2,5
Second album de Matt Lesniewski que je lis et cette fois-ci il est aux commandes à la fois du dessin et du scénario.
Son dessin est pas trop mal, même si je ne suis pas particulièrement fan de ce genre de style. Au moins cela va bien pour ce type de scénario trash. Enfin, c'est censé être trash, mais la plupart du temps j'ai surtout vu un récit de science-fiction comme il y en a des milliers. Oui, l'auteur crée un univers un peu bizarre, mais cet aspect du scénario est peu développé. Tout est rapidement survolé (il faut dire qu'il y a plein de pages sans ou avec peu de textes) et le déroulement de l'intrigue est au final cousu de fils blanc. Le scénario s'arrête lorsqu'il devient enfin intéressant.
Encore une fois, j'ai eu l'impression de lire une longue introduction d'une histoire qui n'aura pas de suite. Il faudrait qu'on explique pourquoi plusieurs vieux auteurs de comics et de bd franco-belge étaient capables de raconter plus de choses avec moins de pages que tous ces auteurs modernes des deux côtés de l'océan atlantique, qui prennent une bonne centaine de pages pour au final raconter pas grand chose ?
Un one-shot qui se laisse lire, mais qui ne dépasse jamais le niveau du sympa sans plus pour moi.
Il faut dire que l'intrigue principale est encore une fois une histoire de vengeance. L'héroïne a passé sa vie à traquer le meurtrier de son père et en plus elle a été témoin de son meurtre lorsqu'elle était petite fille, ce qui l'a bien sûr beaucoup traumatisée ! Le déroulement de l'intrigue est pas trop mal vu que l'intrigue va droit au but et évolue à chaque chapitre. C'est juste dommage qu'au final il n’y a pas beaucoup d'originalité dans le scénario. Bien sûr, il y a le fait qu'on mélange cette histoire de vengeance avec les contes que l'héroïne lisait lorsqu'elle était gamine, mais en lisant les révélations du dernier chapitre, je me suis rendu compte à quel point au final ce récit était tristement banal.
C'est pas mauvais, ça se lit bien et le dessin est correct, mais voilà ce n'est pas un comics qui m'a marqué ou que j'ai envie de relire.
Ce que j’avais lu de Pochep précédemment ne m’avait pas vraiment enthousiasmé. Et j’ai un peu entamé cet album à reculons, craignant de n’y trouver qu’un humour laborieux.
Et en fait cette lecture s’est révélée – sans être inoubliable – plutôt meilleure que je ne le craignais. Et déjà, ça ne mise pas tout – et même pas tant que ça en fait – sur l’humour.
Il y a en effet pas mal de noirceur, dans ce petit groupe de personnages que nous suivons, désabusés, tous un peu décalés et pathétiques.
Ils travaillent pour un resto situé au bord de l’autoroute. Un resto qui vient d’ouvrir, mais qui n’a aucun client. Malgré les efforts du patron (fans absolu et névrosé de l’Amérique cliché et profonde) et de ses employés (une cuistot qui a fait des études d’Arts et qui ne jure que par l’art moderne), un serveur friand d’astrologie qui souhaite envoyer les clients dans les étoiles avec leur thème astral – ce qui ferait au moins une étoile à ce resto qui manque de classe…).
En fait c’est à cause de tous ces « efforts » désordonnés et surprenants (qui font fuir les rares clients potentiels).
Mais l’intendante cherche à modifier l’approche marketing et professionnelle, chacun se livrant donc à un examen de conscience – à base de flash-back ressemblant à une analyse psychiatrique.
C’est une comédie douce-amère. Mais ne vous attendez pas à rigoler franchement. Par contre, le récit se laisse lire. Grâce aux personnages à la personnalité souvent étrange – et pas vraiment adaptée au fonctionnement d’un resto.
La chute tourne au happy-end, mais lui aussi est suffisamment décalé pour que ça passe.
L’album fait visiblement partie d’une nouvelle collection Dargaud tournant autour de la bouffe et des restaurants. Cet album l’intègre avec une relative originalité.
