Yojimbot nous plonge dans un monde post-apocalyptique peuplé de robots, où l’on suit Hiro, un jeune garçon que plusieurs robots vont devoir protéger dans un environnement hostile. Un point de départ qui évoque forcément des récits de samouraïs solitaires, avec cette idée de protection, de transmission et de survie dans un monde en ruine.
Aux commandes, Sylvain Repos, à la fois scénariste et dessinateur, propose une œuvre cohérente, portée par une vraie vision. On sent rapidement où il veut nous emmener, les grandes lignes se dessinent assez vite à la lecture de la série, ce qui donne une direction claire… même si cela laisse parfois peu de surprises sur le fond.
L’univers est intéressant, avec ce mélange entre Japon féodal et science-fiction, et une ambiance qui pouvait clairement amener quelque chose de fort.
Mais voilà… j’ai trouvé l’ensemble un peu trop enfantin à mon goût. Ça manque de profondeur, de maturité dans le traitement des thèmes. On reste souvent en surface, là où il y avait clairement matière à aller plus loin, à proposer quelque chose de plus marquant.
C’est d’autant plus frustrant que visuellement, c’est très réussi. Le dessin est beau, lisible, avec une vraie identité. Et surtout, il y a un vrai travail sur les robots : ils parlent peu, mais ils existent énormément à travers leurs mouvements, leurs postures. Il y a un langage corporel très bien retranscrit, et ça, c’est clairement une réussite.
On croise aussi d’autres robots qui viennent enrichir l’univers, avec des chara-design vraiment réussis, variés et marquants. Il y a même tout un tas de jeux de mots dans leurs noms, ce qui apporte une petite touche maligne et légère. Dommage en revanche que l’antagoniste tombe un peu dans le caricatural, ce qui renforce ce côté “tout public” que j’aurais aimé voir dépassé.
Du coup, ça reste un bon moment de lecture. L’univers accroche, le visuel porte bien l’ensemble, mais il manque ce petit supplément d’âme, cette profondeur qui aurait pu en faire quelque chose de vraiment marquant.
Un album agréable, mais un peu trop sage pour vraiment s’imposer.
Je me retrouve plutôt dans l’avis d’Alix. C’est une lecture instructive, intéressante en elle-même, sur un sujet hélas de plus en plus d’actualité. Et l’avocate mise en avant, qui combat auprès des femmes victimes de violences sexistes ne peut qu’être soutenue.
Mais voilà, si l’album se laisse lire, je l’ai fait sans trop d’enthousiasme. On passe trop rapidement d’une affaire à l’autre, et notre avocate monopolise un chouia trop les cases et le récit, vampirisant un peu trop le sujet – et les victimes qu’elle défend.
Une lecture qui vaut donc avant tout pour le sujet traité, mais qui, au-delà de ce sujet, ne m’a emballé plus que ça.
De nos jours à Paris, une adolescente tente de sauver sa mère plongée dans une profonde dépression en affrontant dans son esprit une entité surnaturelle qui se nourrit des souvenirs heureux.
On sent que le récit s’adresse d’abord à un public adolescent, que ce soit dans son ton ou dans certains choix narratifs. Le fantastique est assumé sans chercher à être crédible : entre le monstre totalement noir et maléfique, ou encore ce professeur un peu excentrique, à mi-chemin entre Indiana Jones et Le Visiteur du Futur, avec ses artefacts improbables (gramophone, miroir pour entrer dans les rêves…), on est clairement dans un imaginaire codifié, accessible mais un peu naïf pour un lecteur adulte.
Cela dit, l’essentiel n’est pas là, et c’est ce qui fait que la BD fonctionne malgré tout. Derrière ces éléments un peu simplistes, il y a un fond solide : la manière dont le récit aborde la dépression et le deuil, à travers cette métaphore du monstre qui dévore les souvenirs heureux, est plutôt juste et parlante. J’ai apprécié le fait que le combat ne soit pas présenté comme quelque chose de facile ou de superficiel, mais comme une lutte qui nécessite une aide extérieure, un engagement réel, et surtout une forme de solidarité affective. Et la conclusion, sans être particulièrement surprenante, fonctionne bien, avec un vrai petit pic émotionnel au moment où l’héroïne atteint enfin son objectif.
Visuellement, l’album est assez réussi, avec un dessin lisible, des ambiances sombres bien rendues et un travail intéressant sur les contrastes entre souvenirs et réalité, même si tout cela reste dans une approche assez classique.
C’est donc une bonne BD, efficace et portée par un propos pertinent, mais dont la forme et certains ressorts restent un peu trop marqués jeunesse pour pleinement convaincre un lecteur adulte.
