Les derniers avis (7 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Thorgal Saga - Shaïgan
Thorgal Saga - Shaïgan

2.5 Je suis un peu confus par rapport à cette collection sur Thorgal. Je pensais que c'était une collection vu par où les auteurs pouvaient montrer leur version d'un personnage connu comme c'est le cas avec Spirou et Lucky Luke. Le premier tome de Thorgal Saga, Adieu Aaricia, était selon moi comment un vu par devrait être avec un auteur qui fait des trucs qu'on en verrait pas dans la série mère. Puis dans le second tome, Wendigo, on indique que l'aventure se passe après tel album de la série....Bon vu que Thorgal est une série où les personnages vieillissent j'imagine que c'est normal de ne pas perdre le lecteur et d'indiquer où ça pourrait hypothétiquement ce passé si c'était un album de la série mère....et là dans ce troisième one-shot on a droit à des auteurs qui ont non seulement déjà travaillé dans la série, mais en plus ça se passe clairement dans une période de la série-mère avec mêmes des renvois de bas de pages pour d'autres albums de la série ! Donc voilà on n'est pas dans un album où un auteur présente sa vision du personnage, ce qui me semblait être le principal d'intérêt de ce type de collection. Alors on a donc un album qui est juste un autre album de plus avec Thorgal. On retrouve les défauts et les qualités de cette série. Il y a des scènes que j'ai bien aimées et le reste m'a laissé un peu indifférent comme c'était déjà le cas avec la série originale. Cela fait longtemps que j'ai lu un album de Thorgal alors peut-être que ma mémoire fait défaut, mais le personnage de Kriss de Valnor m'a semblé encore plus caricatural que dans la série originale. Il y a des scènes qui semblent exister juste pour montrer que Kriss est vraiment très méchante. Quant à Thorgal l'amnésique, son comportement envers Kriss change tellement souvent qu'il semble bipolaire. Peut-être que c'était déjà comme ça avec Van Hamme, je m'en souviens pas bien, mais ce n serait pas la première fois que Yann dénature la personnalité de personnages connus.

25/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Rei Sen Pacifique
Rei Sen Pacifique

Une série qui n’est pas des plus originales – même si Speltens a choisi ici de ne traiter la guerre que du côté japonais – mais qui ravira à coup sûr les amateurs de la période et de ces théâtres d’opération (la seconde guerre mondiale dans le Pacifique), et ceux que l’aviation militaire et les combats aériens passionnent. En effet, le dessin de Speltens est vraiment très bon. Un chouia figé pour les personnages, mais son trait est précis et agréable à l’œil. Et les avions sont vraiment très bien représentés – comme souvent pour les auteurs de cette collection Cockpit (mais ici on est plutôt dans le haut du panier). En fin du premier album, Speltens nous donne même à voir chaque type d’avions représentés dans la série, avec une fiche technique. Concernant l’intrigue, elle se laisse lire agréablement elle aussi. Le contexte est bien rappelé avec deux pages en début de chaque album qui rappellent les enjeux et les principaux événements, et de belles cartes permettent aux lecteurs qui ne situeraient pas les lieux nommés de s’y retrouver aisément. Vu du point de vue des Japonais – et en particulier d’un pilote, Daisuke – la série commence là où l’élan japonais s’essouffle, à partir du printemps 1942, Midway, puis Guadalcanal, et enfin Iwo Jima et la défait dans le dernier tome encore à paraître. Speltens montre bien que, malgré la censure et l’implacable discipline imposée à tous (poussant au suicide tous ceux qui ne peuvent plus combattre – rendre étant inenvisageable), il devient rapidement évident que la supériorité américaine amène une fin inéluctable. Daisuke est un pilote courageux, discipliné, mais cela ne l’empêche pas de se poser des questions, et de ne pas être aveugle face à la réalité : ses compagnons meurent en grand nombre. La narration est un peu lente, et l’intrigue manque sans doute un peu de densité (Speltens tente de pallier ce manque dans le deuxième tome avec un long passage au Japon, lorsque Daisuke bénéficie d’une convalescence). Mais ça reste quand même une série sympathique, et chouette à regarder.

