Le premier tome est celui qui m’a le plus séduit et convaincu. Rien d’extraordinaire, mais de l’aventure historique (en Terre sainte » aux temps des croisades) plutôt dynamique, avec un dessin globalement bien fichu (la colorisation m’a moins convaincu).
Mais j’ai bien moins accroché à la suite. Ça reste dans du déjà vu : des séries faisant arriver une grosse dose d’ésotérisme, de légende biblique et de fantastique (ici autour des Djinns) dans cet univers médiéval fantastique, il y en a eu déjà pas mal (Le Troisième Testament en tête), et ça ne m’a pas toujours convaincu.
Ici, plus que le charabia pseudo ésotérique, c’est la trop forte de dose de fantastique qui m’a rapidement soulé. D’autant plus que si elle est presque absente du premier tome, elle envahit le suivant, pour totalement phagocyter le troisième et dernier.
C’est d’autant plus étonnant que ça nuit paradoxalement au rythme. En effet, si la série joue surtout sur de l’action (outrancière, avec des combats trop présents, des facilités – notre belle héroïne de la secte des Assassins massacre à elle toute seule avec deux couteux des dizaines d’hommes armés d’épées par exemple), les deux derniers tomes voient cette action se diluer dans un délire pyrotechnique (et là la colorisation artificielle ne me convient pas). Il ne s’y passe finalement pas grand-chose. Du coup, avec peu de texte, une intrigue minimaliste, ça se lit rapidement, malgré une pagination conséquente. Ça se laisse oublier rapidement aussi je pense.
Je ne fais pas partie des inconditionnels de Blueberry dont je n'ai lu que quelques albums dans les années 80. J'ai redécouvert le personnage dernièrement avec Sur la piste de Blueberry, j'ai donc voulu en connaître plus sur les origines de ce cow-boy et me suis par conséquent penché sur cette série.
Série qui m'a laissé un goût amer, j'ai arrêté les frais avec le tome 13 (Il faut tuer Lincoln).
Les premiers albums sont réalisés par les créateurs du personnage : Charlier et Giraud. Ni l'un, ni l'autre ne m'ont convaincu. Des premiers albums où se succèdent de petites histoires sur les origines de Blueberry et de son Sud natal. Rien de bien folichon, c'est très banal et souvent peu crédible. Le dessin est brouillon et manque souvent de lisibilité (la colorisation n'y est pas étrangère). On est très loin de ce qu'il produira en tant que Moebius.
Puis arrive Corteggiani au scénario, il ne fera pas mieux que son prédécesseur avec presque toujours la même trame : infiltrer les lignes sudistes pour réaliser des missions impossibles de sabotage ou de vol de bétail. C'est répétitif et la crédibilité n'est pas le point fort des récits.
Après Giraud, c'est au tour de Wilson de prendre les crayons pour croquer les aventures de Blueberry, il copie le style de Giraud pour le même résultat : bof. Puis, pour terminer, place à Blanc-Dumont pour un changement de style radical, mais personnages et décors sont peu agréables à contempler.
Le seul intérêt de cette série c'est qu'elle est ancrée en pleine guerre de Sécession et permet de s'instruire un peu sur cette période historique.
Dispensable.
Lancée aux États-Unis en 1977 (l'année de Star Wars), il s'agit d'une space-opera qui cherche à tirer parti du succès récent du genre. Le scénario de Ron Goulart, assez simpliste, se laisse lire. Mais les dessins de Gil Kane sont à leur meilleur niveau, les vaisseaux spatiaux et les mondes extraterrestres constituant le point fort. Étant une nouveauté à l'époque, aujourd'hui ce n'est pas indispensable et il s'agit surtout d'une curiosité historique. Je préfère les versions noir et blanc, plus proches de l'édition originale.
Shangri-La de Mathieu Bablet est une lecture ambitieuse mais j'ai quelques réserves sur l'exécution.
L'univers est la vraie force de l'album. Une station spatiale gigantesque, gouvernée par une corporation omnipotente, où la société de consommation a atteint son point de saturation et où des animaux génétiquement modifiées sont reléguées à un statut inférieur. Bablet construit un monde cohérent et oppressant, qui interroge avec efficacité l'esclavage moderne, la hiérarchie entre les vivants et notre rapport à la consommation. Sur le plan des idées, la BD est stimulante.
Visuellement, le travail est impressionnant. Les décors de la station, son architecture, ses panoramas écrasants contribuent fortement à l'immersion et témoignent d'une vraie maîtrise de la mise en scène spatiale.
Les limites sont ailleurs. Les visages des personnages manquent de singularité, ce qui génère parfois de la confusion dans le suivi de l'action. Quant à l'écriture, malgré une narration qui ne s'appesantit pas, certains passages sonnent lourd et freinent le rythme, au point que la lecture m'a demandé plusieurs reprises pour aller au bout.
Shangri-La s'adresse avant tout aux amateurs de science-fiction, qui seront sensibles à sa vision du futur et à la densité de ses thèmes. Les autres y trouveront un univers fort, mais une expérience de lecture qui ne tient pas toujours ses promesses.
J’espérais être surpris positivement avec cet album … malheureusement ce ne fut pas le cas, vous pouvez passer votre chemin.
J’admets que l’exercice du strips/gags est difficile mais ici la plupart du temps, c’est soit très convenu, soit tout simplement pas drôle.
Dommage car la partie graphique convient bien à ce registre et hormis quelques gags qui font (vraiment) mouches, le reste est d’une telle platitude que ça vous laissera de marbre.
J’ai eu l’impression d’un travail de commande où il fallait abattre du gags en très peu de temps.
