Je rejoins l'avis de Mac Arthur sur ce one-shot.
Le résumé laisse présager une belle histoire de tolérance et d'ouverture d'esprit entre deux cultures et au final Matteo Ricci a souvent l'air d'un type un peu arrogant qui tolère la culture chinoise vu comme des superstitions en attendant de convertir tous les chinois. La plupart des personnages chinois présents dans l'album peuvent être rattaché au stéréotype raciste du chinois fourbe, mais je pense que cela peut tout de même s'expliquer en parti du fait qu'en voit surtout Ricci côtoyé des gens de pouvoirs. Dans toute cour, la fourberie, l'arrogance et la manipulation sont malheureusement courante et je dois dire que ce qui m'a le plus intéressé était les difficultés de Ricci pour rencontrer l'empereur de Chine et les luttes entre différents personnages de l'état chinois. Le reste est beaucoup trop classique pour moi, y compris le dessin que j'ai souvent trouvé figé.
On dirait vraiment une vieille BD religieuse des années 50-60, du type que ce que faisait un auteur comme Jijé par exemple. Sauf que si je peux être indulgent avec ce que l'on peut retrouver dans une vieille BD, je le suis moins pour une BD sorti il y a seulement quelques années. Le fait que les auteurs aient été aidés dans leur biographie par les jésuites eux-mêmes n'aide pas trop à m'enlever l'idée que j'ai lu une BD de propagande religieuse.
Liberatore étant un gros paresseux (dixit mon bouquiniste qui connait la tante de son chien), Albin Michel a été obligé de racler les fonds de catalogue à l'époque, pour avoir quelque chose à proposer aux lecteurs français après Ranx.
Bon c'est très inégal évidemment, on a trois histoires courtes sympas ("terre contre saturne", "confiné" et "évitez les grandes émulsions"), le reste n'est pas terrible.
La couverture est bien cool.
C'est ok pour les fans mais n'en attendez pas la lune.
Je suis tombé par hasard sur trois albums de cette série largement inconnue en France, et j'étais plutôt content au départ de pouvoir découvrir ce qui ressemblait à un petit pan de l'histoire de la BD québécoise. Les histoires, très courtes (4 pages chacune), nous plongent dans le Québec de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, avec des aventures qui se déroulent un peu partout dans la belle province (et parfois du côté des États-Unis), à une époque charnière où chevaux, bateaux à vapeur, premières automobiles et débuts de l'aviation coexistent. Autant de prétextes pour mettre en scène Alexis le Trotteur dans des courses improbables face à toutes sortes de moyens de transport.
Cela dit, la découverte est un peu particulière, notamment parce que, malgré le contexte, les dialogues contiennent finalement assez peu de tournures québécoises marquées. Et surtout, en creusant un peu, j'ai été surpris d'apprendre que le dessinateur est italien, tout comme le scénariste, certes canadien mais d'origine italienne lui aussi. Du coup, cette impression de plonger dans une œuvre typiquement québécoise est à relativiser, même si un certain esprit du folklore local semble malgré tout se dégager en toile de fond.
Graphiquement, l'ensemble est de bonne tenue. Les premières histoires sont encore hésitantes, avec un trait parfois imprécis et une colorisation assez brute qui cherche surtout à remplir les cases sans trop se soucier des débordements. Mais on sent une progression au fil des albums, avec un dessin qui gagne en maîtrise. Le style m'a d'ailleurs davantage évoqué certaines BD humoristiques espagnoles des années 60-70 que le franco-belge classique. En revanche, les expressions des personnages restent assez limitées, notamment celles d'Alexis, qui arbore très souvent le même grand visage rieur et narquois.
C'est d'ailleurs là que se situe pour moi le principal problème de la série. Alexis n'est pas particulièrement sympathique : il est capricieux, hyperactif au point d'en devenir pénible, et surtout trop sûr de lui. La plupart des histoires reposent sur le même schéma, avec des paris qu'il finit presque toujours par gagner, ou des situations où il s'amuse à embêter son entourage. Les rares variations viennent de personnages secondaires, comme les deux bûcherons Georges et Joseph, encore plus gaffeurs que lui, qui finissent parfois par le mettre en difficulté. Mais dans l'ensemble, la répétition est forte et l'humour peine à fonctionner, notamment parce que les situations manquent de renouvellement et que le personnage principal n'invite pas vraiment à l'empathie.
