Les derniers avis (6 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Toutes pour un (Les Gardiennes d'Aether)
Toutes pour un (Les Gardiennes d'Aether)

Une série (qui a finit comme un one-shot...sympa pour ceux qui avait acheté le premier tomer !) pas trop mal qui vise clairement le public ados fan de mangas shonen. En effet, on retrouve un récit d'aventure remplis d'actions et d'humour et des personnages très archétypes. Rien que le fait que le héros soit le seul male du groupe et que bien sur toutes les filles vont avoir des sentiments pour lui fit très cliché. Il y a même parmi les trois filles une amie d'enfance qui aime déjà le héros au début de l'histoire ! J'avoue que j'ai été surpris qu'il ne touche pas accidentellement leurs seins ou qu'il rentre dans une salle où elles se changeaient. Bref, le scénario est purement accès sur le divertissement et il ne faut pas chercher un scénario qui renouvellera le genre ou qui sera profond. Je trouve cela un peu dommage parce qu'il y a du potentiel dans le scénario, mais le récit va trop souvent trop vite et c'est un peu décousu. Cela se laisse tout de même lire. L'humour fonctionne parfois, les personnages sont un peu attachants et le dessin est dynamique. C'est surtout un album que je conseil pour un public jeune parce que je pense que plusieurs lecteurs adultes vont s'ennuyer.

13/04/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
Couverture de la série Éclore
Éclore

Alors alors... Je suis rentré dans cette bd assez enthousiaste. J'avais beaucoup aimé l'adaptation de Le Choeur des femmes faite par la même autrice, et c'est le genre de sujet que j'affectionne. Et j'avoue que j'ai beaucoup aimé le début. Je l'ai trouvé touchant, bien amené, j'ai aimé suivre le parcours de Aude Mermilliod dans sa construction et sa reconstruction. J'aime en plus beaucoup le dessin, qui est rond, réconfortant. Les couleurs également un peu pastels et claires sont très dans le ton, et elles deviennent de plus en plus vives au fur et à mesure du livre (ça, j'avoue que je viens seulement de le remarquer), au fur et à mesure que l'héroïne se libère et s'accepte. Mais le problème, c'est que 260 (!) pages, c'est long. Un peu trop long. Certaines histoires trainent un peu, l'histoire a du mal à enchainer, et du coup, l'émotion se perd. Au milieu du récit, dans la partie qui se passe au Canada et celle juste après, j'ai du me forcer pour continuer, car je commençais un peu à m'ennuyer. Comme Ro, j'ai aussi parfois eu un peu de mal à suivre certains choix, et pareil, ça m'a un peu fait perdre en émotion. Finalement, j'avais quand même envie d'arriver au bout, de voir comment elle a finalement réussi à arriver au bout de ce chemin, comment tout ce cheminement intérieur a fini. Et je me suis remis dedans dans la dernière partie, toujours aidé par ce dessin tout chaud que j'aime beaucoup, et, quand même, par le propos global que je trouve important et inspirant, l'histoire d'une femme qui a cherché, pendant toutes ces années, à s'épanouir dans ses relations, à accepter son corps et elle-même. Je trouve ça quand même assez inspirant, même si comme dit plus tôt j'aurais sûrement été plus touché si le récit avait été un peu plus nerveux et si je m'étais un peu plus retrouvé chez l'héroïne, notamment au niveau du caractère. En tout cas, je compte bien lire les autres bds de Mermilliod, tant les sujets qu'elles semblent aborder m'intéressent.

13/04/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
Couverture de la série Lever l'encre
Lever l'encre

Je ne suis clairement pas fan de tatouages, je n'en ai aucun, mais j'ai toujours trouvé les histoires autour et la culture qui s'en est développée assez interessantes. Je me souviens d'une expo sur le tatouage que j'avais beaucoup aimée au quai Branly, où j'avis un peu découvert toutes ces manières de faire, ces différences culturelles, de techniques, etc. Alors quand j'ai vu cette bd à la bibli, d'un auteur que j'aime en plus beaucoup, je n'ai pas trop hésité. Le tout se lit très facilement et est très fluide. J'aime bien la narration de Cookie Kalkair, qui a je trouve un ton particulier, je ne saurais pas trop le définir, mais ça me plait bien. Il a une façon de raconter ses histoires (je crois que tout ce que j'ai lu était autobiographique) très fluide, touchante quand il le faut et teintée d'humour. Il nous raconte dans cette bd l'histoire de certains de ses tatouages, comprenant le contexte autour, le tatoueur, son style, etc. Je l'ai dit, ça se lit bien et ce n'est pas du tout rébarbatif, même si on n'est pas passionné par le tatouage et qu'on n'y connaît rien. Une lecture sympathique donc, même si je n'ai pas été embarqué avec l'auteur autant que je l'aurais été si j'avais été passionné. En ce qui concerne le dessin, j'aime beaucoup le style, qui est un peu moins à maturité que sur ses dernières productions, l'expression des personnages restant une force et quelque chose qui marche très bien. La couleur toute rouge orange des pages m'a un peu gêné au début, je trouve que ça perd un peu l'oeil. Mais je m'y suis vite fait. Une bonne petite lecture dans le RER pour ma part.

