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Lanfeust de Troy

Note: 3.98/5
(3.98/5 pour 164 avis)

Angoulême 2000 : Alph-Art jeunesse 9-12 ans (tome 7). L'histoire se déroule à Troy, monde fascinant, où la magie intervient dans le quotidien de tous. Chacun en effet possède un pouvoir, petit ou grand, plus ou moins utile. L'un a le don de figer l'eau en glace, l'autre le pouvoir d'émettre des pets colorés...


Angoulême : récapitulatif des séries primées Christophe Arleston Lanfeust Mag Le monde de Troy Les Roux ! On en parle... Séries à offrir aux jeunes ados Soleil

L'histoire se déroule à Troy, monde fascinant, où la magie intervient dans le quotidien de tous. Chacun en effet possède un pouvoir, petit ou grand, plus ou moins utile. L'un a le don de figer l'eau en glace, l'autre le pouvoir d'émettre des pets colorés... Lanfeust, est un jeune forgeron du village de Glinin. Il doit cette occupation à son pouvoir magique qui lui permet de fondre le métal d’un seul regard. Tout se passe pour le mieux jusqu’au jour ou le Chevalier Or-Azur, un noble des Baronnies d’Hédulie, arrive au village avec une son épée brisée. Il l'amène tout naturellement chez le forgeron pour la faire réparer. Mais celle-ci libère une magie inhabituelle quand Lanfeust la prend en main. Il s’avère très vite que le pommeau de l’épée du Chevalier est fait d’ivoire du Magohamoth, et que Lanfeust acquiert tous les pouvoirs magiques en sa présence. Soucieux de voir ce potentiel étudié, Maître Nicolède, le sage du village, décide d’emmener Lanfeust au Conservatoire d’Eckmül, le berceau des Sages. Les deux filles du sages insistent pour être du voyage. L'une, Cian, est la fiancée de Lanfeust. Elle est douce et sage. L'autre Cixi, est provocatrice et peste, et fait tout son possible pour embarrasser Lanfeust. En chemin, nos quatre aventuriers vont se faire attaquer par un Troll. Ce sont de redoutables bêtes sauvages, qui ne pensent qu'à tuer, manger et tout détruire sur leur passage. Heureusement, Maître Nicolede connaît un enchantement qui leur permet d'en faire un compagnon docile. Le troll Hébus(!) se joint donc au groupe et sera un allié précieux tout au long de l'aventure. Apres différentes embûches, ils arrivent enfin a Ekmül pour y rencontrer les sages du Conseil Restreint d’Eckmül, qui décide de le garder pour lui prodiguer un enseignement (et surtout pour garder un oeil sur lui). Nicolède, C’ian et Cixi repartent pour Glinin. Mais en chemin, ils sont attaqués par le vil Thanos, qui est en fait un ancien membre du Conseil Restreint d’Eckmül qui a mal tourné. Comme Lanfeust, le contact avec l'ivoire du Magohamoth lui donne un pouvoir absolu. Thanos va tout tenter pour s'emparer de l'épée magique. Mais si Lanfeust a de bonnes intentions, il n'en va pas de même pour Thanos. Il désire utiliser ce pouvoir pour conquérir Ekmul et Troy, et y régner en maître absolu. Lanfeust et Thanos vont s'affronter tout au longs des 8 tomes de la série. Leur combat va amener nos amis dans de nombreux pays inconnus. Un seul doit vaincre. Le combat sera rude jusqu'à la fin.

