Je suis désolé, je vais en remettre une couche, mais bon sang, que c’est rébarbatif.
J’avais lu les avis avant, je savais donc à quoi m’attendre, surtout que je n’avais pas particulièrement aimé Fun Home - Une tragicomédie familiale de la même autrice. Alison Bechdel est clairement une femme intelligente, elle maitrise l’écriture, la réflexion… mais je ne comprends tout simplement pas qui pourrait trouver un quelconque intérêt à ce monologue familial, nombriliste au possible, et à la narration super lourde.
Je suis pourtant amateur du genre « memoir » comme on dit en anglais, dans mes lectures récentes j’avais beaucoup aimé Come Home Indio.
Comme Noirdésir, je me suis forcé à lire une cinquantaine de pages, dans la douleur, et je n’en retiens absolument rien. Peut-être la pire BD que j’ai lue.
Pris comme un recueil d'illustrations, cet album a sûrement des qualités. Il dégage un charme rétro assez séduisant, quelque part entre art déco et imagerie pin-up, avec ces femmes aux corps sculpturaux et aux seins en obus, très caractéristiques. Il y a un vrai sens de la composition, des couleurs et de l'esthétique, avec un côté rock'n'roll assumé qui peut rendre l'ensemble plaisant à feuilleter.
Mais dès qu'on le lit comme une BD, ça ne fonctionne plus du tout. On a l'impression d'un assemblage d'images sans véritable lien entre elles, comme si l'auteur avait juxtaposé des séquences au gré de ses envies de dessiner de belles femmes, sans se soucier de narration. Les dialogues sont le plus souvent débiles ou abscons, les personnages posent plus qu'ils ne vivent, sans naturel, et la mise en page éclatée n'aide en rien : on lit les planches un peu dans tous les sens, sans fluidité.
Les différentes histoires, ou fragments d'histoires, donnent une impression de vide. Cela fait davantage penser à des clips musicaux, où une succession d'images esthétiques s'enchaînent pour créer une ambiance ou une illusion de cohérence, mais sans jamais construire un véritable récit.
Et malgré ses qualités visuelles, le dessin lui-même a aussi ses limites. Il dégage une forme de froideur assez marquée, qui étouffe presque totalement tout aspect érotique. Là où il devrait y avoir sensualité ou trouble, il n'y a qu'une belle surface, assez distante.
Pour de l'illustration, c'est sans doute intéressant. Mais pour de la bande dessinée, c'est largement illisible.
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Je suis désolé, je vais en remettre une couche, mais bon sang, que c’est rébarbatif. J’avais lu les avis avant, je savais donc à quoi m’attendre, surtout que je n’avais pas particulièrement aimé Fun Home - Une tragicomédie familiale de la même autrice. Alison Bechdel est clairement une femme intelligente, elle maitrise l’écriture, la réflexion… mais je ne comprends tout simplement pas qui pourrait trouver un quelconque intérêt à ce monologue familial, nombriliste au possible, et à la narration super lourde. Je suis pourtant amateur du genre « memoir » comme on dit en anglais, dans mes lectures récentes j’avais beaucoup aimé Come Home Indio. Comme Noirdésir, je me suis forcé à lire une cinquantaine de pages, dans la douleur, et je n’en retiens absolument rien. Peut-être la pire BD que j’ai lue.
Lisa Bay
Pris comme un recueil d'illustrations, cet album a sûrement des qualités. Il dégage un charme rétro assez séduisant, quelque part entre art déco et imagerie pin-up, avec ces femmes aux corps sculpturaux et aux seins en obus, très caractéristiques. Il y a un vrai sens de la composition, des couleurs et de l'esthétique, avec un côté rock'n'roll assumé qui peut rendre l'ensemble plaisant à feuilleter. Mais dès qu'on le lit comme une BD, ça ne fonctionne plus du tout. On a l'impression d'un assemblage d'images sans véritable lien entre elles, comme si l'auteur avait juxtaposé des séquences au gré de ses envies de dessiner de belles femmes, sans se soucier de narration. Les dialogues sont le plus souvent débiles ou abscons, les personnages posent plus qu'ils ne vivent, sans naturel, et la mise en page éclatée n'aide en rien : on lit les planches un peu dans tous les sens, sans fluidité. Les différentes histoires, ou fragments d'histoires, donnent une impression de vide. Cela fait davantage penser à des clips musicaux, où une succession d'images esthétiques s'enchaînent pour créer une ambiance ou une illusion de cohérence, mais sans jamais construire un véritable récit. Et malgré ses qualités visuelles, le dessin lui-même a aussi ses limites. Il dégage une forme de froideur assez marquée, qui étouffe presque totalement tout aspect érotique. Là où il devrait y avoir sensualité ou trouble, il n'y a qu'une belle surface, assez distante. Pour de l'illustration, c'est sans doute intéressant. Mais pour de la bande dessinée, c'est largement illisible.