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Les dernier avis (15 avis)

Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Just not married
Just not married

Il y a des gens qui veulent juste rester ensemble mais sans se marier automatiquement. Moi, je dis qu'il faut respecter ce mode de vie. Le mariage n'est pas une fin en soi comme une norme imposée par la société. Cela fait plus de 10 ans (depuis le lycée) que nos deux protagonistes sont ensemble. L'entourage les presse à concrétiser, à avoir des enfants également. Mais rien ne presse pour eux. C'est à leur rythme et à leur convenance. Nous aurons droit à un découpage un peu particulier dans cette série. En effet, chaque événement de leur vie quotidienne sera décliné en deux chapitres avec un point de vue masculin et un point de vue féminin. J'avoue que j'ai plutôt bien aimé cette construction qui fait ressortir ce que nos deux héros appréhendent avec chacun leurs petites différences pour une même situation. Cette lecture concerne surtout les jeunes adultes démarrant leur vie de couple. Toutes leurs préoccupations de vie seront exploitées. Cela ne se limite pas à la vie de couple mais également au travail et à l'entourage. J'ai bien aimé cette série au ton juste. J'aime bien également leur manière de voir les choses. C'est une vision, pour une fois, bien moderne de voir les choses.

09/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Ô dingos, ô châteaux !
Ô dingos, ô châteaux !

Un polar d'action à la française qui est plutôt pas mal et doté d'une bonne dose d'originalité. Cette originalité, on la trouve dans le contexte initial de cette jeune femme qu'un riche mécène sort d'un asile psychiatrique pour l'embaucher comme nourrice pour son neveu. Ce postulat de départ intrigue et on se demande un moment où l'auteur veut en venir. Mais vite les choses se mettent en place quand la fille et le gamin se font kidnapper par trois malfrats dont un tueur à gages. Le lecteur comprend alors assez vite ce qui se trame mais ce n'est pas le cas de l'héroïne qui, elle, fonce tête la première dans une fuite mouvementée et chaotique. Autre originalité : il y a un grain de folie chez à peu près tous les protagonistes. La jeune nourrice bien sûr puisqu'elle présente de vrais troubles psychiatriques, mais aussi chez les autres. Il y a ce vieux tueur à gages très pro et doué mais qui subit une vraie douleur physique de plus en plus atroce tant qu'il n'a pas éliminé sa cible. Il y a ses deux acolytes, des frères inséparables qui peuvent partir dans de vraies frénésies balistiques. Il y a ce gamin pourri gâté et assez inconscient de ses actes. Ou il y a encore ces deux anciens architectes, l'un accusant une certaine culpabilité intérieure d'avoir trahi ses anciens principes, et l'autre ayant sombré dans le ressentiment, l'alcool et n'hésitant pas à venir tabasser le premier régulièrement. Cette folie tourne au vrai chaos au fur et à mesure que fuyards et poursuivants progressent dans leur fuite en avant, pour culminer vers les deux tiers de l'album dans une confrontation explosive et incendiaire dans un supermarché bondé. Ce passage là était un peu trop extrême et entachait la crédibilité du récit à mes yeux. De même, alors que je pensais que j'allais m'attacher assez facilement à l'héroïne car elle a une forte personnalité et n'est pas idiote, j'ai nettement moins aimé ses accès de violence gratuite, notamment celui avec le chauffeur qui les avaient embarqués et qui, même s'il était un petit peu lourd, n'avait pas mérité ce qu'elle lui a fait subir. Pour autant, j'ai bien aimé cette lecture. Elle est divertissante, plutôt bien menée et comme je l'ai dit plus tôt, elle présente son lot d'originalités et un petit retournement de situation un peu avant la fin. Pour ne rien gâcher, c'est Tardi qui est au graphisme et son trait y est soigné et au sommet de son art, donc c'est d'autant plus agréable à lire.

