Un album collectif sur le thème du rapport à la bouffe, composé tantôt d'anecdotes personnelles, tantôt de réflexions sur la société, tantôt de sujets plus fictionnels, voire d’un petit conte pour la fin.
Réalisés par des auteurs québécois, j'ai trouvé que les dessins de chaque histoire étaient réussis, chacun dans son style bien distinct. Il n'y a que la dernière, le fameux petit conte, que j'ai trouvée trop simplement dessinée et faible en termes de couleurs. Toutes les autres histoires montrent un vrai talent, que j'ai apprécié.
Par contre, les scénarios sont beaucoup trop anecdotiques. Les tentatives d'humour tombent à plat, les sujets personnels manquent d'intérêt (et les multiples références québécoises ne parlent pas forcément à un lecteur français) et les fictions laissent indifférent. On a l'impression que le thème n'a pas vraiment inspiré les auteurs, qui se sont contentés de livrer leur copie en respectant le sujet, sans avoir grand-chose à raconter.
Je me suis bien ennuyé.
Lorsque j’étais tombé par hasard sur cet album en farfouillant dans des bacs d’occasion, je croyais avoir découvert une vieille publication de Jordi Bernet – un auteur dont j’avais déjà apprécié plusieurs séries (je ne sais pas pourquoi, je m’étais uniquement focalisé sur Bernet, et pas sur Toledano…). En fait il s’agit d’un autre auteur bien sûr – même si je crois que c’est un oncle de Jordi Bernet.
Le petit texte de présentation présente « Les Guerrilleros » comme une sorte d’Astérix et Obélix espagnols. Certes, il y a bien l’idée d’une résistance a priori déséquilibrée entre un envahisseur surpuissant et des patriotes malins et courageux, certes, les envahisseurs sont vraiment bêtes. Mais la comparaison s’arrête là, tant j’ai trouvé l’humour vraiment poussif, et les personnages sans réelle profondeur.
Péripéties et dialogues manquent en effet de percussion (n’est pas Goscinny qui veut !), et seuls quelques rares moments m’ont fait sourire, l’essentiel de l’album me laissant de marbre.
La série a été au préalable publié dans la revue espagnole Trinca, au tout début des années 1970. Le contexte dans lequel se déroule la série, la révolte espagnole de mai 1808 face aux troupes napoléoniennes a rarement été exploité – du moins en France. Mais c’est surtout le contexte de création et de publication qui prime ici. En effet, on est dans les dernières années de la dictature franquiste, et on comprend que celle-ci voit d’un bon œil la mise en avant du patriotisme espagnol, les idées nationalistes proches des phalangistes (par ricochet, on comprend aussi que cette dictature devait encore singulièrement brider la liberté créatrice).
De fait, on est très loin ici des séries qui sortiront après la chute de Franco, dans des revues autrement plus irrévérencieuses, ça reste très ampoulé, convenu, avec un humour qui fait quand même daté (le gag de la banane sur laquelle glisse un officier français…).
Sur la même période historique, et avec un dessin assez proche, j’avais quand même préféré Godaille et Godasse. Le dessin d’ailleurs, sans être excellent, est quand même ce qui passe le mieux. Du caricatural plus ou moins gentillet (pas très détaillé), mais qui peine à relever le plat des intrigues.
Je serais tenté de dire que je n'ai vraiment pas aimé cet album, si ce n'est pour un point : le dessin de Ju/CDM, qui reste très réussi et constitue le principal atout de l'ouvrage.
Pour le reste, cela ne fonctionne pas pour moi.
Il s'agit d'une succession de gags centrés sur Michel, un nerd socialement inadapté, obsédé par les fichiers Excel et incapable de réussir la moindre interaction avec ses collègues ou avec les femmes. Sur le papier, le sujet aurait pourtant pu m'amuser, étant moi-même volontiers geek et introverti. Mais ici, l'humour ne prend jamais.
Les gags et les dialogues tombent systématiquement à plat. L'humour est poussif, répétitif, mal rythmé, et ne provoque pas le moindre sourire. Il s'appuie sur une caricature facile et un jusqu'au-boutisme qui va trop vite dans le mur. Surtout, le personnage de Michel est profondément antipathique. Égocentrique, parfois violent et simplement stupide, il n'éveille aucune empathie et se révèle bien plus pénible qu'amusant ou touchant. Je m'en suis lassé au bout de quelques pages et j'ai terminé l'album avec difficulté.
Les auteurs tentent bien de faire évoluer légèrement la situation sur la fin, en entraînant le personnage vers une nouvelle obsession (le death metal), mais cela reste tout aussi stéréotypé, sans être ni drôle ni attachant.
Au final, je n'ai pas aimé cet album. Mais il est bien dessiné.
