Les derniers avis (5 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Duck and Cover
Duck and Cover

Entre le réalisme d'une Amérique raciste et paranoïaque des années 1950 et la folie d'un récit pulp SF, une poignée d'adolescents plonge dans une succession d'événements absurdes mêlant guerre froide, monstres venus d'ailleurs, robots géants et apocalypse rétro-futuriste. Ce comics s'inspire à fond des vieux films de SF catastrophe de série B, voire Z. C'est tellement rempli d'idées improbables, de créatures grotesques, de complots, de robots géants et de menaces extraterrestres que j'ai eu l'impression d'assister à une sorte de pastiche du genre. Au delà des classiques de l'invasion extraterrestre des années 1950 et autres Guerre des Mondes, ça ressemble énormément à Mars Attacks!, avec tellement d'éléments similaires que ça s'apparente même parfois plus à un recyclage qu'à un hommage discret. Sauf que là où le film de Burton assumait pleinement son absurdité avec un humour très présent, Duck and Cover se prend beaucoup plus au sérieux dans sa mise en scène, même si j'ai du mal à croire que les auteurs puissent réellement l'être tant certaines situations ou révélations sont ridicules. Le dessin est ce qui sauve l'ensemble. Rafael Albuquerque livre des planches très maîtrisées, avec une esthétique rétro adaptée au sujet. Les créatures, les machines et l'ambiance générale fonctionnent bien visuellement. Le comics possède une bonne personnalité graphique et certaines scènes sont assez spectaculaires. En revanche, j'ai beaucoup moins adhéré au scénario. Déjà parce qu'il est extrêmement bavard. Les auteurs semblent incapables de laisser respirer leur récit et noient régulièrement l'action sous des commentaires, des explications ou des retours en arrière consacrés au passé des personnages. Ces développements psychologiques ne m'ont jamais intéressé et cassent le rythme alors que l'histoire aurait gagné à rester dans un registre plus direct et plus assumé de série B décomplexée. J'ai également eu du mal à m'impliquer dans l'intrigue. Tout paraît tellement gratuit et arbitraire qu'il devient difficile de s'accrocher à une réalité ou à des enjeux précis. Entre les extraterrestres, les robots, les mutations, les complots, les faux-semblants et les révélations successives, j'ai souvent eu l'impression que n'importe quoi pouvait arriver à n'importe quel moment. Cette absence de cadre affaiblit la tension puisque rien ne semble vraiment avoir de conséquences durables. J'aurais probablement davantage apprécié cette lecture si elle avait pleinement assumé soit son côté délirant et parodique, soit son côté action pure. Les références aux vieux films de science-fiction sont évidentes, mais elles m'ont laissé froid car le récit préfère multiplier les drames personnels et les explications plutôt que de s'amuser avec son propre concept. Malgré un dessin réussi et une esthétique rétro séduisante, j'ai trouvé l'histoire bavarde, confuse et surtout trop sérieuse dans son idiotie pour réussir à m'emporter.

09/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 2/5
Couverture de la série Alix Senator
Alix Senator

Se laisse lire, mais n'atteint pas la perfection historique de Murena sans parler de l'excellence des dessins… ni la fraicheur d'Alix, du temps de son créateur ! Ah, s'il avait pu se progresser à partir du niveau des Légions perdues où la fuite sur les toits était de toute beauté, Enac point trop envahissant, la rencontre avec le loup et la bataille finale pour l'épée de Brennus poignante ! Il est des amis, des fictions, des habitudes dont on peut dire qu'on ne rompt pas vraiment avec eux par nostalgie de ce qu'ils auraient pu être. Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à nos loups, les Romains étant fils de la louve, voyons Alix senator ! Je trouve les intrigues tarabiscotées mais sans la fantaisie d'Alix jeune, cependant, l'album Le maître des masques relève le niveau. Sans spoiler je dirais que l'ennui peut mener au pire quand on ne sait ni l'accepter ni lutter avec lui de façon créative… Une mention pour Livie.

08/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Zélie nord-sud
Zélie nord-sud

Je ne ressens aucun plaisir à continuer à martyriser cet album. À l'époque, j'étais perplexe par rapport à l'histoire, je n'ai pas complètement compris le but. Cependant, j'ai aimé les couleurs chaudes : les ocres, oranges et jaunes vifs sont merveilleux, Cosey est un grand coloriste ! Après avoir lu quelques avis, je comprends maintenant mon malaise. Je remercie surtout bamiléké pour son témoignage si éclairant.

08/06/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série La Divine Comédie d'Oscar Wilde
La Divine Comédie d'Oscar Wilde

J'abonde dans le sens de Canarde, c'est pas la BD de l'année et c'est même un peu long à lire. Personnellement j'ai étalé la lecture sur un petit moment, pour ne pas être écœuré, mais l'indigestion n'était jamais très loin. Oscar Wilde ne m'est pas particulièrement inconnu, j'ai eu l'occasion de lire certaines de ses œuvres et de jouer (et voir) sa fameuse pièce "L'importance d'être Constant", mais je me suis assez peu intéressé à sa vie. D'ailleurs je ne savais pas qu'il avait fini ses jours à Paris. Et c'est précisément cette fin de vie qui est racontée ici, d'une manière soporifique. Comme Canarde, je trouve que ça fait vieil alcoolique poétique qui a la santé et le moral déclinant. Une grande partie de la BD est un condensé de ses relations sociales, qui semblent suffire à la définir apparemment. Le tout entrecoupé d'interviews de ces personnes qui l'ont rencontrée et côtoyés. C'est franchement long, j'ai confondu tout le temps les personnages qui gravitaient autour et le dessin n'a pas aidé. La BD est donc longue, assez peu intéressante et franchement j'ai peu appris sur Oscar Wilde. La BD n'est pas recommandée !

08/06/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Tarzan - Seigneur des signes
Tarzan - Seigneur des signes

Signe-Singe : jusqu'ici, j'avais compris la blague. Le livre ne va beaucoup plus loin, une longue blague pas toujours réussie, élucubrations dans un supposé essai sur Tarzan, réflexions et hypothèses farfelues. Les dessins se limitent à quelques détails (inspirés de Hogarth) qui évoquent l'origine du héros et il n'y a pas d'autre histoire. J'attribue la note moins mauvaise à l'immense culot de l'auteur et au fait d'avoir ri de moi-même à la fin.

08/06/2026 (modifier)