C'est un album absurde classique, enchaînant les scénettes à chutes au gré d'un fil rouge prétexte. La formule est connue, l'exécution est ici sans grande surprise, et c'est malheureusement le reproche que j'adresserais à l'album.
L'humour absurde a la côte ces dernières années, les créations pullulent et malheureusement la créativité et le renouvellement ne suivent pas toujours. Karibou brillait par ses débuts (Dialogues et Salade César pour ne citer que ses premiers - et ses meilleurs à mes yeux par la même occasion) mais peine à se renouveler je trouve. La magie n'opère plus chez moi, le rythme est prévisible, sans grande prise de risque. Dommage.
Bon, je commence cet avis par un constat amer, celui que l'album est loin d'être révolutionnaire et répète ses quelques bonnes idées sans grande variations ou génie, mais loin de moi de dire que tout est à jeter ici. Même si l'humour s'essouffle au fil des pages les premières m'ont bien fait rire avec cette insistance idiote sur les "anecdotes savoureuses à raconter en soirée" et la déformation et la dramatisation absurde de ce qui n'était à la base qu'un bête cambriolage. L'histoire parodie et critique la machine médiatique, répétant ad nauseam les mêmes pensées, s'acharnant sans cesse sur les mêmes boucs émissaires, quitte à y rattacher tout et (surtout) n'importe quoi. Les chaînes d'info en continu, les journalistes obséquieux avec les puissants et odieux avec l'opposition, le racisme et la xénophobie normalisé-e-s dans l'espace public, … bref, on pointe du doigt l'hypocrisie du discours public d'aujourd'hui.
Mais j'avoue que, au delà-même de l'humour qui s'essouffle (problème tout de même notable quand l'album se veut humoristique), je regrette que la critique ne soit pas aussi acerbe qu'elle aurait pu être. Pas de réel coup de pied dans la fourmilière, de réelle critique ouverte, de proposition de solution (si ce n'est, je l'admets, un passage sur les autres formes de terrorisme déjà en place et normalisées chez nous car alliées au bord politique actuellement en vigueur). Allez, il y a une caricature claire de Pascal Praud, on pointe quand-même du doigt des chaînes comme BFMTV et LCI sans les nommer, ce n'est pas non plus lisse comme critique. J'aurais seulement apprécié quelque chose qui pousse davantage à la réflexion ou bien qui propose de véritables remises en question relativement méconnues.
Bref, un album qui n'est pas mauvais, qui possède même de bons gags, mais qui n'est pas allé aussi loin que ce que j'aurais voulu, tant dans le délire que dans la critique politique et médiatique.
Après Lanfeust de Troy, Lanfeust des Étoiles élargit fortement l’univers imaginé par Christophe Arleston et Didier Tarquin. L’aventure quitte le monde de Troy pour prendre une dimension intergalactique, avec de nouveaux mondes et de nouvelles civilisations.
Même si l’ensemble reste bien réalisé, j’ai personnellement moins accroché que pour la série originale. J’ai trouvé qu’il y avait moins d’humour et que les personnages étaient moins attachants que dans Lanfeust de Troy, qui possédait une fraîcheur et une simplicité qui faisaient tout son charme.
Cela reste une suite correcte et intéressante pour les fans de l’univers, mais pour ma part, la première saga reste largement la plus marquante.
Une BD touchante mais assez simple
Elle raconte l’histoire d’un chiot très laid, abandonné à la naissance, qui tente de survivre et surtout de trouver une famille humaine prête à l’accepter. Ce qui donne un récit original, parfois drôle et parfois émouvant. On suit ce pauvre chiot rejeté dès sa naissance et ses tentatives de comprendre les humains, avec leurs contradictions et leurs caprices.
Le scénario, adapté du roman de Daniel Pennac, fonctionne bien et transmet un message clair sur l’abandon des animaux et la relation entre l’homme et le chien.
Les dessins de Grégory Panaccione sont expressifs et dynamiques, même si le style ne m’a pas particulièrement marqué.
Au final, c’est une BD touchante et agréable à lire, mais l’histoire reste assez simple et peut paraître un peu jeunesse pour certains lecteurs. Une bonne lecture, sans être un album marquant.
Le récit de Spider-Man: Blue est plus intime que les histoires classiques de Spider-Man et revient sur les souvenirs de Peter Parker, notamment sa relation avec Gwen Stacy. L’ambiance mélancolique fonctionne très bien et le dessin de Tim Sale est toujours aussi charmant.
Par contre, j’ai été déçu par le manque d’originalité de l’écriture de Jeph Loeb cette fois-ci. J’ai eu l’impression de lire un copié-collé de Daredevil: Yellow, avec une structure et une approche similaires.
Cela n’enlève pas le plaisir de lecture, mais c’est un peu dommage car l’histoire aurait peut-être pu se démarquer davantage.
J’ai apprécié certains aspects de Freaks Squeele, notamment les dessins, la découpe des cases et le ton général de la BD. L’univers est original et assez moderne, avec un mélange de super-héros, d’humour et d’ambiance étudiante qui fonctionne bien.
La lecture est très rythmée et les personnages sont attachants, ce qui rend l’ensemble agréable à suivre. Cependant, l’histoire ne m’a pas totalement emporté. J’ai l’impression que c’est une BD qui vise davantage un public adolescent.
Malgré cela, je reconnais que l’œuvre reste créative, dynamique et possède une identité graphique forte.
