Nouvel album, nouvelle histoire et nouveau sujet : ici, il est question des troubles obsessionnels du comportement et de l'angoisse.
On suit Tristan, un enfant vampire vivant seul avec ses tocs. Enfin, "seul", pas vraiment, il reste accompagné d'un orang-outant majordome ne sachant cuisiner qu'un seul plat (que Tristant déteste par ailleurs - le plat, pas le majordome) et tout une pelletée de fantômes et d'esprits en tout genre. Non, si Tristan se sent seul ce n'est pas physiquement, Tristan a tout simplement du mal à aller vers les autres à cause de ses tendances maniaques et angoissées, si bien que le pauvre vit entouré de ses idée noires.
Et c'est par un beau matin (el famoso déclenchement de l'intrigue) que Tristan va faire la connaissance de la famille Lux, une famille haute en couleur et gentiment chaotique, et qu'il va enfin pouvoir commencer à aller de l'avant.
C'est mignon tout plein, le dessin me rappelle celui d'artistes jeunesses que j'appréciais beaucoup lors de mon enfance, la narration elle-même est parfois pleine de fantaisie avec ses choix de mots, le côté réalisme magique qui parcoure les récits de cette collection est, encore une fois, bien présent zt toujours aussi charmant, bref, l'album est bon.
Pas révolutionnaire, pas non plus d'une qualité telle qu'il saura convaincre un public de tous les horizons, mais en tout cas suffisamment qualitatifs pour charmer un jeune lectorat et quelques adultes rêveurs (ou nostalgiques de ce genre de récits).
Autre album de la collection, autre récit plein de positivité et de fantaisie du quotidien.
Ici il est question d'un vieille homme ayant autrefois vécu un drame duquel il ne s'est toujours pas remis et qui, on l'espère, pourra un jour retrouvé goût à la vie.
Un vieux aigri qui cache une vieille (et douloureuse) blessure au cœur, qui s'enferme dans sa colère et ses regrets par peur d'affronter la perte qu'il a subit, une étrange capacité à communiquer avec les plantes permettant d'illustrer son rapport et son détachement émotionnel avec la nature qui l'entour, le tout soupoudré d'une petite romance entre vieilles personnes, la recette n'est pas révolutionnaire mais tout de même réussie.
Il faut dire aussi (et surtout) que l'album est illustré par Carole Maurel, dessinatrice dont j'apprécie toujours énormément le travail et que je resterai toujours à minima positive sur le moindre des récots illustrés par se soins, ne serait-ce que pour l'expressivité de ses traits.
L'album est loin d'être mauvais, peut-être un peut trop simple et convenu dans sa narration, mais il n'en reste pas moins un peu charmant, même pour la vieille aigrie que je suis. Pas celui que je conseillerai le plus dans cette collection mais une lecture agréable tour de même.
Cette BD met en scène les Fatals Picards dans une série de gags et d'aventures absurdes mêlant rock, parodie, fantastique et satire sociale, dans un esprit proche de l'humour du groupe.
Même si j'écoute régulièrement certaines chansons des Fatals Picards, je ne connais quasiment pas le groupe en lui-même. Honnêtement, avant cette lecture, j'aurais été incapable de dire à quoi ressemblaient ses membres, donc impossible pour moi de juger si leur représentation graphique est fidèle ou non. En revanche, ce que je peux dire, c'est que j'aime beaucoup le dessin de Juan. Son style me fait toujours penser à un juste milieu entre celui de Stuf (Passe-moi l'ciel) et celui de Tome (Le Petit Spirou). C'est un dessin très souple, vivant, détaillé et immédiatement sympathique à mes yeux, qui me donne tout de suite envie de lire.
L'album commence par une poignée de gags en une page que je n'ai pas trouvés particulièrement drôles, mais qui permettent au moins de découvrir les quatre personnages et de poser leur dynamique. On retrouve déjà ce mélange très particulier entre esprit rock un peu rebelle et humour dérisoire rempli d'autodérision.
L'album bascule ensuite vers de véritables histoires courtes mêlant aventure et parodie. Elles se moquent autant des phénomènes de société que d'eux-mêmes, avec un ton souvent tendre malgré le cynisme apparent. On y retrouve toujours cette réaction très rock face à une société jugée absurde, qu'il s'agisse des reprises commerciales des tubes des années 80, de la télé-réalité ou plus globalement de l'idée un peu ridicule de se prétendre nouveaux défenseurs de l'esprit du rock. Le tout est rempli de références et de clins d'œil à la pop culture, avec un esprit qui rappelle aussi bien Scooby-Doo que Kaamelott. Après, je ne sais pas exactement quelle a été l'implication directe des Fatals Picards dans l'écriture de l'album, donc difficile de savoir ce qui vient réellement d'eux ou seulement des auteurs.
