Les derniers avis (12 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Comme un oiseau dans un bocal - Portraits de surdoués
Comme un oiseau dans un bocal - Portraits de surdoués

3.5 Décidément, j'aime bien le travail de Lou Lucie. C'est une autrice pleine de talent qui bâtit des œuvres originales et variées. Ici, c'est un documentaire qui parle des surdoués lorsqu'ls sont adultes et il y a un coté fiction vu qu'on va suivre un gars oiseau surdoué qui rencontre une fille poisson qui a des problèmes et se demande si elle ne serait pas surdouée. Le sujet est intéressant et il y a tellement d'informations que cela aurait pu finir par être ennuyeux, mais heureusement c'est raconté de manière captivante. Il faut dire que le dessin est vraiment agréable. Rien qu'en regardant le dessin j'ai envie de lire le bande dessinée peut importe la quantité de texte. Les deux personnages principaux sont attachants et on emmène leurs problèmes de manière naturelle. En tout cas, j'ai bien aimé cette lecture qui m'a appris plusieurs choses. On voit que les surdoués sont loin des stéréotypes qu'on voit habituellement dans les œuvres de fictions.

05/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Eurydice
Eurydice

J'aime bien les œuvres de fictions qui reprennent des éléments de la mythologie grecque et celle-ci reprends deux mythes de manière original. J'ai bien aimé comment les autrices ont réussit à parler de certains de nos problèmes contemporains dans un univers qui semble se passe très loin dans le passé. Cette relecture du mythe d'Orphée mélangé avec celui de Pygmalion est faite de manière intelligente et il y a de bonne idée. Le dessin est très beau, il y a de belles planches. Le seul problème est que je trouve que ça se lit trop vite et qu'au final le scénario semble léger malgré le fait que le récit contient plusieurs thèmes. En fait, en dehors d'une scène dans les dernières pages il y a pas grand chose qui m'a marqué. C'est une lecture agréable et les autrices ont du talent, mais je ne mettrais pas ce one-shot dans mes indispensables.

05/01/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le Masque du renard
Le Masque du renard

Le long résumé, que je n'avais pas lu avant ma lecture, en dit beaucoup de l'histoire. Ce n'est donc pas une thématique animalière mais autour de relations adolescentes. Un trio uni depuis l'enfance d'une part avec 2 garçons et une fille, et d'autre part un 4ème larron nouvel arrivant qui vient semer le trouble dans l'esprit du protagoniste. Cela tourne rapidement sur le sujet de l'homosexualité. Une lecture agréable et fluide, les dialogues sont biens et le dessin aussi. Bref Ewen Blain (un breton ? en fait il serait natif d'Orléans) que je ne connaissais pas a une belle faculté de raconteur même si je ne suis pas spécialement le public cible du sujet.

05/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série L'Académie Clair-Obscur
L'Académie Clair-Obscur

