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Couverture de la série Adam et Eve - La Genèse
Adam et Eve - La Genèse

La collection « La Sagesse des mythes » se développait essentiellement autour des mythes de l’Antiquité – principalement grecque. Voilà que Glénat semble vouloir la prolonger d’une collection « proche » (par le nom, la direction de Luc Ferry – qui signe encore « l’analyse » dans le dossier en fin d’album). Mais cette collection « La sagesse des mythes, contes et légendes » me semble carrément fourre-tout : en effet, le mythe biblique d’Adam et Eve ici traité voisinera avec des choses plus « littéraires » comme Lancelot, Don Juan, Carmen, Tristan et Iseult (pour ceux qui sont d’ores et déjà publiés ou annoncés). Je ne suis pas convaincu par cette extension, qui fait un peu « ratissage » pour pouvoir prendre tout et n’importe quoi. Bon, je ne sais pas si cet apriori négatif a joué, mais toujours est-il que je n’ai pas aimé cet « Adam et Eve ». il peut se laisser lire, mais je l’ai trouvé creux, mièvre, manquant singulièrement d’allant, de force épique. On y trouve une version classique de la Genèse, autour d’Adam et d’Eve donc, puis de Caïn et Abel et de leur descendance, qui peuple la Terre en travaillant, subissant générations après générations les conséquences de la prétendue faute d’Eve. On reste dans une vision très sexiste, mais aussi manichéenne, autour de la notion de « mal ». Mais l’athée que je suis s’est ennuyé durant cette lecture (courte au demeurant), il n’y a pas là de merveilleux (comme dans le tableau de Bosch « Le jardin des délices – reproduit pour illustrer le texte de Ferry) pour contrebalancer un discours très normé et castrateur. Le texte de Ferry se concentre uniquement sur la notion de Mal/Satan, mais la partie BD semble exempte d’allégorie et, prise comme un récit lambda, elle est très quelconque. J’ajoute que je ne suis pas fan du rendu du dessin – et surtout de la colorisation (affaire de goût peut-être, c’est quand même très lisible).

04/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Nemoralia
Nemoralia

Bon, le second tome se fait pas mal attendre, au point qu’on puisse craindre un abandon de cette série ? Si sur le principe ça me gênerait, dans les faits mon regret serait atténué par le fait que je n’ai que très moyennement accroché à ce tome inaugural. En tout cas bien moins que mon prédécesseur. Le point de départ fait immanquablement penser à « Gladiator » (un général victorieux qui brusquement va tomber en disgrâce en s’approchant trop de l’empereur…). Ça s’en écarte ensuite pour se centrer sur la folie de Caligula, notre héros déchu, Falco se trouvant, avec une dizaine d’autres prisonniers divers (dont un chef barbare capturé par notre héros au départ) au cœur d’une chasse à l’homme, qui occupe entièrement la seconde moitié de cet album. C’est un peu léger et fait rapidement passer au second plan les critiques sociales entrevues (certains notables romains étant nostalgiques de la République). En fait plusieurs choses m’ont gêné. D’abord le beau frère de Falco est un peu caricatural, et je n’ai pas trop accroché au visage presque juvénile qu’on lui donne parfois (plus généralement, je n’ai pas accroché au rendu des visages…). Surtout, la chasse à l’homme occupe trop de place, et manque clairement de subtilités. Tous les hommes sont éliminés les uns après les autres (tous se sont bêtement isolés et sont victimes tour à tour de ce que Caligula envoie pour les tuer, tandis que Falco et le chef barbare sont bien évidemment plus malin (en plus d’être les plus forts au combat), je vous laisse deviner qui va s’en sortir. Contrairement aux archers Parthes, lions, Pictes qui poursuivent Falco, je pense l’abandonner… Note réelle 2,5/5.

04/05/2026 (modifier)