Portugal... rencontre perdue, visite manquée... L'image de la couverture, le titre, tout est égarant. Pedrosa est un très bon dessinateur, mais le retour a ses racines n'a, peut-être, été bien orienté ou conseillé. L'album est ennuyeux au niveau du scénario, les personnages aussi et les dessins ne justifient ici le sacrifice de tout lire. C'est dommage quand même. Je conseille d'autres travaux de Pedrosa : Ring Circus, par exemple... et sur le Portugal et son histoire contemporaine, il y a quelques autres albums BD anciens et récents, excellents !
Je n'aime ni le dessin, ni les gags, ni les personnages, tout me semble mortellement ennuyeux. Ce qu'on lit quand on a un Spirou entre les mains et qu'on ratisse tout comme le buveur la dernière goutte de vin pour ne pas être renvoyé au monde sans joie. Remplissage, de mon point de vue…. Ce qu'il y a de plus intelligent là-dedans, c'est le titre : Boule et Bill, idéal pour ne pas l'oublier. Enfin, c'est cohérent, le père inexistant et la mère inexistante ont un enfant inexistant qui a un chien inexistant. Entre ça et Calvin et Hobbes, c'est le jour et la nuit !
Je n'ai jamais lu la traduction VF, pour tout dire le fait que cette série ait été traduite me sidère, mais vous savez quoi ? On s'en fout. On s'en fout parce que le texte est ici le cadet de mes soucis, et que les traducteur-ice-s auraient pu être des Shakespeare en puissance que cela n'aurait rien retiré à la nature problématique de cette œuvre.
La série est une comédie érotique parodiant l'univers des magical girls. Comme j'aime les parodies, que les séries de magical girls sont propices à du grand n'importe quoi assumé et que l'on m'avait dit que la série contenait de la romance gay j’étais allée fureter histoire de voir de quoi il retournait.
Eh beh mon cochon, qu'est-ce que j'ai-t-y pas découvert !
Déjà, premier élément qui marque : la dimension érotique susmentionnée de l'œuvre n'est pas qu'un élément, c'est visiblement le cœur même du projet. Tout le panel de situations et d'outils BDSM qui traversent l'esprit de l'auteur nous sont ici partagées. Pas un défaut en soi, si ce n'est que, comme je le mentionne à chaque série érotique que j'avise ici, ce n'est pas nécessairement ce que je recherche en bande-dessinée, mais après tout ne pas être le public visé ne fait pas de cette œuvre une mauvaise création.
Non, ce qui fait de cette série une petite perle d'abject à mes yeux, c'est que, série de magical girl oblige (je suppose), nous avons affaire ici à des mineures. Même pas des lycéennes d'ailleurs, tout aussi problématique mais considérées (pour je ne sais quelle raison) comme une sorte de zone grise dans l'inconscient collectif. Non, non, ici nous avons à faire à des collégiennes, grand max (oui parce qu'on en a aussi qui sortent de la maternelle, dans le tas). Rien de plus excitant que de regarder des agressions sexuelles sur des gamines dont la principale occupation dans la vie consiste à colorier et manger des pains au chocolat, je suppose.
Nan, vraiment, qu'une telle création puisse voir le jour, je peux le comprendre (je ne l'excuse en rien mais on va dire que je ne tiens pas le Japon comme parangon de morale en ce qui concerne les publications grand public), mais qu'elle ait été traduite et publiée en dehors de son territoire, ça je ne m'en remets pas.
Je suis sûre qu'il y aurait plus de choses à dire, peut-être un propos sur la fiction CNC (le fantasme de la relation non-consentie consentie) mais je ne me sens pas assez légitime sur le sujet, peut-être aussi plus développer sur les viols à répétition dans cette histoire (parce que, oui, ce n'était pas une façon de parler), mais in fine je n'ai pas envie. Pas envie de plus développer sur cette série qui, de toute façon, ne consiste qu'à ça : voir des mineures s'agresser sexuellement.
Les histoires de guerres de faction, de lore qui tient sur un post-it et de "saphisme" surtout bien male-gaze, perso je m'en fous. J'avais lu ce qui devait être les deux premiers tomes à sa sortie en scans, j'avais été sidérée, j'avais vaguement zieuté les quelques chapitres suivants et constaté que ça réussissait l'exploit d'être d'encore plus mauvais goût, j'ai aussitôt décidé d'essayer d'oublier du mieux que je pouvais ce que j'avais lu.
Le dessin certes peu joli pourrait encore passer, mais surtout les différentes histoires de commercial n'ont aucun intérêt. Ce n'est pas drôle, c'est aussi vite oublié que la lecture de cet ouvrage est rapide. C'est le cas de le dire que cet album de Morvandiau aux éditions Requins Marteaux ne restera pas comme une réussite dans les mémoires.