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Yojimbot
Yojimbot nous plonge dans un monde post-apocalyptique peuplé de robots, où l’on suit Hiro, un jeune garçon que plusieurs robots vont devoir protéger dans un environnement hostile. Un point de départ qui évoque forcément des récits de samouraïs solitaires, avec cette idée de protection, de transmission et de survie dans un monde en ruine. Aux commandes, Sylvain Repos, à la fois scénariste et dessinateur, propose une œuvre cohérente, portée par une vraie vision. On sent rapidement où il veut nous emmener, les grandes lignes se dessinent assez vite à la lecture de la série, ce qui donne une direction claire… même si cela laisse parfois peu de surprises sur le fond. L’univers est intéressant, avec ce mélange entre Japon féodal et science-fiction, et une ambiance qui pouvait clairement amener quelque chose de fort. Mais voilà… j’ai trouvé l’ensemble un peu trop enfantin à mon goût. Ça manque de profondeur, de maturité dans le traitement des thèmes. On reste souvent en surface, là où il y avait clairement matière à aller plus loin, à proposer quelque chose de plus marquant. C’est d’autant plus frustrant que visuellement, c’est très réussi. Le dessin est beau, lisible, avec une vraie identité. Et surtout, il y a un vrai travail sur les robots : ils parlent peu, mais ils existent énormément à travers leurs mouvements, leurs postures. Il y a un langage corporel très bien retranscrit, et ça, c’est clairement une réussite. On croise aussi d’autres robots qui viennent enrichir l’univers, avec des chara-design vraiment réussis, variés et marquants. Il y a même tout un tas de jeux de mots dans leurs noms, ce qui apporte une petite touche maligne et légère. Dommage en revanche que l’antagoniste tombe un peu dans le caricatural, ce qui renforce ce côté “tout public” que j’aurais aimé voir dépassé. Du coup, ça reste un bon moment de lecture. L’univers accroche, le visuel porte bien l’ensemble, mais il manque ce petit supplément d’âme, cette profondeur qui aurait pu en faire quelque chose de vraiment marquant. Un album agréable, mais un peu trop sage pour vraiment s’imposer.
Les Femmes ne meurent pas par hasard
Je me retrouve plutôt dans l’avis d’Alix. C’est une lecture instructive, intéressante en elle-même, sur un sujet hélas de plus en plus d’actualité. Et l’avocate mise en avant, qui combat auprès des femmes victimes de violences sexistes ne peut qu’être soutenue. Mais voilà, si l’album se laisse lire, je l’ai fait sans trop d’enthousiasme. On passe trop rapidement d’une affaire à l’autre, et notre avocate monopolise un chouia trop les cases et le récit, vampirisant un peu trop le sujet – et les victimes qu’elle défend. Une lecture qui vaut donc avant tout pour le sujet traité, mais qui, au-delà de ce sujet, ne m’a emballé plus que ça.
Le Mangeur d'espoir
De nos jours à Paris, une adolescente tente de sauver sa mère plongée dans une profonde dépression en affrontant dans son esprit une entité surnaturelle qui se nourrit des souvenirs heureux. On sent que le récit s’adresse d’abord à un public adolescent, que ce soit dans son ton ou dans certains choix narratifs. Le fantastique est assumé sans chercher à être crédible : entre le monstre totalement noir et maléfique, ou encore ce professeur un peu excentrique, à mi-chemin entre Indiana Jones et Le Visiteur du Futur, avec ses artefacts improbables (gramophone, miroir pour entrer dans les rêves…), on est clairement dans un imaginaire codifié, accessible mais un peu naïf pour un lecteur adulte. Cela dit, l’essentiel n’est pas là, et c’est ce qui fait que la BD fonctionne malgré tout. Derrière ces éléments un peu simplistes, il y a un fond solide : la manière dont le récit aborde la dépression et le deuil, à travers cette métaphore du monstre qui dévore les souvenirs heureux, est plutôt juste et parlante. J’ai apprécié le fait que le combat ne soit pas présenté comme quelque chose de facile ou de superficiel, mais comme une lutte qui nécessite une aide extérieure, un engagement réel, et surtout une forme de solidarité affective. Et la conclusion, sans être particulièrement surprenante, fonctionne bien, avec un vrai petit pic émotionnel au moment où l’héroïne atteint enfin son objectif. Visuellement, l’album est assez réussi, avec un dessin lisible, des ambiances sombres bien rendues et un travail intéressant sur les contrastes entre souvenirs et réalité, même si tout cela reste dans une approche assez classique. C’est donc une bonne BD, efficace et portée par un propos pertinent, mais dont la forme et certains ressorts restent un peu trop marqués jeunesse pour pleinement convaincre un lecteur adulte.