2.5
Le moins que l'on puisse dire est que les séries de Fabien Nury se suivent et ne se ressemblent pas !
En tout cas, celle-ci est assez particulier... J'avoue que durant toute ma lecture du premier tome je ne savais pas trop où les auteurs voulaient en venir avec cet écrivain bien étrange qui semble fou. J'ai cru au début que c'était censé être un personnage inspiré de Lovecraft vu qu'il prétendait avoir écrit un livre maudit qui pousse les gens au suicide (une référence au nécronomicon ?) et c'est en lisant d'autres avis que je me rends compte qu'en fait l'écrivain c'est L. Ron Hubbard et qu'il commence à former sa secte.
Le premier tome sert surtout d'introduction. On voit donc le quotidien d'un écrivain has-been qui a des idées folles et comment il est en train de changer la vie d'un agent littéraire ainsi que celle de sa femme. Ça se laisse lire, mais je ne suis jamais vraiment rentré dans un récit qui m'a semblé obscur la première fois que je l'ai lu... Je l'ai relu un petit peu et je me suis arrêté lorsque je me suis aperçu que mon opinion ne changeait pas. Ça se laisse lire, mais je ne m'intéresse pas au personnage principal et ses discours sur ses croyances m'ont un peu ennuyé. Je ne pense pas lire la suite.
A la suite d'une confusion médicale, un homme est persuadé qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre et décide de partir réaliser un vieux rêve, aller voir les baleines au Canada avec sa femme.
Pendant toute ma lecture, j'ai eu l'impression de voir le scénario d'une comédie française des années 1980, le genre de film avec Jean Rochefort en héros un peu dépassé par les événements, balloté par la vie et accumulant les petites misères tout en gardant le moral comme il peut. On suit ainsi une succession de mésaventures et de hasards plus ou moins malheureux qui viennent perturber ce voyage.
Le récit reste agréable, notamment grâce à des personnages assez justes et crédibles (à l'exception de l'assureur envahissant, volontairement très caricatural). Ce double du célèbre Séraphin Lampion est un ajout un peu trop stéréotypé et légèrement pénible : un importun bavard dont les apparitions récurrentes se voient malheureusement venir d'un peu trop loin au fil du récit.
L'ensemble est assez mollasson. Le scénario aligne des situations plutôt attendues et ne crée jamais vraiment de tension ou d'émotion forte. Cela reste néanmoins plaisant à lire, notamment parce que l'histoire ne repose pas trop sur des quiproquos artificiels (hormis celui de départ, mais qui est ici justifié de manière assez crédible).
Il en découle une lecture sympathique mais assez mineure : une petite comédie douce-amère, agréable sur le moment, mais qui manque un peu de relief pour vraiment marquer.
Genèse et Prozac est une succession de gags en une page qui revisitent la Bible et ses grands épisodes sous un angle parodique. Les auteurs imaginent notamment un Dieu anxieux, dépressif et peu sûr de lui, qui doute en permanence de ses propres créations.
L'idée fonctionne plutôt bien sur le principe, et ce Dieu gaffeur, dépassé par ce qu'il a lui-même créé, est globalement assez sympathique. Les auteurs s'amusent à détourner des passages connus de l'Ancien et du Nouveau Testament avec une bonne dose d'irrévérence, parfois sarcastique ou absurde.
Les gags sont cependant assez inégaux. Certains tombent à plat ou paraissent convenus, mais d'autres fonctionnent bien et m'ont fait rire pour de bon. L'ensemble se lit donc de façon agréable, même si l'inspiration varie beaucoup d'une page à l'autre.
Graphiquement, le dessin n'est pas particulièrement réussi : il est raide et pas vraiment très professionnel. En revanche, j'apprécie la lisibilité de la ligne et une certaine élégance minimaliste qui se dégage malgré tout de l'ensemble, ce qui rend la lecture claire et fluide.
C'est un album d'humour inégal mais sympathique, porté par ce portrait assez amusant d'un Dieu dépressif et maladroit qui semble aussi perdu que ses propres créatures.