J'ai largement préféré ces histoires courtes aux gags du début d'album, avec une appréciation croissante au fur et à mesure que je m'attachais aux personnages. Ce n'est pas constamment hilarant, mais cela m'a régulièrement amusé et certains gags m'ont fait rire. L'ensemble réussit surtout à rendre les Fatals Picards assez attachants.
À noter aussi que j'ai reconnu assez peu de références directes à leurs chansons, ou alors beaucoup m'ont échappé vu ma connaissance limitée du groupe. Du coup, il n'est probablement pas nécessaire de bien connaître leur discographie pour apprécier l'album. En revanche, quelqu'un qui ne connaît absolument pas les Fatals Picards ne sera peut-être pas forcément attiré par le concept au départ.
Emprunté le premier tome pour voir et c'était une lecture agréable. On suit une jeune fille pauvre à la cour dans un Japon médiéval. Mais il s'avère qu'elle a tout de même des connaissances avancées ce qui n'est pas commun pour sa classe sociale. Elle se fait donc remarquer et devient dame de compagnie. Qui dit cour dit intrigues en tout genre où les personnages essaient de se faire valoir.
Le dessin est très correct et lisible. Le problème de ce genre de série est que ça va s'étaler en une série fleuve où la jeune fille va utiliser ses connaissances d'apothicaire pour résoudre différents événements.
Nilsen revisite plusieurs figures de la mythologie grecque (Poséidon qui donne son titre au recueil, ou encore Léda) mais aussi de l'ancien testament comme Abraham et son fils ou bien sûr Jésus. Tout cela en le mêlant étrangement avec la société contemporaine. Dans la première histoire Poséidon a été oublié des hommes qui maintenant naviguent au GPS, les autres dieux se sont reconvertis dans d'autres activités à l'instar de Bacchus qui crée de nouveaux alcools et d'un autre patron de night-club à Las Vegas. Isaac quant à lui après avoir échappé au sacrifice paternel se replonge dans ses jeux vidéos.
Je pense que ça en déconcerta plus d'un, d'autant plus que le dessin est plutôt limité avec de grandes cases en noir et blanc façon ombres chinoises si on peut dire et le texte en-dessous.
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Mauvais Sang
Nouvel album, nouvelle histoire et nouveau sujet : ici, il est question des troubles obsessionnels du comportement et de l'angoisse. On suit Tristan, un enfant vampire vivant seul avec ses tocs. Enfin, "seul", pas vraiment, il reste accompagné d'un orang-outant majordome ne sachant cuisiner qu'un seul plat (que Tristant déteste par ailleurs - le plat, pas le majordome) et tout une pelletée de fantômes et d'esprits en tout genre. Non, si Tristan se sent seul ce n'est pas physiquement, Tristan a tout simplement du mal à aller vers les autres à cause de ses tendances maniaques et angoissées, si bien que le pauvre vit entouré de ses idée noires. Et c'est par un beau matin (el famoso déclenchement de l'intrigue) que Tristan va faire la connaissance de la famille Lux, une famille haute en couleur et gentiment chaotique, et qu'il va enfin pouvoir commencer à aller de l'avant. C'est mignon tout plein, le dessin me rappelle celui d'artistes jeunesses que j'appréciais beaucoup lors de mon enfance, la narration elle-même est parfois pleine de fantaisie avec ses choix de mots, le côté réalisme magique qui parcoure les récits de cette collection est, encore une fois, bien présent zt toujours aussi charmant, bref, l'album est bon. Pas révolutionnaire, pas non plus d'une qualité telle qu'il saura convaincre un public de tous les horizons, mais en tout cas suffisamment qualitatifs pour charmer un jeune lectorat et quelques adultes rêveurs (ou nostalgiques de ce genre de récits).
Jeannot
Autre album de la collection, autre récit plein de positivité et de fantaisie du quotidien. Ici il est question d'un vieille homme ayant autrefois vécu un drame duquel il ne s'est toujours pas remis et qui, on l'espère, pourra un jour retrouvé goût à la vie. Un vieux aigri qui cache une vieille (et douloureuse) blessure au cœur, qui s'enferme dans sa colère et ses regrets par peur d'affronter la perte qu'il a subit, une étrange capacité à communiquer avec les plantes permettant d'illustrer son rapport et son détachement émotionnel avec la nature qui l'entour, le tout soupoudré d'une petite romance entre vieilles personnes, la recette n'est pas révolutionnaire mais tout de même réussie. Il faut dire aussi (et surtout) que l'album est illustré par Carole Maurel, dessinatrice dont j'apprécie toujours énormément le travail et que je resterai toujours à minima positive sur le moindre des récots illustrés par se soins, ne serait-ce que pour l'expressivité de ses traits. L'album est loin d'être mauvais, peut-être un peut trop simple et convenu dans sa narration, mais il n'en reste pas moins un peu charmant, même pour la vieille aigrie que je suis. Pas celui que je conseillerai le plus dans cette collection mais une lecture agréable tour de même.