L'Académie Clair-Obscur est la plus célèbre école de magie de ce monde où seuls certains développent suffisamment de pouvoir pour devenir magiciens. Ce talent étant généralement héréditaire, les plus puissants d'entre eux ont formé peu à peu des familles nobles traitant avec dédain le peuple non sorcier. Jusqu'au jour où un jeune paysan se révèle doté d'un immense pouvoir et est invité à rejoindre les rangs de l'école, sous le regard méprisant de la noblesse. Cette série reprend les éléments de nombreuses séries jeunesse. Nous passerons sur le nom de cette école et de la série, qui rappellera forcément un jeu vidéo à succès cette année. Nous avons droit à un brave bouseux soudainement doté d'un immense pouvoir, rappelant Lanfeust de Troy, jusqu'à sa mèche de cheveux décolorés. Il sera envoyé dans une école qui évoque celle de Harry Potter, où il se fera des amis de toutes origines et personnalités, à la manière de Freaks' Squeele ou plus récemment Bouhland. Et l'ensemble suit les codes du shonen nekketsu, où un jeune héros doté d'un énorme potentiel va peu à peu gravir les échelons et montrer à un ordre bien établi que la bravoure et la gentillesse peuvent changer le monde. Beaucoup d'éléments déjà vus, donc ? Oui, mais ça fonctionne ! C'est un récit prenant et rythmé. Si le héros est le gentil couillon, les protagonistes qui l'entourent sont intéressants et leurs personnalités apportent une vraie saveur au récit. L'album introduit une galerie dense de personnages, parfois nombreux dès le début, mais la lecture reste claire et agréable, grâce notamment à des procédés narratifs comme les lettres manuscrites qui permettent de mieux comprendre caractères, points de vue et intentions. La lutte des classes est présente, parfois un peu simplifiée, mais bien perceptible, et cela ajoute une certaine profondeur à un scénario qui autrement tient davantage du bon divertissement. Le premier tome pose les bases : on découvre Daimon, quelques personnages clés et les premiers enjeux qui s'annoncent. Les péripéties sont ponctuées d'humour et de moments touchants, et la tension est présente sans être écrasante. La BD est ainsi accessible aux adolescents, mais son univers, sa galerie de personnages et les subtilités sociales qu'elle contient la rendent également agréable pour un public adulte. Côté dessin, le travail de Grelin est plutôt réussi. Lui aussi poursuit une veine shonen. Il se focalise sur les personnages au détriment de décors parfois trop épurés mais cela permet une bonne dynamique. Et l'ensemble est soutenu par une palette de couleurs douce sans être trop mièvre. L'ensemble contribue à immerger facilement le lecteur dans ce monde fantastique et en faire ressortir son énergie. L'Académie Clair-Obscur offre un premier tome prometteur : malgré des codes classiques du genre, l'attachement immédiat aux personnages, l'humour et l'ambiance de récit shonen en font une lecture agréable et prenante. J'espère que la suite saura surprendre et s'épanouir.

05/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Savoir-Aimer - La Sexualité en bande dessinée
Le Savoir-Aimer - La Sexualité en bande dessinée

Je ne savais pas trop quoi attendre de cet album. Je craignais à vrai dire d’y trouver une vision moralisatrice et réac de la sexualité – ou un énième illustré médical rébarbatif. Mais bon, piqué par la curiosité, et pour faire entrer la série dans la base du site, je me suis plongé dans ce documentaire. Sur plusieurs sujets il fait bien son âge (la publication date de 1988) – le Sida était encore une MST comme une autre, nouvelle –, et un certain nombre de formules péremptoires manquent singulièrement de nuance (« les femmes nécessairement plus excitées par la musique que les hommes » ?). Autre écueil, une narration assez lourde, avec un texte très abondant : l’album se veut exhaustif sur l’amour et la sexualité, cela se sent dans les textes explicatifs, scientifiques ou sociologiques, mais aussi parfois dans les textes dans les phylactères. Au fil des pages, quasiment tous les thèmes liés au sujet sont abordés : les organes sexuels, la puberté, la sexualité du troisième âge, les premiers ébats, les positions sexuelles, les pratiques habituelles ou « exotiques », les divers rapports au sexe, etc. Pour accompagner les connaissances scientifiques, les auteurs ont choisi la bande dessinée comme vecteur, avec un dessin au trait semi-caricatural, qui passe globalement bien (du franco-belge classique, même si pas trop fouillé et inégal), mais la colorisation est parfois datée et criarde. Dessin et saynètes jouent la carte de l’humour, pour compenser le « sérieux » de certains textes. Le mélange passe plutôt bien, même si c’est parfois artificiel. Pour revenir sur mes appréhensions initiales, je dois reconnaitre que c’est mieux que ce que je craignais, même si la lecture est parfois un chouia « lourde ». Un album peu connu, daté, qui joue sur un registre différent du « Zizi sexuel » de Titeuf. Note réelle 2,5/5.