Note : 2,5/5
Pas banale, cette histoire d'une gamine qui bosse comme une dératée pour permettre à sa famille d'éponger les dettes laissées par le père, et qui se retrouve à devoir partager son corps avec une créature dont on ignore la nature.
Sur ce pitch de départ, Yoshiaki aurait pu faire une série un peu plan-plan, enchaînant les gags et les quiproquos déjà vu dans des histoires de corps contrôlés partiellement par des démons ou des extra-terrestres. Mais non, dès ce tome 1 il fait évoluer la situation, opérant une dissociation physique qui ne casse cependant pas la cohabitation forcée des deux personnages. On a d'ailleurs des corps qui évoluent régulièrement, donc des positionnements de force fluctuants. Et on a bien sûr une grosse boîte qui voit en Sumire une exterminatrice potentiellement très puissante, capable d'enfin débarrasser la Terre des créatures monstrueuses et parasites laissées par une invasion alien datant de plusieurs décennies. C'est enlevé, c'est fun (j'ai carrément pouffer lorsque Sumire, sentant que quelque chose monte dans son corps, crie "ça sort, ça sort, ça sort" et que le démon, pas encore surnommé Duskin, lui crie "retiens-toi, retiens-toi, retiens-toi !"), et c'est assez surprenant. L'éditeur parle d'un mélange entre Dandadan et Kaiju n°8.
Côté dessin, Yoshiaki, qui est fans de Ranma 1/2, a créé son héroïne comme une jumelle de celle de ce glorieux titre, et propose un style classique, mais assez à l'aise avec les designs de monstres (et de robots/cyborgs ?).
C'est sympa, je recommande.
Bon, pas grand chose à dire de cet album, dont je suis sorti un peu sur ma faim.
Le dessin est sympa, agréable à l'œil, idem pour la colorisation. Mais ce dessin manque aussi de détails. Les décors auraient mérité d'être plus mis en avant.
L'intrigue se laisse lire elle aussi agréablement. La narration est fluide, et les délires plus ou moins ancrés dans la réalité de Yuanyuan autour de ses bulles apportent une touche de poésie.
Mais aussi une bonne dose de naïveté, qui tend à l'improbable.
Surtout l'intrigue manque de densité, elle est trop linéaire. Il manque de la tension, que j'ai attendu vainement. Du coup c'est trop facile et simpliste. Et finalement décevant.
Note réelle 2,5/5.
Une série de fantasy assez particulière, construite comme une succession de petits contes autour de générations de chats magiques élevés par un dragon protecteur. Chaque chapitre suit l'un de ces félins dans une courte aventure, parfois légèrement aventureuse, parfois simplement contemplative, dans un univers volontairement doux et accessible.
C'est joli, c'est mignon, c'est bien dessiné et l'intention est bonne.
Le problème, à mes yeux, est que cette douceur permanente finit par enlever presque tout enjeu au récit. L'ambiance est tellement feel-good qu'elle en devient un peu mièvre, et l'humour reste assez discret, ce qui donne parfois une impression de lecture sirupeuse. Les chats eux-mêmes sont difficiles à prendre vraiment au sérieux : ils sont tous très mignons, très bienveillants, très sages, très intelligents, souvent très puissants en magie et globalement toujours du bon côté des choses. À force, ils ont presque un côté Mary Sue assez marqué qui rend leurs aventures assez prévisibles.
Le manga est joli et agréable à feuilleter, avec un dessin expressif et une atmosphère paisible, mais l'ensemble repose surtout sur le charme de ces chats et sur cette ambiance chaleureuse. Il faut clairement aimer à la fois les félins et les histoires très feel-good pour accrocher. Pour ma part, j'ai trouvé la lecture plutôt douce… mais aussi un peu ennuyeuse sur la durée. A voir si davantage d'intrigue se met en place sur les tomes suivants puisqu'il y en a déjà 12 de parus au Japon.
