Les derniers avis (13 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Mariée à ma meilleure amie
Mariée à ma meilleure amie

Dans un Japon qui a légalisé le mariage entre homosexuels, deux amies finissent par se marier entre eux pour ne pas finir seules. Mais vont-elles seulement rester des amies ou leurs sentiments vont changer ? Est-ce que c'est facile pour deux amies de vivre ensembles ? C'est le postulat de cette série yuri qui sort un peu de l'ordinaire ou du moins on est pas dans le style de yuri que j'ai lu jusqu'à présent. Pour une fois, ce n'est pas une histoire tragique mettant en vedette des étudiants ou une série pour mecs qui trouve ça chaud de voir deux filles se toucher les seins toutes les 5 pages. Malheureusement, malgré une idée de départ intéressante je me suis vite ennuyé. On est dans un manga qui décrit la vie quotidienne des personnages dans un ton souvent feel good. Je ne sais pas si c'est un problème de différences culturelles, mais les mangas qui racontent la vie quotidienne m'ennuient souvent. Il ne se passe pas grand chose d'intéressant. Le plus grand drame dans les deux premiers tomes (j'ai pas eu la force de lire le troisième tome) est qu'une des amies veut acheter des produits ménagères et l'autre ne veulent pas. En même temps, j'ai l'impression de ne pas être le public-cible. Je veux dire, l'action se passe dans un Japon plus tolérant que dans la vraie vie. Le Japon n'a toujours pas légalisé le mariage gay et ici c'es le cas et personne ne semblent juger les couples homosexuels. Les deux femmes ont des problèmes de couples 'normales' qui ne sont pas liée à leur possible orientation....Bref, ça va peut-être être plus apprécié par des lecteurs LGBT ou par des lecteurs hétéros en couple qui pourraient se reconnaitre dans des situations. Moi je suis célibataire endurcis alors les problèmes du couple me sont passé au-dessus de la tête.

05/02/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Le Constat
Le Constat

Un Davodeau de jeunesse, et ça se sent. L'histoire est bancale entre divers protagonistes dont les trajectoires se croisent autour d'une route et d'une virée en voiture. C'est assez mal équilibré, autant sur les personnages que les sujets. Ce road-movie est autour de trois personnages, mais dont l'écriture n'est pas très réussi. Vincent est le jeune homme qui tente un coup mais se plante, Abel est le vieux qui tente de renouer avec son passé et Rose la jeune femme solide qui vit sa vie tranquillement sur les routes. C'est des personnages assez typés, voir archétypaux. Lorsque Abel commence à raconter son passé, on comprend que Davodeau veut raconter quelque chose sur la gauche revendicatrice, sauf que ça ne débouche jamais. Il y aurait eu l'occasion de parler de transmission avec son fils, notamment, dont l'histoire aurait pu servir de liaison entre son passé et le présent et donner une occasion de conclure, mais Davodeau passe à côté. De même, Vincent est très peu consistant, entre son coup fourré et les emmerdes qu'il développe ensuite, on a du mal à s'attacher au personnage. Il oscille entre l'innocence absurde et l'intelligence rare, même si personnellement je n'ai pas cru à son passé d'ingénieur, le personnage ne faisant pas du tout ancien ingénieur. Davodeau commence à affiner son trait, mais les personnages sont encore un peu grossier dans le rendu. Les décors sont un peu absent, mais ce n'est pas mauvais sur la lisibilité. En tout cas ça ne gêne pas la lecture. C'est plus l'histoire qui va un peu dans tout les sens sans jamais prendre une direction claire et nette, le tout avec des personnages pas très attachant. Bref, une lecture dispensable !

05/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Maudites
Les Maudites

Mouais. Je ne sais trop quoi penser de ce petit album… Le dessin, qui use d’un Noir et Blanc tranché, stylisé et minimaliste est original. Mais le rendu est sec, parfois énigmatique. Et il concourt à ne pas trop dissiper le brouillard qui, me concernant, a passablement recouvert l’intrigue. Un en lieu indéfini, aux sonorités hispaniques pour les noms, à une époque elle aussi mal définie, mais dans une ambiance western (Mexique à la fin du XIXème siècle ???), nous suivons quelques personnages, issus de de grandes familles dominant la région. En particulier deux jeunes femmes (il faut dire que les femmes dominent, dirigent une sorte de société matriarcale, les hommes étant quasi absents du récit) qui, malgré les différends opposant les familles dont elles sont les héritières, vont devenir amantes. Voilà pour ce que j’ai réussi à clairement établir. Car pour le reste, c’est moins évident. En particulier, une sorte de fantastique latent, en tout cas une menace (des êtres nommés « Ceux-là ») décime les troupeaux, chaque famille luttant contre cette menace, et celle de classiques voleurs de bétails. Mais, comme pour le dessin, l’essentiel est esquissé, évoqué, on n’entre jamais réellement, en tout cas clairement, dans le sujet, et j’ai traversé l’album sans vraiment m’attacher au récit ou à ses protagonistes, c’est dommage. Note réelle 2,5/5.

