ne l'avais pas déjà lu. La différence principale tient au fait que l'album développe davantage l'affrontement entre Zeus et Typhon, et introduit le personnage de Cadmos, dont je n'avais pas le souvenir qu'il apparaissait dans l'album précédent.
Le dessin est toujours de belle qualité quoique parfois un peu brouillon, et sur le fond, c'est malgré tout relativement instructif. J'ai trouvé intéressant de découvrir cette version du mythe, notamment la manière dont Typhon est finalement vaincu avec l'aide des Moires, ainsi que certains ajouts ou variantes issus de traditions différentes. Mais cela ne suffit pas à rendre l'ensemble vraiment captivant.
Le principal problème vient du déséquilibre du récit. Les combats occupent une place écrasante, au point de saturer rapidement la lecture. L'histoire, elle, se résume finalement à deux ou trois éléments narratifs importants, assez vite expédiés entre deux affrontements spectaculaires. Du coup, malgré un certain souffle épique et quelques passages plus originaux (comme l'intervention de Cadmos), l'ensemble manque de substance et devient assez monotone.
C'est une lecture rapide, pas désagréable, mais assez peu marquante. J'ai appris quelques éléments sans réellement être passionné, et c'est l'un des albums les plus dispensables de la collection La Sagesse des Mythes. A tout prendre, je dirais que si vous avez lu La Naissance des Dieux, il n'y a finalement pas d'intérêt à lire ni Les Guerres de Zeus ni Typhon.
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Le Lapin des Baskerville
Mouais. Cette collection Pataquès se révèle très inégale. J’y retourne régulièrement, tant elle se développe sur un créneau qui a priori m’intéresse, à savoir l’humour – le plus souvent con ou absurde. Mais j’ai à plusieurs reprises été déçu, comme ça a été le cas avec cet album. Dans des décors mêlant savanes et forêts ou prairies européennes, nous suivons quelques bestioles (là aussi pas mal de mélanges, animaux domestiques ou sauvages, une famille de loup des escargots, un renard, un gros poussin, un lapin donc, et même un ornithorynque !). Le point de départ est donc assez loufoque, mais pourquoi pas, sur ce genre de BD jouant sur les dialogues et l’humour, ça passe très bien. C’est un là que le bât blesse en fait. Car l’humour est un peu poussif et ne m’a que rarement convaincu ou poussé au sourire. Ça se laisse lire, quelques gags/situations/dialogues sont sympathique et permettent une lecture plaisante. Mais globalement ça m’a laissé un peu sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Scoot toujours
Cette BD m'est apparue doublement démodée. D'abord par son sujet même : les scooters. J'ai vraiment l'impression que ce n'est plus du tout dans l'air du temps aujourd'hui, en 2026, largement supplantés par les vélos et trottinettes électriques, ou par les motos pour ceux qui restent attachés aux vrais deux-roues motorisés. Et même en 2011, date de sortie de l'album, ça donnait déjà un petit côté en retard, la vraie période "boosters" me semblant plutôt appartenir à la fin des années 90. Ensuite par son concept, qui reprend avec vingt ans de retard, la formule de Joe Bar Team et de ses nombreux ersatz, mais dans une version beaucoup moins inspirée. Le problème, c'est que là où les motos pouvaient encore faire rêver, les scooters donnent ici une impression beaucoup plus banale, presque cheap, qui n'aide pas à embarquer le lecteur. Côté dessin, c'est correct sans plus. Le trait est souple, mais l'encrage est trop léger, ce qui donne un rendu un peu fade, parfois proche de l'inachevé. Il n'y a pas vraiment de personnalité graphique qui se dégage. Les gags, eux, ont le mérite d'être assez variés, mais ça ne suffit pas. Je ne les ai globalement pas trouvés drôles, et ils tournent trop souvent autour du côté dragueur lourdingue d'un personnage principal peu attachant. Résultat, l'humour tombe trop souvent à plat. Je n'ai pas ri, et surtout je me suis ennuyé.
Nos pires fêtes foireuses
Ça n’est a priori pas le genre d’album que j’achèterais ou emprunterais (les auteurs, le genre, mais aussi le fait que je ne suis pas vraiment un « fêtard » et donc beaucoup de situations évoquées ici m’ont laissé de marbre). Mais je l’ai rencontré dans une boîte à livre (où il va retourner illico), et donc j’ai fait l’effort de le lire. Je dis bien l’effort, tant ça n’est pas ma came. C’est un album sans réelle ambition, comme le duo d’auteurs en a produit pas mal (Jim a poursuivi l’épuisement du filon tout seul sur certains albums). On est dans du « facile », de la BD de supermarché, des cadeaux pour les sans idées de cadeau je dirais (et m’offrir ça prouverait qu’on ne me connait pas du tout !). Bref, Jim arrive quand même à amener quelques idées, quelques gags, mais aucun ne m’a fait rire, et seuls quelques rares sourires forcés m’empêchent de mettre la note minimale. Surtout que le problème de ce type d’album, qui épuise jusqu’au bout du bout une idée de départ, c’est que rapidement il y a des redites, et « l’intro » des trois premières pages rassemble déjà la plupart des idées développées par la suite… Le dessin de Fredman est certes lisible, mais ça n’est clairement pas ma tasse de thé. Sans âme, pas vraiment joli. Il fait le boulot on va dire. Quant à la colorisation, je ne l’aime pas. Baveuse parfois, informatique et sans nuance, pas mon truc non plus. Pas mon truc donc.
