La deuxième publication de Voss dans la collection Pied Jaloux et la troisième aux Huma si on compte Heilman.
Le dessin de Voss atteint ici sa pleine maturité artistique.
Il y a une maîtrise du noir, un souci maniaque du détail dans chaque vignette... Les bolides terrestres et les engins spatiaux sont sublimes.
Kar War se classe sans conteste sur le podium des plus belles bandes publiées dans cette collection.
C'est d'autant plus dommage que l'histoire n'est pas toujours au niveau des images.
En effet, on a droit à une intrigue trop convenue de bandes rivales cherchant à s'emparer du pouvoir sur une planète lointaine.
La narration ne nous laisse pas souffler, on est souvent noyé sous les péripéties.
De manière générale, le récit m'a moins emballé que L'Arbre à came qui était plus agréable à suivre.
On a droit à une seconde histoire assez réussie de 10 pages, Vol de Lune, en fin d'album.
Une très belle bande, passée pas loin du chef d'oeuvre si la narration avait été mieux maîtrisée.
Je m’attendais à lire une biographie d’une « dynastie » de bourreaux, célèbre pour avoir officié dans la capitale aux XVIIème et XVIIIème siècles (voire un peu au-delà). C’est un peu ça bien sûr. Mais, rapidement, l’intrigue bifurque vers autre chose.
L’amateur de souffrances n’est pas le bourreau, comme je l’avais au départ imaginé, mais un personnage – puis d’autres, qui puisent dans la vision des souffrances infligées une sorte de remède miracle contre le vieillissement, une jouissance pas seulement sadique, mais aussi quasi orgasmique.
Cet aspect de l’histoire rapproche cette série de certains romans gothiques, avec un fantastique noir et inquiétant, vaguement horrifique.
Toutefois, une fois la situation mise en place, j’ai trouvé que le scénario en rajoutait un peu trop au niveau des pouvoirs de nuisance de cet « amateur ». Qu’il soit une sorte de Gilles de Rais moderne passe encore, mais qu’il soit l’instigateur de plusieurs régicides, voire de la Révolution française, en influençant à ce point certains personnages – et à travers eux la marche de l’Histoire – ça fait un peu trop. Ce travers s’accentue dans le deuxième, encore plus dans le dernier album – ce que je regrette un peu (j'aurais sans doute arrondis au supérieur sans ça).
Au final, ça reste quand même une série plaisante, qui exploite bien l’Histoire, nous présente le « métier » de bourreau (et ici on est même surpris de découvrir des bourreaux presque humanistes, cherchant à limiter les souffrances de leurs « clients »), avec un dessin au trait gras mais lisible et pas désagréable.
Note réelle 3,5/5.
Une première remarque pour commencer : je ne sais pas si c'est Chantal Montellier ou une autre personne des Humas qui validait ses couvertures, mais elles appartiennent au panthéon de la bd indépendante des années 80.
Ici le style de Montellier est en parfaite adéquation avec le propos. Une rupture amoureuse et en parallèle une interrogation sur la condition d'artiste.
C'est très punk, très contemporain aussi.
L'histoire n'est pas dure à suivre mais les partis pris esthétiques peuvent être plus ou moins appréciés en fonction du lecteur.
C'est dans les œuvres à lire si on apprécie l'auteure.
2.5
Encore une adaptation d'un light novel qui se passe dans un monde de fantasy inspiré des jeux de rôles. Il y a vraiment peu d'originalité dans cette série, les personnages étant des archétypes qu'on a vu des centaines de fois. Mention spécial pour l'amie d'enfance du héros qui est amoureuse de lui, qui jalouse et possessive et aussi elle une poitrine plate alors les filles à gros seins la rendre furieuse ! En plus, le dessin est vraiment moyen.