Note : 2,5/5
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Electric Miles
2.5 Le moins que l'on puisse dire est que les séries de Fabien Nury se suivent et ne se ressemblent pas ! En tout cas, celle-ci est assez particulier... J'avoue que durant toute ma lecture du premier tome je ne savais pas trop où les auteurs voulaient en venir avec cet écrivain bien étrange qui semble fou. J'ai cru au début que c'était censé être un personnage inspiré de Lovecraft vu qu'il prétendait avoir écrit un livre maudit qui pousse les gens au suicide (une référence au nécronomicon ?) et c'est en lisant d'autres avis que je me rends compte qu'en fait l'écrivain c'est L. Ron Hubbard et qu'il commence à former sa secte. Le premier tome sert surtout d'introduction. On voit donc le quotidien d'un écrivain has-been qui a des idées folles et comment il est en train de changer la vie d'un agent littéraire ainsi que celle de sa femme. Ça se laisse lire, mais je ne suis jamais vraiment rentré dans un récit qui m'a semblé obscur la première fois que je l'ai lu... Je l'ai relu un petit peu et je me suis arrêté lorsque je me suis aperçu que mon opinion ne changeait pas. Ça se laisse lire, mais je ne m'intéresse pas au personnage principal et ses discours sur ses croyances m'ont un peu ennuyé. Je ne pense pas lire la suite.
La Loi des Probabilités
A la suite d'une confusion médicale, un homme est persuadé qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre et décide de partir réaliser un vieux rêve, aller voir les baleines au Canada avec sa femme. Pendant toute ma lecture, j'ai eu l'impression de voir le scénario d'une comédie française des années 1980, le genre de film avec Jean Rochefort en héros un peu dépassé par les événements, balloté par la vie et accumulant les petites misères tout en gardant le moral comme il peut. On suit ainsi une succession de mésaventures et de hasards plus ou moins malheureux qui viennent perturber ce voyage. Le récit reste agréable, notamment grâce à des personnages assez justes et crédibles (à l'exception de l'assureur envahissant, volontairement très caricatural). Ce double du célèbre Séraphin Lampion est un ajout un peu trop stéréotypé et légèrement pénible : un importun bavard dont les apparitions récurrentes se voient malheureusement venir d'un peu trop loin au fil du récit. L'ensemble est assez mollasson. Le scénario aligne des situations plutôt attendues et ne crée jamais vraiment de tension ou d'émotion forte. Cela reste néanmoins plaisant à lire, notamment parce que l'histoire ne repose pas trop sur des quiproquos artificiels (hormis celui de départ, mais qui est ici justifié de manière assez crédible). Il en découle une lecture sympathique mais assez mineure : une petite comédie douce-amère, agréable sur le moment, mais qui manque un peu de relief pour vraiment marquer.
Genèse et Prozac
Genèse et Prozac est une succession de gags en une page qui revisitent la Bible et ses grands épisodes sous un angle parodique. Les auteurs imaginent notamment un Dieu anxieux, dépressif et peu sûr de lui, qui doute en permanence de ses propres créations. L'idée fonctionne plutôt bien sur le principe, et ce Dieu gaffeur, dépassé par ce qu'il a lui-même créé, est globalement assez sympathique. Les auteurs s'amusent à détourner des passages connus de l'Ancien et du Nouveau Testament avec une bonne dose d'irrévérence, parfois sarcastique ou absurde. Les gags sont cependant assez inégaux. Certains tombent à plat ou paraissent convenus, mais d'autres fonctionnent bien et m'ont fait rire pour de bon. L'ensemble se lit donc de façon agréable, même si l'inspiration varie beaucoup d'une page à l'autre. Graphiquement, le dessin n'est pas particulièrement réussi : il est raide et pas vraiment très professionnel. En revanche, j'apprécie la lisibilité de la ligne et une certaine élégance minimaliste qui se dégage malgré tout de l'ensemble, ce qui rend la lecture claire et fluide. C'est un album d'humour inégal mais sympathique, porté par ce portrait assez amusant d'un Dieu dépressif et maladroit qui semble aussi perdu que ses propres créatures. Note : 2,5/5
