Je rejoins l'avis de Ro sur cette mini-série qui a malheureusement eu un certains succès lors de sa sortie et va emmener DC a rendre leur univers encore plus sombre et violent.
Déjà, on retrouve le défaut des crossovers de comics à savoir qu'il y a trop de personnages et si on ne connait pas bien l'univers de DC e cette époque on est rapidement perdu. Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien lire un album sans être obligé d’aller en permanence sur wikipédia. Le scénario avait pourtant une bonne idée à savoir que dans le passé certains membres de la Justice League ont prit une décision difficile et éthiquement douteux. Cela aurait pu emmener des discussions intéressantes sur s'il y a des limites à ce qu'un super-héros peut faire même si c'est pour le bien de tous, mais c'est noyé dans une intrigue policière sur qui a tué tel personnage et cela devient vite un gros truc incohérent et incompréhensible à lire. Il y a pleins de facilité comme la manière dont le méchant Dr Light se rappel ce qu'il a fait il y a des années. C'est vraiment juste ennuyeux à lire.
Un truc rigolo est qu'en bonus Urban a publié une histoire de la Justice League de la fin des années 70 qui a fortement influencé cette histoire et même si le scénario et le dessin sont datés, c'est une histoire beaucoup plus amusante à lire que la mini-série Crise d'identité.
Je suis plutôt un lecteur curieux de ce que proposent les « petits éditeurs », et les œuvres minimalistes ne me rebutent pas (j’aime beaucoup par exemple ce que fait Ibn Al Rabin). Je suis resté sur des avis mitigés après lecture de plusieurs albums de Leif Tande, mais il m’avait agréablement surpris sur plusieurs albums oubapiens, donc je me suis lancé dans la lecture de ce « petit » pavé avec curiosité.
Leif Tande a tenu un blog à la fin des années 1980 dans lequel il a dessiné cette histoire, au rythme d’une page par jour durant toute une année (1988).
Un projet ambitieux sur la forme donc (mais Trondheim a déjà su transformer ce type d’essai), mais aussi et surtout sur le fond.
En effet, il s’agit ni plus ni moins pour l’auteur de nous présenter les débuts de la vie, en partant de la « molécule originelle » (qui apparait dans le sous-titre) jusqu'à la sortie des eaux des premiers amphibiens.
Et je dois dire que le résultat m’a déçu et laissé de côté sous ces deux aspects. D’abord parce qu’il n’y a pas ici la force de certains essais proches (comme l’excellent et bluffant « Alpha…directions » de Jens Harder). C’est ici plus minimaliste à plus d’un titre. Le dessin déjà, mais aussi l’ambition et la réalisation.
Reste la narration donc. Mais, là où Trondheim apporte moult traits d’humour, trouvailles amusantes pour rendre vivants ses récits minimalistes, Tande ne parvient pas à le faire. Peut-être cela passait-il dans une lecture au fil de l’année sur le blog, mais la lecture d’une traite du pavé s’est révélée rébarbative, ennuyeuse. Les rares traits d’humour dans les dialogues tombent à plat, et le reste m’a lassé.
Si je salue l’ambition – relative – de l’auteur, et le beau travail éditorial de La Pastèque, c’est quand même très péniblement que j’ai fini cet album.
Après la mort de leurs maris lors d'un accident dans une centrale nucléaire, trois veuves décident de lancer un mouvement de contestation qui va rapidement dégénérer en grosse farce médiatique et politique.
Entre critique du nucléaire, satire des médias, récupération politique et colère populaire, la série tente de mélanger pamphlet social et comédie absurde. Mais très vite, tout bascule dans une caricature tellement appuyée qu'elle finit par affaiblir complètement son propos.
Le problème, c'est que l'album ne nuance jamais rien. Les politiques sont tous des pourris grotesques, les médias des manipulateurs hystériques, les forces de l'ordre des brutes absurdes, les industriels des monstres cyniques, et même les héroïnes passent pour des idiotes dépassées par ce qui leur arrive. Toute la satire fonctionne à coups de gros sabots, avec un humour qui m'a donné l'impression de lire une espèce de caricature de discours militant populiste plus qu'une véritable critique sociale construite. Cela fait parfois penser à une version très lourde d'une satire façon "Les Simpsons", mais sans la finesse, le recul ni le sens du gag qui permettent normalement à ce genre d'exagération de fonctionner.
