Les derniers avis (6 avis)

Couverture de la série Les Damnés de l'or brun
Les Damnés de l'or brun

Cette série se place délibérément dans les traces de « Les maîtres de l’orge ». Une préface « de copain » de la part de Van Hamme dans le premier tome, et bien sûr Vallès au dessin. Et aussi la volonté de dresser une sorte de portrait de famille sur plusieurs générations/décennies, autour dune industrie agroalimentaire (ici le chocolat remplace la bière du « Maître des orges ». et, comme pour « Les maîtres de l’orge », un épilogue (ici 8 pages de « dossier et textes au lieu d’un tome complet) comble les trous entre les périodes, et poursuit la généalogie (présentée en deuxième de couverture). Mais, au final, j’ai eu le même ressenti décevant sur cette série que pour « Les maîtres de l’orge ». Même si j’ai apprécié que l’intrigue ne s’étire pas autant et soit resserrée sur trois tomes. Et si aussi elle s’enrichit de plusieurs arrière-plans politiques : les luttes indépendantistes au Brésil dans le premier album, et comme fil rouge sur toute la série les débats/luttes autour de l’esclavage et de sa suppression. Cela densifie certes un peu l’intrigue – lisible au demeurant. Mais jamais elle ne m’a passionné, ou complètement intéressé. Le dessin de Vallès est très classique. Un chouia figé, il passe très bien. Mais l’histoire est décevante. Traitée en trois parties/albums, traversant le XIXème siècle (chaque partie est séparée de la précédente d’une trentaine d’années), elle escamote très rapidement les tensions nées dans chaque épisode. Surtout tout semble trop téléphoné, manque souvent de fond et de crédibilité. Dès le départ, les deux frangins que les premières pages montrent complices, se divisent violemment en quelques instants au point de vouloir la mort de l’autre ! Et les rebondissements sont souvent trop prévisibles (voir le cheminement du deuxième album), ou alors artificiels (les brouilles entre personnages – de celle des deux frères au début à celle d’Idalina et Philippe dans le dernier tome – ou alors le happy-end), sans que l’intrigue, la personnalité des personnages ne soient vraiment fouillées. On ne s’attache donc ni à l’une ni aux autres. Enfin, tous les – nombreux – passages présentant les procédés de fabrication du chocolat, les différentes variétés de cacao, voire l’intérêt d’acheter des chocolats issus du commerce équitable (car l’histoire est présentée comme un flash-back, une vendeuse d’une boutique équitable raconte à un acheteur curieux l’histoire de ses « ancêtres » et du chocolat) sont généralement intéressants, mais sont aussi un peu trop didactiques et alourdissent parfois la narration. Bref, rien de honteux, certains lecteurs peuvent largement y trouver davantage leur compte que moi, qui ai suivi cette « saga familiale » de loin, sans réellement me passionner pour cette famille. Note réelle 2,5/5.

01/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Nero (Mammucari)
Nero (Mammucari)

Le premier tome est celui qui m’a le plus séduit et convaincu. Rien d’extraordinaire, mais de l’aventure historique (en Terre sainte » aux temps des croisades) plutôt dynamique, avec un dessin globalement bien fichu (la colorisation m’a moins convaincu). Mais j’ai bien moins accroché à la suite. Ça reste dans du déjà vu : des séries faisant arriver une grosse dose d’ésotérisme, de légende biblique et de fantastique (ici autour des Djinns) dans cet univers médiéval fantastique, il y en a eu déjà pas mal (Le Troisième Testament en tête), et ça ne m’a pas toujours convaincu. Ici, plus que le charabia pseudo ésotérique, c’est la trop forte de dose de fantastique qui m’a rapidement soulé. D’autant plus que si elle est presque absente du premier tome, elle envahit le suivant, pour totalement phagocyter le troisième et dernier. C’est d’autant plus étonnant que ça nuit paradoxalement au rythme. En effet, si la série joue surtout sur de l’action (outrancière, avec des combats trop présents, des facilités – notre belle héroïne de la secte des Assassins massacre à elle toute seule avec deux couteux des dizaines d’hommes armés d’épées par exemple), les deux derniers tomes voient cette action se diluer dans un délire pyrotechnique (et là la colorisation artificielle ne me convient pas). Il ne s’y passe finalement pas grand-chose. Du coup, avec peu de texte, une intrigue minimaliste, ça se lit rapidement, malgré une pagination conséquente. Ça se laisse oublier rapidement aussi je pense.

