Comme un sans-abri parti à la recherche de son chien disparu, Yolo enchaîne les digressions, les commentaires sur la société, la politique, l'actualité et les travers de notre époque, dans une adaptation en BD du spectacle d'Aymeric Lompret dessinée par Allan Barte.
Je connaissais Aymeric Lompret de nom, mais je ne crois pas avoir déjà regardé ou écouté un de ses sketchs en entier. Après cette lecture, je pense avoir compris pourquoi : ce n'est tout simplement pas mon type d'humour.
J'ai trouvé la lecture longue, lourde et pénible du début à la fin. Le principe consiste à suivre le flot de pensées du personnage principal, qui rebondit constamment d'un sujet à l'autre pour enchaîner observations sociales, commentaires politiques, absurdités et provocations. Manifestement, beaucoup de lecteurs y voient une verve satirique réjouissante. Pour ma part, je me suis ennuyé. Je n'ai pratiquement jamais souri et plusieurs passages m'ont même agacé.
Je ne sais pas dans quelle mesure cela vient de l'adaptation en bande dessinée. Peut-être que sur scène, avec le rythme, les silences, les intonations et la diction de Lompret, certains gags fonctionnent mieux. N'ayant pas vu le spectacle, je ne peux pas en juger. Mais sous cette forme, j'ai eu l'impression de lire une succession de monologues et de digressions qui peinent à trouver leur rythme.
Il faut aussi reconnaître que l'album coche à peu près toutes les cases de ce qui me fait généralement décrocher en humour : beaucoup de politique, beaucoup d'actualité, beaucoup de satire sociale et de commentaires sur le monde contemporain. Ce sont des sujets qui me barbent presque toujours. Associés à ce style très particulier fait de passages du coq à l'âne et d'accumulation de remarques grinçantes, le résultat n'a vraiment pas fonctionné sur moi.
Le dessin d'Allan Barte fait correctement le travail et accompagne bien cette avalanche de texte, mais il reste très au service du spectacle d'origine et n'a pas suffi à compenser mon désintérêt pour le fond.
Bref, je suis complètement passé à côté. J'imagine que les amateurs d'Aymeric Lompret pourront y retrouver son univers et sa voix, mais en ce qui me concerne, cette lecture a surtout confirmé que son humour n'était pas fait pour moi.
La couverture du premier tome est trompeuse : c'est le moins mauvais de l'œuvre. Tout le reste est trop sombre et triste ! Je n'ai jamais vu des êtres humains aussi laids que Tarzan et Jane dans cette série : des visages aux corps et à leurs positions, tout est désagréable et affreux. Le récit répète une fois de plus le premier roman du héros, sans créativité ni talent. Je n'ai lu que le premier tome, mais je le déconseille vivement. La déception a été si grande que j'ai honte au nom de Tarzan !
De la jolie bd romanesque faite pour se vendre par palette en grandes surfaces.
Stalner est un faussaire très doué. Dans la croix de Cazenac, il imite bien le style réaliste, mais tout ça manque cruellement de personnalité.
Dans ses dernières productions, je pense entre autres à Fils de bourge - Le doux printemps 1936, il copie maintenant le style Gibrat...
C'est une des bds qui est le plus revendue sur les sites d'occasion...
Le genre d'oeuvre qui vise plutôt madame Bidochon qui fait ses courses à Carrefour que Jean Pierre le bédéphile maniaque des états.
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Yolo
Comme un sans-abri parti à la recherche de son chien disparu, Yolo enchaîne les digressions, les commentaires sur la société, la politique, l'actualité et les travers de notre époque, dans une adaptation en BD du spectacle d'Aymeric Lompret dessinée par Allan Barte. Je connaissais Aymeric Lompret de nom, mais je ne crois pas avoir déjà regardé ou écouté un de ses sketchs en entier. Après cette lecture, je pense avoir compris pourquoi : ce n'est tout simplement pas mon type d'humour. J'ai trouvé la lecture longue, lourde et pénible du début à la fin. Le principe consiste à suivre le flot de pensées du personnage principal, qui rebondit constamment d'un sujet à l'autre pour enchaîner observations sociales, commentaires politiques, absurdités et provocations. Manifestement, beaucoup de lecteurs y voient une verve satirique réjouissante. Pour ma part, je me suis ennuyé. Je n'ai pratiquement jamais souri et plusieurs passages m'ont même agacé. Je ne sais pas dans quelle mesure cela vient de l'adaptation en bande dessinée. Peut-être que sur scène, avec le rythme, les silences, les intonations et la diction de Lompret, certains gags fonctionnent mieux. N'ayant pas vu le spectacle, je ne peux pas en juger. Mais sous cette forme, j'ai eu l'impression de lire une succession de monologues et de digressions qui peinent à trouver leur rythme. Il faut aussi reconnaître que l'album coche à peu près toutes les cases de ce qui me fait généralement décrocher en humour : beaucoup de politique, beaucoup d'actualité, beaucoup de satire sociale et de commentaires sur le monde contemporain. Ce sont des sujets qui me barbent presque toujours. Associés à ce style très particulier fait de passages du coq à l'âne et d'accumulation de remarques grinçantes, le résultat n'a vraiment pas fonctionné sur moi. Le dessin d'Allan Barte fait correctement le travail et accompagne bien cette avalanche de texte, mais il reste très au service du spectacle d'origine et n'a pas suffi à compenser mon désintérêt pour le fond. Bref, je suis complètement passé à côté. J'imagine que les amateurs d'Aymeric Lompret pourront y retrouver son univers et sa voix, mais en ce qui me concerne, cette lecture a surtout confirmé que son humour n'était pas fait pour moi.
Tarzan (Bec)
La couverture du premier tome est trompeuse : c'est le moins mauvais de l'œuvre. Tout le reste est trop sombre et triste ! Je n'ai jamais vu des êtres humains aussi laids que Tarzan et Jane dans cette série : des visages aux corps et à leurs positions, tout est désagréable et affreux. Le récit répète une fois de plus le premier roman du héros, sans créativité ni talent. Je n'ai lu que le premier tome, mais je le déconseille vivement. La déception a été si grande que j'ai honte au nom de Tarzan !
La Croix de Cazenac
De la jolie bd romanesque faite pour se vendre par palette en grandes surfaces. Stalner est un faussaire très doué. Dans la croix de Cazenac, il imite bien le style réaliste, mais tout ça manque cruellement de personnalité. Dans ses dernières productions, je pense entre autres à Fils de bourge - Le doux printemps 1936, il copie maintenant le style Gibrat... C'est une des bds qui est le plus revendue sur les sites d'occasion... Le genre d'oeuvre qui vise plutôt madame Bidochon qui fait ses courses à Carrefour que Jean Pierre le bédéphile maniaque des états.