Dans les années 60, on a eu droit aux X-Men et la série fut arrêtée faute de popularité. On relance la série dans les années 70 avec une nouvelle équipe et le titre a fonctionné et est devenu tellement populaire que dans les années 80 on a fait un spin-off avec une nouvelle équipe composé d'adolescents qui appartenaient à devenir des super-héros et contrôler leurs pouvoirs de mutants. Ses ados ce sont émanciper au début des années 90 alors c'était normal d'avoir une autre équipe de mutants composés de nouveaux personnages adolescents.
J'avoue que je connais surtout l'univers des X-Men des années 60-80 alors cette série est remplit de personnages que je ne connaissais pas et je ne sais pas même s'ils sont encore utilisé aujourd'hui. En tout cas, j'ai trouvé que la plupart était un peu attachant même si c'est parfois un peu dur de ce rappeler qui était qui. Les changements de dessinateurs n'aidant pas, certaines ayant des styles radicalement différents. J'ai surtout aimé les moments de détentes qui montraient la vie de tous les jours des personnages ainsi que leurs problèmes. La force de Lobdell est de raconter les relations entres les personnages. L'humour fonctionne bien. Lobdell part parfois dans des délires, et parfois même un peu trop à mon gout (il y a un numéro où Stan Lee est le narrateur !).
Une bonne idée est que l'un des deux profs de ce groupe d'ados mutants est Emma Frost qui était une méchante jusqu'à qu'elle se reforme dans les années 90. Évidemment, ce n'est pas parce qu'elle n'est plus dans le camp des méchants qu'elle est une personne agréable et cela donne des moments savoureux. Quant au coté baston des scénarios, c'est correct, mais parfois les scènes de combats sont un peu dur à comprendre et les méchants manquent souvent de charismes. C'est du comics de super-héros pas trop mal, mais on se perds parfois lorsqu'on fait référence à ce qui se passait dans l'univers X-Men de cette période.
Avec cet album, Tronchet me surprend ! Et il m’a quelque peu laissé perplexe. J’ai en effet été tiraillé entre plusieurs ressentis. D’abord la comédie romantique sirupeuse qui pointe rapidement le bout de son nez. Et ensuite – ou en même temps (pour citer un président qui a, avec d’autres pu en partie servir d’exemple pour le personnage de Thierry Langlois) – des personnages et situations qui se rapprochent parfois trop de la caricature, qui nous imposent trop de facilités scénaristiques.
Tronchet a mixé dans son scénario et certains de ses personnages pas mal d’influences et de personnages politiques réels (Macron, Sarkozy, Hollande pour les présidents, et le ministre de l’Intérieur sans scrupule et aux dents longues Lombard rappelle immanquablement Darmanin – ou Sarkozy de nouveau). Quant aux communicants, ils peuvent tous prétendre avoir servi de source d’inspiration, tant Tronchet n’a hélas pas eu besoin de pousser loin la caricature.
Malgré le côté trop facile des oppositions de style, Tronchet parvient quand même à nous proposer une intrigue qui se laisse lire. Agréablement. Avec quelques passages amusants. Et, mine de rien, le sérieux émerge. La critique des débats anesthésiants des chaines d’info, des « plans com’ » des arrivistes de tous bord, mais aussi le vide sidéral du « débat politique », qui se focalise sur des personnes, sur des oppositions de façade, pour occulter des problèmes plus cruciaux (inégalités, pauvreté, etc.), tout ceci reste palpable, malgré une intrigue qui a priori tente régulièrement de les recouvrir d’une couche de ridicule naïf (voir l’occupation d’une église avec des sans-papiers, qui fait penser à celle accompagnée par l’actrice Emmanuelle Béart il y a une trentaine d’années – ça se termine mieux pour Victoria Coraly que pour Emmanuelle Béart pour sa carrière !).
