Les séries avec ce type d'humour absurde ont été popularisés avec brio par Fabcaro depuis quelques années. Cet album est à ranger dans cette même catégorie d'humour con et décalé. Il est ici question en fil rouge d'un braquage de banque avec prise d'otage et de la négociation qui est menée par une policière pour amener les braqueurs à se rendre. Et à chaque page, un gag absurde fait avancer la trame du récit.
Ca donne quoi ? des dialogues inattendus et complètement décalés, comme quand au milieu d'une séquence de négociation des demandes des braqueurs, les protagonistes s'interrogent sur la ville la plus ancienne du monde. Rien à voir avec le schmilblik, mais c'est bien le principe.
Sur le moment, sans être hilarante, la lecture n'est pas désagréable. Au mieux on sourit légèrement, au pire on reste de marbre en tournant la page. Cette dimension décalée, volontairement poussée à l'extreme, amène quand même trop de dialogues / situations vraiment sorties de nulle part. Et dans ces cas là, la chute, pas spécialement drôle, tombe un peu trop souvent à plat. Les quelques idées rigolotes (la mauvaise foi des chaines comme BFM TV) sont réutilisées à outrance, abusent trop des clichés et ce qui était marrant dans les 2-3 premières occurences ne fonctionne plus à la longue.
Et au final, une semaine après avoir refermé l'album, il n'en reste pas grand chose. Un souvenir mitigé, pas mauvais sur le moment mais une lecture pas marquante du tout.
De König je n'avais lu que son album de Lucky Luke et lorsque j'ai trouvé cet album en bibliothèque, je me suis dit que c'était enfin une occasion de mieux connaitre son univers vu que de ce que j'ai compris son Lucky Luke était plus soft et tout public que sa production habituelle qui est plus orienté vers le public adulte.
Et ben c'est vraiment pour les adultes vu le nombre de blagues de sexes qui a dans cet album ! On y parle bien sur de l'homosexualité, une des marques de fabriques de l'auteur, mais il y aussi de la nudité féminine (quoique ne trouvant pas le dessin de König émoustillant, la vue de gros seins m'a laissé indifférent). Le scénario est assez simple: König déconne sur les premiers pas de l'homme dans un récit qui est une suite de sketchs. Le résultat est franchement pas terrible selon moi. Si le dessin est sympa, j'ai trouvé que l'humour ne fonctionnait pas. En plus, ça parle beaucoup et les phrases ne me faisaient pas rire. Or, rien ne m'ennui plus qu'une BD humoristique qui ne fait pas rire et vers le dernier tiers de l'album de ce trop long album j'ai fini par survolé les pages.
Je suis quand même content d'avoir approfondis mes connaissances en BD en lisant un album d'un des auteurs allemands les plus connus, mais de ce que j'ai lu ne me donne pas trop envie de lire d'avantage son œuvre. C'est surement injuste, je suis peut-être tombé sur l'album qu'il ne fallait pas et j'aurais peut-être accroché si j'en avais lu un autre, mais il semble faire parti de ses auteurs trashs qui ne me font pas rigolé.
Cet album se présente comme un recueil d'histoires courtes réunissant plusieurs auteurs, mais l'ensemble m'a surtout donné l’impression de feuilleter un fanzine ou un magazine d’étudiants plutôt qu’un véritable ouvrage abouti. Si l'on excepte Crisse, qui reste un professionnel confirmé (même si son style ne m'a jamais séduit), le niveau général est franchement faible.
Graphiquement, on oscille entre le correct et le maladroit, avec des dessins qui relèvent davantage du bon amateur que d'un travail réellement maîtrisé. Beaucoup de planches fonctionnent mieux en illustration figée qu'en bande dessinée, avec un découpage et une mise en scène souvent approximatifs, voire maladroits.
Côté scénario, le constat est du même ordre : des idées très adolescentes, convenues et déjà vues, qui peinent à susciter le moindre intérêt. Le format court n'excuse pas tout, et ici il ne sert que de prétexte à des récits creux, expédiés et sans véritable enjeu.
La seule curiosité reste la dernière histoire, où Crisse revient avec un récit qui évoque fortement l'univers de Kogaratsu, dans un style graphique différent de celui qu'on lui connaît. Mais là encore, rien de vraiment marquant, ni dans le fond ni dans la forme.
L'ensemble se lit sans trop de difficulté, mais surtout sans le moindre intérêt durable. Un recueil anecdotique et dispensable, qui ressemble davantage à un exercice d'apprentissage qu'à un album digne d'être publié.
