C’est la dernière série conçue par Frank Giroud, qui a scénarisé le premier album, et a sans doute aussi laissé un synopsis suffisamment complet pour que la suite se passe de façon fluide. C’est Laurent Galandon qui s’y est collé.
Ce triptyque se laisse lire assez agréablement. C’est un récit d’aventure où les diverses officines d’espionnages (CIA, KGB, Mossad) joue un rôle essentiel, avec un personnage (ancien ingénieur nazi ayant travaillé sur les V2) est la cible de tous – pour des raisons diverses.
On voyage aussi pas mal. Si le premier album se déroule en Égypte peu après la seconde guerre mondiale, le suivant se passe en URSS et surtout aux États-Unis, tandis que le dernier se passe essentiellement en Argentine (ces deux derniers albums jouant pas mal sur des flash-backs pour aider à comprendre l’implication des divers services secrets).
Le scénario utilise bien le contexte (retombées de la Seconde guerre mondiale, lutte entre URSS et USA durant la guerre froide pour mettre au point un programme de missiles, combats d’Israël pour arrêter et juger d’anciens dignitaires nazis), et cet arrière-plan densifie l’intrigue, par ailleurs assez dynamique.
Les personnages sont plutôt bien campés, et globalement crédibles.
C´'était le commencement d'une longue et belle amitié entre les textes de E. R. Burroughs el les dessins de R. Manning. Nous pourrions nous interroger sur l'intérêt et la nécessité d'un héros si similaire et qui parfois se confond avec son père. Au fil des histoires, nous comprenons le sens de ce personnage, la relation avec ses parents et bien plus encore. Sa croissance et son autonomie, ses propres aventures font partie de l'univers de Burroughs et les dessins de Manning se sont améliorés aussi avec le temps.
En plus de ces histoires, il y a toute une saga : la recherche de Korak pour sa bien-aimée Meriem. Mais ce sont d'autres histoires... avec des dessins de F. Thorne, M. Anderson et autres artistes Certaines ont été publiées en France, dans la revue Tarzan Géant, vendue dans les kiosques aux années soixante dix.
Si le titre et les premières pages font évidemment penser à Verne, c’est aussi et avant tout à Kipling que cette série fait référence, avec ces aventures asiatiques, loin des océans en tout cas dans le premier album.
Némo fait son apparition en fin de premier album, et le Nautilus devient central par la suite. Un Némo surprenant, chantre de la nation indienne, luttant contre la colonisation, totalement nihiliste et cherchant à déclencher un conflit entre grandes puissances pour assouvir ses envies de solder les comptes.
Finalement, après avoir lu les trois tomes, c’est le premier qui m’a le plus intéressé. Les autres restent dans la veine d’aventure/espionnage, mais c’est moins crédible, cela joue sur trop de facilités (déjà tout ce qui tourne autour de l’attentat et de la recherche des preuves dans un paquebot coulé en plein port de Bombay force trop notre tolérance au possible), et dans le troisième tome il y a bien trop de retournements de situation, de situations improbables – le Nautilus semble-t-il dans la Seine ? Les bisbilles entre Kimball et Jaya sont aussi un peu lassantes, et la fin de Némo est elle aussi improbable…
Ça se laisse lire, c’est rythmé, et le dessin est plutôt bon, ce qui me fait arrondir aux trois étoiles, mais je n’y ai pas retrouvé le charme de Verne.
Note réelle 2,5/5.
Buz Sawier est une série typique de la production américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, exaltant les exploits de l'armée. Je préfère les histoires du personnage après son retour à la vie civile, en tant que détective.
Les dessins sont de très bonne qualité, cependant Roy Crane se plaignait du travail et du temps qu'il passait à dessiner les avions avec tant de détails. Mais il a été invité à la Maison-Blanche pour ses réalisations dans les comics ! Les aventures du héros sont un bon divertissement et ont évolué en termes d'humour, ainsi que dans le rôle de plus en plus important de belles jeunes filles très bien dessinées.
Un autre recueil d'histoires d'horreur par Junji Ito. J'en avais déjà lu une dans un autre recueil publié par le même éditeur et j'ai vu qu'une autre a servit de titre dans un des bouquins publiés par Tonkam il y a une quinzaine d'années (La Ville sans rue). Ça serait bien d'éviter les doublons.
Les histoires de ce recueil ont été publiées dans la première moitié des années 90, lorsque l'auteur avait déjà quelques années de carrière professionnelle derrière lui. On retrouve son dessin si reconnaissable, mais il n'y a pas encore le style qui va avoir par la suite vers la fin des années 90-débuts années 00. La plupart des histoires ne sont pas trop mal. On retrouve quelques défauts récurrents de l'auteur comme des fins abruptes ou encore une histoire où le paranormal n'a pas d'explication alors que j'aime bien quand on m'explique la source du paranormal (un esprit vengeur, un monstre, etc) et je ne suis pas fan de 'il s'est passé un truc bizarre et puis s'est tout alors accepte-le'.
Un bon point de cet album est qu'Ito ne tombe pas dans le grandguignolesque comme c'est trop souvent le cas avec lui et d'autres auteurs japonais spécialisés dans l'horreur. Les émotions des personnages sont mesurés et l'histoire qui me semblait décousu fini par être plus cohérent lorsqu'on lit les dernières pages. Certaines histoires sont plus psychologique et c'est le type d'horreur que j'apprécie le plus.