Si l’on fait abstraction de pas mal de naïveté (Tronchet n’évoque pas l’influence – énorme et cruciale – des « milieux d’affaires » et des médias qui leur sont subordonnés), il y a quelques moments jouissifs, et l’album est lu avec plaisir (le dessin de Peyraud, simple et dynamique, se révèle parfois pour accompagner cette virée décalée dans les arcanes du pouvoir français). Dans certaines idées de la trame – et dans la naïveté aussi – ça m’a parfois fait penser à l’opposition entre De Funès et Girardot dans le navet « La zizanie »…
Finalement, pour mieux apprécier cette histoire, le plus simple est sans doute de ne pas la prendre au sérieux…
J'avais découvert Lohris des Dawnhills à l'époque dans Shogun Mag (plus précisément Shogun Seinen), et j'avais préféré attendre que la série se développe davantage avant de me prononcer, car tout paraissait alors encore très introductif. À l'époque déjà, je n'étais pas convaincu par le dessin, que je trouvais assez brouillon, comme trop vite exécuté, mais le scénario me semblait prometteur, porté par des idées originales mêlant steampunk, tensions industrielles et dimension mystique animiste. L'ensemble posait des bases riches, avec un vrai potentiel de saga, à la frontière entre récit politique, familial et mythologique.
Le premier tome en album contient davantage de contenu que ce qui était paru en magazine, mais l'histoire reste toujours introductive, laissant encore beaucoup d'éléments en suspens et un récit inachevé. Le problème est que, alors même que les auteurs avaient visiblement déjà bien avancé la réalisation du deuxième tome (la série complète était prévue en deux cycles de deux tomes), il n'y aura jamais de suite, du fait de l'abandon par Les Humanoïdes Associés, comme de nombreuses autres productions issues de la période Shogun Mag. Cet album se révèle du coup un simple fragment d'univers, frustrant le lecteur par son absence de résolution.
Il en résulte une œuvre graphiquement moyenne mais intéressante dans ses intentions, avec un monde riche et hybride, qui restera sans doute à jamais à l'état de promesse inaboutie.
Cette adaptation de Blanche-Neige marque par la qualité de son travail visuel. Le dessin de Nathalie Vessillier, associé aux couleurs de Rozenn Grosjean, offre un univers vraiment charmant, riche en motifs, en forêts stylisées et en ambiances saisonnières très soignées. L'ensemble a un côté presque illustratif, légèrement figé par moments, comme si certaines planches privilégiaient la contemplation à la dynamique de la bande dessinée, mais ça reste malgré tout fluide et très agréable à parcourir. Certaines séquences panoramiques ou contemplatives sont particulièrement réussies et donnent une vraie identité à l'album.
C'est aussi par cette lecture que je découvre réellement la version complète du conte des frères Grimm, et je mesure à quel point l'adaptation de Disney en a simplifié et adouci la structure. Le conte d'origine apparaît ici plus dense, plus abrupt, presque plus aventureux et moderne dans ses enchaînements, même si cette modernité tient surtout à la manière dont il est réinterprété graphiquement et narrativement dans cet album. On retrouve d'ailleurs une forme de réalisme sous le merveilleux, ainsi qu'un ton globalement plus proche du conte brut que de sa version édulcorée.
Les nains, rebaptisés et individualisés, sont une réussite : ils possèdent une vraie identité, entre codes d'heroïc-fantasy et design volontairement attendrissant, presque disneyien par endroits, sans tomber dans la caricature. Cet équilibre fonctionne bien et apporte de la personnalité au groupe.
En revanche, je n'ai pas été totalement embarqué sur le plan de la lecture. La narration très présente en cartouches prend trop souvent le dessus sur l'action et crée une distance avec le récit. L'ensemble devient plus descriptif que véritablement incarné, ce qui atténue l'implication émotionnelle. À cela s'ajoute le sentiment que le conte original, ainsi mis en scène, montre ses limites dans certaines logiques internes : il est difficile de comprendre les motivations de l'acharnement de la reine une fois son objectif initial atteint, et certaines de ses tentatives semblent artificiellement peu efficaces. Dans cette version très soignée visuellement, ces incohérences ressortent davantage. De même, la fin autour de la pomme et de son expulsion est difficile à percevoir sans connaître déjà l'histoire, ce qui donne une conclusion un peu moins lisible qu'elle ne devrait l'être.
C'est donc une adaptation très réussie sur le plan graphique et fidèle dans son esprit au conte des Grimm, modernisée dans sa mise en scène et très agréable à regarder, mais dont la narration trop présente et certaines limites du récit d'origine m'ont empêché d'adhérer totalement.
Mon ressenti final est à mi-chemin entre le bof, sans plus et le pas mal. En gros, pour moi c'est un bof sans plus, mais pour le public visé (jeunes lectrices), c'est sans doute pas mal.
