Attiré par le dessin de Jean-Marc Krings et par le thème de la science-fiction, en particulier les voyages dans le temps, j’ai finalement été assez déçu par cette série qui peine à tenir ses promesses.
Le dessin de Krings, proche de l'école de Marcinelle, est pourtant à la hauteur de mes attentes. Il est dynamique, lisible, avec un certain charme et une vraie efficacité dans les scènes d’action. C’est agréable à parcourir et cela donne un rythme visuel correct à l’ensemble.
Mais côté scénario, ça ne suit pas. L’introduction est inutilement longue et entretient volontairement le flou sur les enjeux sans que cela soit réellement justifié, ce qui m’a davantage lassé qu’intrigué. Et une fois le concept posé, l’histoire reste trop classique et manque clairement de souffle. L’intrigue, jamais vraiment palpitante, enchaîne des situations convenues sans réelle montée en tension.
Les personnages surtout ne m’ont pas aidé à m’investir. L’héroïne manque de charisme, voire m’agace un peu, et les autres protagonistes sont souvent volontairement antipathiques, ce qui rend l’ensemble peu engageant. J’ai eu du mal à m’attacher à qui que ce soit ou à me sentir concerné par ce qui leur arrive.
La narration elle-même pose problème, avec un découpage assez haché qui coupe régulièrement l’action pour passer à des scènes parallèles. Cela casse le rythme plus qu’autre chose et nuit à l’immersion.
Et enfin, la conclusion donne une impression d’inachevé. Tout va très vite, laissant plusieurs questions sans réponse, comme si la série avait été écourtée brutalement, alors qu’il paraît évident que l’auteur envisageait quelque chose de plus long. Le résultat est une fin précipitée qui ne parvient pas à donner une vraie satisfaction.
Bref, malgré un dessin solide et un point de départ qui pouvait être prometteur, l'intrigue reste trop peu aboutie pour me convaincre.
Comme tous les scénaristes très (ou trop ?) prolifiques, il y a de bonnes et de moins bonnes séries de Garth Ennis. C'est particulièrement le cas avec ses séries 100% humoristiques. Parfois, j'entre dans son délire et d'autres fois pas et c'est le cas ici.
Il faut dire que le scénario manque un peu d'originalité : l'héroïne est une grosse connasse qui fout le bordel à travers le temps et sa sœur beaucoup plus sérieuse qu'elle fait tout pour l'arrêter. Le personnage principal qui voyage dans le temps et fait n'importe quoi, je l'avais déjà vu et les deux sœurs sont des stéréotypes vivants. Il y aussi une intrigue avec des méchants qui font un truc par rapport aux religions parce que oui encore une fois Ennis attaque la religion , quoique cette fois-ci il insulte toutes les croyances et pas juste le christianisme. Dans le discours anti-religieux qu'Ennis tiens dans cette série, je ne vois pas ce qu'il apporte de plus par rapport à des séries mieux écrites comme 'Preacher' ou ''Les Chroniques de Wormwood''. J'ai l'impression qu'il n'avait rien de nouveau à dire avec cette série.
Il y a quelques bons passages, mais c'est trop décousu et le scénario traine en longueur. Le récit se terminant lorsqu'il devient enfin un peu intéressant quoique les auteurs laissent planer la possibilité d'une suite. Sinon, le dessin est correct et c'est le point fort de l'album. Un Ennis mineur pour moi.
J'ai commencé cette bd en sachant très bien où je mettais les pieds : des tranches de vie du quotidien, pas vraiment d'histoire mais ça ne me dérange absolument pas. C'est même un de mes genres de bd préféré.
Mais la mayonnaise n'a pas pris. Je pense que c'est le dessin en premier lieu qui m'a dérangé. Quand il ne se passe pas grand chose (je veux dire pas d'histoire extraordinaire), j'ai besoin d'un dessin expressif, qui rende les émotions des personnages, qui me transporte. La, j'ai trouvé les personnages statiques, assez inexpressifs.