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La Guerre invisible
C’est la dernière série conçue par Frank Giroud, qui a scénarisé le premier album, et a sans doute aussi laissé un synopsis suffisamment complet pour que la suite se passe de façon fluide. C’est Laurent Galandon qui s’y est collé. Ce triptyque se laisse lire assez agréablement. C’est un récit d’aventure où les diverses officines d’espionnages (CIA, KGB, Mossad) joue un rôle essentiel, avec un personnage (ancien ingénieur nazi ayant travaillé sur les V2) est la cible de tous – pour des raisons diverses. On voyage aussi pas mal. Si le premier album se déroule en Égypte peu après la seconde guerre mondiale, le suivant se passe en URSS et surtout aux États-Unis, tandis que le dernier se passe essentiellement en Argentine (ces deux derniers albums jouant pas mal sur des flash-backs pour aider à comprendre l’implication des divers services secrets). Le scénario utilise bien le contexte (retombées de la Seconde guerre mondiale, lutte entre URSS et USA durant la guerre froide pour mettre au point un programme de missiles, combats d’Israël pour arrêter et juger d’anciens dignitaires nazis), et cet arrière-plan densifie l’intrigue, par ailleurs assez dynamique. Les personnages sont plutôt bien campés, et globalement crédibles.
Korak, le fils de Tarzan
C´'était le commencement d'une longue et belle amitié entre les textes de E. R. Burroughs el les dessins de R. Manning. Nous pourrions nous interroger sur l'intérêt et la nécessité d'un héros si similaire et qui parfois se confond avec son père. Au fil des histoires, nous comprenons le sens de ce personnage, la relation avec ses parents et bien plus encore. Sa croissance et son autonomie, ses propres aventures font partie de l'univers de Burroughs et les dessins de Manning se sont améliorés aussi avec le temps. En plus de ces histoires, il y a toute une saga : la recherche de Korak pour sa bien-aimée Meriem. Mais ce sont d'autres histoires... avec des dessins de F. Thorne, M. Anderson et autres artistes Certaines ont été publiées en France, dans la revue Tarzan Géant, vendue dans les kiosques aux années soixante dix.
Nautilus
Si le titre et les premières pages font évidemment penser à Verne, c’est aussi et avant tout à Kipling que cette série fait référence, avec ces aventures asiatiques, loin des océans en tout cas dans le premier album. Némo fait son apparition en fin de premier album, et le Nautilus devient central par la suite. Un Némo surprenant, chantre de la nation indienne, luttant contre la colonisation, totalement nihiliste et cherchant à déclencher un conflit entre grandes puissances pour assouvir ses envies de solder les comptes. Finalement, après avoir lu les trois tomes, c’est le premier qui m’a le plus intéressé. Les autres restent dans la veine d’aventure/espionnage, mais c’est moins crédible, cela joue sur trop de facilités (déjà tout ce qui tourne autour de l’attentat et de la recherche des preuves dans un paquebot coulé en plein port de Bombay force trop notre tolérance au possible), et dans le troisième tome il y a bien trop de retournements de situation, de situations improbables – le Nautilus semble-t-il dans la Seine ? Les bisbilles entre Kimball et Jaya sont aussi un peu lassantes, et la fin de Némo est elle aussi improbable… Ça se laisse lire, c’est rythmé, et le dessin est plutôt bon, ce qui me fait arrondir aux trois étoiles, mais je n’y ai pas retrouvé le charme de Verne. Note réelle 2,5/5.
Buz Sawyer
Buz Sawier est une série typique de la production américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, exaltant les exploits de l'armée. Je préfère les histoires du personnage après son retour à la vie civile, en tant que détective. Les dessins sont de très bonne qualité, cependant Roy Crane se plaignait du travail et du temps qu'il passait à dessiner les avions avec tant de détails. Mais il a été invité à la Maison-Blanche pour ses réalisations dans les comics ! Les aventures du héros sont un bon divertissement et ont évolué en termes d'humour, ainsi que dans le rôle de plus en plus important de belles jeunes filles très bien dessinées.
Dans l'ombre (Ito)
Un autre recueil d'histoires d'horreur par Junji Ito. J'en avais déjà lu une dans un autre recueil publié par le même éditeur et j'ai vu qu'une autre a servit de titre dans un des bouquins publiés par Tonkam il y a une quinzaine d'années (La Ville sans rue). Ça serait bien d'éviter les doublons. Les histoires de ce recueil ont été publiées dans la première moitié des années 90, lorsque l'auteur avait déjà quelques années de carrière professionnelle derrière lui. On retrouve son dessin si reconnaissable, mais il n'y a pas encore le style qui va avoir par la suite vers la fin des années 90-débuts années 00. La plupart des histoires ne sont pas trop mal. On retrouve quelques défauts récurrents de l'auteur comme des fins abruptes ou encore une histoire où le paranormal n'a pas d'explication alors que j'aime bien quand on m'explique la source du paranormal (un esprit vengeur, un monstre, etc) et je ne suis pas fan de 'il s'est passé un truc bizarre et puis s'est tout alors accepte-le'. Un bon point de cet album est qu'Ito ne tombe pas dans le grandguignolesque comme c'est trop souvent le cas avec lui et d'autres auteurs japonais spécialisés dans l'horreur. Les émotions des personnages sont mesurés et l'histoire qui me semblait décousu fini par être plus cohérent lorsqu'on lit les dernières pages. Certaines histoires sont plus psychologique et c'est le type d'horreur que j'apprécie le plus.