C'est le simple nom Alberto Ponticelli (Goodnight paradise - L'Île aux orcs) qui m'a poussé à l'achat de cet album.
Un titre en italien, Blatta, que l'on traduit aisément en découvrant l'insecte sur la couverture.
Un monde en ruine où l'humanité a fait un choix fort face à la surpopulation, celui de ne plus procréer en échange d'une vie éternelle (avec l'aide du clonage). Mais cette vie éternelle a un coût non négligeable puisque l'isolement le plus complet est de rigueur.
On va suivre le quotidien d'un homme, il porte une sorte de scaphandre spatial qu'il ne quitte jamais pour se protéger de l'extérieur. Un quotidien rythmé à une lumière verte qui lui indique qu'il est l'heure de partir travailler ou de rentrer dans ses 10m² qui lui sert de refuge. Un travail passionnant devant un écran où il doit faire un choix, soit appuyer sur la touche « Y » ou la touche « N ». Pour éviter tous doutes, le « Y » pour « Yes » et le « N » pour « No ». Voilà, vous n'en saurez pas plus sur ce monde glauque et oppressant à la narration avare de mots, où notre seule source d'informations est la voix off de ce triste individu. Et vous n'en saurez pas davantage sur ce personnage rongé par la solitude, malgré quelques visions sur son passé. Et puis un jour, une rencontre va bouleverser ses habitudes...
Je comprends où veut en venir Ponticelli à travers ce récit (les conditions d'une vie sans fin), mais le chemin pour y parvenir est trop obscur et hermétique.
Une narration qui repose essentiellement sur le superbe noir et blanc de Ponticelli. Un dessin aux contours pas toujours bien defini qui imprime cette ambiance post-apocalyptique et qui retranscrit à merveille les émotions de notre bonhomme, et cela juste à travers ses différentes postures, un sacré tour de force. Toujours ce savoir-faire dans la mise en page et les cadrages. Le point fort de cette BD.
Alberto Ponticelli est bien meilleur dessinateur que scénariste.
Note réelle : 2,5. Merci à la partie graphique.
J'ai hésité sur ma note, mais le ressenti final est bel et bien que j'ai raté un truc, donc que la BD n'est pas parvenue à me faire comprendre ce qu'elle voulait dire. Et ma note s'en ressent.
C'est une autrice que je ne connaissais pas mais avec un trait intéressant, à défaut d'être mémorable. Il y a une esthétique qui tend parfois vers le glauque dans les visages, notamment la transpiration lors du stress, et qui est parfois dérangeant dans la façon de représenter les choses, surtout lors des rapports au corps qui est une thématique de la BD mais dont je n'ai pas compris l'enjeu.
En fait, c'est surtout que je ne vois pas trop ce que la BD raconte. C'est une jeune femme dans une famille dysfonctionnelle qui veut vivre seule et s'émanciper, tandis que revient son ancienne amie top-modèle et qu'elle semble avoir du mal à s'entendre avec son copain. Sauf qu'au-delà de ça, alors qu'une montée en pression survient et qu'elle fait un geste (symboliquement en couverture de l'album), la BD n'arrive pas à parler de quelque chose de concret. Le soufflé retombe sur une fin réaliste, sans doute, mais qui n'a pas vraiment d'intérêt narratif. J'avais plein de questions sans réponses lorsque j'ai fermé l'album : pourquoi ce rapport avec la mère à la fin, que veut-il dire sur elle, sur elles ? Pourquoi un personnage couche à la fin avec ce type qui semble être problématique, qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi nous montrer ça sans développement ?
Je vois bien un rapport à la sincérité, au mensonge, au corps aussi (il y a une opposition entre la mannequin et celle qui a un corps un peu ordinaire), mais quel est le lien avec le reste ? C'est une histoire de passage à l'âge adulte, des conneries qu'on est prêt à faire quand la vie nous pousse à bout, un commentaire social sur la place des femmes, une réflexion sur la violence ? Tout ça ou rien, on en sait pas plus au final. Tout est trop lent et trop rapide, pas de thématiques claires, pas de liens entre les questions ... J'en ressors plus curieux que satisfait, notamment parce que je ne sais pas du tout ce que l'autrice voulait traiter comme sujet. Soit il y en a trop, soit c'est pas assez développé. Et dans ce cas, je ne peux pas recommander cette lecture.
Une bande de Gillon qui s'est fait littéralement clouée au mur par les critiques à sa sortie.
