Les derniers avis (7 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Al Capone
Al Capone

2.5 Je serais moins enthousiasmé que les autres posteurs. Il faut dire que je connais bien la période de la prohibition incluant la vie d'Al Capone donc on ne peut pas dire que j'ai appris grand chose de nouveau en lisant cet album. Cela n'est pas nécessairement un défaut, je pense que j'aurais arroché si la narration était dynamique, mais ce n'est pas le cas. La mise en scène est un plate, surtout si je la compare aux séries sur la mafia de David Chauvel. L'idée qu'Al Capone narre sa vie à sa mère en se présentant dans la narration comme une innocence victime alors que les images montrent le contraire est rigolo, mais très vite cela devient répétitif et j'ai fini par trouver le temps un peu long. Cela reste toutefois une biographie complète pour ceux qui ne connaisse pas trop la vie d'Al Capone. Je recommande vraiment que pour les lecteurs dont les connaissances sur cette période de l'histoire américaine sont faibles.

16/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Bois Willys (Ziblyne et Bettie)
Bois Willys (Ziblyne et Bettie)

Bois Willys est une bande assez réputée chez les connaisseurs des Humanos. Denis Sire a trouvé son style et emprunte moins à d'autres. La couleur fait son apparition et permet de mettre en valeur les belles carrosseries... Certaines cases font la moitié ou bien l'intégralité d'une planche, on se rapproche de l'illustration par moment. Le troisième et même quatrième degré fait aussi partie des nouveautés hélas (ou tant mieux?) : ça part complètement en sucette à partir de la moitié de l'intrigue et bon courage à celui qui arrivera à y comprendre quelque-chose. De l'espionnage, des androïdes, des pin-up : ça fait donc 3/5, une notation fantaisiste pour un album qui n'en manque pas (de fantaisie, suivez un peu).

16/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Menace diabolique
Menace diabolique

Une bonne petite récréation cette première bande publiée aux Humanos. Denis Sire nous embarque dans un voyage inspiré du raypunk où l'érotisme chic rencontre l'aventure spatiale, où le glamour du récit se mêle aux fantasmes futuristes. J'ai tout de suite pensé à Barbarella de Roger Vadim. C'est intemporel puisque c'est un exercice de style qui ne recherche pas le réalisme. La carte maîtresse de Sire sont les pin-up anachroniques qui fournissent un alibi pour entrainer le héros dans toutes sortes d'aventures. Le format feuilletonesque nuit un peu à la qualité de l'intrigue. Il vaut mieux connaître ce que fait l'auteur avant de se lancer.

16/03/2026 (modifier)
Par Jeanne
Note: 3/5
Couverture de la série Il était une fois l'escalade
Il était une fois l'escalade

Pas mal du tout. Mais un peu trop long et pas accrocheur. Heureusement de magnifiques illustrations et des annexes très instructives.

16/03/2026 (modifier)
Par Patoun
Note: 3/5
Couverture de la série Black Dog - Les Rêves de Paul Nash
Black Dog - Les Rêves de Paul Nash

Une lecture difficile tant le fil narratif m’a paru décousu et complexe. J’avais pourtant beaucoup d’attente pour cette BD après une lecture enthousiasmante de @Raptor… Alors certes, la diversité des techniques graphiques utilisées (dessin, peinture, collage) donne un super résultat, c’est indéniable. De par le style artistique et le thème abordé, j’ai d’ailleurs vu plusieurs similitudes avec le travail du peintre allemand Otto Dix. Toutefois, je trouve que cet aspect prédominant de l’art finit par desservir le récit. J’en viens même à me questionner sur l’intérêt d’utiliser la bande dessinée ici. Un livrable composé de différents tableaux (légendés ou non) aurait été tout aussi pertinent, quitte à le publier par la suite sous forme papier pour une plus large diffusion (dans le cadre de l’hommage à l’œuvre de Paul Nash pour lequel Dave McKean a été sollicité). J’ai finalement une analyse plutôt semblable à celle des précédents aviseurs mais un ressenti qui diverge. Note réelle : 2.5/5 que je pousse à 3 pour l’originalité ainsi que la beauté de certains poèmes !

16/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série L'Homme à la Valise
L'Homme à la Valise

Ce recueil d'histoires humoristiques de Goossens m'a laissé un sentiment mitigé. Il est vraiment trop inégal. Certaines histoires fonctionnent bien et font rire pour peu qu'on se laisse prendre par leur ambiance, comme celle du Petit Poucet ou celle du Comte Karlgraf par exemple. On peut alors s'amuser pleinement de l'absurde, du décalage des dialogues et du sérieux exagéré avec lequel les personnages affrontent des situations ridicules. En revanche, beaucoup d'autres récits sont bien plus mous et peinent à provoquer le moindre rire. L'absurde s'y dilue dans une construction parfois confuse, les gags paraissent étirés ou manquent de chute, et on a parfois l'impression de se traîner d'une planche à l'autre sans réelle surprise. Quant au dessin, il reste sympathique et typique du style de Goossens, avec ses bouilles parfois geignardes ou ridiculement sérieuses, mais cela ne suffit pas à compenser le manque de constance dans l'humour. Bref, ce n'est pas le meilleur de Goossens : quelques bonnes idées et mises en scènes réussies, mais de nombreux épisodes peinent à convaincre, donnant une lecture trop inégale. Note : 2,5/5

16/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Plaisir d'offrir
Plaisir d'offrir

Philippe Vuillemin fait partie des rares auteurs volontairement trash que j'ai fini par apprécier. Son dessin est pourtant tout sauf engageant : un trait extrêmement gras, volontairement sale, avec des personnages difformes, crasseux et souvent répugnants. Les histoires vont dans le même sens : humour noir très gras, scatologique, sexuel, provocateur et constamment borderline. Bref, tout est pensé pour être dégoûtant et agressif. Et pourtant, c'est précisément parce qu'il va jusqu'au bout de cette logique que cela a fini par fonctionner pour moi. Vuillemin ne cherche jamais à adoucir son propos ni à se donner des excuses : il assume un humour politiquement incorrect absolument crasseux, rempli de gags machistes et racistes qui dynamitent le bon goût. J'y ris souvent par le choc frontal, par la violence de la blague et par l'absence totale de filtre. Dans un paysage médiatique devenu hypersensible et souvent moralisateur, ce type d'humour brutal paraît presque rafraîchissant. Il y a chez lui une sorte de nihilisme goguenard qui tire dans toutes les directions et refuse toute forme de respectabilité. Et au-delà de la provocation, il faut aussi reconnaître une vraie efficacité narrative. Les gags sont rapides, secs, percutants, et tombent souvent juste. Même quand c'est excessif ou profondément stupide, le rythme fonctionne. Cela dit, cet album reste pour moi un peu moins marquant que "Hitler = SS", qui avait l'avantage d'un thème unique lui donnant une vraie cohérence. Ici, on est davantage face à un recueil d'histoires plus ou moins longues. Comme souvent dans ce type de compilation, le résultat est forcément un peu hétérogène et plus inégal. C'est du Vuillemin pur jus : sale, méchant, excessif et totalement décomplexé. Mieux vaut savoir exactement dans quoi on met les pieds.

16/03/2026 (modifier)