Les derniers avis (4 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Petit manuel d'humour en toute circonstance
Petit manuel d'humour en toute circonstance

Étienne Lécroart se propose de nous expliquer l'humour et comment être drôle en une poignée de leçons qu'il met ensuite en pratique. Après une page titre par chapitre, avec une explication souvent décalée, on a droit à une succession de gags, parfois sous forme d'histoire courte mais la plupart du temps des dessins uniques accompagnés d'une légende ou d'un court dialogue, ainsi regroupés en petites séries thématiques. J'aime le travail de Lécroart et ses expérimentations d'Oubapo. J'apprécie chez lui ce goût pour les contraintes formelles et les jeux graphiques qui donnent souvent naissance à des idées très originales. J'aime aussi la clarté de son dessin et on la retrouve ici (quand il ne réutilise pas des œuvres anciennes pour y coller ses propres dialogues). Son trait caricatural, simple et très lisible fonctionne bien. Cet album bénéficie en plus de couleurs plutôt sympathiques, ce qui change de ses travaux le plus souvent publiés en noir et blanc. Malheureusement, alors que le sujet de l'album est l'humour, c'est précisément sur ce terrain que je suis resté assez hermétique. Les histoires courtes m'ont souvent semblé bavardes, comme si l'idée humoristique devait être trop expliquée pour fonctionner. Quant aux dessins uniques, ils reposent généralement sur un effet de chute qui, dans mon cas, tombe assez souvent à plat. Je n'ai légèrement ri qu'une poignée de fois. Le reste du temps, je suis surtout resté indifférent, sans forcément trouver cela mauvais mais sans que l'humour ne me touche réellement. C'est d'autant plus dommage que j'ai beaucoup d'estime pour le travail de Lécroart et pour sa créativité dans d'autres registres. Ici, malgré un dessin toujours aussi agréable et quelques bonnes idées isolées, l'humour ne m'a tout simplement pas convaincu.

11/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Fukuneko - Les Chats du bonheur
Fukuneko - Les Chats du bonheur

Dans cette petite ville japonaise, certains chats particuliers sont chargés d'apporter le bonheur aux humains Ces créatures spéciales, appelées fukuneko, sont vues comme de simples chats par les gens sauf ceux auxquels ils s'attachent qui les voient alors comme de petits personnages tout mignons à qui ils peuvent parler. L'idée est plutôt charmante. Mais ce qui frappe surtout à la lecture, c'est l'insistance sur le côté kawaii. Les chats, déjà symboles du mignon pour les japonais, apparaissent sous forme de petits personnages chibi (petits corps, grosses têtes), tout en rondeur et avec des expressions exagérément attendrissantes. La mangaka pousse même le concept jusqu'à multiplier les scènes où ces petites créatures mangent des daifuku bien ronds avec leurs patounes toutes rondes. L'ensemble est clairement pensé pour susciter un maximum de mignonnerie. Graphiquement, c'est effectivement très doux et très propre. Les personnages sont adorables et le design de la petite Fuku fonctionne bien dans ce registre. Mais cette esthétique sucrée finit par devenir envahissante, tant tout semble conçu pour provoquer un attendrissement permanent. La structure du récit n'aide pas vraiment à relancer l'intérêt. Le manga est composé d'une succession de chapitres très courts qui fonctionnent comme de petites saynètes du quotidien. On suit Ako et ses proches dans leur nouvelle vie après leur installation dans la ville, entourés de ces fameux chats porte-bonheur. Chaque épisode raconte un petit moment de vie, une rencontre ou une anecdote liée aux fukuneko. Mais au final, il se passe très peu de choses. Le seul véritable fil conducteur reste l'écoulement du temps dans cette petite ville paisible où, grâce aux danses magiques des gentils chats protecteurs, tout finit toujours par s'arranger. Un léger mystère est certes entretenu autour de la disparition des parents d'Ako, censé apporter un peu de tension au récit. Pourtant, lorsque l'explication arrive enfin dans le quatrième tome, elle m'a laissé totalement indifférent. La révélation et ses conséquences se lisent presque sans réaction, un simple "ah, d'accord" avant de passer à autre chose. Au bout du compte, Fukuneko m'a surtout donné l'impression d'une série extrêmement sucrée, presque mielleuse. Tout y est gentil, attendrissant et rassurant, au point que l'ensemble finit par manquer cruellement de relief. J'ai eu le sentiment que le manga s'adressait à un public trop jeune pour moi alors que c'est censé être un seinen. Pour ma part, je m'y suis assez vite ennuyé.

11/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 2/5
Couverture de la série Les Carnets de Cerise
Les Carnets de Cerise

Les Carnets de Cerise est clairement une très bonne BD pour les enfants. L’univers est doux, le dessin est très joli et l’ensemble est plein de bonnes intentions. J’avais acheté les trois premiers tomes après avoir lu de nombreux avis très positifs, et surtout parce que je les ai trouvés d’occasion. Malheureusement, après la lecture du premier tome, je me suis rendu compte que ce n’était tout simplement pas pour moi. Par contre, mention spéciale pour les dessins de Aurélie Neyret. Cela reste une lecture agréable, mais j’ai senti que je n’étais pas vraiment le public visé. Je pense donc que je vais offrir les tomes à une de mes petites cousines… ou peut-être les revendre. :)

10/03/2026 (modifier)
Par isma
Note: 2/5
Couverture de la série Transmetropolitan
Transmetropolitan

Je me suis lancé dans Transmetropolitan avec beaucoup d’attentes, la série étant souvent présentée comme un classique de la BD américaine. Malheureusement, je n’ai pas réussi à accrocher et je n’ai même pas terminé le premier tome, année un. Le dessin est pourtant très correct et correspond bien à l’univers cyberpunk. Le héros Spider Jerusalem est aussi un personnage intéressant sur le papier : un journaliste provocateur et cynique qui s’attaque à une société futuriste complètement décadente. Mais j’ai eu du mal à m’impliquer dans la lecture. La narration m’a donné l’impression de lire une succession de chroniques satiriques plutôt qu’une véritable histoire avec une progression claire. Les situations s’enchaînent, Spider observe et critique, mais je n’ai jamais ressenti un véritable enjeu narratif qui me pousse à continuer. Autre point qui m’a dérangé : le ton qui est très voir trop vulgaire, m’a parfois semblé gratuit et un peu forcé. Cela fait partie du style provocateur de la série et je comprends que l’œuvre puisse séduire pour son ton corrosif et sa satire sociale, mais pour ma part ce premier tome ne m’a pas convaincu.

10/03/2026 (modifier)