Alors que je garde de l'affection pour la collection Les Meilleurs Récits du Journal de Spirou grâce à mes lectures de jeunesse, ce recueil-ci est trop inégal et, dans l'ensemble, décevant.
La thématique autour des animaux reste assez vague : il peut s'agir aussi bien d'intégrer un animal comme simple élément d'intrigue que d'aborder réellement la condition animale, voire simplement de mettre en scène des personnages animaliers, ce qui n'apporte finalement pas grand-chose puisque ces personnages pourraient tout aussi bien être humains.
Sur les sept histoires proposées, une seule m'a vraiment plu, les autres allant du moyen à l'anecdotique.
Dans le détail :
- L'île du Boumpteryx, par Ley Kip (pseudonyme regroupant Marcel Denis et André Franquin au scénario, avec Jidéhem et Jean Roba au dessin), est un récit d'aventure humoristique typique de l'école de Marcinelle des années 50. Les nombreuses péripéties, censées amuser, me paraissent aujourd'hui très datées, avec un ton très enfantin. J'aime néanmoins la bouille mélancolique de l'oiseau.
- Mély-mélodrame, par Mitteï et Walthéry, dénonce de manière assez convenue et un peu naïve l'abandon des animaux de compagnie. Ce n'est pas mauvais mais encore une fois un peu trop enfantin pour moi. Le dessin est réussi, même si je préfère le trait de Walthéry à celui de Mitteï.
- Cravate, héros de l'Aéropostale, par Wasterlain, est le fameux récit aux personnages animaliers dont je parlais plus haut. Le dessin est sympathique, mais l'histoire manque d'intérêt, ni vraiment drôle ni captivante, et est un peu trop bavarde.
- Broussaille, de Frank et Bom, est pour moi la meilleure du lot : une histoire simple mais très belle, à la fois intelligente, bien menée et poétique.
- Le Hérisson, par Malik, est trop anecdotique. Le propos sur la dureté imposée aux animaux sauvages par les humains est louable, mais le traitement comme le dessin assez réaliste ne m'ont pas enthousiasmé.
- Sombre printemps, par Mitteï et Séron, est un court récit mi-conte mi-humoristique autour des coucous, qui s'oublie trop vite.
- Le Long Voyage, par Desberg et Warnants, m'a séduit par son dessin, très réussi. En revanche, l'histoire, qui dénonce la capture et la vivisection d'animaux exotiques, m'a semblé assez plate, avec un message un peu simpliste et appuyé.
Globalement, malgré quelques qualités graphiques indéniables et une ou deux bonnes idées, l'ensemble manque de consistance. Je n'ai réellement accroché qu'à Broussaille, là où le reste m'a laissé assez indifférent, voire déçu.
Grace à la beauté du trait, j'ai lu tout l'album, mais les personnages étaient d'un vide ! L'héroïne m'a bien fait sourire quand elle a repoussé quelqu'un de plus jeune qu'elle en disant qu'elle n'avait pas envie de lui enseigner tant elle était ignorante et vide. Seul trait d'esprit, mais assez bien vu : tout le monde n'est pas pédagogue. D'un autre côté, rire dans le rire, tout le monde parait vide dans cette histoire… Bien sûr, les gens peuvent être fascinés par des gens qui ne sont rien de plus que beau, et même moins que cela, mais il me semble, problème problème, que le créateur est au service de son héroïne vide et le reste qui ne l'est pas moins. Et voilà ce qui arrive quand un créateur n'arrive pas à se critiquer, on n'est pas dans Les naufragés du temps…
Un autre manga avec une idée de départ bien débile; un dangereux yazuka devint fan d'un chanteur de K-Pop et cela va bien sur apporter des situations humoristiques.