Bof bof donc.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Nero (Mammucari)
Le premier tome est celui qui m’a le plus séduit et convaincu. Rien d’extraordinaire, mais de l’aventure historique (en Terre sainte » aux temps des croisades) plutôt dynamique, avec un dessin globalement bien fichu (la colorisation m’a moins convaincu). Mais j’ai bien moins accroché à la suite. Ça reste dans du déjà vu : des séries faisant arriver une grosse dose d’ésotérisme, de légende biblique et de fantastique (ici autour des Djinns) dans cet univers médiéval fantastique, il y en a eu déjà pas mal (Le Troisième Testament en tête), et ça ne m’a pas toujours convaincu. Ici, plus que le charabia pseudo ésotérique, c’est la trop forte de dose de fantastique qui m’a rapidement soulé. D’autant plus que si elle est presque absente du premier tome, elle envahit le suivant, pour totalement phagocyter le troisième et dernier. C’est d’autant plus étonnant que ça nuit paradoxalement au rythme. En effet, si la série joue surtout sur de l’action (outrancière, avec des combats trop présents, des facilités – notre belle héroïne de la secte des Assassins massacre à elle toute seule avec deux couteux des dizaines d’hommes armés d’épées par exemple), les deux derniers tomes voient cette action se diluer dans un délire pyrotechnique (et là la colorisation artificielle ne me convient pas). Il ne s’y passe finalement pas grand-chose. Du coup, avec peu de texte, une intrigue minimaliste, ça se lit rapidement, malgré une pagination conséquente. Ça se laisse oublier rapidement aussi je pense.
La Jeunesse de Blueberry
Je ne fais pas partie des inconditionnels de Blueberry dont je n'ai lu que quelques albums dans les années 80. J'ai redécouvert le personnage dernièrement avec Sur la piste de Blueberry, j'ai donc voulu en connaître plus sur les origines de ce cow-boy et me suis par conséquent penché sur cette série. Série qui m'a laissé un goût amer, j'ai arrêté les frais avec le tome 13 (Il faut tuer Lincoln). Les premiers albums sont réalisés par les créateurs du personnage : Charlier et Giraud. Ni l'un, ni l'autre ne m'ont convaincu. Des premiers albums où se succèdent de petites histoires sur les origines de Blueberry et de son Sud natal. Rien de bien folichon, c'est très banal et souvent peu crédible. Le dessin est brouillon et manque souvent de lisibilité (la colorisation n'y est pas étrangère). On est très loin de ce qu'il produira en tant que Moebius. Puis arrive Corteggiani au scénario, il ne fera pas mieux que son prédécesseur avec presque toujours la même trame : infiltrer les lignes sudistes pour réaliser des missions impossibles de sabotage ou de vol de bétail. C'est répétitif et la crédibilité n'est pas le point fort des récits. Après Giraud, c'est au tour de Wilson de prendre les crayons pour croquer les aventures de Blueberry, il copie le style de Giraud pour le même résultat : bof. Puis, pour terminer, place à Blanc-Dumont pour un changement de style radical, mais personnages et décors sont peu agréables à contempler. Le seul intérêt de cette série c'est qu'elle est ancrée en pleine guerre de Sécession et permet de s'instruire un peu sur cette période historique. Dispensable.
Star Hawks
Lancée aux États-Unis en 1977 (l'année de Star Wars), il s'agit d'une space-opera qui cherche à tirer parti du succès récent du genre. Le scénario de Ron Goulart, assez simpliste, se laisse lire. Mais les dessins de Gil Kane sont à leur meilleur niveau, les vaisseaux spatiaux et les mondes extraterrestres constituant le point fort. Étant une nouveauté à l'époque, aujourd'hui ce n'est pas indispensable et il s'agit surtout d'une curiosité historique. Je préfère les versions noir et blanc, plus proches de l'édition originale.
Shangri-La
Shangri-La de Mathieu Bablet est une lecture ambitieuse mais j'ai quelques réserves sur l'exécution. L'univers est la vraie force de l'album. Une station spatiale gigantesque, gouvernée par une corporation omnipotente, où la société de consommation a atteint son point de saturation et où des animaux génétiquement modifiées sont reléguées à un statut inférieur. Bablet construit un monde cohérent et oppressant, qui interroge avec efficacité l'esclavage moderne, la hiérarchie entre les vivants et notre rapport à la consommation. Sur le plan des idées, la BD est stimulante. Visuellement, le travail est impressionnant. Les décors de la station, son architecture, ses panoramas écrasants contribuent fortement à l'immersion et témoignent d'une vraie maîtrise de la mise en scène spatiale. Les limites sont ailleurs. Les visages des personnages manquent de singularité, ce qui génère parfois de la confusion dans le suivi de l'action. Quant à l'écriture, malgré une narration qui ne s'appesantit pas, certains passages sonnent lourd et freinent le rythme, au point que la lecture m'a demandé plusieurs reprises pour aller au bout. Shangri-La s'adresse avant tout aux amateurs de science-fiction, qui seront sensibles à sa vision du futur et à la densité de ses thèmes. Les autres y trouveront un univers fort, mais une expérience de lecture qui ne tient pas toujours ses promesses.
Bat Mad
J’espérais être surpris positivement avec cet album … malheureusement ce ne fut pas le cas, vous pouvez passer votre chemin. J’admets que l’exercice du strips/gags est difficile mais ici la plupart du temps, c’est soit très convenu, soit tout simplement pas drôle. Dommage car la partie graphique convient bien à ce registre et hormis quelques gags qui font (vraiment) mouches, le reste est d’une telle platitude que ça vous laissera de marbre. J’ai eu l’impression d’un travail de commande où il fallait abattre du gags en très peu de temps. Bof bof donc.