Le récit enchaîne les situations volontairement outrancières autour de la corruption, des chaînes d'info, de la manipulation médiatique, des violences policières ou des intérêts privés, mais avec une telle insistance que cela finit par devenir plus embarrassant que percutant. À force de vouloir dénoncer tout le monde en permanence, l'album tourne souvent à la démonstration forcée plutôt qu'à une vraie comédie mordante.
The Boys ne m’a personnellement pas du tout accroché. Je comprends l’idée derrière le comics et ce qu’il cherche à parodier dans le monde des super-héros, mais la lecture m’a rapidement laissé de côté.
J’ai surtout eu l’impression que la série misait constamment sur la provocation, la violence et le cynisme sans réussir à me donner envie de m’investir dans l’histoire ou les personnages. Tout paraît excessif en permanence, au point que les scènes choquantes finissent presque par perdre leur impact.
Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Entre leur côté volontairement détestable et l’ambiance très nihiliste du récit, je suis resté complètement extérieur à ce qui se passait. Même les moments censés être marquants ou drôles m’ont laissé assez indifférent.
Au final, malgré sa réputation et son succès, c’est un comics avec lequel je n’ai jamais réussi à créer de connexion. J’ai continué un moment en espérant finir par accrocher, mais l’envie de poursuivre la lecture n’est jamais vraiment venue.
Fullmetal Alchemist ne m’a personnellement pas convaincu. Je sais que c’est un manga extrêmement apprécié, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à l’histoire ni aux personnages.
Le principal problème pour moi, c’est le rythme. J’ai trouvé l’ensemble assez mou, avec beaucoup de passages qui traînent en longueur et une narration qui manque d’impact. Le manga alterne constamment entre moments sérieux, humour et discussions explicatives, mais sans jamais vraiment réussir à me captiver.
Je n’ai pas non plus accroché aux personnages principaux. Edward Elric et Alphonse Elric m’ont laissé assez indifférent, notamment parce que je ne les ai jamais trouvés particulièrement impressionnants ou charismatiques. Même dans les combats ou les moments censés être importants émotionnellement, je n’ai jamais ressenti cette montée en puissance ou cette tension qui donne envie de continuer un shonen.
Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur.
Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire.
Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.
Je n’ai pas aimé Nausicaä de la Vallée du Vent. Malgré sa réputation culte, j’ai trouvé le manga extrêmement pénible à lire. Le principal problème vient des dessins : les planches sont souvent surchargées, confuses, et l’action devient rapidement illisible. Entre les créatures, les machines, les décors détaillés et les mouvements esquissés dans tous les sens, j’avais constamment l’impression de devoir “déchiffrer” les pages plutôt que les lire.
Et surtout… que c’est mou. Le récit avance lentement, avec énormément de dialogues explicatifs et de passages contemplatifs qui cassent totalement le rythme. Là où certains verront une œuvre poétique et profonde, j’y ai surtout vu une narration interminable qui peine à captiver. Même les scènes censées être intenses manquent d’impact à cause du découpage confus et du rythme étiré.
Je comprends pourquoi le manga est admiré pour son univers et ses thèmes écologiques, mais personnellement, l’expérience de lecture a été laborieuse du début à la fin.