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1994
Statut histoire Série terminée (A lire aussi la suite : Lanfeust Des Etoiles) 8 tomes parus
Couverture de la série Lanfeust de Troy

24/04/2001 | Alix
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Par Ashibaal
Note: 1/5
L'avatar du posteur Ashibaal

C'est cucul, c'est concon, c'est bêbête et c'est débile, c’est Lanfeust de Troy ! Bon, je sais qu'on est supposé critiquer une série dans son entièreté, mais je n’ai pas réussi à aller au-delà du premier tome. Du cul, du cul, du cul. Entre le fessier rebondi de Cixi qui occupe le devant de la scène une planche sur deux et l’humour grivois omniprésent, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi graveleux. Alors certains vont reconnaître à demi-mots que c’est pas bien finaud, mais que voulez-vous mon bon Monsieur, il faut bien que jeunesse se fasse et puis on passe un bon moment, au moins c’est « facile à suivre » et on se prend pas la tête. Je suis très loin d’être un féministe enragé, mais soyons honnêtes deux minutes, cette BD est sexiste à en crever. Et ne venez pas me faire le coup de « oui mais Cixi est une femme forte et libérée qui n’a pas peur d’user de ses appâts gnagnagna », nan nan, elle est objectifiée à 200%. Et Ci’an n’est pas mieux traitée ; en fait, c’est pire qu’elles soient deux : on tombe dans le dichotomie sainte/pute. Je suis du reste scotché que presque aucun des commentaires ci-dessous n’aborde la question ; la représentation de la femme dans les comics (et les jeux vidéo), ça fait pourtant bien depuis 2012 qu’on en a parlé avec beaucoup de justesse. Même quand il s’agit de provoquer un troll, Lanfeust insulte sa virilité, le traite d’impuissant et de lopette (et une insulte homophobe, une !) ; qu’est-ce que c’est que ce troll qui n’ose même pas violer les deux belles pucelles que voilà ? Et c’est comme ça sur chaque page… Pour couronner le tout, l’univers a même un problème de cohérence interne avec la série dérivée Trolls de Troy ; ici, le troll fait toutes sortes de réparties piquantes et élabore des ruses complexes, comme faire le mort pour prendre l’ennemi à revers... A comparer avec les innombrables bourdes des Trolls de Troy, trop bêtes pour ne pas faire s’effondrer sur eux les fortifications qu’ils veulent abattre. Peut-être pire, il y a une vanne où Hebus est le seul à avoir repéré les bandits qui n’ont pas osé attaquer la troupe, et le troll de préciser qu’ils étaient « deux cent soixante-treize » ! On dirait Perceval qui connaît le nombre de pierres du château dans Kaamelott ! Les trolls de Troy en ahuris lunaires mais dotés de connaissances aussi insoupçonnées que farfelues ? Ah, et le dessin se paye le luxe d’être moche. Il paraît que ça s’améliore par la suite… quant à moi, je ne peux parler de ce que je connais. Pitié, ne mettez pas ça entre les mains de vos pré-ados. Et dire que c’est dans toutes les bibliothèques municipales de France… Dans le genre « high fantasy parodique pour ados », redécouvrez plutôt la série audio du Donjon de Naheulbeuk !

24/04/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5
L'avatar du posteur Seube

