L’album nous propose, dans une forme qui mélange roman graphique et quasi documentaire, de suivre la radicalisation de certaines personnes après mai 1968, dans la mouvance de « l’ultra gauche », cette gauche réellement extrême (contrairement à ce que certains média set politiques cherchent à nous faire croire de Mélenchon aujourd’hui…), ces hommes et femmes qui ont cru « le grand soir » tout prêt d’advenir.
Les auteurs ont déjà publié des séries romancées autour de ces sujets, la vie politique, les barbouzeries, la traque des « gauchistes/maoïstes », mais ici ils ont donné une coloration un peu plus documentaire à leur récit, avec des faits et des personnages que l’on peut aussi rencontrer dans L'Escamoteur, sorti l’année dernière.
Le récit se laisse lire, n’est pas inintéressant. On voit que les auteurs se sont documentés, l’arrière-plan et les mécanismes de radicalisation sont bien décrits, comme le sont les procédés hypocrites et plus que borderline des services spéciaux, SAC et autres organisations policières (avec des calculs politiques qui donnent envie de vomir – mais c’est autre chose).
Si le sujet m’intéresse, et qu’il est globalement bien présenté, plusieurs choses m’ont quand même un peu gêné. D’abord j’aurais préféré un angle purement documentaire (mais c’est affaire de goût) plutôt que cet entre-deux.
Ensuite le dessin de Wachs – une sorte de crayonné amélioré en Noir et Blanc avec diverses nuances de gris n’est pas désagréable, mais il est aussi terne, et certains personnages au début sont difficiles à différencier.
Note réelle 3,5/5.
L’album nous propose un documentaire/reportage, sous le couvert d’une sorte de roman graphique. Il reprend l’enquête/étude menée par Sébastien Carcelle, qui adapte lui-même celle-ci.
Plusieurs thématiques se croisent dans cet album, qui nous donne à voir le travail d’un chercheur doctorant, qui mêle pour son étude anthropologie, ethnologie et recherche sur l’agroécologie, en observant sur le terrain d’une région déshéritée du Brésil divers personnes ou collectifs, mais aussi en accompagnant des chercheurs et travailleurs sociaux brésiliens.
Un autre aspect est très présent – il occupe même le cœur de l’album – c’est la politique : les soubresauts autour de l’accession au pouvoir de Bolsonaro (et les manœuvres pour rendre inéligible Lula da Silva), alors que la quasi-totalité des interlocuteurs du chercheur français sont proches du Parti des Travailleurs (PT) de Lula. Il est vrai que l’agroécologie s’oppose frontalement aux intérêts des tenants de l’agrobusiness et de l’agriculture intensive : certains passages en montrent les effets.
L’album se laisse lire facilement, même si je l’ai parfois trouvé un peu trop « léger », comme si on hésitait entre le documentaire solide et aride et l’histoire plus « personnelle » du chercheur.
J’avais déjà croisé le dessin de Laurent Houssin, mais dans des séries bien moins sérieuses, en tout cas franchement marquées humour, noir ou con. Ici, avec son style moderne et simple, il nous propose quelque chose de très lisible. J’ai juste été surpris par l’utilisation parcimonieuse de la couleur, qui s’invite de temps en temps, sans que j’aie pu comprendre la logique de ces choix.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Grand Soir - Une histoire de l'extrême gauche française
L’album nous propose, dans une forme qui mélange roman graphique et quasi documentaire, de suivre la radicalisation de certaines personnes après mai 1968, dans la mouvance de « l’ultra gauche », cette gauche réellement extrême (contrairement à ce que certains média set politiques cherchent à nous faire croire de Mélenchon aujourd’hui…), ces hommes et femmes qui ont cru « le grand soir » tout prêt d’advenir. Les auteurs ont déjà publié des séries romancées autour de ces sujets, la vie politique, les barbouzeries, la traque des « gauchistes/maoïstes », mais ici ils ont donné une coloration un peu plus documentaire à leur récit, avec des faits et des personnages que l’on peut aussi rencontrer dans L'Escamoteur, sorti l’année dernière. Le récit se laisse lire, n’est pas inintéressant. On voit que les auteurs se sont documentés, l’arrière-plan et les mécanismes de radicalisation sont bien décrits, comme le sont les procédés hypocrites et plus que borderline des services spéciaux, SAC et autres organisations policières (avec des calculs politiques qui donnent envie de vomir – mais c’est autre chose). Si le sujet m’intéresse, et qu’il est globalement bien présenté, plusieurs choses m’ont quand même un peu gêné. D’abord j’aurais préféré un angle purement documentaire (mais c’est affaire de goût) plutôt que cet entre-deux. Ensuite le dessin de Wachs – une sorte de crayonné amélioré en Noir et Blanc avec diverses nuances de gris n’est pas désagréable, mais il est aussi terne, et certains personnages au début sont difficiles à différencier. Note réelle 3,5/5.
Sertao - En quête d'agroécologie au Brésil
L’album nous propose un documentaire/reportage, sous le couvert d’une sorte de roman graphique. Il reprend l’enquête/étude menée par Sébastien Carcelle, qui adapte lui-même celle-ci. Plusieurs thématiques se croisent dans cet album, qui nous donne à voir le travail d’un chercheur doctorant, qui mêle pour son étude anthropologie, ethnologie et recherche sur l’agroécologie, en observant sur le terrain d’une région déshéritée du Brésil divers personnes ou collectifs, mais aussi en accompagnant des chercheurs et travailleurs sociaux brésiliens. Un autre aspect est très présent – il occupe même le cœur de l’album – c’est la politique : les soubresauts autour de l’accession au pouvoir de Bolsonaro (et les manœuvres pour rendre inéligible Lula da Silva), alors que la quasi-totalité des interlocuteurs du chercheur français sont proches du Parti des Travailleurs (PT) de Lula. Il est vrai que l’agroécologie s’oppose frontalement aux intérêts des tenants de l’agrobusiness et de l’agriculture intensive : certains passages en montrent les effets. L’album se laisse lire facilement, même si je l’ai parfois trouvé un peu trop « léger », comme si on hésitait entre le documentaire solide et aride et l’histoire plus « personnelle » du chercheur. J’avais déjà croisé le dessin de Laurent Houssin, mais dans des séries bien moins sérieuses, en tout cas franchement marquées humour, noir ou con. Ici, avec son style moderne et simple, il nous propose quelque chose de très lisible. J’ai juste été surpris par l’utilisation parcimonieuse de la couleur, qui s’invite de temps en temps, sans que j’aie pu comprendre la logique de ces choix.