J’ai emprunté les sept premiers albums (seuls disponibles dans ma médiathèque) et, malgré quelques qualités, j’admets avoir eu du mal à aller au bout de cette lecture. A partir du sixième, je n’ai fait que survoler l’histoire, la lisant en diagonale.
Rien d’infamant pourtant. Mais c’est juste que ça manque d’originalité, et de dynamisme. Il y a beaucoup trop de longueurs, de passages trop étirés ( ce qui est d’autant plus étonnant que nombre de planches sont muettes, et que globalement la série peut se lire très vite), je me suis ennuyé à plusieurs reprises.
Le voyage/quête de la jeune héroïne (Pilly) sent le déjà vu, et surtout elle n’apporte qu’un fil rouge linéaire qui peine à captiver sur la durée. L’intrigue se développe dans une ambiance assez noire (on est presque dans de la Dark Fantasy), avec un monde déprimant et sur le déclin, dominé par des hommes, et où les fleurs, plantes deviennent de plus en plus rares. Seules les sorcières (dont Pilly fait partie), subissant les persécutions des hommes, et se cachant d’eux, semblent encore pouvoir sauver ce monde, en gardant contact avec ces plantes (les amurds).
Pilly – à qui une vieille sorcière a confié une graine avant de mourir, doit retrouver l’Eden (forcément verdoyant). Cette graine se transforme miraculeusement en une sorte de loup, Oak (personnage surpuissant, hybride animal/végétal), qui l’accompagne dans sa quête et la sauve de multiples dangers. Il y a là sans doute une réminiscence de certains thèmes japonais traditionnels, que l’on peut voir dans certains dessins animés des studios Ghibli (chez Miyazaki par exemple), comme la forte présence de la nature, des animaux « magiques », etc.
Mais ici j’ai trouvé que l’intrigue manquait d’épaisseur, y compris au niveau des méchants, ou de certains personnages un peu ambigus (comme Fruditilla). Il n’y a pas non plus la poésie qui irrigue les œuvres de Miyazaki.
Reste un dessin, que j’ai trouvé agréable, ne surjouant pas les émotions.
Un scénario plus resserré et plus dynamique m'aurait sans doute davantage accroché, mais cette histoire "sympathique", bien dessinée, m'a lassé avant la fin.
La collection des « Reines de sang » s’étoffe, et s’écarte de plus en plus des exemples les plus célèbres, ce qui permet au passage de découvrir des personnages moins traités, voire pas du tout. C’est un peu le cas de Boudicca, dont je ne connaissais que quelques bribes son action, lues au cours de mes lointaines études d’Histoire.
En tout cas le sujet (la conquête des îles bretonnes par les Romains, Boudicca elle-même) m’intéressait a priori. Mais je suis sorti fortement déçu de ma lecture des deux premiers albums parus.
Je ne connais pas les sources utilisées par Nihoul (ça aurait été une bonne idée de les indiquer, puisqu’on n’est pas ici dans quelque chose de balisé, comme pour les têtes d’affiche romaines de la collection). Une carte des tribus bretonnes, une localisation des principales places fortes ou batailles n’auraient pas non plus été superflus. Mais j’ai souvent eu l’impression que, faute de sources solides, il y avait pas mal d’improvisation et de remplissage.
Les dialogues ne sont d’ailleurs pas toujours extraordinaires.
Mais surtout, après lecture des deux albums parus – et donc des deux tiers de la série – le personnage même de Boudicca, et son statut de « reine de sang » restent à peine effleurés. En effet, elle n’apparait que très peu dans le premier tome, à peine plus dans le suivant, et son rôle est pour le moment très périphérique (alors que titres et couvertures semblent laisser croire que tout tourne autour d’elle !). Grosse frustration donc.
Quant au dessin, il est plutôt lisible, mais je l’ai trouvé inégal, souvent très moyen.
Bref, pour l’instant, ça ne tient pas ses promesses, et je ne comprends pas pourquoi trois albums sont consacrés à Boudicca (pour lui laisser si peu de place)…
Gunnm commence très bien. Les premiers chapitres sont vraiment accrocheurs, avec une ambiance cyberpunk forte, un univers sombre et surtout des dessins superbes. On sent tout de suite une vraie maîtrise visuelle et une héroïne intrigante, ce qui donne envie de continuer sans hésitation.
Mais ensuite, la lecture devient beaucoup plus difficile à suivre. À partir de la partie avec le sport Motorball, j’ai complètement décroché. J’ai trouvé cet arc interminable et surtout très peu intéressant, avec un rythme qui casse totalement l’énergie du début.
Le problème, c’est aussi la rupture de ton entre les chapitres : on passe brutalement à des intrigues qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles, sans vraie continuité. Ça donne une sensation de désorganisation qui rend la lecture frustrante.
C’est dommage, parce que le début de Gunnm est vraiment excellent et promettait une série très marquante. Mais pour moi, la suite n’a pas réussi à maintenir le même niveau d’intérêt ni la même cohérence. J’ai d’ailleurs fini par abandonner ma lecture au bout du tome 3 de l’édition grand format.