Ce n'est pas si mauvais. Le premier tome est même plutôt bon mais ça se délite ensuite pour terminer sur une fin un peu absurde.
La magie du trait de Gillon ne fonctionne que par intermittence mais quand c'est le cas, elle sait faire ressortir toutes les ambiguïtés de l'héroïne principale.
Il y a un dossier en fin d'album qui permet à Gillon de revenir sur les femmes de son œuvre en quelques mots.
Un beau gâchis. Voilà mon ressenti après la (difficile) lecture de cette bande.
C'est un recueil d'histoires courtes, publié en 1984, dessiné par Philippe Gauckler et scénarisé par Charles Imbert.
Gauckler est une brute du dessin, c'est un fait. J'ai trouvé son travail encore plus abouti que dans Blue qui est pourtant une œuvre postérieure. La palette de couleurs très pop art est à tomber.
Non le vrai problème vient des scénarios et des dialogues. C'est une compilation de ce qu'il ne faut pas faire.
Les histoires n'ont ni queue ni tête, Imbert se lance dans une prose SF absconse, il invente des mots au hasard, multiplie les mauvais calembours... Tout ça forme un gloubi boulga proprement incompréhensible.
Reste la beauté des images de Gauckler à admirer mais c'est trop peu.
Je me retrouve complètement dans l’avis de Gaston sur cette série. Le fait que le second album se fasse attendre depuis plus de 5 ans n’est pas bon signe, la série semble avoir été abandonnée. Mais dire que je le regrette amèrement serait mentir.
En effet, l’histoire ne m’a pas du tout emballé. Elle est pleine de poncifs de clichés (une vieille malédiction familiale, un homme malfaisant voulant s’emparer d’un héritage et cherchant à faire disparaitre le jeune homme – le héros donc – qui pourrait le gêner, de vagues histoires de sorcières, de landes perdues, etc.), et n’apporte pas grand-chose au lecteur, le fantastique étant ici sans réel intérêt. Surtout, le rythme est lent, il ne se passe presque rien (avec des passages inutiles qui s’éternisent, comme la période où le héros est embauché sur un bateau), on traverse cet album sans être jamais accroché, ni par l’intrigue, ni par aucun personnage.
Quant au dessin, il est lisible, mais le style n’est pas mon truc, et la colorisation manque de nuance.
Tiens, le dernier Lou Lubie ! Cool :)
Plutôt fan de ses réalisations depuis que j'ai découvert son travail, j'avoue que cette fois-ci c'est la grosse déception...
Avec "Saigneurs", Lou Lubie nous transporte dans une Transylvanie fantasmée où les vampires prédominent mais cohabitent avec les humains. Anghel, Maggy et Iulia sont trois ami.e.s qui habitent en coloc' et sont confronté.e.s à différents soucis personnels. Anghel s'est fait mordre par un vampire et se transforme petit à petit en goule, Maggy se fait virer de sa boîte gérée par des vampires et se met à militer pour les droits humains, et Iulia n'ose avouer à ses amis qu'elle sort avec une vampire...
Ça pourrait faire sourire par ce petit côté série TV, mais Lou Lubie cherche à dénoncer à travers ses paraboles les violences sexistes et sexuelles... Sauf que pour ma part ça n'a pas du tout fonctionné.
Je n'avais pas lu les résumés et pitchs de présentation de l'album, et pour le coup, je me suis ennuyé très rapidement. Ce qu'elle veut dénoncer ne m'est apparu que tardivement, noyé sous une masse de dénonciations qui desservent son propos. Les références sont souvent ou trop diluées (cf. sa page d'explication des références en fin d'album) ou trop lourdes (les pubs à destinations des vampires dans les décors par exemple), et au bout d'un moment je ne savais plus ce qu'elle cherchait à dénoncer. Il aura fallu sa page de chiffres en lien avec son sujet en fin d'album pour comprendre son propos. Dommage, c'est trop tard et la lecture de l'album a été fastidieuse.
Côté dessin on reste sur son trait minimaliste efficace ajusté à une colorisation rouge et noire (vampire oblige) qui ne m'a pas emballé plus que ça ; je l'ai trouvée plus efficace et lumineuse dans Racines par exemple.
Bref, une belle déception.
Je suis passé à coté de cet album.
