Je pourrais recopier mon avis sur Villes et infrastructure. Ce manga de Kago au titre interminable se situe dans la même lignée avec de courtes histoires mêlant le gore et l'érotisme.
A réserver bien sûr à un public adulte et averti, qui ne serait pas rebuté par différentes tortures physiques, découpage d'orteils, ou autres parties du corps, démembrements etc. Contrairement à beaucoup de mangas, Kago représente aussi des sexes et des poils sans censure. Une minorité d'histoires est tellement absurde que je n'ai pas tout compris, je pense à celle sur des combattants surmontés d'hommes nus. Je mets "pas mal" car aucune histoire n'est particulièrement mémorable, même si l'auteur a une imagination débordante.
L'histoire qui donne son titre au recueil est autour d'une expérience d'un savant tordu qui vise à télescoper un garçon et une fille au coin d'une rue pour voir si une bonne synchronisation peut conduire au bisou, en vérité plutôt à un crash test sanglant...
Rien d’extraordinaire, mais un album qui plaira aux amateurs ne recherchant pas forcément la surprise. Ici, après un avant-propos rappelant les principaux fantasmes féminins selon des sondages (si en plus c’est une lecture sociologique !), nous entrons de plain-pied dans une histoire qui va en illustrer un certain nombre.
Une jeune femme rencontre un jeune homme dans le train qui les ramène à Paris, il la drague, elle minaude et résiste, puis le rejoint dans sa suite d’hôtel. La suite est une nuit d’orgie durant laquelle elle va assouvir ses fantasmes – et ceux de l’homme, jusqu’à une chute un chouia surprenante.
Une fois le scénario mis en place, les scènes de sexe s’enchainent – souvent émoustillantes il faut dire – sans que l’intrigue ait une réelle importance.
Le dessin est bon, précis, agréable pour les scènes de cul (je regrette juste des visages un petit peu trop « manga », et une colorisation informatique qui n’est pas mon truc).
Note réelle 2,5/5.
On ne présente plus Blacksad, une série qui a su s’imposer, dès son 1er tome, dans le paysage de tous amateurs du 9eme art.
C’est très naturellement (et sans but mercantile nn nn ;) qu’un dérivé de l’univers voit le jour. Blacksad Stories (si j’ai bien tout compris) s’attachera à un personnage secondaire le temps d’un album. Weekly, notre journaliste fouineur et malodorant, ouvre logiquement le bal.
J’avoue que j’ai gentiment snobé l’album à sa sortie mais j’étais tout content de le trouver déjà dans les rayons d’une de mes médiathèques.
Si j’ai bien aimé ma lecture, je serai plus avare que Ro dans ma note. L’album est pro mais il m’a manqué un truc pour arriver à la hauteur de son aîné.
En fait mes attentes se sont inversés en cours de lecture. Alors que je m’attendais à être déçu par la partie graphique, je l’ai finalement trouvée très réussie, on atteint pas les sommets du travail de Guardino mais ça reste du superbe boulot. La narration, couleurs et un trait plus cartoon assurent la comparaison. Autre registre mais en tout cas, j’ai plutôt été agréablement surpris sur ce point. Malheureusement ça n’a pas été le même cas pour le scénario, je ne saurai trop dire où ça pêche vraiment, les ingrédients sont là mais l’alchimie m’est apparue bien neutre. Si j’ai aimé l’origine story de notre héros (un peu téléphoné quand même), j’ai été moins convaincu par le côté polar, enquête, coupable, motivation … un rien classique et sans réel suspense à mes yeux.
Rien de honteux, je reste bien curieux de suivre un autre récit dans l’univers. Même dessinateur ? Quel personnage ? Mais je me contenterai personnellement d’un emprunt.
On a là un recueil d’histoires courtes inégales. Mais globalement la lecture est agréable, le plus souvent le sourire aux lèvres.
Sourdrille se met en scène, avec une bonne dose d’autodérision, dans un rôle de loser assez pathétique. Un dragueur, parfois obsédé, qui se prend quelques beaux râteaux ! Même si on sent rapidement qu’il ne va pas conclure, ou que la vie va lui réserver de sales surprises (même ses potes se foutent de lui lors de son enterrement !), la chute est souvent amusante.
Régulièrement reviennent des histoires durant lesquelles, suite à l’ingurgitation de nourriture malsaine, Sourdrille fait de sales rêves : on part ici vers quelque chose d’un peu plus loufoque et absurde.
Une lecture sympathique.
Qui aurait pu prédire que la suite de Vega des mêmes auteurs se serait présentée toujours chez le même éditeur mais sous un nom, un format et même une colorisation différente puisqu'à contrario du premier tome entièrement en couleurs, celui-ci est entièrement en noir et blanc.
On reprend presque le récit là où on pouvait rester sur sa faim à la conclusion assez ouverte de Vega et pour cause puisque les auteurs n'en avaient pas encore fini avec leur jouet nébuleux.
