Bon, les choix graphiques ne sont pas très engageants je trouve. C’est lisible. Mais le trait un peu stylisé et raide, l’absence d’action, et une bichromie un peu monotone m’ont rapidement lassé, et ont sans doute joué sur le ressenti global de cette histoire.
Car je me suis franchement ennuyé en lisant cet album. Sans jamais m’intéresser réellement à la personne de Marilyn. Il y avait pourtant quelque matière à l’être. Mais ici, même l’évocation de ses failles, de ses malaises (elle est ici en fin de carrière et de vie lorsqu’elle consulte très régulièrement son psychiatre) m’ont laissé de marbre. Le rythme lent, la quasi absence d’action et les choix graphiques ne permettent pas de s’attacher à cette femme statufiée de son vivant mais extrêmement fragile. L’angle d’attaque consistant à lui donner de l’épaisseur, elle qui était clairement moins nunuche que l’image donnée d’elle-même par les médias, n’est pas non plus très utilisé.
Gros bof, le plaisir de lecture n'ayant pas été au rendez-vous.
C'était le premier écrit d'Edgar Rice Burroughs, publié en 1911 sous forme de feuilleton et, seulement après le succès de Tarzan, en livre.
Cette adaptation s'ajoute à d'autres, publiées il y a plusieurs années par DC et aussi par Marvel.
L'histoire est assez basique et pleine d'incohérences (l'arrivée de John sur Mars n'est jamais expliquée de manière satisfaisante...). Je n'ai jamais compris non plus comment quelqu'un d'aussi belle, la princesse Dejah, apparemment humaine, est apparue sur Mars, descendante d'êtres si effrayants.
Le dessin très stylisé et anguleux peut plaire à certains lecteurs, mais je regrette qu'il ne rende pas justice à l'une des plus belles femmes de l'univers : la princesse Dejah Thoris !
Belle mécanique, dessin acceptable, mais : et alors ? Je ne voudrais pas être désagréable, mais il y a tant et tant d'histoires de manipulateurs, de complots, de gens prêts à tout pour aller un peu moins mal que je proposerais presque un moratoire… Ou alors, il faudrait innover un peu ! J'ai bien oublié, seul pour moi surnage un peu un jeune qui a mon avis aurait pu massacrer sans le tentateur des gens qui le persécutaient, avec des armes, il y a un profil de gens se vengeant ainsi souvent adulés par des victimes de harcèlement scolaires comme eux.
Tout de même, par rapport à ça, le Death note est un chef d'œuvre alors qu'il y a des longueurs mais du moins, il y a trois manipulateurs avec chacun son propre agenda, le dieu de la mort qui expérimente pour voir ce que fait un humain de son livre de mort, ce dernier qui se prend pour un héros, un justicier, et deux enquêteurs qui combattent le massacreur pris pour un dieu par ses partisans, vu que comme dans la réalité, trop s'enthousiasment pour de soi-disant sauveurs.
J'avais manqué cette série dans ma jeunesse et ne l'avais pas lue dans le journal Spirou. Pourtant, c'est typiquement le type de dessin que j'aime, le style École de Marcinelle, souple et bien maîtrisé, et j'apprécie aussi les récits marins et autres histoires d'équipage. J'étais donc heureux de découvrir enfin cette BD. Mais j'aurais sans doute dû me méfier et me rappeler que son auteur, Francis, était aussi le dessinateur et co-scénariste de la série Marc Lebut et son voisin, que j'ai toujours détestée.
Alors oui, le dessin est plutôt chouette. J'aime son univers marin, ses personnages typiques du franco-belge globalement réussis, le capitaine notamment, et le souci du détail dans chaque case. Il y a une vraie maîtrise du trait et un soin évident apporté à l'ensemble. Ce n'est pas parfait ; la mise en scène est parfois un peu facile, comme si elle s'adressait à un public assez jeune, mais globalement, le graphisme reste le point fort de cette BD.