La Bd est dans un gros ensemble de clichés, l'école de sorcellerie avec les costumes clichés qui personnellement m'ont beaucoup fait rire, surtout les chapeaux que j'imaginais en permanence tomber de leurs têtes au vu de la taille, ainsi que des jeunes étudiants et étudiantes qui voient une de leurs camarades disparaitre. L'une d'entre elle va commencer à enquêter, persuadée que les adultes ne font rien.
Soyons honnête, ça ne va pas super loin niveau histoire. C'est le hic d'une histoire avec de la magie : lorsque je vois les étudiantes faire des tours pour retrouver leur amie et y parvenir, je me demande comment des adultes qui ont plus d'expériences et de connaissances ne peuvent pas y parvenir encore plus vite. De même, il y a des moments où je m'interrogeais sur les compétences des professeurs alors que des gamines échappent à leurs surveillance en permanence dans un monde de magie. Mais disons qu'on doit suspendre notre jugement un petit moment pour en profiter, voulez-vous ?
En gros, l'histoire est une variation sur un secret d'adulte bien gardé que des gamins vont révéler au grand jour. Le tout avec des histoires d'amitié et d'amours (LGBT) dans un contexte d'école de magie. Ça ne vole pas très loin, et même si la résolution a une petite surprise, elle n'est pas non plus extraordinaire. C'est assez convenu, ça ne m'a pas étonné.
Le dessin de Sweeney boo est perfectible, et personnellement j'ai du mal avec les bouches qu'elle fait. On dirait que tout les élèves ont les lèvres refaites, de même il y a plusieurs tics qui me sautent aux yeux dans les cheveux ou les expressions de visages qui font trop marquées. Bref, c'est pas ce qui me convient le plus, et je dois avouer que je ne suis pas enthousiaste par ce volume qui semble être le premier d'une série en devenir. Personnellement je ne serais pas au rendez-vous de la suite, mais encore une fois, je ne suis pas du tout le public cible. Donc laissons un 2.5 généreux.
Je ressors avec un sentiment mitigé de ma lecture. J’ai emprunté cet album au hasard, attiré par le sujet, mais aussi par ce titre et son sous-titre énigmatiques.
La révolte des esclaves de Saint Domingue durant la Révolution est intéressante, comme l’est le personnage de Toussaint Louverture. De la même façon, l’histoire postérieure de ce lieu, sous le nom d’Haïti, est aussi intéressant – et souvent mal ou sous étudié.
De plus, j’avais été visiter il y a quelques années le fort de Joux, lieu d’incarcération et de mort de Toussaint, là où commence et se passe une partie de ce récit.
Un récit hybride, mélangeant Histoire, essai. Un récit qui se veut au plus près des documents d’époque, et qui balaye plusieurs sujets.
La vision raciste de la science européenne du XIXème siècle (édifiants rapports pour estimer si le crâne retrouvé était d’un Blanc ou d’un Nègre – pour ne pas dire un singe !), la bureaucratie et toutes ses formules engoncées, grotesques et déshumanisantes (de toutes époques, de l’Empire au milieu du XXème siècle), la lutte pour le jeune État haïtien pour recouvrer les reste de son « héros national » et par là même donner corps à son histoire (je regrette quand même que ne soit jamais évoqué le racket exercé par la France contre la jeune République d’Haïti sous Charles X en échange de la reconnaissance de l’indépendance, acte scandaleux et souvent occulté expliquant en partie la situation actuelle du pays !).
Un matériau assez riche donc, en grande partie repris d’une étude publiée au début du XXème siècle.
Mais voilà, le plaisir intellectuel ne s’accompagne pas forcément d’un grand plaisir de lecture. En effet, la narration est assez lourde – du fait des choix de restituer intégralement et avec les termes juridiques et formalistes de l’époque tous les documents judiciaires, administratifs ou diplomatiques. C’est aussi très décousu et souvent difficile à suivre dans la mise en page, le texte se trouvant dans des dialogues et se poursuivant parfois hors phylactère.
C’est dommage, car la lecture est intéressante, instructive, voire édifiante. Un album curieux, sans doute plein de maladresses, mais qui se révèle quand même globalement recommandable, eu égard aux sujets abordés, et aux connaissances qu’il distille.
