Une femme est mystérieusement projetée dans un monde de fantasy sauvage où, au gré de bonds temporels incontrôlés, elle devient la figure quasi divine d'un peuple dont elle observe l'évolution, les progrès et les dérives au fil des siècles.
Le dessin est réussi. Les décors, les créatures et l'univers visuel dans son ensemble sont très bons, avec une vraie personnalité graphique qui donnait envie de découvrir l'histoire.
Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché au récit.
Le premier chapitre est un véritable foutoir narratif. Entre les flashbacks, les ellipses, les hallucinations, les sauts temporels incessants et le monologue intérieur omniprésent de l'héroïne, on ne comprend quasiment rien à ce qu'il se passe. J'ai dû attendre le deuxième chapitre sur cinq pour commencer à saisir les enjeux et comprendre de quoi parlait l'histoire.
Le problème est que, une fois ce brouillard dissipé, l'intrigue ne m'a pas semblé si originale que cela. L'idée d'un personnage devenu malgré lui une sorte de divinité voyant ses enseignements déformés au fil des générations est un thème que j'ai déjà rencontré plusieurs fois en science-fiction. Cela aurait pu fonctionner si le récit avait été plus fluide, mais la narration ne cesse de se compliquer elle-même.
Le rythme est extrêmement haché et le récit est constamment encombré par de brèves visions fragmentaires de la vie passée de l'héroïne, le décès de son fils et les apparitions répétées de celui-ci sous une forme plus âgée. À cela s'ajoutent de longs textes narratifs censés raconter la légende de cette déesse sous forme de récit mythologique ampoulé, avec la mauvaise idée d'être écrits en lettres gothiques orange foncé sur fond noir, ce qui les rend assez illisibles.
À côté de ça, outre quelques rares dialogues, la lecture repose quasi exclusivement sur les monologues intérieurs de l'héroïne que j'ai trouvés lourds. À aucun moment je ne me suis attaché à elle, et tout ce qu'elle traversait m'a paru tellement abstrait et sans substance que je ne me suis jamais senti impliqué dans son histoire.
J'ai bien perçu les réflexions sur le deuil, l'évolution des civilisations ou la manière dont les religions et les traditions déforment progressivement les idées de leurs fondateurs. Mais ces thèmes sont noyés dans une narration inutilement compliquée qui m'a constamment rebuté.
Malgré ses qualités graphiques indéniables et quelques concepts intéressants, je suis resté totalement extérieur à cette histoire que j'ai trouvée confuse, bavarde et pénible à suivre du début à la fin.
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Zojaqan
Une femme est mystérieusement projetée dans un monde de fantasy sauvage où, au gré de bonds temporels incontrôlés, elle devient la figure quasi divine d'un peuple dont elle observe l'évolution, les progrès et les dérives au fil des siècles. Le dessin est réussi. Les décors, les créatures et l'univers visuel dans son ensemble sont très bons, avec une vraie personnalité graphique qui donnait envie de découvrir l'histoire. Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché au récit. Le premier chapitre est un véritable foutoir narratif. Entre les flashbacks, les ellipses, les hallucinations, les sauts temporels incessants et le monologue intérieur omniprésent de l'héroïne, on ne comprend quasiment rien à ce qu'il se passe. J'ai dû attendre le deuxième chapitre sur cinq pour commencer à saisir les enjeux et comprendre de quoi parlait l'histoire. Le problème est que, une fois ce brouillard dissipé, l'intrigue ne m'a pas semblé si originale que cela. L'idée d'un personnage devenu malgré lui une sorte de divinité voyant ses enseignements déformés au fil des générations est un thème que j'ai déjà rencontré plusieurs fois en science-fiction. Cela aurait pu fonctionner si le récit avait été plus fluide, mais la narration ne cesse de se compliquer elle-même. Le rythme est extrêmement haché et le récit est constamment encombré par de brèves visions fragmentaires de la vie passée de l'héroïne, le décès de son fils et les apparitions répétées de celui-ci sous une forme plus âgée. À cela s'ajoutent de longs textes narratifs censés raconter la légende de cette déesse sous forme de récit mythologique ampoulé, avec la mauvaise idée d'être écrits en lettres gothiques orange foncé sur fond noir, ce qui les rend assez illisibles. À côté de ça, outre quelques rares dialogues, la lecture repose quasi exclusivement sur les monologues intérieurs de l'héroïne que j'ai trouvés lourds. À aucun moment je ne me suis attaché à elle, et tout ce qu'elle traversait m'a paru tellement abstrait et sans substance que je ne me suis jamais senti impliqué dans son histoire. J'ai bien perçu les réflexions sur le deuil, l'évolution des civilisations ou la manière dont les religions et les traditions déforment progressivement les idées de leurs fondateurs. Mais ces thèmes sont noyés dans une narration inutilement compliquée qui m'a constamment rebuté. Malgré ses qualités graphiques indéniables et quelques concepts intéressants, je suis resté totalement extérieur à cette histoire que j'ai trouvée confuse, bavarde et pénible à suivre du début à la fin.