Une série qui se laisse lire – d’ailleurs assez rapidement – mais sur laquelle je ne reviendrai sans doute pas. Il lui manque de la densité.
Dessin et colorisation ne sont pas trop mon truc non plus. Même si je les ai trouvés meilleurs, un peu plus précis et détaillés dans le troisième tome, globalement ça reste trop lisse et moyen à mon goût. Très lisible, mais tout est lissé (je ne suis pas amateur de ce genre de colorisation informatique).
Quant à l’intrigue, elle m’a laissé sur ma faim au final. Chaque album développe une aventure nouvelle, même si une trame générale en arrière-plan fait que ce ne sont pas vraiment des one-shots. Le deuxième album est celui qui m’a la moins intéressé, avec ces attentats dans une cité sous-marine. Et le troisième se conclut plus un cycle que la série elle-même, puisqu’on n’en sait finalement pas plus sur les peuples extra-terrestres, et surtout sur les « Hittites » (ceux qui se présentent sous une apparence humaine), ni sur les monstres qui apparaissent dans les deux derniers tomes (encore moins sur l'enfant terrienne surdouée qui rejoint la Fédération extra-terrestre. C’est d’autant plus dommageable/frustrant qu’à plusieurs reprises un mystère semble s’épaissir autour du héros, et de ce que lui aurait dit l’ambassadeur Hittite (et la dernière case avec la copine du héros enceinte semble aussi jouer sur ce questionnement).
Bon, sinon, c’est une sorte de polar/thriller SF, qui est dynamique (avec des questionnements autour de l’acceptation des différences, le spécisme – questionnements toujours d’actualité). Mais je trouve dommage de rester à la fin sans aucune réponse concernant ce qui fait la singularité de l’intrigue.
Note réelle 2,5/5.
La première moitié des années 90 est souvent considérée comme une période pauvre pour Marvel qui avait décidé d'inonder le marché avec de nouvelles séries oubliables, souvent écrites par des scénaristes qui n'ont pas eu de grandes carrières. En plus, il y avait le phénomène des dessinateurs qui étaient devenus des superstars et tout d'un coup tout ce qui comptait était de faire des beaux dessins badass et la qualité du scénario était devenue secondaire.
The New Warriors fait partie des quelques séries qui sortaient du lot, et après avoir lu les intégrales je comprends pourquoi. Il faut dire que le scénariste Fabien Nicieza est un scénariste efficace qui a eu une grosse carrière et le dessinateur principal de la série Mark Bagley a un coup de crayon solide. C'est une version un peu plus moderne de ce que l'on retrouvait dans les années 80 et c'est un style qui me plait. La mise en page est dynamique, tout en restant compréhensible, contrairement à ce que d'autres dessinateurs de l'époque faisaient.
C'est donc un groupe de super-héros composé d'adolescents, la plupart venant d'autres séries. Ce sont des personnages qui, séparément, ne sont pas les plus intéressants, mais ensemble cela fonctionne. Comme c'est le cas avec les autres groupes de super-héros, le point fort de la série est les relations humaines entre les personnages et cela donne de bons moments. Leurs personnalités sont variées et bien utilisées. Cela dit, il y a quand même quelques défauts. Nicieza fait des histoires divertissantes, mais qui ne sortent pas de la moyenne des comics de super-héros. Aussi, s'il utilise bien les personnages issus de différentes séries Marvel, ces propres créations originales ont souvent un intérêt limité. Et le troisième tome contient un long crossover entre différentes séries sans intérêt, qui montre bien la baisse de qualité de Marvel à cette époque.
En gros, c'est divertissant si on aime bien le comics de super-héros.
Tif et Tondu se laisse lire, Choc est un peu meilleur. On comprend pourquoi il devient l'adversaire, l'opposant des héros et de la société. Méchant ? C''est beaucoup dire, il est loyal à ceux qui l'ont aidé comme à ses subordonnés et se refuse à certains crimes. Il est hors-la-loi, mais permet à bien des gens de trouver en lui une figure tutélaire, protectrice. C'est un chef, et un chef, hors-la-loi ou non, dépasse toujours quelques limites, qu'on se le dise. Donc, puisqu'on sort de Tif et Tondu, on dira l'enfance d'un antagoniste, d'un méchant. Si on sortait d'une histoire d'un de ses acolytes, on dirait l'enfance d'un chef, et c'est toute l'ambiguïté du personnage qui a repris les codes des dominants qui l'écrasaient, avec le smoking, et gardé son mystère, avec un casque. Le dessin ne fait pas obstacle à l'histoire.
