Rhaaah mais qu’est-ce que c’est que ces nez !!!???
Rarement un détail ne m’aura à ce point perturbé. Dans cette BD, dont j’entamai la lecture gonflé d’envie, les personnages n’ont pas de nez, et ça, c’est TRES perturbant. Ce détail m’a littéralement gâché la lecture. Jamais je ne suis parvenu à dépasser ça. Outre le fait que c’est très laid, on ne saisi pas bien l’idée, s’il tant est qu’il y en ait une. Est-ce pour signifier que les personnages, au cours de cette enquête, n’ont pas franchement le nez creux ?
Bref ! C’est une déception à tous points de vue. D’abord, c’est Oxymore qui édite ça, or j’aime bien Oxymore d’ordinaire, mais je dois reconnaître que ça fait quelques albums édités là-bas qui me déçoivent. Pourtant, l’édition est assez réussie et le dessin objectivement plutôt bon, tout comme la mise en couleurs, raccord avec l’ambiance. Mais le scénario, imprégné de l’esprit Teenage Movie, et déclinant le thème rebattu du zombie, pêche par plusieurs incohérences qui font retomber les œufs sans parvenir à faire de neige : ressorts scénaristiques forcés, temporalité mal définie, dialogues creux, manque de fluidité, personnages sans épaisseur dont certains viennent encombrer le paysage sans qu’on saisisse le sens même de leur présence…
Et puis c’est sans surprise. Même la série Stranger Things, à quoi cette BD peut être comparée, était parvenue à susciter un minimum d’intérêt (du moins la saison 1) chez les cinquantenaires comme moi en agitant la fibre nostalgique.
J’ai lu les dernières pages au pas de charge pour terminer sur un gros bof !
Un album qui a attiré mon attention parce que je me préoccupe du phénomène de la cigarette électronique. Je ne sais pas comment c'est en Europe, mais au Québec il y a une grosse compagne contre la cigarette et c'est même allé jusqu'à l'interdire totalement à l'intérieur des lieux publics incluant les restaurants il y a plus de 20 ans. Je voyais les effets autour de moi, il y avait rarement des jeunes avec une cigarette et les fumeurs étaient plus des gens d'autres générations. Et puis la cigarette électrique et on dirait que le monde entier s'est mis à vapoter. J'en ai même vu en fumer dans des vestiaires ou des toilettes alors que s'est censé être illégal.
Je voulais donc un documentaire qui explique l'apparition de ce phénomène et ses effets sur les gens, mais je n'ai pas eu droit à un documentaire. En effet, on est dans une œuvre de fiction avec deux jeunes qui effectuent des recherches sur la vape et découvrir que ça des effets négatives alors ils vont essayer de prévenir autant de gens que possible. J'ai trouvé cela ennuyeux. On pourrait répliquer que ça s'adresse aux ados, mais même ados je trouvais ce genre d'histoire qui parle d'un sujet sérieux ennuyeux et je préférais voir un documentaire sur le dit sujet à la place. La manière de parler de ses deux jeunes lorsqu'ils parlent de la vape manquent de naturels. Il y a quelques informations intéressantes et j'ai hésité à mettre un 3 étoiles, mais je me suis vraiment ennuyé durant la majeure partie de l'album.
Ce qui n'aide pas est que je n'ai pas aimé le dessin qui fait souvent amateur et qui ne serait jamais sorti d'un fanzine si on ne vivait pas dans un monde de surproduction de BD. Je n'aime pas la manière dont sont dessin les personnages.
C'est la deuxième histoire de Liu Cixin que je lis où la Chine et les personnages chinois sont totalement absents. Cette fois, le récit nous emmène dans l'ex-Yougoslavie des années 1990, où un mathématicien serbe tente de sauver son pays et sa famille en utilisant la théorie du chaos pour provoquer un brouillard capable de gêner les bombardements de l'OTAN. On retrouve d'ailleurs le regard très critique de l'auteur envers l'Occident : l'OTAN y apparaît comme une force déshumanisée qui bombarde indistinctement les civils, sans véritable mise en contexte ni nuance.
L'idée de départ est typiquement du Liu Cixin : à partir de calculs d'une précision inimaginable, déterminer quel minuscule événement provoquer à un endroit précis du globe pour modifier, par effet papillon, la météo à des milliers de kilomètres. Le concept est séduisant et suffisamment original pour donner envie de suivre le récit. Malheureusement, il reste très largement sous-exploité. L'intrigue se résume essentiellement au héros qui parcourt le monde à la recherche des différents points d'intervention pendant que, parallèlement, sa famille subit les conséquences de la guerre. Le scénario ne développe finalement ni les implications scientifiques de son invention, ni ses conséquences géopolitiques, ni même réellement ses personnages.
Le dessin de Dan Panosian est agréable à regarder. Son trait réaliste est solide, les décors sont soignés et la colorisation fonctionne bien. L'ensemble se lit sans difficulté et bénéficie d'une mise en scène efficace, même si elle reste assez académique.
Mais j'ai trouvé ce tome plutôt décevant. Derrière une idée de science-fiction bonne mais pas si originale, le récit raconte très peu de choses et s'interrompt abruptement quand le héros apprend que son périple ne sert plus à rien. C'est tout. Pas grand chose à se mettre sous la dent.
