Deux auteurs habitués au bd du type carnet de voyage s'en vont rencontrer des inuit un peu partout dans le nord canadien.
J'ai bien aimé le coté éducatif de l'album. On a droit à plusieurs témoignages d'inuit, mais pas que, et au traves leurs témoignages ont fait un bon tour des problèmes que subit ce peuple. On parle aussi d'art inuit et on voit la sensibilité artistique de Baudoin, un auteur définitivement à part dans le paysage de la BD Franco-Belge.
Même si le propos de l'album est intéressant, j'ai quand même trouvé l'album un peu trop aride. On retrouve le gros défaut des albums de Baudoin et de Troubs: la mise en scène est plate. Je comprends que d'autres lecteurs puissent apprécier le coté carnet de l'album, mais moi je trouve cela parfois dur à lire lorsqu'il y a pleins de textes. On est loin du journalisme à la Joe Sacco que je trouve plus accessible et facile à lire. Même lorsque le propos des inuit est intéressant, ce n'est pas présenté de manière passionnante.
Cela reste un album à lire pour découvrir un peuple autochtone sans clichés ou angélisme.
Édouard Baudoin raconte la vie de son grand-père qui a passé plusieurs années aux États-Unis à la fin du 19ème siècle.
Je ne sais pas trop si la vie de son grand-père a été exagéré par la légende familiale parce que certaines anecdotes, surtout lorsqu'il rencontre une figure historique, me semble un peu trop gros pour être vrai. Il faut tout de même avouer que la réalité dépasse souvent la fiction alors peut-être que tout est vrai, mais j'ai vraiment l'impression que le grand-père a exagéré certaines choses à sa famille lors de son retour des États-Unis, un pays qui était encore exotique pour les français de l'époque.
Sinon, on est dans un album de Baudoin alors on alterne entre la BD et des pages qui ressemblent plus à un carnet de notes. On passe d'un sujet à l'autre et c'est raconté de manière un peu aride. Même lorsqu'il raconte une anecdote excitante, la mise en scène de Baudoin était un peu trop plat. Ça se laisse lire parce que la vie du grand-père Baudoin est intéressante, mais il faut ne pas être allergique au style de Baudoin.
Je termine maintenant ma première lecture des intégrales de Bouddha. J'ai commandé les quatre et je ne le regrette pas encore. Les dessins combinent Manga et Disney dans les animaux, réalisme dans les paysages aussi.
L'histoire, avec tous ses personnages, est vraiment intéressante et je commence à m'attacher à certains.
Ce n'était pas le Bouddha que j'attendais, tant mieux !
Je donnerai des nouvelles prochainement.
Tranche-Trognes est un bourreau médiéval persuadé d'exercer le plus noble des métiers, mais dont les maladresses et les échecs répétés font davantage de lui un personnage attachant et comique qu'une figure inquiétante.
J'ai du mal à cerner le public cible de cette série. Le dessin, très aéré, rond et caricatural, donne l'impression de s'adresser aux enfants de moins de dix ans, tandis que le texte, certains jeux de mots et quelques gags plus caustiques semblent plutôt destinés à des lecteurs un peu plus âgés. On y trouve même par moments un humour qui parlera davantage aux adultes. Malgré ce positionnement un peu flou, j'ai trouvé l'ensemble plutôt plaisant.
Le principal atout de la série est son ambiance. Bien que le héros soit un bourreau, il n'y a jamais de véritable torture ni de mort à l'écran. Tout est constamment désamorcé par l'humour, souvent contre la volonté du principal intéressé d'ailleurs. Tranche-Trognes est un personnage assez attachant : fier de son métier et convaincu de son importance, il accumule pourtant les maladresses avec une bonne humeur inaltérable. Il ne devient jamais ronchon ou amer malgré ses échecs répétés et conserve en permanence un enthousiasme communicatif.
La série est construite sous la forme de chapitres courts, proches de petites histoires indépendantes, tout en conservant une certaine continuité d'un épisode à l'autre. Ce format fonctionne bien et rend la lecture légère et très fluide. J'ai souvent souri devant les situations, les personnages ou les dialogues.
En revanche, j'ai rarement ri devant les chutes elles-mêmes. Les conclusions des histoires me paraissent souvent assez prévisibles ou basiques. À mes yeux, l'humour fonctionne davantage dans le déroulement des récits que dans leur punchline finale.
Ce n'est donc pas une série hilarante, mais plutôt une lecture chaleureuse et sympathique qui entretient constamment une bonne humeur communicative.