05/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Apparition dans le ciel de Berlin-Est
Apparition dans le ciel de Berlin-Est

Une lecture qui m’a franchement laissé de côté, sur ma faim ! Pourtant plusieurs choses m’avaient intrigué, intéressé, d’où ma frustration au final. D’abord le côté espionnage au cœur du Berlin de guerre froide, avec une omniprésence de la Stasi pour surveiller tout le monde, et des dialogues qui, un temps, m’ont fait penser à une ambiance orwellienne, avec ce personnage, espion de l’ouest infiltré au cœur de la police politique de la RDA. A cela s’ajoute assez rapidement du fantastique/SF étrange, qui m’a dérouté, puis intrigué là aussi, surtout qu’il se développe dans le huis-clos d’un bunker où la Stasi mène des interrogatoires. Mais voilà, grosse déception au final. Toutes les questions que je me posais, à propos du personnage principal (qui livre certaines de ses interrogations, questions intellectuelles, scrupules en tous genres) ou de l’entité qui met les être face à la/leur vérité avant de les détruire, tout ça reste largement sans réponse. A ça s’ajoute une narration un peu saccadée, pas toujours claire à suivre (sur certains flash-backs), et finalement l’intrigue se révèle squelettique – et donc décevante. Gros bof donc me concernant.

05/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Misérables (Salch)
Les Misérables (Salch)

Cette relecture parodique des Misérables m'a laissé franchement froid. L'ensemble m'a donné l'impression d'un sous-Reiser et d'un sous-Vuillemin, beaucoup moins inspiré et nettement moins bien dessiné. Le trait se veut crade et agressif, mais sans la virtuosité ni la férocité graphique de ses modèles. Seules les couleurs plutôt sympas rendent les planches assez appréciables, mais elles ne sont pas toutes en couleurs, ce qui accentue l'impression d'inégalité et de bricolage. L'adaptation suit globalement l'oeuvre d'Hugo, mais en la recouvrant d'une couche de cynisme et de provocation qui finit par tout écraser. Les premières pages proposent quelques anachronismes encore relativement discrets, puis ceux-ci deviennent de plus en plus envahissants au fil de la lecture. Côté humour, j'ai trouvé l'ensemble très paresseux. Je dois préciser que je n'ai jamais été amateur d'humour trash. L'album repose presque exclusivement sur ce principe d'anachronisme, trop convenu dans ce type de parodie, et sur un trash appuyé (violence gratuite, vulgarité systématique), un procédé qui me lasse très vite, surtout quand on connaît ce que Reiser et Vuillemin ont fait de bien plus fort, plus juste et plus dérangeant avec les mêmes recettes. Ici, tout tourne rapidement à la mécanique lourde, sans véritable montée en puissance ni regard neuf. Quelques gags fonctionnent vaguement, mais beaucoup trop m'ont simplement ennuyé. Et au vu de l'épaisseur de l'album, la lecture m'a paru fatigante, répétitive et creuse. Ni la parodie ni la satire ne décollent réellement, et l'ensemble m'a donné surtout le sentiment d'un exercice de style forcé, qui confond irrévérence et facilité.

05/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Succubes
Succubes

Les jeunes hommes sevrés trop tôt y trouveront un certain agrément : de poitrine, il y en a. Pratiquement toujours la même quelle que soit l'identité de la donzelle mentionnée. C'est joli, soigné... Et terriblement stéréotypé ! Pour l'intrigue ? En fallait-il une ? Réponse : oui ! Parce que l'édition d'un porte folio avec un seul modèle de nana répété en boucle, cela aurait fait tache. Donc on a demandé à Mosdi et Thomas de noircir quelques pages. Soit on les a mal payé, soit ils avaient d'autre fers au feu. En tous cas, on ne sent pas vraiment l'investissement personnel. Cela meublera une soirée, permettant de ne pas rallumer la TV éteinte depuis 24 ans. Mais un vieux San Antonio ferait aussi bien, l'imagination du lecteur en prime pour les images.

05/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Anatole(s)
Anatole(s)

On suit la vie d'Anatole de sa naissance à sa mort, à raison d'une planche par année. Un destin parfaitement ordinaire, entre attentes parentales, désillusions scolaires, boulot alimentaire, relations bancales et petites humiliations du quotidien. Graphiquement, c'est sans doute ce qui m'a le plus convaincu. Le trait est fin, propre, plutôt élégant, avec une vraie lisibilité. L'épure des décors fonctionne bien et donne un côté clair et posé à l'ensemble. En revanche, j'ai beaucoup moins accroché au fond. Le concept est malin sur le papier, mais l'exécution m'a paru très monotone. L'humour grinçant tire surtout vers le désabusé, voire le misérabilisme, et l'ambiance générale de chaque planche est franchement morose, presque déprimante. Là où ça devrait faire sourire par la dérision, j'ai surtout ressenti une succession de petites lâchetés, de frustrations et de constats amers. Les gags tombent souvent à plat, je n'ai quasiment pas ri, et le personnage, trop passif et neurasthénique, finit par rendre la lecture assez pesante. Une idée intéressante et un dessin soigné, mais une tonalité trop sombre pour moi, qui m'a plus plombé le moral qu'amusé.