Un autre truc qui m'a dérangé, ce sont les dialogues. J'ai plusieurs fois trouve que ça manquait de naturel, et c'est plus difficile quand on trouve que ce n' est pas super naturel de s'impliquer dans le récit. Et quand on est dans de la tranche de vie, il vaut mieux réussir a s'impliquer.
Ensuite, je n'ai pas été très touché par l'histoire du personnage principal, ni par la deuxième plus développée, celle de l'homme qui s'est fait quitter par sa copine. J'ai trouvé le développement de leur histoire un peu trop clinique et froid.
Néanmoins, tout n'est pas a jeter. Je ne me suis pas ennuyé, et il y a quelques situations que j'ai bien aimées et trouvé intéressantes, comme celle du curé, ou celle des parents qui dissertent sur l'homosexualité (après j'ai aussi trouvé que leur dialogue était un de ceux qui était pas super naturel). Et la grande galerie de personnages et de situations fait qu'on trouve forcément de quoi se mettre sous la dent et de quoi réfléchir.
J'ai quand même été un peu déçu, d'où ma note qui oscille plus véritablement entre 2 et 3.
Une BD d'action pour préados dans laquelle deux jeunes sont recrutés par une organisation secrète futuriste suréquipée en gadgets pour venir en aide à des enfants en danger.
Je n'ai pas été convaincu par cette série, qui m'a donné l'impression de lire une version BD d'un épisode très basique de dessin animé commercial. Le scénario est d'une grande pauvreté : tout est prévisible, stéréotypé, bourré de facilités et de raccourcis. On enchaîne les situations sans véritable construction, avec une accumulation de scènes d'action qui finissent par lasser plus qu'autre chose. On retrouve d'ailleurs ici un travers récurrent de JD Morvan : cette tendance à multiplier les courses-poursuites au détriment du fond.
Le traitement des thèmes, qui se veut ancré dans des problématiques réelles, reste très superficiel et parfois franchement maladroit. Certains éléments m'ont même mis mal à l'aise, notamment une représentation caricaturale des SDF roumains qui tombe dans des clichés assez gênants, même si l'intention semble vouloir aller dans le sens inverse. Cela manque clairement de nuance et de réflexion.
Les dialogues n'aident pas non plus, avec des formulations parfois étranges qui donnent l'impression d'une traduction approximative ou mal adaptée, ce qui nuit encore davantage à l'immersion.
Côté dessin, Wuye propose un style qui a une certaine énergie et un charme immédiat, avec un dynamisme évident dans les scènes d'action. Mais cela reste assez limité : les expressions des personnages manquent de subtilité, et la mise en scène comme le découpage ne sont pas toujours maîtrisés, ce qui rend certaines séquences confuses ou peu impactantes.
J'ai trouvé l'ensemble trop enfantin, trop téléphoné et trop peu inspiré pour réellement accrocher. Une lecture vite oubliée, qui explique sans doute pourquoi la série n'a pas connu de suite.
Les prémisses initiales de la série étaient assez bonnes. Le contexte historique, les conflits existants, le mélange d'ingrédients : guerre d'indépendance américaine, piraterie, choc des cultures...
J'ai tout acheté et j'ai commencé à lire. Mais à partir du troisième tome, l'intrigue partait dans toutes les directions, surtout absurdes. J'ai insisté, dans l'espoir que cela s'améliore, et je suis allé jusqu'à la fin, déjà démotivé et déçu.
Le dessin des personnages n'est ni attrayant ni très compétent, seuls les navires se distinguent. Les voiliers sont vraiment très beaux ! Mais je pense que cela ne justifie pas la lecture complète et encore moins l'achat.
