Une série sud-coréenne qui se passe dans le monde de l'entreprise et plus précisément qui raconte comment la société française Carrefour (dont le nom est changé dans la série bien sûr) a raté son implantation en Corée.
Pour faire simple, la compagnie exploite sans vergogne les employés, certains vont finir par se rebeller et vouloir monter un syndicat, ce qui bien sûr crée un gros bordel. Au travers de cette série, l'auteur montre la complexité de la société coréenne à un moment où la crise financière asiatique a fait des dégâts dans une société où on est habitué à obéir sans poser de questions. C'est pas mal, mais malgré le sujet passionnant je n'ai pas réussi à trouver cette série passionnante à lire. Je trouve qu'il y a des longueurs. Par exemple, on va voir le passé militaire d'un des personnages et j'ai fini par trouver que ce passage tournait en rond. Je comprends que cela fasse du sens de montrer la vie dans l'armée vu que la Corée du sud a été sous une dictature militaire pendant des décennies (on voit d'ailleurs ce que pensent les hauts gradés de la démocratie) et ce passage permet de comprendre la psychologie du personnage, mais la narration aurait gagné en dynamisme si ça avait été raconté avec moins de pages.
C'est le principal soucis avec cette série que j'aurais aimé adorer. On voit que l'auteur a travaillé son sujet et les personnages sont souvent plus complexes qu'ils semblaient l'être au début, mais voilà j'ai juste trouvé que c'était pas palpitant à lire. Cela reste intéressant de voir comment les patrons abusent et exploitent leurs employés, et malheureusement l'expérience de ces Sud-Coréens est sans doute universelle dans ce monde où les riches sont de plus en plus riches. En tout cas, je pense que n'importe quel lecteur occidental qui a travaillé dans un milieu non-syndiqué où le salaire minimum est la norme vont se reconnaitre dans certaines situations.
Commençons par saluer une nouvelle fois les éditions Polystyrène, un « petit éditeur » qui nous propose de très très beaux objets, de chouettes leporellos, avec des couleurs aux couleurs qui me plaisent à chaque fois.
Mais c’est aussi une collection à fortes contraintes pour les auteurs, au niveau du format, contraint et très court. Réussir à transcender ces contraintes, voire à s’en servir est donc une gageure pas toujours relevée.
Je découvre avec cet album cette auteure qui, avec les grosses contraintes imposées par le format de la collection, s’en sort plutôt bien.
Certes, c’est vite lu. Mais sa petite scène polar, avec une chute ironique – sur le mode de qui est pris qui croyait prendre – est assez bien vu. Je n’ai juste pas saisi ce que faisait la dame dans cette maison au départ ?
Le dessin est relativement minimaliste, presque stylisé, mais aéré et très lisible. Un petit exercice de style qui relève bien le défi de la collection Façades.
Commençons par saluer une nouvelle fois les éditions Polystyrène, un « petit éditeur » qui nous propose de très très beaux objets, de chouettes leporellos, avec des couleurs aux couleurs qui me plaisent à chaque fois.
Mais c’est aussi une collection à fortes contraintes pour les auteurs, au niveau du format, contraint et très court. Réussir à transcender ces contraintes, voire à s’en servir est donc une gageure pas toujours relevée.
Ici c’est Victor Hussenot qui s’y colle – un auteur plus « confirmé » que la plupart de ceux qui se sont lancés dans cette belle et originale collection.
Il joue ici sur une sorte de mise en abime, avec des personnages dont le visage n’est constitué que d’un œil, qui se retrouvent pour reconstituer la paire qui leur permet de » mieux voir le monde.
C’est certes léger comme intrigue, mais ça se laisse lire (les contraintes du format restreignent forcément les possibilités !).
Un petit exercice léger accompagné d’un dessin sympathique et fluide.
Note réelle 2,5/5.
Commençons par saluer une nouvelle fois les éditions Polystyrène, un « petit éditeur » qui nous propose de très très beaux objets, de chouettes leporellos, avec des couleurs aux couleurs qui me plaisent à chaque fois.
Mais c’est aussi une collection à fortes contraintes pour les auteurs, au niveau du format, contraint et très court. Réussir à transcender ces contraintes, voire à s’en servir est donc une gageure pas toujours relevée.
Et ici, même si, bien entendu, c’est très court, hyper vite lu, et donc peu développé, j’ai trouvé que les auteurs avaient quand même réussi ce pari difficile. Il y a bien une – toute – petite – histoire, vite traversée, et globalement satisfaisante (comme toujours en descendant le long d’une façade…). Un petit jeu « oubapien », autour de la disparition de la lettre « O », qui ne réapparaît qu’en toute fin (je ne sais s’il y a un clin d’œil à « La disparition » de Pérec – que je n’ai pas lue – mais ce petit jeu (qui ajoute une contrainte à celles du format) est utilisée de façon amusante.