05/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Witch and Mercenary
Witch and Mercenary

Siasha, puissante sorcière traquée, et Zig, mercenaire vétéran initialement chargé de la tuer, s'associent et fuient ensemble vers un continent inconnu. Ils découvrent un monde neuf où la magie n'est pas interdite et où les humains sont tous alliés contre la menace de dangereuses créatures. Pour s'intégrer à cette société, Siasha devient aventurière chargée de chasser ces créatures, tandis que Zig continue à la protéger. Adaptation d'un light novel, ce manga nous plonge dans un univers mêlant la Dark Fantasy et le JRPG, avec ses guildes d'aventuriers. Il se base sur un duo improbable et relativement attachant, formé d'une jolie sorcière bicentenaire et ultra-puissante mais se comportant régulièrement comme une mignonne adolescente, et d'un puissant guerrier sérieux et capable de gérer toutes les situations. Le beau ténébreux et la jolie sorcière : même si pour le moment aucune romance ne s'installe entre eux, on l'imagine venir assez vite. Le dessin est plutôt classique, dynamique et plaisant, parfaitement adapté à l’univers médiéval-fantastique, même s'il ne surprend pas vraiment. La mise en scène n'est pas parfaite car certaines scènes d'action ne sont pas aisées à comprendre, et la transition entre les chapitres est parfois abrupte. Le scénario installe un monde et des thèmes intéressants : rédemption, quête d’identité, discrimination. La relation entre Siasha et Zig est ce qui fait la force du récit même si certaines interactions m’ont paru un peu trop artificielles : les personnages semblent parfois agir pour servir le récit plutôt que de réagir naturellement. Le rythme narratif prend également son temps, sans véritable fil directeur autre que la découverte de ce nouveau monde et la progression de l'insertion de nos héros dans celui-ci. Pour ce qui est du début de ce manga, tout est encore possible : on suit les héros avec plaisir, mais sans encore trop savoir où ça va nous mener et si une intrigue plus accrocheuse va se mettre en place. Malgré quelques petites maladresses, j'ai bien envie de voir comment leur relation et l'univers vont évoluer dans la suite.

05/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Grande Aventure de la famille Criminy
La Grande Aventure de la famille Criminy

La Grande Aventure de la Famille Criminy raconte les tribulations de Bradley Criminy, sa femme et leurs enfants, contraints de fuir leur île paisible après une attaque de pirates. Leur périple les entraîne dans des lieux bizarres et dangereux, peuplés de monstres, d'esclavagistes, de sociétés absurdes et de situations rocambolesques. Le dessin adopte un style cartoon très inspiré des comics des années 30, en particulier Disney. Les héros évoquent inévitablement une version modifiée de la famille de Mickey avec des oreilles de Dingo. Toute la mise en scène rend hommage à ces récits anciens, que ce soit dans la narration en longues aventures découpées en chapitres ou à travers des clins d'œil, comme l'apparition d'un cousin de Popeye. C'est un style dynamique où décors, personnages et couleurs donnent vie à chaque étape du voyage et renforcent le côté joyeux et décalé de l'histoire. L'album séduit ainsi par sa belle facture, son énergie et son univers inventif. Côté scénario, l'album fonctionne sur plusieurs niveaux. Si le style cartoon a souvent servi des récits subversifs ces dernières années, ici l'intrigue reste très premier degré. La famille Criminy enchaîne les péripéties, passant de lieux absurdes en dangers ou captivité, jusqu'à s'en sortir et rejoindre le lieu suivant, pour finir sur une conclusion heureuse. Cette lecture reste basique, avec des résolutions ou retournements de situation peu crédibles, qui privilégient le spectaculaire au détriment de la logique interne. La structure en odyssée, succession d'escales et de rencontres, paraît décousue, et le ton parfois trop conventionnel crée une distance pour le lecteur en quête de nuance. Pour autant, derrière ce ton léger, le récit semble proposer aussi une réflexion discrète sur la famille, le foyer et les différents systèmes de société rencontrés par les Criminy. On peut y voir une métaphore, certes un peu simpliste, de la situation des migrants fuyant leur pays et des dangers ou exploitations auxquels ils peuvent être confrontés. Ce fond reste toutefois secondaire et se perd souvent au profit d'une histoire très directe. Mon avis est donc mitigé. J'ai apprécié la beauté de l'album et son hommage aux comics et à l'animation des années 30, mais le scénario m'a un peu ennuyé malgré son exubérance. J'espérais quelque chose de plus nuancé et mieux structuré. Note : 2,5/5