25/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Dilemma (Clarke)
Dilemma (Clarke)

Je ne dis pas que les philosophes ont raison de se lancer dans leur manipulation historique, mais l'intrigue se laisse lire et les dessins ne sont pas mal et puis… il ne faut pas croire que les philosophes de l'Antiquité étaient majoritairement pour la démocratie, ni s'imaginer qu'un Grec, philosophe ou pas, en avait grand-chose à faire de ce qui pouvait bien arriver aux Barbares. Bon sang, personne ne veut de cours, mais pour faire court, on dira que sans des explications, le recours, le lecteur peut trainer du ressentiment infondé de page en page, l'auteur, est-il un crétin, ou me prend-il pour un crétin ? Ben non, dès l'Antiquité, bien des philosophes faisaient leur cour à d'autres que Périclès, et cela ne s'est pas arrangé après. Je vous engage à lire Le philosophe et le tyran, de Delacompagne, cela montre quelque chose des affinités entre le pouvoir et la philosophie. Bref, quoiqu'il en soit, montrer deux évolutions historiques différentes n'est pas mal si on n'atteint pas Le Maitre du Haut Château de K Dick ! En plus, il y a un petit côté je choisis l'amour ou le devoir, dont je me souvenais mal, comme je m'en suis rendu compte en lisant un autre commentateur. Quand on a lu quelque chose depuis trop longtemps, ça arrive. J'ai donc effacé une partie de mon commentaire et remercie celui qui en a parlé, et d'ailleurs tous les aviseurs pour leurs interventions.

25/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Thorgal Saga - Adieu Aaricia
Thorgal Saga - Adieu Aaricia

2.5 Je n'ai jamais été un grand fan de Thorgal, mais il y a quelques albums de la série et des spin-off que je trouve corrects, et cela faisait longtemps que j'avais lu un album Thorgal, alors je me suis dit pourquoi ne pas lire certains albums de cette nouvelle collection où des auteurs peuvent faire ce qu'ils veulent avec l'univers du Viking de l'espace. On retrouve donc un Thorgal vieux qui vient de perdre sa tendre épouse et qui se retrouve dans le passé après avoir été piégé par le méchant serpent avec un nom trop compliqué pour que je m'en souvienne. On va donc aussi voir Thorgal et Aaricia jeunes, ainsi que le méchant père de cette dernière. Les meilleurs moments sont ceux où l'auteur prend des risques avec l'univers pour se l'approprier. Le problème est que ça se situe au début et à la fin de l'album. Le milieu est une aventure correcte, mais un peu poussive, avec des facilités (Thorgal est encore en forme pour un vieillard !). Ça se termine lorsqu'il se passe un événement qui risque de choquer quelques fans et j'aurais bien aimé voir ce qui se passe ensuite. Sinon, j'ai bien aimé le dessin qui est dans l'esprit de la série.

25/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Tante Henriette ou l'Eloge de l'Avarice
Tante Henriette ou l'Eloge de l'Avarice

Ce n'est pas palpitant mais a le mérite de dédiaboliser les avares - ou économes ? Autrefois, on pensait qu'il ne fallait pas jeter et que "la meilleure maison d'Auvergne s'est fait par l'épargne". De nos jours, on est conduit à dépenser plus qu'on a, avec comme menace le surendettement pouvant faire un grand mal à des individus voire à des nations entières. Autrefois, on se demandait toujours comme ne pas dépenser, sauf quand on était un noble à Versailles ou autre qui devait tenir son rang avec le recours de se faire donner quelque chose par le roi ou de se marier avec quelque riche roturière tout en la méprisant. Donc, du point de vue d'autrefois, une personne dont nul ne dépendait, ni enfant, ni domestique qui puisse se sentir lésé, une telle personne dépensant peu n'était pas si mal vue que cela. Et sur un plan plus affectif, si on a eu des grands parents de ce genre sans être avide de leur argent et qu'ils vous ont aimé, on ne trouve pas leur avarice monstrueuse. Je trouve que la bd montre bien cette relation de même qu'elle entre dans la logique de la vieille dame. Enfin, on n'aime pas souvent les avares, mais on ne leur nuit pas trop… Moi, j'attends une bd qui montre combien on pousse les gens à dépenser, et comme cela fait que des malheureux se trouvent mis sous tutelle. Eh oui, on se moque moins de ceux qui dépensent trop ! Mais en revanche, on ne les rate pas, notamment les personnes âgées. Comme je les plaints ! Trop souvent en maison de retraite trop souvent avec des abus et trop souvent sous tutelle… Alors voir une veille avare en liberté, ou même une Carmen Cru, moins réaliste sans doute, mais qui m'a bien amusé, c'est en somme réconfortant.