Rai Rai Rai
Pas banale, cette histoire d'une gamine qui bosse comme une dératée pour permettre à sa famille d'éponger les dettes laissées par le père, et qui se retrouve à devoir partager son corps avec une créature dont on ignore la nature. Sur ce pitch de départ, Yoshiaki aurait pu faire une série un peu plan-plan, enchaînant les gags et les quiproquos déjà vu dans des histoires de corps contrôlés partiellement par des démons ou des extra-terrestres. Mais non, dès ce tome 1 il fait évoluer la situation, opérant une dissociation physique qui ne casse cependant pas la cohabitation forcée des deux personnages. On a d'ailleurs des corps qui évoluent régulièrement, donc des positionnements de force fluctuants. Et on a bien sûr une grosse boîte qui voit en Sumire une exterminatrice potentiellement très puissante, capable d'enfin débarrasser la Terre des créatures monstrueuses et parasites laissées par une invasion alien datant de plusieurs décennies. C'est enlevé, c'est fun (j'ai carrément pouffer lorsque Sumire, sentant que quelque chose monte dans son corps, crie "ça sort, ça sort, ça sort" et que le démon, pas encore surnommé Duskin, lui crie "retiens-toi, retiens-toi, retiens-toi !"), et c'est assez surprenant. L'éditeur parle d'un mélange entre Dandadan et Kaiju n°8. Côté dessin, Yoshiaki, qui est fans de Ranma 1/2, a créé son héroïne comme une jumelle de celle de ce glorieux titre, et propose un style classique, mais assez à l'aise avec les designs de monstres (et de robots/cyborgs ?). C'est sympa, je recommande.
Pour que respire le désert
Bon, pas grand chose à dire de cet album, dont je suis sorti un peu sur ma faim. Le dessin est sympa, agréable à l'œil, idem pour la colorisation. Mais ce dessin manque aussi de détails. Les décors auraient mérité d'être plus mis en avant. L'intrigue se laisse lire elle aussi agréablement. La narration est fluide, et les délires plus ou moins ancrés dans la réalité de Yuanyuan autour de ses bulles apportent une touche de poésie. Mais aussi une bonne dose de naïveté, qui tend à l'improbable. Surtout l'intrigue manque de densité, elle est trop linéaire. Il manque de la tension, que j'ai attendu vainement. Du coup c'est trop facile et simpliste. Et finalement décevant. Note réelle 2,5/5.
Cats and dragon
Une série de fantasy assez particulière, construite comme une succession de petits contes autour de générations de chats magiques élevés par un dragon protecteur. Chaque chapitre suit l'un de ces félins dans une courte aventure, parfois légèrement aventureuse, parfois simplement contemplative, dans un univers volontairement doux et accessible. C'est joli, c'est mignon, c'est bien dessiné et l'intention est bonne. Le problème, à mes yeux, est que cette douceur permanente finit par enlever presque tout enjeu au récit. L'ambiance est tellement feel-good qu'elle en devient un peu mièvre, et l'humour reste assez discret, ce qui donne parfois une impression de lecture sirupeuse. Les chats eux-mêmes sont difficiles à prendre vraiment au sérieux : ils sont tous très mignons, très bienveillants, très sages, très intelligents, souvent très puissants en magie et globalement toujours du bon côté des choses. À force, ils ont presque un côté Mary Sue assez marqué qui rend leurs aventures assez prévisibles. Le manga est joli et agréable à feuilleter, avec un dessin expressif et une atmosphère paisible, mais l'ensemble repose surtout sur le charme de ces chats et sur cette ambiance chaleureuse. Il faut clairement aimer à la fois les félins et les histoires très feel-good pour accrocher. Pour ma part, j'ai trouvé la lecture plutôt douce… mais aussi un peu ennuyeuse sur la durée. A voir si davantage d'intrigue se met en place sur les tomes suivants puisqu'il y en a déjà 12 de parus au Japon. Note : 2,5/5