Je me retrouve dans l’avis de grogro, en ce qui concerne ses critiques. En effet, le dessin est parfois moyen, et les navires – surtout lorsqu’on parle de flibuste ! – ne sont ni détaillés ni particulièrement réussis.
Ensuite la narration est souvent trop hachée, pointilliste, comme si nous était uniquement restituée une collection d’instantanés, de moments, au détriment d’une trame plus agréable à suivre car plus fluide et claire. Une sorte de chronologie illustrée, qui reste frustrante, pour l’intrigue, mais aussi pour le sujet.
Car le sujet m’intéresse. Je connaissais L’Olonnais de nom, croisé dans les maintenant nombreux bouquins lus sur les pirates/boucaniers/flibustiers/corsaires, mais je n’avais pas fait le lien avec les Sables d’Olonne pour l’origine de son surnom… C’est en tout cas un personnage intéressant, qui traverse une époque et des lieux qui le sont tout autant, avec pas mal d potentiel pour qui voudrait y situer une histoire. D’ailleurs, une partie des péripéties (lutte entre boucanier français et lanceros espagnols, politiques accommodantes et « personnelles » des gouverneurs français de La Tortue, arrivée de femmes vendues aux enchères sur cette même île, etc.) sont reprise dans la série La Promesse de la Tortue, que j’ai lue récemment.
Si le récit se laisse lire, par-delà l’intérêt du sujet, il n’en reste pas moins que je suis sorti frustré de cette lecture. Je ne sais pas si ça vient de l’adaptation ou du roman d’origine, mais ça m’a laissé l’impression d’un matériau mal ou sous-exploité.
Note réelle 2,5/5.
Un oiseau insouciant et beaucoup trop enthousiaste entraîne malgré lui un écureuil anxieux dans un voyage mouvementé tandis qu'un gros chat les poursuit pour les dévorer.
C'est une série jeunesse qui vise une tranche d'âge autour de 7-10 ans maximum, et tout est construit dans cet esprit.
Le duo principal repose sur la mécanique extrêmement classique d'un tandem entre un personnage surexcité, envahissant et irresponsable, et un autre plus grincheux et obligé de le suivre malgré lui. Cela rappelle des duos comme dans dans les films Un ticket pour deux ou L'Âge de glace, ou même la BD Marc Lebut et son voisin, avec ce principe où l'un des deux provoque continuellement des catastrophes que l'autre doit subir. Heureusement, l'oiseau est ici plus sympathique que Marc Lebut et conserve un côté naïf et attachant qui évite qu'il devienne réellement agaçant, même si la réconciliation finale arrive malgré tout un peu vite et de manière assez facile dans ce premier album.
L'histoire repose sur une suite de péripéties, de poursuites et de rencontres, avec une énergie proche du cartoon classique. Toute la partie autour du chat qui poursuit les héros m'a rappelé les malheurs qui s'abattent sur le pauvre loup dans Merlin l'Enchanteur, ou encore certains cartoons à la Looney Tunes. C'est répétitif dans son fonctionnement, mais aussi assez amusant.
Le récit ne cherche jamais à surprendre un lecteur adulte. Tout est très balisé, simple et orienté aventure humoristique pour enfants. Mais l'ensemble fonctionne bien dans ce qu'il cherche à faire. Le rythme est soutenu, les gags s'enchaînent efficacement et la lecture est fluide.
Graphiquement, c'est assez réussi. Le dessin est simple et la ligne un peu anguleuse mais c'est lisible et expressif, avec une bonne énergie dans les scènes d'action et les expressions exagérées façon animation. L'oiseau rappelle d'ailleurs beaucoup le design des personnages d'Angry Birds. L'ensemble dégage une sensation de "dessin animé transformé en BD", avec des couleurs vives et beaucoup de mouvement.
Même si rien ne sort vraiment des codes habituels de l'aventure jeunesse animalière humoristique, cette série qui s'entame est divertissante et plutôt attachante dans son genre. A noter d'ailleurs que la version originale américaines compte déjà sept tomes : à voir si l'adaptation française aura suffisamment de succès pour entrainer la traduction de toute la série.
