On présente souvent Wanda comme le pendant féminin de Docteur Strange, mais dans cette intégrale regroupant les trois volumes, il s’agit surtout d’une suite aux aventures de l’héroïne imaginée par Jack Kirby et Stan Lee. Et c’est justement là que la déception est immense.
Le scénario, signé James Robinson, pourtant habitué aux grandes maisons comme Marvel ou DC, est d’une mollesse incroyable. L’intrigue manque cruellement de rythme, d’intensité et même d’enjeux clairs. On avance difficilement dans une histoire qui semble étirée artificiellement, sans véritable tension ni moment marquant. Très vite, l’ennui s’installe et ne nous lâche plus.
Wanda, personnage complexe et puissant, paraît ici étrangement vidée de sa substance. On peine à ressentir quoi que ce soit pour elle tant l’ensemble semble plat et sans inspiration. C’est d’autant plus frustrant quand on connaît le potentiel du personnage.
Côté dessin, la situation n’arrange rien. Le changement fréquent d’artistes empêche toute cohérence visuelle. Les styles varient, mais rarement pour le meilleur : le résultat oscille entre le moyen et le franchement médiocre. L’absence d’unité graphique renforce l’impression générale de manque de direction et de vision claire.
Au final, c’est une immense déception. Une œuvre qui donne le sentiment d’un énorme gâchis, aussi bien narratif qu’artistique. Wanda méritait clairement mieux.
Salammbô est l’une des premières bandes dessinées que j’ai abandonnées en cours de route. Pourtant, d’habitude, même quand je m’ennuie, je me force à aller jusqu’au bout, en me disant que la suite pourrait me surprendre.
Pour être clair : je n’ai pas découvert cette BD dans ma jeunesse, donc l’argument de la nostalgie ne fonctionne pas sur moi. Et je n'ai pas lu le roman de Gustave Flaubert à l'origine de cette adaptation.
Comme certains aviseurs avant moi, j’ai trouvé la lecture particulièrement laborieuse. D’abord à cause d’un texte très dense et d’une police de caractères peu lisible, mais surtout en raison d’une narration lourde et maladroite. À certains moments, avec la voix off omniprésente qui raconte l’histoire, j’ai eu l’impression de lire un roman illustré plutôt qu’une véritable bande dessinée.
Du point de vue du scénario, dès le début, j’ai eu du mal à saisir pourquoi Sloane tombe éperdument amoureux de Salammbô, et les événements s’enchaînent ensuite sans que je n'aie réussi à vraiment comprendre la logique de leur déroulement. Peut-être fallait-il que je me plonge dans l’œuvre originale de Flaubert pour en saisir toute la portée ?
Côté dessin, je reconnais le caractère novateur du trait de Druillet pour l’époque (1980), qui tranche avec les productions habituelles. Cependant, la colorisation a vieilli et les décors, bien que très détaillés, sont parfois difficiles à déchiffrer. Certains portraits de soldats, sans lien apparent avec l’intrigue, donnent l’impression que l’auteur s’est surtout fait plaisir en dessinant, sans que cela ne serve vraiment la narration.
En résumé : une BD qui, clairement, n’était pas faite pour moi.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 1/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 5/10
NOTE GLOBALE : 6/20
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Wanda - La Sorcière Rouge
On présente souvent Wanda comme le pendant féminin de Docteur Strange, mais dans cette intégrale regroupant les trois volumes, il s’agit surtout d’une suite aux aventures de l’héroïne imaginée par Jack Kirby et Stan Lee. Et c’est justement là que la déception est immense. Le scénario, signé James Robinson, pourtant habitué aux grandes maisons comme Marvel ou DC, est d’une mollesse incroyable. L’intrigue manque cruellement de rythme, d’intensité et même d’enjeux clairs. On avance difficilement dans une histoire qui semble étirée artificiellement, sans véritable tension ni moment marquant. Très vite, l’ennui s’installe et ne nous lâche plus. Wanda, personnage complexe et puissant, paraît ici étrangement vidée de sa substance. On peine à ressentir quoi que ce soit pour elle tant l’ensemble semble plat et sans inspiration. C’est d’autant plus frustrant quand on connaît le potentiel du personnage. Côté dessin, la situation n’arrange rien. Le changement fréquent d’artistes empêche toute cohérence visuelle. Les styles varient, mais rarement pour le meilleur : le résultat oscille entre le moyen et le franchement médiocre. L’absence d’unité graphique renforce l’impression générale de manque de direction et de vision claire. Au final, c’est une immense déception. Une œuvre qui donne le sentiment d’un énorme gâchis, aussi bien narratif qu’artistique. Wanda méritait clairement mieux.
Salammbô
Salammbô est l’une des premières bandes dessinées que j’ai abandonnées en cours de route. Pourtant, d’habitude, même quand je m’ennuie, je me force à aller jusqu’au bout, en me disant que la suite pourrait me surprendre. Pour être clair : je n’ai pas découvert cette BD dans ma jeunesse, donc l’argument de la nostalgie ne fonctionne pas sur moi. Et je n'ai pas lu le roman de Gustave Flaubert à l'origine de cette adaptation. Comme certains aviseurs avant moi, j’ai trouvé la lecture particulièrement laborieuse. D’abord à cause d’un texte très dense et d’une police de caractères peu lisible, mais surtout en raison d’une narration lourde et maladroite. À certains moments, avec la voix off omniprésente qui raconte l’histoire, j’ai eu l’impression de lire un roman illustré plutôt qu’une véritable bande dessinée. Du point de vue du scénario, dès le début, j’ai eu du mal à saisir pourquoi Sloane tombe éperdument amoureux de Salammbô, et les événements s’enchaînent ensuite sans que je n'aie réussi à vraiment comprendre la logique de leur déroulement. Peut-être fallait-il que je me plonge dans l’œuvre originale de Flaubert pour en saisir toute la portée ? Côté dessin, je reconnais le caractère novateur du trait de Druillet pour l’époque (1980), qui tranche avec les productions habituelles. Cependant, la colorisation a vieilli et les décors, bien que très détaillés, sont parfois difficiles à déchiffrer. Certains portraits de soldats, sans lien apparent avec l’intrigue, donnent l’impression que l’auteur s’est surtout fait plaisir en dessinant, sans que cela ne serve vraiment la narration. En résumé : une BD qui, clairement, n’était pas faite pour moi. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 1/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 5/10 NOTE GLOBALE : 6/20