J'ai lu cette BD sans grand plaisir ni déplaisir, tout en me demandant où on allait. Et le final est : pas fou du tout.
En gros, c'est une histoire fictive sur un type d'EPADH que je ne connaissais pas, mais dont la révélation de l'existence n'a strictement rien changé à la mienne. C'est gentil, vaguement informatif, mais pas spécialement intéressant. Même si je ne connais pas grand chose aux EPADH, cette BD n'a pas spécialement donné plus envie de m'y intéresser.
Le souci est que la BD part d'un exemple de vieille femme obligée de s'y installer suite à une complication de santé et personne pour s'occuper d'elle. Très vite elle découvre l'univers et les habitants, avec leurs travers et chacun spécifiquement typé (la dame qui râle sur tout, la vieille qui perd la boule, le vieux en scooter électrique ...), dans une ambiance sympathique et bon enfant. Puis voila, ils font leur petite vie et à la fin elle repart contente d'avoir vécue ce bout de vie et j'ai envie de lui dire "Chic pour toi". Si le résumé vous parait lapidaire, c'est qu'en fin de compte il est assez représentatif de la BD : il ne se passe pas grand chose. Le récit aurait pu être plus émotif sur les vieux qui deviennent progressivement grabataires et dépendants, la perte de leurs mémoire et leur identité, ou simplement la question de la solitude, de l'isolement. Ici on a une histoire autour de nains de jardin pour montrer comment il se sortent d'une certaine passivité, mais c'est presque la seule péripétie de l'ensemble.
C'est le genre de BD qui fait BD de commande pour vanter les mérites de ces institutions. Je ne doute pas qu'elles sont intéressantes et probablement très bien pour un public de personnes âgées. Mais en même temps, je ne peux pas vraiment recommander la BD qui est franchement moyenne, pas désagréable à lire mais qui n'a pas de réel tenant et aboutissant, qui fait très propre dans son déroulé, sans risque et sans histoire. Et fatalement, ça m'ennuie.
Je ne vais pas tourner autour du pot : c'est un nanar, pas un petit mais un gros, un bien velu.
Pourtant les deux auteurs ne sont pas des nouveaux venus : Victor de la Fuente sait tenir un crayon, et Victor Mora sait construire une histoire. Je me demande si ce n'était pas un travail purement alimentaire, genre payer ses impôts en retard.
Pour l'histoire (ou ce qui ressemble) : mélangez dans le même brouet des Américains patibulaires, des Russes pas mieux lotis, une belle héroïne blondinette, d'autres femmes bien foutues et propices à perdre leurs vêtements, un savant fou sauce nazi, du vaudou avec des zombies, des crocodiles (ou des caïmans), des mercenaires bien relous et nécrophiles (pendant qu'on y est), un brin de psychomachinchouette, touillez bien et vous obtenez une BD de 46 planches dont on tourne les pages en se demandant quel machin à la masse va survenir. Ils ne vont pas oser faire ça ? Ben si, ils l'ont fait quand même !
Je soupçonne le scénariste avoir joué aux dés : 1=les Martiens débarquent, 2=un calamar géant attaque, 3=une plage pleine de mines, 4=...
Une note de 2 parce que c'est Victor de la Fuente qui a dessiné (bien que certaines cases ont été vite faites).
C’est une aventure légère, simple et malheureusement inachevée, idéale pour une lecture d’une soirée, portée par un dessin particulièrement coloré et généreux. L’histoire s’interrompt précisément au moment où l’on commence réellement à s’immerger dans l’univers et à s’intéresser à la suite des événements.
La première chose qui mérite d’être soulignée est le dessin. Il est incroyablement vivant, énergique et expressif. On a l’impression que l’artiste a pris un réel plaisir à créer ce monde, ses créatures et ses personnages. Le style graphique rappelle beaucoup celui d’« Ekhö - Monde miroir », une autre série d’Arleston. Pourtant, les dessinateurs sont différents, ce qui est assez surprenant : on pourrait facilement croire que les deux œuvres ont été réalisées par la même main.