Difficile de raconter l'histoire sans spoiler celle d'origine mais les protagonistes sont différents même si on recroise quelques têtes secondaires de Vega. Il est toujours question d'un monde futuriste assez complexe où transhumance et frontières géographiques sont rebattues sous de nouvelles cartes. Dewi est une jeune fille aux origines particulières et qui est simplement en quête de son passé quitte à braver une nourrice robotique fort agressive et proche d'un Terminator à la sauce féminine.
Si les dessins de Legendre ont perdu leurs couleurs, ils conservent leur efficacité pour peu qu'on accroche à ce style si particulier mais qui donne toute ses lettres de noblesse à ce récit encore une fois bien trop court et frustrant et appelant de nouveau une suite avec de nouvelles particularités éditoriales et artistiques ? Avec Lehman tout est perdu et ne boudons pas le plaisir rencontré encore cette fois pour peu d'avoir accroché avec l'histoire initiale bien évidemment.
Impossible de passer à côté de ce bouquin.
Déjà c'est un bel objet qui attire l'oeil avec son effet eighties ringard métallique et ses couleurs criardes. Et puis c'est scénarisé par Serge Lehman qui n'a pas son pareil pour créer de nouveaux mondes et surtout des sensations différentes des titres sciencefictionnesques du catalogue Soleil ^^
Le style de Yann Legendre va avoir un effet repoussoir sur l'ensemble des lecteurs mais il est bien plus subtil que celà en créant des ambiances tour à tour anxiogènes, agressives mais également poétiques et apaisées. Quelques pleines pages valent largement le détour dans une ambiance purement psychédélique qui ne parlera qu'aux vieilles générations. Contre toute attente, cette histoire de complot futuriste pose pas mal de questions sur le deuil et la recherche d'une sérénité perdue dans un monde condamné par avance aussi bien par ses technologies toxiques que l'insécurité et l'instabilité politique.
Je rejoins l'avis précèdent sur le fait que l'auteur ne semble cette fois qu'effleurer son sujet. C'est effectivement bien le cas mais il le fait avec talent et l'envie d'en savoir davantage. La lecture se fait aisément et une fois l'oeil acclimaté au style graphique particulier, c'est une chouette histoire même si trop brève. Mais mon petit doigt me laisse supposer que Vega ne doit pas se lire comme un One Shot... ;)
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Une collision accidentelle sur le chemin de l'école peut-elle donner lieu à un baiser ?
Je pourrais recopier mon avis sur Villes et infrastructure. Ce manga de Kago au titre interminable se situe dans la même lignée avec de courtes histoires mêlant le gore et l'érotisme. A réserver bien sûr à un public adulte et averti, qui ne serait pas rebuté par différentes tortures physiques, découpage d'orteils, ou autres parties du corps, démembrements etc. Contrairement à beaucoup de mangas, Kago représente aussi des sexes et des poils sans censure. Une minorité d'histoires est tellement absurde que je n'ai pas tout compris, je pense à celle sur des combattants surmontés d'hommes nus. Je mets "pas mal" car aucune histoire n'est particulièrement mémorable, même si l'auteur a une imagination débordante. L'histoire qui donne son titre au recueil est autour d'une expérience d'un savant tordu qui vise à télescoper un garçon et une fille au coin d'une rue pour voir si une bonne synchronisation peut conduire au bisou, en vérité plutôt à un crash test sanglant...
Pour une nuit - Fantasmes au féminin
Rien d’extraordinaire, mais un album qui plaira aux amateurs ne recherchant pas forcément la surprise. Ici, après un avant-propos rappelant les principaux fantasmes féminins selon des sondages (si en plus c’est une lecture sociologique !), nous entrons de plain-pied dans une histoire qui va en illustrer un certain nombre. Une jeune femme rencontre un jeune homme dans le train qui les ramène à Paris, il la drague, elle minaude et résiste, puis le rejoint dans sa suite d’hôtel. La suite est une nuit d’orgie durant laquelle elle va assouvir ses fantasmes – et ceux de l’homme, jusqu’à une chute un chouia surprenante. Une fois le scénario mis en place, les scènes de sexe s’enchainent – souvent émoustillantes il faut dire – sans que l’intrigue ait une réelle importance. Le dessin est bon, précis, agréable pour les scènes de cul (je regrette juste des visages un petit peu trop « manga », et une colorisation informatique qui n’est pas mon truc). Note réelle 2,5/5.