Au final, l'intérêt reste surtout dans la curiosité de découvrir une œuvre liée, de près ou de loin, à l'imaginaire québécois de l'époque, même si l'on peut légitimement s'interroger sur l'authenticité de cette impression. Pour le reste, entre répétition des gags et humour qui ne fait plus vraiment mouche, la lecture m'a laissé un sentiment assez mitigé.
C'est une série que j'ai reçue et découverte par hasard. J'avais commandé quelques lots de magazines Conan et Red Sonja pour compléter mes collections et ils sont venus avec des exemplaires d'autres séries. Tout était très bon marché.
Avec le temps, j'ai commencé à aimer les dessins, surtout ceux d'auteurs brésiliens qui ne m'étaient pas totalement inconnus. Tous étaient d'anciens collaborateurs de Marvel, dans plusieurs séries. Plus récemment, j'ai acheté l'intégrale pour pouvoir connaître le développement de l'histoire. J'ai appris entre-temps que l'éditeur américain avait fait faillite et que Pulido avait eu beaucoup de problèmes.
Les dessins, sans être extraordinaires, s'inscrivent dans la production typique du genre (j'aime le style des Vikings). L'idée originale de l'intrigue n'est pas mauvaise, mais je dois avouer que je ne suis pas un fan inconditionnel du genre.
Je serai plus vache que mes prédécesseurs dans ma note et mon ressenti.
Je connais cet album depuis sa sortie et donc dans son format carré.
Déjà à l’époque, j’étais un peu dubitatif mais la récente relecture accélérée m’a convaincu de l’insipidité de l’œuvre.
Les quelques promesses de départ n’ont, à mes yeux, jamais été tenues. Le format n’amène rien, le trait (pourtant un style dans ma zone de confort) se révèle finalement bien plat, les couleurs sont ternes et monotones, il n’y a que la narration qui a un peu grâce (mais heureusement l’auteur est storyboarder), c’est assez pauvre sur le plan graphique.
L’intrigue ne relève pas le niveau, pourtant appâté par l’idée « walkyrie » au far west, le récit manque vraiment de dynamisme (comme les planches), les personnages ne sont pas attachants, je garde cette impression que tout est maladroitement (ou pas) exploité, il s’en dégage toutefois une certaine noirceur appréciable mais l’ensemble ne fait pas mouche.
Une suite (20 après) existe : Cora, j’avoue mon peu d’envie de la découvrir.
C'est presque une hérésie de donner une si mauvaise note à une série aussi louée et objet de tant d'éloges, j'en suis conscient. Mais je me demande souvent si l'approche de Spiegelman, recourant à la métaphore animalière, a été ici la plus appropriée et si elle n'évite pas de nouvelles discriminations et stéréotypes raciaux.
J'ai lu et relu l'œuvre, et je considère que les événements terribles de la Shoah ne peuvent être oubliés ou minimisés. Pour moi, c'est le moment le plus horrible de l'histoire de l'humanité, je n'ai aucun doute !
Pourtant, je n'aime pas beaucoup le dessin et nous ne sommes pas ici dans Animal Farm d'Orwell. Je préfère que tous les personnages soient envisagés comme des humains… comme dans les récits de W. Eisner ou J. Kubert, par exemple.
La collaboration entre C. Denayer et A.-P. Duchâteau a été longue et nombreuse en quantité. J’ai découvert cette série au journal Tintin, après la mystérieuse disparition de Michel Vaillant. J’ai ensuite découvert les raisons du désaccord et de la rupture entre J. Graton et les éditions du Lombard...
Après un début franchement mauvais, tant au niveau de l’intrigue que des dessins, tout s’est un peu amélioré avec le temps, surtout le dessin des personnages mais aussi des voitures.
Cela semblait au départ une bonne idée: introduire plus de réalisme, centrer la perspective davantage sur les circuits et les voitures plutôt que sur les héros et leurs intrigues. Cependant, ce pari ne pourrait fonctionner que s'il était coordonné et dirigé avec maîtrise sur tous les éléments, ce qui n'est pas le cas. Les personnages sont encore plus moches que dans l'original et, je ne sais pourquoi, ils semblent toujours avoir un sourire idiot. Ma note la moins sévère va aux automobiles, dessinées avec rigueur et réalisme. Mais il vaut mieux revenir à la série originale de Jean Graton, à son âge d'or des années soixante et soixante-dix.
