Deux auteurs que j’aime bien, sur un concept qui peut être sympa, jouant sur un humour un peu con et décalé, voilà une série qui avaient pas mal d’atouts pour me plaire.
Mais j’en suis sorti déçu. J’ai lu les deux premiers tomes, et ça va me suffire je pense.
Chaque page est composée de deux séries de six cases, qui chacune est conclue par un gag, l’ensemble pouvant vaguement constituer une histoire – en tout cas les relations entre le héros et son robot domestique se développent au fur et à mesure des gags, et un certain nombre d’entre eux se suivent et se réponde, il y a quelques séries (au bureau, aux courses, avec un pote, avec une copine draguée, avec la conseillère Pôle emploi, etc). Mais, globalement, chaque série de six cases peut la plupart du temps se lire indépendamment, ce sont presque des recueils de strips gags sur le même thème.
A savoir un jeune homme, Clunch, gros flemmard célibataire, et son robot domestique, « Rob », nettement plus dynamique et efficace (il ne le remplace pas que pour les tâches ménagères, puisqu’il lui pique la place au boulot, tente de le faire auprès d’une copine, etc.). Ça joue pas mal sur les dialogues entre les deux (les passages centrés sur eux sont les meilleurs, les parties – parfois assez longues – où Rob est absent sont souvent moins intéressantes.
Il y a des idées amusantes, des dialogues et des situations bien sentis, et ça devait sans doute mieux passer en petites pastilles dans le journal de Spirou où ça a été au préalable publié. Mais lire d’une traite plusieurs album passe moins. Surtout que c’est inégal, et que nombre de gags m’ont paru moins drôles, percutants, surprenants.
Le dessin de Mirroir est assez minimaliste (idem pour la colorisation), mais ça passe très bien pour ce type de production.
Note réelle 2,5/5.
Je découvre les auteurs avec cet album, et si j’ai aimé l’ambiance j’avoue que je suis tout de même resté sur ma faim.
Background et scénario me plaisent bien mais j’ai trouvé que le récit s’enlisait un peu, et la fin ne m’a pas vraiment convaincu. Ça reste un voyage pas désagréable mais qui ne me restera pas vraiment en mémoire.
Je n’y ai pas pensé pendant ma lecture mais maintenant ça me fait un peu penser à "L’héritage fossile" dans certains ingrédients (duo de héros, monde hostile, marche en avant, quête …), sauf que dans ce dernier le mystère, la tension … sont bien plus présents et la narration est bien plus astucieuse.
La partie graphique m’a laissé un meilleur a priori que l’histoire. J’ai apprécié le trait (même si parfois j’ai des petites choses à redire) mais c’est surtout les couleurs que je retiendrais, elles donnent beaucoup de corps à l’ensemble, les bonus en fin d’album le démontrent bien, les pages en N&B m’ont semblé bien tristounes.
Pas honteux mais le sentiment de peut mieux faire persiste.
J'ai trouvé dans cet album un honnête polar, porté par un cadre assez original, celui du Hollywood des années 50, qui lui donne par moments de petits accents de polar noir. Sans aller jusqu'au côté vraiment poisseux du genre, l'ambiance reste suffisamment sombre et désabusée pour installer une tension intéressante, d'autant que les coulisses du cinéma apportent un décor assez savoureux.
L'intrigue tient plutôt bien la route, avec ses rebondissements et ses différents fils qui finissent par se recouper de manière cohérente. Ce n'est pas particulièrement surprenant sur le fond, et certains éléments se devinent assez tôt, mais l'ensemble reste efficace et se suit avec plaisir.
En revanche, j'ai eu plus de mal avec le personnage principal. Ce n'est clairement pas quelqu'un d'attachant : il a des réactions souvent trop brutales, parfois excessives, ce qui rend difficile toute forme d'identification ou d'empathie.
De même, si le dessin est globalement sympathique et soigné, j'ai été un peu agacé par la tendance à donner à de nombreux protagonistes des mines patibulaires, aux sourcils systématiquement froncés, à commencer par le héros et le flic qui lui en veut.
La fin m'a également laissé un peu sur ma faim. Elle donne le sentiment de s'interrompre trop tôt : au vu de ce que la police sait à ce moment-là, il est évident que des conséquences vont suivre très rapidement, et c'est frustrant de ne pas les voir.
Cela reste une lecture agréable, un polar classique mais plutôt solide, qui vaut surtout pour son ambiance et son efficacité, même s'il lui manque sans doute un peu de profondeur et une conclusion plus aboutie pour vraiment marquer durablement.