Je ne suis un spécialiste ni de la vie ni de l’œuvre de Beckett, même si j’en connais quelques détails, surtout via des critiques ou des correspondances, et si j’ai vu plusieurs pièces de cet auteur irlandais. Le peu que je connais de lui en tout cas me permet de la classer dans les auteurs, voire les personnalités atypiques. Et cet album, malgré ses défauts et/ou ses lacunes (je ne sais pas si c’est avec lui que je vous conseillerais de totalement découvrir le bonhomme), ne me semble pas trahir sa personnalité. Comme pour l’œuvre de Beckett, cet album est un peu sec, et entrer dedans n’est pas aisé.
La narration est très décousue, et surtout pointilliste, et par là même sans doute lacunaire. On saute d’une date à une autre, sans jamais rien développer réellement. Mais si ce type de narration est souvent frustrante et décevante, j’ai moins ressenti ça ici. En effet, c’est presque plus un essai, partial et partiel, qu’une biographie en bonne et due forme.
Bourré de références, de citations (les références se trouvent en fin d’albums), de rencontres (là j’aurais bien aimé voir développées certaines – en particulier avec Cioran, qui n’apparait qu’une fois en fin d’album), l’album parvient quand même, malgré son aspect « sec », à présenter un homme tourmenté, ne recherchant pas la lumière, mais qui n’est pas absent du monde (voir la période de l’occupation).
Disons que cet album est sans doute aride et ceux qui ne sont pas amateur de Beckett ou qui souhaite un récit plus classique vont peut-être avoir du mal à suivre les auteurs espagnols. D’autant plus que les choix graphiques sortent eux aussi de l’ordinaire, avec un dessin et une mise en page stylisés, à la fois sobres et « artistiques ».
Étrange album, pas dénué d’intérêt. Intriguant comme a pu l’être son sujet.
Joseph Dupuche, jeune ingénieur français des années 1930, part avec sa jolie femme tenter sa chance en Amérique du Sud avant de voir son rêve d'expatriation s'effondrer brutalement et de rester bloqué sans le sou au Panama. Entre faillite de la société qui l'emploie, déclassement social, alcool, romance avec une jeune indigène et dérive personnelle, le récit raconte surtout une lente désillusion dans un univers colonial étouffant et inégalitaire.
J'ai trouvé l'ensemble instructif et dépaysant, notamment parce que je ne connaissais pratiquement rien de cette présence française au Panama à cette époque ni de ce mode de vie d'expatriés coincés entre arrogance coloniale, précarité et fascination pour les populations locales. Toute cette dimension historique et sociale fonctionne bien, avec un vrai travail d'ambiance sur les rapports de classe, les hiérarchies raciales et la manière dont certains Européens vivaient dans ces territoires tropicaux.
En revanche, j'ai eu plus de mal avec le personnage principal. Dès le départ, Joseph m'a paru assez antipathique avec son assurance de jeune premier macho typique de l'époque. Puis le personnage glisse assez rapidement vers quelque chose d'encore moins attachant : orgueil, mépris envers sa femme, refus d'assumer certaines réalités, alcoolisme... Tout cela est certainement voulu et cohérent avec le propos de Simenon, mais cette distance permanente m'a empêché de réellement entrer dans le récit ou de ressentir autre chose qu'un intérêt un peu froid pour sa trajectoire.
Le problème est aussi que l'évolution générale de l'histoire m'a semblé assez prévisible. Dès le départ, j'ai eu l'impression de retrouver un schéma déjà vu dans beaucoup de récits sur le colonialisme et les jeunes expatriés idéalistes qui se fracassent contre la réalité des pays tropicaux. Cela m'a par exemple rappelé certains albums de Warnauts et Raives, avec cette même mécanique où les illusions européennes finissent par pourrir dans la chaleur moite des colonies et dans l'alcool.
Graphiquement, c'est plutôt beau, avec un dessin élégant et une vraie capacité à rendre les ambiances moites, les lumières tropicales et la décrépitude sociale des personnages. Je ne suis pas totalement fan du style de Javi Rey, mais il y a incontestablement un vrai soin visuel et une belle cohérence esthétique tout au long de l'album.
J'ai trouvé cette adaptation de Simenon intéressante et bien réalisée, mais sans jamais vraiment être emporté émotionnellement. Cette distance constante que j'ai ressentie avec le personnage principal et le côté assez attendu de sa trajectoire ont fait que j'ai davantage eu l'impression d'observer une mécanique sociale et psychologique bien construite que de vivre réellement le récit avec ses personnages.
