Mouais. Je ne dois pas être le cœur de cible, je ne sais pas. En tout cas cette lecture, rapide et pas réellement désagréable, ne m’a jamais vraiment accroché. Je l’ai traversée sans enthousiasme, et me dépêche de l’aviser, avant de l’avoir oubliée.
Le dessin de Ponzio est, comme à son habitude – assez particulier dans son rendu. Hyperréaliste, proche de photos retravaillées, avec des personnages assez « raides ». Je n’en suis a priori pas un gros amateur. Mais c’est lisible et parfois même très beau. C’est juste que cet aspect glaçant et rigide ne m’attire pas trop.
C’est surtout l’histoire qui m’a laissé de côté, qui ne m’a jamais réellement intéressé. L’intrigue est légère, manque d’aspérités. Et je n’ai pas compris comment Marje pouvait faire parvenir des objets, de l’eau à Julius d’une autre planète en quelques instants – ni comment Julius avait pu revenir seul avec son Palladium en retraversant le désert. Si les pouvoirs de télépathie de Julius sont expliqués e façon expéditive (piqué par une espèce spéciale de guêpes !?), cet aspect est finalement peu exploité (je m’attendais à ce que ce soit quelque chose de central dans l’histoire).
Bref, une petite déception me concernant.
Je suis vache en mettant cette note mais je n’en pouvais plus de voir la fin. L’œuvre possède pourtant des qualités mais qui n’ont pas su me toucher.
Le dessin, malgré certaines images fabuleuses, ne m’a pas emporté cette fois, je l’ai trouvé parfois trop maladroit. Et si j’ai aimé la retranscription et l’ambiance d’un village de pêcheur d’époque, aucun personnage ne m’a vraiment intéressé.
Ensuite vient le récit qui m’a semblé bien peu palpitant, l’auteur retrouve des thématiques que l’on a déjà aperçu dans d’autres de ses albums, mais sans apporter de nouveauté ou véritable souffle. J’ai quand même bien aimé la fin mais que ce fut long pour l’atteindre.
La postface laisse le mot à l’auteur sur une certaine ambition avec cet album, l’horreur en BD … et bin ça n’a pas marché avec moi, j’ai détesté ces pages qui me faisaient sortir de ma lecture et qui m’ont semblé lourdes (et donc pour moi effet escompté loupé).
Bref je n’y reviendrais pas, assez mitigé de ma lecture. Je ne peux pas le déconseiller, pour les amateurs d’ambiance mais ne vous attendez pas à un truc de fou.
2,5
À qui le tour ? est un recueil d'histoires courtes d'humour noir, toutes construites autour de faits divers, de meurtres absurdes ou sordides, et de chutes plus ou moins cruelles. Le principe est simple et assumé : prendre la lie de la société humaine et ses pulsions les plus glauques pour en tirer des récits grinçants et très noirs.
Ce type d'histoires s'inscrit clairement dans la tradition de Fluide Glacial, voire de Hara-Kiri. On pense à Tronchet ou à Vuillemin, mais aussi, évidemment, aux personnages volontairement abjects et misérables que Lindingre lui-même a déjà mis en scène dans ses premiers ouvrages (Chez Francisque, Titine au bistrot ou encore La Famille Legroin). Certaines histoires sont efficaces, avec des chutes bien amenées et une noirceur assumée qui fonctionne à plein régime. D'autres sont moins mémorables, souvent parce que la fin est un peu attendue ou trop plate. Et puis il y a des récits qui m'ont laissé froid, soit parce qu'ils donnent une impression de déjà-vu par rapport aux précédents, soit parce que l'humour graveleux ou la facilité de la trame m'ont paru trop appuyés, voire gratuits. J'ai en effet ressenti un effet de répétition, avec des constructions reposant toujours sur le même mécanisme (montée en tension puis chute cruelle), des idées déjà exploitées, et parfois une recherche du choquant pour le choquant sans que cela soit réellement drôle.
Et c'est dommage car, graphiquement, j'aime beaucoup le travail de Jean-Christophe Chauzy. Son dessin est expressif, nerveux, parfois presque agressif, avec une mise en couleurs directes qui rend les planches belles tout en renforçant le malaise et la noirceur des situations. C'est un style qui colle parfaitement à ce type de récits, capable d'être à la fois caricatural et cru tout en restant maîtrisé. Le graphisme porte clairement l'album.
Par conséquent, je suis navré d'avoir trouvé ces histoires si peu drôles et souvent prévisibles dans leur manière d'explorer la médiocrité humaine à travers des personnages tous plus malsains les uns que les autres.
À mi-chemin entre le blog BD et le strip comics, Le Monde à Malec raconte pêle-mêle le quotidien de son auteur, parti vivre a Tokyo avec sa femme coréenne, son travail, les chocs culturels, Internet et une multitude de digressions plus ou moins liées à ces thèmes. Il en découle une accumulation de tranches de vie, de strips et de récits courts, sans véritable colonne vertébrale narrative.
