Pas ma came mais original et très bien dessiné. Gon peut fasciner car il n'y a pas de parole mais un dinosaure aussi féroce que l'être humain peut l'être, mais bien exotique d'être sans parole, justement, et du fait qu'on n'en côtoie pas autrement qu'en fiction ! Il peut aussi déplaire pour la même raison, le brave Gon !
Par ma note moyenne, je donne mon ressenti, mais je gage que cette œuvre étrange restera parce que ceux qui l'aiment y sont particulièrement attachés. Peut être défoulant et drôle à lire, repousse les limites du genre bd car sans parole, hyper réaliste sans être caricatural et pourtant, assez drôle. Moi, j'en ai lu un et ça m'a suffi, mais bon, les passionnés liront et reliront… Moi, en principe j'achète ce que je pense que je vais lire et relire, de ce point de vue, Perramus est vraiment parfait.
Je suis un gros amateur de Bouzard, et de son type d’humour gentiment dérisoire et absurde. Pourtant, je suis sorti un chouia moins captivé par cet album que Ro.
En fait, j’attendais encore plus d’humour con et décalé, et c’est à ce niveau que j’ai été un peu frustré.
Car l’album est lié à la sortie d’une série Disney, et se présente quasiment comme un teasing, une sorte de publicité/making-of de cette série. Et la plupart des participants (équipe technique surtout) apparaissent ici.
Cela freine un peu trop le délire, et rend d’autant plus nécessaire d’aller dans le n’importe quoi absurde pour s’en écarter.
Bouzard y parvient à plusieurs reprises – ce qui fait que la lecture est quand même plaisante et amusante – avec quelques bons petits moments jouissifs, avec Bouzard en fouteur de merde, en chieur qi cherche régulièrement à signaler qu’il peut « dépanner », rodant autour – et parfois dans – le tournage, accompagné d’un Rantanplan philosophe (là aussi moins con que celui de Goscinny hélas).
Bref, un album sympa, mais pas autant que je ne l’espérais.
Je sens que je vais faire partie des bien-pensants, mais j'assume : le père revenant coucher avec sa fille ne me plaît pas trop. Certes il ne l'a pas éduquée, la mère célibataire a dû assumer seule ! Mais enfin revenir avec l'autorité d'être surnaturel et d'être son père ne me paraît pas laisser trop de choix à la fille. Bien sûr, elle est encore aidée par le scénario avec un courtisan lourdingue virant agressif et une mère qui ne respire pas la joie de vivre… Iris est bien plus intéressante que tous ceux-là, et j'aime aussi bien le chat.
Le dessin de Comes n'est pas non plus à son meilleur… Alors tant pis si je ne mets pas au pinacle un auteur dont les dons graphique et la ruralité et le retour au paganisme m'avaient fait espérer qu'il rejoindrait ceux qui savent véritablement nous ouvrir l'imaginaire comme Pratt avec Corto Maltese. Silence, La Belette ? resteront peut-être.
Je découvre Rosalia Radosti avec cet album où elle s'occupe de tout. Et je vous le dis, une artiste à surveiller.
Un conte qui vise avant tout un jeune public (féminin) de 10 à 13 ans et plus si affinités.
Le récit commence en mode conte de fée, un royaume qui prospère et des parents aimant pour cette princesse qui va épouser son prince charmant. Mais comme l'annonce la première page, la noirceur va s'inviter.
On va découvrir notre fameuse princesse au doux nom de Sauvage, de sa naissance à cette statue la représentant, toujours à la première page. Une jeune fille espiègle et spontanée ne rentrant pas dans les standards de princesse, elle ne respecte pas les règles et les obligations dû à son rang. Elle veut juste trouver quelqu'un de spécial qui lui ressemble.
Une première partie qui part sur les bases classiques du conte de fée, tous les ingrédients y sont présents, même la sorcière sera là, est-elle gentille ou méchante ? Surprise. Pas de réels coups de théâtre donc dans cette première phase avec sa touche d'humour, la seconde partie va apporter un souffle nouveau à l'histoire avec ce basculement dans le côté obscur, avec ce fameux prince charmant qui n'est pas si charmant que cela après les beaux premiers jours.
Un conte qui distille quelques messages (la place de la femme dans nos sociétés et son indépendance) mais cela reste trop léger pour l'adulte que je suis.
Par contre, la partie graphique est très très belle. Un dessin lumineux ou sombre suivant les événements proposés. Et ce visuel qui en met plein les yeux doit beaucoup aux superbes couleurs.
En conclusion, un conte cruel et très beau qui poussera nos jeunes pousses à la réflexion.
Note réelle : 3,5.