Step up Love story est un manga qui se lit très facilement, qui est un peu drôle, un peu coquin, mais rien à fond. C'est un peu le problème mais aussi l'atout d'une série qui a quand même un sacré succès. Pour le coup ce n'est pas vulgaire comme beaucoup de mangas du genre, mais il y a beaucoup de scènes intimes entre les personnages. Bon c'est pas super olé olé non plus mais j'aime bien le trait.
Mais c'est vrai qu'au bout de quelques temps, passé le côté un peu sympa de la lecture (ça se lit a vitesse grand V et c'est pas spécialement désagréable), le problème c'est que c'est toujours toujours la même chose. Dans les quelques tomes que j'ai lus, les personnages sont stéréotypés, n'évoluent pas, le trait m'a l'air de ne pas évoluer des masses non plus.
Donc grosse lassitude au bout d'un moment et pas vraiment de raisons de continuer.
Quant aux statistiques, c'est sur que ça a un côté professoral et qui est pas spécialement adapté à un ouvrage "strictement pour adultes". Après perso j'ai trouvé ça un peu marrant, mais à prendre au 5e degré (je ne crois pas qu'il y ait aucune source à ces "stats", et certaines semblent complètement sorties du cul, pardonnez moi l'expression).
J'ai hésité entre 2 et 3/5, mais j'arrondis à l'inférieur tant je pense que j'aurais complètement zappé ce manga dans quelques temps.
Pas grand-chose à dire de cet album, que j’ai lu jusqu’au bout, mais qui jamais n’a réussi à me captiver.
L’analogie, le parallèle, entre l’histoire de Frankenstein et la situation de Bagdad sous les bombes des attentats terroristes et de l’occupation américaine post 2003 m’est rapidement apparu bancale, le type même de la fausse bonne idée. Ici, le mélange des deux édulcore et affaiblit les deux thèmes.
Et surtout la narration est très saccadée, hachée, et l’intrigue ne m’a pas trop intéressé. On passe d’un personnage à l’autre, sans que rien ne soit clair ou précisé. Je ne sais pas si ça vient du roman (que je ne connais pas) ou de l’adaptation, mais ça m‘a laissé de côté.
Une lecture décevante en tout cas.
Cet album retrace le parcours d'Audie Murphy, jeune Américain frêle qui parvient à s'engager pendant la Seconde Guerre mondiale, devient l'un des soldats les plus décorés de son pays, avant de revenir marqué à vie par les horreurs du front.
Son destin a de quoi intriguer, entre ascension fulgurante, actes de bravoure et traumatisme durable. Mais dans les faits, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans le récit, en grande partie à cause de son traitement graphique et narratif.
Le dessin m'a posé problème. Il est globalement trop imprécis, avec des personnages qui se ressemblent beaucoup, d'autant plus qu'ils portent presque tous le même uniforme. Cela rend rapidement les scènes confuses, surtout dans les moments d'action. Les couleurs, assez ternes, n'aident pas non plus à distinguer les plans ou à donner du relief à l'ensemble.
La mise en scène accentue encore cette impression. Le découpage est assez haché, avec de nombreux sauts chronologiques qui désorientent plus qu'ils ne structurent le récit. On passe d'une situation à une autre sans toujours bien comprendre le contexte, et certaines scènes, notamment les combats, manquent clairement de lisibilité. Il devient alors difficile de suivre précisément ce qui se joue ou de mesurer l'importance des événements.
À cela s'ajoute un personnage principal que j'ai trouvé étonnamment lisse et insaisissable. Malgré son statut de héros, je n'ai jamais vraiment réussi à comprendre ce qui le motive, ni à ressentir son évolution. Son parcours est là, factuellement, mais il peine à prendre vie ou à susciter une véritable implication émotionnelle. Il faut attendre la scène finale, spectaculaire, pour entrevoir quelque chose de plus marquant, avec cet acte au sommet d'un tank qui évoque presque une forme de geste de vengeance désespérée, voire suicidaire. Mais cela arrive tard et ne suffit pas à compenser le manque d'incarnation du reste du récit.
