Même si je sais que je ne ferai jamais ce genre de voyage, cet album me l’a fait fortement regretter, tant il donne envie de se lancer dans ces vastes espaces où la nature garde encore une part de sa sauvagerie, et en tout cas toute sa beauté.
Le titre de l’album peut se lire littéralement, mais aussi comme une expérience intérieure, une sorte de purge/purification permettant aux trois copains participant à cette expédition en Kayak entre Canada et Alaska de « faire le point » sur leur vie, mais aussi de lui donner du sens.
Au fil de la préparation de ce périple, et durant la présentation du voyage, tout un tas d’informations nous sont livrées. Informations techniques, conseils pratiques, mais aussi observations sur la faune, les conséquences du réchauffement climatique, etc. Du militantisme qui passe bien et se glisse parfaitement dans le récit.
Quant au dessin, il est vraiment très chouette, beau, et rend bien grâce à la beauté de la nature environnant ce voyage – que ce soient les animaux croisés, mais aussi les superbes paysages.
Mon seul regret, moi qui suis vraiment captivé par les sociétés Haïdas ou Tlingit, c’est qu’ils n’apparaissent que comme des « rêves ». Leurs totems, leurs masques à fonction symbolique m’auraient enchantés – mais le trajet de nos trois voyageurs ne passait semble-t-il pas par ce qu’il reste visible de ces sociétés.
Chouette lecture en tout cas.
Note réelle 3,5/5.
La recette de Sulfur s'essouffle, je crois. Les dessins continuent très bons au quatrième tome mais les histoires et personnages sont presque toujours les mêmes. Il y a une nouveauté quand même: une fille munie de bite. Sinon n'y a pas de grandes surprises... c'est une valeur sûre et on sait a quoi s'attendre.
La première page nous présente le « Monde d’Azaria » (ou « Pays des démons ») comme divisé en deux entités : le Nord semble-t-il dirigé par des Humains, et le Sud dirigé par le Roi des Gorets et ses filles. Cet album inaugural se déroule uniquement dans le palais du roi des Gorets, et nous suivons essentiellement ses enfants, surtout l’une des filles, Winnefried de Dracone.
Les autres personnages croisés, de diverses origines (Elfes, Ogres, Démons, Humains) sont essentiellement là pour satisfaire Winnefried et sa fratrie, franchement obsédés par le sexe !
L’univers est relativement original pour une série porno, même si je m’attendais à ce qu’il soit davantage exploité (j’espère que ce sera le cas dans les prochains albums – la série étant prévue en trois tomes), pour donner un peu plus de consistance au récit (petite frustration à ce niveau pour le moment).
Il y a un peu d’humour. Surtout entre Winnefried et quelques membres de l’administration royal, ou lorsque sa nounou Frida – femme forte dans tous les sens du terme ! – intervient, frustrée d’être laissée à l’écart des orgies curiales.
La principale originalité de cette série vient du travail graphique de l’auteure (que je découvre ici). En effet, son travail – informatique semble-t-il – donne un rendu hyperréaliste étrange, mais pas inintéressant. Du coup certains personnages avec ce rendu m’ont fait penser à de l’animation (« Shrek » ou l’elfe Dobby dans « Harry Potter » - je pense que ça dû visuellement influencer l’auteure).
Un début original, mais qui mériterait d’être densifié par la suite. Mais c’est visuellement attractif. Je précise que les scène s de sexe sont bien rendues – et que le dessin en général est de très bonne qualité.
Avec cet album, on retrouve avec plaisir le trait énergique et dynamique de Johann Corgié, je j’avais déjà remarqué – et apprécié - dans la série Vermines. Son dessin, à la fois précis et expressif, donne une vie intense aux paysages et aux personnages, et vous transporte dans une aventure visuelle magnifique. Vos pupilles vont se dilater de plaisir.
Mais c’est surtout le cheminement narratif de l’album qui surprend et séduit. Après des débuts très tranquilles, presque contemplatifs, l’histoire bascule progressivement vers une atmosphère plus sombre, plus mystérieuse. Cette évolution, subtile et bien menée, confère à l’album une profondeur inattendue, mêlant poésie et une pointe de noirceur qui intrigue et fascine. C’est précisément cet enchaînement d’événements, cette lente montée en tension, qui rend la lecture de cet album aussi captivante. On se laisse porter par l’histoire, entre nostalgie et suspense, jusqu’à un dénouement final.
Cet album est à savourer sans modération - bien installé dans son canapé - idéalement durant une journée pluvieuse où l’on a envie de s’évader dans un récit à la fois doux et envoûtant, porté par un dessin qui ne laisse pas indifférent. Un album 3 étoiles.
