Bon, il faut quand même accepter pas mal de choses improbables pour suivre jusqu’au bout cette histoire. Le fait qu’une quinzaine de tueurs en séries (tous psychopathes et « spécialistes » d’un type de meurtre – souvent sadique), faisant d’un bled comme Buckaroo une sorte de capitale de la folie (quasiment un parc de loisir sur le thème des serial killers), ou alors les énormes souterrains – et tout ce qui s’y trouve (dont de fausses sculptures aztèques ???) – qui semble avoir une superficie improbable – et une hauteur tout aussi incroyable, voilà quand même des choses que j’ai eu du mal à accepter.
J’ai aussi trouvé répétitif et lassants certains procédés, comme celui des très nombreuses scènes où un personnage dit ou fait quelque chose de surprenant et violent, pour qu’ensuite on découvre que c’est juste quelque chose qu’il imagine, l’action reprenant ensuite comme si de rien n’était.
Ceci étant posé, ça reste une lecture assez dynamique, avec moult rebondissements – autour de l’intrigue, ou des – très – nombreux personnages. Plus l’intrigue avance, plus le lecteur est perdu. Il faut dire qu’avec tous ces tueurs – et un flic aux méthodes d’interrogatoire un peu « musclées », le sang coule…
Pas forcément ma came, mais ça se laisse lire. Mais les répétitions évoquées plus haut et quelques longueurs me faisaient au bout d’un moment attendre la fin avec impatience.
Un one-shot qui contient trois histoires courtes entre-coupé de dialogues entre des philosophes connus qui parle de trucs morbides. C'est verbeux, mais à aucun moment j'ai eu l'impression que les histoires font du surplace. En revanche, lire l'album d'une traite est peut-être une mauvaise. En tout cas, vers la les scènes avec les philosophes ont fini par me lasser un peu.
Foerster montre tout l'étendu de son imagination au travers de ses histoires et son dessin en noir et blanc est toujours aussi superbe. Malheureusement, s'il a beaucoup d'imaginations, il utilise aussi souvent les mêmes thèmes et du coup à force lire ses récits horrifiques, j'ai un peu l'impression qu'il se répète un peu dans les destins tragiques de ses personnages. C'est surtout le cas avec le second récit, au bout d'un moment on comprend très bien comment va finir le personnage principal et du coup j'avais juste envie que ce récit se termine pour qu'on passe à autre chose.
De plus, je pense qu’il n’y a que la première histoire qui m’a vraiment marqué, une critique rigolote et macabre de Noel et comment on ne peut pas échapper à cette période de l’année ! Un album à emprunter donc.
Un album qui selon-moi représente bien les qualités et les défauts de l'œuvre de Foerster.
Parmi les qualités, il y a bien sur le dessin dynamique et si personnel de Foerster que j'aime bien. Le scénario est original et aussi très loufoque (pour accrocher au scénario, il faut vraiment accepter tout ce qui se produits) et lorsqu'on a toutes les explications on voit à quel point l'histoire est tordue. Il y a une bonne galerie de personnages excentriques et il y a de bonnes scènes.
Malheureusement, comme souvent avec Foerster le scénario est aussi très verbeux. Cela ne me dérange pas si c'est bien écrit comme le faisait des scénaristes comme Greg ou Jean-Claude Forest et j'ai déjà apprécié des textes avec beaucoup de textes écrient par Foerster. Le problème est qu'ici le texte verbeux ralenti trop l'action. Au début, je trouvais que cela prenait un peu trop de temps avant que l'action débarque enfin et vers le milieu de l'album je trouvais que l'auteur ralentissait volontairement son récit pour l'étirer inutilement. Cela tourne quand même en rond pendant un moment alors que l'héroïne est présentée comme quelqu'un d'invincible qui peut battre tout le monde facilement.
Cela reste correct, mais ce n'est pas un album que j'aurais envie de relire au complet un jour.
J'ai lu la réédition paru en 2020 dont la colorisation semble différente de la première édition. Cela ne m'a pas dérangé parce que j'aime bien comment sont utilisées les couleurs dans la version que j'ai lue.
Foerster s'approprie le personnage de Pinocchio (et il le refera plus tard avec sa série 'Gueule de bois') et comme les autres posteurs l'ont souligné, ce Pinocchio ressemble plus au monstre de Frankenstein qu'au Pinocchio qu'on connait. Un monstre de Frankenstein qui n'aurait pas été rejeté par son créateur (ou plutôt créatrice ici), mais comme ce Pinocchio ne connait pas sa force et ne comprend pas trop ce qui se passe autour de lui, cela va amener du drame....Le récit est classique, mais efficace. On retrouve un condensé du talent de Foerster et c'est vraiment un album que je recommanderais si on veut un bon aperçu de son œuvre.