Dommage que le scénario ne soit pas du même niveau. Il y a une base intéressante, avec cet équipage de bras cassés incompétents au service d'un capitaine tantôt débonnaire tantôt colérique, et cette idée d'aventures maritimes se déroulant presque entièrement à bord d'un petit navire. Mais certains personnages sont assez pénibles, par exemple le passager autoritaire et capricieux de La Croisière mouvementée, et les gags ne fonctionnent pas toujours. Il y a trop de gags récurrents, trop de ressorts faciles où les personnages tombent, se cognent et crient beaucoup. Bref, on est sur un humour franco-belge basique, très convenu et sans grande finesse. Cela ne me fait pas rire, et au bout de quelques pages de situations répétitives sans intrigue prenante à côté, je finis par m'ennuyer.
L'histoire est bien, le dessin aussi mais le tout est assez moyen, pourquoi ? Parce qu'il y a un drame, le risque de submession par les flots, une séparation, des morts, mais qu'on ne ressent rien de la noirceur du monde ! Les images nous tireraient vers la contemplation, la poésie, mais on n'y est pas non plus. Alors que dire ? On n'est nulle part, les personnages comme le monde, au fond, inexistants.
Une lecture dispensable.
Le tableau périodique des éléments... L'un des cauchemars des lycéens à tendance littéraire, comme votre serviteur. Bon, c'est vrai, on n'apprenait qu'une version abrégée, alors que le tableau actuel comporte près de 120 éléments.
Difficile de retenir ce à quoi ils servent tous, c'est donc la vocation de cet album, faire de la vulgarisation. Pour ce faire Adela Muñoz-Paez, professeure de chimie organique à l'Université de Séville, a embarqué nombre de ses étudiants dans le projet. Au final 91 scientifiques y ont participé, tous espagnols, et pour la plupart étudiants. Ils ont tenté de représenter chacun des éléments sous une apparence sympathique, de parler de leurs propriétés, de leur histoire (qui les a découverts et quand...). Des abrégés plus ou moins réussis, longs d'une page la plupart du temps.
J'avoue que j'ai assez vite baîllé au fil de ma lecture. La chimie ce n'est pas trop ma tasse de thé, et cela ne risque hélas pas de changer. On sent que les rédacteurs ne sont pas des pros de la narration BD, et que le format ultra-contraint d'une page n'est pas le bon. Côté dessin Raquel Gu met son graphisme naïf au service de ces histoires ultra-courtes, sans véritable originalité. on sent là encore le côté "commande" de l'album.
Je salue toutefois le choix de vouloir vulgariser un sujet assez hermétique (le glossaire en fin d'ouvrage aide bien à comprendre pas mal de termes spécifiques), et le fait d'être allés au bout du défi. Ce n'est simplement pas pour moi.
Une bd humoristique qui ne m'a pas du tout fait rire et j'ai finit par arrêter ma lecture au milieu de l'album.
Le personnage principal est un homme adulte au milieu de sa vie qui s'emmerde au boulot, a des problèmes de couples, va voir le psy et essai de terminer le roman qu'il a commencé à écrire il y a quelques années. On est dans de l'humour qui montre les angoisses psychologiques du personnage principal et les malheurs qui lui arrive et à aucun moment j'ai trouvé cela marrant. En plus, il y a beaucoup de dialogues et cela devient lourd à lire. Les situations sentent souvent le déjà vu.
C'est dommage parce que j'aime bien le dessin. L'humour étant subjectif, il se peut que des lecteurs vont mieux accrocher à ce one-shot que moi.
C'est la deuxième série liée au PSG que je lis, et c'est d'ailleurs à la fin de cet album que j'ai découvert avec un certain effarement la quantité assez hallucinante de BD et mangas estampillés PSG publiés dans cette pseudo-collection. Entre PSG Academy, PSG Dream Team, PSG All Stars, PSG Heroes, PSG Saga et autres PSG Girls Power, on sent très clairement la logique de produit dérivé pensé avant tout pour être vendu à de jeunes supporters du club.