Coco, une petite apprentie sorcière maladroite, incapable de maîtriser ses pouvoirs, qui provoque plus de catastrophes que de miracles, rencontre un chat mystérieux, habitant d'une cité dans le ciel, qui a besoin de l'aide magique de la jeune fille pour pouvoir y retourner. Une petite trame de magie et de secrets se met en place, tranquillement, tome après tome.
Visuellement, l'ensemble est très mignon, presque enfantin. Le dessin est rond, simple, parfois même très minimaliste, surtout dans les décors et les costumes à la limite du simpliste. Les pages sont très aérées, peu bavardes, avec beaucoup d'espace, ce qui rend la lecture rapide : chaque tome se lit en moins d'un quart d'heure. Ça fait presque album jeunesse plutôt que manga, d'autant que tout est en couleurs pastels.
Au premier abord, ça peut paraître un peu léger, voire simpliste, mais ce n'est jamais niais. Les dialogues restent naturels, pas bébêtes, et le petit voile de mystère autour de Coco, des chats et de cet univers donne quand même envie de savoir où tout ça mène. Du coup, même en tant qu'adulte, je ne me suis pas senti complètement exclu. Et d'ailleurs, c'est assez difficile de classer le public cible de la série car le graphisme fait penser à un public de moins de 10 ans, mais l'intrigue n'est pas si enfantine que ça. C'est souvent le souci avec les Kodomo que les lecteurs occidentaux ont du mal à situer clairement.
Par contre, il faut reconnaître que sur cinq tomes, il ne se passe pas grand-chose de vraiment marquant. L'histoire avance à tout petits pas, très calmement, sans vrai pic d'intensité. On est plus dans la tranche de vie magique et contemplative que dans l'aventure. C'est agréable, doux, parfois charmant, mais rarement passionnant.
Au final, j'ai trouvé ça mignon, tranquille, et facilement lu, mais la série manque un peu de relief pour vraiment marquer. Sympathique, sans plus.
Bon moment, le personnage du gastronome et de sa cuisinière forment un binôme parfait. Les amis du bourgeois et ce dernier vont bien ensemble, et ce qui est bien, c'est que ni la dame, ni les amis, ne vont tenter de détacher notre bon vivant d'un des pôles de sociabilité de sa vie. Quelle harmonie ! Sinon, tout a été dit sur cette ode à la bonne nourriture et au partage. Cependant, je dois bien admettre avoir préféré le partage des Gaulois dans le banquet final d'Astérix, et les dessins et les descriptions des vins dans Les gouttes de Dieu !
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Le Passage intérieur
Même si je sais que je ne ferai jamais ce genre de voyage, cet album me l’a fait fortement regretter, tant il donne envie de se lancer dans ces vastes espaces où la nature garde encore une part de sa sauvagerie, et en tout cas toute sa beauté. Le titre de l’album peut se lire littéralement, mais aussi comme une expérience intérieure, une sorte de purge/purification permettant aux trois copains participant à cette expédition en Kayak entre Canada et Alaska de « faire le point » sur leur vie, mais aussi de lui donner du sens. Au fil de la préparation de ce périple, et durant la présentation du voyage, tout un tas d’informations nous sont livrées. Informations techniques, conseils pratiques, mais aussi observations sur la faune, les conséquences du réchauffement climatique, etc. Du militantisme qui passe bien et se glisse parfaitement dans le récit. Quant au dessin, il est vraiment très chouette, beau, et rend bien grâce à la beauté de la nature environnant ce voyage – que ce soient les animaux croisés, mais aussi les superbes paysages. Mon seul regret, moi qui suis vraiment captivé par les sociétés Haïdas ou Tlingit, c’est qu’ils n’apparaissent que comme des « rêves ». Leurs totems, leurs masques à fonction symbolique m’auraient enchantés – mais le trajet de nos trois voyageurs ne passait semble-t-il pas par ce qu’il reste visible de ces sociétés. Chouette lecture en tout cas. Note réelle 3,5/5.
KIFF
La recette de Sulfur s'essouffle, je crois. Les dessins continuent très bons au quatrième tome mais les histoires et personnages sont presque toujours les mêmes. Il y a une nouveauté quand même: une fille munie de bite. Sinon n'y a pas de grandes surprises... c'est une valeur sûre et on sait a quoi s'attendre.