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L'Éden des sorcières
J’ai emprunté les sept premiers albums (seuls disponibles dans ma médiathèque) et, malgré quelques qualités, j’admets avoir eu du mal à aller au bout de cette lecture. A partir du sixième, je n’ai fait que survoler l’histoire, la lisant en diagonale. Rien d’infamant pourtant. Mais c’est juste que ça manque d’originalité, et de dynamisme. Il y a beaucoup trop de longueurs, de passages trop étirés ( ce qui est d’autant plus étonnant que nombre de planches sont muettes, et que globalement la série peut se lire très vite), je me suis ennuyé à plusieurs reprises. Le voyage/quête de la jeune héroïne (Pilly) sent le déjà vu, et surtout elle n’apporte qu’un fil rouge linéaire qui peine à captiver sur la durée. L’intrigue se développe dans une ambiance assez noire (on est presque dans de la Dark Fantasy), avec un monde déprimant et sur le déclin, dominé par des hommes, et où les fleurs, plantes deviennent de plus en plus rares. Seules les sorcières (dont Pilly fait partie), subissant les persécutions des hommes, et se cachant d’eux, semblent encore pouvoir sauver ce monde, en gardant contact avec ces plantes (les amurds). Pilly – à qui une vieille sorcière a confié une graine avant de mourir, doit retrouver l’Eden (forcément verdoyant). Cette graine se transforme miraculeusement en une sorte de loup, Oak (personnage surpuissant, hybride animal/végétal), qui l’accompagne dans sa quête et la sauve de multiples dangers. Il y a là sans doute une réminiscence de certains thèmes japonais traditionnels, que l’on peut voir dans certains dessins animés des studios Ghibli (chez Miyazaki par exemple), comme la forte présence de la nature, des animaux « magiques », etc. Mais ici j’ai trouvé que l’intrigue manquait d’épaisseur, y compris au niveau des méchants, ou de certains personnages un peu ambigus (comme Fruditilla). Il n’y a pas non plus la poésie qui irrigue les œuvres de Miyazaki. Reste un dessin, que j’ai trouvé agréable, ne surjouant pas les émotions. Un scénario plus resserré et plus dynamique m'aurait sans doute davantage accroché, mais cette histoire "sympathique", bien dessinée, m'a lassé avant la fin.
Boudicca - La Furie Celte
La collection des « Reines de sang » s’étoffe, et s’écarte de plus en plus des exemples les plus célèbres, ce qui permet au passage de découvrir des personnages moins traités, voire pas du tout. C’est un peu le cas de Boudicca, dont je ne connaissais que quelques bribes son action, lues au cours de mes lointaines études d’Histoire. En tout cas le sujet (la conquête des îles bretonnes par les Romains, Boudicca elle-même) m’intéressait a priori. Mais je suis sorti fortement déçu de ma lecture des deux premiers albums parus. Je ne connais pas les sources utilisées par Nihoul (ça aurait été une bonne idée de les indiquer, puisqu’on n’est pas ici dans quelque chose de balisé, comme pour les têtes d’affiche romaines de la collection). Une carte des tribus bretonnes, une localisation des principales places fortes ou batailles n’auraient pas non plus été superflus. Mais j’ai souvent eu l’impression que, faute de sources solides, il y avait pas mal d’improvisation et de remplissage. Les dialogues ne sont d’ailleurs pas toujours extraordinaires. Mais surtout, après lecture des deux albums parus – et donc des deux tiers de la série – le personnage même de Boudicca, et son statut de « reine de sang » restent à peine effleurés. En effet, elle n’apparait que très peu dans le premier tome, à peine plus dans le suivant, et son rôle est pour le moment très périphérique (alors que titres et couvertures semblent laisser croire que tout tourne autour d’elle !). Grosse frustration donc. Quant au dessin, il est plutôt lisible, mais je l’ai trouvé inégal, souvent très moyen. Bref, pour l’instant, ça ne tient pas ses promesses, et je ne comprends pas pourquoi trois albums sont consacrés à Boudicca (pour lui laisser si peu de place)…
Gunnm
Gunnm commence très bien. Les premiers chapitres sont vraiment accrocheurs, avec une ambiance cyberpunk forte, un univers sombre et surtout des dessins superbes. On sent tout de suite une vraie maîtrise visuelle et une héroïne intrigante, ce qui donne envie de continuer sans hésitation. Mais ensuite, la lecture devient beaucoup plus difficile à suivre. À partir de la partie avec le sport Motorball, j’ai complètement décroché. J’ai trouvé cet arc interminable et surtout très peu intéressant, avec un rythme qui casse totalement l’énergie du début. Le problème, c’est aussi la rupture de ton entre les chapitres : on passe brutalement à des intrigues qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles, sans vraie continuité. Ça donne une sensation de désorganisation qui rend la lecture frustrante. C’est dommage, parce que le début de Gunnm est vraiment excellent et promettait une série très marquante. Mais pour moi, la suite n’a pas réussi à maintenir le même niveau d’intérêt ni la même cohérence. J’ai d’ailleurs fini par abandonner ma lecture au bout du tome 3 de l’édition grand format.