Même si cette BD fait partie des albums les plus impopulaires de BDthèque, j'étais curieux de la lire depuis longtemps. D'abord parce qu'il s'agit d'une des toutes premières œuvres du très prolifique JD Morvan, avant même ses premiers succès comme Nomad ou HK. Ensuite parce qu'elle s'intéresse aux jeux vidéo en réalité virtuelle, un thème encore très rare à l'époque, que je n'avais croisé jusque-là que dans Convoi, bien avant Yureka ou Fléau.world. Autant dire qu'elle avait tout pour attirer ma curiosité.
Malheureusement, j'ai eu du mal dès les premières pages. Tout m'a semblé beaucoup trop amateur, comme si les auteurs avaient voulu en faire énormément sans avoir encore les moyens de leurs ambitions. Le dessin est très embrouillé, avec des cases surchargées, un excès de traits qui rend les visages difficilement déchiffrables et, surtout, un découpage catastrophique. Les scènes d'action sont souvent incompréhensibles et je devais lire les dialogues pour essayer de comprendre ce qui était censé se passer à l'image. Plus généralement, toute la mise en scène est pénible à suivre. Les dialogues manquent de naturel, les personnages sont caricaturaux, les situations se donnent un air cool et provocateur sans jamais vraiment raconter quelque chose. Tout semble jeté pêle-mêle dans un grand fouillis où s'accumulent les clichés, les couleurs criardes, quelques goûts franchement douteux et une intrigue qui, malgré un contexte original pour son époque, ne dépasse jamais une trame très convenue.
J'ai trouvé le scénario lui aussi beaucoup trop ambitieux pour les moyens de ses auteurs. On sent que Morvan avait déjà envie de mélanger les genres, entre cyberpunk, science-fiction, héroïc fantasy, comics, manga et même une esthétique punk-métal, mais rien ne s'articule vraiment. L'histoire saute d'une idée à l'autre, développe certains détails de façon surprenante tout en expédiant d'autres passages importants, si bien que l'ensemble paraît décousu et bancal. On devine parfois quelques bonnes intentions ou des idées qui auraient pu être intéressantes, mais elles sont noyées dans une narration beaucoup trop maladroite.
De toute manière, j'ai trouvé la lecture tellement pénible que je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout. Alors même que ce type d'univers m'attire en principe, j'ai tenu une vingtaine de pages avant de décrocher complètement et de simplement survoler le reste pour constater que cela ne menait finalement pas très loin. Je comprends pourquoi la série a été abandonnée aussi vite, mais l'éditeur aurait dû accompagner ses auteurs avant même la publication, tant les erreurs de débutants sautent aux yeux. A ce stade là, c'est de l'amateurisme à tous les niveaux.
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Même si cette BD fait partie des albums les plus impopulaires de BDthèque, j'étais curieux de la lire depuis longtemps. D'abord parce qu'il s'agit d'une des toutes premières œuvres du très prolifique JD Morvan, avant même ses premiers succès comme Nomad ou HK. Ensuite parce qu'elle s'intéresse aux jeux vidéo en réalité virtuelle, un thème encore très rare à l'époque, que je n'avais croisé jusque-là que dans Convoi, bien avant Yureka ou Fléau.world. Autant dire qu'elle avait tout pour attirer ma curiosité. Malheureusement, j'ai eu du mal dès les premières pages. Tout m'a semblé beaucoup trop amateur, comme si les auteurs avaient voulu en faire énormément sans avoir encore les moyens de leurs ambitions. Le dessin est très embrouillé, avec des cases surchargées, un excès de traits qui rend les visages difficilement déchiffrables et, surtout, un découpage catastrophique. Les scènes d'action sont souvent incompréhensibles et je devais lire les dialogues pour essayer de comprendre ce qui était censé se passer à l'image. Plus généralement, toute la mise en scène est pénible à suivre. Les dialogues manquent de naturel, les personnages sont caricaturaux, les situations se donnent un air cool et provocateur sans jamais vraiment raconter quelque chose. Tout semble jeté pêle-mêle dans un grand fouillis où s'accumulent les clichés, les couleurs criardes, quelques goûts franchement douteux et une intrigue qui, malgré un contexte original pour son époque, ne dépasse jamais une trame très convenue. J'ai trouvé le scénario lui aussi beaucoup trop ambitieux pour les moyens de ses auteurs. On sent que Morvan avait déjà envie de mélanger les genres, entre cyberpunk, science-fiction, héroïc fantasy, comics, manga et même une esthétique punk-métal, mais rien ne s'articule vraiment. L'histoire saute d'une idée à l'autre, développe certains détails de façon surprenante tout en expédiant d'autres passages importants, si bien que l'ensemble paraît décousu et bancal. On devine parfois quelques bonnes intentions ou des idées qui auraient pu être intéressantes, mais elles sont noyées dans une narration beaucoup trop maladroite. De toute manière, j'ai trouvé la lecture tellement pénible que je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout. Alors même que ce type d'univers m'attire en principe, j'ai tenu une vingtaine de pages avant de décrocher complètement et de simplement survoler le reste pour constater que cela ne menait finalement pas très loin. Je comprends pourquoi la série a été abandonnée aussi vite, mais l'éditeur aurait dû accompagner ses auteurs avant même la publication, tant les erreurs de débutants sautent aux yeux. A ce stade là, c'est de l'amateurisme à tous les niveaux.