C'est presque encore plus joli qu'Hombre mais c'est hélas beaucoup moins abouti.
Ce n'est pas tant la faute du format court que des chutes en elle mêmes qui tombent souvent à plat. Dommage parce que les canevas de chaque historiette sont plutôt bien pensés en amont.
Le dessin est irréprochable, les expressions sont assez caricaturales, on comprends vite que nous sommes dans une bd à seule vocation humoristique.
Il faut réussir à chasser Hombre de son esprit pour apprécier pleinement ces nouveaux antihéros, ce qui n'est pas simple.
A essayer.
J'ai enfin lu cette œuvre de référence obligatoire, vu la quantité d'opinions enthousiastes. En noir et blanc, comme il se doit.
Les dessins sont de qualité et, pour une fois, avec Rosinski, je n'ai pas eu de problèmes concernant l'anatomie étrange des personnages: cela fait partie du genre.
La narration se laisse lire, mais la juxtaposition avec certains éléments bibliques m'a un peu dérangé. C'est subtil, certes, mais cela pourrait être plus pleinement assumé par les auteurs ou simplement évité. Dans la sensation finale et le bilan de tout, je suis resté un peu déprimé et je ne sais pas comment expliquer complètement pourquoi...
J'ai lu les deux premiers tomes et je ne sais pas trop si j'ai envie de lire la suite. Ce n'est pas mauvais, mais il y a rien qui me donne envie de continuer à lire la suite.
Une adolescente se réveille un jour avec des cornes sur la tête et elle apprend par sa mère que son père disparu est un dragon ! Elle va donc apprendre à vivre avec le fait qu'elle a des cornes et aussi des pouvoirs magiques qu'elle découvre graduellement. C'est intéressant comme concept, mais jusqu'à présent on est dans du feel good qui me laisse un peu indifférent. Plusieurs chapitres montrent l'héroïne et son entourage dans leur vie de tous les jours et comment ils apprennent à accepter sa situation. Bon ça peu être sympa pour plusieurs lecteurs de voir l'héroïne accepter par les autres malgré sa différence, mais j'ai envie de voir autre chose que des chapitres du genre l'ados mi-dragon s'amuse au bowling avec d'autres ados. Le truc le plus intéressant jusqu'à présent est qu'une des camarades de classe de l'héroïne ne l'aime pas pour une raison mystérieuse.
Ça se laisse lire sans problème, d'autant que le dessin est vraiment bon avec pleins de détails sans être surchargé, mais c'est vraiment pas palpitant à lire.
Une plongée dans un univers onirique et symbolique très marqué, portée par un dessin superbe, mais dont la longueur et le propos m'ont laissé à distance.
J'ai retrouvé dans cet album tout ce qui fait l'identité graphique de David B : un dessin immédiatement reconnaissable, entre onirisme, sens très fort de l'illustration et une forme de naïveté assumée dans le trait. Le noir et blanc est toujours aussi travaillé, avec des contrastes marqués et une richesse visuelle impressionnante. Chaque planche regorge de détails, d'idées, de créatures et de compositions qui donnent envie de s'attarder dessus.
Le récit baigne dans cette ambiance très caractéristique de l'auteur, à la fois fantasmagorique et symbolique, presque comme un rêve ou une longue fable. On est dans la continuité de ses œuvres précédentes, avec ce goût pour les univers mentaux, les mythologies revisitées et les récits qui fonctionnent davantage par associations d'idées que par une narration classique.
La lecture reste globalement plaisante, notamment grâce à cette inventivité visuelle constante et à la richesse du monde proposé. Mais j'ai malgré tout ressenti une vraie longueur. L'album est dense, assez étendu, et je n'ai pas été captivé sur toute la durée. Par moments, j'ai décroché, avec l'impression que le récit avançait sans vraiment réussir à maintenir mon attention sur le long terme.
Sur le fond, le propos m'a également laissé un peu en dehors. Le message global, comme la conclusion, ne m'ont pas particulièrement parlé. J'ai bien perçu la dimension symbolique et les intentions derrière ce voyage, mais sans que cela résonne vraiment chez moi.
Je pense que c'est un album qui ravira les fans de l'auteur, car il fonctionne un peu comme une synthèse de l'œuvre et de l'esprit de David B. Mais je ne fais pas vraiment partie de ces lecteurs-là : même si j'ai apprécié la force visuelle et l'univers original de cette BD, elle ne m'a pas vraiment emporté.
Avec Silent Jenny, Mathieu Bablet poursuit son exploration de la science-fiction après Shangri-La et Carbone & Silicium. Une trilogie marquante, ambitieuse, qui a clairement posé son univers… et ici, il change un peu de registre.
On part sur quelque chose de plus brut, plus sec. Un vrai road trip dans un monde ravagé, avec des vibes très marquées à la Mad Max : poussière, violence, survie, et cette impression constante que tout peut basculer à chaque instant.