Le dessin regorge de détails. Les créatures, les monstres, les décors et les intérieurs sont soigneusement travaillés et débordent de vie. Le troisième tome se distingue particulièrement. Si les visages des personnages avaient encore un aspect légèrement cartoonesque dans les deux premiers volumes, ils deviennent dans le troisième beaucoup plus détaillés et expressifs. De nombreuses petites nuances et détails apparaissent, rendant les personnages plus crédibles, plus vivants et plus mémorables.
La seule chose qui m’a parfois sauté aux yeux concerne les proportions très exagérées — je n’ai pas peur de le dire — des poitrines des héroïnes. Dans certaines scènes, elles sont tellement démesurées qu’elles finissent par détourner l’attention de ce qui se passe.
Concernant le scénario, le bilan est plus mitigé. L’histoire plonge immédiatement le lecteur dans un flot d’aventures et d’événements qui font avancer le récit à un rythme soutenu. Cependant, au fil des tomes, les personnages évoluent peu et leurs relations restent insuffisamment développées.
C’est probablement ce qui m’a le plus déçu. Avec un univers visuel aussi séduisant et des personnages qui avaient le potentiel d’être très attachants, j’aurais aimé voir davantage d’interactions entre eux, plus de développement des relations et une véritable évolution personnelle. Malheureusement, cet aspect est largement laissé de côté.
Il est possible que les auteurs aient prévu de développer davantage les personnages et leurs relations dans les tomes suivants. Mais la série s’est arrêtée au troisième volume, laissant une impression d’inachèvement et de potentiel inexploité.
Et si le monde était gouverné par des bandits et des assassins ? La prémisse de base de cette œuvre n'est pas absurde, n'est-ce pas ?
Bien que techniquement bien réalisés, je ne trouve pas les dessins de JG Jones attrayants : un réalisme excessif et sans nuances, trop de grimaces des personnages !
Mais mon principal désaccord concerne le scénario : violence extrême et gratuite, jurons constants qui finissent par lasser. Il y a une volonté délibérée et puérile de choquer, de la part de Millar. L'adaptation cinématographique a en partie éliminé ces aspects, mais les incongruités et l'invraisemblance sont restées.
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J'ai lu cette BD sans grand plaisir ni déplaisir, tout en me demandant où on allait. Et le final est : pas fou du tout. En gros, c'est une histoire fictive sur un type d'EPADH que je ne connaissais pas, mais dont la révélation de l'existence n'a strictement rien changé à la mienne. C'est gentil, vaguement informatif, mais pas spécialement intéressant. Même si je ne connais pas grand chose aux EPADH, cette BD n'a pas spécialement donné plus envie de m'y intéresser. Le souci est que la BD part d'un exemple de vieille femme obligée de s'y installer suite à une complication de santé et personne pour s'occuper d'elle. Très vite elle découvre l'univers et les habitants, avec leurs travers et chacun spécifiquement typé (la dame qui râle sur tout, la vieille qui perd la boule, le vieux en scooter électrique ...), dans une ambiance sympathique et bon enfant. Puis voila, ils font leur petite vie et à la fin elle repart contente d'avoir vécue ce bout de vie et j'ai envie de lui dire "Chic pour toi". Si le résumé vous parait lapidaire, c'est qu'en fin de compte il est assez représentatif de la BD : il ne se passe pas grand chose. Le récit aurait pu être plus émotif sur les vieux qui deviennent progressivement grabataires et dépendants, la perte de leurs mémoire et leur identité, ou simplement la question de la solitude, de l'isolement. Ici on a une histoire autour de nains de jardin pour montrer comment il se sortent d'une certaine passivité, mais c'est presque la seule péripétie de l'ensemble. C'est le genre de BD qui fait BD de commande pour vanter les mérites de ces institutions. Je ne doute pas qu'elles sont intéressantes et probablement très bien pour un public de personnes âgées. Mais en même temps, je ne peux pas vraiment recommander la BD qui est franchement moyenne, pas désagréable à lire mais qui n'a pas de réel tenant et aboutissant, qui fait très propre dans son déroulé, sans risque et sans histoire. Et fatalement, ça m'ennuie.