Ayant déjà lu plusieurs mangas du même genre j'étais en terrain connu: humour basé sur le contracte entre le dessin réaliste et les personnages qui disent ou font des trucs débiles, quiproquos, personnage sérieux mise dans des situations délirantes.....Parfois ce genre d'humour fonctionne sur moi, mais ici je n'ai pas trop accroché. J'ai souris quelques fois au début, mais très vite j'ai fini par trouver que c'était répétitif alors que seulement le premier tome est sorti ! Il faut dire que j'ai souvent trouvé le dessin un peu moyen lorsqu'il s'agissait de donner des expressions rigolotes aux personnages Ce qui ne doit pas aider est que je ne suis pas du tout fan de K-Pop. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants et les péripéties m'ont vite laissé indifférent.
Un gros bof.
Je n'ai pas emprunté cette BD au hasard, mon regard a été attiré par le bandeau en première de couverture : déjà 40 000 exemplaires vendus. Gloups...
D'abord, en feuilletant l'album, je me suis dit : c'est destiné à un jeune public. Le dessin, avec ces animaux aux bouilles sympathiques dans un style caricatural et simpliste accompagné par des aplats de couleurs chaudes, m'a donc bien trompé.
En effet, l'histoire de ces animaux qui se revoltent contre les humains prend une tournure plutôt adulte sur de nombreuses pages avec son vocabulaire un brin trivial par moment et par les nombreuses références qui le parsèment. Cet aspect de l'album, tantôt enfantin et tantôt adulte, est son point faible, car après lecture, je ne sais toujours pas à quelle catégorie de personnes le conseiller.
Le récit est pauvre, sans surprises et il manque de nuances même si la dernière partie vient atténuer ce dernier rapproche. Les thèmes évoqués sont survolés et aucunes solutions n'est proposées (je mets de côté cette invasion de punaises de lit).
Un humour potache (et pas drôle) accompagne ce bestiaire hétéroclite. Je ne comprends pas la présence de cet obsédé sexuel (ok, c'est un bonobo) et la plus-value qu'il apporte.
Un gros bof pour cette rébellion qui m'a laissé indifférent.
Je ne lirai pas le second opus.
Je n'ai pas trop accroché à l'album.
Dommage parce que j'ai bien aimé le dessin, bien dynamique comme je l'aime. La narration l'est aussi, on ne tombe pas dans l'adaptation de roman qui mets pleins de textes narratifs inutiles et on ne dirait même pas qu'on lit une adaptation. En fait, j'ai bien accroché au début et puis au fil des pages j'ai fini par décrocher. Le début est un peu déroutant avec cette vielle un peu folle qui tue un homme d'affaire important. Qui sont les commanditaires ? Ben on le sera jamais parce que le récit mets en vedette cette tueuse à gage particulière.
C'est un des reproches que j'ai au niveau du scénario. Il y a des informations qui semblent important et au final ça va nulle part. Le meilleur exemple est qu'on a plusieurs scènes avec une mère qui habite avec son jeune fils qui cherche un emploi comme femme de ménage. À cause d'un quiproquos, la vieille sénile la tue et après une scène on ne voit plus jamais le fils qui a perdu sa mère. Toutes les tranches de vies avec ses personnages ne servent à rien, elle aurait pu juste apparaitre le temps de mourir et il y aurait aucune différence. À force de voir la mémé tuée tout le long, cela finit par tourner en rond et ce n'est pas vraiment drôle. On dirait le scénario de quelqu'un qui a regardé un film des frères Coen et qui a essayé d'imiter leur style.
Cet album de Foerster fait partie de ses premiers et cela se ressent assez nettement. On y retrouve déjà les éléments qui feront sa marque de fabrique, mais encore dans une forme un peu embryonnaire. Son univers est bien là : un noir et blanc très contrasté, des décors aux architectures improbables, des rues désertes, et toute une galerie de personnages difformes ou grotesques qui évoluent dans une atmosphère étrange, oscillant entre fantastique et humour noir. Mais graphiquement, son trait est encore assez rond et moins personnel que celui qu'il développera par la suite. Il n'a pas encore tout à fait trouvé cette signature visuelle très singulière qui marquera ses albums ultérieurs. Le dessin reste bon, mais il paraît moins affirmé que dans ses meilleures périodes.
