Cet album recueille l'adaptation de trois nouvelles de Lovecraft liées au Monde du Rêve, comme des préquels ou des spin-offs des aventures de Randolph Carter, sans que celui-ci apparaisse dans aucune d'entre elles.
La première, Celephais, reprend presque la même trame que La Quête onirique de Kadath l'inconnue, avec un rêveur qui cherche à retrouver la belle cité dont il rêvait jadis. Les aventures de Kuranes sont néanmoins plus concises et plus évaporées, centrées sur un artiste paumé qui fuit la réalité pour vivre dans un monde rêvé idéal, parfois par le biais de drogues, avec une fin volontairement en demi-teinte qui diffère du ton plus classique de Lovecraft. Cela manque de structure et, pour qui a lu Kadath, cela ressemble trop à un brouillon imprécis et inabouti.
La seconde raconte l'origine de la loi interdisant de tuer les chats de la ville d'Ulthar, éléments essentiels eux aussi de La Quête onirique de Kadath l'inconnue. L'histoire est basique et sans surprise pour qui connaît les aventures de Randolph Carter. Je n'ai pas aimé non plus Ulthar représentée comme une cité européenne trop contemporaine, loin de l'imaginaire fantasy que je me faisais du Monde du Rêve. Les faiblesses du dessin de Gou Tanabe m'ont aussi sauté aux yeux, notamment la laideur des chats, essentiels au récit mais mal rendus.
La troisième commence elle aussi à Ulthar et suit deux personnages partant observer les dieux de la Terre danser sur leur ancienne montagne. Là encore, le sujet est déjà abordé dans La Quête onirique de Kadath l'inconnue, mais Lovecraft revient sur le thème pour montrer concrètement ce qui arrive à ceux qui commettent ce sacrilège d'orgueil. Pas de surprise ici non plus, pas de représentation graphique marquante. J'ai été de nouveau agacé de voir à Ulthar une église si chrétienne et une croix qui n'ont, à mon sens, pas leur place dans le Monde du Rêve.
Il s'agit donc de l'adaptation de trois nouvelles dispensables car toutes largement supplantées par La Quête onirique de Kadath l'inconnue, pour lesquelles le dessin ainsi que les choix graphiques de Gou Tanabe contribuent peu à restituer la magie et l'étrangeté du Monde du Rêve. Cela manque de souffle et de cohérence avec l'univers original.
Cet album recueille l'adaptation de trois histoires courtes de Lovecraft : une que j'ai appréciée, et deux que j'ai trouvées médiocres.
La première, Le Temple, semble avoir marqué l'imaginaire de ses lecteurs puisqu'elle a visiblement inspiré la BD Sanctuaire ainsi que le film Abîmes de 2002. Le cadre, un sous-marin de la Première Guerre mondiale, offre un huis-clos idéal pour la montée en tension et le stress. L'histoire souffre toutefois de quelques incohérences techniques : un sous-marin n'aurait jamais de hublot, ni la capacité de descendre jusqu'à deux cents mètres, ni un sas permettant à un scaphandrier d'en sortir. Mais, une fois ces détails passés, le récit fonctionne très bien et est dessiné de manière claire et efficace. Il se divise en deux phases : d'abord la hantise de l'équipage, puis la découverte du temple. La scène où celui-ci s'illumine à travers le hublot est particulièrement réussie. Bref, c'est l'histoire que j'ai le plus appréciée.
La seconde, Le Molosse, raconte la hantise d'un duo d'explorateurs ayant osé s'emparer d'une idole dont le gardien est féroce. L'intrigue m'a paru trop convenue et sans intérêt. Le dessin de Tanabe y est également plus fouillis avec plusieurs scènes difficiles à déchiffrer. Je n'ai pas aimé cette histoire.
La troisième, La Cité sans nom, m'avait laissé un souvenir vague mais positif lors de ma lecture de la nouvelle il y a longtemps. Ici, je n'ai pas retrouvé cette impression. L'intrigue est trop simple et linéaire. Le design des créatures n'est pas mauvais, oscillant entre le ridicule et le dérangeant, mais je n'ai ressenti ni emprise narrative ni émotion particulière. Cette adaptation m'a laissé indifférent.
En somme, si le premier récit vaut la lecture, les deux autres montrent les limites de l'adaptation manga de Tanabe pour qui le graphisme et le découpage ne suffisent pas à compenser des intrigues trop convenues ou simplifiées, me laissant le lecteur sur une impression de déception.