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Gon
Pas ma came mais original et très bien dessiné. Gon peut fasciner car il n'y a pas de parole mais un dinosaure aussi féroce que l'être humain peut l'être, mais bien exotique d'être sans parole, justement, et du fait qu'on n'en côtoie pas autrement qu'en fiction ! Il peut aussi déplaire pour la même raison, le brave Gon ! Par ma note moyenne, je donne mon ressenti, mais je gage que cette œuvre étrange restera parce que ceux qui l'aiment y sont particulièrement attachés. Peut être défoulant et drôle à lire, repousse les limites du genre bd car sans parole, hyper réaliste sans être caricatural et pourtant, assez drôle. Moi, j'en ai lu un et ça m'a suffi, mais bon, les passionnés liront et reliront… Moi, en principe j'achète ce que je pense que je vais lire et relire, de ce point de vue, Perramus est vraiment parfait.
L'Homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus vite que son ombre (presque journal d'un tournage)
Je suis un gros amateur de Bouzard, et de son type d’humour gentiment dérisoire et absurde. Pourtant, je suis sorti un chouia moins captivé par cet album que Ro. En fait, j’attendais encore plus d’humour con et décalé, et c’est à ce niveau que j’ai été un peu frustré. Car l’album est lié à la sortie d’une série Disney, et se présente quasiment comme un teasing, une sorte de publicité/making-of de cette série. Et la plupart des participants (équipe technique surtout) apparaissent ici. Cela freine un peu trop le délire, et rend d’autant plus nécessaire d’aller dans le n’importe quoi absurde pour s’en écarter. Bouzard y parvient à plusieurs reprises – ce qui fait que la lecture est quand même plaisante et amusante – avec quelques bons petits moments jouissifs, avec Bouzard en fouteur de merde, en chieur qi cherche régulièrement à signaler qu’il peut « dépanner », rodant autour – et parfois dans – le tournage, accompagné d’un Rantanplan philosophe (là aussi moins con que celui de Goscinny hélas). Bref, un album sympa, mais pas autant que je ne l’espérais.
Iris
Je sens que je vais faire partie des bien-pensants, mais j'assume : le père revenant coucher avec sa fille ne me plaît pas trop. Certes il ne l'a pas éduquée, la mère célibataire a dû assumer seule ! Mais enfin revenir avec l'autorité d'être surnaturel et d'être son père ne me paraît pas laisser trop de choix à la fille. Bien sûr, elle est encore aidée par le scénario avec un courtisan lourdingue virant agressif et une mère qui ne respire pas la joie de vivre… Iris est bien plus intéressante que tous ceux-là, et j'aime aussi bien le chat. Le dessin de Comes n'est pas non plus à son meilleur… Alors tant pis si je ne mets pas au pinacle un auteur dont les dons graphique et la ruralité et le retour au paganisme m'avaient fait espérer qu'il rejoindrait ceux qui savent véritablement nous ouvrir l'imaginaire comme Pratt avec Corto Maltese. Silence, La Belette ? resteront peut-être.
Sauvage (Rosalia Radosti)
Je découvre Rosalia Radosti avec cet album où elle s'occupe de tout. Et je vous le dis, une artiste à surveiller. Un conte qui vise avant tout un jeune public (féminin) de 10 à 13 ans et plus si affinités. Le récit commence en mode conte de fée, un royaume qui prospère et des parents aimant pour cette princesse qui va épouser son prince charmant. Mais comme l'annonce la première page, la noirceur va s'inviter. On va découvrir notre fameuse princesse au doux nom de Sauvage, de sa naissance à cette statue la représentant, toujours à la première page. Une jeune fille espiègle et spontanée ne rentrant pas dans les standards de princesse, elle ne respecte pas les règles et les obligations dû à son rang. Elle veut juste trouver quelqu'un de spécial qui lui ressemble. Une première partie qui part sur les bases classiques du conte de fée, tous les ingrédients y sont présents, même la sorcière sera là, est-elle gentille ou méchante ? Surprise. Pas de réels coups de théâtre donc dans cette première phase avec sa touche d'humour, la seconde partie va apporter un souffle nouveau à l'histoire avec ce basculement dans le côté obscur, avec ce fameux prince charmant qui n'est pas si charmant que cela après les beaux premiers jours. Un conte qui distille quelques messages (la place de la femme dans nos sociétés et son indépendance) mais cela reste trop léger pour l'adulte que je suis. Par contre, la partie graphique est très très belle. Un dessin lumineux ou sombre suivant les événements proposés. Et ce visuel qui en met plein les yeux doit beaucoup aux superbes couleurs. En conclusion, un conte cruel et très beau qui poussera nos jeunes pousses à la réflexion. Note réelle : 3,5.