Série de science-fiction d’anticipation solide, portée par une intrigue politico-scientifique cohérente mais sans réel effet de surprise. Le postulat est intéressant et les enjeux sont clairs, toutefois la progression narrative manque de tension : le récit avance lentement, avec des phases de stagnation et plusieurs questions laissées en suspens ou insuffisamment clarifiées. Les motivations de certains personnages restent floues, ce qui affaiblit l’impact global.
Malgré ces limites, l’ensemble demeure agréable à lire. La construction reste maîtrisée et l’univers fonctionne, sans dérives excessives ni complexité artificielle. On est sur une SF efficace, bien tenue, mais qui ne cherche ni ne parvient à marquer durablement.
Graphiquement, le dessin est propre et lisible, avec une approche pragmatique adaptée au genre. Rien de spectaculaire, mais une exécution sérieuse et cohérente, au service du récit sans le surplomber.
Lecture ambivalente. L’album assume pleinement une approche documentaire et contemplative, proche du carnet de voyage. Cette lenteur crée une belle atmosphère réflexive et offre un regard singulier sur Tchernobyl, volontairement décalé de la seule dimension catastrophiste. Le choix de se concentrer presque exclusivement sur l’humain — habitants, survivants, rencontres — apporte une profondeur sensible à un sujet largement médiatisé.
En contrepartie, le propos peine parfois à se structurer. On cherche un fil directeur plus net, un sens global plus affirmé. Le fond reste diffus, comme si l’errance volontaire du récit prenait le pas sur une véritable démonstration ou un point de vue clairement posé. Les codes du docu-aventure sont bien présents, mais ils accentuent ce sentiment de balade plus que d’analyse.
Graphiquement, l’album est déroutant. Le dessin est éclectique, hétérogène, parfois très beau — certaines planches sont réellement marquantes — mais aussi inégal. Certaines cases paraissent plus caricaturales, voire expédiées, donnant l’impression d’une application variable selon les passages. Un style qui ne correspond pas forcément au style et propos de la BD, mais qui participe malgré tout à l’identité du projet.
Mouais.
Je suis sorti quand même moins convaincu ou enthousiaste que mes prédécesseurs de la lecture de ce diptyque.
Il se laisse lire, il y a une réelle dimension psychologique oppressante, une tension permanente, donc je comprends que des amateurs de polar nordique y aient trouvé leur compte.
Mais plusieurs petites choses m’ont chagriné. D’abord le dessin. Lisible, mais je n’aime pas trop le rendu des visages, parfois manquant de détails, parfois trop secs ou « ridés ». Mais bon, ça fait quand même le boulot.
La construction narrative ensuite. Certes, les allers-retours entre périodes et personnages différents apportent quelque chose. Mais ici ça hache un peu le récit et surtout ça n’est franchement pas toujours très clair ! j’ai dû à de nombreuses reprises revenir en arrière pour bien saisir qui était qui, qui faisait quoi (quelques personnages se ressemblent en plus physiquement). Bref, cette gymnastique m’a apporté moins de plaisir de lecture que cela semble avoir été le cas pour d’autres.
L’album se laisse lire sans problème – assez vite d’ailleurs, eu égard à une intrigue finalement assez légère, et des dialogues peu abondants. Mais il m’a quand même laissé un chouia sur ma faim.
Lorsque j’avais vu l’album dans les bacs, je l’avais au départ laissé de côté, pensant y trouver une énième relance de vieille série à papa (je ne connais pas Dan Cooper, et ne suis pas vraiment attiré par cette série en plus). En fait il n’en est rien, même si Cornette fait plusieurs clins d’œil appuyé à Dan Cooper, le héros éponyme montrant ostensiblement l'album "Le secret de Dan Cooper"de la série dans ses affaires…
Bref, rien à voir avec la série du même nom donc, et inspiré d’un homme et d’un événement réels. J’ai un temps cru à une invention du scénariste, mais la postface et une rapide recherche sur le net m’ont renseigné sur ce braquage réel et franchement original – même si semble-t-il par la suite plusieurs braqueurs ont tenté la même chose (cela se finissant mal à chaque fois). Car notre « Dan Cooper » fait mine dans les années 1970 de détourner un avion pour obtenir une rançon, et s’enfuir avec en sautant en parachute. Dans la vraie vie on n’a jamais retrouvé Cooper, ni son butin, l’affaire a été classée il y a peu.
C’est là que Cornette se positionne, « inventant » la suite. Pourquoi pas ? Il y a matière à alimenter les fantasmes. Mais hélas, si on ne s’ennuie pas vraiment, l’histoire est un peu décevante. En effet, il ne se passe finalement pas grand-chose, on n’apprend rien sur Cooper (et sur sa préparation du braquage avec sa complice – je n’ai même pas complètement saisi quels liens les unissaient vraiment, ni comment ils s’étaient rencontrés), et la conclusion, ouverte, ne nous propose même pas une fin claire.