Un manga de romance sur un couple qui vit ensemble sans se marier. Rien de très palpitant. Il faut sans doute tenir compte d'une pression sociale et d'une culture japonaise qui incite les couples vivant ensemble à se marier. On a différentes anecdotes et l'originalité tient au fait que les chapitres alternent le point de vue d'une personne du couple puis de l'autre. Je ne sais pas si l'auteur a persévéré jusqu'au bout de la série, j'ai abandonné après le premier tome.
Bon, je ne vais pas aller à l’encontre de mes prédécesseurs et améliorer la note générale. Pourtant, je suis plutôt preneur d’humour con, qui peut très bien s’épanouir dans ce type de récit, utilisant des romans-photos ringards en y ajoutant des dialogues absurdes, abscons ou tout simplement fortement décalés.
Ovidie est aussi une personne/auteure intéressante.
Bref, j’attendais plutôt du positif de cette lecture. Et j’en suis sorti fortement déçu.
En fait, ça rate les deux choses que je pensais pouvoir trouver développées ici, à savoir une bonne poilade (dans la lignée de cette collection décalée du Seuil), et un discours construit contre le machisme et/ou les clichés autour du mâle alpha et d’une certaine soumission féminine à celui-ci (Ovidie oblige).
Un ou deux souries, mais dans l’ensemble, je n’ai clairement pas trouvé ça drôle.
Reste l’autre aspect donc. Mais, là aussi, c’est la déception qui prédomine. Je n’ai pas réellement vu quelque chose de clair transparaître, tout étant juste « plat », absurde, mais au sens un peu « n’importe quoi, au lecteur de trouver quelque chose d’intéressant là-dedans »…
Alors, certes, les beaux gosses sûrs d’eux empilés ici sont ridicules. Mais ça n’a pas suffi à me rendre cette lecture intéressante.
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Matteo Ricci - Dans la Cité Interdite
Je rejoins l'avis de Mac Arthur sur ce one-shot. Le résumé laisse présager une belle histoire de tolérance et d'ouverture d'esprit entre deux cultures et au final Matteo Ricci a souvent l'air d'un type un peu arrogant qui tolère la culture chinoise vu comme des superstitions en attendant de convertir tous les chinois. La plupart des personnages chinois présents dans l'album peuvent être rattaché au stéréotype raciste du chinois fourbe, mais je pense que cela peut tout de même s'expliquer en parti du fait qu'en voit surtout Ricci côtoyé des gens de pouvoirs. Dans toute cour, la fourberie, l'arrogance et la manipulation sont malheureusement courante et je dois dire que ce qui m'a le plus intéressé était les difficultés de Ricci pour rencontrer l'empereur de Chine et les luttes entre différents personnages de l'état chinois. Le reste est beaucoup trop classique pour moi, y compris le dessin que j'ai souvent trouvé figé. On dirait vraiment une vieille BD religieuse des années 50-60, du type que ce que faisait un auteur comme Jijé par exemple. Sauf que si je peux être indulgent avec ce que l'on peut retrouver dans une vieille BD, je le suis moins pour une BD sorti il y a seulement quelques années. Le fait que les auteurs aient été aidés dans leur biographie par les jésuites eux-mêmes n'aide pas trop à m'enlever l'idée que j'ai lu une BD de propagande religieuse.
Vidéo clips
Liberatore étant un gros paresseux (dixit mon bouquiniste qui connait la tante de son chien), Albin Michel a été obligé de racler les fonds de catalogue à l'époque, pour avoir quelque chose à proposer aux lecteurs français après Ranx. Bon c'est très inégal évidemment, on a trois histoires courtes sympas ("terre contre saturne", "confiné" et "évitez les grandes émulsions"), le reste n'est pas terrible. La couverture est bien cool. C'est ok pour les fans mais n'en attendez pas la lune.