Je suis passé totalement à coté de cet album.
Le résumé avait attiré mon attention, mais j'ai vite déchanté en lisant les premières pages de ce comics. Ce n'est pas que le dessin est mauvais, mais je trouve que la mise en scène manque de dynamisme. En tout cas, ce n'est pas très dynamique pour une histoire de super-héros. Quant au scénario, le début est prometteur, mais l'histoire ne lève jamais vraiment. J'ai juste eu l'impression de voir une autre variation du thème de super-héros qui au final n'apporte rien de nouveau. Bref, je ne suis jamais rentré dans ce récit et je me suis ennuyé.
Je me demande si je n'ai pas aimé tout simplement parce que je ne suis pas le public-cible. J'ai trouvé cet album dans la section adulte de ma bibliothèque municipal, mais le ton du récit me semble être plus adapté pour les jeunes adolescents.
Je n’ai pas l’habitude de lire de la science-fiction mais il est dur de résister à la lecture de Shangri-La tant le dessin est beau ! Shangri-La nous emporte dans un monde lointain où la Terre a été détruite et une partie de l’humanité a survécu sur une gigantesque station spatiale régie par une multinationale symbole du capitalisme le plus extrême. Le monde est régi par le travail et fait un peu penser au PCC. Différents héros trouvent certaines failles dans le système et cherchent tant bien que mal à se rebeller. La grande force de cet ouvrage c’est son dessin. Mathieu Bablet transcrit parfaitement la beauté de l’espace et sa grandeur. La taille de la BD permet de rendre compte d’autant plus de tous les détails du dessins, la multitude de traits qui fait de chaque page une œuvre d’art en tant que telle. J’aime également beaucoup les différentes palettes de couleurs qui sont vraiment bien utilisées. Je n’ai juste malheureusement pas accroché au scénario malgré quelques bonnes idées. Il y a une volonté de dénoncer le système capitaliste (avec une dictature chinoise poussant toujours à la consommation), le racisme (avec l’incarnation d’une nouvelle race animaux-humain qui se prend tous les maux du monde) et l’exploitation animale (avec des usines de chiens qui construisent des iPhones). Mais c’est toujours trop vulgairement amené, trop lourd, trop évident. Je n’ai pas aimé le manque de subtilité et la dénonciation trop facile avec des héros trop naïfs. À lire pour le dessin !
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Un album collectif sur le thème du rapport à la bouffe, composé tantôt d'anecdotes personnelles, tantôt de réflexions sur la société, tantôt de sujets plus fictionnels, voire d’un petit conte pour la fin. Réalisés par des auteurs québécois, j'ai trouvé que les dessins de chaque histoire étaient réussis, chacun dans son style bien distinct. Il n'y a que la dernière, le fameux petit conte, que j'ai trouvée trop simplement dessinée et faible en termes de couleurs. Toutes les autres histoires montrent un vrai talent, que j'ai apprécié. Par contre, les scénarios sont beaucoup trop anecdotiques. Les tentatives d'humour tombent à plat, les sujets personnels manquent d'intérêt (et les multiples références québécoises ne parlent pas forcément à un lecteur français) et les fictions laissent indifférent. On a l'impression que le thème n'a pas vraiment inspiré les auteurs, qui se sont contentés de livrer leur copie en respectant le sujet, sans avoir grand-chose à raconter. Je me suis bien ennuyé.
Les Guerrilleros
Lorsque j’étais tombé par hasard sur cet album en farfouillant dans des bacs d’occasion, je croyais avoir découvert une vieille publication de Jordi Bernet – un auteur dont j’avais déjà apprécié plusieurs séries (je ne sais pas pourquoi, je m’étais uniquement focalisé sur Bernet, et pas sur Toledano…). En fait il s’agit d’un autre auteur bien sûr – même si je crois que c’est un oncle de Jordi Bernet. Le petit texte de présentation présente « Les Guerrilleros » comme une sorte d’Astérix et Obélix espagnols. Certes, il y a bien l’idée d’une résistance a priori déséquilibrée entre un envahisseur surpuissant et des patriotes malins et courageux, certes, les envahisseurs sont vraiment bêtes. Mais la comparaison s’arrête là, tant j’ai trouvé l’humour vraiment poussif, et les personnages sans réelle profondeur. Péripéties et dialogues manquent en effet de percussion (n’est pas Goscinny qui veut !), et seuls quelques rares moments m’ont fait sourire, l’essentiel de l’album me laissant de marbre. La série a été au préalable publié dans la revue espagnole Trinca, au tout début des années 1970. Le contexte dans lequel se déroule la série, la révolte espagnole de mai 1808 face aux troupes napoléoniennes a rarement été exploité – du moins en France. Mais c’est surtout le contexte de création et de publication qui prime ici. En effet, on est dans les dernières années de la dictature franquiste, et on comprend que celle-ci voit d’un bon œil la mise en avant du patriotisme espagnol, les idées nationalistes proches des phalangistes (par ricochet, on comprend aussi que cette dictature devait encore singulièrement brider la liberté créatrice). De fait, on est très loin ici des séries qui sortiront après la chute de Franco, dans des revues autrement plus irrévérencieuses, ça reste très ampoulé, convenu, avec un humour qui fait quand même daté (le gag de la banane sur laquelle glisse un officier français…). Sur la même période historique, et avec un dessin assez proche, j’avais quand même préféré Godaille et Godasse. Le dessin d’ailleurs, sans être excellent, est quand même ce qui passe le mieux. Du caricatural plus ou moins gentillet (pas très détaillé), mais qui peine à relever le plat des intrigues.