04/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série C'était demain
C'était demain

Une fois de plus, c'est frustrant de voir le très bon dessin humoristique de Mo-CDM mis au service d'histoires pas si drôles. J'aime son trait énergique, sa mise en scène très Fluide Glacial, avec un vrai sens de la déconne mais aussi un soin apporté aux décors et à la colorisation. C'est percutant, vivant, et les personnages sont pleins de vie. Mais à côté de ça, les histoires sont assez décevantes. C'est un recueil varié, globalement orienté SF, mais sans lien particulier entre elles. Trop souvent, j'ai eu l'impression d'idées étirées en longueur, pas assez originales ou marquantes pour mériter plusieurs pages, avec des chutes assez plates. J'ai quand même ri quelques fois, la plupart du temps sur des gags très courts, en une ou deux planches maximum. Le reste du temps, je suis resté plutôt blasé face à ces récits trop longs et assez répétitifs, surtout au regard des autres œuvres de Mo-CDM. Je ne me suis pas ennuyé, car j'aime l'esprit et le dessin de Mo-CDM, mais je n'ai tout simplement pas suffisamment ri. J'ai le sentiment que son humour fonctionne bien mieux sur des formats courts que sur la longueur. Note : 2,5/5

03/02/2026 (modifier)
Par bab
Note: 2/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio Classique - Le Trésor de San Inferno
Spirou et Fantasio Classique - Le Trésor de San Inferno

Dieu sait que j’aime Spirou et Fantasio. J’ai grandi avec eux, je les retrouve toujours avec un plaisir un peu pavlovien, et je me réjouis même de cette idée de “retour aux sources” : aventure classique, énergie bon enfant, et en bonus la présence du Marsupilami qui, à elle seule, suffit souvent à me mettre de bonne humeur. Mais San inferno, franchement… que c’est creux. Ce n’est pas un album désagréable, attention. Ça se lit bien, ça ne grince pas, ça ne trahit pas ouvertement l’esprit maison. Sauf qu’on a l’impression d’un décor en carton. Le dessin est très minimaliste : les personnages sont fidèles, dans la veine de ce qu’on aime, avec des expressions qui fonctionnent. Mais derrière eux ? Pas grand-chose. Des décors au strict minimum, des arrière-plans qui semblent avoir déserté l’album. L’histoire, elle aussi, file à toute vitesse. C’est plaisant, oui, mais d’une légèreté telle qu’on referme le livre en vingt minutes, avec une sensation de “minimum syndical”. Ça déroule sans aspérité, sans montée, sans vrai relief, et c’est peut-être ça le problème : il ne se passe rien, au fond, qui laisse une trace. Je suis le premier à défendre la poursuite de ces franchises de la vieille garde. Mais avec des auteurs talentueux, pourquoi viser si petit, si timide ? J’adoube André Franquin et Tome & Janry, évidemment, mais ils n’ont pas le monopole de la profondeur. On peut faire du classique et du dense. Ici, on a surtout du classique… en mode minimal.

03/02/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Iriacynthe
Iriacynthe

Servais fait du Servais, encore et toujours. Et je me dis qu'il faut que j'arrête d'insister avec lui, même si je ne lis ses albums que parce que je les trouve en bibliothèque et que je me dis que ça peut valoir le coup. Mais les mêmes défauts se répètent et j'ai l'impression que ça tourne toujours en rond lorsqu'il s'agit d'écrire une critique dessus. Cet album plaira aux personnes qui adorent Servais, même si clairement ce n'est pas le meilleur qu'il ait fait. Deux histoires bien différentes s'entremêlent ici autour d'une fée appelée Iriacynthe qui sera le point central de ces deux histoires. Chaque histoire est assez courte (une trentaine de pages), laissant assez peu de place au développement du récit. C'est notamment difficile de s'intéresser aux personnages en si peu de pages, d'autant que l'histoire est parfois confuse dans son déroulé parce que trop de place est donné aux paysages de forêt, tandis que les dialogues vont vite avec parfois peu de liens entre eux. J'ai fini par survoler la fin qui est rapide, beaucoup trop confuse également avec une dernière page que j'ai trouvé peu satisfaisante quant à l'histoire. Rien n'est vraiment conclu et c'est une étrange façon de désamorcer cette malédiction familiale. D'autant que les détails secondaires (l'intrigue avec la famille du Baron) n'est pas résolue non plus. Le tout dans ce que fait Servais : déshabiller toutes les filles souvent purement gratuitement, y compris les plus jeunes. Je comprends que ça peut correspondre à certaines idées notamment par rapport aux fées, nues et libres, mais c'est amusant qu'il ne déshabille jamais les personnages âgées et que les garçons gardent leurs pantalons. C'est ce genre de détails qui me fait dire que Servais fait de la nudité gratuite qui attire le chaland masculin. Donc du Servais qui colle à ce qu'il a déjà fait, pas encore tout à fait au point. Pas recommandé, mais je ne suis globalement pas très fan de l'auteur de toute façon.

02/02/2026 (modifier)