Je me doutais en l’empruntant que je n’aimerais pas.
Alors pourquoi me direz-vous ? Parce que j’aime plutôt bien ce dessin un peu désuet, que l’album est court et vite lu, et que au moins, je saurai ce qu’il y a dedans.
Donc, je n’ai pas aimé.
L’auteur a visiblement le fantasme du harem. Toutes les femmes de son entourage, sa copine, son ex, la femme de son pote… ont visiblement le « culte du phallus », de son phallus bien entendu.
Et tout ça se passe dans le milieu de ces « intellectuels » parisiens qui n’ont d’autres soucis que d’évoluer dans les milieux artistiques et littéraires, n’est-ce pas.
C’est très fort : ça parle de cul à toutes les pages et c’est anti érotique au possible. C’est presque drôle.
J’ai bien dit presque, hein.
J’aurais bien mis une deuxième étoile pour le dessin, mais là non.
Lecture très décevante. Malgré mise en avant en librairie avec la mention « oeuvre surprenante et déconcertante », le récit m’a laissé totalement à distance. Le scénario peine à faire émerger un propos lisible : on assiste à un enchaînement de situations grotesques et volontairement provocantes sans réelle direction ni finalité perceptible. L’accumulation d’idées, parfois originales sur le papier, donne surtout l’impression d’un assemblage disparate qui ne raconte rien de cohérent.
Le malaise ressenti ne tient pas à une audace maîtrisée mais à plusieurs passages franchement gênants, qui semblent chercher la transgression pour elle-même. Le récit ne parvient jamais à transformer cette outrance en discours, ni en satire claire, ni en fable signifiante. On ressort avec une impression de vacuité, renforcée par des personnages qui restent des figures caricaturales sans évolution.
Graphiquement, le travail de Régis Loisel ne m’a pas séduit, mais ce n’est pas la raison principale du rejet : un dessin peut déplaire et être compensé par un scénario solide. Ici, l’absence de fond rend l’ensemble difficile à défendre, malgré l’engagement graphique et l’originalité formelle.
L'album enchaîne des dialogues en duo censés commenter la société et l'actualité politique. Il y est beaucoup question de sociologie, d'idées et d'états d'âme, mais sous une forme très bavarde, avec des tentatives d'humour qui, pour ma part, ne fonctionnent jamais.
Sur la forme, cela m'a immédiatement rappelé les albums de Bretécher, notamment Les Frustrés, que je n'ai jamais réussi à lire pour de bon tant ils m'ennuient. On retrouve ce dispositif proche du dessin de presse : des personnages statiques, des décors absents ou réduits au strict minimum, et un humour supposé reposer uniquement sur les échanges verbaux plutôt que sur la mise en scène. Le dessin n'est pas désagréable, le trait possède même une certaine personnalité, mais l'ensemble est peu enthousiasmant.
Mais surtout ce sont ces dialogues qui m'ont ennuyé à un point que j'avais du mal à ne serait-ce que terminer les planches que j'entamais. Ce discours politique et sociologique me paraît creux, dépourvu de véritable angle ou de finesse, et surtout totalement dénué d'humour. Je n'y ai perçu ni second degré, ni justesse, ni la moindre percussion comique.
Cela ne m'a pas arraché le moindre sourire et j'ai fini par abandonner la lecture bien avant la fin de l'album.
FOC est une BD des années 80, parue en 4 tomes.
L'action se déroule au Moyen-Âge, en pleine inquisition. C'est à priori dans le royaume de France (pays d'Oc).
L'histoire est assez confuse/difficile à comprendre: comme l'ont expliqué d'autres personnes avant moi, l'insertion des dialogues est tout sauf claire, les séquences nocturnes sont illisibles, on passe souvent d'une perspective à une autre sans transition ni vraie cohérence.
On a d'un côté des humains violents et intégristes (croisés, inquisiteurs), des paysans en pleine révolte, des lépreux, et des extra-terrestres tout moches (imaginez une sorte de hiboux végétal habillé de guenilles) qui sautent d'un corps à l'autre pour survivre, parfois en éliminant leur hôte.
J'avoue n'y avoir rien compris.
En plus il y a énormément de violence gratuite et graphique. C'est très poisseux dans l'aspect et les dessins. Dessins de qualité par ailleurs.
Mais bon, au final, je n'ai franchement pas aimé. Ajoutons à cela que la série n'est pas terminée, mais bien abandonnée: rien n'était résolu, et un cinquième tome, "le ciboire aux aigues marines" était même annoncé.