Les histoires souffrent aussi un peu de ce côté encore en rodage. On note par exemple plusieurs d'entre elles mettant en scène un hôtel particulier et un bossu qui y travaille, personnage récurrent qu'on ne reverra plus par la suite. Il y a quelques bonnes idées, mais l'ensemble est inégal et un peu décevant pour moi qui en ai déjà lu beaucoup de cet auteur. Plusieurs récits m'ont semblé trop bavards, comme si une idée de départ avait été étirée sur trop de pages. On finit parfois par vouloir aller directement à la chute pour savoir où l'auteur veut en venir, tant les planches intermédiaires donnent l'impression de tourner autour du pot.
Plus largement, je me rends compte qu'à force de relire Foerster, une certaine lassitude finit par s'installer. À l'époque où je découvrais ses histoires dans Fluide Glacial pendant mon adolescence, cela faisait partie de mes pages préférées. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir trop assimilé les mécanismes et les concepts de ses récits, qui reposent souvent sur des variations assez proches. À force, cela donne un sentiment de répétition qui émousse un peu l'effet de surprise.
Du coup, ce n'est clairement pas l'album le plus marquant de Foerster. On y aperçoit ce qui fera plus tard le charme de son univers mais ça manque encore un peu de densité et de précision. C’est plutôt une curiosité pour ceux qui s’intéressent à ses débuts, et un aperçu intéressant de son univers encore en formation.
Cet album est l'adaptation d'un bouquin destiné à donner une série de conseils aux hommes pour devenir le compagnon idéal, ou plutôt de dire aux femmes comment essayer de modeler leur mari selon leurs désirs. Et le résultat m'a surtout fait penser à un banal test de personnalité dans un magazine féminin. On y retrouve le même empilement de stéréotypes et de clichés faciles, simplement mis en scène sous forme de planches.
L'humour repose presque entièrement sur ces caricatures de comportements masculins et féminins. On s'attend à un peu d'ironie histoire d'arracher un léger sourire, mais dès le début la mécanique devient répétitive. Comme le principe ne dépasse jamais vraiment ce jeu de clichés, j'ai eu l'impression d'avoir tout lu dès les premières pages, et la lecture à très vite tourné en rond. Les gags sont basiques, sans mordant et restent souvent au niveau de la plaisanterie convenue.
Le dessin, de son côté, est techniquement correct mais ne m'a pas vraiment convaincu. Il est dans un style blog BD ou dessin de magazine féminin avec des décors vides au réduits au plus basique, et un trait presque trop fin qui lui donne un aspect un peu froid et sans personnalité. Rien de franchement mauvais, mais pas grand-chose non plus qui donne envie de s'attarder sur les planches.
Au final, ce n'est pas catastrophique, mais l'ensemble est creux : un concept qui repose sur des clichés faciles, un humour qui tombe à plat, et un dessin propre mais sans âme.
Alcide nous présente un nouveau recueil de strips, que j’imagine au préalable publiés sur Instagram et/ou Facebook pour la plupart (si j’en crois la page de garde). Tous les gags sont construits sur le même schéma, avec une image par page, avec quelques dialogues plus ou moins débiles ou décalés, et en dessous un commentaire décalant encore d’un cran l’ensemble.
Avec un dessin minimaliste et statique (classique pour ce type d’humour), les gags jouent sur un humour con, absurde, accentuant les méprises, hors-sujets, multipliant les jeux de mots à deux balles et les réparties creuses.
Je suis a priori preneur de ce type d’humour. Mais le créneau est passablement encombré, et il est de plus en plus difficile de surprendre pour les chutes (surtout que ces chutes sont essentielles pour que le gag fonctionne). Et là, j’ai trouvé l’ensemble inégal, et globalement décevant. Quelques gags sont vraiment bons, d’autres m’ont fait sourires. Mais beaucoup ne m’ont pas convaincu.