Malgré tout, j'ai lu les 4 premiers tomes, qui forment le premier arc de la série, sans trop de problème. Certaines scènes plus humoristiques marchent bien et j'ai été surpris par l'évolution psychologique du héros. Depuis quelques années, il y a eu plusieurs light novels où le héros est traité comme une merde par les autres personnages et il devient un gros méchant qui fait des trucs horribles et c'est justifié par le scénario même si le héros fait les pires trucs imaginables. Ici, le héros a été maltraité par son ancienne équipe et au fil d'aller abuser tout se qui bouge, il a peu confiance en lui même s'il possède un grand potentiel et il est surpris lorsqu'on est gentil avec lui. Je trouve ça rafraichissant même si je ne trouve pas son histoire particulièrement captivante. En fait, j'ai surtout accroché à la sous-intrigue tournant autour de l'ancienne équipe du héros. Ils ont engagé une nouvelle équipière pour le remplacer et celle-ci va vite se rendre compte qu'il y a quelques choses d'étrange et de toxique dans ce groupe.
Donc voilà c'est pas le manga du siècle et je ne sais pas trop si j'ai envie de lire la suite, mais j'ai vu bien pire dans le même genre.
On est au début des années 80, la publication des Naufragés du temps est doucement en train de se terminer et Gillon éprouve à cette epoque le besoin de changer de registre.
Ce sera d'abord Les Leviathans publié en 1982 et donc Moby Dick en 1983, l'adaptation d'un classique du roman d'aventures.
C'est Ollivier Jean qui adapte l'oeuvre d'Hermann Melville.
Le choix de Gillon au dessin est assez logique au regard de son expérience acquise dans les années 70 avec "Jérémie", autre aventure se déroulant sur les mers.
La narration d'Ollivier est de qualité et respecte bien le récit original.
Le trait de Gillon est parfois un peu trop statique pour dessiner une aventure aussi tumultueuse, mais il réussit très bien son capitaine Achab. On a l'impression de revoir un peu l'incarnation tourmentée de Grégory Peck dans le film éponyme de John Huston.
Les couleurs sont correctes mais n'atteigne pas la qualité des naufragés du temps.
Sans atteindre des sommets, une lecture agréable et une bande de Gillon à redécouvrir.
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Kar War
La deuxième publication de Voss dans la collection Pied Jaloux et la troisième aux Huma si on compte Heilman. Le dessin de Voss atteint ici sa pleine maturité artistique. Il y a une maîtrise du noir, un souci maniaque du détail dans chaque vignette... Les bolides terrestres et les engins spatiaux sont sublimes. Kar War se classe sans conteste sur le podium des plus belles bandes publiées dans cette collection. C'est d'autant plus dommage que l'histoire n'est pas toujours au niveau des images. En effet, on a droit à une intrigue trop convenue de bandes rivales cherchant à s'emparer du pouvoir sur une planète lointaine. La narration ne nous laisse pas souffler, on est souvent noyé sous les péripéties. De manière générale, le récit m'a moins emballé que L'Arbre à came qui était plus agréable à suivre. On a droit à une seconde histoire assez réussie de 10 pages, Vol de Lune, en fin d'album. Une très belle bande, passée pas loin du chef d'oeuvre si la narration avait été mieux maîtrisée.
Les Sanson et l'Amateur de souffrances
Je m’attendais à lire une biographie d’une « dynastie » de bourreaux, célèbre pour avoir officié dans la capitale aux XVIIème et XVIIIème siècles (voire un peu au-delà). C’est un peu ça bien sûr. Mais, rapidement, l’intrigue bifurque vers autre chose. L’amateur de souffrances n’est pas le bourreau, comme je l’avais au départ imaginé, mais un personnage – puis d’autres, qui puisent dans la vision des souffrances infligées une sorte de remède miracle contre le vieillissement, une jouissance pas seulement sadique, mais aussi quasi orgasmique. Cet aspect de l’histoire rapproche cette série de certains romans gothiques, avec un fantastique noir et inquiétant, vaguement horrifique. Toutefois, une fois la situation mise en place, j’ai trouvé que le scénario en rajoutait un peu trop au niveau des pouvoirs de nuisance de cet « amateur ». Qu’il soit une sorte de Gilles de Rais moderne passe encore, mais qu’il soit l’instigateur de plusieurs régicides, voire de la Révolution française, en influençant à ce point certains personnages – et à travers eux la marche de l’Histoire – ça fait un peu trop. Ce travers s’accentue dans le deuxième, encore plus dans le dernier album – ce que je regrette un peu (j'aurais sans doute arrondis au supérieur sans ça). Au final, ça reste quand même une série plaisante, qui exploite bien l’Histoire, nous présente le « métier » de bourreau (et ici on est même surpris de découvrir des bourreaux presque humanistes, cherchant à limiter les souffrances de leurs « clients »), avec un dessin au trait gras mais lisible et pas désagréable. Note réelle 3,5/5.
