Le dessin n'est pas d'une nullité absolue mais c'est l'histoire qui porte la lecture. Découvrons les aventures d'une lesbienne flamboyante à une époque où une telle audace détonnait. Bien sûr, c'était plus facile en héritière fortunée que dans une situation moins avantageuse mais attendez… Elle avait déjà deux handicaps sociaux : femme et homosexuelle, désolé, mais plus les obstacles s'accumulent, moins il y a de probabilités qu'on les surmonte. Ce qui fait que les riches ont l'utilité sociale éventuelle de pouvoir être en avance sur les mœurs et de faire de l'art ou du mécénat voire les deux comme Caillebotte qu'on redécouvre de nos jours.
Bref, avec notre héroïne, on n'est donc pas dans le misérabilisme, mais dans l'aventure réjouissante, par moment, j'avais l'impression d'être dans un film de cap et d'épée. D'accord, je ne me souviens pas de duel, mais il y a la passion des navires et la gouvernance fantasque mais somme tout assez efficace et humaniste d'une île. A présent, après sa mort, notre héroïne a l'utilité sociale de montrer que l'émancipation féminine et homosexuelle remonte plus loin qu'on peut le penser et donc conforter les personnes défendant leur droit, puisque tout le monde se cherche des précurseurs. J'imagine qu'une célébrité élogieuse et utile ne lui déplairait pas, mais franchement, le dessin aurait pu et dû être mieux.
Une lecture sympathique, mais qui au final m’a laissé un peu sur ma faim.
Disons que les deux auteurs font le boulot, ne trahissent pas l’univers originel et usent plutôt bien des personnages (même si Spirou - et à un degré moindre le Marsupilami - sont ici en retrait).
En fait le début est même très dynamique et amusant, avec un Fantasio au meilleur de sa forme, titillé par une Seccotine espiègle, la rencontre des deux proposant quelques saillies et gags réussis.
Hélas, si Trondheim réussit quand même à bâtir une aventure qui se laisse lire, le rythme baisse singulièrement par la suite, c’est à la fois plus mou et plus creux, on s’enlise dans le désert (il est vrai que le quasi huis-clos au milieu du désert n’aide pas à renouveler l’intrigue).
Il n’y a pas de vrais méchants. Rodrigo et Sofia paraissent trop artificiels dans leurs réactions – et leur attitude change parfois du tout au tout sans nuance. Et du coup, alors que l’antagonisme entre Fantasio et Seccotine tourne en rond, le lecteur peine à trouver de quoi s’accrocher.
Restent quelques idées amusantes de Trondheim, mais là aussi, c’est moins fluide que le style Franquin, plus saccadé et inégal.
Les dix dernières pages sont clairement moins captivantes, jusqu’à la chute finale, amusante mais que l’on a vu venir de loin.
Pas déshonorant, mais un album qui n’a pas tenu les promesses entrevues au départ.
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Joe la Pirate
Le dessin n'est pas d'une nullité absolue mais c'est l'histoire qui porte la lecture. Découvrons les aventures d'une lesbienne flamboyante à une époque où une telle audace détonnait. Bien sûr, c'était plus facile en héritière fortunée que dans une situation moins avantageuse mais attendez… Elle avait déjà deux handicaps sociaux : femme et homosexuelle, désolé, mais plus les obstacles s'accumulent, moins il y a de probabilités qu'on les surmonte. Ce qui fait que les riches ont l'utilité sociale éventuelle de pouvoir être en avance sur les mœurs et de faire de l'art ou du mécénat voire les deux comme Caillebotte qu'on redécouvre de nos jours. Bref, avec notre héroïne, on n'est donc pas dans le misérabilisme, mais dans l'aventure réjouissante, par moment, j'avais l'impression d'être dans un film de cap et d'épée. D'accord, je ne me souviens pas de duel, mais il y a la passion des navires et la gouvernance fantasque mais somme tout assez efficace et humaniste d'une île. A présent, après sa mort, notre héroïne a l'utilité sociale de montrer que l'émancipation féminine et homosexuelle remonte plus loin qu'on peut le penser et donc conforter les personnes défendant leur droit, puisque tout le monde se cherche des précurseurs. J'imagine qu'une célébrité élogieuse et utile ne lui déplairait pas, mais franchement, le dessin aurait pu et dû être mieux.
Spirou et Fantasio Classique - Le Trésor de San Inferno
Une lecture sympathique, mais qui au final m’a laissé un peu sur ma faim. Disons que les deux auteurs font le boulot, ne trahissent pas l’univers originel et usent plutôt bien des personnages (même si Spirou - et à un degré moindre le Marsupilami - sont ici en retrait). En fait le début est même très dynamique et amusant, avec un Fantasio au meilleur de sa forme, titillé par une Seccotine espiègle, la rencontre des deux proposant quelques saillies et gags réussis. Hélas, si Trondheim réussit quand même à bâtir une aventure qui se laisse lire, le rythme baisse singulièrement par la suite, c’est à la fois plus mou et plus creux, on s’enlise dans le désert (il est vrai que le quasi huis-clos au milieu du désert n’aide pas à renouveler l’intrigue). Il n’y a pas de vrais méchants. Rodrigo et Sofia paraissent trop artificiels dans leurs réactions – et leur attitude change parfois du tout au tout sans nuance. Et du coup, alors que l’antagonisme entre Fantasio et Seccotine tourne en rond, le lecteur peine à trouver de quoi s’accrocher. Restent quelques idées amusantes de Trondheim, mais là aussi, c’est moins fluide que le style Franquin, plus saccadé et inégal. Les dix dernières pages sont clairement moins captivantes, jusqu’à la chute finale, amusante mais que l’on a vu venir de loin. Pas déshonorant, mais un album qui n’a pas tenu les promesses entrevues au départ.