Fuck ze tourists !
Zidrou et Maltaite se moquent des travers des touristes et l'humour n'a pas fonctionné sur moi. Je sais que lorsqu'on fait de la satire sociale, les défauts sont exagérés pour l'humour, mais ici c'est trop caricatural pour moi. Un autre problème est que si Zidrou n'a jamais été un scénariste subtile, ici j'ai eu l'impression que c'était pire que d'habitude. Les messages qu'il essaie de passer sont amenés avec des gros sabots. Il faut dire aussi qu'on change de personnages à chaque récit. Si on suivait les mêmes touristes, peut-être que je me serais attaché à eux malgré leurs défauts, comme c'est le cas avec une série comme 'Les Bidochons', mais ici on a juste droit à une galerie de touristes antipathiques qui n'ont rien d'autre à faire qu'être cons et méchants. L'humour est lourd. Il reste le dessin de Maltaite qui est pas mal dans le genre bd humoristique à gros nez.
Les Amours de Zeus (Bruneau/Duarte)
À ma connaissance, c'est clairement l'album le plus vite lu de toute la collection La Sagesse des Mythes. J'ai été assez surpris d'arriver déjà à la fin en ayant l'impression qu'il ne s'était quasiment rien passé. L'album enchaîne en réalité plusieurs escapades amoureuses de Zeus (de Némésis à Alcmène en passant par Europe et Danaé), mais sans jamais vraiment raconter d'histoire. On assiste surtout à une succession de poursuites, de métamorphoses et de ruses pour parvenir à séduire ou contraindre ces femmes, avec à chaque fois la mention rapide de la descendance semi-divine qui en découle. Mais tout cela reste extrêmement superficiel : rien n'est développé, rien n'est approfondi, et surtout aucune de ces histoires ne trouve de véritable prolongement. Du coup, l'ensemble donne vraiment une impression de catalogue. On coche des mythes connus les uns après les autres, sans jamais prendre le temps de les raconter ni de les incarner. Seuls ceux qui connaissent déjà la suite de ces légendes pourront éventuellement replacer ces épisodes dans un contexte plus large, mais même dans ce cas, il n'y a pas grand-chose à savourer tant tout est survolé. On n'apprend finalement pas grand-chose, si ce n'est une répétition des stratagèmes de Zeus, et encore moins sur les personnages qui l'entourent. Cela rend la lecture assez creuse, malgré un sujet qui aurait pu être bien plus riche, voire dérangeant ou intéressant à explorer sous un angle plus construit. Ici, même la dimension potentiellement tragique ou symbolique de certains récits est à peine esquissée. Côté dessin, c'est propre et professionnel, avec un style lisse et très formaté, parfaitement dans les standards de la collection. Cela se lit sans déplaisir, mais sans vraie personnalité marquante non plus. J'ai surtout eu l'impression de parcourir un résumé illustré plutôt qu'une véritable bande dessinée construite, ce qui explique sans doute ma sensation de lecture expédiée et assez peu mémorable.
Typhon
Je dois dire que je ne comprends pas très bien l'intérêt de cet album dans la collection La Sagesse des Mythes. Déjà que Les Guerres de Zeus reprenait une bonne partie de La Naissance des Dieux, j'ai ici eu une impression de redite encore plus marquée : Typhon recycle tellement d'éléments de Les Guerres de Zeus que je me suis sincèrement demandé à plusieurs reprises si je ne l'avais pas déjà lu. La différence principale tient au fait que l'album développe davantage l'affrontement entre Zeus et Typhon, et introduit le personnage de Cadmos, dont je n'avais pas le souvenir qu'il apparaissait dans l'album précédent. Le dessin est toujours de belle qualité quoique parfois un peu brouillon, et sur le fond, c'est malgré tout relativement instructif. J'ai trouvé intéressant de découvrir cette version du mythe, notamment la manière dont Typhon est finalement vaincu avec l'aide des Moires, ainsi que certains ajouts ou variantes issus de traditions différentes. Mais cela ne suffit pas à rendre l'ensemble vraiment captivant. Le principal problème vient du déséquilibre du récit. Les combats occupent une place écrasante, au point de saturer rapidement la lecture. L'histoire, elle, se résume finalement à deux ou trois éléments narratifs importants, assez vite expédiés entre deux affrontements spectaculaires. Du coup, malgré un certain souffle épique et quelques passages plus originaux (comme l'intervention de Cadmos), l'ensemble manque de substance et devient assez monotone. C'est une lecture rapide, pas désagréable, mais assez peu marquante. J'ai appris quelques éléments sans réellement être passionné, et c'est l'un des albums les plus dispensables de la collection La Sagesse des Mythes. A tout prendre, je dirais que si vous avez lu La Naissance des Dieux, il n'y a finalement pas d'intérêt à lire ni Les Guerres de Zeus ni Typhon.