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Inuit
Deux auteurs habitués au bd du type carnet de voyage s'en vont rencontrer des inuit un peu partout dans le nord canadien. J'ai bien aimé le coté éducatif de l'album. On a droit à plusieurs témoignages d'inuit, mais pas que, et au traves leurs témoignages ont fait un bon tour des problèmes que subit ce peuple. On parle aussi d'art inuit et on voit la sensibilité artistique de Baudoin, un auteur définitivement à part dans le paysage de la BD Franco-Belge. Même si le propos de l'album est intéressant, j'ai quand même trouvé l'album un peu trop aride. On retrouve le gros défaut des albums de Baudoin et de Troubs: la mise en scène est plate. Je comprends que d'autres lecteurs puissent apprécier le coté carnet de l'album, mais moi je trouve cela parfois dur à lire lorsqu'il y a pleins de textes. On est loin du journalisme à la Joe Sacco que je trouve plus accessible et facile à lire. Même lorsque le propos des inuit est intéressant, ce n'est pas présenté de manière passionnante. Cela reste un album à lire pour découvrir un peuple autochtone sans clichés ou angélisme.
Les Enfants de Sitting Bull
Édouard Baudoin raconte la vie de son grand-père qui a passé plusieurs années aux États-Unis à la fin du 19ème siècle. Je ne sais pas trop si la vie de son grand-père a été exagéré par la légende familiale parce que certaines anecdotes, surtout lorsqu'il rencontre une figure historique, me semble un peu trop gros pour être vrai. Il faut tout de même avouer que la réalité dépasse souvent la fiction alors peut-être que tout est vrai, mais j'ai vraiment l'impression que le grand-père a exagéré certaines choses à sa famille lors de son retour des États-Unis, un pays qui était encore exotique pour les français de l'époque. Sinon, on est dans un album de Baudoin alors on alterne entre la BD et des pages qui ressemblent plus à un carnet de notes. On passe d'un sujet à l'autre et c'est raconté de manière un peu aride. Même lorsqu'il raconte une anecdote excitante, la mise en scène de Baudoin était un peu trop plat. Ça se laisse lire parce que la vie du grand-père Baudoin est intéressante, mais il faut ne pas être allergique au style de Baudoin.
La Vie de Bouddha
Je termine maintenant ma première lecture des intégrales de Bouddha. J'ai commandé les quatre et je ne le regrette pas encore. Les dessins combinent Manga et Disney dans les animaux, réalisme dans les paysages aussi. L'histoire, avec tous ses personnages, est vraiment intéressante et je commence à m'attacher à certains. Ce n'était pas le Bouddha que j'attendais, tant mieux ! Je donnerai des nouvelles prochainement.
Tranche-Trognes
Tranche-Trognes est un bourreau médiéval persuadé d'exercer le plus noble des métiers, mais dont les maladresses et les échecs répétés font davantage de lui un personnage attachant et comique qu'une figure inquiétante. J'ai du mal à cerner le public cible de cette série. Le dessin, très aéré, rond et caricatural, donne l'impression de s'adresser aux enfants de moins de dix ans, tandis que le texte, certains jeux de mots et quelques gags plus caustiques semblent plutôt destinés à des lecteurs un peu plus âgés. On y trouve même par moments un humour qui parlera davantage aux adultes. Malgré ce positionnement un peu flou, j'ai trouvé l'ensemble plutôt plaisant. Le principal atout de la série est son ambiance. Bien que le héros soit un bourreau, il n'y a jamais de véritable torture ni de mort à l'écran. Tout est constamment désamorcé par l'humour, souvent contre la volonté du principal intéressé d'ailleurs. Tranche-Trognes est un personnage assez attachant : fier de son métier et convaincu de son importance, il accumule pourtant les maladresses avec une bonne humeur inaltérable. Il ne devient jamais ronchon ou amer malgré ses échecs répétés et conserve en permanence un enthousiasme communicatif. La série est construite sous la forme de chapitres courts, proches de petites histoires indépendantes, tout en conservant une certaine continuité d'un épisode à l'autre. Ce format fonctionne bien et rend la lecture légère et très fluide. J'ai souvent souri devant les situations, les personnages ou les dialogues. En revanche, j'ai rarement ri devant les chutes elles-mêmes. Les conclusions des histoires me paraissent souvent assez prévisibles ou basiques. À mes yeux, l'humour fonctionne davantage dans le déroulement des récits que dans leur punchline finale. Ce n'est donc pas une série hilarante, mais plutôt une lecture chaleureuse et sympathique qui entretient constamment une bonne humeur communicative.