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Le Diable de Smiling Woods
Rhaaah mais qu’est-ce que c’est que ces nez !!!??? Rarement un détail ne m’aura à ce point perturbé. Dans cette BD, dont j’entamai la lecture gonflé d’envie, les personnages n’ont pas de nez, et ça, c’est TRES perturbant. Ce détail m’a littéralement gâché la lecture. Jamais je ne suis parvenu à dépasser ça. Outre le fait que c’est très laid, on ne saisi pas bien l’idée, s’il tant est qu’il y en ait une. Est-ce pour signifier que les personnages, au cours de cette enquête, n’ont pas franchement le nez creux ? Bref ! C’est une déception à tous points de vue. D’abord, c’est Oxymore qui édite ça, or j’aime bien Oxymore d’ordinaire, mais je dois reconnaître que ça fait quelques albums édités là-bas qui me déçoivent. Pourtant, l’édition est assez réussie et le dessin objectivement plutôt bon, tout comme la mise en couleurs, raccord avec l’ambiance. Mais le scénario, imprégné de l’esprit Teenage Movie, et déclinant le thème rebattu du zombie, pêche par plusieurs incohérences qui font retomber les œufs sans parvenir à faire de neige : ressorts scénaristiques forcés, temporalité mal définie, dialogues creux, manque de fluidité, personnages sans épaisseur dont certains viennent encombrer le paysage sans qu’on saisisse le sens même de leur présence… Et puis c’est sans surprise. Même la série Stranger Things, à quoi cette BD peut être comparée, était parvenue à susciter un minimum d’intérêt (du moins la saison 1) chez les cinquantenaires comme moi en agitant la fibre nostalgique. J’ai lu les dernières pages au pas de charge pour terminer sur un gros bof !
La Vape - Derrière le goût, le mensonge
Un album qui a attiré mon attention parce que je me préoccupe du phénomène de la cigarette électronique. Je ne sais pas comment c'est en Europe, mais au Québec il y a une grosse compagne contre la cigarette et c'est même allé jusqu'à l'interdire totalement à l'intérieur des lieux publics incluant les restaurants il y a plus de 20 ans. Je voyais les effets autour de moi, il y avait rarement des jeunes avec une cigarette et les fumeurs étaient plus des gens d'autres générations. Et puis la cigarette électrique et on dirait que le monde entier s'est mis à vapoter. J'en ai même vu en fumer dans des vestiaires ou des toilettes alors que s'est censé être illégal. Je voulais donc un documentaire qui explique l'apparition de ce phénomène et ses effets sur les gens, mais je n'ai pas eu droit à un documentaire. En effet, on est dans une œuvre de fiction avec deux jeunes qui effectuent des recherches sur la vape et découvrir que ça des effets négatives alors ils vont essayer de prévenir autant de gens que possible. J'ai trouvé cela ennuyeux. On pourrait répliquer que ça s'adresse aux ados, mais même ados je trouvais ce genre d'histoire qui parle d'un sujet sérieux ennuyeux et je préférais voir un documentaire sur le dit sujet à la place. La manière de parler de ses deux jeunes lorsqu'ils parlent de la vape manquent de naturels. Il y a quelques informations intéressantes et j'ai hésité à mettre un 3 étoiles, mais je me suis vraiment ennuyé durant la majeure partie de l'album. Ce qui n'aide pas est que je n'ai pas aimé le dessin qui fait souvent amateur et qui ne serait jamais sorti d'un fanzine si on ne vivait pas dans un monde de surproduction de BD. Je n'aime pas la manière dont sont dessin les personnages.
Le Calcul Du Papillon
C'est la deuxième histoire de Liu Cixin que je lis où la Chine et les personnages chinois sont totalement absents. Cette fois, le récit nous emmène dans l'ex-Yougoslavie des années 1990, où un mathématicien serbe tente de sauver son pays et sa famille en utilisant la théorie du chaos pour provoquer un brouillard capable de gêner les bombardements de l'OTAN. On retrouve d'ailleurs le regard très critique de l'auteur envers l'Occident : l'OTAN y apparaît comme une force déshumanisée qui bombarde indistinctement les civils, sans véritable mise en contexte ni nuance. L'idée de départ est typiquement du Liu Cixin : à partir de calculs d'une précision inimaginable, déterminer quel minuscule événement provoquer à un endroit précis du globe pour modifier, par effet papillon, la météo à des milliers de kilomètres. Le concept est séduisant et suffisamment original pour donner envie de suivre le récit. Malheureusement, il reste très largement sous-exploité. L'intrigue se résume essentiellement au héros qui parcourt le monde à la recherche des différents points d'intervention pendant que, parallèlement, sa famille subit les conséquences de la guerre. Le scénario ne développe finalement ni les implications scientifiques de son invention, ni ses conséquences géopolitiques, ni même réellement ses personnages. Le dessin de Dan Panosian est agréable à regarder. Son trait réaliste est solide, les décors sont soignés et la colorisation fonctionne bien. L'ensemble se lit sans difficulté et bénéficie d'une mise en scène efficace, même si elle reste assez académique. Mais j'ai trouvé ce tome plutôt décevant. Derrière une idée de science-fiction bonne mais pas si originale, le récit raconte très peu de choses et s'interrompt abruptement quand le héros apprend que son périple ne sert plus à rien. C'est tout. Pas grand chose à se mettre sous la dent.