Cela se passe dans un monde post-apocalyptique où les gens meurent à 30 ans et reviennent en zombie. L'héroïne se promène dans ce monde, soutenu par la musique qu'elle écoute en permanence et puis rencontre un gars et ensuite il se passe des trucs. Déjà, le monde imaginé par l'autrice n'est pas des plus original et coche plein de cases des clichés qu'on retrouve dans les récits post-apocalyptiques, quoiqu'au moins pour une fois il y a pas un gang de violeurs en série. J'avoue que je me foutais un peu de la quête des deux personnages principaux et les moment censés être émouvants m'ont laissé de marbre. Je ne suis jamais rentré dans le récit.
Il reste le dessin qui n’est pas trop mal et c'est pratiquement la seule qualité que j'ai trouvé dans ce one-shot qui m'a laissé globalement indifférent.
J'aimais bien le dessin, ça avait l'air original. De plus, c'était sorti chez Oxymore, que j'aime plutôt bien jusqu'à présent.
Bah non ! Pas que ça manque d'originalité, mais le scénar est mou, les dialogues approximatifs et à vrai dire un peu chiants, et l'humour est insaisissable (ou alors c'est le dessin qui est trop "sérieux"...). En tout cas, ça a laissé mes zygomatiques de marbre. Mais surtout, il y a des espaces narratifs lacunaires qui font qu'en tant que lecteur, on a l'impression de descendre un vieil escalier où certaines marches manqueraient. Ce n'est pas rédhibitoire, mais tout cela rend la lecture peu fluide, en clair ! (ou alors c'est l'humour...). La sauce ne prend pas.
Voilà, ça arrive, c'est pas un drame. C'est juste que je ne serai pas du tome 2.
C'est assez rare que je n'apprécie pas l'oeuvre d'un auteur phare des années 80-90 mais c'est le cas ici.
Une question de goût simplement. Si vous aimez le genre Tranches de vie en mode introspectif, vous allez adorer.
Cosey est en quelque sorte le père spirituel de beaucoup d'auteurs actuels qui mélangent biographie et fiction.
Au moins chez Cosey on évite l'aspect nombriliste de cet exercice de style. Mais pas l'aspect déprimant.
Le dessin varie étrangement entre le correct et le très bon. J'ai eu du mal avec les visages parfois.
Je vais passer mon tour pour le reste de ses œuvres mais c'est un auteur incontournable à découvrir pour les nouvelles générations qui apprécient ce genre.
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Blatta
C'est le simple nom Alberto Ponticelli (Goodnight paradise - L'Île aux orcs) qui m'a poussé à l'achat de cet album. Un titre en italien, Blatta, que l'on traduit aisément en découvrant l'insecte sur la couverture. Un monde en ruine où l'humanité a fait un choix fort face à la surpopulation, celui de ne plus procréer en échange d'une vie éternelle (avec l'aide du clonage). Mais cette vie éternelle a un coût non négligeable puisque l'isolement le plus complet est de rigueur. On va suivre le quotidien d'un homme, il porte une sorte de scaphandre spatial qu'il ne quitte jamais pour se protéger de l'extérieur. Un quotidien rythmé à une lumière verte qui lui indique qu'il est l'heure de partir travailler ou de rentrer dans ses 10m² qui lui sert de refuge. Un travail passionnant devant un écran où il doit faire un choix, soit appuyer sur la touche « Y » ou la touche « N ». Pour éviter tous doutes, le « Y » pour « Yes » et le « N » pour « No ». Voilà, vous n'en saurez pas plus sur ce monde glauque et oppressant à la narration avare de mots, où notre seule source d'informations est la voix off de ce triste individu. Et vous n'en saurez pas davantage sur ce personnage rongé par la solitude, malgré quelques visions sur son passé. Et puis un jour, une rencontre va bouleverser ses habitudes... Je comprends où veut en venir Ponticelli à travers ce récit (les conditions d'une vie sans fin), mais le chemin pour y parvenir est trop obscur et hermétique. Une narration qui repose essentiellement sur le superbe noir et blanc de Ponticelli. Un dessin aux contours pas toujours bien defini qui imprime cette ambiance post-apocalyptique et qui retranscrit à merveille les émotions de notre bonhomme, et cela juste à travers ses différentes postures, un sacré tour de force. Toujours ce savoir-faire dans la mise en page et les cadrages. Le point fort de cette BD. Alberto Ponticelli est bien meilleur dessinateur que scénariste. Note réelle : 2,5. Merci à la partie graphique.