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Braquage et anecdotes savoureuses à raconter en soirée
Les séries avec ce type d'humour absurde ont été popularisés avec brio par Fabcaro depuis quelques années. Cet album est à ranger dans cette même catégorie d'humour con et décalé. Il est ici question en fil rouge d'un braquage de banque avec prise d'otage et de la négociation qui est menée par une policière pour amener les braqueurs à se rendre. Et à chaque page, un gag absurde fait avancer la trame du récit. Ca donne quoi ? des dialogues inattendus et complètement décalés, comme quand au milieu d'une séquence de négociation des demandes des braqueurs, les protagonistes s'interrogent sur la ville la plus ancienne du monde. Rien à voir avec le schmilblik, mais c'est bien le principe. Sur le moment, sans être hilarante, la lecture n'est pas désagréable. Au mieux on sourit légèrement, au pire on reste de marbre en tournant la page. Cette dimension décalée, volontairement poussée à l'extreme, amène quand même trop de dialogues / situations vraiment sorties de nulle part. Et dans ces cas là, la chute, pas spécialement drôle, tombe un peu trop souvent à plat. Les quelques idées rigolotes (la mauvaise foi des chaines comme BFM TV) sont réutilisées à outrance, abusent trop des clichés et ce qui était marrant dans les 2-3 premières occurences ne fonctionne plus à la longue. Et au final, une semaine après avoir refermé l'album, il n'en reste pas grand chose. Un souvenir mitigé, pas mauvais sur le moment mais une lecture pas marquante du tout.
Homo Erectus
De König je n'avais lu que son album de Lucky Luke et lorsque j'ai trouvé cet album en bibliothèque, je me suis dit que c'était enfin une occasion de mieux connaitre son univers vu que de ce que j'ai compris son Lucky Luke était plus soft et tout public que sa production habituelle qui est plus orienté vers le public adulte. Et ben c'est vraiment pour les adultes vu le nombre de blagues de sexes qui a dans cet album ! On y parle bien sur de l'homosexualité, une des marques de fabriques de l'auteur, mais il y aussi de la nudité féminine (quoique ne trouvant pas le dessin de König émoustillant, la vue de gros seins m'a laissé indifférent). Le scénario est assez simple: König déconne sur les premiers pas de l'homme dans un récit qui est une suite de sketchs. Le résultat est franchement pas terrible selon moi. Si le dessin est sympa, j'ai trouvé que l'humour ne fonctionnait pas. En plus, ça parle beaucoup et les phrases ne me faisaient pas rire. Or, rien ne m'ennui plus qu'une BD humoristique qui ne fait pas rire et vers le dernier tiers de l'album de ce trop long album j'ai fini par survolé les pages. Je suis quand même content d'avoir approfondis mes connaissances en BD en lisant un album d'un des auteurs allemands les plus connus, mais de ce que j'ai lu ne me donne pas trop envie de lire d'avantage son œuvre. C'est surement injuste, je suis peut-être tombé sur l'album qu'il ne fallait pas et j'aurais peut-être accroché si j'en avais lu un autre, mais il semble faire parti de ses auteurs trashs qui ne me font pas rigolé.
Au clair de lune
Cet album se présente comme un recueil d'histoires courtes réunissant plusieurs auteurs, mais l'ensemble m'a surtout donné l’impression de feuilleter un fanzine ou un magazine d’étudiants plutôt qu’un véritable ouvrage abouti. Si l'on excepte Crisse, qui reste un professionnel confirmé (même si son style ne m'a jamais séduit), le niveau général est franchement faible. Graphiquement, on oscille entre le correct et le maladroit, avec des dessins qui relèvent davantage du bon amateur que d'un travail réellement maîtrisé. Beaucoup de planches fonctionnent mieux en illustration figée qu'en bande dessinée, avec un découpage et une mise en scène souvent approximatifs, voire maladroits. Côté scénario, le constat est du même ordre : des idées très adolescentes, convenues et déjà vues, qui peinent à susciter le moindre intérêt. Le format court n'excuse pas tout, et ici il ne sert que de prétexte à des récits creux, expédiés et sans véritable enjeu. La seule curiosité reste la dernière histoire, où Crisse revient avec un récit qui évoque fortement l'univers de Kogaratsu, dans un style graphique différent de celui qu'on lui connaît. Mais là encore, rien de vraiment marquant, ni dans le fond ni dans la forme. L'ensemble se lit sans trop de difficulté, mais surtout sans le moindre intérêt durable. Un recueil anecdotique et dispensable, qui ressemble davantage à un exercice d'apprentissage qu'à un album digne d'être publié.