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L'Histoire de Siloë
Série de science-fiction d’anticipation solide, portée par une intrigue politico-scientifique cohérente mais sans réel effet de surprise. Le postulat est intéressant et les enjeux sont clairs, toutefois la progression narrative manque de tension : le récit avance lentement, avec des phases de stagnation et plusieurs questions laissées en suspens ou insuffisamment clarifiées. Les motivations de certains personnages restent floues, ce qui affaiblit l’impact global. Malgré ces limites, l’ensemble demeure agréable à lire. La construction reste maîtrisée et l’univers fonctionne, sans dérives excessives ni complexité artificielle. On est sur une SF efficace, bien tenue, mais qui ne cherche ni ne parvient à marquer durablement. Graphiquement, le dessin est propre et lisible, avec une approche pragmatique adaptée au genre. Rien de spectaculaire, mais une exécution sérieuse et cohérente, au service du récit sans le surplomber.
Un printemps à Tchernobyl
Lecture ambivalente. L’album assume pleinement une approche documentaire et contemplative, proche du carnet de voyage. Cette lenteur crée une belle atmosphère réflexive et offre un regard singulier sur Tchernobyl, volontairement décalé de la seule dimension catastrophiste. Le choix de se concentrer presque exclusivement sur l’humain — habitants, survivants, rencontres — apporte une profondeur sensible à un sujet largement médiatisé. En contrepartie, le propos peine parfois à se structurer. On cherche un fil directeur plus net, un sens global plus affirmé. Le fond reste diffus, comme si l’errance volontaire du récit prenait le pas sur une véritable démonstration ou un point de vue clairement posé. Les codes du docu-aventure sont bien présents, mais ils accentuent ce sentiment de balade plus que d’analyse. Graphiquement, l’album est déroutant. Le dessin est éclectique, hétérogène, parfois très beau — certaines planches sont réellement marquantes — mais aussi inégal. Certaines cases paraissent plus caricaturales, voire expédiées, donnant l’impression d’une application variable selon les passages. Un style qui ne correspond pas forcément au style et propos de la BD, mais qui participe malgré tout à l’identité du projet.
Trahie
Mouais. Je suis sorti quand même moins convaincu ou enthousiaste que mes prédécesseurs de la lecture de ce diptyque. Il se laisse lire, il y a une réelle dimension psychologique oppressante, une tension permanente, donc je comprends que des amateurs de polar nordique y aient trouvé leur compte. Mais plusieurs petites choses m’ont chagriné. D’abord le dessin. Lisible, mais je n’aime pas trop le rendu des visages, parfois manquant de détails, parfois trop secs ou « ridés ». Mais bon, ça fait quand même le boulot. La construction narrative ensuite. Certes, les allers-retours entre périodes et personnages différents apportent quelque chose. Mais ici ça hache un peu le récit et surtout ça n’est franchement pas toujours très clair ! j’ai dû à de nombreuses reprises revenir en arrière pour bien saisir qui était qui, qui faisait quoi (quelques personnages se ressemblent en plus physiquement). Bref, cette gymnastique m’a apporté moins de plaisir de lecture que cela semble avoir été le cas pour d’autres.
Le Dernier Vol de Dan Cooper
L’album se laisse lire sans problème – assez vite d’ailleurs, eu égard à une intrigue finalement assez légère, et des dialogues peu abondants. Mais il m’a quand même laissé un chouia sur ma faim. Lorsque j’avais vu l’album dans les bacs, je l’avais au départ laissé de côté, pensant y trouver une énième relance de vieille série à papa (je ne connais pas Dan Cooper, et ne suis pas vraiment attiré par cette série en plus). En fait il n’en est rien, même si Cornette fait plusieurs clins d’œil appuyé à Dan Cooper, le héros éponyme montrant ostensiblement l'album "Le secret de Dan Cooper"de la série dans ses affaires… Bref, rien à voir avec la série du même nom donc, et inspiré d’un homme et d’un événement réels. J’ai un temps cru à une invention du scénariste, mais la postface et une rapide recherche sur le net m’ont renseigné sur ce braquage réel et franchement original – même si semble-t-il par la suite plusieurs braqueurs ont tenté la même chose (cela se finissant mal à chaque fois). Car notre « Dan Cooper » fait mine dans les années 1970 de détourner un avion pour obtenir une rançon, et s’enfuir avec en sautant en parachute. Dans la vraie vie on n’a jamais retrouvé Cooper, ni son butin, l’affaire a été classée il y a peu. C’est là que Cornette se positionne, « inventant » la suite. Pourquoi pas ? Il y a matière à alimenter les fantasmes. Mais hélas, si on ne s’ennuie pas vraiment, l’histoire est un peu décevante. En effet, il ne se passe finalement pas grand-chose, on n’apprend rien sur Cooper (et sur sa préparation du braquage avec sa complice – je n’ai même pas complètement saisi quels liens les unissaient vraiment, ni comment ils s’étaient rencontrés), et la conclusion, ouverte, ne nous propose même pas une fin claire. Sympathique, sans plus, avec un goût de trop peu.