De la SF un peu vieillotte, souvent naïve, mais qui passe globalement assez bien. Même si, dans le second tome surtout, il y a quand même pas mal de raccourcis et de facilités (la rapidité avec laquelle nos rescapés font muter la bestiole et se retrouvent sur la terre ferme, l’évolution des lézards rouges, etc.).
Un récit qui fait son âge donc, avec des idées assez classiques parfois (une ancienne civilisation ayant quitté la Terre en inspirant les connaissances humaines – ici grecques, y compris vêtements et coiffures !) et d’autres sans doute osées pour l’époque, c’est-à-dire les années 1950 (l’homosexualité considérée comme normale, voire quasi obligatoire, l’hétérosexualité étant stigmatisée).
Bon, sinon, ça se laisse lire gentiment. Facilités et naïveté n’entravent pas trop la lecture, on les accepte, et finalement les deux tomes sont avalés rapidement (l’intrigue est assez linéaire et il n’y a pas beaucoup de textes) et souvent agréablement.
Je mets trois étoiles, parce que le sujet, dur et bouleversant, est globalement bien traité. Mais je n’ai pas été emballé plus que ça par ce récit autobiographique.
En fait, je n’ai pas trop accroché aux dessins, statiques, plus proches de l’illustration qu’autre chose. Et le mélange de ces dessins avec des photos, ou quelques représentations de documents (lettres retrouvées) donne plus l’impression de lire un bouquin documentaire qu’un vraie BD.
D’autre part, la narration est un peu bordélique, alternant les différentes périodes, qui s’enchainent de façon saccadée (parfois une simple page et quelques mots).
Reste le sujet, qui tient à cœur à l’auteure – qui adapte ici semble-t-il le roman/documentaire qu’elle a écrit à partir de ses souvenirs et des documents familiaux retrouvés, ainsi qu’une enquête personnelle pour remonter le passé de ses grands-parents avant et pendant la Seconde guerre mondiale.
Le récit illustre une nouvelle fois – mais, malgré tout, peut-on être blasé par l’accumulation des témoignages sur l’abject ? – l’horreur du génocide, que l’on ressent ici d’autant plus que l’auteure décrit par quelques anecdotes l’intime de ses grands-parents, leur incompréhension, et tout ce qu’ils ont fait pour sauver leur fils qui, adopté, deviendra le père de l’auteure. Au passage, la partie la plus intéressante – qu’égoïstement j’aurais aimé voir davantage développée, car plus « originale », ce sont les relations qui se sont nouées entre les grands-parents et le couple qui va adopter le père (un curieux quatuor !).
Note réelle 2,5/5.
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Une série sud-coréenne qui se passe dans le monde de l'entreprise et plus précisément qui raconte comment la société française Carrefour (dont le nom est changé dans la série bien sûr) a raté son implantation en Corée. Pour faire simple, la compagnie exploite sans vergogne les employés, certains vont finir par se rebeller et vouloir monter un syndicat, ce qui bien sûr crée un gros bordel. Au travers de cette série, l'auteur montre la complexité de la société coréenne à un moment où la crise financière asiatique a fait des dégâts dans une société où on est habitué à obéir sans poser de questions. C'est pas mal, mais malgré le sujet passionnant je n'ai pas réussi à trouver cette série passionnante à lire. Je trouve qu'il y a des longueurs. Par exemple, on va voir le passé militaire d'un des personnages et j'ai fini par trouver que ce passage tournait en rond. Je comprends que cela fasse du sens de montrer la vie dans l'armée vu que la Corée du sud a été sous une dictature militaire pendant des décennies (on voit d'ailleurs ce que pensent les hauts gradés de la démocratie) et ce passage permet de comprendre la psychologie du personnage, mais la narration aurait gagné en dynamisme si ça avait été raconté avec moins de pages. C'est le principal soucis avec cette série que j'aurais aimé adorer. On voit que l'auteur a travaillé son sujet et les personnages sont souvent plus complexes qu'ils semblaient l'être au début, mais voilà j'ai juste trouvé que c'était pas palpitant à lire. Cela reste intéressant de voir comment les patrons abusent et exploitent leurs employés, et malheureusement l'expérience de ces Sud-Coréens est sans doute universelle dans ce monde où les riches sont de plus en plus riches. En tout cas, je pense que n'importe quel lecteur occidental qui a travaillé dans un milieu non-syndiqué où le salaire minimum est la norme vont se reconnaitre dans certaines situations.
To catch a cat
Commençons par saluer une nouvelle fois les éditions Polystyrène, un « petit éditeur » qui nous propose de très très beaux objets, de chouettes leporellos, avec des couleurs aux couleurs qui me plaisent à chaque fois. Mais c’est aussi une collection à fortes contraintes pour les auteurs, au niveau du format, contraint et très court. Réussir à transcender ces contraintes, voire à s’en servir est donc une gageure pas toujours relevée. Je découvre avec cet album cette auteure qui, avec les grosses contraintes imposées par le format de la collection, s’en sort plutôt bien. Certes, c’est vite lu. Mais sa petite scène polar, avec une chute ironique – sur le mode de qui est pris qui croyait prendre – est assez bien vu. Je n’ai juste pas saisi ce que faisait la dame dans cette maison au départ ? Le dessin est relativement minimaliste, presque stylisé, mais aéré et très lisible. Un petit exercice de style qui relève bien le défi de la collection Façades.