Alexis le Trotteur
Je suis tombé par hasard sur trois albums de cette série largement inconnue en France, et j'étais plutôt content au départ de pouvoir découvrir ce qui ressemblait à un petit pan de l'histoire de la BD québécoise. Les histoires, très courtes (4 pages chacune), nous plongent dans le Québec de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, avec des aventures qui se déroulent un peu partout dans la belle province (et parfois du côté des États-Unis), à une époque charnière où chevaux, bateaux à vapeur, premières automobiles et débuts de l'aviation coexistent. Autant de prétextes pour mettre en scène Alexis le Trotteur dans des courses improbables face à toutes sortes de moyens de transport. Cela dit, la découverte est un peu particulière, notamment parce que, malgré le contexte, les dialogues contiennent finalement assez peu de tournures québécoises marquées. Et surtout, en creusant un peu, j'ai été surpris d'apprendre que le dessinateur est italien, tout comme le scénariste, certes canadien mais d'origine italienne lui aussi. Du coup, cette impression de plonger dans une œuvre typiquement québécoise est à relativiser, même si un certain esprit du folklore local semble malgré tout se dégager en toile de fond. Graphiquement, l'ensemble est de bonne tenue. Les premières histoires sont encore hésitantes, avec un trait parfois imprécis et une colorisation assez brute qui cherche surtout à remplir les cases sans trop se soucier des débordements. Mais on sent une progression au fil des albums, avec un dessin qui gagne en maîtrise. Le style m'a d'ailleurs davantage évoqué certaines BD humoristiques espagnoles des années 60-70 que le franco-belge classique. En revanche, les expressions des personnages restent assez limitées, notamment celles d'Alexis, qui arbore très souvent le même grand visage rieur et narquois. C'est d'ailleurs là que se situe pour moi le principal problème de la série. Alexis n'est pas particulièrement sympathique : il est capricieux, hyperactif au point d'en devenir pénible, et surtout trop sûr de lui. La plupart des histoires reposent sur le même schéma, avec des paris qu'il finit presque toujours par gagner, ou des situations où il s'amuse à embêter son entourage. Les rares variations viennent de personnages secondaires, comme les deux bûcherons Georges et Joseph, encore plus gaffeurs que lui, qui finissent parfois par le mettre en difficulté. Mais dans l'ensemble, la répétition est forte et l'humour peine à fonctionner, notamment parce que les situations manquent de renouvellement et que le personnage principal n'invite pas vraiment à l'empathie. Au final, l'intérêt reste surtout dans la curiosité de découvrir une œuvre liée, de près ou de loin, à l'imaginaire québécois de l'époque, même si l'on peut légitimement s'interroger sur l'authenticité de cette impression. Pour le reste, entre répétition des gags et humour qui ne fait plus vraiment mouche, la lecture m'a laissé un sentiment assez mitigé.
Medieval Lady Death
C'est une série que j'ai reçue et découverte par hasard. J'avais commandé quelques lots de magazines Conan et Red Sonja pour compléter mes collections et ils sont venus avec des exemplaires d'autres séries. Tout était très bon marché. Avec le temps, j'ai commencé à aimer les dessins, surtout ceux d'auteurs brésiliens qui ne m'étaient pas totalement inconnus. Tous étaient d'anciens collaborateurs de Marvel, dans plusieurs séries. Plus récemment, j'ai acheté l'intégrale pour pouvoir connaître le développement de l'histoire. J'ai appris entre-temps que l'éditeur américain avait fait faillite et que Pulido avait eu beaucoup de problèmes. Les dessins, sans être extraordinaires, s'inscrivent dans la production typique du genre (j'aime le style des Vikings). L'idée originale de l'intrigue n'est pas mauvaise, mais je dois avouer que je ne suis pas un fan inconditionnel du genre.
Rose et Isabel
Je serai plus vache que mes prédécesseurs dans ma note et mon ressenti. Je connais cet album depuis sa sortie et donc dans son format carré. Déjà à l’époque, j’étais un peu dubitatif mais la récente relecture accélérée m’a convaincu de l’insipidité de l’œuvre. Les quelques promesses de départ n’ont, à mes yeux, jamais été tenues. Le format n’amène rien, le trait (pourtant un style dans ma zone de confort) se révèle finalement bien plat, les couleurs sont ternes et monotones, il n’y a que la narration qui a un peu grâce (mais heureusement l’auteur est storyboarder), c’est assez pauvre sur le plan graphique. L’intrigue ne relève pas le niveau, pourtant appâté par l’idée « walkyrie » au far west, le récit manque vraiment de dynamisme (comme les planches), les personnages ne sont pas attachants, je garde cette impression que tout est maladroitement (ou pas) exploité, il s’en dégage toutefois une certaine noirceur appréciable mais l’ensemble ne fait pas mouche. Une suite (20 après) existe : Cora, j’avoue mon peu d’envie de la découvrir.