PSG Academy - New Generation reprend exactement le même concept que la première série PSG Academy : de nouveaux jeunes joueurs rêvent d'intégrer le centre de formation du PSG, repartent de zéro, croisent quelques stars de l'équipe première en guests, et enchaînent rivalités, esprit d'équipe et dépassement de soi. Il n'y a absolument pas besoin d'avoir lu la série précédente puisque tout recommence quasiment à l'identique, avec simplement de nouveaux protagonistes. La série étant sortie plusieurs années plus tard, ce sont juste des joueurs du PSG un peu différents qui viennent faire leurs apparitions promotionnelles.
Le scénario est très balisé et sans la moindre surprise : rival arrogant, héros déterminé, coachs exigeants, valeurs collectives, progression étape par étape... tout est extrêmement prévisible. Mais honnêtement, ça se lit plutôt correctement. Les dialogues ont parfois ce ton très shonen nekketsu appliqué au football, avec de grandes déclarations sur l'effort, l'esprit d'équipe et le rêve de devenir pro, et même en me fichant complètement du foot comme du PSG, je dois reconnaître que je ne me suis pas particulièrement ennuyé.
Là où ça devient beaucoup plus difficile à défendre, c'est sur la partie graphique. Le dessin est très laid, avec des visages approximatifs, des joueurs réels parfois à peine reconnaissables, et surtout une colorisation criarde qui fait mal aux yeux. Honnêtement, j'ai du mal à imaginer beaucoup d'éditeurs publier un album visuellement aussi peu abouti sans le soutien financier et marketing de la marque PSG derrière.
Et le vrai coup de grâce, c'est que la série est abandonnée au bout de seulement deux tomes alors que le parcours des héros commençait à peine. Du coup, même en acceptant le côté pur produit dérivé et le scénario ultra formaté, difficile d'excuser une série aussi mineure quand elle cumule déjà un graphisme rebutant et un abandon aussi rapide.
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Marilyn - Dernières séances
Bon, les choix graphiques ne sont pas très engageants je trouve. C’est lisible. Mais le trait un peu stylisé et raide, l’absence d’action, et une bichromie un peu monotone m’ont rapidement lassé, et ont sans doute joué sur le ressenti global de cette histoire. Car je me suis franchement ennuyé en lisant cet album. Sans jamais m’intéresser réellement à la personne de Marilyn. Il y avait pourtant quelque matière à l’être. Mais ici, même l’évocation de ses failles, de ses malaises (elle est ici en fin de carrière et de vie lorsqu’elle consulte très régulièrement son psychiatre) m’ont laissé de marbre. Le rythme lent, la quasi absence d’action et les choix graphiques ne permettent pas de s’attacher à cette femme statufiée de son vivant mais extrêmement fragile. L’angle d’attaque consistant à lui donner de l’épaisseur, elle qui était clairement moins nunuche que l’image donnée d’elle-même par les médias, n’est pas non plus très utilisé. Gros bof, le plaisir de lecture n'ayant pas été au rendez-vous.
John Carter - Une princesse de Mars
C'était le premier écrit d'Edgar Rice Burroughs, publié en 1911 sous forme de feuilleton et, seulement après le succès de Tarzan, en livre. Cette adaptation s'ajoute à d'autres, publiées il y a plusieurs années par DC et aussi par Marvel. L'histoire est assez basique et pleine d'incohérences (l'arrivée de John sur Mars n'est jamais expliquée de manière satisfaisante...). Je n'ai jamais compris non plus comment quelqu'un d'aussi belle, la princesse Dejah, apparemment humaine, est apparue sur Mars, descendante d'êtres si effrayants. Le dessin très stylisé et anguleux peut plaire à certains lecteurs, mais je regrette qu'il ne rende pas justice à l'une des plus belles femmes de l'univers : la princesse Dejah Thoris !
