J'ai lu les 3 premiers tomes de cette série et pour l'instant c'est pas trop mal.
Un vampire travail dans un bain public depuis qu'il a été sauvé par le petit-fils du propriétaire. Il aime bien les jeunes hommes puceau alors il attend que le petit-fils devient un homme pour lui sucer son sang. Malheureusement, dès son premier jour de lycée, le petit-fils tombe amoureux d'une fille....Le vampire va tout faire pour qu'il reste puceau et évidemment ce n'est pas facile à faire.
L'intrigue est pas trop mal et l'humour m'a bien fait sourire à défaut d'avoir réussi à me faire rire. L'intrigue avance bien et l'apparition de nouveaux personnages permet de renouveler les situations. Cela dit je ne suis pas certain que cela va bien ternir la route jusqu'à la fin, surtout lorsque je vois qu'il y a déjà une dizaine de tomes sortie au Japon. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants ou approfondi en dehors du vampire et du chasseur de vampire. Le dessin est pas mal.
La Couleur tombée du ciel reste pour moi une nouvelle marquante de Lovecraft, mais de manière assez particulière : ce n'est pas tant sa fin en apothéose que sa montée en tension, lente et insidieuse, qui m'avait vraiment marqué à la lecture.
Dans cette adaptation manga par Gou Tanabe, j'ai presque ressenti l'inverse. La progression m'a paru plus plate, moins prenante, et j'avoue avoir été régulièrement agacé par le comportement de la famille, qui refuse obstinément de fuir ou même simplement d'arrêter de consommer l'eau du puits et les produits contaminés, alors que la situation devient rapidement intenable. Là où le texte original instaurait une angoisse diffuse et inexorable, j'ai eu ici davantage l'impression d'une mécanique un peu répétitive.
En revanche, la fin m'a nettement plus impressionné que dans la nouvelle. Le médium graphique permet à Tanabe de livrer quelque chose de beaucoup plus visuel et spectaculaire, avec des planches marquantes qui donnent enfin toute sa dimension à cette couleur indicible.
Je suis en revanche plus réservé sur le dessin dans son ensemble. D'une part, les personnages ont un aspect très fermiers du Far West qui ne correspond pas vraiment à l'image que je me faisais de la Nouvelle-Angleterre de Lovecraft. D'autre part, le trait et l'encrage, assez chargés et parfois un peu biscornus, rendent certaines scènes difficiles à lire, notamment dès qu'il s'agit de représenter des transformations ou des formes organiques inhabituelles. Cela nuit parfois à la lisibilité, là où l'horreur devrait au contraire gagner en clarté visuelle.
Au final, une adaptation globalement fidèle et intéressante, avec une conclusion visuellement réussie, mais qui perd selon moi en tension ce qu'elle gagne en spectacle, et dont le graphisme ne me plait pas vraiment.
Jacky et Célestin est une série jeunesse de l'école de Marcinelle que j'avais complètement manquée à l'époque, alors qu'elle correspond typiquement au genre d'albums que je lisais enfant. Je la découvre seulement aujourd'hui, et je la trouve de très bonne facture, au point d'être surpris que Dupuis ne l'ait pas publiée parmi ses classiques mais uniquement dans sa collection Péchés de jeunesse. Cela tient sans doute à sa prépublication initiale dans le journal Le Soir plutôt que dans Spirou, mais cela n'en reste pas moins une série policière jeunesse tout à fait recommandable.
Ce qui m'a particulièrement surpris, c'est son ton relativement réaliste. Malgré leur apparence de grands adolescents, les deux héros vivent des aventures assez adultes, avec un sérieux et un sens de l'action qui les rapprochent d'un Gil Jourdan, même si l'ensemble conserve davantage de légèreté et de fantaisie. Le duo fonctionne bien et évoque clairement une dynamique à la Spirou et Fantasio : Jacky est le plus posé, parfois un peu lisse, tandis que Célestin apporte une touche plus fantasque et se retrouve plus facilement au cœur des ennuis.
