Les derniers avis (8 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Le Choix de Sam
Le Choix de Sam

2.5 Encore une fois, Nicolas Pitz adopte un roman jeunesse en BD. Je n'ai pas lu l'œuvre originale donc je ne peux pas comparer, mais ce qui m'a frappé est à quel point tout va rapidement dans le scénario. La plupart des éléments du récit sont survolés. Le meilleur exemple est qu'à un moment Sam se bats avec un autre chien qu'on n'a jamais vu avant. On ne sait même pas trop pourquoi les deux chiens se battent, on pense que Sam a un coté sombre et puis c'est vite balayé par les personnages et on ne reparlera plus de l'incident ! Le seul moment qui a retenu mon attention est lorsque le vrai propriétaire du chien revient et se révèle plus complexe qu'il semblait de prime à bord. Le scénario ne m'a pas trop excité, mais je ne fais parti du public-cible à savoir les jeunes qui adorent les chiens. Un truc bizarre est que le résumé mets en avant le grand frère de la famille qui est mise en avant alors qu'au final c'est sa petite sœur qu'on voit surtout.

04/02/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Orson Welles - L'Inventeur de rêves
Orson Welles - L'Inventeur de rêves

2.5 Les auteurs rendent hommage à Orson Welles, un réalisateur-acteur qui a marqué l'histoire du cinéma. Personnellement, de ce que j'ai vu de son travail, je trouve que c'est efficace, mais ça ne m'a pas marqué plus que ça hormis son adaptation du Procès de Kafka et certaines scènes de Citizen Kane. Comme il était aussi un personnage hauts-en-couleurs, faire une biographie de lui est une bonne idée tellement sa vie regorge d'anecdotes. Rien qu'avec tous ses films qu'il n'a pas tourné je pense qu'on pourrait faire un album complet. Sauf que voilà on est encore une fois dans une biographie en BD qui manque de saveur. En gros, on va voir les moments les plus marquants de la vie de Welles, parfois même pas dans un ordre chronologique, et rien ne semble vraiment développé. Il y a quelques scènes pas trop mal, mais la plupart du temps c'est peu palpitant. Au niveau du dessin, j'adore les couleurs, mais les personnages manquent un peu de dynamisme. Ça se laisse lire sans plus.

04/02/2026 (modifier)
Par Warou
Note: 3/5
Couverture de la série Tanger sous la pluie
Tanger sous la pluie

Une BD plaisante à lire, dont l'approche est originale. D'autant plus intéressante, certes, si l'on s'intéresse à Matisse et au Maghreb mais accessible également aux "profanes". Mon principal regret, qui m'a empêché de mettre une meilleure note, est le choix de la bichromie pour le dessin (par ailleurs agréable). Quel dommage, pour un ouvrage sur l'un des maîtres de la couleur, d'y avoir volontairement renoncé. Peut-être un choix des auteurs, mais dont l'objectif m'échappe alors. Quelle superbe BD ça aurait pu être si le dessin s'était davantage inspiré de l'œuvre de Matisse !

04/02/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Ahlalaaas
Les Ahlalaaas

Deux minuscules alpinistes du peuple des Ahlalàààs se lancent un défi improbable : gravir le personnage d'Achille Talon comme s'il s'agissait d'une montagne. Leur ascension, mise en scène comme un exploit sportif sponsorisé, les conduit de la semelle à la tête du géant, chaque geste de celui-ci devenant pour eux un véritable cataclysme. Il est étonnant de voir Derib, l'auteur de Yakari et Buddy Longway, s'aventurer dans une histoire humoristique aussi fantasque, et plus encore d'y faire intervenir de manière explicite le héros d'un autre auteur, Achille Talon, dont l'univers est à l'opposé de ses séries d'aventure. Il faut toutefois rappeler que cette courte série a été prépubliée dans l'éphémère magazine Achille Talon en 1975. J'imagine qu'elle a alors été conçue comme une récréation amusante pour Derib, et comme une fantaisie légère destinée aux lecteurs du magazine. Je l'ai moi-même abordée avec le sourire, comme une curiosité un peu insolite issue d'une époque évoquant la nostalgie. Côté dessin, Derib reste fidèle à lui-même : un trait clair, souple et très lisible, des personnages expressifs et des couleurs simples mais agréables. Malgré des décors réduits à l'essentiel, la lecture reste fluide et parfaitement compréhensible. Achille Talon et son univers sont par ailleurs restitués avec beaucoup de tendresse, dans un style assez proche de celui de Greg. Sur le fond, en revanche, l'ensemble demeure très anecdotique. L'idée de départ est amusante, certaines trouvailles d'échelle fonctionnent et deux ou trois gags font mouche, mais le récit reste léger et assez creux. Il n'y a ni véritable enjeu ni réelle surprise, et l'aventure se déroule rapidement, avec un sourire parfois un peu complaisant, sans provoquer de vrai rire. Cela ressemble davantage à une fantaisie récréative qu'à une histoire à part entière, avec un ton qui semble parfois clairement destiné à un jeune public. Une curiosité sympathique et bien dessinée, mais qui ne s'adressera sans doute qu'aux amateurs de Greg et de Derib, ou aux collectionneurs.

