Un peu déçu par cette bd qui reste néanmoins très correcte.
Je l’ai avant tout lue pour comprendre le mécanisme des pyramides de Ponzi.
Ce n’est pas incompréhensible, mais j’ai trouvé les explications assez courtes et peu instructives.
J’aurais aimé des explications plus pédagogiques, plus travaillées à la Christophe Blain par exemple.
L’aspect biographique sur Sieur Ponzi est cependant assez sympathique.
Le dessin a un côté romantique et nous transporte facilement à cette époque.
Note : 2,5
Si l’album est vaguement romancé, et que l’héroïne se prénomme Paula, il semblerait qu’Hermine nous raconte ici quelque chose d’autobiographique.
L’album est donc uniquement centré sur Laura, qui monologue, discute avec sa psy, ou a quelques échanges avec ses parents ou quelques amis. Tout tourne autour de ses obsessions – directement liées aux injonctions de la société, relayées par amis, collègues, parents – pour lesquelles Laura devrait être « belle », c’est-à-dire sans « gras superflu ».
Au milieu des dépressions, des régimes plus ou moins violents et exotiques, des tentatives pour cacher à ses proches son mal-être et ses kilos sous disant en trop, Paula cherche à émerger, à trouver une solution. Déjà à s’accepter telle qu’elle est. Et comprendre les mécanismes à l’œuvre.
En fin d’album, de nombreuses ressources (numéros verts/hotlines, bibliographie, associations) pouvant aider ceux et celles (les femmes étant plus touchées que les hommes par les injonctions sociétales) qui rencontreraient les mêmes soucis que Paula.
Le dessin est statique, avec quelques itérations iconiques, et la narration n’est pas non plus très dynamique. Mais l’essentiel est sans doute ailleurs, l’album a surtout valeur d’exemple, de lecture propice à déclencher un processus de sortie d’une spirale négative (qui peut mener au suicide).
C’est je crois la première série que je lis dans cette collection, et je commence avec un mythe qui n’est pas grec. Mais qui est fondateur, puisqu’il a plus ou moins inspiré des personnages et épisodes de la Bible (voir l’épisode du déluge) ou des mythes grecs (Héraclès par exemple).
Ce triptyque est globalement bien fichu, intéressant. C’est une très bonne vulgarisation de ce mythe. En fin de premier tome, Luc Ferry propose une très bonne présentation et analyse de ce mythe. Je ne sais trop quoi penser de cet emplacement. En effet, il permet au lecteur n’ayant aucune connaissance du mythe de se familiariser avec lui rapidement – et cela devait aussi jouer pour l’éditeur, soucieux de captiver un lectorat pour les tomes suivants. Mais d’un autre côté ce texte très bien fichu « spoile » complètement le récit, et du coup les deux derniers albums ne ménagent aucune surprise et font même un peu redite par rapport au texte de Ferry (je serais donc tenté de recommander la lecture du texte de Ferry après avoir lu les trois albums BD).
Pour ce qui est de la partie BD donc, la narration est aérée, l’histoire est facile à suivre. La conclusion brutale prend son sens après lecture du texte de Ferry.
Le dessin fait le boulot – même s’il est avare de détails. Le changement au niveau de la colorisation dans le dernier tome est un peu surprenant au début, mais le changement s’avère finalement mineur (mais elle lisse un peu trop les détails quand même).
Si ce mythe vous a intéressé, je vous recommande la version de Jens Harder (Gilgamesh (Harder)), un auteur que j’aime beaucoup, et qui a produit quelque chose de plus exigeant, jouant sur un tout autre registre que ce triptyque : deux lectures complémentaires finalement, celle de « La sagesse des mythes » étant clairement plus grand – ou tout – public.
Depuis les années 60-70, la pratique de la religion catholique a grandement baissé au Québec. Cela a donc changé en profondeur la société comme le fait que des églises sont laissées à l'abandon et finissent par être démolies pour qu'on construise autre chose... Alors qu'arrive-t-il de tous les artéfacts religieux de ces églises ?
J'avoue que je ne me suis jamais posé de question sur ce qui arrivait au patrimoine religieux au Québec. Je pense que je devais croire naïvement que tous les objets religieux revenaient au Vatican ou allaient tout simplement dans une autre église. J'ai trouvé cela intéressant de voir ce qui arrivait à tout ce patrimoine religieux dont la plupart des québécois se foutent. Sachez que dans cet album vous allez en voir des vertes et des pas mûres avec des gens qui vendent carrément des artéfacts religieux sur des sites de ventes grands publics alors que c'est censé être illégal... il faut dire que souvent les autorités religieuses en ont rien à foutre elles-mêmes et voient souvent ces vieux objets comme un truc pour avoir facilement de l'argent pour payer les réparations des églises. Franchement, je ne suis pas religieux, mais je suis attaché à l'histoire et je rage de voir des trucs comme cette congrégation religieuse qui était prête à jeter aux ordures des textes datant du 17 ème siècle parce que 'ça prenait trop de place'.
Ce documentaire met en avant des chasseurs de trésors qui essaient le plus possible de trouver et sauver ce patrimoine religieux et historique. C'est assez intéressant, mais je trouve que la narration et la mise en scène sont un peu plates et manquent de dynamisme. En tous cas, c'est un bon album si on s'intéresse au sujet qu'il touche. Et pour un lecteur européen cela lui permettra de découvrir un peu plus le Québec.
