À mi-chemin entre le blog BD et le strip comics, Le Monde à Malec raconte pêle-mêle le quotidien de son auteur, parti vivre a Tokyo avec sa femme coréenne, son travail, les chocs culturels, Internet et une multitude de digressions plus ou moins liées à ces thèmes. Il en découle une accumulation de tranches de vie, de strips et de récits courts, sans véritable colonne vertébrale narrative.
Le dessin est volontairement simple et caricatural, très expressif, avec une mise en page libre. Le format paysage évoque clairement le strip, et l'album en contient d'ailleurs plusieurs. L'énergie graphique est indéniable : ça bouge, ça se lit sans effort et l'ensemble reste clair. En revanche, cela ne cherche jamais la finesse ni la sophistication visuelle. On est sur un registre de blog BD humoristique.
Côté scénario, c'est là que mon avis se divise nettement. Comme évoqué plus haut, l'ensemble est très foutraque. On trouve parfois quelques fragments du quotidien et, plus rarement, des passages réellement consacrés à la vie au Japon. Mais l'album accumule surtout les digressions, les dialogues de couple, les prises de position sur la société et de nombreux extraits issus d'anciennes publications internet de l'auteur. L'humour se veut décomplexé, cynique et souvent autoréflexif, avec quelques brisages du quatrième mur.
Malgré cela, l'ensemble m'a laissé une impression de vide assez persistante. Beaucoup de gags reposent sur un humour potache, volontiers vulgaire, fréquemment scato, ou sur des stéréotypes qui finissent par lasser. La relation avec Kirika, présentée de manière très infantilisante, n'apparait ni touchante ni réellement signifiante, tout au plus anecdotique.
Malgré un cadre théoriquement riche (Tokyo, expatriation, différences culturelles, monde de l'animation), l'album en exploite très peu les possibilités et survole ces sujets de manière trop superficielle. L'auteur semble avoir finalement peu de choses à dire au-delà de lui-même, sans jamais chercher à dépasser l'anecdote ou le gag immédiat. J'y ai donc surtout vu un exercice autocentré, effleurant des thèmes intéressants mais s'attardant trop longuement sur des considérations mineures et sur un humour qui ne m'a jamais fait décrocher un sourire.
Bd bien surévaluée. Dessin, arrive à rendre un chat moche et banal, comme on jetterait un diamant dans la boue. Gag ? Rien de génial, qu'est-ce qu'on descend par rapport à tant de séries comiques… On s'ennuie à cause d'une banalité pompeuse, moche et sans mouvement. Les couleurs sont aussi grises que l'humour passe-partout.
L'auteur est bien meilleur comme invité à la télé, je pense que c'est la raison pour laquelle une bulle spéculative comme des dessins nuls et des gags passables où il s'écoute parler ne crève pas. Lises plutôt Calvin et Hobbes !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Monde à Malec
À mi-chemin entre le blog BD et le strip comics, Le Monde à Malec raconte pêle-mêle le quotidien de son auteur, parti vivre a Tokyo avec sa femme coréenne, son travail, les chocs culturels, Internet et une multitude de digressions plus ou moins liées à ces thèmes. Il en découle une accumulation de tranches de vie, de strips et de récits courts, sans véritable colonne vertébrale narrative. Le dessin est volontairement simple et caricatural, très expressif, avec une mise en page libre. Le format paysage évoque clairement le strip, et l'album en contient d'ailleurs plusieurs. L'énergie graphique est indéniable : ça bouge, ça se lit sans effort et l'ensemble reste clair. En revanche, cela ne cherche jamais la finesse ni la sophistication visuelle. On est sur un registre de blog BD humoristique. Côté scénario, c'est là que mon avis se divise nettement. Comme évoqué plus haut, l'ensemble est très foutraque. On trouve parfois quelques fragments du quotidien et, plus rarement, des passages réellement consacrés à la vie au Japon. Mais l'album accumule surtout les digressions, les dialogues de couple, les prises de position sur la société et de nombreux extraits issus d'anciennes publications internet de l'auteur. L'humour se veut décomplexé, cynique et souvent autoréflexif, avec quelques brisages du quatrième mur. Malgré cela, l'ensemble m'a laissé une impression de vide assez persistante. Beaucoup de gags reposent sur un humour potache, volontiers vulgaire, fréquemment scato, ou sur des stéréotypes qui finissent par lasser. La relation avec Kirika, présentée de manière très infantilisante, n'apparait ni touchante ni réellement signifiante, tout au plus anecdotique. Malgré un cadre théoriquement riche (Tokyo, expatriation, différences culturelles, monde de l'animation), l'album en exploite très peu les possibilités et survole ces sujets de manière trop superficielle. L'auteur semble avoir finalement peu de choses à dire au-delà de lui-même, sans jamais chercher à dépasser l'anecdote ou le gag immédiat. J'y ai donc surtout vu un exercice autocentré, effleurant des thèmes intéressants mais s'attardant trop longuement sur des considérations mineures et sur un humour qui ne m'a jamais fait décrocher un sourire.
Le Chat
Bd bien surévaluée. Dessin, arrive à rendre un chat moche et banal, comme on jetterait un diamant dans la boue. Gag ? Rien de génial, qu'est-ce qu'on descend par rapport à tant de séries comiques… On s'ennuie à cause d'une banalité pompeuse, moche et sans mouvement. Les couleurs sont aussi grises que l'humour passe-partout. L'auteur est bien meilleur comme invité à la télé, je pense que c'est la raison pour laquelle une bulle spéculative comme des dessins nuls et des gags passables où il s'écoute parler ne crève pas. Lises plutôt Calvin et Hobbes !