09/08/2020 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Saveur du Printemps
La Saveur du Printemps

Les Editions Jungle élargissent leur lectorat en ouvrant leur catalogue, à ma connaissance, à une romance homosexuelle. Mais cette nouveauté vaut-elle le détour, la lecture ? Il me semble que oui, car même si elle n'est pas exempte de -menus- défauts, cette bluette compte pas mal d'atouts. En premier lieu sa mise en couleurs, déclinée sur des tons de turquoise (si si, c'est possible), qui repose l’œil et donc adoucit la lecture. Elles viennent donc accompagner le dessin hybride de Savanna Ganucheau, qui mêle habilement les influences de la franco-belge et du manga, alors qu'elle est américaine. Un dessin qui nous permet donc de lire cette romance entre Ari, fils d'un boulanger soucieux d'assurer la suite de son affaire, et Hector, l'apprenti aussi doué pour pétrir la pâte à pain que pour soigner les maux de l'âme. Ce qui fait rapidement de l'effet au jeune homme en perte de repères. Ce qui est un bon point, sauf qu'Ari met du temps, beaucoup de temps, pour déclarer sa flamme à ce grand gaillard tranquille. Certes, il a fallu qu'Hector parte quelques jours voir ses amis d'enfance pour qu'Ari se rende compte de ses sentiments, mais la scénariste prend son temps, un peu trop, pour amener cet épisode. Ce qui nous vaut plusieurs séquences où l'on voit les deux jeunes hommes travailler côté à côte, en parfaite synergie, devenir amis, sortir ensemble (mais rarement seuls), avec quelques séquences romantiques un peu cliché. En général dans des manga relevant du boy's love, on a droit à des petites fleurs pour encadrer ces séquences, mais ici, non. On évite donc la plupart des écueils de la mièvrerie, ce qui était un peu ma crainte avant d'entamer ma lecture (romance + milieu gastronomique = beurk -pour moi). Un autre petit regret : que les origines -grecques pour Aristote, samoanes pour Hector- ne soient pas plus évoquées ou exploitées. Mais pour le reste c'est assez bon, la plupart des personnages sont subtils, hormis un copain relou qui le reste jusqu'au bout, l'histoire n'est pas un long fleuve tranquille, ça bascule alors qu'enfin Ari semblait enfin entamer sa relation avec Hector. Je conseille.

09/08/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Down
Down

Voilà encore un bon one shot bien sanguinolent où la violence est bien présente tout au long de l’album avec surtout pas une seule once de moralité. L’officier de police Deanna Ransome - qui opère en agent infiltrée - abandonne ses sentiments les plus vertueux au placard, grisée sans doute par une sorte d’invulnérabilité. Elle transgresse allégrement les lois pour punir à sa façon ceux qui ne méritent plus de vivre. Warren Ellis nous entraine dans un univers noir et ultra violant. Le lecteur n’est pas épargné ! Oui aucun ménagement ! Les coups pleuvent, les balles fusent et les morts se comptent par dizaines. Il est vrai que le scénario n’est pas des plus épais. Pas de rebondissements incroyables à attendre. C’est du bing bang boum, mais que c’est bon ! Un peu comme une série B avec Steven Seagal. Déçu de ne pas trouver une suite à cet album.

09/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Luluabourg
Luluabourg

Je me disais bien que cette histoire me disait quelque chose : c'est parce que j'en avais lu la reprise et la suite dans la série Les Jardins du Congo. Mais comme son titre l'indiquait, cette vision refondue du même récit se focalisait majoritairement sur le séjour du héros en Afrique après une brève vision de la difficulté de sa jeunesse durant la seconde guerre mondiale, alors qu'ici, les plus de 70 pages de l'album s'étendent longuement sur cette fameuse jeunesse belge. On découvre bien plus en profondeur sa relation très conflictuelle avec son père, son exil volontaire et son début de carrière de boxeur, puis comment, une fois revenu dans sa région, il a vécu presque comme un sauvage dans les bois pendant 4 ans pour échapper aux soldats allemands. Et ce n'est qu'à la toute fin de l'album qu'on le voit enfin arriver au Congo. C'est un récit dur et assez cruel, mais il est intéressant et crédible. J'ai trouvé assez forte la colère manifeste du héros, la haine envers son père qu'il exulte sous la forme d'une violence plus ou moins consciente. Ça ne le rend pas forcément attachant, mais ça le rend réaliste et doté d'une personnalité pittoresque et originale malgré son obscurité et sa forme d’asociabilité. L'album se lit bien mais on attend quand même que l'intrigue prenne de l'ampleur et rentre dans le cœur de son sujet. C'est ce qu'on l'on pense enfin arriver en fin d'album mais comme il n'a pas eu de suite directe, on peut rester sur sa faim. Il faut donc pour cela lire plutôt Les Jardins du Congo qui est une version plus réfléchie, s'étalant moins en longueur, et offrant pour sa part un vrai développement et une vraie conclusion.