Ça reste une lecture rapide, gentiment nunuche, pas désagréable. Mais je suis resté sur ma faim.
Note réelle 2,5/5/5.
Un shonen qui montre bien l'importance du dessin...
Alors c'est un manga qui fait partie d'un sous-genre du isekai: ceux qui montrent le héros revenir d'un monde de fantasy et il y en a peu de ce genre pour l'instant, alors c'est encore un peu original (la plupart du temps c'est plus une histoire du type des créatures fantastiques comme par exemple des elfes se retrouvent dans notre monde). Les auteurs ont la bonne idée de montrer ce qui arrive lorsqu'on a été emmené dans un autre monde lorsqu'on est jeune. Ça sert à quoi d'avoir sauvé un autre monde si dans le nôtre on se retrouve à 18 ans sans expérience de travail pertinent et avec pour seul diplôme l'école élémentaire ?
Évidemment, le personnage principal va finir par trouver un groupe secret de magiciens et va finir par les rejoindre. Honnêtement, si le scénario contient des stéréotypes typiques des mangas calibrés pour les ados, il est pas trop mal... Seulement le dessin est vraiment mauvais. Je suis surpris de voir qu'il y a deux dessinateurs, mais peut-être que le fait que c'est un travail à quatre mains explique la mauvaise qualité. La mise en scène n’est pas terrible. Les scènes d'action sont difficiles à suivre et les scènes d'humour tombent à l'eau, alors que les gags sont souvent bien trouvés. Ajoutons à cela qu'il y a du fanservice, mais les filles ne sont pas du tout sexy, la fille que le héros aime ressemble d'ailleurs à une poupée gonflable !
Franchement, si ça avait été des romans, j'aurais sûrement trouvé ça correct et mis une note moyenne. J'ai tellement pas accroché au dessin que j'ai abandonné au deuxième tome.
Delcourt réédite cette série en version colorisée, et annonce également la sortie des 3 tomes : L'affaire des hommes disparus, en premier lieu, puis L'ermite maudit et Le secret de la soucoupe qui devraient suivre ensuite. Le concept de la série est plutôt interessant et prometteur : Hobtown, petite ville de 2000 habitants au coeur des années 90, des lycéens forment un club des détectives amateurs et s'attèlent à résoudre les petits mystères locaux. Et ils seront évidemment en première ligne lorsque 6 hommes disparaissent mystérieusement en quelques mois.
Il s'ensuit une enquête sur plus de 300 pages. Forcément avec une telle densité il y a pas mal d'idées, qui se traduisent par pas mal de pistes à exploiter pour nos jeunes détectives. Et presque un peu trop en fait. L'histoire est dense, tout n'est pas assez clairement expliqué, quelques non dits parsement régulièrement les différents chapitres. Il y a quelques longueurs. Mais surtout tout n'est pas limpide. Beaucoup de personnages secondaires, certains raisonnements, certaines péripéties ne sont pas clairs et amènent un petit doute sur la compréhension globale de notre enquête. On se dit que telle petite ellipse est volontaire et qu'on aura des explications dans le chapitre suivant... mais en fait non, on ne reviendra pas dessus.
Il y a une très petite touche de fantastique (une des héroïnes à des sortes de prémonitions, tandis que par moment on nous suggèrent l'apparition d'une espèce d'homme nain, mi elfe mi on sait pas trop quoi). C'est pas hyper bien vu, ça sème le doute sur la plausibilité de notre histoire.
Tous ces petits démonl sont dommageable car une fois le récit terminé, on voit bien qu'il y avait de chouettes idées. Mais pas assez bien exploitées malheureusement, car pas mise en valeur par une narration un peu trop complexe par moment.