Les Pupilles
Commençons par saluer une nouvelle fois les éditions Polystyrène, un « petit éditeur » qui nous propose de très très beaux objets, de chouettes leporellos, avec des couleurs aux couleurs qui me plaisent à chaque fois. Mais c’est aussi une collection à fortes contraintes pour les auteurs, au niveau du format, contraint et très court. Réussir à transcender ces contraintes, voire à s’en servir est donc une gageure pas toujours relevée. Ici c’est Victor Hussenot qui s’y colle – un auteur plus « confirmé » que la plupart de ceux qui se sont lancés dans cette belle et originale collection. Il joue ici sur une sorte de mise en abime, avec des personnages dont le visage n’est constitué que d’un œil, qui se retrouvent pour reconstituer la paire qui leur permet de » mieux voir le monde. C’est certes léger comme intrigue, mais ça se laisse lire (les contraintes du format restreignent forcément les possibilités !). Un petit exercice léger accompagné d’un dessin sympathique et fluide. Note réelle 2,5/5.
Le Syllogomaniaque
Commençons par saluer une nouvelle fois les éditions Polystyrène, un « petit éditeur » qui nous propose de très très beaux objets, de chouettes leporellos, avec des couleurs aux couleurs qui me plaisent à chaque fois. Mais c’est aussi une collection à fortes contraintes pour les auteurs, au niveau du format, contraint et très court. Réussir à transcender ces contraintes, voire à s’en servir est donc une gageure pas toujours relevée. Et ici, même si, bien entendu, c’est très court, hyper vite lu, et donc peu développé, j’ai trouvé que les auteurs avaient quand même réussi ce pari difficile. Il y a bien une – toute – petite – histoire, vite traversée, et globalement satisfaisante (comme toujours en descendant le long d’une façade…). Un petit jeu « oubapien », autour de la disparition de la lettre « O », qui ne réapparaît qu’en toute fin (je ne sais s’il y a un clin d’œil à « La disparition » de Pérec – que je n’ai pas lue – mais ce petit jeu (qui ajoute une contrainte à celles du format) est utilisée de façon amusante.
Le Temple du passé
De la SF un peu vieillotte, souvent naïve, mais qui passe globalement assez bien. Même si, dans le second tome surtout, il y a quand même pas mal de raccourcis et de facilités (la rapidité avec laquelle nos rescapés font muter la bestiole et se retrouvent sur la terre ferme, l’évolution des lézards rouges, etc.). Un récit qui fait son âge donc, avec des idées assez classiques parfois (une ancienne civilisation ayant quitté la Terre en inspirant les connaissances humaines – ici grecques, y compris vêtements et coiffures !) et d’autres sans doute osées pour l’époque, c’est-à-dire les années 1950 (l’homosexualité considérée comme normale, voire quasi obligatoire, l’hétérosexualité étant stigmatisée). Bon, sinon, ça se laisse lire gentiment. Facilités et naïveté n’entravent pas trop la lecture, on les accepte, et finalement les deux tomes sont avalés rapidement (l’intrigue est assez linéaire et il n’y a pas beaucoup de textes) et souvent agréablement.
La Promesse (de Lattre)
Je mets trois étoiles, parce que le sujet, dur et bouleversant, est globalement bien traité. Mais je n’ai pas été emballé plus que ça par ce récit autobiographique. En fait, je n’ai pas trop accroché aux dessins, statiques, plus proches de l’illustration qu’autre chose. Et le mélange de ces dessins avec des photos, ou quelques représentations de documents (lettres retrouvées) donne plus l’impression de lire un bouquin documentaire qu’un vraie BD. D’autre part, la narration est un peu bordélique, alternant les différentes périodes, qui s’enchainent de façon saccadée (parfois une simple page et quelques mots). Reste le sujet, qui tient à cœur à l’auteure – qui adapte ici semble-t-il le roman/documentaire qu’elle a écrit à partir de ses souvenirs et des documents familiaux retrouvés, ainsi qu’une enquête personnelle pour remonter le passé de ses grands-parents avant et pendant la Seconde guerre mondiale. Le récit illustre une nouvelle fois – mais, malgré tout, peut-on être blasé par l’accumulation des témoignages sur l’abject ? – l’horreur du génocide, que l’on ressent ici d’autant plus que l’auteure décrit par quelques anecdotes l’intime de ses grands-parents, leur incompréhension, et tout ce qu’ils ont fait pour sauver leur fils qui, adopté, deviendra le père de l’auteure. Au passage, la partie la plus intéressante – qu’égoïstement j’aurais aimé voir davantage développée, car plus « originale », ce sont les relations qui se sont nouées entre les grands-parents et le couple qui va adopter le père (un curieux quatuor !). Note réelle 2,5/5.