Alors qu'il tente de rendre hommage à une figure héroïque, cet album m'a semblé échouer à transmettre ce qui faisait sa singularité, tant sur le plan narratif que visuel. Le fond est intéressant, mais la forme m'a empêché d'y adhérer.
J’aurais tellement voulu mieux noter et apprécier cette série. En effet, l’époque et les lieux dans lesquels se déroulent les histoires m’intéressent a priori beaucoup. Mais c’est frustré et globalement déçu que je suis sorti de cette lecture.
D’abord je n’apprécie généralement pas le changement de dessinateur au sein d’une même série. Et là, il y en a une multitude ! Beaucoup de styles se ressemblent, mais il y a quand même de notables différences parfois, et ça me gêne. De plus, ce dessin lui-même n’est franchement pas toujours clair, voir agréable à l’œil (affaire de goûts sans doute, mais souvent ça ne m’a pas convenu).
C’est l’utilisation du matériau historique qui m’a aussi déçu. En effet, des raids vikings aux Varègues à l’Est, en passant par tous les royaumes et principautés nordiques (Suédois, Danois, etc.), il y a matière. Les Francs, les royaumes saxons d’Angleterre, les Byzantins qui les côtoient (commerce et/ou guerre) ajoutent un arrière-plan au fort potentiel.
Et le fait de s’inspirer (avec moult citations) de sagas et autres textes anciens, du norois et de la culture nordique permettent d’ancrer le récit dans quelque chose d’intéressant.
Mais le rendu m’a laissé sur ma faim.
D’abord c’est souvent très brouillon, et personnages et intrigues ne sont pas toujours clairement développées (dès la première histoire, le sort du gamin saxon trahissant les siens, pour devenir ensuite un chef viking, j’ai senti un manque, une histoire « expédiée » sans qu’on puisse s’attacher aux personnages). C’est parfois trop court, d’autres fois trop long (le siège de Paris par exemple dans le troisième tome s’étale trop sur certains détails).
Ensuite certains passages dévient vers du comics de super héros – même si ça ne sombre pas dans une revisite fantastique comme je l’ai un temps craint.
Note réelle 2,5/5.
J'aime beaucoup Vanyda, nettement moins la Fantasy. Aussi, il est à craindre que ce récit ne parvienne à me convaincre véritablement.
Les qualités sont là, indéniables : des illustrations charmantes, plus chargées de détails qu'à l'accoutumée, ce qui octroie aux personnages un air figé pas inintéressant au regard de l'univers décrit. Des personnages bien travaillés, généralement mystérieux, riches en ambiguïtés et capables pour nombre d'entre eux des plus viles machinations. Un univers crédible, vaguement steam punk, envahi par une magie dont les familles se partagent différentes spécificités bien particulières. Et ces éternelles quêtes de pouvoir au sein d'une cour comparable à la Versailles de l'Ancien Régime.
L'intrigue est particulièrement dense, mais néanmoins dynamique, notamment grâce à la mise en page originale, capable ici ou là de jeux pertinents entre les bordures des cases, et de décadrages ou gros plans surprenants. C'est très réussi, mais plutôt desservi par une édition ayant fait le regrettable choix d'un format légèrement inférieur à l'A4 nuisant quelque peu à la lisibilité générale.
L'adaptation est en tout point remarquable, mais le matériau originel me laisse des plus circonspects : cet univers rétrograde ne me fascine nullement, la magie des différents pouvoirs ne m'inspire aucune rêverie, les aspects pourtant indéniablement ludiques des illusions et des organisations de l'espace ne m'ont pas amusé, la perfidie des uns et des autres et la dramaturgie des intrigues machiavéliques m'ont laissé de côté.
Je ne pense pas être véritablement réfractaire à la Fantasy, mais force est de constater que l'ennui a une nouvelle fois accompagné ma découverte d'un récit de ce genre. Malgré ses incontestables qualités.