Le dessin est volontairement simple et caricatural, très expressif, avec une mise en page libre. Le format paysage évoque clairement le strip, et l'album en contient d'ailleurs plusieurs. L'énergie graphique est indéniable : ça bouge, ça se lit sans effort et l'ensemble reste clair. En revanche, cela ne cherche jamais la finesse ni la sophistication visuelle. On est sur un registre de blog BD humoristique.
Côté scénario, c'est là que mon avis se divise nettement. Comme évoqué plus haut, l'ensemble est très foutraque. On trouve parfois quelques fragments du quotidien et, plus rarement, des passages réellement consacrés à la vie au Japon. Mais l'album accumule surtout les digressions, les dialogues de couple, les prises de position sur la société et de nombreux extraits issus d'anciennes publications internet de l'auteur. L'humour se veut décomplexé, cynique et souvent autoréflexif, avec quelques brisages du quatrième mur.
Malgré cela, l'ensemble m'a laissé une impression de vide assez persistante. Beaucoup de gags reposent sur un humour potache, volontiers vulgaire, fréquemment scato, ou sur des stéréotypes qui finissent par lasser. La relation avec Kirika, présentée de manière très infantilisante, n'apparait ni touchante ni réellement signifiante, tout au plus anecdotique.
Malgré un cadre théoriquement riche (Tokyo, expatriation, différences culturelles, monde de l'animation), l'album en exploite très peu les possibilités et survole ces sujets de manière trop superficielle. L'auteur semble avoir finalement peu de choses à dire au-delà de lui-même, sans jamais chercher à dépasser l'anecdote ou le gag immédiat. J'y ai donc surtout vu un exercice autocentré, effleurant des thèmes intéressants mais s'attardant trop longuement sur des considérations mineures et sur un humour qui ne m'a jamais fait décrocher un sourire.
Bd bien surévaluée. Dessin, arrive à rendre un chat moche et banal, comme on jetterait un diamant dans la boue. Gag ? Rien de génial, qu'est-ce qu'on descend par rapport à tant de séries comiques… On s'ennuie à cause d'une banalité pompeuse, moche et sans mouvement. Les couleurs sont aussi grises que l'humour passe-partout.
L'auteur est bien meilleur comme invité à la télé, je pense que c'est la raison pour laquelle une bulle spéculative comme des dessins nuls et des gags passables où il s'écoute parler ne crève pas. Lises plutôt Calvin et Hobbes !
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Terminus 1
Mouais. Je ne dois pas être le cœur de cible, je ne sais pas. En tout cas cette lecture, rapide et pas réellement désagréable, ne m’a jamais vraiment accroché. Je l’ai traversée sans enthousiasme, et me dépêche de l’aviser, avant de l’avoir oubliée. Le dessin de Ponzio est, comme à son habitude – assez particulier dans son rendu. Hyperréaliste, proche de photos retravaillées, avec des personnages assez « raides ». Je n’en suis a priori pas un gros amateur. Mais c’est lisible et parfois même très beau. C’est juste que cet aspect glaçant et rigide ne m’attire pas trop. C’est surtout l’histoire qui m’a laissé de côté, qui ne m’a jamais réellement intéressé. L’intrigue est légère, manque d’aspérités. Et je n’ai pas compris comment Marje pouvait faire parvenir des objets, de l’eau à Julius d’une autre planète en quelques instants – ni comment Julius avait pu revenir seul avec son Palladium en retraversant le désert. Si les pouvoirs de télépathie de Julius sont expliqués e façon expéditive (piqué par une espèce spéciale de guêpes !?), cet aspect est finalement peu exploité (je m’attendais à ce que ce soit quelque chose de central dans l’histoire). Bref, une petite déception me concernant.
Deryn Du
Je suis vache en mettant cette note mais je n’en pouvais plus de voir la fin. L’œuvre possède pourtant des qualités mais qui n’ont pas su me toucher. Le dessin, malgré certaines images fabuleuses, ne m’a pas emporté cette fois, je l’ai trouvé parfois trop maladroit. Et si j’ai aimé la retranscription et l’ambiance d’un village de pêcheur d’époque, aucun personnage ne m’a vraiment intéressé. Ensuite vient le récit qui m’a semblé bien peu palpitant, l’auteur retrouve des thématiques que l’on a déjà aperçu dans d’autres de ses albums, mais sans apporter de nouveauté ou véritable souffle. J’ai quand même bien aimé la fin mais que ce fut long pour l’atteindre. La postface laisse le mot à l’auteur sur une certaine ambition avec cet album, l’horreur en BD … et bin ça n’a pas marché avec moi, j’ai détesté ces pages qui me faisaient sortir de ma lecture et qui m’ont semblé lourdes (et donc pour moi effet escompté loupé). Bref je n’y reviendrais pas, assez mitigé de ma lecture. Je ne peux pas le déconseiller, pour les amateurs d’ambiance mais ne vous attendez pas à un truc de fou. 2,5
À qui le tour ?