3/5 "Pas mal". J'aime bien l'héroïc fantasy et cette BD m'a fait passer un bon moment. L'humour est un peu bêta, très présent, pour autant j'ai suivi l'aventure jusqu'à la fin sans trop sourciller. Reste des situations que j'ai trouvées vraiment lourdes. Un récit en accord avec le titre, c’est bien Lanfeust qui porte la BD sur l’ensemble des tomes. Hebus est la solution facile pour sortir du guêpier. A eux deux, ils atteignent le QI d’une huître, pour autant ils avancent dans leur quête sans grand difficulté. Cette BD ne vise pas à avoir des personnages nuancés et le scénario n’aura rien de compliqué. Pourtant, ça tient bien la route (à part le tome 7, passé les premières planches je me suis un peu ennuyé) On se laisse entraîner dans les aventures de la troupe et on prend plaisir à découvrir l’univers très riche du début à la fin. Les monstres fantastiques sont amusants et créent des situations originales. Le récit principal est aussi accompagné de scènes anecdotiques divertissantes (voir très drôles: ce dialogue sur la plume entre un valet beauf et un baron romantique dans le tome 7, page 43... J'ai ri). Les dessins ont du détail c'est sympa, et l'ensemble est agréable, peut-être grâce aux couleurs aux tons vifs et assez variés. Les planches sont bien foutues, le dessinateur est friand des scènes rectangulaires et d’y insérer 1 ou 2 cases pour zoomer sur un visage ou une scène. Ca anime autrement tout en gardant une lecture fluide, pas mal du tout. Hebus sera le personnage qui m’a le plus plu. Cixi devient enfin intéressante dans le 2nd cycle. D’un point de vue général, j’ai bien aimé suivre la troupe et les personnages rencontrés sur leur chemin. Mais il y a un couac qui m'a gêné tout du long... Globalement, c'est un humour sans finesse qui m’a rarement fait rigoler, mais bon, ça reste récréatif. Le vrai problème, c'est qu’il y avait régulièrement des situations beaufs, voir misogynes, au-delà de l’humour. Dans le 1er cycle (T1 à T4), les femmes sont vraiment vues comme encombrantes. Elles sont faibles sans le mâle alpha, elles ne servent à rien aux combats et jouent les infirmières à répétition. En dehors de la baston, nous avons une allumeuse-capricieuse ou une biche tendre qui veut la triplette mariage/maison/enfant. Y’en a une qui coud des bottes, une autre qui veut faire les boutiques… Et puis les hommes lubriques sont des biceps sur pattes, évidemment. C'que je pense, c'est qu'il faut rire de tout, mais que tous ces stéréotypes noircissent le tableau... Je trouve ça même un peu navrant de faire lire ça à des ados. Dans le 2nd cycle (T5 à T8), la position de la femme évolue… radicalement pour Cixi (qui a toujours eu l’âme indépendante), pas beaucoup pour C’ian mais ça s'arrange par la magie du scénario. D'ailleurs, le scénario du 2nd cycle a dû être écrit après avoir fini le 1er parce-que je ne vois pas le moindre indice qui laisse à penser que Cixi évoluera ainsi. Mais peu importe, en ce qui me concerne, les derniers tomes viennent sauver l’image de cette série. C'était moins une! Je ne chercherai pas à posséder Lanfeust de Troy, ni à m'aventurer sur toutes les histoires parallèles de Troy. Mais la lecture était agréable et l'aventure sympa à suivre. Pour l’acheteur potentiel, je conseille d’emprunter le 1er tome histoire de voir si l’humour convient. Si suffisamment, vous passerez sûrement un bon moment jusqu'au bout... Mais ne pas s'attendre à une série culte non plus

24/03/2021 (modifier)
Par DCD
Note: 3/5
L'avatar du posteur DCD

J'ai découvert cette série dans une chambre d'étudiant en médecine, qui me logeait le temps d'une visite chez ma sœur, après avoir dévoré une bonne fondue. Le rapport ? Ayant du mal à digérer et donc à dormir, j'ai cherché de quoi m'occuper et ai commencé à la lire. Son humour particulier, il est vrai aussi lourd que ma fondue, son dessin et son univers m'ont de suite plu, au point que je me suis réveillé tôt pour lire les autres tomes disponibles avant de rendre la chambre (et non la fondue). Plus tard, j'ai acheté tous les tomes (ce qui est très rare chez moi), et je les relis de temps à autres. Elle ne fait pas partie de mes meilleures bandes dessinées, surtout que je n'ai pas aimé l'idée d'une suite, que je qualifie de mercantile, puisque les 8 tomes de la série débouchaient sur une bonne fin. Peut-être offrirai-je un jour à mon fils les Lanfeust des Etoiles comme je lui ai offert "Lanfeust de Troy" ? A voir. Quant à cette série, elle est à lire au moins une fois.