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Attiré par le dessin de Jean-Marc Krings et par le thème de la science-fiction, en particulier les voyages dans le temps, j’ai finalement été assez déçu par cette série qui peine à tenir ses promesses. Le dessin de Krings, proche de l'école de Marcinelle, est pourtant à la hauteur de mes attentes. Il est dynamique, lisible, avec un certain charme et une vraie efficacité dans les scènes d’action. C’est agréable à parcourir et cela donne un rythme visuel correct à l’ensemble. Mais côté scénario, ça ne suit pas. L’introduction est inutilement longue et entretient volontairement le flou sur les enjeux sans que cela soit réellement justifié, ce qui m’a davantage lassé qu’intrigué. Et une fois le concept posé, l’histoire reste trop classique et manque clairement de souffle. L’intrigue, jamais vraiment palpitante, enchaîne des situations convenues sans réelle montée en tension. Les personnages surtout ne m’ont pas aidé à m’investir. L’héroïne manque de charisme, voire m’agace un peu, et les autres protagonistes sont souvent volontairement antipathiques, ce qui rend l’ensemble peu engageant. J’ai eu du mal à m’attacher à qui que ce soit ou à me sentir concerné par ce qui leur arrive. La narration elle-même pose problème, avec un découpage assez haché qui coupe régulièrement l’action pour passer à des scènes parallèles. Cela casse le rythme plus qu’autre chose et nuit à l’immersion. Et enfin, la conclusion donne une impression d’inachevé. Tout va très vite, laissant plusieurs questions sans réponse, comme si la série avait été écourtée brutalement, alors qu’il paraît évident que l’auteur envisageait quelque chose de plus long. Le résultat est une fin précipitée qui ne parvient pas à donner une vraie satisfaction. Bref, malgré un dessin solide et un point de départ qui pouvait être prometteur, l'intrigue reste trop peu aboutie pour me convaincre.
Marjorie Finnegan - Criminelle temporelle
Comme tous les scénaristes très (ou trop ?) prolifiques, il y a de bonnes et de moins bonnes séries de Garth Ennis. C'est particulièrement le cas avec ses séries 100% humoristiques. Parfois, j'entre dans son délire et d'autres fois pas et c'est le cas ici. Il faut dire que le scénario manque un peu d'originalité : l'héroïne est une grosse connasse qui fout le bordel à travers le temps et sa sœur beaucoup plus sérieuse qu'elle fait tout pour l'arrêter. Le personnage principal qui voyage dans le temps et fait n'importe quoi, je l'avais déjà vu et les deux sœurs sont des stéréotypes vivants. Il y aussi une intrigue avec des méchants qui font un truc par rapport aux religions parce que oui encore une fois Ennis attaque la religion , quoique cette fois-ci il insulte toutes les croyances et pas juste le christianisme. Dans le discours anti-religieux qu'Ennis tiens dans cette série, je ne vois pas ce qu'il apporte de plus par rapport à des séries mieux écrites comme 'Preacher' ou ''Les Chroniques de Wormwood''. J'ai l'impression qu'il n'avait rien de nouveau à dire avec cette série. Il y a quelques bons passages, mais c'est trop décousu et le scénario traine en longueur. Le récit se terminant lorsqu'il devient enfin un peu intéressant quoique les auteurs laissent planer la possibilité d'une suite. Sinon, le dessin est correct et c'est le point fort de l'album. Un Ennis mineur pour moi.
