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Jim Steward

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Un avocat dans l'enfer de la Guerre de Sécession


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune La Guerre de Sécession [USA] - Dixie, le Sud-Est des USA

Il est grand, blond, athlétique, le regard séducteur… « Il » ?… c’est Jim Steward. Il vient d’obtenir son diplôme d’avocat. La guerre de Sécession, elle, est sur le point de se déclarer… « Nordiste », Jim –et sa sœur Cathy- vont pourtant devoir descendre dans le Sud car ils ont hérité d’une plantation en Virginie. Sur place, ils vont être rapidement confrontés à la haine raciale. Pourtant, malgré le comportement des autres « blancs » envers lui, Jim va faire du noir Joe son véritable ami. 1861. La guerre éclate. Inséparables, tous deux repartent vers le Nord et s’engagent dans l’armée fédérée. Grâce à ses connaissances, son courage, son esprit de corps, Jim va être nommé lieutenant puis capitaine. Il combattra jusqu’à la victoire des nordistes. C’est ensuite le retour en Virginie où il reprend son métier d’avocat. Et ça va bien lui servir car, malgré la victoire de Lincoln, les noirs sont toujours esclaves et victimes de la haine, du mépris et du racisme des blancs. Marié à la blonde Elisa, Jim va entreprendre une sorte de croisade pour la réhabilitation des Noirs. Mais –et il s’en doute- celle-ci ne sera pas un long fleuve tranquille…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Janvier 2006
Statut histoire Une histoire par tome 3 tomes parus
Couverture de la série Jim Steward

04/01/2009 | L'Ymagier
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L'avatar du posteur Agecanonix

Le journal Record est certainement celui que j'ai le moins lu quand j'étais gosse et ado, surtout parce que plusieurs de ses héros se retrouvaient ensuite dans le journal Tintin et aussi pas mal d'auteurs en même temps débarquaient chez Tintin. C'est le cas de ce western dont j'avais vaguement entendu parler, mais j'ignorais qu'il avait fait l'objet d'édition en albums, je pensais qu'il n'avait pas eu cette chance comme beaucoup de Bd de cette époque, mais d'un autre côté, c'est encore Hibou qui déterre cette Bd qui du reste est très méconnue. C'est un western très classique mais agréable à lire, à l'ancienne, avec cependant des thèmes abordés intéressants ; la guerre de Sécession est vue sous divers angles comme dans La Jeunesse de Blueberry, mais le thème qui domine est le racisme dans cette Amérique sécessionniste puis sortie d'une guerre où le Noir est toujours perçu comme un inférieur face au Blanc, le traitement est donc la haine raciale que découvrent le héros et sa soeur lorsqu'ils arrivent en Virginie. Les récits courts de 10 à 16 pages qui sont parus dans Record entre 1969 et 1970, entrainent le lecteur au coeur des combats puisque Jim Steward s'est engagé dans les rangs nordistes, puis c'est la démobilisation et Jim reprend son métier d'avocat et se marie. Mais les scénarios seront toujours tournés vers la réhabilitation des Noirs dans la société US, ce qui ne sera pas tâche aisée on le sait. Les histoires écrites par Jacques Acar sont solides et véhiculent des valeurs et un message d'humanisme, on retrouve ce type de valeurs dans toutes les séries qu'il a scénarisées chez Tintin, un peu comme Yves Duval, Acar et celui-ci ayant été 2 scénaristes piliers du journal durant les décennies 50 et 60, voire même jusqu'au début des années 70. Je dois dire que malgré leur aspect très classique et un peu éculé de nos jours, ces récits sont vraiment chouettes, maintenant est-ce que ça plaira à des jeunots d'aujourd'hui ? ça j'en sais trop rien. Le dessin de Sidney est en accord avec le style des récits, classique, clair et détaillé bien que sans génie ; lui aussi ira ensuite chez Tintin, il y dessinera d'abord des récits complets et des récits historiques sur divers sujets (grande spécialité du journal, certains sont réunis dans Les Meilleurs Récits de...), avant de se lancer dans sa série vedette : Julie, Claire, Cécile.

04/04/2021 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Qui se souvient de Jim Steward ?… Peu de monde je pense. Et pourtant, l’histoire a tout pour plaire. Elle débute en 1969 dans le mensuel « Record » et s’y terminera en 1973. L’histoire générale est découpée sous forme de récits complets plus ou moins longs, un peu à la façon de La Jeunesse de Blueberry ou de "Mc Coy" des premiers albums. Le scénario général ?… un très bon mélange d’action, d’intensité dramatique, MAIS surtout une sorte de message de fraternité vraiment clair. Le dessin ?… un joli trait réaliste, clair, précis, net, bien enlevé. Personnages, animaux, armement, décors et arrière-plans sont bien détaillés et mis en valeur par une documentation poussée et riche de détails. Jim Steward ?… du vrai bon western pétaradant et bondissant, mais où les valeurs humaines priment par rapport au fond sanglant que furent cette guerre et racisme latent du sud. Un western « généreux ». Assez rare pour le mentionner.

04/01/2009 (modifier)