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La Baroque Épopée du monde qui ne voulait plus tourner

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Altek est le futur empereur d’Omnamül. Pourtant, ce tout jeune homme atypique ne rêve que de démocratie. Entre intrigues de cour, tentatives d’assassinat et un lourd secret intime, sa situation est précaire. Et brusquement, la veille de son couronnement, le monde s’arrête de tourner. Le froid s’installe d’un côté et la chaleur de l’autre, les habitants cherchent refuge dans la frange crépusculaire.


Auteurs italiens Christophe Arleston J'ai changé de sexe La BD au féminin Nouveautés BD, comics et manga

Altek, accompagné de l’impétueuse astrante Irliti Milti Tidzi, se retrouve envoyé contre son gré dans une quête impossible : trouver un moyen de faire repartir le monde.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Octobre 2021
Statut histoire Série en cours (prévue en 2 tomes) 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série La Baroque Épopée du monde qui ne voulait plus tourner

06/10/2021 | Ro
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

C'est une sympathique série de fantasy et de divertissement comme Arleston sait les imaginer. Le monde qu'il met ici en scène est relativement original puisqu'il est basé sur une technologie mélangeant technique et magie, mise au point par des maginieurs, mi-mages mi-ingénieurs. Cela donne un cocktail aux limites du merveilleux et du steampunk. Ses héros sont les enfants du défunt empereur qui attendent leur majorité pour accéder au pouvoir tandis que l'exécrable oncle régent tient les rênes de l'empire et ne souhaite rien d'autre que d'assassiner ces adolescents. Ses manigances semblent toucher à leur but quand, le jour même où Altek aurait dû devenir enfin empereur, le monde s'arrête de tourner, empêchant la cérémonie, et le futur empereur est envoyé par son oncle en périple de par le monde pour chercher le pardon des dieux. Il sera pour cela accompagné de son autre oncle, guerrier protecteur, de sa préceptrice, une savante énergique et très volontaire, et plus tard de deux voleurs rencontrés au détour d'une rue et qui ont découvert le secret d'Altek... qu'il serait en réalité plutôt une impératrice. Le dessin de Dana Dimat est tout à fait agréable. Il est parfaitement dans la lignée des publications précédentes d'Arleston, se rapprochant du style de Didier Tarquin pour Lanfeust de Troy. L'ambiance, les couleurs et les décors jouent aussi en ce sens : les amateurs de ces séries là ne seront pas dépaysés. La mise en scène par contre amène quelques surprises, avec une structure en courts chapitres avec pages de garde et titres à la Jules Verne, ainsi que plusieurs pages intermédiaires offrant au choix des illustrations, des pages d'explications sur le monde ou encore la famille du héros, le dialogue entre deux corbeaux plus ou moins narrateurs qui suivent les héros, ou encore des dialogues entre un narrateur invisible et l'un des personnages. Cette composition semble rappeler régulièrement que c'est une histoire que l'on lit et qu'il ne faut pas forcément la prendre au sérieux. Aussi original que ce soit, cela m'a sorti assez régulièrement du récit et je ne suis pas totalement amateur de cette méthode narrative. Pour ce qui est de l'intrigue, je l'ai trouvée très agréable. Les personnages sont bons et on a rapidement envie de les suivre. Le contexte de guerre froide entre les héros et le régent, où les deux camps savent qu'ils sont prêts à s'entretuer en permanence mais maintiennent officiellement les apparences, est assez amusant. Puis quand l'aventure commence pour de bon, elle est plutôt prenante, notamment grâce à la confrontation des personnages qu'elle oppose et allie. Le scénario reprend au passage quelques idées déjà vues ici et là, comme cette planète qui arrête de tourner et sa zone crépusculaire comme dans Le Monde d'Arkadi de Caza, ou encore ce fleuve qui passe de monde en monde et qui rappelle beaucoup le fleuve Thétys de Dan Simmons dans sa série Hyperion. J'ai par contre trouvé que certains passages étaient trop téléphonés et faciles, le pire étant cette page en fin de tome 1 où s'accumulent trois grosses facilités : le héros qui se débarrasse d'un geste d'un danger mortel, ce geste l'envoyant comme par hasard tuer net son puissant adversaire et en même temps les corbeaux trouvant un moyen assez peu crédible de montrer la route à prendre à la savante. Malgré ces quelques facilités et une légère impression de déjà-vu, j'ai lu cette BD avec plaisir car j'aime ce type de divertissement bien mené, bien dessiné et de bonne composition. J'attends toutefois de lire le second et dernier tome pour me faire une opinion définitive.

06/10/2021 (modifier)