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Spécial animaux
Alors que je garde de l'affection pour la collection Les Meilleurs Récits du Journal de Spirou grâce à mes lectures de jeunesse, ce recueil-ci est trop inégal et, dans l'ensemble, décevant. La thématique autour des animaux reste assez vague : il peut s'agir aussi bien d'intégrer un animal comme simple élément d'intrigue que d'aborder réellement la condition animale, voire simplement de mettre en scène des personnages animaliers, ce qui n'apporte finalement pas grand-chose puisque ces personnages pourraient tout aussi bien être humains. Sur les sept histoires proposées, une seule m'a vraiment plu, les autres allant du moyen à l'anecdotique. Dans le détail : - L'île du Boumpteryx, par Ley Kip (pseudonyme regroupant Marcel Denis et André Franquin au scénario, avec Jidéhem et Jean Roba au dessin), est un récit d'aventure humoristique typique de l'école de Marcinelle des années 50. Les nombreuses péripéties, censées amuser, me paraissent aujourd'hui très datées, avec un ton très enfantin. J'aime néanmoins la bouille mélancolique de l'oiseau. - Mély-mélodrame, par Mitteï et Walthéry, dénonce de manière assez convenue et un peu naïve l'abandon des animaux de compagnie. Ce n'est pas mauvais mais encore une fois un peu trop enfantin pour moi. Le dessin est réussi, même si je préfère le trait de Walthéry à celui de Mitteï. - Cravate, héros de l'Aéropostale, par Wasterlain, est le fameux récit aux personnages animaliers dont je parlais plus haut. Le dessin est sympathique, mais l'histoire manque d'intérêt, ni vraiment drôle ni captivante, et est un peu trop bavarde. - Broussaille, de Frank et Bom, est pour moi la meilleure du lot : une histoire simple mais très belle, à la fois intelligente, bien menée et poétique. - Le Hérisson, par Malik, est trop anecdotique. Le propos sur la dureté imposée aux animaux sauvages par les humains est louable, mais le traitement comme le dessin assez réaliste ne m'ont pas enthousiasmé. - Sombre printemps, par Mitteï et Séron, est un court récit mi-conte mi-humoristique autour des coucous, qui s'oublie trop vite. - Le Long Voyage, par Desberg et Warnants, m'a séduit par son dessin, très réussi. En revanche, l'histoire, qui dénonce la capture et la vivisection d'animaux exotiques, m'a semblé assez plate, avec un message un peu simpliste et appuyé. Globalement, malgré quelques qualités graphiques indéniables et une ou deux bonnes idées, l'ensemble manque de consistance. Je n'ai réellement accroché qu'à Broussaille, là où le reste m'a laissé assez indifférent, voire déçu.
La Veuve blanche
Grace à la beauté du trait, j'ai lu tout l'album, mais les personnages étaient d'un vide ! L'héroïne m'a bien fait sourire quand elle a repoussé quelqu'un de plus jeune qu'elle en disant qu'elle n'avait pas envie de lui enseigner tant elle était ignorante et vide. Seul trait d'esprit, mais assez bien vu : tout le monde n'est pas pédagogue. D'un autre côté, rire dans le rire, tout le monde parait vide dans cette histoire… Bien sûr, les gens peuvent être fascinés par des gens qui ne sont rien de plus que beau, et même moins que cela, mais il me semble, problème problème, que le créateur est au service de son héroïne vide et le reste qui ne l'est pas moins. Et voilà ce qui arrive quand un créateur n'arrive pas à se critiquer, on n'est pas dans Les naufragés du temps…
K-Pop x Yakuza
Un autre manga avec une idée de départ bien débile; un dangereux yazuka devint fan d'un chanteur de K-Pop et cela va bien sur apporter des situations humoristiques. Ayant déjà lu plusieurs mangas du même genre j'étais en terrain connu: humour basé sur le contracte entre le dessin réaliste et les personnages qui disent ou font des trucs débiles, quiproquos, personnage sérieux mise dans des situations délirantes.....Parfois ce genre d'humour fonctionne sur moi, mais ici je n'ai pas trop accroché. J'ai souris quelques fois au début, mais très vite j'ai fini par trouver que c'était répétitif alors que seulement le premier tome est sorti ! Il faut dire que j'ai souvent trouvé le dessin un peu moyen lorsqu'il s'agissait de donner des expressions rigolotes aux personnages Ce qui ne doit pas aider est que je ne suis pas du tout fan de K-Pop. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants et les péripéties m'ont vite laissé indifférent. Un gros bof.