Je recommanderais toutefois un emprunt parce que ça se lit un peu trop vite pour que ça soit une lecture marquante et mémorable. Cela reste un bon divertissement.
La principale qualité de cette série est de s’emparer d’une histoire connue de tous, et de la réinterpréter, de façon relativement originale, sans sombrer dans le n’importe quoi ou trop de facilités (même s’il y en a quand même !).
Je ne sais pas si le troisième tome conclut la série, ou un cycle (une suite est tout à fait possible). Il donne en tout cas l’acte de naissance de Robin des bois. J’étais étonné durant ma lecture de ne pas le voir justement, et son introduction – dans une personnalité multiple – en fin d’album, m’a à la fois rassuré et intrigué.
L’intrigue est bien ancrée dans l’histoire de la fin du XIIème siècle (cet aspect est intéressant, les petits hameaux – plus que les grosses villes, sont importants et bien représentés), et met en place progressivement personnages et fil rouge : le duo formé par Marianne en jeune châtelaine et le shérif de Nottingham est original, et tout chez eux n’est pas cousu de fils blancs.
Bon, ceci étant dit, malgré ces remarques positives, et le fait que l’histoire se laisse lire agréablement, ça ne m’a pas marqué plus que ça. Il y a quand même quelques passages « flous », des facilités (par exemple tout le long passage au début, sorte de « test » autour du shérif – qui s’en sort seul contre une demi-douzaine de types, sans que quiconque ne soit sévèrement blessé ou, dans le troisième tome, l’affrontement un peu bordélique entre Troglo et Merry men). Il y a aussi quelques longueurs, et ces trois premiers tomes semblent presque n’être qu’une mise en place (combien de tomes sont/étaient prévus ?).
Si le dessin est globalement bon, je n’ai ni aimé ni compris ce tic de représenter « la capuche » d’une façon que son visage n’apparaisse pas du tout (ça donne un truc improbable). C’est d’autant plus dommage que déjà les visages sont souvent le point faible – en tout cas le résultat est plus inégal que pour les décors, bien mieux réussis.
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Nailbiter
Bon, il faut quand même accepter pas mal de choses improbables pour suivre jusqu’au bout cette histoire. Le fait qu’une quinzaine de tueurs en séries (tous psychopathes et « spécialistes » d’un type de meurtre – souvent sadique), faisant d’un bled comme Buckaroo une sorte de capitale de la folie (quasiment un parc de loisir sur le thème des serial killers), ou alors les énormes souterrains – et tout ce qui s’y trouve (dont de fausses sculptures aztèques ???) – qui semble avoir une superficie improbable – et une hauteur tout aussi incroyable, voilà quand même des choses que j’ai eu du mal à accepter. J’ai aussi trouvé répétitif et lassants certains procédés, comme celui des très nombreuses scènes où un personnage dit ou fait quelque chose de surprenant et violent, pour qu’ensuite on découvre que c’est juste quelque chose qu’il imagine, l’action reprenant ensuite comme si de rien n’était. Ceci étant posé, ça reste une lecture assez dynamique, avec moult rebondissements – autour de l’intrigue, ou des – très – nombreux personnages. Plus l’intrigue avance, plus le lecteur est perdu. Il faut dire qu’avec tous ces tueurs – et un flic aux méthodes d’interrogatoire un peu « musclées », le sang coule… Pas forcément ma came, mais ça se laisse lire. Mais les répétitions évoquées plus haut et quelques longueurs me faisaient au bout d’un moment attendre la fin avec impatience.
Un air de gravité
Un one-shot qui contient trois histoires courtes entre-coupé de dialogues entre des philosophes connus qui parle de trucs morbides. C'est verbeux, mais à aucun moment j'ai eu l'impression que les histoires font du surplace. En revanche, lire l'album d'une traite est peut-être une mauvaise. En tout cas, vers la les scènes avec les philosophes ont fini par me lasser un peu. Foerster montre tout l'étendu de son imagination au travers de ses histoires et son dessin en noir et blanc est toujours aussi superbe. Malheureusement, s'il a beaucoup d'imaginations, il utilise aussi souvent les mêmes thèmes et du coup à force lire ses récits horrifiques, j'ai un peu l'impression qu'il se répète un peu dans les destins tragiques de ses personnages. C'est surtout le cas avec le second récit, au bout d'un moment on comprend très bien comment va finir le personnage principal et du coup j'avais juste envie que ce récit se termine pour qu'on passe à autre chose. De plus, je pense qu’il n’y a que la première histoire qui m’a vraiment marqué, une critique rigolote et macabre de Noel et comment on ne peut pas échapper à cette période de l’année ! Un album à emprunter donc.