Le début de cette histoire est un peu déroutant. On s'attend à voir dépeindre une actrice avec une intelligence particulière mais on a finalement l'impression de suivre une énième diva insupportable.
Dans l'ordre on voit Ava Gardner :
- frapper un chauffeur pour qu'il accélère au milieu de la foule
- piquer une crise pour changer de palace
- frapper encore, cette fois ci Howard Hughes (non là je déconne, c'est à cause de la folie amoureuse de Hughes, très bien dépeinte d'ailleurs).
C'est à partir de ce moment que le portrait dressé devient plus intéressant, ambivalent.
Emilio Ruiz y ajoute aussi une dimension géopolitique qui donne un peu d'envergure au récit.
On regrette en fin de compte le format one shot. Un deuxième tome, sur sa vie en Espagne par exemple, aurait peut-être permis d'en faire quelque chose de plus mémorable.
Le dessin est superbe. Énorme travail d'Ana Miralles. Beaucoup de techniques différentes pour jouer avec l'obscurité et la lumière, c'est impressionnant.
Il y a pas mal de cases qui prennent toute la largeur de la page. Certaines m'ont scotché, je pense à celle où Ava Gardner contemple la lune sur un balcon. Mais aussi ces détails sur de simples coussins. Ces arrières plan lors d'une balade en voiture à Rio... Dresser une liste exhaustive des plaisirs visuels serait trop fastidieux.
Le deuxième tome de la trilogie sur les saints, écrit par Dufaux et illustré par Jamar.
La qualité baisse un peu, le récit est assez linéaire. Le dossier de fin d'album a disparu.
On nous avait déjà fait le coup quand Dufaux avait écrit une série sur des personnages célèbres dans les années 90, avec un premier tome (Sade) assez génial et le reste dispensable.
C'est marrant de voir que tous les grands de la bd se sont copiés entre eux.
Adamov a copié Bilal à ses débuts et ici on constate que Bilal a copié Moebius.
Il y a une vraie ambiance qui se dégage des pages mais aussi des soucis au niveau du récit malgré un bon départ.
C'est simple, on dirait que le storyboard a été bâclé et qu'il manque des cases pour faire la transition entre certaines séquences.
Au moment de refermer cette bande, on regrette la dispersion des enjeux et le manque de clarté global.
Très beaux dessins néanmoins.
Deux ans après le premier recueil d'histoires courtes, Albin Michel publie un second recueil de Gimenez en 1987.
Celui-ci est toujours au four et au moulin, c'est à dire qu'il assure aussi la partie scénario.
Le dessin reste sublime mais malheureusement les histoires ne sont pas au niveau des précédentes publications et sont même un peu difficile à suivre pour certaines.
Ca reste très recommandable quand on aime Gimenez !
Serge Morand est un détective créé par Duchateau qui va aider la veuve et l'orphelin (surtout la veuve) durant quatre tomes.
Avec son blaze des années 80, Serge Morand peut se ranger à côté de l'affiche du film Le Solitaire avec Jean Paul Belmondo.
Mais Serge Morand peut aussi se ranger à côté de la bd Le Solitaire de Brunel et Mounier, parce qu'elle partage une charte graphique similaire.
Les couvertures de Serge Morand ont des lettrages iconiques, avant les drames du 4eme tome et la réédition du tome 2.
Les sujets des intrigues de Serge Morand ont étonnamment bien vieilli. Le récit est sans envergure malheureusement.
Le beau Serge n'est pas très compatible avec l'époque Me Too : quand sa copine lui avoue qu'elle vient de se faire violer par les hommes qui le recherchent, il lui répond deux cases plus loin "Tu vas rester chez des amis [...] Ta présence est un handicap". On a connu plus galant !
Serge Morand rend un peu nostalgique mais pas trop quand même.