La Révolte sans précédent
Je n'ai pas emprunté cette BD au hasard, mon regard a été attiré par le bandeau en première de couverture : déjà 40 000 exemplaires vendus. Gloups... D'abord, en feuilletant l'album, je me suis dit : c'est destiné à un jeune public. Le dessin, avec ces animaux aux bouilles sympathiques dans un style caricatural et simpliste accompagné par des aplats de couleurs chaudes, m'a donc bien trompé. En effet, l'histoire de ces animaux qui se revoltent contre les humains prend une tournure plutôt adulte sur de nombreuses pages avec son vocabulaire un brin trivial par moment et par les nombreuses références qui le parsèment. Cet aspect de l'album, tantôt enfantin et tantôt adulte, est son point faible, car après lecture, je ne sais toujours pas à quelle catégorie de personnes le conseiller. Le récit est pauvre, sans surprises et il manque de nuances même si la dernière partie vient atténuer ce dernier rapproche. Les thèmes évoqués sont survolés et aucunes solutions n'est proposées (je mets de côté cette invasion de punaises de lit). Un humour potache (et pas drôle) accompagne ce bestiaire hétéroclite. Je ne comprends pas la présence de cet obsédé sexuel (ok, c'est un bonobo) et la plus-value qu'il apporte. Un gros bof pour cette rébellion qui m'a laissé indifférent. Je ne lirai pas le second opus.
Le Serpent majuscule
Je n'ai pas trop accroché à l'album. Dommage parce que j'ai bien aimé le dessin, bien dynamique comme je l'aime. La narration l'est aussi, on ne tombe pas dans l'adaptation de roman qui mets pleins de textes narratifs inutiles et on ne dirait même pas qu'on lit une adaptation. En fait, j'ai bien accroché au début et puis au fil des pages j'ai fini par décrocher. Le début est un peu déroutant avec cette vielle un peu folle qui tue un homme d'affaire important. Qui sont les commanditaires ? Ben on le sera jamais parce que le récit mets en vedette cette tueuse à gage particulière. C'est un des reproches que j'ai au niveau du scénario. Il y a des informations qui semblent important et au final ça va nulle part. Le meilleur exemple est qu'on a plusieurs scènes avec une mère qui habite avec son jeune fils qui cherche un emploi comme femme de ménage. À cause d'un quiproquos, la vieille sénile la tue et après une scène on ne voit plus jamais le fils qui a perdu sa mère. Toutes les tranches de vies avec ses personnages ne servent à rien, elle aurait pu juste apparaitre le temps de mourir et il y aurait aucune différence. À force de voir la mémé tuée tout le long, cela finit par tourner en rond et ce n'est pas vraiment drôle. On dirait le scénario de quelqu'un qui a regardé un film des frères Coen et qui a essayé d'imiter leur style.