Enchaînés
Belle mécanique, dessin acceptable, mais : et alors ? Je ne voudrais pas être désagréable, mais il y a tant et tant d'histoires de manipulateurs, de complots, de gens prêts à tout pour aller un peu moins mal que je proposerais presque un moratoire… Ou alors, il faudrait innover un peu ! J'ai bien oublié, seul pour moi surnage un peu un jeune qui a mon avis aurait pu massacrer sans le tentateur des gens qui le persécutaient, avec des armes, il y a un profil de gens se vengeant ainsi souvent adulés par des victimes de harcèlement scolaires comme eux. Tout de même, par rapport à ça, le Death note est un chef d'œuvre alors qu'il y a des longueurs mais du moins, il y a trois manipulateurs avec chacun son propre agenda, le dieu de la mort qui expérimente pour voir ce que fait un humain de son livre de mort, ce dernier qui se prend pour un héros, un justicier, et deux enquêteurs qui combattent le massacreur pris pour un dieu par ses partisans, vu que comme dans la réalité, trop s'enthousiasment pour de soi-disant sauveurs.
Capitaine Lahuche
J'avais manqué cette série dans ma jeunesse et ne l'avais pas lue dans le journal Spirou. Pourtant, c'est typiquement le type de dessin que j'aime, le style École de Marcinelle, souple et bien maîtrisé, et j'apprécie aussi les récits marins et autres histoires d'équipage. J'étais donc heureux de découvrir enfin cette BD. Mais j'aurais sans doute dû me méfier et me rappeler que son auteur, Francis, était aussi le dessinateur et co-scénariste de la série Marc Lebut et son voisin, que j'ai toujours détestée. Alors oui, le dessin est plutôt chouette. J'aime son univers marin, ses personnages typiques du franco-belge globalement réussis, le capitaine notamment, et le souci du détail dans chaque case. Il y a une vraie maîtrise du trait et un soin évident apporté à l'ensemble. Ce n'est pas parfait ; la mise en scène est parfois un peu facile, comme si elle s'adressait à un public assez jeune, mais globalement, le graphisme reste le point fort de cette BD. Dommage que le scénario ne soit pas du même niveau. Il y a une base intéressante, avec cet équipage de bras cassés incompétents au service d'un capitaine tantôt débonnaire tantôt colérique, et cette idée d'aventures maritimes se déroulant presque entièrement à bord d'un petit navire. Mais certains personnages sont assez pénibles, par exemple le passager autoritaire et capricieux de La Croisière mouvementée, et les gags ne fonctionnent pas toujours. Il y a trop de gags récurrents, trop de ressorts faciles où les personnages tombent, se cognent et crient beaucoup. Bref, on est sur un humour franco-belge basique, très convenu et sans grande finesse. Cela ne me fait pas rire, et au bout de quelques pages de situations répétitives sans intrigue prenante à côté, je finis par m'ennuyer.
Juste après la vague
L'histoire est bien, le dessin aussi mais le tout est assez moyen, pourquoi ? Parce qu'il y a un drame, le risque de submession par les flots, une séparation, des morts, mais qu'on ne ressent rien de la noirceur du monde ! Les images nous tireraient vers la contemplation, la poésie, mais on n'y est pas non plus. Alors que dire ? On n'est nulle part, les personnages comme le monde, au fond, inexistants. Une lecture dispensable.
Le Tableau périodique des éléments
Le tableau périodique des éléments... L'un des cauchemars des lycéens à tendance littéraire, comme votre serviteur. Bon, c'est vrai, on n'apprenait qu'une version abrégée, alors que le tableau actuel comporte près de 120 éléments. Difficile de retenir ce à quoi ils servent tous, c'est donc la vocation de cet album, faire de la vulgarisation. Pour ce faire Adela Muñoz-Paez, professeure de chimie organique à l'Université de Séville, a embarqué nombre de ses étudiants dans le projet. Au final 91 scientifiques y ont participé, tous espagnols, et pour la plupart étudiants. Ils ont tenté de représenter chacun des éléments sous une apparence sympathique, de parler de leurs propriétés, de leur histoire (qui les a découverts et quand...). Des abrégés plus ou moins réussis, longs d'une page la plupart du temps. J'avoue que j'ai assez vite baîllé au fil de ma lecture. La chimie ce n'est pas trop ma tasse de thé, et cela ne risque hélas pas de changer. On sent que les rédacteurs ne sont pas des pros de la narration BD, et que le format ultra-contraint d'une page n'est pas le bon. Côté dessin Raquel Gu met son graphisme naïf au service de ces histoires ultra-courtes, sans véritable originalité. on sent là encore le côté "commande" de l'album. Je salue toutefois le choix de vouloir vulgariser un sujet assez hermétique (le glossaire en fin d'ouvrage aide bien à comprendre pas mal de termes spécifiques), et le fait d'être allés au bout du défi. Ce n'est simplement pas pour moi.