La Frontière
Un album qui selon-moi représente bien les qualités et les défauts de l'œuvre de Foerster. Parmi les qualités, il y a bien sur le dessin dynamique et si personnel de Foerster que j'aime bien. Le scénario est original et aussi très loufoque (pour accrocher au scénario, il faut vraiment accepter tout ce qui se produits) et lorsqu'on a toutes les explications on voit à quel point l'histoire est tordue. Il y a une bonne galerie de personnages excentriques et il y a de bonnes scènes. Malheureusement, comme souvent avec Foerster le scénario est aussi très verbeux. Cela ne me dérange pas si c'est bien écrit comme le faisait des scénaristes comme Greg ou Jean-Claude Forest et j'ai déjà apprécié des textes avec beaucoup de textes écrient par Foerster. Le problème est qu'ici le texte verbeux ralenti trop l'action. Au début, je trouvais que cela prenait un peu trop de temps avant que l'action débarque enfin et vers le milieu de l'album je trouvais que l'auteur ralentissait volontairement son récit pour l'étirer inutilement. Cela tourne quand même en rond pendant un moment alors que l'héroïne est présentée comme quelqu'un d'invincible qui peut battre tout le monde facilement. Cela reste correct, mais ce n'est pas un album que j'aurais envie de relire au complet un jour.
Pinocchio (Foerster)
J'ai lu la réédition paru en 2020 dont la colorisation semble différente de la première édition. Cela ne m'a pas dérangé parce que j'aime bien comment sont utilisées les couleurs dans la version que j'ai lue. Foerster s'approprie le personnage de Pinocchio (et il le refera plus tard avec sa série 'Gueule de bois') et comme les autres posteurs l'ont souligné, ce Pinocchio ressemble plus au monstre de Frankenstein qu'au Pinocchio qu'on connait. Un monstre de Frankenstein qui n'aurait pas été rejeté par son créateur (ou plutôt créatrice ici), mais comme ce Pinocchio ne connait pas sa force et ne comprend pas trop ce qui se passe autour de lui, cela va amener du drame....Le récit est classique, mais efficace. On retrouve un condensé du talent de Foerster et c'est vraiment un album que je recommanderais si on veut un bon aperçu de son œuvre. Je recommanderais toutefois un emprunt parce que ça se lit un peu trop vite pour que ça soit une lecture marquante et mémorable. Cela reste un bon divertissement.
Nottingham
La principale qualité de cette série est de s’emparer d’une histoire connue de tous, et de la réinterpréter, de façon relativement originale, sans sombrer dans le n’importe quoi ou trop de facilités (même s’il y en a quand même !). Je ne sais pas si le troisième tome conclut la série, ou un cycle (une suite est tout à fait possible). Il donne en tout cas l’acte de naissance de Robin des bois. J’étais étonné durant ma lecture de ne pas le voir justement, et son introduction – dans une personnalité multiple – en fin d’album, m’a à la fois rassuré et intrigué. L’intrigue est bien ancrée dans l’histoire de la fin du XIIème siècle (cet aspect est intéressant, les petits hameaux – plus que les grosses villes, sont importants et bien représentés), et met en place progressivement personnages et fil rouge : le duo formé par Marianne en jeune châtelaine et le shérif de Nottingham est original, et tout chez eux n’est pas cousu de fils blancs. Bon, ceci étant dit, malgré ces remarques positives, et le fait que l’histoire se laisse lire agréablement, ça ne m’a pas marqué plus que ça. Il y a quand même quelques passages « flous », des facilités (par exemple tout le long passage au début, sorte de « test » autour du shérif – qui s’en sort seul contre une demi-douzaine de types, sans que quiconque ne soit sévèrement blessé ou, dans le troisième tome, l’affrontement un peu bordélique entre Troglo et Merry men). Il y a aussi quelques longueurs, et ces trois premiers tomes semblent presque n’être qu’une mise en place (combien de tomes sont/étaient prévus ?). Si le dessin est globalement bon, je n’ai ni aimé ni compris ce tic de représenter « la capuche » d’une façon que son visage n’apparaisse pas du tout (ça donne un truc improbable). C’est d’autant plus dommage que déjà les visages sont souvent le point faible – en tout cas le résultat est plus inégal que pour les décors, bien mieux réussis.