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Justice League - Crise d'Identité
Je rejoins l'avis de Ro sur cette mini-série qui a malheureusement eu un certains succès lors de sa sortie et va emmener DC a rendre leur univers encore plus sombre et violent. Déjà, on retrouve le défaut des crossovers de comics à savoir qu'il y a trop de personnages et si on ne connait pas bien l'univers de DC e cette époque on est rapidement perdu. Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien lire un album sans être obligé d’aller en permanence sur wikipédia. Le scénario avait pourtant une bonne idée à savoir que dans le passé certains membres de la Justice League ont prit une décision difficile et éthiquement douteux. Cela aurait pu emmener des discussions intéressantes sur s'il y a des limites à ce qu'un super-héros peut faire même si c'est pour le bien de tous, mais c'est noyé dans une intrigue policière sur qui a tué tel personnage et cela devient vite un gros truc incohérent et incompréhensible à lire. Il y a pleins de facilité comme la manière dont le méchant Dr Light se rappel ce qu'il a fait il y a des années. C'est vraiment juste ennuyeux à lire. Un truc rigolo est qu'en bonus Urban a publié une histoire de la Justice League de la fin des années 70 qui a fortement influencé cette histoire et même si le scénario et le dessin sont datés, c'est une histoire beaucoup plus amusante à lire que la mini-série Crise d'identité.
L'Origine de la Vie
Je suis plutôt un lecteur curieux de ce que proposent les « petits éditeurs », et les œuvres minimalistes ne me rebutent pas (j’aime beaucoup par exemple ce que fait Ibn Al Rabin). Je suis resté sur des avis mitigés après lecture de plusieurs albums de Leif Tande, mais il m’avait agréablement surpris sur plusieurs albums oubapiens, donc je me suis lancé dans la lecture de ce « petit » pavé avec curiosité. Leif Tande a tenu un blog à la fin des années 1980 dans lequel il a dessiné cette histoire, au rythme d’une page par jour durant toute une année (1988). Un projet ambitieux sur la forme donc (mais Trondheim a déjà su transformer ce type d’essai), mais aussi et surtout sur le fond. En effet, il s’agit ni plus ni moins pour l’auteur de nous présenter les débuts de la vie, en partant de la « molécule originelle » (qui apparait dans le sous-titre) jusqu'à la sortie des eaux des premiers amphibiens. Et je dois dire que le résultat m’a déçu et laissé de côté sous ces deux aspects. D’abord parce qu’il n’y a pas ici la force de certains essais proches (comme l’excellent et bluffant « Alpha…directions » de Jens Harder). C’est ici plus minimaliste à plus d’un titre. Le dessin déjà, mais aussi l’ambition et la réalisation. Reste la narration donc. Mais, là où Trondheim apporte moult traits d’humour, trouvailles amusantes pour rendre vivants ses récits minimalistes, Tande ne parvient pas à le faire. Peut-être cela passait-il dans une lecture au fil de l’année sur le blog, mais la lecture d’une traite du pavé s’est révélée rébarbative, ennuyeuse. Les rares traits d’humour dans les dialogues tombent à plat, et le reste m’a lassé. Si je salue l’ambition – relative – de l’auteur, et le beau travail éditorial de La Pastèque, c’est quand même très péniblement que j’ai fini cet album.
Les Veuves électriques
Après la mort de leurs maris lors d'un accident dans une centrale nucléaire, trois veuves décident de lancer un mouvement de contestation qui va rapidement dégénérer en grosse farce médiatique et politique. Entre critique du nucléaire, satire des médias, récupération politique et colère populaire, la série tente de mélanger pamphlet social et comédie absurde. Mais très vite, tout bascule dans une caricature tellement appuyée qu'elle finit par affaiblir complètement son propos. Le problème, c'est que l'album ne nuance jamais rien. Les politiques sont tous des pourris grotesques, les médias des manipulateurs hystériques, les forces de l'ordre des brutes absurdes, les industriels des monstres cyniques, et même les héroïnes passent pour des idiotes dépassées par ce qui leur arrive. Toute la satire fonctionne à coups de gros sabots, avec un humour qui m'a donné l'impression de lire une espèce de caricature de discours militant populiste plus qu'une véritable critique sociale construite. Cela fait parfois penser à une version très lourde d'une satire façon "Les Simpsons", mais sans la finesse, le recul ni le sens du gag qui permettent normalement à ce genre d'exagération de fonctionner. Le récit enchaîne les situations volontairement outrancières autour de la corruption, des chaînes d'info, de la manipulation médiatique, des violences policières ou des intérêts privés, mais avec une telle insistance que cela finit par devenir plus embarrassant que percutant. À force de vouloir dénoncer tout le monde en permanence, l'album tourne souvent à la démonstration forcée plutôt qu'à une vraie comédie mordante.