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Fédération (Soleil)
Une série qui se laisse lire – d’ailleurs assez rapidement – mais sur laquelle je ne reviendrai sans doute pas. Il lui manque de la densité. Dessin et colorisation ne sont pas trop mon truc non plus. Même si je les ai trouvés meilleurs, un peu plus précis et détaillés dans le troisième tome, globalement ça reste trop lisse et moyen à mon goût. Très lisible, mais tout est lissé (je ne suis pas amateur de ce genre de colorisation informatique). Quant à l’intrigue, elle m’a laissé sur ma faim au final. Chaque album développe une aventure nouvelle, même si une trame générale en arrière-plan fait que ce ne sont pas vraiment des one-shots. Le deuxième album est celui qui m’a la moins intéressé, avec ces attentats dans une cité sous-marine. Et le troisième se conclut plus un cycle que la série elle-même, puisqu’on n’en sait finalement pas plus sur les peuples extra-terrestres, et surtout sur les « Hittites » (ceux qui se présentent sous une apparence humaine), ni sur les monstres qui apparaissent dans les deux derniers tomes (encore moins sur l'enfant terrienne surdouée qui rejoint la Fédération extra-terrestre. C’est d’autant plus dommageable/frustrant qu’à plusieurs reprises un mystère semble s’épaissir autour du héros, et de ce que lui aurait dit l’ambassadeur Hittite (et la dernière case avec la copine du héros enceinte semble aussi jouer sur ce questionnement). Bon, sinon, c’est une sorte de polar/thriller SF, qui est dynamique (avec des questionnements autour de l’acceptation des différences, le spécisme – questionnements toujours d’actualité). Mais je trouve dommage de rester à la fin sans aucune réponse concernant ce qui fait la singularité de l’intrigue. Note réelle 2,5/5.
The New Warriors - L'intégrale
La première moitié des années 90 est souvent considérée comme une période pauvre pour Marvel qui avait décidé d'inonder le marché avec de nouvelles séries oubliables, souvent écrites par des scénaristes qui n'ont pas eu de grandes carrières. En plus, il y avait le phénomène des dessinateurs qui étaient devenus des superstars et tout d'un coup tout ce qui comptait était de faire des beaux dessins badass et la qualité du scénario était devenue secondaire. The New Warriors fait partie des quelques séries qui sortaient du lot, et après avoir lu les intégrales je comprends pourquoi. Il faut dire que le scénariste Fabien Nicieza est un scénariste efficace qui a eu une grosse carrière et le dessinateur principal de la série Mark Bagley a un coup de crayon solide. C'est une version un peu plus moderne de ce que l'on retrouvait dans les années 80 et c'est un style qui me plait. La mise en page est dynamique, tout en restant compréhensible, contrairement à ce que d'autres dessinateurs de l'époque faisaient. C'est donc un groupe de super-héros composé d'adolescents, la plupart venant d'autres séries. Ce sont des personnages qui, séparément, ne sont pas les plus intéressants, mais ensemble cela fonctionne. Comme c'est le cas avec les autres groupes de super-héros, le point fort de la série est les relations humaines entre les personnages et cela donne de bons moments. Leurs personnalités sont variées et bien utilisées. Cela dit, il y a quand même quelques défauts. Nicieza fait des histoires divertissantes, mais qui ne sortent pas de la moyenne des comics de super-héros. Aussi, s'il utilise bien les personnages issus de différentes séries Marvel, ces propres créations originales ont souvent un intérêt limité. Et le troisième tome contient un long crossover entre différentes séries sans intérêt, qui montre bien la baisse de qualité de Marvel à cette époque. En gros, c'est divertissant si on aime bien le comics de super-héros.
Choc
Tif et Tondu se laisse lire, Choc est un peu meilleur. On comprend pourquoi il devient l'adversaire, l'opposant des héros et de la société. Méchant ? C''est beaucoup dire, il est loyal à ceux qui l'ont aidé comme à ses subordonnés et se refuse à certains crimes. Il est hors-la-loi, mais permet à bien des gens de trouver en lui une figure tutélaire, protectrice. C'est un chef, et un chef, hors-la-loi ou non, dépasse toujours quelques limites, qu'on se le dise. Donc, puisqu'on sort de Tif et Tondu, on dira l'enfance d'un antagoniste, d'un méchant. Si on sortait d'une histoire d'un de ses acolytes, on dirait l'enfance d'un chef, et c'est toute l'ambiguïté du personnage qui a repris les codes des dominants qui l'écrasaient, avec le smoking, et gardé son mystère, avec un casque. Le dessin ne fait pas obstacle à l'histoire.