25/11/2020 (modifier)

Je note Lanfeust de Troy, des Étoiles et Odyssey comme une seule et même série. Non pas que je considère que le découpage en cycles soit dénué de sens, mais je trouve finalement qu'il serait dommage de se cantonner à celui de Troy et de ne pas lire les deux suivants par exemple. Chaque cycle, chaque album, enrichit l'univers et renforce le caractère des personnages (sauf celui du héros, héhé !). En refermant le dernier tome de Lanfeust Odyssey (qui sera bel et bien le dernier cycle, dixit les auteurs), je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de séries que j'avais suivies avec la même passion durant tant d'années, avec le même plaisir toujours renouvelé à chaque sortie et en me poilant toujours autant, et ce sur pas moins de vingt-six tomes ! Pour résumer mon avis sur les différents cycles, Troy est une grande aventure avec un grand A, drôle et épique; les Étoiles est mon cycle préféré, cela faisait bizarre au premier tome mais j'ai accroché dès le second, un space opera loufoque où les références et les conneries se bousculent au gré des sauts de planète en planète, avec une véritable évolution de Cixi, personnage le plus charismatique de la série avec le troll Hébus; vient enfin Odyssey qui, après un démarrage un peu raté sur les deux premiers tomes auxquels les auteurs ont finalement su trouver une utilité (géniale !), à partir du troisième tome le cycle a retrouvé tous les ingrédients des deux précédents et en a mélangé différents éléments de manière tout à fait savoureuse. Une BD culte qui a à mon sens marqué l'Histoire de la BD. Les notes détaillées des albums : 1. L'Ivoire du Magohamoth **** 2. Thanos l'incongru **** 3. Castel Or-Azur ***** 4. Le Paladin d'Eckmül ***** 5. Le Frisson de l'Haruspice ***** 6. Cixi Impératrice ***** 7. Les Pétaures se cachent pour mourir ***** 8. La Bête Fabuleuse ***** 9. Un, Deux... Troy ! **** 10. Les Tours de Meirrion ***** 11. Les Sables d'Abraxar ***** 12. Les Buveurs de Mondes ***** 13. La Chevauchée des Bactéries ***** 14. Le Râle du Flibustier ***** 15. Le Secret des Dolphantes ***** 16. Le Sang des Comètes ***** 17. L'Énigme Or-Azur - Première Partie ** 18. L'Énigme Or-Azur - Seconde Partie ** 19. Le Banni d'Eckmül ***** 20. La Grande Traque ***** 21. Le Piège des Sables ***** 22. Le Delta Bilieux ***** 23. La Méphitique Armada ***** 24. Tseu-Hi la Gardienne ***** 25. Le Stratège Ingénu ***** 26. Un Destin Karaxastin *****

25/09/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ju

Je me suis mis à Lanfeust tardivement. Peut être trop d'ailleurs. Je n'étais pas particulièrement friand d'héroïc fantasy, que j'ai d'ailleurs plutôt lue à travers des mangas. Mais récemment je me suis dit que j'allais tenter le coup. Les dessins font le job, sans plus pour moi, ça reste quand même assez agréable. L'intrigue n'est pas dénuée d'intérêt, ce n'est pas d'une originalité folle mais ça fonctionne : le bon petit gars qui se découvre un don incroyable et doit sauver le monde, accompagné de ses potes. Les personnages sont plutôt cools. À part Lanfeust qui reste assez banal, les autres sont plutôt bien pensés. C'ian et Cixi sont des caricatures sur pattes, chacune dans leur genre, mais leur opposition les rend intéressantes et prête à sourire à maintes reprises. Thanos est un méchant plutôt classique mais sans fausse note : il est détestable en tout point et m'a donné froid dans le dos. Enfin le troll Hebus est le parfait compagnon de Lanfeust, Obélix version poilue, avec un goût prononcé pour la ripaille et la bagarre. L'aventure de Lanfeust et ses compagnons dure 8 tomes. Ca s'étire un peu mais je trouve que pour le coup les auteurs n'ont pas trop tiré sur la corde, ça s'arrête au bon moment. Un récit assez plaisant donc, mais qui ne m'a pas non plus incroyablement enthousiasmé, au contraire, par exemple, des premiers albums de Trolls de Troy, que j'ai préférés à Lanfeust. Mais cette dernière série tient la longueur et s'est arrêtée au bon moment, contrairement à sa dérivée. Au final j'en viens à regretter de n'avoir pas lu cette bd plus tôt, vers 13 ou 15 ans car je pense que ça m'aurait vraiment plu. Ca reste pas désagréable. Je ne conseille pas spécialement l'achat, mais au moins la lecture. Personnellement j'ai emprunté et ça me va bien. Dans le genre je préfère acheter La Quête de l'Oiseau du Temps.