Bottled
J'ai hésité sur ma note, mais le ressenti final est bel et bien que j'ai raté un truc, donc que la BD n'est pas parvenue à me faire comprendre ce qu'elle voulait dire. Et ma note s'en ressent. C'est une autrice que je ne connaissais pas mais avec un trait intéressant, à défaut d'être mémorable. Il y a une esthétique qui tend parfois vers le glauque dans les visages, notamment la transpiration lors du stress, et qui est parfois dérangeant dans la façon de représenter les choses, surtout lors des rapports au corps qui est une thématique de la BD mais dont je n'ai pas compris l'enjeu. En fait, c'est surtout que je ne vois pas trop ce que la BD raconte. C'est une jeune femme dans une famille dysfonctionnelle qui veut vivre seule et s'émanciper, tandis que revient son ancienne amie top-modèle et qu'elle semble avoir du mal à s'entendre avec son copain. Sauf qu'au-delà de ça, alors qu'une montée en pression survient et qu'elle fait un geste (symboliquement en couverture de l'album), la BD n'arrive pas à parler de quelque chose de concret. Le soufflé retombe sur une fin réaliste, sans doute, mais qui n'a pas vraiment d'intérêt narratif. J'avais plein de questions sans réponses lorsque j'ai fermé l'album : pourquoi ce rapport avec la mère à la fin, que veut-il dire sur elle, sur elles ? Pourquoi un personnage couche à la fin avec ce type qui semble être problématique, qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi nous montrer ça sans développement ? Je vois bien un rapport à la sincérité, au mensonge, au corps aussi (il y a une opposition entre la mannequin et celle qui a un corps un peu ordinaire), mais quel est le lien avec le reste ? C'est une histoire de passage à l'âge adulte, des conneries qu'on est prêt à faire quand la vie nous pousse à bout, un commentaire social sur la place des femmes, une réflexion sur la violence ? Tout ça ou rien, on en sait pas plus au final. Tout est trop lent et trop rapide, pas de thématiques claires, pas de liens entre les questions ... J'en ressors plus curieux que satisfait, notamment parce que je ne sais pas du tout ce que l'autrice voulait traiter comme sujet. Soit il y en a trop, soit c'est pas assez développé. Et dans ce cas, je ne peux pas recommander cette lecture.
La Veuve blanche
Une bande de Gillon qui s'est fait littéralement clouée au mur par les critiques à sa sortie. Ce n'est pas si mauvais. Le premier tome est même plutôt bon mais ça se délite ensuite pour terminer sur une fin un peu absurde. La magie du trait de Gillon ne fonctionne que par intermittence mais quand c'est le cas, elle sait faire ressortir toutes les ambiguïtés de l'héroïne principale. Il y a un dossier en fin d'album qui permet à Gillon de revenir sur les femmes de son œuvre en quelques mots.
Duel (Imbert / Gauckler)
Un beau gâchis. Voilà mon ressenti après la (difficile) lecture de cette bande. C'est un recueil d'histoires courtes, publié en 1984, dessiné par Philippe Gauckler et scénarisé par Charles Imbert. Gauckler est une brute du dessin, c'est un fait. J'ai trouvé son travail encore plus abouti que dans Blue qui est pourtant une œuvre postérieure. La palette de couleurs très pop art est à tomber. Non le vrai problème vient des scénarios et des dialogues. C'est une compilation de ce qu'il ne faut pas faire. Les histoires n'ont ni queue ni tête, Imbert se lance dans une prose SF absconse, il invente des mots au hasard, multiplie les mauvais calembours... Tout ça forme un gloubi boulga proprement incompréhensible. Reste la beauté des images de Gauckler à admirer mais c'est trop peu.
Radcliff
Je me retrouve complètement dans l’avis de Gaston sur cette série. Le fait que le second album se fasse attendre depuis plus de 5 ans n’est pas bon signe, la série semble avoir été abandonnée. Mais dire que je le regrette amèrement serait mentir. En effet, l’histoire ne m’a pas du tout emballé. Elle est pleine de poncifs de clichés (une vieille malédiction familiale, un homme malfaisant voulant s’emparer d’un héritage et cherchant à faire disparaitre le jeune homme – le héros donc – qui pourrait le gêner, de vagues histoires de sorcières, de landes perdues, etc.), et n’apporte pas grand-chose au lecteur, le fantastique étant ici sans réel intérêt. Surtout, le rythme est lent, il ne se passe presque rien (avec des passages inutiles qui s’éternisent, comme la période où le héros est embauché sur un bateau), on traverse cet album sans être jamais accroché, ni par l’intrigue, ni par aucun personnage. Quant au dessin, il est lisible, mais le style n’est pas mon truc, et la colorisation manque de nuance.