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Les Chats d'Ulthar
Cet album recueille l'adaptation de trois nouvelles de Lovecraft liées au Monde du Rêve, comme des préquels ou des spin-offs des aventures de Randolph Carter, sans que celui-ci apparaisse dans aucune d'entre elles. La première, Celephais, reprend presque la même trame que La Quête onirique de Kadath l'inconnue, avec un rêveur qui cherche à retrouver la belle cité dont il rêvait jadis. Les aventures de Kuranes sont néanmoins plus concises et plus évaporées, centrées sur un artiste paumé qui fuit la réalité pour vivre dans un monde rêvé idéal, parfois par le biais de drogues, avec une fin volontairement en demi-teinte qui diffère du ton plus classique de Lovecraft. Cela manque de structure et, pour qui a lu Kadath, cela ressemble trop à un brouillon imprécis et inabouti. La seconde raconte l'origine de la loi interdisant de tuer les chats de la ville d'Ulthar, éléments essentiels eux aussi de La Quête onirique de Kadath l'inconnue. L'histoire est basique et sans surprise pour qui connaît les aventures de Randolph Carter. Je n'ai pas aimé non plus Ulthar représentée comme une cité européenne trop contemporaine, loin de l'imaginaire fantasy que je me faisais du Monde du Rêve. Les faiblesses du dessin de Gou Tanabe m'ont aussi sauté aux yeux, notamment la laideur des chats, essentiels au récit mais mal rendus. La troisième commence elle aussi à Ulthar et suit deux personnages partant observer les dieux de la Terre danser sur leur ancienne montagne. Là encore, le sujet est déjà abordé dans La Quête onirique de Kadath l'inconnue, mais Lovecraft revient sur le thème pour montrer concrètement ce qui arrive à ceux qui commettent ce sacrilège d'orgueil. Pas de surprise ici non plus, pas de représentation graphique marquante. J'ai été de nouveau agacé de voir à Ulthar une église si chrétienne et une croix qui n'ont, à mon sens, pas leur place dans le Monde du Rêve. Il s'agit donc de l'adaptation de trois nouvelles dispensables car toutes largement supplantées par La Quête onirique de Kadath l'inconnue, pour lesquelles le dessin ainsi que les choix graphiques de Gou Tanabe contribuent peu à restituer la magie et l'étrangeté du Monde du Rêve. Cela manque de souffle et de cohérence avec l'univers original.
Le Molosse
Cet album recueille l'adaptation de trois histoires courtes de Lovecraft : une que j'ai appréciée, et deux que j'ai trouvées médiocres. La première, Le Temple, semble avoir marqué l'imaginaire de ses lecteurs puisqu'elle a visiblement inspiré la BD Sanctuaire ainsi que le film Abîmes de 2002. Le cadre, un sous-marin de la Première Guerre mondiale, offre un huis-clos idéal pour la montée en tension et le stress. L'histoire souffre toutefois de quelques incohérences techniques : un sous-marin n'aurait jamais de hublot, ni la capacité de descendre jusqu'à deux cents mètres, ni un sas permettant à un scaphandrier d'en sortir. Mais, une fois ces détails passés, le récit fonctionne très bien et est dessiné de manière claire et efficace. Il se divise en deux phases : d'abord la hantise de l'équipage, puis la découverte du temple. La scène où celui-ci s'illumine à travers le hublot est particulièrement réussie. Bref, c'est l'histoire que j'ai le plus appréciée. La seconde, Le Molosse, raconte la hantise d'un duo d'explorateurs ayant osé s'emparer d'une idole dont le gardien est féroce. L'intrigue m'a paru trop convenue et sans intérêt. Le dessin de Tanabe y est également plus fouillis avec plusieurs scènes difficiles à déchiffrer. Je n'ai pas aimé cette histoire. La troisième, La Cité sans nom, m'avait laissé un souvenir vague mais positif lors de ma lecture de la nouvelle il y a longtemps. Ici, je n'ai pas retrouvé cette impression. L'intrigue est trop simple et linéaire. Le design des créatures n'est pas mauvais, oscillant entre le ridicule et le dérangeant, mais je n'ai ressenti ni emprise narrative ni émotion particulière. Cette adaptation m'a laissé indifférent. En somme, si le premier récit vaut la lecture, les deux autres montrent les limites de l'adaptation manga de Tanabe pour qui le graphisme et le découpage ne suffisent pas à compenser des intrigues trop convenues ou simplifiées, me laissant le lecteur sur une impression de déception.