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Génération X - L'intégrale
Dans les années 60, on a eu droit aux X-Men et la série fut arrêtée faute de popularité. On relance la série dans les années 70 avec une nouvelle équipe et le titre a fonctionné et est devenu tellement populaire que dans les années 80 on a fait un spin-off avec une nouvelle équipe composé d'adolescents qui appartenaient à devenir des super-héros et contrôler leurs pouvoirs de mutants. Ses ados ce sont émanciper au début des années 90 alors c'était normal d'avoir une autre équipe de mutants composés de nouveaux personnages adolescents. J'avoue que je connais surtout l'univers des X-Men des années 60-80 alors cette série est remplit de personnages que je ne connaissais pas et je ne sais pas même s'ils sont encore utilisé aujourd'hui. En tout cas, j'ai trouvé que la plupart était un peu attachant même si c'est parfois un peu dur de ce rappeler qui était qui. Les changements de dessinateurs n'aidant pas, certaines ayant des styles radicalement différents. J'ai surtout aimé les moments de détentes qui montraient la vie de tous les jours des personnages ainsi que leurs problèmes. La force de Lobdell est de raconter les relations entres les personnages. L'humour fonctionne bien. Lobdell part parfois dans des délires, et parfois même un peu trop à mon gout (il y a un numéro où Stan Lee est le narrateur !). Une bonne idée est que l'un des deux profs de ce groupe d'ados mutants est Emma Frost qui était une méchante jusqu'à qu'elle se reforme dans les années 90. Évidemment, ce n'est pas parce qu'elle n'est plus dans le camp des méchants qu'elle est une personne agréable et cela donne des moments savoureux. Quant au coté baston des scénarios, c'est correct, mais parfois les scènes de combats sont un peu dur à comprendre et les méchants manquent souvent de charismes. C'est du comics de super-héros pas trop mal, mais on se perds parfois lorsqu'on fait référence à ce qui se passait dans l'univers X-Men de cette période.
Première Dame
Avec cet album, Tronchet me surprend ! Et il m’a quelque peu laissé perplexe. J’ai en effet été tiraillé entre plusieurs ressentis. D’abord la comédie romantique sirupeuse qui pointe rapidement le bout de son nez. Et ensuite – ou en même temps (pour citer un président qui a, avec d’autres pu en partie servir d’exemple pour le personnage de Thierry Langlois) – des personnages et situations qui se rapprochent parfois trop de la caricature, qui nous imposent trop de facilités scénaristiques. Tronchet a mixé dans son scénario et certains de ses personnages pas mal d’influences et de personnages politiques réels (Macron, Sarkozy, Hollande pour les présidents, et le ministre de l’Intérieur sans scrupule et aux dents longues Lombard rappelle immanquablement Darmanin – ou Sarkozy de nouveau). Quant aux communicants, ils peuvent tous prétendre avoir servi de source d’inspiration, tant Tronchet n’a hélas pas eu besoin de pousser loin la caricature. Malgré le côté trop facile des oppositions de style, Tronchet parvient quand même à nous proposer une intrigue qui se laisse lire. Agréablement. Avec quelques passages amusants. Et, mine de rien, le sérieux émerge. La critique des débats anesthésiants des chaines d’info, des « plans com’ » des arrivistes de tous bord, mais aussi le vide sidéral du « débat politique », qui se focalise sur des personnes, sur des oppositions de façade, pour occulter des problèmes plus cruciaux (inégalités, pauvreté, etc.), tout ceci reste palpable, malgré une intrigue qui a priori tente régulièrement de les recouvrir d’une couche de ridicule naïf (voir l’occupation d’une église avec des sans-papiers, qui fait penser à celle accompagnée par l’actrice Emmanuelle Béart il y a une trentaine d’années – ça se termine mieux pour Victoria Coraly que pour Emmanuelle Béart pour sa carrière !). Si l’on fait abstraction de pas mal de naïveté (Tronchet n’évoque pas l’influence – énorme et cruciale – des « milieux d’affaires » et des médias qui leur sont subordonnés), il y a quelques moments jouissifs, et l’album est lu avec plaisir (le dessin de Peyraud, simple et dynamique, se révèle parfois pour accompagner cette virée décalée dans les arcanes du pouvoir français). Dans certaines idées de la trame – et dans la naïveté aussi – ça m’a parfois fait penser à l’opposition entre De Funès et Girardot dans le navet « La zizanie »… Finalement, pour mieux apprécier cette histoire, le plus simple est sans doute de ne pas la prendre au sérieux…