Le Monde d'Azaria
La première page nous présente le « Monde d’Azaria » (ou « Pays des démons ») comme divisé en deux entités : le Nord semble-t-il dirigé par des Humains, et le Sud dirigé par le Roi des Gorets et ses filles. Cet album inaugural se déroule uniquement dans le palais du roi des Gorets, et nous suivons essentiellement ses enfants, surtout l’une des filles, Winnefried de Dracone. Les autres personnages croisés, de diverses origines (Elfes, Ogres, Démons, Humains) sont essentiellement là pour satisfaire Winnefried et sa fratrie, franchement obsédés par le sexe ! L’univers est relativement original pour une série porno, même si je m’attendais à ce qu’il soit davantage exploité (j’espère que ce sera le cas dans les prochains albums – la série étant prévue en trois tomes), pour donner un peu plus de consistance au récit (petite frustration à ce niveau pour le moment). Il y a un peu d’humour. Surtout entre Winnefried et quelques membres de l’administration royal, ou lorsque sa nounou Frida – femme forte dans tous les sens du terme ! – intervient, frustrée d’être laissée à l’écart des orgies curiales. La principale originalité de cette série vient du travail graphique de l’auteure (que je découvre ici). En effet, son travail – informatique semble-t-il – donne un rendu hyperréaliste étrange, mais pas inintéressant. Du coup certains personnages avec ce rendu m’ont fait penser à de l’animation (« Shrek » ou l’elfe Dobby dans « Harry Potter » - je pense que ça dû visuellement influencer l’auteure). Un début original, mais qui mériterait d’être densifié par la suite. Mais c’est visuellement attractif. Je précise que les scène s de sexe sont bien rendues – et que le dessin en général est de très bonne qualité.
Les Lumières de l'Aérotrain
Avec cet album, on retrouve avec plaisir le trait énergique et dynamique de Johann Corgié, je j’avais déjà remarqué – et apprécié - dans la série Vermines. Son dessin, à la fois précis et expressif, donne une vie intense aux paysages et aux personnages, et vous transporte dans une aventure visuelle magnifique. Vos pupilles vont se dilater de plaisir. Mais c’est surtout le cheminement narratif de l’album qui surprend et séduit. Après des débuts très tranquilles, presque contemplatifs, l’histoire bascule progressivement vers une atmosphère plus sombre, plus mystérieuse. Cette évolution, subtile et bien menée, confère à l’album une profondeur inattendue, mêlant poésie et une pointe de noirceur qui intrigue et fascine. C’est précisément cet enchaînement d’événements, cette lente montée en tension, qui rend la lecture de cet album aussi captivante. On se laisse porter par l’histoire, entre nostalgie et suspense, jusqu’à un dénouement final. Cet album est à savourer sans modération - bien installé dans son canapé - idéalement durant une journée pluvieuse où l’on a envie de s’évader dans un récit à la fois doux et envoûtant, porté par un dessin qui ne laisse pas indifférent. Un album 3 étoiles.
Coco - L'île magique
Coco, une petite apprentie sorcière maladroite, incapable de maîtriser ses pouvoirs, qui provoque plus de catastrophes que de miracles, rencontre un chat mystérieux, habitant d'une cité dans le ciel, qui a besoin de l'aide magique de la jeune fille pour pouvoir y retourner. Une petite trame de magie et de secrets se met en place, tranquillement, tome après tome. Visuellement, l'ensemble est très mignon, presque enfantin. Le dessin est rond, simple, parfois même très minimaliste, surtout dans les décors et les costumes à la limite du simpliste. Les pages sont très aérées, peu bavardes, avec beaucoup d'espace, ce qui rend la lecture rapide : chaque tome se lit en moins d'un quart d'heure. Ça fait presque album jeunesse plutôt que manga, d'autant que tout est en couleurs pastels. Au premier abord, ça peut paraître un peu léger, voire simpliste, mais ce n'est jamais niais. Les dialogues restent naturels, pas bébêtes, et le petit voile de mystère autour de Coco, des chats et de cet univers donne quand même envie de savoir où tout ça mène. Du coup, même en tant qu'adulte, je ne me suis pas senti complètement exclu. Et d'ailleurs, c'est assez difficile de classer le public cible de la série car le graphisme fait penser à un public de moins de 10 ans, mais l'intrigue n'est pas si enfantine que ça. C'est souvent le souci avec les Kodomo que les lecteurs occidentaux ont du mal à situer clairement. Par contre, il faut reconnaître que sur cinq tomes, il ne se passe pas grand-chose de vraiment marquant. L'histoire avance à tout petits pas, très calmement, sans vrai pic d'intensité. On est plus dans la tranche de vie magique et contemplative que dans l'aventure. C'est agréable, doux, parfois charmant, mais rarement passionnant. Au final, j'ai trouvé ça mignon, tranquille, et facilement lu, mais la série manque un peu de relief pour vraiment marquer. Sympathique, sans plus.
La Passion de Dodin-Bouffant
Bon moment, le personnage du gastronome et de sa cuisinière forment un binôme parfait. Les amis du bourgeois et ce dernier vont bien ensemble, et ce qui est bien, c'est que ni la dame, ni les amis, ne vont tenter de détacher notre bon vivant d'un des pôles de sociabilité de sa vie. Quelle harmonie ! Sinon, tout a été dit sur cette ode à la bonne nourriture et au partage. Cependant, je dois bien admettre avoir préféré le partage des Gaulois dans le banquet final d'Astérix, et les dessins et les descriptions des vins dans Les gouttes de Dieu !