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Braquage et anecdotes savoureuses à raconter en soirée
C'est un album absurde classique, enchaînant les scénettes à chutes au gré d'un fil rouge prétexte. La formule est connue, l'exécution est ici sans grande surprise, et c'est malheureusement le reproche que j'adresserais à l'album. L'humour absurde a la côte ces dernières années, les créations pullulent et malheureusement la créativité et le renouvellement ne suivent pas toujours. Karibou brillait par ses débuts (Dialogues et Salade César pour ne citer que ses premiers - et ses meilleurs à mes yeux par la même occasion) mais peine à se renouveler je trouve. La magie n'opère plus chez moi, le rythme est prévisible, sans grande prise de risque. Dommage. Bon, je commence cet avis par un constat amer, celui que l'album est loin d'être révolutionnaire et répète ses quelques bonnes idées sans grande variations ou génie, mais loin de moi de dire que tout est à jeter ici. Même si l'humour s'essouffle au fil des pages les premières m'ont bien fait rire avec cette insistance idiote sur les "anecdotes savoureuses à raconter en soirée" et la déformation et la dramatisation absurde de ce qui n'était à la base qu'un bête cambriolage. L'histoire parodie et critique la machine médiatique, répétant ad nauseam les mêmes pensées, s'acharnant sans cesse sur les mêmes boucs émissaires, quitte à y rattacher tout et (surtout) n'importe quoi. Les chaînes d'info en continu, les journalistes obséquieux avec les puissants et odieux avec l'opposition, le racisme et la xénophobie normalisé-e-s dans l'espace public, … bref, on pointe du doigt l'hypocrisie du discours public d'aujourd'hui. Mais j'avoue que, au delà-même de l'humour qui s'essouffle (problème tout de même notable quand l'album se veut humoristique), je regrette que la critique ne soit pas aussi acerbe qu'elle aurait pu être. Pas de réel coup de pied dans la fourmilière, de réelle critique ouverte, de proposition de solution (si ce n'est, je l'admets, un passage sur les autres formes de terrorisme déjà en place et normalisées chez nous car alliées au bord politique actuellement en vigueur). Allez, il y a une caricature claire de Pascal Praud, on pointe quand-même du doigt des chaînes comme BFMTV et LCI sans les nommer, ce n'est pas non plus lisse comme critique. J'aurais seulement apprécié quelque chose qui pousse davantage à la réflexion ou bien qui propose de véritables remises en question relativement méconnues. Bref, un album qui n'est pas mauvais, qui possède même de bons gags, mais qui n'est pas allé aussi loin que ce que j'aurais voulu, tant dans le délire que dans la critique politique et médiatique.
Lanfeust des Etoiles
Après Lanfeust de Troy, Lanfeust des Étoiles élargit fortement l’univers imaginé par Christophe Arleston et Didier Tarquin. L’aventure quitte le monde de Troy pour prendre une dimension intergalactique, avec de nouveaux mondes et de nouvelles civilisations. Même si l’ensemble reste bien réalisé, j’ai personnellement moins accroché que pour la série originale. J’ai trouvé qu’il y avait moins d’humour et que les personnages étaient moins attachants que dans Lanfeust de Troy, qui possédait une fraîcheur et une simplicité qui faisaient tout son charme. Cela reste une suite correcte et intéressante pour les fans de l’univers, mais pour ma part, la première saga reste largement la plus marquante.
Cabot-Caboche
Une BD touchante mais assez simple Elle raconte l’histoire d’un chiot très laid, abandonné à la naissance, qui tente de survivre et surtout de trouver une famille humaine prête à l’accepter. Ce qui donne un récit original, parfois drôle et parfois émouvant. On suit ce pauvre chiot rejeté dès sa naissance et ses tentatives de comprendre les humains, avec leurs contradictions et leurs caprices. Le scénario, adapté du roman de Daniel Pennac, fonctionne bien et transmet un message clair sur l’abandon des animaux et la relation entre l’homme et le chien. Les dessins de Grégory Panaccione sont expressifs et dynamiques, même si le style ne m’a pas particulièrement marqué. Au final, c’est une BD touchante et agréable à lire, mais l’histoire reste assez simple et peut paraître un peu jeunesse pour certains lecteurs. Une bonne lecture, sans être un album marquant.
Spider-Man - Bleu
Le récit de Spider-Man: Blue est plus intime que les histoires classiques de Spider-Man et revient sur les souvenirs de Peter Parker, notamment sa relation avec Gwen Stacy. L’ambiance mélancolique fonctionne très bien et le dessin de Tim Sale est toujours aussi charmant. Par contre, j’ai été déçu par le manque d’originalité de l’écriture de Jeph Loeb cette fois-ci. J’ai eu l’impression de lire un copié-collé de Daredevil: Yellow, avec une structure et une approche similaires. Cela n’enlève pas le plaisir de lecture, mais c’est un peu dommage car l’histoire aurait peut-être pu se démarquer davantage.
Freaks' Squeele
J’ai apprécié certains aspects de Freaks Squeele, notamment les dessins, la découpe des cases et le ton général de la BD. L’univers est original et assez moderne, avec un mélange de super-héros, d’humour et d’ambiance étudiante qui fonctionne bien. La lecture est très rythmée et les personnages sont attachants, ce qui rend l’ensemble agréable à suivre. Cependant, l’histoire ne m’a pas totalement emporté. J’ai l’impression que c’est une BD qui vise davantage un public adolescent. Malgré cela, je reconnais que l’œuvre reste créative, dynamique et possède une identité graphique forte.