01/04/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série La Jeunesse de Blueberry
La Jeunesse de Blueberry

Je ne fais pas partie des inconditionnels de Blueberry dont je n'ai lu que quelques albums dans les années 80. J'ai redécouvert le personnage dernièrement avec Sur la piste de Blueberry, j'ai donc voulu en connaître plus sur les origines de ce cow-boy et me suis par conséquent penché sur cette série. Série qui m'a laissé un goût amer, j'ai arrêté les frais avec le tome 13 (Il faut tuer Lincoln). Les premiers albums sont réalisés par les créateurs du personnage : Charlier et Giraud. Ni l'un, ni l'autre ne m'ont convaincu. Des premiers albums où se succèdent de petites histoires sur les origines de Blueberry et de son Sud natal. Rien de bien folichon, c'est très banal et souvent peu crédible. Le dessin est brouillon et manque souvent de lisibilité (la colorisation n'y est pas étrangère). On est très loin de ce qu'il produira en tant que Moebius. Puis arrive Corteggiani au scénario, il ne fera pas mieux que son prédécesseur avec presque toujours la même trame : infiltrer les lignes sudistes pour réaliser des missions impossibles de sabotage ou de vol de bétail. C'est répétitif et la crédibilité n'est pas le point fort des récits. Après Giraud, c'est au tour de Wilson de prendre les crayons pour croquer les aventures de Blueberry, il copie le style de Giraud pour le même résultat : bof. Puis, pour terminer, place à Blanc-Dumont pour un changement de style radical, mais personnages et décors sont peu agréables à contempler. Le seul intérêt de cette série c'est qu'elle est ancrée en pleine guerre de Sécession et permet de s'instruire un peu sur cette période historique. Dispensable.

01/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Star Hawks
Star Hawks

Lancée aux États-Unis en 1977 (l'année de Star Wars), il s'agit d'une space-opera qui cherche à tirer parti du succès récent du genre. Le scénario de Ron Goulart, assez simpliste, se laisse lire. Mais les dessins de Gil Kane sont à leur meilleur niveau, les vaisseaux spatiaux et les mondes extraterrestres constituant le point fort. Étant une nouveauté à l'époque, aujourd'hui ce n'est pas indispensable et il s'agit surtout d'une curiosité historique. Je préfère les versions noir et blanc, plus proches de l'édition originale.

31/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 2/5
Couverture de la série Shangri-La
Shangri-La

Shangri-La de Mathieu Bablet est une lecture ambitieuse mais j'ai quelques réserves sur l'exécution. L'univers est la vraie force de l'album. Une station spatiale gigantesque, gouvernée par une corporation omnipotente, où la société de consommation a atteint son point de saturation et où des animaux génétiquement modifiées sont reléguées à un statut inférieur. Bablet construit un monde cohérent et oppressant, qui interroge avec efficacité l'esclavage moderne, la hiérarchie entre les vivants et notre rapport à la consommation. Sur le plan des idées, la BD est stimulante. Visuellement, le travail est impressionnant. Les décors de la station, son architecture, ses panoramas écrasants contribuent fortement à l'immersion et témoignent d'une vraie maîtrise de la mise en scène spatiale. Les limites sont ailleurs. Les visages des personnages manquent de singularité, ce qui génère parfois de la confusion dans le suivi de l'action. Quant à l'écriture, malgré une narration qui ne s'appesantit pas, certains passages sonnent lourd et freinent le rythme, au point que la lecture m'a demandé plusieurs reprises pour aller au bout. Shangri-La s'adresse avant tout aux amateurs de science-fiction, qui seront sensibles à sa vision du futur et à la densité de ses thèmes. Les autres y trouveront un univers fort, mais une expérience de lecture qui ne tient pas toujours ses promesses.

30/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Bat Mad
Bat Mad

J’espérais être surpris positivement avec cet album … malheureusement ce ne fut pas le cas, vous pouvez passer votre chemin. J’admets que l’exercice du strips/gags est difficile mais ici la plupart du temps, c’est soit très convenu, soit tout simplement pas drôle. Dommage car la partie graphique convient bien à ce registre et hormis quelques gags qui font (vraiment) mouches, le reste est d’une telle platitude que ça vous laissera de marbre. J’ai eu l’impression d’un travail de commande où il fallait abattre du gags en très peu de temps. Bof bof donc.

30/03/2026 (modifier)