Les derniers avis (3 avis)

Couverture de la série Goudard
Goudard

Quelle déception que cette série. Berroyer et Gibrat nous livrent une sorte de rapport social bourré de clichés. Nous sommes avec David sorte de Ksoce ado d'une banlieue des années 70/80. Certaines scènes sont assez bien observées comme celle de la piscine, d'autres sont assez grotesques comme la fabrication du skate ou ses frasques dans le garage aveyronnais. Certains passages me paraissent même lourds et invraisemblables. C'est graphiquement que j'ai été le plus déçu. On est très loin du Sursit ou de Matteo. Je trouve qu'il a un manque d'unité graphique au long de la série. On commence par de la caricature N&B avec l'adjonction de célébrités à contre-emploi pour faire comique mais elles sont là comme un cheveu sur la soupe. L'épisode Coluche est grotesque et simplement mis là pour caser le célèbre humoriste. D'une manière générale je trouve le dessin laid voire très laid dans "La Parisienne". Le N&B nous évitait ces couleurs criardes qui abîment les quelques pauvres paysages dessinés. Ensuite le trait devient plus réaliste et on entrevoit Cécile ou sa soeur derrière Valérie. Pas du tout mon truc. Oui Goudard avait de la chance aujourd'hui pour trois fois moins on se retrouve en garde à vue.

18/05/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Incal - Kill Tête de Chien
L'Incal - Kill Tête de Chien

Je suis un inconditionnel de L'Incal, j’aime beaucoup Kill - Tête de chien. Alerté par les 2 précédents avis, je ne me suis pas rué dessus à sa sortie, et fort heureusement j’ai envie de dire. Qu’est ce que c’est nul !! Déjà, j’ai pas pipé grand chose à l’histoire, et le peu déchiffré m’a ennuyé au possible. J’avais envie de donner des claques au scénariste à chaque fin de chapitre. Vraiment dommage pour le personnage, il méritait mieux. Le dessin et couleur font comics moderne, ça passe encore. Par contre, la narration n’aide pas et le format des planches m’a paru un peu bizarre, je ne saurais dire trop pourquoi (trop haute et pas assez large ?!), bref un truc m’a gêné durant la lecture. Une déception, embrouillé et confus, à éviter !! A noter que 2 autres tomes sont annoncés, à priori sur d’autres persos de l’univers : Capitaine Kaiman et Mental Incal. À voir si ceux sont les mêmes auteurs aux manettes, mais le présent album m’a quelque peu échaudé.

17/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Gerard Schaefer - Sex beast
Gerard Schaefer - Sex beast

Grosse déception que cette biographie d’un célèbre tueur en série. Déjà le fait que cette collection soit dirigée par un personnage ambigu (Stéphane Bourgoin) me laisse un arrière-goût amer. Je ne doute pas que le gars soit passionné par les serial killers, mais il est aussi de notoriété publique qu’il aime enjoliver son curriculum vitae. Et il est donc difficile de discerner le vrai du faux dans ce qu’il se vante d’avoir vécu. Aussi lorsque cet album prend la forme d’un entretien qu’il aurait eu avec Gerard Schaefer le jour même du meurtre de ce dernier par son compagnon de cellule, et bien j’ai un doute sur la véracité des faits. Je veux bien croire qu’il ait rencontré Schaefer mais là, le timing me parait un poil too much (A en croire Wikipedia, Bourgoin aurait rencontré Schaefer en 1991 et Schaefer a été assassiné en 1995). Ensuite, la manière dont cet entretien nous est relaté ne sonne pas juste. Tout cet entretien semble avoir été réécrit de telle sorte que les auteurs puissent revenir sur une bonne partie de la « carrière » du serial killer. Si cette interview nous avait été présentée comme une fantaisie scénaristique créée pour permettre justement d’évoquer l’ensemble de la biographie de Gerard Schaefer, j’aurais pu l’accepter mais ce n’est pas le cas. Cette quête de sensationnalisme, ce besoin de Bourgoin de se mettre en avant alors qu’il n’est pas le sujet du livre me dérangent grandement. Si encore cette biographie avait été complète, j'aurais pu passer outre cette fantaisie, mais elle met l’accent sur les crimes (et leur côté pervers) au détriment de la personnalité du tueur ou de l’enquête policière qui a permis de l’appréhender. Or, ce sont ces deux aspects qui m’attirent le plus dans ce genre de sujet. Ici, on ne sait même pas comment Schaefer a été arrêté. Quant à son profil, il ressemble tellement à celui de la plupart des tueurs en série (enfance traumatisante, mutilation d’animaux avant de passer aux êtres humains, personne méthodique, etc… ) que je n’arrive pas à voir en quoi il serait si « remarquable ». Par ailleurs, le dessin, réalisé par une équipe de dessinateurs (ce qui pour moi n’est jamais bon signe) m’est apparu approximatif et dénué d’émotion. Je pourrais pourtant dire que ça se laisse lire. Le scénario de Jean-David Morvan est fluide et le découpage est bon, mais je n’ai vraiment pas retiré ce que j’attendais de ma lecture. Tout me semble sonner faux.

17/05/2022 (modifier)