25/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Mort vivante
La Mort vivante

Dans un futur où l'humanité s'est réfugiée sur Mars, une femme endeuillée, réfugiée dans un vieux château, tente de ramener sa fille à la vie avec l'aide d'un scientifique contraint de repousser les limites de la biologie. Graphiquement, c'est une vraie réussite. Le dessin est somptueux, avec un travail de hachures et de rayures qui évoque fortement la gravure ancienne. Ce style donne une identité visuelle très forte à l'album, à la fois froide, précise et profondément immersive. Cela m'a rappelé le travail d'Andreas sur Cromwell Stone que j'adore, avec cette même capacité à créer une atmosphère dense et presque hypnotique. Profitant de ce superbe dessin, j'ai beaucoup apprécié les deux premiers tiers de l'album. L'intrigue y est posée avec rigueur, dans un cadre intrigant et maîtrisé, presque hors du temps, et je me suis laissé porter sans difficulté malgré un certain classicisme et un lien avec Frankenstein parfois un peu trop appuyé. J'ai en revanche eu plus de mal à percevoir clairement le rattachement à l'univers de Niourk, au point de le trouver assez artificiel dans un premier temps, comme s'il s'agissait davantage d'un prétexte que d'une véritable continuité. Malheureusement, le dernier tiers de l’album m'a complètement déçu. Le récit bascule dans quelque chose de beaucoup plus excessif et, à mes yeux, beaucoup moins maîtrisé. L'intrigue prend une tournure presque série B, mêlant horreur et science-fiction de manière grossière, où tout devient possible et surtout trop facile pour l'antagoniste. C'est trop irréaliste et surtout en décalage total avec l'élégance et la retenue de la première partie. Cela me laisse sur une impression contrastée, entre la fascination d'un début captivant, porté par une direction artistique remarquable et une ambiance maîtrisée, et la forte déception d'une conclusion qui dilue tout ce qui faisait la force du récit pour basculer dans quelque chose de presque grotesque et facile. Au final, c'est la déception qui prime à mes yeux. note : 2,5/5

25/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Equipée du siècle
L'Equipée du siècle

Dans une uchronie rétrofuturiste située au début du XXe siècle, on suit Maddie, jeune inventrice, et Lewis, motard cascadeur un peu marginal, engagés dans une course transcontinentale à travers les États-Unis. L’enjeu : déterminer quelle technologie dominera les transports de demain, avec en toile de fond l’opposition entre une innovation plus propre et des intérêts financiers déjà largement acquis à la cause du pétrole. Le dessin est sans doute l’un des aspects les plus marquants de l’album. Les décors, presque vectoriels, très propres et géométriques, contrastent avec des personnages plus typés animation avec un trait un peu anguleux évoquant celui d'Olivier Vatine. Il en résulte un style assez singulier, avec une vraie identité visuelle. J’ai trouvé cela intéressant et plutôt réussi, même si je comprends que cet aspect numérique pourrait rebuter tant il peut paraître froid ou artificiel par moments. Sur le fond, on est face à un récit d’aventure et d’action clairement orienté vers un public adolescent. La grande course qui structure l’histoire évoque un peu Les Fous du Volant, avec une galerie de concurrents et de machines lancés à toute vitesse à travers des environnements variés. L’intrigue reste assez classique, avec des outsiders opposés à de puissants intérêts financiers peu scrupuleux, mais elle fonctionne : le rythme est soutenu, les personnages sont sympathiques quoique certains un peu trop manichéens, et l’ensemble se lit avec plaisir. En revanche, quelque chose m’a vraiment manqué dans la narration. Si l’on nous présente rapidement les grandes figures industrielles qui financent les différents concurrents, on ne bénéficie jamais d’une explication claire des technologies en jeu, ni d’une identification précise des pilotes et de leurs véhicules. On comprend progressivement qui est qui au fil de la lecture, mais cela reste flou. C’est dommage pour un récit centré sur une course, où l’on a justement envie de savoir clairement quels concurrents s’affrontent et avec quels atouts, afin de mieux s’impliquer dans la compétition. Cela reste donc une lecture sympathique, dynamique et accessible, portée par un univers visuel original, mais qui manque un peu de clarté et de précision dans sa mise en scène pour pleinement embarquer le lecteur dans sa course.

25/03/2026 (modifier)