La Soupe aux cadavres
Cet album de Foerster fait partie de ses premiers et cela se ressent assez nettement. On y retrouve déjà les éléments qui feront sa marque de fabrique, mais encore dans une forme un peu embryonnaire. Son univers est bien là : un noir et blanc très contrasté, des décors aux architectures improbables, des rues désertes, et toute une galerie de personnages difformes ou grotesques qui évoluent dans une atmosphère étrange, oscillant entre fantastique et humour noir. Mais graphiquement, son trait est encore assez rond et moins personnel que celui qu'il développera par la suite. Il n'a pas encore tout à fait trouvé cette signature visuelle très singulière qui marquera ses albums ultérieurs. Le dessin reste bon, mais il paraît moins affirmé que dans ses meilleures périodes. Les histoires souffrent aussi un peu de ce côté encore en rodage. On note par exemple plusieurs d'entre elles mettant en scène un hôtel particulier et un bossu qui y travaille, personnage récurrent qu'on ne reverra plus par la suite. Il y a quelques bonnes idées, mais l'ensemble est inégal et un peu décevant pour moi qui en ai déjà lu beaucoup de cet auteur. Plusieurs récits m'ont semblé trop bavards, comme si une idée de départ avait été étirée sur trop de pages. On finit parfois par vouloir aller directement à la chute pour savoir où l'auteur veut en venir, tant les planches intermédiaires donnent l'impression de tourner autour du pot. Plus largement, je me rends compte qu'à force de relire Foerster, une certaine lassitude finit par s'installer. À l'époque où je découvrais ses histoires dans Fluide Glacial pendant mon adolescence, cela faisait partie de mes pages préférées. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir trop assimilé les mécanismes et les concepts de ses récits, qui reposent souvent sur des variations assez proches. À force, cela donne un sentiment de répétition qui émousse un peu l'effet de surprise. Du coup, ce n'est clairement pas l'album le plus marquant de Foerster. On y aperçoit ce qui fera plus tard le charme de son univers mais ça manque encore un peu de densité et de précision. C’est plutôt une curiosité pour ceux qui s’intéressent à ses débuts, et un aperçu intéressant de son univers encore en formation.
Le Mec idéal, c’est possible !
Cet album est l'adaptation d'un bouquin destiné à donner une série de conseils aux hommes pour devenir le compagnon idéal, ou plutôt de dire aux femmes comment essayer de modeler leur mari selon leurs désirs. Et le résultat m'a surtout fait penser à un banal test de personnalité dans un magazine féminin. On y retrouve le même empilement de stéréotypes et de clichés faciles, simplement mis en scène sous forme de planches. L'humour repose presque entièrement sur ces caricatures de comportements masculins et féminins. On s'attend à un peu d'ironie histoire d'arracher un léger sourire, mais dès le début la mécanique devient répétitive. Comme le principe ne dépasse jamais vraiment ce jeu de clichés, j'ai eu l'impression d'avoir tout lu dès les premières pages, et la lecture à très vite tourné en rond. Les gags sont basiques, sans mordant et restent souvent au niveau de la plaisanterie convenue. Le dessin, de son côté, est techniquement correct mais ne m'a pas vraiment convaincu. Il est dans un style blog BD ou dessin de magazine féminin avec des décors vides au réduits au plus basique, et un trait presque trop fin qui lui donne un aspect un peu froid et sans personnalité. Rien de franchement mauvais, mais pas grand-chose non plus qui donne envie de s'attarder sur les planches. Au final, ce n'est pas catastrophique, mais l'ensemble est creux : un concept qui repose sur des clichés faciles, un humour qui tombe à plat, et un dessin propre mais sans âme.
Trempette dans l'Alcide
Alcide nous présente un nouveau recueil de strips, que j’imagine au préalable publiés sur Instagram et/ou Facebook pour la plupart (si j’en crois la page de garde). Tous les gags sont construits sur le même schéma, avec une image par page, avec quelques dialogues plus ou moins débiles ou décalés, et en dessous un commentaire décalant encore d’un cran l’ensemble. Avec un dessin minimaliste et statique (classique pour ce type d’humour), les gags jouent sur un humour con, absurde, accentuant les méprises, hors-sujets, multipliant les jeux de mots à deux balles et les réparties creuses. Je suis a priori preneur de ce type d’humour. Mais le créneau est passablement encombré, et il est de plus en plus difficile de surprendre pour les chutes (surtout que ces chutes sont essentielles pour que le gag fonctionne). Et là, j’ai trouvé l’ensemble inégal, et globalement décevant. Quelques gags sont vraiment bons, d’autres m’ont fait sourires. Mais beaucoup ne m’ont pas convaincu. Ça reste une lecture rapide, gentiment nunuche, pas désagréable. Mais je suis resté sur ma faim. Note réelle 2,5/5/5.