Blacksad Stories
On ne présente plus Blacksad, une série qui a su s’imposer, dès son 1er tome, dans le paysage de tous amateurs du 9eme art. C’est très naturellement (et sans but mercantile nn nn ;) qu’un dérivé de l’univers voit le jour. Blacksad Stories (si j’ai bien tout compris) s’attachera à un personnage secondaire le temps d’un album. Weekly, notre journaliste fouineur et malodorant, ouvre logiquement le bal. J’avoue que j’ai gentiment snobé l’album à sa sortie mais j’étais tout content de le trouver déjà dans les rayons d’une de mes médiathèques. Si j’ai bien aimé ma lecture, je serai plus avare que Ro dans ma note. L’album est pro mais il m’a manqué un truc pour arriver à la hauteur de son aîné. En fait mes attentes se sont inversés en cours de lecture. Alors que je m’attendais à être déçu par la partie graphique, je l’ai finalement trouvée très réussie, on atteint pas les sommets du travail de Guardino mais ça reste du superbe boulot. La narration, couleurs et un trait plus cartoon assurent la comparaison. Autre registre mais en tout cas, j’ai plutôt été agréablement surpris sur ce point. Malheureusement ça n’a pas été le même cas pour le scénario, je ne saurai trop dire où ça pêche vraiment, les ingrédients sont là mais l’alchimie m’est apparue bien neutre. Si j’ai aimé l’origine story de notre héros (un peu téléphoné quand même), j’ai été moins convaincu par le côté polar, enquête, coupable, motivation … un rien classique et sans réel suspense à mes yeux. Rien de honteux, je reste bien curieux de suivre un autre récit dans l’univers. Même dessinateur ? Quel personnage ? Mais je me contenterai personnellement d’un emprunt.
Mesdames
On a là un recueil d’histoires courtes inégales. Mais globalement la lecture est agréable, le plus souvent le sourire aux lèvres. Sourdrille se met en scène, avec une bonne dose d’autodérision, dans un rôle de loser assez pathétique. Un dragueur, parfois obsédé, qui se prend quelques beaux râteaux ! Même si on sent rapidement qu’il ne va pas conclure, ou que la vie va lui réserver de sales surprises (même ses potes se foutent de lui lors de son enterrement !), la chute est souvent amusante. Régulièrement reviennent des histoires durant lesquelles, suite à l’ingurgitation de nourriture malsaine, Sourdrille fait de sales rêves : on part ici vers quelque chose d’un peu plus loufoque et absurde. Une lecture sympathique.
Dewi et ses soeurs
Qui aurait pu prédire que la suite de Vega des mêmes auteurs se serait présentée toujours chez le même éditeur mais sous un nom, un format et même une colorisation différente puisqu'à contrario du premier tome entièrement en couleurs, celui-ci est entièrement en noir et blanc. On reprend presque le récit là où on pouvait rester sur sa faim à la conclusion assez ouverte de Vega et pour cause puisque les auteurs n'en avaient pas encore fini avec leur jouet nébuleux. Difficile de raconter l'histoire sans spoiler celle d'origine mais les protagonistes sont différents même si on recroise quelques têtes secondaires de Vega. Il est toujours question d'un monde futuriste assez complexe où transhumance et frontières géographiques sont rebattues sous de nouvelles cartes. Dewi est une jeune fille aux origines particulières et qui est simplement en quête de son passé quitte à braver une nourrice robotique fort agressive et proche d'un Terminator à la sauce féminine. Si les dessins de Legendre ont perdu leurs couleurs, ils conservent leur efficacité pour peu qu'on accroche à ce style si particulier mais qui donne toute ses lettres de noblesse à ce récit encore une fois bien trop court et frustrant et appelant de nouveau une suite avec de nouvelles particularités éditoriales et artistiques ? Avec Lehman tout est perdu et ne boudons pas le plaisir rencontré encore cette fois pour peu d'avoir accroché avec l'histoire initiale bien évidemment.
Vega
Impossible de passer à côté de ce bouquin. Déjà c'est un bel objet qui attire l'oeil avec son effet eighties ringard métallique et ses couleurs criardes. Et puis c'est scénarisé par Serge Lehman qui n'a pas son pareil pour créer de nouveaux mondes et surtout des sensations différentes des titres sciencefictionnesques du catalogue Soleil ^^ Le style de Yann Legendre va avoir un effet repoussoir sur l'ensemble des lecteurs mais il est bien plus subtil que celà en créant des ambiances tour à tour anxiogènes, agressives mais également poétiques et apaisées. Quelques pleines pages valent largement le détour dans une ambiance purement psychédélique qui ne parlera qu'aux vieilles générations. Contre toute attente, cette histoire de complot futuriste pose pas mal de questions sur le deuil et la recherche d'une sérénité perdue dans un monde condamné par avance aussi bien par ses technologies toxiques que l'insécurité et l'instabilité politique. Je rejoins l'avis précèdent sur le fait que l'auteur ne semble cette fois qu'effleurer son sujet. C'est effectivement bien le cas mais il le fait avec talent et l'envie d'en savoir davantage. La lecture se fait aisément et une fois l'oeil acclimaté au style graphique particulier, c'est une chouette histoire même si trop brève. Mais mon petit doigt me laisse supposer que Vega ne doit pas se lire comme un One Shot... ;)