Lohris des Dawnhills
J'avais découvert Lohris des Dawnhills à l'époque dans Shogun Mag (plus précisément Shogun Seinen), et j'avais préféré attendre que la série se développe davantage avant de me prononcer, car tout paraissait alors encore très introductif. À l'époque déjà, je n'étais pas convaincu par le dessin, que je trouvais assez brouillon, comme trop vite exécuté, mais le scénario me semblait prometteur, porté par des idées originales mêlant steampunk, tensions industrielles et dimension mystique animiste. L'ensemble posait des bases riches, avec un vrai potentiel de saga, à la frontière entre récit politique, familial et mythologique. Le premier tome en album contient davantage de contenu que ce qui était paru en magazine, mais l'histoire reste toujours introductive, laissant encore beaucoup d'éléments en suspens et un récit inachevé. Le problème est que, alors même que les auteurs avaient visiblement déjà bien avancé la réalisation du deuxième tome (la série complète était prévue en deux cycles de deux tomes), il n'y aura jamais de suite, du fait de l'abandon par Les Humanoïdes Associés, comme de nombreuses autres productions issues de la période Shogun Mag. Cet album se révèle du coup un simple fragment d'univers, frustrant le lecteur par son absence de résolution. Il en résulte une œuvre graphiquement moyenne mais intéressante dans ses intentions, avec un monde riche et hybride, qui restera sans doute à jamais à l'état de promesse inaboutie.
Blanche neige (Delcourt)
Cette adaptation de Blanche-Neige marque par la qualité de son travail visuel. Le dessin de Nathalie Vessillier, associé aux couleurs de Rozenn Grosjean, offre un univers vraiment charmant, riche en motifs, en forêts stylisées et en ambiances saisonnières très soignées. L'ensemble a un côté presque illustratif, légèrement figé par moments, comme si certaines planches privilégiaient la contemplation à la dynamique de la bande dessinée, mais ça reste malgré tout fluide et très agréable à parcourir. Certaines séquences panoramiques ou contemplatives sont particulièrement réussies et donnent une vraie identité à l'album. C'est aussi par cette lecture que je découvre réellement la version complète du conte des frères Grimm, et je mesure à quel point l'adaptation de Disney en a simplifié et adouci la structure. Le conte d'origine apparaît ici plus dense, plus abrupt, presque plus aventureux et moderne dans ses enchaînements, même si cette modernité tient surtout à la manière dont il est réinterprété graphiquement et narrativement dans cet album. On retrouve d'ailleurs une forme de réalisme sous le merveilleux, ainsi qu'un ton globalement plus proche du conte brut que de sa version édulcorée. Les nains, rebaptisés et individualisés, sont une réussite : ils possèdent une vraie identité, entre codes d'heroïc-fantasy et design volontairement attendrissant, presque disneyien par endroits, sans tomber dans la caricature. Cet équilibre fonctionne bien et apporte de la personnalité au groupe. En revanche, je n'ai pas été totalement embarqué sur le plan de la lecture. La narration très présente en cartouches prend trop souvent le dessus sur l'action et crée une distance avec le récit. L'ensemble devient plus descriptif que véritablement incarné, ce qui atténue l'implication émotionnelle. À cela s'ajoute le sentiment que le conte original, ainsi mis en scène, montre ses limites dans certaines logiques internes : il est difficile de comprendre les motivations de l'acharnement de la reine une fois son objectif initial atteint, et certaines de ses tentatives semblent artificiellement peu efficaces. Dans cette version très soignée visuellement, ces incohérences ressortent davantage. De même, la fin autour de la pomme et de son expulsion est difficile à percevoir sans connaître déjà l'histoire, ce qui donne une conclusion un peu moins lisible qu'elle ne devrait l'être. C'est donc une adaptation très réussie sur le plan graphique et fidèle dans son esprit au conte des Grimm, modernisée dans sa mise en scène et très agréable à regarder, mais dont la narration trop présente et certaines limites du récit d'origine m'ont empêché d'adhérer totalement.