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Rob
Deux auteurs que j’aime bien, sur un concept qui peut être sympa, jouant sur un humour un peu con et décalé, voilà une série qui avaient pas mal d’atouts pour me plaire. Mais j’en suis sorti déçu. J’ai lu les deux premiers tomes, et ça va me suffire je pense. Chaque page est composée de deux séries de six cases, qui chacune est conclue par un gag, l’ensemble pouvant vaguement constituer une histoire – en tout cas les relations entre le héros et son robot domestique se développent au fur et à mesure des gags, et un certain nombre d’entre eux se suivent et se réponde, il y a quelques séries (au bureau, aux courses, avec un pote, avec une copine draguée, avec la conseillère Pôle emploi, etc). Mais, globalement, chaque série de six cases peut la plupart du temps se lire indépendamment, ce sont presque des recueils de strips gags sur le même thème. A savoir un jeune homme, Clunch, gros flemmard célibataire, et son robot domestique, « Rob », nettement plus dynamique et efficace (il ne le remplace pas que pour les tâches ménagères, puisqu’il lui pique la place au boulot, tente de le faire auprès d’une copine, etc.). Ça joue pas mal sur les dialogues entre les deux (les passages centrés sur eux sont les meilleurs, les parties – parfois assez longues – où Rob est absent sont souvent moins intéressantes. Il y a des idées amusantes, des dialogues et des situations bien sentis, et ça devait sans doute mieux passer en petites pastilles dans le journal de Spirou où ça a été au préalable publié. Mais lire d’une traite plusieurs album passe moins. Surtout que c’est inégal, et que nombre de gags m’ont paru moins drôles, percutants, surprenants. Le dessin de Mirroir est assez minimaliste (idem pour la colorisation), mais ça passe très bien pour ce type de production. Note réelle 2,5/5.
Origines
Je découvre les auteurs avec cet album, et si j’ai aimé l’ambiance j’avoue que je suis tout de même resté sur ma faim. Background et scénario me plaisent bien mais j’ai trouvé que le récit s’enlisait un peu, et la fin ne m’a pas vraiment convaincu. Ça reste un voyage pas désagréable mais qui ne me restera pas vraiment en mémoire. Je n’y ai pas pensé pendant ma lecture mais maintenant ça me fait un peu penser à "L’héritage fossile" dans certains ingrédients (duo de héros, monde hostile, marche en avant, quête …), sauf que dans ce dernier le mystère, la tension … sont bien plus présents et la narration est bien plus astucieuse. La partie graphique m’a laissé un meilleur a priori que l’histoire. J’ai apprécié le trait (même si parfois j’ai des petites choses à redire) mais c’est surtout les couleurs que je retiendrais, elles donnent beaucoup de corps à l’ensemble, les bonus en fin d’album le démontrent bien, les pages en N&B m’ont semblé bien tristounes. Pas honteux mais le sentiment de peut mieux faire persiste.
Balle tragique pour une série Z
J'ai trouvé dans cet album un honnête polar, porté par un cadre assez original, celui du Hollywood des années 50, qui lui donne par moments de petits accents de polar noir. Sans aller jusqu'au côté vraiment poisseux du genre, l'ambiance reste suffisamment sombre et désabusée pour installer une tension intéressante, d'autant que les coulisses du cinéma apportent un décor assez savoureux. L'intrigue tient plutôt bien la route, avec ses rebondissements et ses différents fils qui finissent par se recouper de manière cohérente. Ce n'est pas particulièrement surprenant sur le fond, et certains éléments se devinent assez tôt, mais l'ensemble reste efficace et se suit avec plaisir. En revanche, j'ai eu plus de mal avec le personnage principal. Ce n'est clairement pas quelqu'un d'attachant : il a des réactions souvent trop brutales, parfois excessives, ce qui rend difficile toute forme d'identification ou d'empathie. De même, si le dessin est globalement sympathique et soigné, j'ai été un peu agacé par la tendance à donner à de nombreux protagonistes des mines patibulaires, aux sourcils systématiquement froncés, à commencer par le héros et le flic qui lui en veut. La fin m'a également laissé un peu sur ma faim. Elle donne le sentiment de s'interrompre trop tôt : au vu de ce que la police sait à ce moment-là, il est évident que des conséquences vont suivre très rapidement, et c'est frustrant de ne pas les voir. Cela reste une lecture agréable, un polar classique mais plutôt solide, qui vaut surtout pour son ambiance et son efficacité, même s'il lui manque sans doute un peu de profondeur et une conclusion plus aboutie pour vraiment marquer durablement.