15/02/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’avise cette série longtemps après le déferlement critique et médiatique dont elle a pu faire l’objet. En effet, elle a donné naissance à une sorte de franchise, où ont été usées jusqu’à la corde les idées présentes dans le cycle inaugural. J’ai lu – en partie seulement pour certaines – quelques-unes des séries dérivées de cet univers, avec immanquablement la déception qui me stoppait plus ou moins rapidement. En tout cas, « Lanfeust de Troy » a « lancé » ses auteurs, et les éditions Soleil dans la foulée, et connu un très grand succès (commercial s’entend). C’est donc, par certains côtés, une sorte de série culte, même si ce n’est pas du tout dans cette catégorie que je vais la ranger. L’ayant lue pas mal de temps après sa publication et le battage dont elle a pu faire l’objet, c’est avec assez de recul que je vais donner mon avis. D’abord, il faut dire qu’elle s’adresse plutôt – même si pas exclusivement en fait – à de jeunes ados, je pense. Ensuite, replacée dans son contexte, et en faisant abstraction des nombreuses suites ou copies qui l’ont suivie ou qui s’en approchent (que ce soit chez Soleil ou ailleurs, par exemple dans la collection Terres de Légendes chez Delcourt), ces huit albums sont pas trop mal fichus. Les personnages sont assez typés, sans trop de nuance, que ce soit Lanfeust, héros malgré lui (même succès « involontaire » auprès de la gente féminine, ce qui finit par en faire un bellâtre à la personnalité faible), les deux sœurs qui lui tournent autour (sa « fiancé » C’ian, très classique, et Cixi l’obsédée sexy et peu farouche) avec leur vieux sage de père, ou le Troll Hébus (sorte d’Obélix ne pensant qu’à taper et à bouffer). Et l’inévitable méchant, Thanos, qui n’a de cesse de contrecarrer les projets de Lanfeust et de sa petite troupe. La série puise un peu partout des références (Zorro, Tarzan, King Kong, etc), glisse un maximum de clins d’œil à la culture populaire. On massacre à tour de bras, le sang gicle, mais dans la bonne humeur, sans que la tension ne monte beaucoup. Cette bonne humeur, des jeux de mots (surtout sur les noms de personnages, mais pas que) tentent de l’entretenir, avec plus ou moins de bonheur. C’est cela qui fait la force et la faiblesse de cette série : c’est distrayant, on ne se prend pas la tête, mais dessin et intrigue finissent par devenir passe partout, ne « marquent pas » – en cela la renommée de cette série est de mon point de vue inexplicable. J’avoue que l’intérêt diminuait quelque peu dans les deux/trois derniers tomes. Et les happy ends amoureux du final ne m’ont pas non plus enthousiasmé.

03/01/2017 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Et tiens, si je me refaisais Lanfeust pour voir comment ça a vieilli ? Ba oui, le temps passe vite ma bonne dame et cette série, créfieu !, elle a déjà passé les 20 ans d'âge ! Et bien, ma fois ça reste une très bonne série, même si j'en gardais encore un meilleur souvenir. C'est vrai qu'à l'époque, ça avait redonné un petit coup de fouet et de fraicheur à la fantasy qui s'endormait mollement sur ses acquis. Si cet aspect novateur a pris un peu de plomb dans l'aile avec toute la déferlante du genre qui a suivi, elle a au moins eu le mérite de remettre la fantasy sur les rails du succès et de lui redonner une vitalité qui lui faisait défaut, avec ce petit côté "j'me prends pas au sérieux" pas désagréable en soi :) Car ce qui fait la réussite de cette série, au delà d'un univers riche et foisonnant, c'est son humour et ses calembours qui s'égrainent au fil des noms propres et les références (qui commencent un peu à dater pour certaines) plus ou moins explicites à des personnes réelles. Toutes n'ont pas la même subtilité, mais ça donne lieu à des dialogues et des répliques pas piquées des hannetons ! Si les personnages ne brillent pas par leur originalité dans leur ensemble, on a quand même le Troll Hébus qui remonte sérieusement le niveau et donne toute sa saveur et sa "subtilité" à cette série, donnant lieu à des scènes épiques et mémorables. Mais certains personnages secondaires finissent par trouver une place de choix et se révélés intéressant tome après tome. Quant au dessin de Tarquin, ma fois il vieillit plutôt bien, même si certains côtés anguleux des personnages auraient demandé à être un peu plus assouplis. Mais j'ai apprécié ses paysages, et la richesse de la faune et de la flore qu'il développe aux quatre coins de Troys, dans des contrées très inspirées de notre bonne vieille Terre, mais toujours avec des touches très personnelles et débordantes d'imagination. Bref, Lanfeust, même passé ses 20 ans, garde toute sa fraicheur et donne lieu à un réel plaisir de lecture au fil des 8 tomes qui composent cette saga