Paix à mon âme
Mon ressenti final est à mi-chemin entre le bof, sans plus et le pas mal. En gros, pour moi c'est un bof sans plus, mais pour le public visé (jeunes lectrices), c'est sans doute pas mal. La Bd est dans un gros ensemble de clichés, l'école de sorcellerie avec les costumes clichés qui personnellement m'ont beaucoup fait rire, surtout les chapeaux que j'imaginais en permanence tomber de leurs têtes au vu de la taille, ainsi que des jeunes étudiants et étudiantes qui voient une de leurs camarades disparaitre. L'une d'entre elle va commencer à enquêter, persuadée que les adultes ne font rien. Soyons honnête, ça ne va pas super loin niveau histoire. C'est le hic d'une histoire avec de la magie : lorsque je vois les étudiantes faire des tours pour retrouver leur amie et y parvenir, je me demande comment des adultes qui ont plus d'expériences et de connaissances ne peuvent pas y parvenir encore plus vite. De même, il y a des moments où je m'interrogeais sur les compétences des professeurs alors que des gamines échappent à leurs surveillance en permanence dans un monde de magie. Mais disons qu'on doit suspendre notre jugement un petit moment pour en profiter, voulez-vous ? En gros, l'histoire est une variation sur un secret d'adulte bien gardé que des gamins vont révéler au grand jour. Le tout avec des histoires d'amitié et d'amours (LGBT) dans un contexte d'école de magie. Ça ne vole pas très loin, et même si la résolution a une petite surprise, elle n'est pas non plus extraordinaire. C'est assez convenu, ça ne m'a pas étonné. Le dessin de Sweeney boo est perfectible, et personnellement j'ai du mal avec les bouches qu'elle fait. On dirait que tout les élèves ont les lèvres refaites, de même il y a plusieurs tics qui me sautent aux yeux dans les cheveux ou les expressions de visages qui font trop marquées. Bref, c'est pas ce qui me convient le plus, et je dois avouer que je ne suis pas enthousiaste par ce volume qui semble être le premier d'une série en devenir. Personnellement je ne serais pas au rendez-vous de la suite, mais encore une fois, je ne suis pas du tout le public cible. Donc laissons un 2.5 généreux.
Toussaint est mort dans sa tombe - Essai sur le saccage méticuleux d'un corps
Je ressors avec un sentiment mitigé de ma lecture. J’ai emprunté cet album au hasard, attiré par le sujet, mais aussi par ce titre et son sous-titre énigmatiques. La révolte des esclaves de Saint Domingue durant la Révolution est intéressante, comme l’est le personnage de Toussaint Louverture. De la même façon, l’histoire postérieure de ce lieu, sous le nom d’Haïti, est aussi intéressant – et souvent mal ou sous étudié. De plus, j’avais été visiter il y a quelques années le fort de Joux, lieu d’incarcération et de mort de Toussaint, là où commence et se passe une partie de ce récit. Un récit hybride, mélangeant Histoire, essai. Un récit qui se veut au plus près des documents d’époque, et qui balaye plusieurs sujets. La vision raciste de la science européenne du XIXème siècle (édifiants rapports pour estimer si le crâne retrouvé était d’un Blanc ou d’un Nègre – pour ne pas dire un singe !), la bureaucratie et toutes ses formules engoncées, grotesques et déshumanisantes (de toutes époques, de l’Empire au milieu du XXème siècle), la lutte pour le jeune État haïtien pour recouvrer les reste de son « héros national » et par là même donner corps à son histoire (je regrette quand même que ne soit jamais évoqué le racket exercé par la France contre la jeune République d’Haïti sous Charles X en échange de la reconnaissance de l’indépendance, acte scandaleux et souvent occulté expliquant en partie la situation actuelle du pays !). Un matériau assez riche donc, en grande partie repris d’une étude publiée au début du XXème siècle. Mais voilà, le plaisir intellectuel ne s’accompagne pas forcément d’un grand plaisir de lecture. En effet, la narration est assez lourde – du fait des choix de restituer intégralement et avec les termes juridiques et formalistes de l’époque tous les documents judiciaires, administratifs ou diplomatiques. C’est aussi très décousu et souvent difficile à suivre dans la mise en page, le texte se trouvant dans des dialogues et se poursuivant parfois hors phylactère. C’est dommage, car la lecture est intéressante, instructive, voire édifiante. Un album curieux, sans doute plein de maladresses, mais qui se révèle quand même globalement recommandable, eu égard aux sujets abordés, et aux connaissances qu’il distille.