La Sibérienne
Je ne vais pas tourner autour du pot : c'est un nanar, pas un petit mais un gros, un bien velu. Pourtant les deux auteurs ne sont pas des nouveaux venus : Victor de la Fuente sait tenir un crayon, et Victor Mora sait construire une histoire. Je me demande si ce n'était pas un travail purement alimentaire, genre payer ses impôts en retard. Pour l'histoire (ou ce qui ressemble) : mélangez dans le même brouet des Américains patibulaires, des Russes pas mieux lotis, une belle héroïne blondinette, d'autres femmes bien foutues et propices à perdre leurs vêtements, un savant fou sauce nazi, du vaudou avec des zombies, des crocodiles (ou des caïmans), des mercenaires bien relous et nécrophiles (pendant qu'on y est), un brin de psychomachinchouette, touillez bien et vous obtenez une BD de 46 planches dont on tourne les pages en se demandant quel machin à la masse va survenir. Ils ne vont pas oser faire ça ? Ben si, ils l'ont fait quand même ! Je soupçonne le scénariste avoir joué aux dés : 1=les Martiens débarquent, 2=un calamar géant attaque, 3=une plage pleine de mines, 4=... Une note de 2 parce que c'est Victor de la Fuente qui a dessiné (bien que certaines cases ont été vite faites).
Elixirs
C’est une aventure légère, simple et malheureusement inachevée, idéale pour une lecture d’une soirée, portée par un dessin particulièrement coloré et généreux. L’histoire s’interrompt précisément au moment où l’on commence réellement à s’immerger dans l’univers et à s’intéresser à la suite des événements. La première chose qui mérite d’être soulignée est le dessin. Il est incroyablement vivant, énergique et expressif. On a l’impression que l’artiste a pris un réel plaisir à créer ce monde, ses créatures et ses personnages. Le style graphique rappelle beaucoup celui d’« Ekhö - Monde miroir », une autre série d’Arleston. Pourtant, les dessinateurs sont différents, ce qui est assez surprenant : on pourrait facilement croire que les deux œuvres ont été réalisées par la même main. Le dessin regorge de détails. Les créatures, les monstres, les décors et les intérieurs sont soigneusement travaillés et débordent de vie. Le troisième tome se distingue particulièrement. Si les visages des personnages avaient encore un aspect légèrement cartoonesque dans les deux premiers volumes, ils deviennent dans le troisième beaucoup plus détaillés et expressifs. De nombreuses petites nuances et détails apparaissent, rendant les personnages plus crédibles, plus vivants et plus mémorables. La seule chose qui m’a parfois sauté aux yeux concerne les proportions très exagérées — je n’ai pas peur de le dire — des poitrines des héroïnes. Dans certaines scènes, elles sont tellement démesurées qu’elles finissent par détourner l’attention de ce qui se passe. Concernant le scénario, le bilan est plus mitigé. L’histoire plonge immédiatement le lecteur dans un flot d’aventures et d’événements qui font avancer le récit à un rythme soutenu. Cependant, au fil des tomes, les personnages évoluent peu et leurs relations restent insuffisamment développées. C’est probablement ce qui m’a le plus déçu. Avec un univers visuel aussi séduisant et des personnages qui avaient le potentiel d’être très attachants, j’aurais aimé voir davantage d’interactions entre eux, plus de développement des relations et une véritable évolution personnelle. Malheureusement, cet aspect est largement laissé de côté. Il est possible que les auteurs aient prévu de développer davantage les personnages et leurs relations dans les tomes suivants. Mais la série s’est arrêtée au troisième volume, laissant une impression d’inachèvement et de potentiel inexploité.
Wanted (J.G. Jones)
Et si le monde était gouverné par des bandits et des assassins ? La prémisse de base de cette œuvre n'est pas absurde, n'est-ce pas ? Bien que techniquement bien réalisés, je ne trouve pas les dessins de JG Jones attrayants : un réalisme excessif et sans nuances, trop de grimaces des personnages ! Mais mon principal désaccord concerne le scénario : violence extrême et gratuite, jurons constants qui finissent par lasser. Il y a une volonté délibérée et puérile de choquer, de la part de Millar. L'adaptation cinématographique a en partie éliminé ces aspects, mais les incongruités et l'invraisemblance sont restées.