Bizarre cette série qui, je pense, rate sa cible. Ou, en tout cas, à vouloir jouer sur plusieurs tableaux, se perd complètement.
Suite à un accident dans une centrale nucléaire (débile, mais aux conséquences meurtrières), trois « veuves » des victimes se lancent dans une croisade pour sa fermeture. S’ensuivent alors moult péripéties, durant lesquelles sont mis en avant : l’incompétence, l’hypocrisie et l’opportunisme des hommes politiques (président, ministres), l’emballement médiatique des chaines d’info qui tournent en boucle et détournent le moindre bout de truc pour en faire du sensationnalisme, etc.
Bref, on retrouve ici des thématiques qui pourraient être louables, et intéressantes pour développer une satire de la société actuelle. Mais, hélas, très rapidement, l’intrigue se contente d’accumuler les dialogues et situations outrancières et caricaturales – sans que ce soit vraiment drôle. C’est juste lourdingue, indigeste, répétitif.
Du coup, on oublie totalement le côté satire sociale, et même le côté humoristique. Ne reste donc qu’un n’importe quoi grotesque. Sur lequel je ne reviendrai pas.
Une BD qui m'a surtout laissé perplexe. Je comprends l'intention de proposer une approche absurde et décalée de la Shoah et de l'occupation nazie en Pologne, avec des personnages grotesques ou hybrides au milieu de soldats réalistes, mais je n'ai jamais vraiment réussi à entrer dedans ni à comprendre où les auteurs voulaient m'emmener.
Le mélange entre récit historique sombre et fantaisie loufoque m'a paru forcé, parfois même arbitraire. Entre les personnages à têtes animales, le nain nazi habillé comme un magicien, les situations absurdes et une intrigue qui donne l'impression d'enchaîner des scènes sans vraie progression, j'ai surtout eu une sensation de confusion permanente. L'histoire semble commencer au milieu de quelque chose et se terminer sans véritable conclusion, avec un côté inachevé qui aurait pu être frustrant si je n'étais resté aussi indifférent au reste de l'album.
Le graphisme participe aussi beaucoup à cette impression. Ce dessin réaliste mélangé à des éléments caricaturaux ou totalement décalés m'a rappelé celui de Bloody Mary que je n'avais déjà pas apprécié. Je comprends l'originalité de son étrangeté ou de son audace visuelle, mais personnellement il m'a surtout tenu à distance du récit au lieu de renforcer son impact.
Certaines idées de mise en scène sont originales, mais j'ai trouvé l'ensemble trop nébuleux et démonstratif pour réellement me toucher. L'album donne l'impression d'utiliser l'absurde comme une fin en soi sans réussir à construire quelque chose de cohérent ou émotionnellement fort autour.
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Les Veuves électriques
Bizarre cette série qui, je pense, rate sa cible. Ou, en tout cas, à vouloir jouer sur plusieurs tableaux, se perd complètement. Suite à un accident dans une centrale nucléaire (débile, mais aux conséquences meurtrières), trois « veuves » des victimes se lancent dans une croisade pour sa fermeture. S’ensuivent alors moult péripéties, durant lesquelles sont mis en avant : l’incompétence, l’hypocrisie et l’opportunisme des hommes politiques (président, ministres), l’emballement médiatique des chaines d’info qui tournent en boucle et détournent le moindre bout de truc pour en faire du sensationnalisme, etc. Bref, on retrouve ici des thématiques qui pourraient être louables, et intéressantes pour développer une satire de la société actuelle. Mais, hélas, très rapidement, l’intrigue se contente d’accumuler les dialogues et situations outrancières et caricaturales – sans que ce soit vraiment drôle. C’est juste lourdingue, indigeste, répétitif. Du coup, on oublie totalement le côté satire sociale, et même le côté humoristique. Ne reste donc qu’un n’importe quoi grotesque. Sur lequel je ne reviendrai pas.
Achtung Zelig !
Une BD qui m'a surtout laissé perplexe. Je comprends l'intention de proposer une approche absurde et décalée de la Shoah et de l'occupation nazie en Pologne, avec des personnages grotesques ou hybrides au milieu de soldats réalistes, mais je n'ai jamais vraiment réussi à entrer dedans ni à comprendre où les auteurs voulaient m'emmener. Le mélange entre récit historique sombre et fantaisie loufoque m'a paru forcé, parfois même arbitraire. Entre les personnages à têtes animales, le nain nazi habillé comme un magicien, les situations absurdes et une intrigue qui donne l'impression d'enchaîner des scènes sans vraie progression, j'ai surtout eu une sensation de confusion permanente. L'histoire semble commencer au milieu de quelque chose et se terminer sans véritable conclusion, avec un côté inachevé qui aurait pu être frustrant si je n'étais resté aussi indifférent au reste de l'album. Le graphisme participe aussi beaucoup à cette impression. Ce dessin réaliste mélangé à des éléments caricaturaux ou totalement décalés m'a rappelé celui de Bloody Mary que je n'avais déjà pas apprécié. Je comprends l'originalité de son étrangeté ou de son audace visuelle, mais personnellement il m'a surtout tenu à distance du récit au lieu de renforcer son impact. Certaines idées de mise en scène sont originales, mais j'ai trouvé l'ensemble trop nébuleux et démonstratif pour réellement me toucher. L'album donne l'impression d'utiliser l'absurde comme une fin en soi sans réussir à construire quelque chose de cohérent ou émotionnellement fort autour.