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Portugal
Portugal... rencontre perdue, visite manquée... L'image de la couverture, le titre, tout est égarant. Pedrosa est un très bon dessinateur, mais le retour a ses racines n'a, peut-être, été bien orienté ou conseillé. L'album est ennuyeux au niveau du scénario, les personnages aussi et les dessins ne justifient ici le sacrifice de tout lire. C'est dommage quand même. Je conseille d'autres travaux de Pedrosa : Ring Circus, par exemple... et sur le Portugal et son histoire contemporaine, il y a quelques autres albums BD anciens et récents, excellents !
Boule & Bill
Je n'aime ni le dessin, ni les gags, ni les personnages, tout me semble mortellement ennuyeux. Ce qu'on lit quand on a un Spirou entre les mains et qu'on ratisse tout comme le buveur la dernière goutte de vin pour ne pas être renvoyé au monde sans joie. Remplissage, de mon point de vue…. Ce qu'il y a de plus intelligent là-dedans, c'est le titre : Boule et Bill, idéal pour ne pas l'oublier. Enfin, c'est cohérent, le père inexistant et la mère inexistante ont un enfant inexistant qui a un chien inexistant. Entre ça et Calvin et Hobbes, c'est le jour et la nuit !
Looking up to Magical Girls
Je n'ai jamais lu la traduction VF, pour tout dire le fait que cette série ait été traduite me sidère, mais vous savez quoi ? On s'en fout. On s'en fout parce que le texte est ici le cadet de mes soucis, et que les traducteur-ice-s auraient pu être des Shakespeare en puissance que cela n'aurait rien retiré à la nature problématique de cette œuvre. La série est une comédie érotique parodiant l'univers des magical girls. Comme j'aime les parodies, que les séries de magical girls sont propices à du grand n'importe quoi assumé et que l'on m'avait dit que la série contenait de la romance gay j’étais allée fureter histoire de voir de quoi il retournait. Eh beh mon cochon, qu'est-ce que j'ai-t-y pas découvert ! Déjà, premier élément qui marque : la dimension érotique susmentionnée de l'œuvre n'est pas qu'un élément, c'est visiblement le cœur même du projet. Tout le panel de situations et d'outils BDSM qui traversent l'esprit de l'auteur nous sont ici partagées. Pas un défaut en soi, si ce n'est que, comme je le mentionne à chaque série érotique que j'avise ici, ce n'est pas nécessairement ce que je recherche en bande-dessinée, mais après tout ne pas être le public visé ne fait pas de cette œuvre une mauvaise création. Non, ce qui fait de cette série une petite perle d'abject à mes yeux, c'est que, série de magical girl oblige (je suppose), nous avons affaire ici à des mineures. Même pas des lycéennes d'ailleurs, tout aussi problématique mais considérées (pour je ne sais quelle raison) comme une sorte de zone grise dans l'inconscient collectif. Non, non, ici nous avons à faire à des collégiennes, grand max (oui parce qu'on en a aussi qui sortent de la maternelle, dans le tas). Rien de plus excitant que de regarder des agressions sexuelles sur des gamines dont la principale occupation dans la vie consiste à colorier et manger des pains au chocolat, je suppose. Nan, vraiment, qu'une telle création puisse voir le jour, je peux le comprendre (je ne l'excuse en rien mais on va dire que je ne tiens pas le Japon comme parangon de morale en ce qui concerne les publications grand public), mais qu'elle ait été traduite et publiée en dehors de son territoire, ça je ne m'en remets pas. Je suis sûre qu'il y aurait plus de choses à dire, peut-être un propos sur la fiction CNC (le fantasme de la relation non-consentie consentie) mais je ne me sens pas assez légitime sur le sujet, peut-être aussi plus développer sur les viols à répétition dans cette histoire (parce que, oui, ce n'était pas une façon de parler), mais in fine je n'ai pas envie. Pas envie de plus développer sur cette série qui, de toute façon, ne consiste qu'à ça : voir des mineures s'agresser sexuellement. Les histoires de guerres de faction, de lore qui tient sur un post-it et de "saphisme" surtout bien male-gaze, perso je m'en fous. J'avais lu ce qui devait être les deux premiers tomes à sa sortie en scans, j'avais été sidérée, j'avais vaguement zieuté les quelques chapitres suivants et constaté que ça réussissait l'exploit d'être d'encore plus mauvais goût, j'ai aussitôt décidé d'essayer d'oublier du mieux que je pouvais ce que j'avais lu.
Mémoires d'un commercial
Le dessin certes peu joli pourrait encore passer, mais surtout les différentes histoires de commercial n'ont aucun intérêt. Ce n'est pas drôle, c'est aussi vite oublié que la lecture de cet ouvrage est rapide. C'est le cas de le dire que cet album de Morvandiau aux éditions Requins Marteaux ne restera pas comme une réussite dans les mémoires.