Maus
C'est presque une hérésie de donner une si mauvaise note à une série aussi louée et objet de tant d'éloges, j'en suis conscient. Mais je me demande souvent si l'approche de Spiegelman, recourant à la métaphore animalière, a été ici la plus appropriée et si elle n'évite pas de nouvelles discriminations et stéréotypes raciaux. J'ai lu et relu l'œuvre, et je considère que les événements terribles de la Shoah ne peuvent être oubliés ou minimisés. Pour moi, c'est le moment le plus horrible de l'histoire de l'humanité, je n'ai aucun doute ! Pourtant, je n'aime pas beaucoup le dessin et nous ne sommes pas ici dans Animal Farm d'Orwell. Je préfère que tous les personnages soient envisagés comme des humains… comme dans les récits de W. Eisner ou J. Kubert, par exemple.
Alain Chevallier
La collaboration entre C. Denayer et A.-P. Duchâteau a été longue et nombreuse en quantité. J’ai découvert cette série au journal Tintin, après la mystérieuse disparition de Michel Vaillant. J’ai ensuite découvert les raisons du désaccord et de la rupture entre J. Graton et les éditions du Lombard... Après un début franchement mauvais, tant au niveau de l’intrigue que des dessins, tout s’est un peu amélioré avec le temps, surtout le dessin des personnages mais aussi des voitures.
Michel Vaillant - Légendes
Cela semblait au départ une bonne idée: introduire plus de réalisme, centrer la perspective davantage sur les circuits et les voitures plutôt que sur les héros et leurs intrigues. Cependant, ce pari ne pourrait fonctionner que s'il était coordonné et dirigé avec maîtrise sur tous les éléments, ce qui n'est pas le cas. Les personnages sont encore plus moches que dans l'original et, je ne sais pourquoi, ils semblent toujours avoir un sourire idiot. Ma note la moins sévère va aux automobiles, dessinées avec rigueur et réalisme. Mais il vaut mieux revenir à la série originale de Jean Graton, à son âge d'or des années soixante et soixante-dix.
Just not married
Un manga de romance sur un couple qui vit ensemble sans se marier. Rien de très palpitant. Il faut sans doute tenir compte d'une pression sociale et d'une culture japonaise qui incite les couples vivant ensemble à se marier. On a différentes anecdotes et l'originalité tient au fait que les chapitres alternent le point de vue d'une personne du couple puis de l'autre. Je ne sais pas si l'auteur a persévéré jusqu'au bout de la série, j'ai abandonné après le premier tome.
La Fabrique du prince charmant
Bon, je ne vais pas aller à l’encontre de mes prédécesseurs et améliorer la note générale. Pourtant, je suis plutôt preneur d’humour con, qui peut très bien s’épanouir dans ce type de récit, utilisant des romans-photos ringards en y ajoutant des dialogues absurdes, abscons ou tout simplement fortement décalés. Ovidie est aussi une personne/auteure intéressante. Bref, j’attendais plutôt du positif de cette lecture. Et j’en suis sorti fortement déçu. En fait, ça rate les deux choses que je pensais pouvoir trouver développées ici, à savoir une bonne poilade (dans la lignée de cette collection décalée du Seuil), et un discours construit contre le machisme et/ou les clichés autour du mâle alpha et d’une certaine soumission féminine à celui-ci (Ovidie oblige). Un ou deux souries, mais dans l’ensemble, je n’ai clairement pas trouvé ça drôle. Reste l’autre aspect donc. Mais, là aussi, c’est la déception qui prédomine. Je n’ai pas réellement vu quelque chose de clair transparaître, tout étant juste « plat », absurde, mais au sens un peu « n’importe quoi, au lecteur de trouver quelque chose d’intéressant là-dedans »… Alors, certes, les beaux gosses sûrs d’eux empilés ici sont ridicules. Mais ça n’a pas suffi à me rendre cette lecture intéressante.