L’ambiance est là, sans aucun doute. Bablet sait créer des univers forts, et encore une fois, visuellement, ça claque. Son trait, ses compositions, son sens du silence et des grands espaces fonctionnent toujours aussi bien. Il y a une vraie maîtrise, une identité qui saute aux yeux dès les premières pages.
Mais malgré toutes ses qualités, Silent Jenny n’est pas, pour moi, au niveau de ses précédentes œuvres. Peut-être moins marquant, moins profond, ou simplement moins surprenant. Ça reste une belle BD, un vrai moment de lecture, mais sans cette petite étincelle qui m’avait marqué sur ses précédents récits.
Ça n’empêche pas le voyage d’être agréable. C’est un univers dans lequel on se laisse embarquer, porté par une atmosphère forte et un auteur qui sait clairement où il va.
Un bon Bablet, solide et immersif, même s’il ne m’a pas autant marqué que ses précédents travaux.
Arcadium est une œuvre qui impose immédiatement une patte visuelle forte. En auteur complet, Nikopek livre un travail graphique impressionnant : le dessin est maîtrisé, l’ambiance est lourde, presque oppressante, et certaines planches restent en tête comme des images de cinéma. C’est clairement le point fort de l’album.
À cela s’ajoute une vraie bonne idée : une bande-son associée à la lecture, qui accompagne parfaitement l’ambiance du récit. Elle renforce l’immersion et accentue ce côté presque hypnotique et dérangeant de l’œuvre. C’est un plus appréciable qui montre la volonté de proposer une expérience complète.
L’histoire, elle, démarre de manière accrocheuse avec un postulat intrigant, avant de glisser progressivement vers quelque chose de plus étrange et déroutant. L’atmosphère fonctionne, l’intention est là, et on sent une vraie volonté de proposer une expérience immersive et singulière.
Mais c’est aussi là que l’album peut diviser. L’intrigue devient parfois floue, voire nébuleuse, ce qui peut perdre le lecteur en cours de route. Les personnages manquent par moments de profondeur, ce qui empêche de s’y attacher pleinement. Enfin, la narration laisse volontairement des zones d’ombre, ce qui peut frustrer celles et ceux qui attendent une explication claire ou une résolution plus nette.
Au final, Arcadium est une bonne BD, portée par une direction artistique remarquable et une expérience sensorielle intéressante, mais qui n’atteint pas totalement son plein potentiel à cause d’une narration parfois trop opaque.
Note réelle : 3,5 / 5
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Burton & Cyb
C'est presque encore plus joli qu'Hombre mais c'est hélas beaucoup moins abouti. Ce n'est pas tant la faute du format court que des chutes en elle mêmes qui tombent souvent à plat. Dommage parce que les canevas de chaque historiette sont plutôt bien pensés en amont. Le dessin est irréprochable, les expressions sont assez caricaturales, on comprends vite que nous sommes dans une bd à seule vocation humoristique. Il faut réussir à chasser Hombre de son esprit pour apprécier pleinement ces nouveaux antihéros, ce qui n'est pas simple. A essayer.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
J'ai enfin lu cette œuvre de référence obligatoire, vu la quantité d'opinions enthousiastes. En noir et blanc, comme il se doit. Les dessins sont de qualité et, pour une fois, avec Rosinski, je n'ai pas eu de problèmes concernant l'anatomie étrange des personnages: cela fait partie du genre. La narration se laisse lire, mais la juxtaposition avec certains éléments bibliques m'a un peu dérangé. C'est subtil, certes, mais cela pourrait être plus pleinement assumé par les auteurs ou simplement évité. Dans la sensation finale et le bilan de tout, je suis resté un peu déprimé et je ne sais pas comment expliquer complètement pourquoi...
Ruridragon
J'ai lu les deux premiers tomes et je ne sais pas trop si j'ai envie de lire la suite. Ce n'est pas mauvais, mais il y a rien qui me donne envie de continuer à lire la suite. Une adolescente se réveille un jour avec des cornes sur la tête et elle apprend par sa mère que son père disparu est un dragon ! Elle va donc apprendre à vivre avec le fait qu'elle a des cornes et aussi des pouvoirs magiques qu'elle découvre graduellement. C'est intéressant comme concept, mais jusqu'à présent on est dans du feel good qui me laisse un peu indifférent. Plusieurs chapitres montrent l'héroïne et son entourage dans leur vie de tous les jours et comment ils apprennent à accepter sa situation. Bon ça peu être sympa pour plusieurs lecteurs de voir l'héroïne accepter par les autres malgré sa différence, mais j'ai envie de voir autre chose que des chapitres du genre l'ados mi-dragon s'amuse au bowling avec d'autres ados. Le truc le plus intéressant jusqu'à présent est qu'une des camarades de classe de l'héroïne ne l'aime pas pour une raison mystérieuse. Ça se laisse lire sans problème, d'autant que le dessin est vraiment bon avec pleins de détails sans être surchargé, mais c'est vraiment pas palpitant à lire.