05/01/2026 (modifier)
Couverture de la série La Parole du muet
La Parole du muet

J’allais écrire la même chose que gruizzli. En effet, c’est une série feel good pleine de bons sentiments à la Zidrou. Ça se laisse lire, c’est plein d’optimisme, et les gentils triomphent aux dépens des méchants – qui sont punis par une justice à la fois immanente et humaine. Mais bon, c’est quand même parfois un peu trop sucré, il manque de la noirceur, y compris pour faire ressortir – en la crédibilisant davantage – cette gentillesse revendiquée d’un bout à l’autre du récit. Autre écueil : les facilités scénaristiques, les coïncidences, les rencontres miraculeuses, qui elles aussi mettent trop d’huile dans les rouages, qu’on aurait aimer entendre grincer, couiner. Et là tout se déroule trop facilement. La constitution improbable du casting, les histoires croisées de Constance, d’Anatole et de Veronika Forsans, le tournage clandestin, le commissaire si conciliant, ça fait quand même quelques couleuvres à avaler… Et du coup jamais on ne s’inquiète pour les personnages, même lorsqu'ils semblent prendre des risques. Mais bon, ça reste quand même lisible, sympathique, et des lecteurs moins pinailleurs que moi y trouveront leur compte. Mais cette lecture d’emprunt m’a laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5

05/01/2026 (modifier)
Couverture de la série The Grocery
The Grocery

Une série étonnante, assez prenante, typique du label 619. La culture urbaine revisitée, dans une ville de Baltimore fantasmée, plus proche d’une cité mexicaine de la frontière gangrénée par les gangs que d’une métropole américaine policée. Le dessin de Singelin est déjà proche de ce qu’il a produit plus tard, avec des personnages aux formes bizarres – ici plus qu’ailleurs, avec ces personnages quasi animaliers aux formes s’éloignant fortement de tout réalisme, des pieds minuscules, etc. (j’ai juste eu du mal parfois à distinguer entre eux certains personnages). Mais, une fois entré dans cet univers, on s’y fait facilement. Et j’ai beaucoup aimé le travail de colorisation. Quant au récit, il est très rythmé donc, assez violent. Ducoudray nous présente une société américaine pourrie de l’intérieur, rejetant dans les marges les anciens combattants, et tous ceux qui n’entrent pas dans le cadre idéal. En ce sens, on découvre ici une contre société, qui singe la « normale » pour mieux l’investir, pour permettre à ceux qu’elle rejette de vivre quand même, avec des codes brutaux – mais finalement pas si éloignés de ceux du libéralisme (ou du Trumpisme…) moderne. J’ai lu la série dans l’intégrale (je ne connais donc pas le tome zéro), d’une traite, et avec plaisir. Une lecture recommandée. Note réelle 3,5/5.

05/01/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Nées Rebelles - Jeunes filles au poing levé
Nées Rebelles - Jeunes filles au poing levé

La BD met six jeunes filles sur le devant de la scène, des jeunes filles dont je découvre - sauf Greta Thunberg - la force de caractère pour faire bouger - un peu - les choses. Il n'y a pas d'âges pour changer le monde, pour le rendre meilleur à défaut de le guerrir. Car évidemment, c'est comme écoper un navire à la dérive qui prend l'eau de partout avec une petite cuillère... Six portraits très bien documentés de jeunes filles inspirantes, je suis admiratif devant tant de détermination et de foi pour faire aboutir leurs différents projets. Je vous tire mon chapeau pour apporter un peu d'espoir dans ce monde qui marche souvent sur la tête. Mais si l'intention est louable, je ne suis pas charmé par une narration que je trouve monotone et neutre, peut-être trop détachée... Toujours est-il, je n'ai pas perçu ce vent de révolte qui m'aurait donné envie de me battre à leur côté. Ou peut-être suis-je déjà résigné... Pour la partie graphique, un dessinateur différent par portrait, ça reste très classique pour du documentaire. Ça fait le job et dans l'ensemble, c'est dans la moyenne haute. Du bon boulot. Malgré ma note de 3 étoiles, "Nées Rebelles - Jeunes filles au poing levé" est une BD à lire et à faire lire.

05/01/2026 (modifier)