Côté dessin, on découvre un Walthéry encore débutant, loin du style qui fera sa renommée sur Natacha. Le premier album (Vous êtes trop bon !) porte encore fortement l'influence de Will qui le supervisait, puis les suivants s'inscrivent davantage dans la tradition du studio Peyo, au point de rappeler régulièrement le trait de Gos (Le Scrameustache). Le dessin reste toutefois très solide et lisible, même s'il peut paraître un peu raide par moments, et s'intègre parfaitement dans l'esthétique des productions Spirou des années 60. C'est aussi intéressant de voir l'évolution rapide de Walthéry au fil des pages.
Les scénarios, écrits ou supervisés par Peyo et son entourage (Vicq, Gos, etc.), s'inscrivent dans une veine assez classique, mais efficace. On est clairement dans de l'enquête policière, parfois teintée d'espionnage ou de mystère, avec quelques éléments de fantaisie hérités de l'esprit Marcinelle. Cela surprend de la part de Peyo car c'est très éloigné de séries comme Johan et Pirlouit ou Les Schtroumpfs, et plus adulte que Benoit Brisefer. L'humour reste présent, mais l'action ne fait pas semblant, avec de vrais dangers, des accidents de voiture et un certain sens du suspense.
Cela dit, malgré ses qualités, la série reste assez sage. Les intrigues sont bien menées mais rarement surprenantes, et l'ensemble manque d'une identité vraiment marquante ou d'un supplément de folie qui lui aurait permis de se distinguer davantage. C'est sans doute ce qui explique qu'elle soit restée relativement méconnue.
Il en découle une bonne petite série de la BD franco-belge classique : agréable, bien réalisée, portée par un vrai savoir-faire, mais qui manque d'un petit quelque chose pour devenir mémorable. Ça reste néanmoins une découverte très sympathique, surtout pour les amateurs de cette époque.
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Vavam Vampire
J'ai lu les 3 premiers tomes de cette série et pour l'instant c'est pas trop mal. Un vampire travail dans un bain public depuis qu'il a été sauvé par le petit-fils du propriétaire. Il aime bien les jeunes hommes puceau alors il attend que le petit-fils devient un homme pour lui sucer son sang. Malheureusement, dès son premier jour de lycée, le petit-fils tombe amoureux d'une fille....Le vampire va tout faire pour qu'il reste puceau et évidemment ce n'est pas facile à faire. L'intrigue est pas trop mal et l'humour m'a bien fait sourire à défaut d'avoir réussi à me faire rire. L'intrigue avance bien et l'apparition de nouveaux personnages permet de renouveler les situations. Cela dit je ne suis pas certain que cela va bien ternir la route jusqu'à la fin, surtout lorsque je vois qu'il y a déjà une dizaine de tomes sortie au Japon. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants ou approfondi en dehors du vampire et du chasseur de vampire. Le dessin est pas mal.
La Couleur tombée du ciel
La Couleur tombée du ciel reste pour moi une nouvelle marquante de Lovecraft, mais de manière assez particulière : ce n'est pas tant sa fin en apothéose que sa montée en tension, lente et insidieuse, qui m'avait vraiment marqué à la lecture. Dans cette adaptation manga par Gou Tanabe, j'ai presque ressenti l'inverse. La progression m'a paru plus plate, moins prenante, et j'avoue avoir été régulièrement agacé par le comportement de la famille, qui refuse obstinément de fuir ou même simplement d'arrêter de consommer l'eau du puits et les produits contaminés, alors que la situation devient rapidement intenable. Là où le texte original instaurait une angoisse diffuse et inexorable, j'ai eu ici davantage l'impression d'une mécanique un peu répétitive. En revanche, la fin m'a nettement plus impressionné que dans la nouvelle. Le médium graphique permet à Tanabe de livrer quelque chose de beaucoup plus visuel et spectaculaire, avec des planches marquantes qui donnent enfin toute sa dimension à cette couleur indicible. Je suis en revanche plus réservé sur le dessin dans son ensemble. D'une part, les personnages ont un aspect très fermiers du Far West qui ne correspond pas vraiment à l'image que je me faisais de la Nouvelle-Angleterre de Lovecraft. D'autre part, le trait et l'encrage, assez chargés et parfois un peu biscornus, rendent certaines scènes difficiles à lire, notamment dès qu'il s'agit de représenter des transformations ou des formes organiques inhabituelles. Cela nuit parfois à la lisibilité, là où l'horreur devrait au contraire gagner en clarté visuelle. Au final, une adaptation globalement fidèle et intéressante, avec une conclusion visuellement réussie, mais qui perd selon moi en tension ce qu'elle gagne en spectacle, et dont le graphisme ne me plait pas vraiment.