Partir un jour
Une bd humoristique qui ne m'a pas du tout fait rire et j'ai finit par arrêter ma lecture au milieu de l'album. Le personnage principal est un homme adulte au milieu de sa vie qui s'emmerde au boulot, a des problèmes de couples, va voir le psy et essai de terminer le roman qu'il a commencé à écrire il y a quelques années. On est dans de l'humour qui montre les angoisses psychologiques du personnage principal et les malheurs qui lui arrive et à aucun moment j'ai trouvé cela marrant. En plus, il y a beaucoup de dialogues et cela devient lourd à lire. Les situations sentent souvent le déjà vu. C'est dommage parce que j'aime bien le dessin. L'humour étant subjectif, il se peut que des lecteurs vont mieux accrocher à ce one-shot que moi.
PSG Academy - New Generation
C'est la deuxième série liée au PSG que je lis, et c'est d'ailleurs à la fin de cet album que j'ai découvert avec un certain effarement la quantité assez hallucinante de BD et mangas estampillés PSG publiés dans cette pseudo-collection. Entre PSG Academy, PSG Dream Team, PSG All Stars, PSG Heroes, PSG Saga et autres PSG Girls Power, on sent très clairement la logique de produit dérivé pensé avant tout pour être vendu à de jeunes supporters du club. PSG Academy - New Generation reprend exactement le même concept que la première série PSG Academy : de nouveaux jeunes joueurs rêvent d'intégrer le centre de formation du PSG, repartent de zéro, croisent quelques stars de l'équipe première en guests, et enchaînent rivalités, esprit d'équipe et dépassement de soi. Il n'y a absolument pas besoin d'avoir lu la série précédente puisque tout recommence quasiment à l'identique, avec simplement de nouveaux protagonistes. La série étant sortie plusieurs années plus tard, ce sont juste des joueurs du PSG un peu différents qui viennent faire leurs apparitions promotionnelles. Le scénario est très balisé et sans la moindre surprise : rival arrogant, héros déterminé, coachs exigeants, valeurs collectives, progression étape par étape... tout est extrêmement prévisible. Mais honnêtement, ça se lit plutôt correctement. Les dialogues ont parfois ce ton très shonen nekketsu appliqué au football, avec de grandes déclarations sur l'effort, l'esprit d'équipe et le rêve de devenir pro, et même en me fichant complètement du foot comme du PSG, je dois reconnaître que je ne me suis pas particulièrement ennuyé. Là où ça devient beaucoup plus difficile à défendre, c'est sur la partie graphique. Le dessin est très laid, avec des visages approximatifs, des joueurs réels parfois à peine reconnaissables, et surtout une colorisation criarde qui fait mal aux yeux. Honnêtement, j'ai du mal à imaginer beaucoup d'éditeurs publier un album visuellement aussi peu abouti sans le soutien financier et marketing de la marque PSG derrière. Et le vrai coup de grâce, c'est que la série est abandonnée au bout de seulement deux tomes alors que le parcours des héros commençait à peine. Du coup, même en acceptant le côté pur produit dérivé et le scénario ultra formaté, difficile d'excuser une série aussi mineure quand elle cumule déjà un graphisme rebutant et un abandon aussi rapide.