23/06/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Fanfan Villeperdue

Ça faisait quelques années que je n'avais pas relu la série des Lanfeust et, si ça reste sympa, je me suis un peu moins marré que dans mes souvenirs. Il y a clairement de bonnes idées : le fait que chaque habitant possède son pouvoir magique petit ou grand, le système des sages de campagne, etc. D'ailleurs, cette idée des pouvoirs individuels pourrait être un chouïa plus exploitée à mon avis. J'ai aussi apprécié que, contrairement à plein d'autres œuvres de fantasy, y compris dans des univers plus "sérieux", les auteurs cherchent un minimum de cohérence, notamment en réfléchissant aux différentes implications d'un même pouvoir magique. Par exemple, celui de Cixi, qui permet de changer l'eau en vapeur ou en glace, permet pas mal d'autres trucs funky (avec le sang par exemple). Ça évite au lecteur d'avoir une réaction légitime hélas trop courante : "Putain mais bordel, pourquoi il/elle fait pas ça là ? Avoir le pouvoir magique truc, c'est pourtant trop évident !". Le personnage le plus drôle est évidemment le troll Hébus (d'ailleurs j'avoue à ma grande honte que j'adore ce genre de calembour hâtif :)). Le chevalier Or-Azur est aussi très drôle à quelques (trop rares) moments. Enfin, le découpage et la mise en scène sont bons, ce qui rend la lecture plaisante. Il y a surtout quelques phrases qui m'ont fait franchement rire, dans les répliques ou les voix off, mais hélas de façon trop épisodique et, je crois, surtout au début et à la fin de la série. Sur les tomes du milieu, j'ai eu l'impression d'entrer un peu en mode "lecture automatique", où, bon, c'est pas désagréable, mais trop peu d'éléments retiennent vraiment mon attention. Dans le registre des critiques, le fait que toutes les jolies nanas du coin (les deux sœurs, la gitane Falordelle) tournent autour de ce nigaud de Lanfeust m'a semblé un procédé un peu facile pour plaire au lectorat mâle hétérosexuel adolescent (ou pas). Plus généralement, la série fluctue autour de ma limite d'acceptation sur les questions du genre, le second degré me rendant plus ouvert mais n'excusant pas tout. Par ailleurs, à quelques moments, j'ai senti certaines influences un peu trop présentes, comme La Quête de l'Oiseau du Temps (sur des visuels surtout), Astérix (pour certains traits d'humour, notamment certaines similitudes entre Hébus et Obélix, même si ces deux personnages ont des différences évidentes ; mais aussi les gags avec le personnage de l'haruspice qui font parfois trop penser au Devin) et même Tintin (le sergent Garzia et son caporal, insupportables, qui singent les Dupondt). Globalement, comme les scènes de baston ne me passionnent pas plus que ça, j'aurais préféré que la série comporte plus de répliques cultes comme celles qui m'ont franchement fait rire, ou qu'elle soit plus onirique sur le côté exploration de l'univers. Ceci dit, j'ai quand même passé un agréable moment. J'aurais clairement mis 4 étoiles au premier tome, mais pas pour l'ensemble. À offrir à un adolescent, peut-être. Mais dans le genre heroic fantasy, je conseillerais d'abord La Quête de l'Oiseau du Temps, Le Grand Pouvoir du Chninkel ou Thorgal (bon, qui n'est pas exactement de l'heroic fantasy mais quand même). Et dans le genre "aventures humoristiques" (l'autre genre dont Lanfeust pourrait se revendiquer), Astérix ou De Cape et de Crocs sont évidemment incomparables. P.S. : comme d'autres posteurs, je préfère Trolls De Troy qui est assez drôle, en tout cas les premiers tomes.