Jacky et Célestin
Jacky et Célestin est une série jeunesse de l'école de Marcinelle que j'avais complètement manquée à l'époque, alors qu'elle correspond typiquement au genre d'albums que je lisais enfant. Je la découvre seulement aujourd'hui, et je la trouve de très bonne facture, au point d'être surpris que Dupuis ne l'ait pas publiée parmi ses classiques mais uniquement dans sa collection Péchés de jeunesse. Cela tient sans doute à sa prépublication initiale dans le journal Le Soir plutôt que dans Spirou, mais cela n'en reste pas moins une série policière jeunesse tout à fait recommandable. Ce qui m'a particulièrement surpris, c'est son ton relativement réaliste. Malgré leur apparence de grands adolescents, les deux héros vivent des aventures assez adultes, avec un sérieux et un sens de l'action qui les rapprochent d'un Gil Jourdan, même si l'ensemble conserve davantage de légèreté et de fantaisie. Le duo fonctionne bien et évoque clairement une dynamique à la Spirou et Fantasio : Jacky est le plus posé, parfois un peu lisse, tandis que Célestin apporte une touche plus fantasque et se retrouve plus facilement au cœur des ennuis. Côté dessin, on découvre un Walthéry encore débutant, loin du style qui fera sa renommée sur Natacha. Le premier album (Vous êtes trop bon !) porte encore fortement l'influence de Will qui le supervisait, puis les suivants s'inscrivent davantage dans la tradition du studio Peyo, au point de rappeler régulièrement le trait de Gos (Le Scrameustache). Le dessin reste toutefois très solide et lisible, même s'il peut paraître un peu raide par moments, et s'intègre parfaitement dans l'esthétique des productions Spirou des années 60. C'est aussi intéressant de voir l'évolution rapide de Walthéry au fil des pages. Les scénarios, écrits ou supervisés par Peyo et son entourage (Vicq, Gos, etc.), s'inscrivent dans une veine assez classique, mais efficace. On est clairement dans de l'enquête policière, parfois teintée d'espionnage ou de mystère, avec quelques éléments de fantaisie hérités de l'esprit Marcinelle. Cela surprend de la part de Peyo car c'est très éloigné de séries comme Johan et Pirlouit ou Les Schtroumpfs, et plus adulte que Benoit Brisefer. L'humour reste présent, mais l'action ne fait pas semblant, avec de vrais dangers, des accidents de voiture et un certain sens du suspense. Cela dit, malgré ses qualités, la série reste assez sage. Les intrigues sont bien menées mais rarement surprenantes, et l'ensemble manque d'une identité vraiment marquante ou d'un supplément de folie qui lui aurait permis de se distinguer davantage. C'est sans doute ce qui explique qu'elle soit restée relativement méconnue. Il en découle une bonne petite série de la BD franco-belge classique : agréable, bien réalisée, portée par un vrai savoir-faire, mais qui manque d'un petit quelque chose pour devenir mémorable. Ça reste néanmoins une découverte très sympathique, surtout pour les amateurs de cette époque.