Saigneurs
Tiens, le dernier Lou Lubie ! Cool :) Plutôt fan de ses réalisations depuis que j'ai découvert son travail, j'avoue que cette fois-ci c'est la grosse déception... Avec "Saigneurs", Lou Lubie nous transporte dans une Transylvanie fantasmée où les vampires prédominent mais cohabitent avec les humains. Anghel, Maggy et Iulia sont trois ami.e.s qui habitent en coloc' et sont confronté.e.s à différents soucis personnels. Anghel s'est fait mordre par un vampire et se transforme petit à petit en goule, Maggy se fait virer de sa boîte gérée par des vampires et se met à militer pour les droits humains, et Iulia n'ose avouer à ses amis qu'elle sort avec une vampire... Ça pourrait faire sourire par ce petit côté série TV, mais Lou Lubie cherche à dénoncer à travers ses paraboles les violences sexistes et sexuelles... Sauf que pour ma part ça n'a pas du tout fonctionné. Je n'avais pas lu les résumés et pitchs de présentation de l'album, et pour le coup, je me suis ennuyé très rapidement. Ce qu'elle veut dénoncer ne m'est apparu que tardivement, noyé sous une masse de dénonciations qui desservent son propos. Les références sont souvent ou trop diluées (cf. sa page d'explication des références en fin d'album) ou trop lourdes (les pubs à destinations des vampires dans les décors par exemple), et au bout d'un moment je ne savais plus ce qu'elle cherchait à dénoncer. Il aura fallu sa page de chiffres en lien avec son sujet en fin d'album pour comprendre son propos. Dommage, c'est trop tard et la lecture de l'album a été fastidieuse. Côté dessin on reste sur son trait minimaliste efficace ajusté à une colorisation rouge et noire (vampire oblige) qui ne m'a pas emballé plus que ça ; je l'ai trouvée plus efficace et lumineuse dans Racines par exemple. Bref, une belle déception.
Mortelle mixtape
Je suis passé à coté de cet album. Cela se passe dans un monde post-apocalyptique où les gens meurent à 30 ans et reviennent en zombie. L'héroïne se promène dans ce monde, soutenu par la musique qu'elle écoute en permanence et puis rencontre un gars et ensuite il se passe des trucs. Déjà, le monde imaginé par l'autrice n'est pas des plus original et coche plein de cases des clichés qu'on retrouve dans les récits post-apocalyptiques, quoiqu'au moins pour une fois il y a pas un gang de violeurs en série. J'avoue que je me foutais un peu de la quête des deux personnages principaux et les moment censés être émouvants m'ont laissé de marbre. Je ne suis jamais rentré dans le récit. Il reste le dessin qui n’est pas trop mal et c'est pratiquement la seule qualité que j'ai trouvé dans ce one-shot qui m'a laissé globalement indifférent.
Alastor de Sombregarde
J'aimais bien le dessin, ça avait l'air original. De plus, c'était sorti chez Oxymore, que j'aime plutôt bien jusqu'à présent. Bah non ! Pas que ça manque d'originalité, mais le scénar est mou, les dialogues approximatifs et à vrai dire un peu chiants, et l'humour est insaisissable (ou alors c'est le dessin qui est trop "sérieux"...). En tout cas, ça a laissé mes zygomatiques de marbre. Mais surtout, il y a des espaces narratifs lacunaires qui font qu'en tant que lecteur, on a l'impression de descendre un vieil escalier où certaines marches manqueraient. Ce n'est pas rédhibitoire, mais tout cela rend la lecture peu fluide, en clair ! (ou alors c'est l'humour...). La sauce ne prend pas. Voilà, ça arrive, c'est pas un drame. C'est juste que je ne serai pas du tome 2.
Le Voyage en Italie
C'est assez rare que je n'apprécie pas l'oeuvre d'un auteur phare des années 80-90 mais c'est le cas ici. Une question de goût simplement. Si vous aimez le genre Tranches de vie en mode introspectif, vous allez adorer. Cosey est en quelque sorte le père spirituel de beaucoup d'auteurs actuels qui mélangent biographie et fiction. Au moins chez Cosey on évite l'aspect nombriliste de cet exercice de style. Mais pas l'aspect déprimant. Le dessin varie étrangement entre le correct et le très bon. J'ai eu du mal avec les visages parfois. Je vais passer mon tour pour le reste de ses œuvres mais c'est un auteur incontournable à découvrir pour les nouvelles générations qui apprécient ce genre.