Aparthotel Deluxe
J'ai commencé cette bd en sachant très bien où je mettais les pieds : des tranches de vie du quotidien, pas vraiment d'histoire mais ça ne me dérange absolument pas. C'est même un de mes genres de bd préféré. Mais la mayonnaise n'a pas pris. Je pense que c'est le dessin en premier lieu qui m'a dérangé. Quand il ne se passe pas grand chose (je veux dire pas d'histoire extraordinaire), j'ai besoin d'un dessin expressif, qui rende les émotions des personnages, qui me transporte. La, j'ai trouvé les personnages statiques, assez inexpressifs. Un autre truc qui m'a dérangé, ce sont les dialogues. J'ai plusieurs fois trouve que ça manquait de naturel, et c'est plus difficile quand on trouve que ce n' est pas super naturel de s'impliquer dans le récit. Et quand on est dans de la tranche de vie, il vaut mieux réussir a s'impliquer. Ensuite, je n'ai pas été très touché par l'histoire du personnage principal, ni par la deuxième plus développée, celle de l'homme qui s'est fait quitter par sa copine. J'ai trouvé le développement de leur histoire un peu trop clinique et froid. Néanmoins, tout n'est pas a jeter. Je ne me suis pas ennuyé, et il y a quelques situations que j'ai bien aimées et trouvé intéressantes, comme celle du curé, ou celle des parents qui dissertent sur l'homosexualité (après j'ai aussi trouvé que leur dialogue était un de ceux qui était pas super naturel). Et la grande galerie de personnages et de situations fait qu'on trouve forcément de quoi se mettre sous la dent et de quoi réfléchir. J'ai quand même été un peu déçu, d'où ma note qui oscille plus véritablement entre 2 et 3.
Youth United
Une BD d'action pour préados dans laquelle deux jeunes sont recrutés par une organisation secrète futuriste suréquipée en gadgets pour venir en aide à des enfants en danger. Je n'ai pas été convaincu par cette série, qui m'a donné l'impression de lire une version BD d'un épisode très basique de dessin animé commercial. Le scénario est d'une grande pauvreté : tout est prévisible, stéréotypé, bourré de facilités et de raccourcis. On enchaîne les situations sans véritable construction, avec une accumulation de scènes d'action qui finissent par lasser plus qu'autre chose. On retrouve d'ailleurs ici un travers récurrent de JD Morvan : cette tendance à multiplier les courses-poursuites au détriment du fond. Le traitement des thèmes, qui se veut ancré dans des problématiques réelles, reste très superficiel et parfois franchement maladroit. Certains éléments m'ont même mis mal à l'aise, notamment une représentation caricaturale des SDF roumains qui tombe dans des clichés assez gênants, même si l'intention semble vouloir aller dans le sens inverse. Cela manque clairement de nuance et de réflexion. Les dialogues n'aident pas non plus, avec des formulations parfois étranges qui donnent l'impression d'une traduction approximative ou mal adaptée, ce qui nuit encore davantage à l'immersion. Côté dessin, Wuye propose un style qui a une certaine énergie et un charme immédiat, avec un dynamisme évident dans les scènes d'action. Mais cela reste assez limité : les expressions des personnages manquent de subtilité, et la mise en scène comme le découpage ne sont pas toujours maîtrisés, ce qui rend certaines séquences confuses ou peu impactantes. J'ai trouvé l'ensemble trop enfantin, trop téléphoné et trop peu inspiré pour réellement accrocher. Une lecture vite oubliée, qui explique sans doute pourquoi la série n'a pas connu de suite.
Black Crow
Les prémisses initiales de la série étaient assez bonnes. Le contexte historique, les conflits existants, le mélange d'ingrédients : guerre d'indépendance américaine, piraterie, choc des cultures... J'ai tout acheté et j'ai commencé à lire. Mais à partir du troisième tome, l'intrigue partait dans toutes les directions, surtout absurdes. J'ai insisté, dans l'espoir que cela s'améliore, et je suis allé jusqu'à la fin, déjà démotivé et déçu. Le dessin des personnages n'est ni attrayant ni très compétent, seuls les navires se distinguent. Les voiliers sont vraiment très beaux ! Mais je pense que cela ne justifie pas la lecture complète et encore moins l'achat.