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Static
2,5 Second album de Matt Lesniewski que je lis et cette fois-ci il est aux commandes à la fois du dessin et du scénario. Son dessin est pas trop mal, même si je ne suis pas particulièrement fan de ce genre de style. Au moins cela va bien pour ce type de scénario trash. Enfin, c'est censé être trash, mais la plupart du temps j'ai surtout vu un récit de science-fiction comme il y en a des milliers. Oui, l'auteur crée un univers un peu bizarre, mais cet aspect du scénario est peu développé. Tout est rapidement survolé (il faut dire qu'il y a plein de pages sans ou avec peu de textes) et le déroulement de l'intrigue est au final cousu de fils blanc. Le scénario s'arrête lorsqu'il devient enfin intéressant. Encore une fois, j'ai eu l'impression de lire une longue introduction d'une histoire qui n'aura pas de suite. Il faudrait qu'on explique pourquoi plusieurs vieux auteurs de comics et de bd franco-belge étaient capables de raconter plus de choses avec moins de pages que tous ces auteurs modernes des deux côtés de l'océan atlantique, qui prennent une bonne centaine de pages pour au final raconter pas grand chose ?
Crimson flower
Un one-shot qui se laisse lire, mais qui ne dépasse jamais le niveau du sympa sans plus pour moi. Il faut dire que l'intrigue principale est encore une fois une histoire de vengeance. L'héroïne a passé sa vie à traquer le meurtrier de son père et en plus elle a été témoin de son meurtre lorsqu'elle était petite fille, ce qui l'a bien sûr beaucoup traumatisée ! Le déroulement de l'intrigue est pas trop mal vu que l'intrigue va droit au but et évolue à chaque chapitre. C'est juste dommage qu'au final il n’y a pas beaucoup d'originalité dans le scénario. Bien sûr, il y a le fait qu'on mélange cette histoire de vengeance avec les contes que l'héroïne lisait lorsqu'elle était gamine, mais en lisant les révélations du dernier chapitre, je me suis rendu compte à quel point au final ce récit était tristement banal. C'est pas mauvais, ça se lit bien et le dessin est correct, mais voilà ce n'est pas un comics qui m'a marqué ou que j'ai envie de relire.
Donny Diner
Ce que j’avais lu de Pochep précédemment ne m’avait pas vraiment enthousiasmé. Et j’ai un peu entamé cet album à reculons, craignant de n’y trouver qu’un humour laborieux. Et en fait cette lecture s’est révélée – sans être inoubliable – plutôt meilleure que je ne le craignais. Et déjà, ça ne mise pas tout – et même pas tant que ça en fait – sur l’humour. Il y a en effet pas mal de noirceur, dans ce petit groupe de personnages que nous suivons, désabusés, tous un peu décalés et pathétiques. Ils travaillent pour un resto situé au bord de l’autoroute. Un resto qui vient d’ouvrir, mais qui n’a aucun client. Malgré les efforts du patron (fans absolu et névrosé de l’Amérique cliché et profonde) et de ses employés (une cuistot qui a fait des études d’Arts et qui ne jure que par l’art moderne), un serveur friand d’astrologie qui souhaite envoyer les clients dans les étoiles avec leur thème astral – ce qui ferait au moins une étoile à ce resto qui manque de classe…). En fait c’est à cause de tous ces « efforts » désordonnés et surprenants (qui font fuir les rares clients potentiels). Mais l’intendante cherche à modifier l’approche marketing et professionnelle, chacun se livrant donc à un examen de conscience – à base de flash-back ressemblant à une analyse psychiatrique. C’est une comédie douce-amère. Mais ne vous attendez pas à rigoler franchement. Par contre, le récit se laisse lire. Grâce aux personnages à la personnalité souvent étrange – et pas vraiment adaptée au fonctionnement d’un resto. La chute tourne au happy-end, mais lui aussi est suffisamment décalé pour que ça passe. L’album fait visiblement partie d’une nouvelle collection Dargaud tournant autour de la bouffe et des restaurants. Cet album l’intègre avec une relative originalité.