La Bureautique des Sentiments
Je serais tenté de dire que je n'ai vraiment pas aimé cet album, si ce n'est pour un point : le dessin de Ju/CDM, qui reste très réussi et constitue le principal atout de l'ouvrage. Pour le reste, cela ne fonctionne pas pour moi. Il s'agit d'une succession de gags centrés sur Michel, un nerd socialement inadapté, obsédé par les fichiers Excel et incapable de réussir la moindre interaction avec ses collègues ou avec les femmes. Sur le papier, le sujet aurait pourtant pu m'amuser, étant moi-même volontiers geek et introverti. Mais ici, l'humour ne prend jamais. Les gags et les dialogues tombent systématiquement à plat. L'humour est poussif, répétitif, mal rythmé, et ne provoque pas le moindre sourire. Il s'appuie sur une caricature facile et un jusqu'au-boutisme qui va trop vite dans le mur. Surtout, le personnage de Michel est profondément antipathique. Égocentrique, parfois violent et simplement stupide, il n'éveille aucune empathie et se révèle bien plus pénible qu'amusant ou touchant. Je m'en suis lassé au bout de quelques pages et j'ai terminé l'album avec difficulté. Les auteurs tentent bien de faire évoluer légèrement la situation sur la fin, en entraînant le personnage vers une nouvelle obsession (le death metal), mais cela reste tout aussi stéréotypé, sans être ni drôle ni attachant. Au final, je n'ai pas aimé cet album. Mais il est bien dessiné.
Young shadow
Je suis passé totalement à coté de cet album. Le résumé avait attiré mon attention, mais j'ai vite déchanté en lisant les premières pages de ce comics. Ce n'est pas que le dessin est mauvais, mais je trouve que la mise en scène manque de dynamisme. En tout cas, ce n'est pas très dynamique pour une histoire de super-héros. Quant au scénario, le début est prometteur, mais l'histoire ne lève jamais vraiment. J'ai juste eu l'impression de voir une autre variation du thème de super-héros qui au final n'apporte rien de nouveau. Bref, je ne suis jamais rentré dans ce récit et je me suis ennuyé. Je me demande si je n'ai pas aimé tout simplement parce que je ne suis pas le public-cible. J'ai trouvé cet album dans la section adulte de ma bibliothèque municipal, mais le ton du récit me semble être plus adapté pour les jeunes adolescents.
Shangri-La
Je n’ai pas l’habitude de lire de la science-fiction mais il est dur de résister à la lecture de Shangri-La tant le dessin est beau ! Shangri-La nous emporte dans un monde lointain où la Terre a été détruite et une partie de l’humanité a survécu sur une gigantesque station spatiale régie par une multinationale symbole du capitalisme le plus extrême. Le monde est régi par le travail et fait un peu penser au PCC. Différents héros trouvent certaines failles dans le système et cherchent tant bien que mal à se rebeller. La grande force de cet ouvrage c’est son dessin. Mathieu Bablet transcrit parfaitement la beauté de l’espace et sa grandeur. La taille de la BD permet de rendre compte d’autant plus de tous les détails du dessins, la multitude de traits qui fait de chaque page une œuvre d’art en tant que telle. J’aime également beaucoup les différentes palettes de couleurs qui sont vraiment bien utilisées. Je n’ai juste malheureusement pas accroché au scénario malgré quelques bonnes idées. Il y a une volonté de dénoncer le système capitaliste (avec une dictature chinoise poussant toujours à la consommation), le racisme (avec l’incarnation d’une nouvelle race animaux-humain qui se prend tous les maux du monde) et l’exploitation animale (avec des usines de chiens qui construisent des iPhones). Mais c’est toujours trop vulgairement amené, trop lourd, trop évident. Je n’ai pas aimé le manque de subtilité et la dénonciation trop facile avec des héros trop naïfs. À lire pour le dessin !