04/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Rust River City
Rust River City

Il y a des choses originales et/ou intéressantes dans cette histoire. Mais ce premier album m’a quand même laissé de côté, au point que je ne suis pas sûr d’aller lire la suite et fin dans le prochain tome. Le dessin est original – la colorisation aussi d’ailleurs. Foin de réalisme. Mais j’ai vraiment eu du mal avec. L’histoire se développe dans une ambiance un peu glauque, en tout cas crépusculaire. Un brave type – qui élève seul ses deux mômes – se retrouve au chômage, multiplie les petits boulots, accusant les Niaks, les Juifs, d’être responsables de sa mouise, tout en ressassant ses souvenirs du Vietnam. Jusqu’à se voir proposer de devenir acteur porno… Il y a dans ce récit une vision noire – et finalement pas si éloignée que ça de la réalité – d’une certaine société déclassée et reléguée de l’Amérique profonde. Et, si certaines couleurs flashy s’invitent, c’est plutôt le sombre qui domine. Mais voilà, j’ai eu du mal à m’intéresser à cette histoire, et les dialogues, souvent – trop – abondants, rendent certains passages un peu indigestes. Je pense en fait que ça n’est pas ma came. Note réelle 2,5/5.

04/02/2026 (modifier)
Couverture de la série La Licorne
La Licorne

La Licorne est une série ambitieuse et clairement très travaillée, à la croisée de la BD d’action, de l’intrigue historique et de la fantasy. Le récit avance à un rythme soutenu, avec beaucoup d’événements et une vraie volonté de maintenir la tension tout au long des pages. Les personnages sont globalement solides, et l’utilisation d’Ambroise Paré comme pivot narratif fonctionne bien pour ancrer l’histoire dans son contexte. L’univers proposé est dense et parfois difficile à saisir, notamment dans ses aspects ésotériques et symboliques, mais il reste cohérent dans ses règles et ses intentions. Le traitement de la médecine renaissante, du rapport au corps et à la compréhension du vivant apporte un vrai intérêt de fond, bien intégré à une intrigue très orientée action. Certains passages restent obscurs ou laissent une impression d’incompréhension, sans toutefois casser complètement la lecture. Graphiquement, la série est une vraie réussite. Le dessin est très dynamique, expressif, et porté par une forte recherche visuelle. L’univers de la Renaissance est idéalisé, peuplé de machines, de créatures et de figures intrigantes, toutes dotées d’une identité graphique marquée et soignée. Une série solide, stimulante et plaisante à lire, même si elle ne laisse pas un souvenir durable.

04/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Aliss
Aliss

Adaptation de Aliss, la série propose une relecture extrêmement sombre et allégorique d’Alice au pays des merveilles, transposée dans un Montréal marginal et violent. Le fond est objectivement riche : satire du monde moderne, exploration de la perte de repères, critique des rapports de domination. L’univers est cohérent, maîtrisé, mais reste très hermétique sans clés de lecture solides. La narration repose fortement sur la métaphore et l’allégorie, ce qui rend l’ensemble difficilement pénétrable pour un lecteur peu familier de l'univers d'Alice au Pays des Merveilles et Patrick Senéchal, comme moi. La lecture demande un réel investissement intellectuel ; on est clairement plus proche de la « littérature dessinée » que d’une BD de plaisir immédiat. Cette densité donne le sentiment d’une œuvre probablement brillante… sans toujours réussir à en comprendre la qualité. Graphiquement, le travail est très affirmé : dessin expressif, personnages marqués, usage pertinent du noir et blanc confronté à la couleur. L’identité visuelle est forte et cohérente avec le propos. En revanche, comme le scénario, l’approche reste peu accessible, ce qui limite l’adhésion émotionnelle malgré les qualités évidentes.

04/02/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Nuits romaines
Nuits romaines

Je ne peux m'empêcher d'être un chouïa déçu après ma lecture. C'est le graphisme qui m'a immédiatement attiré sur cet album, un style de dessin qui est dans mes cordes. L'ambiance glauque est superbement retranscrite dans un style réaliste à la colorisation très sombre qui se marie parfaitement avec l'intrigue. Mais... ce n'est pas toujours des plus lisible, il m'a fallu un temps d'adaptation pour l'apprivoiser. J'ai dû, par exemple, relire les dix premières pages pour ne pas être complètement largué avec les personnages. Une mise en page très polar. Alessandro Manzella est un artiste à suivre. Le récit est aussi sombre que la partie graphique avec cet inspecteur désabusé qui enquête sur le meurtre de deux gamins. Un récit dans l'ensemble bien construit, en particulier les fausses pistes, mais... je n'ai jamais été captivé par l'enquête et j'ai dû mal à me l'expliquer. La faute à une narration manquant de liant ? À des personnages qui m'ont laissé de marbre ? À la voix off déshumanisée ? J'avoue que la conclusion m'a surpris, mais... (il y en a beaucoup finalement) elle est des plus logique avec un peu de recul. Pour les amateurs de polars non réfractaires à un visuel très noir.

04/02/2026 (modifier)