08/05/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Remettons nous dans le contexte de l'époque, en un temps ou ce type de bande n'existait pratiquement plus. D'héroic-fantasy nous étions privés! La Quête de l'Oiseau du Temps, "Les légendes des contrées oubliées", tout cela commençait à dater. Et Lanfeust est arrivé avec son univers très riche, peuplé de sorciers, de créatures bizarres et de multiples rebondissements. Ajoutons un dessin à mi chemin du réalisme avec des couleurs qui pètent, un humour basique mais ancré dans des références connues de tous et vous obtenez le succès éditorial que l'on sait. Mais, car il y en a un, Lanfeust reste tout de même très basique, au bout d'un moment ça tourne un peu en rond, on se dit qu'il est temps que l'histoire se termine. Alors, abreuvé dans ma jeunesse au Howard, Moorcock et autre Tolkien je ne pouvait trouver Lanfeust qu'un peu au ras des pâquerettes. Je sais qu'il faut sans doute prendre tout cela au second degré mais après trois ou quatre albums j'ai un peu de mal. Je laisse cette série et sa lecture à son public, elle est juste bien si on la considère comme un bon moyen de passer ensuite à autre chose. Elric chez Glénat?

02/11/2014 (modifier)

S'il y a bien une série qui m'a fait découvrir la nouvelle vague bd (celle qui débute dans les années 90), c'est bien Lanfeust de Troy, qui peut être considéré comme la matrice du succès de la maison d'édition Soleil. Pour tout dire, avant que mes mains ne se posent sur ce petit phénomène d'édition ma culture bd se bornait grosso modo aux ultraclassiques (Astérix, Tintin, les Schtroumpfs, Spirou, Lucky Luke, Blake et Mortimer...) et aux séries à succès de Van Hamme (le tryptique Thorgal-XIII-Largo Winch). Mais Lanfeust a tout changé. Cette série a bercé mon adolescence, au même titre par exemple que Harry Potter. Je me souviens encore quand, chaque semaine lorsque ma mère me refilait mon argent de poche, je cavalais jusqu'à en perdre mon souffle vers la Fnac près de chez moi pour m'acheter un des tomes de la saga. En tenir un dans mes mains à cette époque me procurait un émerveillement comparable à celui de l'archéologue qui tiendrait entre ses doigts le Saint-Graal tant recherché. Alors oui, c'est sûr, si j'analyse Lanfeust de Troy avec mon regard critique et adulte d'aujourd'hui, comme le font quelques rabat-joie dans les commentaires précédents, les défauts sautent au yeux. L'humour un peu lourdaud, d'abord, mais pas seulement. L'intrigue aussi, qui, si on reste objectif, ne révolutionne pas franchement le genre. Mais quand même, si l'on se donne la peine de regarder les choses sous un autre angle, Lanfeust de Troy c'est tout autre chose. Le souffle épique, la sensation de grande aventure, les paysages saisissants, les affrontements dantesques, les second rôles tous attachants (aaah Hébus!! Héééébus !), la magie et son système complexe, l'explosion d'hémoglobine... tous ces atouts forment à mes yeux les ingrédients d'une oeuvre immense, cohérente et passionnante, qui m'aura offert un grand plaisir de lecture comme rarement j'en ai ressenti dans mes années collège. Une saga culte, donc, incontournable, qui sied mieux à un lectorat jeune mais qui peut tout à fait plaire à des adultes vaccinés de tout sectarisme.

10/10/2014 (modifier)