Monsieur Chouette
Une plongée dans un univers onirique et symbolique très marqué, portée par un dessin superbe, mais dont la longueur et le propos m'ont laissé à distance. J'ai retrouvé dans cet album tout ce qui fait l'identité graphique de David B : un dessin immédiatement reconnaissable, entre onirisme, sens très fort de l'illustration et une forme de naïveté assumée dans le trait. Le noir et blanc est toujours aussi travaillé, avec des contrastes marqués et une richesse visuelle impressionnante. Chaque planche regorge de détails, d'idées, de créatures et de compositions qui donnent envie de s'attarder dessus. Le récit baigne dans cette ambiance très caractéristique de l'auteur, à la fois fantasmagorique et symbolique, presque comme un rêve ou une longue fable. On est dans la continuité de ses œuvres précédentes, avec ce goût pour les univers mentaux, les mythologies revisitées et les récits qui fonctionnent davantage par associations d'idées que par une narration classique. La lecture reste globalement plaisante, notamment grâce à cette inventivité visuelle constante et à la richesse du monde proposé. Mais j'ai malgré tout ressenti une vraie longueur. L'album est dense, assez étendu, et je n'ai pas été captivé sur toute la durée. Par moments, j'ai décroché, avec l'impression que le récit avançait sans vraiment réussir à maintenir mon attention sur le long terme. Sur le fond, le propos m'a également laissé un peu en dehors. Le message global, comme la conclusion, ne m'ont pas particulièrement parlé. J'ai bien perçu la dimension symbolique et les intentions derrière ce voyage, mais sans que cela résonne vraiment chez moi. Je pense que c'est un album qui ravira les fans de l'auteur, car il fonctionne un peu comme une synthèse de l'œuvre et de l'esprit de David B. Mais je ne fais pas vraiment partie de ces lecteurs-là : même si j'ai apprécié la force visuelle et l'univers original de cette BD, elle ne m'a pas vraiment emporté.
Silent Jenny
Avec Silent Jenny, Mathieu Bablet poursuit son exploration de la science-fiction après Shangri-La et Carbone & Silicium. Une trilogie marquante, ambitieuse, qui a clairement posé son univers… et ici, il change un peu de registre. On part sur quelque chose de plus brut, plus sec. Un vrai road trip dans un monde ravagé, avec des vibes très marquées à la Mad Max : poussière, violence, survie, et cette impression constante que tout peut basculer à chaque instant. L’ambiance est là, sans aucun doute. Bablet sait créer des univers forts, et encore une fois, visuellement, ça claque. Son trait, ses compositions, son sens du silence et des grands espaces fonctionnent toujours aussi bien. Il y a une vraie maîtrise, une identité qui saute aux yeux dès les premières pages. Mais malgré toutes ses qualités, Silent Jenny n’est pas, pour moi, au niveau de ses précédentes œuvres. Peut-être moins marquant, moins profond, ou simplement moins surprenant. Ça reste une belle BD, un vrai moment de lecture, mais sans cette petite étincelle qui m’avait marqué sur ses précédents récits. Ça n’empêche pas le voyage d’être agréable. C’est un univers dans lequel on se laisse embarquer, porté par une atmosphère forte et un auteur qui sait clairement où il va. Un bon Bablet, solide et immersif, même s’il ne m’a pas autant marqué que ses précédents travaux.
Arcadium
Arcadium est une œuvre qui impose immédiatement une patte visuelle forte. En auteur complet, Nikopek livre un travail graphique impressionnant : le dessin est maîtrisé, l’ambiance est lourde, presque oppressante, et certaines planches restent en tête comme des images de cinéma. C’est clairement le point fort de l’album. À cela s’ajoute une vraie bonne idée : une bande-son associée à la lecture, qui accompagne parfaitement l’ambiance du récit. Elle renforce l’immersion et accentue ce côté presque hypnotique et dérangeant de l’œuvre. C’est un plus appréciable qui montre la volonté de proposer une expérience complète. L’histoire, elle, démarre de manière accrocheuse avec un postulat intrigant, avant de glisser progressivement vers quelque chose de plus étrange et déroutant. L’atmosphère fonctionne, l’intention est là, et on sent une vraie volonté de proposer une expérience immersive et singulière. Mais c’est aussi là que l’album peut diviser. L’intrigue devient parfois floue, voire nébuleuse, ce qui peut perdre le lecteur en cours de route. Les personnages manquent par moments de profondeur, ce qui empêche de s’y attacher pleinement. Enfin, la narration laisse volontairement des zones d’ombre, ce qui peut frustrer celles et ceux qui attendent une explication claire ou une résolution plus nette. Au final, Arcadium est une bonne BD, portée par une direction artistique remarquable et une expérience sensorielle intéressante, mais qui n’atteint pas totalement son plein potentiel à cause d’une narration parfois trop opaque. Note réelle : 3,5 / 5