13/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Wikipanda
Wikipanda

La série s'inspire à la base de la Rubrique-à-Brac de Gotlib, avec ce principe de départ consistant à répondre avec humour à des questions animalières supposément envoyées par des lecteurs. Mais dans les faits, elle se rapproche davantage du travail de Marion Montaigne (Tu mourras moins bête), puisqu’elle propose un vrai contenu informatif, avec des explications scientifiques et des anecdotes intéressantes sur les animaux. Le problème, c’est que l’équilibre entre humour et information ne fonctionne pas toujours très bien. L’ensemble est moins débridé et absurde que chez Gotlib, mais aussi moins percutant dans son comique que Marion Montaigne. L’humour reste souvent assez enfantin et, à mes yeux, pas toujours très efficace, même si certains passages m’ont fait sourire, notamment l’article sur les pigeons voyageurs. Côté contenu, j’ai trouvé qu’il y avait malgré tout de vraies choses à apprendre, ce qui rend la lecture agréable et parfois instructive. En revanche, la présence d’informations volontairement fausses, disséminées parmi les vraies sans être clairement identifiées comme des blagues, m’a un peu gêné, comme par exemple dans la page sur les cris des animaux. Cela peut prêter à confusion quand on ne sait pas toujours facilement distinguer le vrai du faux, ce qui me semble problématique, surtout pour un jeune lectorat. Si j'aime bien l’idée de départ d'articles informatifs et humoristiques sur les animaux, je suis un peu mitigé sur l’efficacité de l’humour et sur ce mélange parfois flou entre vulgarisation et fantaisie.

13/04/2026 (modifier)
Couverture de la série Migrasyon
Migrasyon

Je suis d’accord avec Gaston. Cette histoire d’immigrés haïtiens (en tout cas celle des parents du narrateur) et de ses rapports avec la société québécoise, a des côtés intéressants, attachants. Mais aussi un traitement qui ne m’a pas vraiment convaincu. La narration est un peu trop décousue. Mais le dessin, pourtant très lisible et pas désagréable en lui-même, ne me paraît pas forcément adapté à ce type de récit. C’est plus un dessin que j’aurais vu sur des récits d’action ou d’humour (voir les mimiques des personnages, souvent surjouées). Mais là, sur ce type de récit, il y a je trouve un petit décalage à ce niveau entre le côté graphique et l’histoire elle-même. Bon, cela dit, la lecture n’est ni inintéressante ni déplaisante, et le travail éditorial de La Pastèque est, comme très souvent, très bon, avec couverture et papier épais. Note réelle 2,5/5.

13/04/2026 (modifier)
Couverture de la série En toute conscience
En toute conscience

Sur un sujet clivant et casse-gueule (« l’assistance à l’interruption volontaire de vie »), cet album nous propose quelque chose d’intéressant et de réussi. La mise en page et la narration sont aérées. Le dessin se focalise surtout sur les personnages – leurs visages essentiellement – sans que cela ne soit frustrant. Inspirée de faits réels, l’intrigue tourne autour de quelques personnages, membres d’une association, « En toute conscience », qui aide et accompagne les personnes désireuses « d’en finir », en leur fournissant un moyen « un poison » et une assistance psychologique (ainsi qu’à leurs proches). Un grain de sable arrive lorsqu’un jeune homme les contacte, voulant se suicider après un chagrin d’amour : c’est l’occasion pour tout le monde de réfléchir, ceci posant un « cas de conscience » (« normalement » seuls de vieilles personnes contactent l’association). Si le fond est noir et le sujet sensible, le traitement relativement « léger » dans le ton permet d’éviter la pathos, et de laisser le lecteur à ses questionnements, tout en nourrissant un débat salutaire, loin des caricatures et de la propagande hargneuse des Eglises (fortement critiquée par plusieurs personnages). Note réelle 3,5/5.

13/04/2026 (modifier)