Profession Héros
Un shonen qui montre bien l'importance du dessin... Alors c'est un manga qui fait partie d'un sous-genre du isekai: ceux qui montrent le héros revenir d'un monde de fantasy et il y en a peu de ce genre pour l'instant, alors c'est encore un peu original (la plupart du temps c'est plus une histoire du type des créatures fantastiques comme par exemple des elfes se retrouvent dans notre monde). Les auteurs ont la bonne idée de montrer ce qui arrive lorsqu'on a été emmené dans un autre monde lorsqu'on est jeune. Ça sert à quoi d'avoir sauvé un autre monde si dans le nôtre on se retrouve à 18 ans sans expérience de travail pertinent et avec pour seul diplôme l'école élémentaire ? Évidemment, le personnage principal va finir par trouver un groupe secret de magiciens et va finir par les rejoindre. Honnêtement, si le scénario contient des stéréotypes typiques des mangas calibrés pour les ados, il est pas trop mal... Seulement le dessin est vraiment mauvais. Je suis surpris de voir qu'il y a deux dessinateurs, mais peut-être que le fait que c'est un travail à quatre mains explique la mauvaise qualité. La mise en scène n’est pas terrible. Les scènes d'action sont difficiles à suivre et les scènes d'humour tombent à l'eau, alors que les gags sont souvent bien trouvés. Ajoutons à cela qu'il y a du fanservice, mais les filles ne sont pas du tout sexy, la fille que le héros aime ressemble d'ailleurs à une poupée gonflable ! Franchement, si ça avait été des romans, j'aurais sûrement trouvé ça correct et mis une note moyenne. J'ai tellement pas accroché au dessin que j'ai abandonné au deuxième tome.
Les Mystères de Hobtown
Delcourt réédite cette série en version colorisée, et annonce également la sortie des 3 tomes : L'affaire des hommes disparus, en premier lieu, puis L'ermite maudit et Le secret de la soucoupe qui devraient suivre ensuite. Le concept de la série est plutôt interessant et prometteur : Hobtown, petite ville de 2000 habitants au coeur des années 90, des lycéens forment un club des détectives amateurs et s'attèlent à résoudre les petits mystères locaux. Et ils seront évidemment en première ligne lorsque 6 hommes disparaissent mystérieusement en quelques mois. Il s'ensuit une enquête sur plus de 300 pages. Forcément avec une telle densité il y a pas mal d'idées, qui se traduisent par pas mal de pistes à exploiter pour nos jeunes détectives. Et presque un peu trop en fait. L'histoire est dense, tout n'est pas assez clairement expliqué, quelques non dits parsement régulièrement les différents chapitres. Il y a quelques longueurs. Mais surtout tout n'est pas limpide. Beaucoup de personnages secondaires, certains raisonnements, certaines péripéties ne sont pas clairs et amènent un petit doute sur la compréhension globale de notre enquête. On se dit que telle petite ellipse est volontaire et qu'on aura des explications dans le chapitre suivant... mais en fait non, on ne reviendra pas dessus. Il y a une très petite touche de fantastique (une des héroïnes à des sortes de prémonitions, tandis que par moment on nous suggèrent l'apparition d'une espèce d'homme nain, mi elfe mi on sait pas trop quoi). C'est pas hyper bien vu, ça sème le doute sur la plausibilité de notre histoire. Tous ces petits démonl sont dommageable car une fois le récit terminé, on voit bien qu'il y avait de chouettes idées. Mais pas assez bien exploitées malheureusement, car pas mise en valeur par une narration un peu trop complexe par moment.