À qui le tour ? est un recueil d'histoires courtes d'humour noir, toutes construites autour de faits divers, de meurtres absurdes ou sordides, et de chutes plus ou moins cruelles. Le principe est simple et assumé : prendre la lie de la société humaine et ses pulsions les plus glauques pour en tirer des récits grinçants et très noirs. Ce type d'histoires s'inscrit clairement dans la tradition de Fluide Glacial, voire de Hara-Kiri. On pense à Tronchet ou à Vuillemin, mais aussi, évidemment, aux personnages volontairement abjects et misérables que Lindingre lui-même a déjà mis en scène dans ses premiers ouvrages (Chez Francisque, Titine au bistrot ou encore La Famille Legroin). Certaines histoires sont efficaces, avec des chutes bien amenées et une noirceur assumée qui fonctionne à plein régime. D'autres sont moins mémorables, souvent parce que la fin est un peu attendue ou trop plate. Et puis il y a des récits qui m'ont laissé froid, soit parce qu'ils donnent une impression de déjà-vu par rapport aux précédents, soit parce que l'humour graveleux ou la facilité de la trame m'ont paru trop appuyés, voire gratuits. J'ai en effet ressenti un effet de répétition, avec des constructions reposant toujours sur le même mécanisme (montée en tension puis chute cruelle), des idées déjà exploitées, et parfois une recherche du choquant pour le choquant sans que cela soit réellement drôle. Et c'est dommage car, graphiquement, j'aime beaucoup le travail de Jean-Christophe Chauzy. Son dessin est expressif, nerveux, parfois presque agressif, avec une mise en couleurs directes qui rend les planches belles tout en renforçant le malaise et la noirceur des situations. C'est un style qui colle parfaitement à ce type de récits, capable d'être à la fois caricatural et cru tout en restant maîtrisé. Le graphisme porte clairement l'album. Par conséquent, je suis navré d'avoir trouvé ces histoires si peu drôles et souvent prévisibles dans leur manière d'explorer la médiocrité humaine à travers des personnages tous plus malsains les uns que les autres.
Le Monde à Malec
À mi-chemin entre le blog BD et le strip comics, Le Monde à Malec raconte pêle-mêle le quotidien de son auteur, parti vivre a Tokyo avec sa femme coréenne, son travail, les chocs culturels, Internet et une multitude de digressions plus ou moins liées à ces thèmes. Il en découle une accumulation de tranches de vie, de strips et de récits courts, sans véritable colonne vertébrale narrative. Le dessin est volontairement simple et caricatural, très expressif, avec une mise en page libre. Le format paysage évoque clairement le strip, et l'album en contient d'ailleurs plusieurs. L'énergie graphique est indéniable : ça bouge, ça se lit sans effort et l'ensemble reste clair. En revanche, cela ne cherche jamais la finesse ni la sophistication visuelle. On est sur un registre de blog BD humoristique. Côté scénario, c'est là que mon avis se divise nettement. Comme évoqué plus haut, l'ensemble est très foutraque. On trouve parfois quelques fragments du quotidien et, plus rarement, des passages réellement consacrés à la vie au Japon. Mais l'album accumule surtout les digressions, les dialogues de couple, les prises de position sur la société et de nombreux extraits issus d'anciennes publications internet de l'auteur. L'humour se veut décomplexé, cynique et souvent autoréflexif, avec quelques brisages du quatrième mur. Malgré cela, l'ensemble m'a laissé une impression de vide assez persistante. Beaucoup de gags reposent sur un humour potache, volontiers vulgaire, fréquemment scato, ou sur des stéréotypes qui finissent par lasser. La relation avec Kirika, présentée de manière très infantilisante, n'apparait ni touchante ni réellement signifiante, tout au plus anecdotique. Malgré un cadre théoriquement riche (Tokyo, expatriation, différences culturelles, monde de l'animation), l'album en exploite très peu les possibilités et survole ces sujets de manière trop superficielle. L'auteur semble avoir finalement peu de choses à dire au-delà de lui-même, sans jamais chercher à dépasser l'anecdote ou le gag immédiat. J'y ai donc surtout vu un exercice autocentré, effleurant des thèmes intéressants mais s'attardant trop longuement sur des considérations mineures et sur un humour qui ne m'a jamais fait décrocher un sourire.
Le Chat
Bd bien surévaluée. Dessin, arrive à rendre un chat moche et banal, comme on jetterait un diamant dans la boue. Gag ? Rien de génial, qu'est-ce qu'on descend par rapport à tant de séries comiques… On s'ennuie à cause d'une banalité pompeuse, moche et sans mouvement. Les couleurs sont aussi grises que l'humour passe-partout. L'auteur est bien meilleur comme invité à la télé, je pense que c'est la raison pour laquelle une bulle spéculative comme des dessins nuls et des gags passables où il s'écoute parler ne crève pas. Lises plutôt Calvin et Hobbes !