Step up love story
Step up Love story est un manga qui se lit très facilement, qui est un peu drôle, un peu coquin, mais rien à fond. C'est un peu le problème mais aussi l'atout d'une série qui a quand même un sacré succès. Pour le coup ce n'est pas vulgaire comme beaucoup de mangas du genre, mais il y a beaucoup de scènes intimes entre les personnages. Bon c'est pas super olé olé non plus mais j'aime bien le trait. Mais c'est vrai qu'au bout de quelques temps, passé le côté un peu sympa de la lecture (ça se lit a vitesse grand V et c'est pas spécialement désagréable), le problème c'est que c'est toujours toujours la même chose. Dans les quelques tomes que j'ai lus, les personnages sont stéréotypés, n'évoluent pas, le trait m'a l'air de ne pas évoluer des masses non plus. Donc grosse lassitude au bout d'un moment et pas vraiment de raisons de continuer. Quant aux statistiques, c'est sur que ça a un côté professoral et qui est pas spécialement adapté à un ouvrage "strictement pour adultes". Après perso j'ai trouvé ça un peu marrant, mais à prendre au 5e degré (je ne crois pas qu'il y ait aucune source à ces "stats", et certaines semblent complètement sorties du cul, pardonnez moi l'expression). J'ai hésité entre 2 et 3/5, mais j'arrondis à l'inférieur tant je pense que j'aurais complètement zappé ce manga dans quelques temps.
Frankenstein à Bagdad
Pas grand-chose à dire de cet album, que j’ai lu jusqu’au bout, mais qui jamais n’a réussi à me captiver. L’analogie, le parallèle, entre l’histoire de Frankenstein et la situation de Bagdad sous les bombes des attentats terroristes et de l’occupation américaine post 2003 m’est rapidement apparu bancale, le type même de la fausse bonne idée. Ici, le mélange des deux édulcore et affaiblit les deux thèmes. Et surtout la narration est très saccadée, hachée, et l’intrigue ne m’a pas trop intéressé. On passe d’un personnage à l’autre, sans que rien ne soit clair ou précisé. Je ne sais pas si ça vient du roman (que je ne connais pas) ou de l’adaptation, mais ça m‘a laissé de côté. Une lecture décevante en tout cas.
Héros de guerre - Audie Murphy
Cet album retrace le parcours d'Audie Murphy, jeune Américain frêle qui parvient à s'engager pendant la Seconde Guerre mondiale, devient l'un des soldats les plus décorés de son pays, avant de revenir marqué à vie par les horreurs du front. Son destin a de quoi intriguer, entre ascension fulgurante, actes de bravoure et traumatisme durable. Mais dans les faits, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans le récit, en grande partie à cause de son traitement graphique et narratif. Le dessin m'a posé problème. Il est globalement trop imprécis, avec des personnages qui se ressemblent beaucoup, d'autant plus qu'ils portent presque tous le même uniforme. Cela rend rapidement les scènes confuses, surtout dans les moments d'action. Les couleurs, assez ternes, n'aident pas non plus à distinguer les plans ou à donner du relief à l'ensemble. La mise en scène accentue encore cette impression. Le découpage est assez haché, avec de nombreux sauts chronologiques qui désorientent plus qu'ils ne structurent le récit. On passe d'une situation à une autre sans toujours bien comprendre le contexte, et certaines scènes, notamment les combats, manquent clairement de lisibilité. Il devient alors difficile de suivre précisément ce qui se joue ou de mesurer l'importance des événements. À cela s'ajoute un personnage principal que j'ai trouvé étonnamment lisse et insaisissable. Malgré son statut de héros, je n'ai jamais vraiment réussi à comprendre ce qui le motive, ni à ressentir son évolution. Son parcours est là, factuellement, mais il peine à prendre vie ou à susciter une véritable implication émotionnelle. Il faut attendre la scène finale, spectaculaire, pour entrevoir quelque chose de plus marquant, avec cet acte au sommet d'un tank qui évoque presque une forme de geste de vengeance désespérée, voire suicidaire. Mais cela arrive tard et ne suffit pas à compenser le manque d'incarnation du reste du récit. Alors qu'il tente de rendre hommage à une figure héroïque, cet album m'a semblé échouer à transmettre ce qui faisait sa singularité, tant sur le plan narratif que visuel. Le fond est intéressant, mais la forme m'a empêché d'y adhérer.