Des Filles Formidables
Je me doutais en l’empruntant que je n’aimerais pas. Alors pourquoi me direz-vous ? Parce que j’aime plutôt bien ce dessin un peu désuet, que l’album est court et vite lu, et que au moins, je saurai ce qu’il y a dedans. Donc, je n’ai pas aimé. L’auteur a visiblement le fantasme du harem. Toutes les femmes de son entourage, sa copine, son ex, la femme de son pote… ont visiblement le « culte du phallus », de son phallus bien entendu. Et tout ça se passe dans le milieu de ces « intellectuels » parisiens qui n’ont d’autres soucis que d’évoluer dans les milieux artistiques et littéraires, n’est-ce pas. C’est très fort : ça parle de cul à toutes les pages et c’est anti érotique au possible. C’est presque drôle. J’ai bien dit presque, hein. J’aurais bien mis une deuxième étoile pour le dessin, mais là non.
La Dernière Maison juste avant la forêt
Lecture très décevante. Malgré mise en avant en librairie avec la mention « oeuvre surprenante et déconcertante », le récit m’a laissé totalement à distance. Le scénario peine à faire émerger un propos lisible : on assiste à un enchaînement de situations grotesques et volontairement provocantes sans réelle direction ni finalité perceptible. L’accumulation d’idées, parfois originales sur le papier, donne surtout l’impression d’un assemblage disparate qui ne raconte rien de cohérent. Le malaise ressenti ne tient pas à une audace maîtrisée mais à plusieurs passages franchement gênants, qui semblent chercher la transgression pour elle-même. Le récit ne parvient jamais à transformer cette outrance en discours, ni en satire claire, ni en fable signifiante. On ressort avec une impression de vacuité, renforcée par des personnages qui restent des figures caricaturales sans évolution. Graphiquement, le travail de Régis Loisel ne m’a pas séduit, mais ce n’est pas la raison principale du rejet : un dessin peut déplaire et être compensé par un scénario solide. Ici, l’absence de fond rend l’ensemble difficile à défendre, malgré l’engagement graphique et l’originalité formelle.
Les Temps sont flous
L'album enchaîne des dialogues en duo censés commenter la société et l'actualité politique. Il y est beaucoup question de sociologie, d'idées et d'états d'âme, mais sous une forme très bavarde, avec des tentatives d'humour qui, pour ma part, ne fonctionnent jamais. Sur la forme, cela m'a immédiatement rappelé les albums de Bretécher, notamment Les Frustrés, que je n'ai jamais réussi à lire pour de bon tant ils m'ennuient. On retrouve ce dispositif proche du dessin de presse : des personnages statiques, des décors absents ou réduits au strict minimum, et un humour supposé reposer uniquement sur les échanges verbaux plutôt que sur la mise en scène. Le dessin n'est pas désagréable, le trait possède même une certaine personnalité, mais l'ensemble est peu enthousiasmant. Mais surtout ce sont ces dialogues qui m'ont ennuyé à un point que j'avais du mal à ne serait-ce que terminer les planches que j'entamais. Ce discours politique et sociologique me paraît creux, dépourvu de véritable angle ou de finesse, et surtout totalement dénué d'humour. Je n'y ai perçu ni second degré, ni justesse, ni la moindre percussion comique. Cela ne m'a pas arraché le moindre sourire et j'ai fini par abandonner la lecture bien avant la fin de l'album.
Foc
FOC est une BD des années 80, parue en 4 tomes. L'action se déroule au Moyen-Âge, en pleine inquisition. C'est à priori dans le royaume de France (pays d'Oc). L'histoire est assez confuse/difficile à comprendre: comme l'ont expliqué d'autres personnes avant moi, l'insertion des dialogues est tout sauf claire, les séquences nocturnes sont illisibles, on passe souvent d'une perspective à une autre sans transition ni vraie cohérence. On a d'un côté des humains violents et intégristes (croisés, inquisiteurs), des paysans en pleine révolte, des lépreux, et des extra-terrestres tout moches (imaginez une sorte de hiboux végétal habillé de guenilles) qui sautent d'un corps à l'autre pour survivre, parfois en éliminant leur hôte. J'avoue n'y avoir rien compris. En plus il y a énormément de violence gratuite et graphique. C'est très poisseux dans l'aspect et les dessins. Dessins de qualité par ailleurs. Mais bon, au final, je n'ai franchement pas aimé. Ajoutons à cela que la série n'est pas terminée, mais bien abandonnée: rien n'était résolu, et un cinquième tome, "le ciboire aux aigues marines" était même annoncé.