Le Marin des sables
Je me retrouve dans l’avis de grogro, en ce qui concerne ses critiques. En effet, le dessin est parfois moyen, et les navires – surtout lorsqu’on parle de flibuste ! – ne sont ni détaillés ni particulièrement réussis. Ensuite la narration est souvent trop hachée, pointilliste, comme si nous était uniquement restituée une collection d’instantanés, de moments, au détriment d’une trame plus agréable à suivre car plus fluide et claire. Une sorte de chronologie illustrée, qui reste frustrante, pour l’intrigue, mais aussi pour le sujet. Car le sujet m’intéresse. Je connaissais L’Olonnais de nom, croisé dans les maintenant nombreux bouquins lus sur les pirates/boucaniers/flibustiers/corsaires, mais je n’avais pas fait le lien avec les Sables d’Olonne pour l’origine de son surnom… C’est en tout cas un personnage intéressant, qui traverse une époque et des lieux qui le sont tout autant, avec pas mal d potentiel pour qui voudrait y situer une histoire. D’ailleurs, une partie des péripéties (lutte entre boucanier français et lanceros espagnols, politiques accommodantes et « personnelles » des gouverneurs français de La Tortue, arrivée de femmes vendues aux enchères sur cette même île, etc.) sont reprise dans la série La Promesse de la Tortue, que j’ai lue récemment. Si le récit se laisse lire, par-delà l’intérêt du sujet, il n’en reste pas moins que je suis sorti frustré de cette lecture. Je ne sais pas si ça vient de l’adaptation ou du roman d’origine, mais ça m’a laissé l’impression d’un matériau mal ou sous-exploité. Note réelle 2,5/5.
L'Équipée du bosquet
Un oiseau insouciant et beaucoup trop enthousiaste entraîne malgré lui un écureuil anxieux dans un voyage mouvementé tandis qu'un gros chat les poursuit pour les dévorer. C'est une série jeunesse qui vise une tranche d'âge autour de 7-10 ans maximum, et tout est construit dans cet esprit. Le duo principal repose sur la mécanique extrêmement classique d'un tandem entre un personnage surexcité, envahissant et irresponsable, et un autre plus grincheux et obligé de le suivre malgré lui. Cela rappelle des duos comme dans dans les films Un ticket pour deux ou L'Âge de glace, ou même la BD Marc Lebut et son voisin, avec ce principe où l'un des deux provoque continuellement des catastrophes que l'autre doit subir. Heureusement, l'oiseau est ici plus sympathique que Marc Lebut et conserve un côté naïf et attachant qui évite qu'il devienne réellement agaçant, même si la réconciliation finale arrive malgré tout un peu vite et de manière assez facile dans ce premier album. L'histoire repose sur une suite de péripéties, de poursuites et de rencontres, avec une énergie proche du cartoon classique. Toute la partie autour du chat qui poursuit les héros m'a rappelé les malheurs qui s'abattent sur le pauvre loup dans Merlin l'Enchanteur, ou encore certains cartoons à la Looney Tunes. C'est répétitif dans son fonctionnement, mais aussi assez amusant. Le récit ne cherche jamais à surprendre un lecteur adulte. Tout est très balisé, simple et orienté aventure humoristique pour enfants. Mais l'ensemble fonctionne bien dans ce qu'il cherche à faire. Le rythme est soutenu, les gags s'enchaînent efficacement et la lecture est fluide. Graphiquement, c'est assez réussi. Le dessin est simple et la ligne un peu anguleuse mais c'est lisible et expressif, avec une bonne énergie dans les scènes d'action et les expressions exagérées façon animation. L'oiseau rappelle d'ailleurs beaucoup le design des personnages d'Angry Birds. L'ensemble dégage une sensation de "dessin animé transformé en BD", avec des couleurs vives et beaucoup de mouvement. Même si rien ne sort vraiment des codes habituels de l'aventure jeunesse animalière humoristique, cette série qui s'entame est divertissante et plutôt attachante dans son genre. A noter d'ailleurs que la version originale américaines compte déjà sept tomes : à voir si l'adaptation française aura suffisamment de succès pour entrainer la traduction de toute la série.