Samuel & Beckett
Je ne suis un spécialiste ni de la vie ni de l’œuvre de Beckett, même si j’en connais quelques détails, surtout via des critiques ou des correspondances, et si j’ai vu plusieurs pièces de cet auteur irlandais. Le peu que je connais de lui en tout cas me permet de la classer dans les auteurs, voire les personnalités atypiques. Et cet album, malgré ses défauts et/ou ses lacunes (je ne sais pas si c’est avec lui que je vous conseillerais de totalement découvrir le bonhomme), ne me semble pas trahir sa personnalité. Comme pour l’œuvre de Beckett, cet album est un peu sec, et entrer dedans n’est pas aisé. La narration est très décousue, et surtout pointilliste, et par là même sans doute lacunaire. On saute d’une date à une autre, sans jamais rien développer réellement. Mais si ce type de narration est souvent frustrante et décevante, j’ai moins ressenti ça ici. En effet, c’est presque plus un essai, partial et partiel, qu’une biographie en bonne et due forme. Bourré de références, de citations (les références se trouvent en fin d’albums), de rencontres (là j’aurais bien aimé voir développées certaines – en particulier avec Cioran, qui n’apparait qu’une fois en fin d’album), l’album parvient quand même, malgré son aspect « sec », à présenter un homme tourmenté, ne recherchant pas la lumière, mais qui n’est pas absent du monde (voir la période de l’occupation). Disons que cet album est sans doute aride et ceux qui ne sont pas amateur de Beckett ou qui souhaite un récit plus classique vont peut-être avoir du mal à suivre les auteurs espagnols. D’autant plus que les choix graphiques sortent eux aussi de l’ordinaire, avec un dessin et une mise en page stylisés, à la fois sobres et « artistiques ». Étrange album, pas dénué d’intérêt. Intriguant comme a pu l’être son sujet.
Barrio negro
Joseph Dupuche, jeune ingénieur français des années 1930, part avec sa jolie femme tenter sa chance en Amérique du Sud avant de voir son rêve d'expatriation s'effondrer brutalement et de rester bloqué sans le sou au Panama. Entre faillite de la société qui l'emploie, déclassement social, alcool, romance avec une jeune indigène et dérive personnelle, le récit raconte surtout une lente désillusion dans un univers colonial étouffant et inégalitaire. J'ai trouvé l'ensemble instructif et dépaysant, notamment parce que je ne connaissais pratiquement rien de cette présence française au Panama à cette époque ni de ce mode de vie d'expatriés coincés entre arrogance coloniale, précarité et fascination pour les populations locales. Toute cette dimension historique et sociale fonctionne bien, avec un vrai travail d'ambiance sur les rapports de classe, les hiérarchies raciales et la manière dont certains Européens vivaient dans ces territoires tropicaux. En revanche, j'ai eu plus de mal avec le personnage principal. Dès le départ, Joseph m'a paru assez antipathique avec son assurance de jeune premier macho typique de l'époque. Puis le personnage glisse assez rapidement vers quelque chose d'encore moins attachant : orgueil, mépris envers sa femme, refus d'assumer certaines réalités, alcoolisme... Tout cela est certainement voulu et cohérent avec le propos de Simenon, mais cette distance permanente m'a empêché de réellement entrer dans le récit ou de ressentir autre chose qu'un intérêt un peu froid pour sa trajectoire. Le problème est aussi que l'évolution générale de l'histoire m'a semblé assez prévisible. Dès le départ, j'ai eu l'impression de retrouver un schéma déjà vu dans beaucoup de récits sur le colonialisme et les jeunes expatriés idéalistes qui se fracassent contre la réalité des pays tropicaux. Cela m'a par exemple rappelé certains albums de Warnauts et Raives, avec cette même mécanique où les illusions européennes finissent par pourrir dans la chaleur moite des colonies et dans l'alcool. Graphiquement, c'est plutôt beau, avec un dessin élégant et une vraie capacité à rendre les ambiances moites, les lumières tropicales et la décrépitude sociale des personnages. Je ne suis pas totalement fan du style de Javi Rey, mais il y a incontestablement un vrai soin visuel et une belle cohérence esthétique tout au long de l'album. J'ai trouvé cette adaptation de Simenon intéressante et bien réalisée, mais sans jamais vraiment être emporté émotionnellement. Cette distance constante que j'ai ressentie avec le personnage principal et le côté assez attendu de sa trajectoire ont fait que j'ai davantage eu l'impression d'observer une mécanique sociale et psychologique bien construite que de vivre réellement le récit avec ses personnages.