Ava - Quarante-huit heures dans la vie d'Ava Gardner
Le début de cette histoire est un peu déroutant. On s'attend à voir dépeindre une actrice avec une intelligence particulière mais on a finalement l'impression de suivre une énième diva insupportable. Dans l'ordre on voit Ava Gardner : - frapper un chauffeur pour qu'il accélère au milieu de la foule - piquer une crise pour changer de palace - frapper encore, cette fois ci Howard Hughes (non là je déconne, c'est à cause de la folie amoureuse de Hughes, très bien dépeinte d'ailleurs). C'est à partir de ce moment que le portrait dressé devient plus intéressant, ambivalent. Emilio Ruiz y ajoute aussi une dimension géopolitique qui donne un peu d'envergure au récit. On regrette en fin de compte le format one shot. Un deuxième tome, sur sa vie en Espagne par exemple, aurait peut-être permis d'en faire quelque chose de plus mémorable. Le dessin est superbe. Énorme travail d'Ana Miralles. Beaucoup de techniques différentes pour jouer avec l'obscurité et la lumière, c'est impressionnant. Il y a pas mal de cases qui prennent toute la largeur de la page. Certaines m'ont scotché, je pense à celle où Ava Gardner contemple la lune sur un balcon. Mais aussi ces détails sur de simples coussins. Ces arrières plan lors d'une balade en voiture à Rio... Dresser une liste exhaustive des plaisirs visuels serait trop fastidieux.
Foucauld - Une tentation dans le désert
Le deuxième tome de la trilogie sur les saints, écrit par Dufaux et illustré par Jamar. La qualité baisse un peu, le récit est assez linéaire. Le dossier de fin d'album a disparu. On nous avait déjà fait le coup quand Dufaux avait écrit une série sur des personnages célèbres dans les années 90, avec un premier tome (Sade) assez génial et le reste dispensable.
Exterminateur 17
C'est marrant de voir que tous les grands de la bd se sont copiés entre eux. Adamov a copié Bilal à ses débuts et ici on constate que Bilal a copié Moebius. Il y a une vraie ambiance qui se dégage des pages mais aussi des soucis au niveau du récit malgré un bon départ. C'est simple, on dirait que le storyboard a été bâclé et qu'il manque des cases pour faire la transition entre certaines séquences. Au moment de refermer cette bande, on regrette la dispersion des enjeux et le manque de clarté global. Très beaux dessins néanmoins.
Titania
Deux ans après le premier recueil d'histoires courtes, Albin Michel publie un second recueil de Gimenez en 1987. Celui-ci est toujours au four et au moulin, c'est à dire qu'il assure aussi la partie scénario. Le dessin reste sublime mais malheureusement les histoires ne sont pas au niveau des précédentes publications et sont même un peu difficile à suivre pour certaines. Ca reste très recommandable quand on aime Gimenez !
Serge Morand
Serge Morand est un détective créé par Duchateau qui va aider la veuve et l'orphelin (surtout la veuve) durant quatre tomes. Avec son blaze des années 80, Serge Morand peut se ranger à côté de l'affiche du film Le Solitaire avec Jean Paul Belmondo. Mais Serge Morand peut aussi se ranger à côté de la bd Le Solitaire de Brunel et Mounier, parce qu'elle partage une charte graphique similaire. Les couvertures de Serge Morand ont des lettrages iconiques, avant les drames du 4eme tome et la réédition du tome 2. Les sujets des intrigues de Serge Morand ont étonnamment bien vieilli. Le récit est sans envergure malheureusement. Le beau Serge n'est pas très compatible avec l'époque Me Too : quand sa copine lui avoue qu'elle vient de se faire violer par les hommes qui le recherchent, il lui répond deux cases plus loin "Tu vas rester chez des amis [...] Ta présence est un handicap". On a connu plus galant ! Serge Morand rend un peu nostalgique mais pas trop quand même.