Il y a des choses intéressantes dans cet album. Mais il m’a quand même laissé sur ma faim.
Un très beau travail éditorial de Sarbacane déjà (comme souvent avec eux).
Un dessin original, stylisé (avec plusieurs bichromies ou monochromies), pour se rapprocher d’une esthétique « persane ».
Et un sujet intéressant : non seulement l’arrivée d’immigrés en Europe. Mais surtout dans la première partie tout ce qui concerne la vie d’une famille de Hazaras, qui nous montre les conflits ethniques et religieux dont ils sont victimes : la vie du personnage principal en Iran est édifiante.
Pas mal de choses intéressantes donc. Mais ça n’a pas suffi.
En effet, il y a trop de longueurs, et le rythme est trop mollasson (et parfois saccadé, avec des allers retours qui hachent un peu le récit). Et du coup cette narration un peu « molle » s’accommode mal du dessin, dont les qualités masquent aussi mal une certaine légèreté : cela manque de détails, parfois de précision (j’ai eu du mal parfois à distinguer/reconnaitre certains personnages).
Note réelle 2,5/5.
Vais-je me montrer généreux ou pas ? C'est les avis de Josq, bamiléké et gruizzli qui m'ont permis de m'éclairer, et c'est cet éclairage qui me fait mettre 3/5 alors que j'aurais pu mettre 4 tant j'ai apprécié l'aventure, le trait et l'ensemble de cette bd.
Je n'y connais absolument rien au Moyen âge, à cette époque ni aux traductions de la Bible et pour être tout à fait honnête, je m'en fiche un peu. Néanmoins, c'est pas parce que je ne me passionne pas pour ce sujet qu'il faut me raconter n'importe quoi. Et pendant la lecture, je me suis quand même dit qu'il y avait des trucs qui me paraissaient sortis de nulle part voire un peu aberrants. Je trouvais bizarre et peu crédible que ce soit un John Wick de l'époque qui ait permis de faire traduire la bible (en tout cas de diffuser cette traduction). Bingo, quand je lis l'avis des camarades autrement informés sur la question, j'ai la confirmation qu'il y a bien un ramassis d'âneries historiques.
Ça me dérange un peu car pour moi, quand on ancre une bd dans une période historique, soit on fait une side quest décorrelée des évènements historiques de l'époque, soit on les incorpore mais en respectant les faits historiques. Soit on part dans un univers différent, en l'assumant, et c'est ok. Mais accorder une telle importance dans le récit à des faits qui sont finalement faux, c'est problématique. Ce n'est pas la première fois que j'ai cette impression dans une bd, en mode "mais c'est vraiment arrivé ça, dans la réalité?", et ça me gâche toujours un peu le truc. J'ai donc eu cette sensation en lisant le Maitre d'Armes, et c'était un peu déplaisant (encore plus une fois avéré).
Reste qu'en tant qu'objet de divertissement, cette bd fait le boulot, et même un peu plus que ça. Le récit, s'il n'est pas des plus originaux, est bien rythmé. On suit un héros à l'ancienne, hyper badass, qui survit à tout, dans le sang et les tripes. J'avoue que c'est un genre qui ne me déplait pas, tant que j'en lis de temps en temps et que c'est bien fait.
Pour ne rien gâcher, le dessin est fort agréable, ce n'est pas mon style préféré mais c'est ultra bien réalisé, c'est très propre, et les couleurs ont un je ne sais quoi de chaud et réconfortant.
On pourrait résumer en disant que cette bd nous dit n'importe quoi, mais le fait bien ? En tout cas pas étonnant que ça ait remporté du succès, c'est efficace et sympa à lire. Mais reste ce problème de crédibilité historique, qui peut ne pas déranger beaucoup de gens.
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Hazara Blues
Il y a des choses intéressantes dans cet album. Mais il m’a quand même laissé sur ma faim. Un très beau travail éditorial de Sarbacane déjà (comme souvent avec eux). Un dessin original, stylisé (avec plusieurs bichromies ou monochromies), pour se rapprocher d’une esthétique « persane ». Et un sujet intéressant : non seulement l’arrivée d’immigrés en Europe. Mais surtout dans la première partie tout ce qui concerne la vie d’une famille de Hazaras, qui nous montre les conflits ethniques et religieux dont ils sont victimes : la vie du personnage principal en Iran est édifiante. Pas mal de choses intéressantes donc. Mais ça n’a pas suffi. En effet, il y a trop de longueurs, et le rythme est trop mollasson (et parfois saccadé, avec des allers retours qui hachent un peu le récit). Et du coup cette narration un peu « molle » s’accommode mal du dessin, dont les qualités masquent aussi mal une certaine légèreté : cela manque de détails, parfois de précision (j’ai eu du mal parfois à distinguer/reconnaitre certains personnages). Note réelle 2,5/5.
Le Maître d'armes
Vais-je me montrer généreux ou pas ? C'est les avis de Josq, bamiléké et gruizzli qui m'ont permis de m'éclairer, et c'est cet éclairage qui me fait mettre 3/5 alors que j'aurais pu mettre 4 tant j'ai apprécié l'aventure, le trait et l'ensemble de cette bd. Je n'y connais absolument rien au Moyen âge, à cette époque ni aux traductions de la Bible et pour être tout à fait honnête, je m'en fiche un peu. Néanmoins, c'est pas parce que je ne me passionne pas pour ce sujet qu'il faut me raconter n'importe quoi. Et pendant la lecture, je me suis quand même dit qu'il y avait des trucs qui me paraissaient sortis de nulle part voire un peu aberrants. Je trouvais bizarre et peu crédible que ce soit un John Wick de l'époque qui ait permis de faire traduire la bible (en tout cas de diffuser cette traduction). Bingo, quand je lis l'avis des camarades autrement informés sur la question, j'ai la confirmation qu'il y a bien un ramassis d'âneries historiques. Ça me dérange un peu car pour moi, quand on ancre une bd dans une période historique, soit on fait une side quest décorrelée des évènements historiques de l'époque, soit on les incorpore mais en respectant les faits historiques. Soit on part dans un univers différent, en l'assumant, et c'est ok. Mais accorder une telle importance dans le récit à des faits qui sont finalement faux, c'est problématique. Ce n'est pas la première fois que j'ai cette impression dans une bd, en mode "mais c'est vraiment arrivé ça, dans la réalité?", et ça me gâche toujours un peu le truc. J'ai donc eu cette sensation en lisant le Maitre d'Armes, et c'était un peu déplaisant (encore plus une fois avéré). Reste qu'en tant qu'objet de divertissement, cette bd fait le boulot, et même un peu plus que ça. Le récit, s'il n'est pas des plus originaux, est bien rythmé. On suit un héros à l'ancienne, hyper badass, qui survit à tout, dans le sang et les tripes. J'avoue que c'est un genre qui ne me déplait pas, tant que j'en lis de temps en temps et que c'est bien fait. Pour ne rien gâcher, le dessin est fort agréable, ce n'est pas mon style préféré mais c'est ultra bien réalisé, c'est très propre, et les couleurs ont un je ne sais quoi de chaud et réconfortant. On pourrait résumer en disant que cette bd nous dit n'importe quoi, mais le fait bien ? En tout cas pas étonnant que ça ait remporté du succès, c'est efficace et sympa à lire. Mais reste ce problème de crédibilité historique, qui peut ne pas déranger beaucoup de gens.