09/08/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série L'Attentat (La Boîte à Bulles)
L'Attentat (La Boîte à Bulles)

Avant même d’avoir entamé la lecture de « L’Attentat », le lecteur sera saisi en le feuilletant par la grande beauté des planches, qui placent clairement cette bande dessinée en dehors des codes traditionnels du neuvième art. La démarche de Milan Hulsing le rapproche davantage d’une sorte d’impressionnisme où la réalité est intégrée dans un univers quasi onirique. L’auteur révèle ainsi sa maîtrise de la couleur en utilisant une large palette, même si la tonalité dominante reste entre le rouge et l’orange, exprimant sans doute le mieux l’atmosphère de tension et de violence liées au contexte. C’est à la fois sombre et chatoyant, et l’on ne peut être que subjugué par un tel talent. Au milieu de ce tourbillon polychrome aux associations sublimes, les formes apparaissent presque secondaires, les personnages deviennent des silhouettes diaphanes sous un trait en deçà de l’esquisse, comme aurait pu le faire un certain Jean Cocteau. Reste l’histoire, dont on a qu’une envie : vérifier si elle est à la hauteur… A la base, « L’Attentat » est un roman de l’écrivain hollandais Harry Mulisch, mettant en scène un homme, Anton, conduit à se remémorer un passé sordide où ses parents et son frère furent assassinés par les Nazis, en représailles du meurtre par la Résistance d’un policier collaborateur. La malchance voulut que le meurtre ait lieu devant leur maison, et pour le bourreau occupant, cela suffisait à faire d’eux les coupables… Cette histoire édifiante nous plonge dans l’absurdité et la cruauté d’une guerre ignoble, interrogeant de manière paradoxale le mécanisme pervers de la mémoire. En s’emparant du roman de son compatriote, Milan Hulsing tente de maintenir — et nous lui en savons gré — la mémoire de son pays, qui garde comme beaucoup d’autres les cicatrices d’une des périodes les plus noires de l’Histoire récente. On est toutefois obligé d’avouer que la lecture nous place face à un dilemme. Même si on suit le récit volontiers jusqu’au bout, force est de constater que celui-ci manque parfois de fluidité. Est-ce dû à la narration morcelée, faite de nombreux flashbacks ? Ou bien ne serait-ce pas tout simplement lié au dessin, qui, ayant les défauts de ses qualités, ne serait pas en adéquation avec ce type de récit ? L’aspect graphique, ainsi que décrit plus haut, tend à négliger les formes, et donc les visages, ne facilitant pas l’identification des personnages. S’ensuit une confusion que l’on ne peut que déplorer, et qui pose problème quand on est dans un registre proche de l’« enquête policière ». Tout cela est forcément regrettable, et ne fait que réduire le livre à un très bel objet artistique. Ce qui aura le mérite de contenter ceux qui privilégient l’aspect visuel. Certes, on peut tout à fait prendre plaisir à entamer ce plaisant voyage à travers un monde fastueux de couleurs et de sensations. Mais Hulsing, en mettant ainsi en avant son brio, n’a-t-il pas pris le risque de s’éloigner du sujet central ? Dans ce cas, peut-être aurait-il fallu attacher davantage d’importance à la structure narrative…

09/08/2020 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Derrière la colline
Derrière la colline