Rupture
Une première remarque pour commencer : je ne sais pas si c'est Chantal Montellier ou une autre personne des Humas qui validait ses couvertures, mais elles appartiennent au panthéon de la bd indépendante des années 80. Ici le style de Montellier est en parfaite adéquation avec le propos. Une rupture amoureuse et en parallèle une interrogation sur la condition d'artiste. C'est très punk, très contemporain aussi. L'histoire n'est pas dure à suivre mais les partis pris esthétiques peuvent être plus ou moins appréciés en fonction du lecteur. C'est dans les œuvres à lire si on apprécie l'auteure.
Magical Buffs - L'éveil de l'enchanteur polyvalent
2.5 Encore une adaptation d'un light novel qui se passe dans un monde de fantasy inspiré des jeux de rôles. Il y a vraiment peu d'originalité dans cette série, les personnages étant des archétypes qu'on a vu des centaines de fois. Mention spécial pour l'amie d'enfance du héros qui est amoureuse de lui, qui jalouse et possessive et aussi elle une poitrine plate alors les filles à gros seins la rendre furieuse ! En plus, le dessin est vraiment moyen. Malgré tout, j'ai lu les 4 premiers tomes, qui forment le premier arc de la série, sans trop de problème. Certaines scènes plus humoristiques marchent bien et j'ai été surpris par l'évolution psychologique du héros. Depuis quelques années, il y a eu plusieurs light novels où le héros est traité comme une merde par les autres personnages et il devient un gros méchant qui fait des trucs horribles et c'est justifié par le scénario même si le héros fait les pires trucs imaginables. Ici, le héros a été maltraité par son ancienne équipe et au fil d'aller abuser tout se qui bouge, il a peu confiance en lui même s'il possède un grand potentiel et il est surpris lorsqu'on est gentil avec lui. Je trouve ça rafraichissant même si je ne trouve pas son histoire particulièrement captivante. En fait, j'ai surtout accroché à la sous-intrigue tournant autour de l'ancienne équipe du héros. Ils ont engagé une nouvelle équipière pour le remplacer et celle-ci va vite se rendre compte qu'il y a quelques choses d'étrange et de toxique dans ce groupe. Donc voilà c'est pas le manga du siècle et je ne sais pas trop si j'ai envie de lire la suite, mais j'ai vu bien pire dans le même genre.
Moby Dick (Gillon)
On est au début des années 80, la publication des Naufragés du temps est doucement en train de se terminer et Gillon éprouve à cette epoque le besoin de changer de registre. Ce sera d'abord Les Leviathans publié en 1982 et donc Moby Dick en 1983, l'adaptation d'un classique du roman d'aventures. C'est Ollivier Jean qui adapte l'oeuvre d'Hermann Melville. Le choix de Gillon au dessin est assez logique au regard de son expérience acquise dans les années 70 avec "Jérémie", autre aventure se déroulant sur les mers. La narration d'Ollivier est de qualité et respecte bien le récit original. Le trait de Gillon est parfois un peu trop statique pour dessiner une aventure aussi tumultueuse, mais il réussit très bien son capitaine Achab. On a l'impression de revoir un peu l'incarnation tourmentée de Grégory Peck dans le film éponyme de John Huston. Les couleurs sont correctes mais n'atteigne pas la qualité des naufragés du temps. Sans atteindre des sommets, une lecture agréable et une bande de Gillon à redécouvrir.