Northlanders
J’aurais tellement voulu mieux noter et apprécier cette série. En effet, l’époque et les lieux dans lesquels se déroulent les histoires m’intéressent a priori beaucoup. Mais c’est frustré et globalement déçu que je suis sorti de cette lecture. D’abord je n’apprécie généralement pas le changement de dessinateur au sein d’une même série. Et là, il y en a une multitude ! Beaucoup de styles se ressemblent, mais il y a quand même de notables différences parfois, et ça me gêne. De plus, ce dessin lui-même n’est franchement pas toujours clair, voir agréable à l’œil (affaire de goûts sans doute, mais souvent ça ne m’a pas convenu). C’est l’utilisation du matériau historique qui m’a aussi déçu. En effet, des raids vikings aux Varègues à l’Est, en passant par tous les royaumes et principautés nordiques (Suédois, Danois, etc.), il y a matière. Les Francs, les royaumes saxons d’Angleterre, les Byzantins qui les côtoient (commerce et/ou guerre) ajoutent un arrière-plan au fort potentiel. Et le fait de s’inspirer (avec moult citations) de sagas et autres textes anciens, du norois et de la culture nordique permettent d’ancrer le récit dans quelque chose d’intéressant. Mais le rendu m’a laissé sur ma faim. D’abord c’est souvent très brouillon, et personnages et intrigues ne sont pas toujours clairement développées (dès la première histoire, le sort du gamin saxon trahissant les siens, pour devenir ensuite un chef viking, j’ai senti un manque, une histoire « expédiée » sans qu’on puisse s’attacher aux personnages). C’est parfois trop court, d’autres fois trop long (le siège de Paris par exemple dans le troisième tome s’étale trop sur certains détails). Ensuite certains passages dévient vers du comics de super héros – même si ça ne sombre pas dans une revisite fantastique comme je l’ai un temps craint. Note réelle 2,5/5.
La Passe-Miroir
J'aime beaucoup Vanyda, nettement moins la Fantasy. Aussi, il est à craindre que ce récit ne parvienne à me convaincre véritablement. Les qualités sont là, indéniables : des illustrations charmantes, plus chargées de détails qu'à l'accoutumée, ce qui octroie aux personnages un air figé pas inintéressant au regard de l'univers décrit. Des personnages bien travaillés, généralement mystérieux, riches en ambiguïtés et capables pour nombre d'entre eux des plus viles machinations. Un univers crédible, vaguement steam punk, envahi par une magie dont les familles se partagent différentes spécificités bien particulières. Et ces éternelles quêtes de pouvoir au sein d'une cour comparable à la Versailles de l'Ancien Régime. L'intrigue est particulièrement dense, mais néanmoins dynamique, notamment grâce à la mise en page originale, capable ici ou là de jeux pertinents entre les bordures des cases, et de décadrages ou gros plans surprenants. C'est très réussi, mais plutôt desservi par une édition ayant fait le regrettable choix d'un format légèrement inférieur à l'A4 nuisant quelque peu à la lisibilité générale. L'adaptation est en tout point remarquable, mais le matériau originel me laisse des plus circonspects : cet univers rétrograde ne me fascine nullement, la magie des différents pouvoirs ne m'inspire aucune rêverie, les aspects pourtant indéniablement ludiques des illusions et des organisations de l'espace ne m'ont pas amusé, la perfidie des uns et des autres et la dramaturgie des intrigues machiavéliques m'ont laissé de côté. Je ne pense pas être véritablement réfractaire à la Fantasy, mais force est de constater que l'ennui a une nouvelle fois accompagné ma découverte d'un récit de ce genre. Malgré ses incontestables qualités.