La mémoire... Fugace, intangible, mais tellement importante dans nos vies. Atteint d'Alzheimer, le héros de notre histoire est en train de disparaître de celle de ses proches. Pourtant lui veut se souvenir, se souvenir de cette histoire avec Flavie, qui lui envoie une photo et un commentaire énigmatiques... Voilà l'idée de départ de cette histoire, toute en douceur, amenée de façon très douce, vers un dénouement que l'on n'attendait pas vraiment... Car parfois la mémoire peut faire du mal... J'avoue, je me suis fait avoir par cette fin, quelque peu déconcertante, et rien que pour cela l'album vaut le coup de la lecture. Il faut dire aussi que le trait d'Ulric, dont c'est l'un des premiers albums, est très efficace, même si un peu charbonneux, ce qui contribue à distiller une ambiance un brin inquiétante. A découvrir !

09/08/2020 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Corps en grève
Corps en grève

Nous sommes en 1973, et déjà, si on peut dire, les campements de fortune des travailleurs immigrés posaient problème pour certains pouvoirs politiques. C'est le début d'une lutte pour les droits humains, pour la régularisation d'une poignée de sans-papiers qui avait fait couler beaucoup d'encre à l'époque. Le récit nous emmène donc en compagnie de ces grévistes de la faim, directement concernés mais aussi accompagnants, puisque des militants associatifs s'y sont également mis. Au total une trentaine de personnes, dans un local puis une église. On notera d'ailleurs l'implication de plusieurs prêtres ouvriers dans l'histoire. Celle-ci nous est racontée de façon un peu sèche, clinique ; on n'a que très peu le témoignage des Tunisiens grévistes, hormis les "trois Mohamed", et c'est un peu dommage, cela aurait donné un peu plus de corps à cette relation de grève... Sur le plan graphique Amandine Wadre Puntous étale sa technique de portraitiste, un peu dans le style de celles et ceux qui officient dans les tribunaux. La mise en couleurs tout en pastel donne une certaine patine au récit, qui est plutôt agréable et facile à suivre. Sympathique, intéressant, mais sans plus.

09/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Ice Pig
Ice Pig

Voici une sombre histoire de vengeance contre une société surnommée Farm qui fait dans la traite d'esclaves et le prélèvement d'organes. Quand de simples légendes urbaines reflètent une triste réalité des choses... Une lycéenne et un chômeur qui en ont été victimes vont s'unir dans une bien étrange relation (dominant-dominé) pour punir ce conglomérat aux buts inavouables. Elle est une célèbre pirate informatique et lui est sans revenus fixes et qui dépense le peu d'argent qu'il a dans le jeu vidéo. Le scénario semble tenir la route malgré quelques regrettables digressions dans le puéril et dans l'exagération propres à l'univers manga. Le tout demeure relativement sombre et parfois violent. Les sujets évoqués ne prêtent de toute façon pas à sourire. Je dois dire que la lecture de ces tomes a été assez dynamique grâce à l'absence de temps mort. Un mot sur le graphisme pour dire qu'il est tout à fait convenable, car on remarquera une précision du trait ainsi qu'un peu d'encrage pour les décors. Il est vrai que j'affectionne ce style réaliste. Pour résumé, nous avons là un correct thriller urbain.

09/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
Couverture de la série Stay Away
Stay Away

Le sujet n'est malheureusement pas d'une grande originalité. Et si nous pouvions changer le cours des choses pour sauver la personne qu'on aime d'un tragique destin ? Notre héroïne lycéenne se retrouve 3 ans en arrière pour changer le cours des choses et sauver son petit ami d'une mort certaine. Par contre, dans ce schéma très convenu de la seconde chance, l'originalité se situerait dans le sens que notre héroïne va tout faire pour ne pas sortir avec lui et ainsi changer le cours de leur histoire personnelle. Cependant, ce dernier ne le voit pas ainsi. Quand on tombe amoureux, c'est pour la vie et en l’occurrence pour la mort aussi. Je suis quand même tombé dans le panneau car l'intrigue se laisse suivre et les personnages sont si attachants. Au final, on peut dire qu'on a un shojo un peu particulier. Comme quoi. Un autre atout réside dans le fait que cela ne sera pas une série interminable mais seulement deux tomes et on n'en parle plus.

09/08/2020 (modifier)