Fatals Picards
Cette BD met en scène les Fatals Picards dans une série de gags et d'aventures absurdes mêlant rock, parodie, fantastique et satire sociale, dans un esprit proche de l'humour du groupe. Même si j'écoute régulièrement certaines chansons des Fatals Picards, je ne connais quasiment pas le groupe en lui-même. Honnêtement, avant cette lecture, j'aurais été incapable de dire à quoi ressemblaient ses membres, donc impossible pour moi de juger si leur représentation graphique est fidèle ou non. En revanche, ce que je peux dire, c'est que j'aime beaucoup le dessin de Juan. Son style me fait toujours penser à un juste milieu entre celui de Stuf (Passe-moi l'ciel) et celui de Tome (Le Petit Spirou). C'est un dessin très souple, vivant, détaillé et immédiatement sympathique à mes yeux, qui me donne tout de suite envie de lire. L'album commence par une poignée de gags en une page que je n'ai pas trouvés particulièrement drôles, mais qui permettent au moins de découvrir les quatre personnages et de poser leur dynamique. On retrouve déjà ce mélange très particulier entre esprit rock un peu rebelle et humour dérisoire rempli d'autodérision. L'album bascule ensuite vers de véritables histoires courtes mêlant aventure et parodie. Elles se moquent autant des phénomènes de société que d'eux-mêmes, avec un ton souvent tendre malgré le cynisme apparent. On y retrouve toujours cette réaction très rock face à une société jugée absurde, qu'il s'agisse des reprises commerciales des tubes des années 80, de la télé-réalité ou plus globalement de l'idée un peu ridicule de se prétendre nouveaux défenseurs de l'esprit du rock. Le tout est rempli de références et de clins d'œil à la pop culture, avec un esprit qui rappelle aussi bien Scooby-Doo que Kaamelott. Après, je ne sais pas exactement quelle a été l'implication directe des Fatals Picards dans l'écriture de l'album, donc difficile de savoir ce qui vient réellement d'eux ou seulement des auteurs. J'ai largement préféré ces histoires courtes aux gags du début d'album, avec une appréciation croissante au fur et à mesure que je m'attachais aux personnages. Ce n'est pas constamment hilarant, mais cela m'a régulièrement amusé et certains gags m'ont fait rire. L'ensemble réussit surtout à rendre les Fatals Picards assez attachants. À noter aussi que j'ai reconnu assez peu de références directes à leurs chansons, ou alors beaucoup m'ont échappé vu ma connaissance limitée du groupe. Du coup, il n'est probablement pas nécessaire de bien connaître leur discographie pour apprécier l'album. En revanche, quelqu'un qui ne connaît absolument pas les Fatals Picards ne sera peut-être pas forcément attiré par le concept au départ.
Les Carnets de l'apothicaire
Emprunté le premier tome pour voir et c'était une lecture agréable. On suit une jeune fille pauvre à la cour dans un Japon médiéval. Mais il s'avère qu'elle a tout de même des connaissances avancées ce qui n'est pas commun pour sa classe sociale. Elle se fait donc remarquer et devient dame de compagnie. Qui dit cour dit intrigues en tout genre où les personnages essaient de se faire valoir. Le dessin est très correct et lisible. Le problème de ce genre de série est que ça va s'étaler en une série fleuve où la jeune fille va utiliser ses connaissances d'apothicaire pour résoudre différents événements.
La Colère de Poséidon
Nilsen revisite plusieurs figures de la mythologie grecque (Poséidon qui donne son titre au recueil, ou encore Léda) mais aussi de l'ancien testament comme Abraham et son fils ou bien sûr Jésus. Tout cela en le mêlant étrangement avec la société contemporaine. Dans la première histoire Poséidon a été oublié des hommes qui maintenant naviguent au GPS, les autres dieux se sont reconvertis dans d'autres activités à l'instar de Bacchus qui crée de nouveaux alcools et d'un autre patron de night-club à Las Vegas. Isaac quant à lui après avoir échappé au sacrifice paternel se replonge dans ses jeux vidéos. Je pense que ça en déconcerta plus d'un, d'autant plus que le dessin est plutôt limité avec de grandes cases en noir et blanc façon ombres chinoises si on peut dire et le texte en-dessous.