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La Pyramide de Ponzi
Un peu déçu par cette bd qui reste néanmoins très correcte. Je l’ai avant tout lue pour comprendre le mécanisme des pyramides de Ponzi. Ce n’est pas incompréhensible, mais j’ai trouvé les explications assez courtes et peu instructives. J’aurais aimé des explications plus pédagogiques, plus travaillées à la Christophe Blain par exemple. L’aspect biographique sur Sieur Ponzi est cependant assez sympathique. Le dessin a un côté romantique et nous transporte facilement à cette époque. Note : 2,5
Moi, Paula 25 ans, 10 ans de privation
Si l’album est vaguement romancé, et que l’héroïne se prénomme Paula, il semblerait qu’Hermine nous raconte ici quelque chose d’autobiographique. L’album est donc uniquement centré sur Laura, qui monologue, discute avec sa psy, ou a quelques échanges avec ses parents ou quelques amis. Tout tourne autour de ses obsessions – directement liées aux injonctions de la société, relayées par amis, collègues, parents – pour lesquelles Laura devrait être « belle », c’est-à-dire sans « gras superflu ». Au milieu des dépressions, des régimes plus ou moins violents et exotiques, des tentatives pour cacher à ses proches son mal-être et ses kilos sous disant en trop, Paula cherche à émerger, à trouver une solution. Déjà à s’accepter telle qu’elle est. Et comprendre les mécanismes à l’œuvre. En fin d’album, de nombreuses ressources (numéros verts/hotlines, bibliographie, associations) pouvant aider ceux et celles (les femmes étant plus touchées que les hommes par les injonctions sociétales) qui rencontreraient les mêmes soucis que Paula. Le dessin est statique, avec quelques itérations iconiques, et la narration n’est pas non plus très dynamique. Mais l’essentiel est sans doute ailleurs, l’album a surtout valeur d’exemple, de lecture propice à déclencher un processus de sortie d’une spirale négative (qui peut mener au suicide).
Gilgamesh (Glénat)
C’est je crois la première série que je lis dans cette collection, et je commence avec un mythe qui n’est pas grec. Mais qui est fondateur, puisqu’il a plus ou moins inspiré des personnages et épisodes de la Bible (voir l’épisode du déluge) ou des mythes grecs (Héraclès par exemple). Ce triptyque est globalement bien fichu, intéressant. C’est une très bonne vulgarisation de ce mythe. En fin de premier tome, Luc Ferry propose une très bonne présentation et analyse de ce mythe. Je ne sais trop quoi penser de cet emplacement. En effet, il permet au lecteur n’ayant aucune connaissance du mythe de se familiariser avec lui rapidement – et cela devait aussi jouer pour l’éditeur, soucieux de captiver un lectorat pour les tomes suivants. Mais d’un autre côté ce texte très bien fichu « spoile » complètement le récit, et du coup les deux derniers albums ne ménagent aucune surprise et font même un peu redite par rapport au texte de Ferry (je serais donc tenté de recommander la lecture du texte de Ferry après avoir lu les trois albums BD). Pour ce qui est de la partie BD donc, la narration est aérée, l’histoire est facile à suivre. La conclusion brutale prend son sens après lecture du texte de Ferry. Le dessin fait le boulot – même s’il est avare de détails. Le changement au niveau de la colorisation dans le dernier tome est un peu surprenant au début, mais le changement s’avère finalement mineur (mais elle lisse un peu trop les détails quand même). Si ce mythe vous a intéressé, je vous recommande la version de Jens Harder (Gilgamesh (Harder)), un auteur que j’aime beaucoup, et qui a produit quelque chose de plus exigeant, jouant sur un tout autre registre que ce triptyque : deux lectures complémentaires finalement, celle de « La sagesse des mythes » étant clairement plus grand – ou tout – public.
Chasseurs de trésors - Enquête sur la dissémination du patrimoine religieux au Québec
Depuis les années 60-70, la pratique de la religion catholique a grandement baissé au Québec. Cela a donc changé en profondeur la société comme le fait que des églises sont laissées à l'abandon et finissent par être démolies pour qu'on construise autre chose... Alors qu'arrive-t-il de tous les artéfacts religieux de ces églises ? J'avoue que je ne me suis jamais posé de question sur ce qui arrivait au patrimoine religieux au Québec. Je pense que je devais croire naïvement que tous les objets religieux revenaient au Vatican ou allaient tout simplement dans une autre église. J'ai trouvé cela intéressant de voir ce qui arrivait à tout ce patrimoine religieux dont la plupart des québécois se foutent. Sachez que dans cet album vous allez en voir des vertes et des pas mûres avec des gens qui vendent carrément des artéfacts religieux sur des sites de ventes grands publics alors que c'est censé être illégal... il faut dire que souvent les autorités religieuses en ont rien à foutre elles-mêmes et voient souvent ces vieux objets comme un truc pour avoir facilement de l'argent pour payer les réparations des églises. Franchement, je ne suis pas religieux, mais je suis attaché à l'histoire et je rage de voir des trucs comme cette congrégation religieuse qui était prête à jeter aux ordures des textes datant du 17 ème siècle parce que 'ça prenait trop de place'. Ce documentaire met en avant des chasseurs de trésors qui essaient le plus possible de trouver et sauver ce patrimoine religieux et historique. C'est assez intéressant, mais je trouve que la narration et la mise en scène sont un peu plates et manquent de dynamisme. En tous cas, c'est un bon album si on s'intéresse au sujet qu'il touche. Et pour un lecteur européen cela lui permettra de découvrir un peu plus le Québec.