The Boys
The Boys ne m’a personnellement pas du tout accroché. Je comprends l’idée derrière le comics et ce qu’il cherche à parodier dans le monde des super-héros, mais la lecture m’a rapidement laissé de côté. J’ai surtout eu l’impression que la série misait constamment sur la provocation, la violence et le cynisme sans réussir à me donner envie de m’investir dans l’histoire ou les personnages. Tout paraît excessif en permanence, au point que les scènes choquantes finissent presque par perdre leur impact. Je n’ai pas non plus réussi à m’attacher aux personnages. Entre leur côté volontairement détestable et l’ambiance très nihiliste du récit, je suis resté complètement extérieur à ce qui se passait. Même les moments censés être marquants ou drôles m’ont laissé assez indifférent. Au final, malgré sa réputation et son succès, c’est un comics avec lequel je n’ai jamais réussi à créer de connexion. J’ai continué un moment en espérant finir par accrocher, mais l’envie de poursuivre la lecture n’est jamais vraiment venue.
FullMetal Alchemist
Fullmetal Alchemist ne m’a personnellement pas convaincu. Je sais que c’est un manga extrêmement apprécié, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à l’histoire ni aux personnages. Le principal problème pour moi, c’est le rythme. J’ai trouvé l’ensemble assez mou, avec beaucoup de passages qui traînent en longueur et une narration qui manque d’impact. Le manga alterne constamment entre moments sérieux, humour et discussions explicatives, mais sans jamais vraiment réussir à me captiver. Je n’ai pas non plus accroché aux personnages principaux. Edward Elric et Alphonse Elric m’ont laissé assez indifférent, notamment parce que je ne les ai jamais trouvés particulièrement impressionnants ou charismatiques. Même dans les combats ou les moments censés être importants émotionnellement, je n’ai jamais ressenti cette montée en puissance ou cette tension qui donne envie de continuer un shonen.
Dragon Head
Dragon Head commence pourtant très bien. Le début installe une ambiance oppressante et mystérieuse vraiment efficace : le tunnel, le chaos, la survie, la peur permanente… il y a un vrai sentiment de malaise qui donne envie de continuer. Les premières scènes réussissent parfaitement à créer de la tension et à intriguer le lecteur sur ce qui a pu arriver au monde extérieur. Malheureusement, j’ai trouvé que le manga se perd complètement par la suite. Plus l’histoire avance, plus elle devient confuse et frustrante. Le mystère qui faisait toute la force du début finit par tourner en rond, et le récit donne souvent l’impression de ne jamais vraiment savoir où il veut aller. On enchaîne des scènes de souffrance, de folie et de désespoir sans que cela apporte grand-chose de nouveau.
L'Ecole emportée
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire. Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.
Nausicaä de la vallée du vent
Je n’ai pas aimé Nausicaä de la Vallée du Vent. Malgré sa réputation culte, j’ai trouvé le manga extrêmement pénible à lire. Le principal problème vient des dessins : les planches sont souvent surchargées, confuses, et l’action devient rapidement illisible. Entre les créatures, les machines, les décors détaillés et les mouvements esquissés dans tous les sens, j’avais constamment l’impression de devoir “déchiffrer” les pages plutôt que les lire. Et surtout… que c’est mou. Le récit avance lentement, avec énormément de dialogues explicatifs et de passages contemplatifs qui cassent totalement le rythme. Là où certains verront une œuvre poétique et profonde, j’y ai surtout vu une narration interminable qui peine à captiver. Même les scènes censées être intenses manquent d’impact à cause du découpage confus et du rythme étiré. Je comprends pourquoi le manga est admiré pour son univers et ses thèmes écologiques, mais personnellement, l’expérience de lecture a été laborieuse du début à la fin.