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Les derniers avis (10 avis)

Couverture de la série Cliff Burton
Cliff Burton

Les 80's n'ont pas produit que des chefs-d'œuvre ! Cliff Burton en est l'illustration. Quel personnage falot ! Passé par le MI5 et le Yard, le voilà malade dès la première vaguelette, pris au piège très régulièrement et manquant cruellement d'initiative et de ressources. Plus souvent un verre à la main dans des mondanités, ce n'est ni un héros policier ni d'aventure à mon goût. Je le trouve un ersatz de mauvaise qualité. Les dessins sont classiques mais avec des visages peu expressifs et des couleurs souvent très sombres. Une série qui ne m'attire pas vraiment.

17/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Iron Fist - L'intégrale
Iron Fist - L'intégrale

Iron Fist voit le jour en mai 1974 sous la plume de Roy Thomas et le pinceau de Gil Kane dans le comics "Marvel Premiere #15". Surfant sur la mode des arts martiaux, il sera le deuxième représentant de cette catégorie de la Team Marvel après Shang-Shi (la période Paul Gulacy est une tuerie). Héros qui aura toujours eu du mal à trouver sa place dans l'univers Marvel. Les parents de Daniel Rand se trouvent au milieu de l'Himalaya afin de découvrir la cité mystique K'un L'un qui n'apparaît que tous les 15 ans. Son père est assassiné par son associé tandis que sa mère se sacrifice en se laissant dévorer par une meute de loups pour le sauver. Il sera secouru et recueilli dans la cité K'un L'un où il apprendra tous les secrets des arts martiaux. Il y acquerra le pouvoir du "poing de fer". Après ces 10 ans d'apprentissage, il retourne dans le monde occidentale et ne pense qu'à se venger. Une intégrale qui regroupe à mes yeux le meilleur d'Iron Fist. Héros dont j'ai suivi les péripéties dans Strange puis Titans des éditions Lug, toute ma jeunesse. Héros attachant mais en concurrence avec Shang-Shi dans sa maison mère. Il perdra son duel et sera trimbalé en tant qu'invité sur d'autres comics avant de former un duo avec Luke Cage, les "héros à louer". Les scénaristes vont se succéder, Len Wein, Dough Moench et Chris Claremont pour les plus intéressants. Idem aux pinceaux, après Gil Kane, Larry Hama fera le job et enfin le débutant John Byrne, avant d'exploser avec "The Uncanny X-Men". Il en ressort des aventures un peu rétro mais elles sont le terreau sur lequel la Marvel le fera renaître de ses cendres en 2000/2020 avec de nouveaux comics et une série télévisuelle. Une lecture que je conseille. Note réelle : 3,5.

17/01/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Acheté grâce à un libraire qui était sans nul doute un proche parent du senhor Oliveira de Figueira de Tintin, je n'étais pas bien sûr d'apprécier cette étonnante bande dessinée. La faute à un dessin qui, s'il ne semblait pas d'une grande laideur, ne m'attirait pas outre mesure, avec son trop plein d'angles et sa stylisation qui me semblait moyennement coller à l'atmosphère victorienne, normalement toute en élégance et en fioritures. Je maintiens la partie de mon jugement sur le décalage entre le style graphique et l'ambiance du XIXe siècle, mais malgré cela, le dessin de Benoît Dahan fonctionne bien. On s'y habitue vite et il crée une atmosphère un peu déjantée, qui nous permet de ne pas prendre cette histoire pour plus que ce qu'elle n'est : une fantaisie qui pastiche Conan Doyle sans jamais prétendre à l'égaler. Et pourtant, Benoît Dahan et Cyril Lieron pourraient légitimement avoir cette prétention, car ces deux tomes nous fournissent véritablement tout ce qu'on attend d'une nouvelle ou d'un roman signé Conan Doyle. On retrouve le Sherlock Holmes originel avec un plaisir immense, tout est là pour faire de ce Ticket scandaleux une véritable affaire imaginée par l'auteur initial. Le procédé consistant à nous immerger dans la pensée de Sherlock Holmes relève à mon avis plus souvent de la poudre aux yeux que d'un véritable procédé narratif utile à l'intrigue, mais il donne une dimension extrêmement ludique au récit grâce à une inventivité visuelle assez prodigieuse, et finalement, ce n'est pas plus mal. La fiction reste traditionnelle grâce à suffisamment de cases classiques, mais est rehaussée par les scènes de réflexion où l'on visite la mansarde du détective (c'est-à-dire son cerveau). A la manière de ce qu'un Guy Ritchie a pu faire au cinéma, les auteurs s'amusent à souligner le récit avec de grands effets de mise en scène, mais ça passe mieux en bande dessinée, et met en valeur la dimension très "casse-tête" du récit sans jamais qu'on ne perde le fil, clairement matérialisé sous nos yeux à chaque page. Tout n'est pas parfait, certains effets de montage sont moins habiles que d'autres (plier les pages, regarder par transparence : dès qu'ils mettent la consigne, je trouve l'effet gratuit et un peu excessif), mais la plupart d'entre eux fonctionnent réellement, et on se prend bien au jeu, en cherchant à comprendre où va nous mener cette rocambolesque affaire. Si le premier tome est une parfaite réussite, le deuxième était attendu avec anxiété, car c'est lui qui allait nous montrer si les auteurs maîtrisaient leur histoire jusqu'au bout. Et la réponse est heureusement un grand oui ! Le deuxième tome relève brillamment le défi du premier, même si je l'ai trouvé légèrement inférieur au premier, la faute à un récit qui verse plus dans l'action et laisse donc moins de place aux jeux de déductions fascinants du détective. Néanmoins, la manière dont les fils se dénouent et le climax sont à la hauteur. Même si la révélation du pourquoi du comment est tout de même un peu rocambolesque, c'est bien dans le ton de la saga, et on imagine bien Conan Doyle imaginer un dénouement aussi absurde et cohérent, très britannique dans le style. Le seul défaut du tome 2, c'est que, du coup, la grande place laissée à l'action fait que le récit se lit pas mal plus vite que le tome 1 et qu'on prend moins de temps à arriver au bout d'une histoire complexe mais qui a toutes les apparences de la logique et de la cohérence. C'est trop rapide, mais c'est toujours aussi bon, et ça fait plaisir de voir que ces deux tomes forment un véritable tout, très uni et très réussi, qui ne verse jamais dans la facilité ou le fan service gratuit. Un vrai plaisir de lecture pour tout bédéphile et tout amateur de Sherlock Holmes. Bref, parfois, on fait bien d'écouter les vendeurs qui nous chargent les bras et nous déchargent le portefeuille !

25/09/2020 (MAJ le 17/01/2022) (modifier)
Couverture de la série Enfin libre
Enfin libre

Bizarre, étrange, intrigante, cette histoire. Je pense que certaines choses m’ont échappé – et je ne voudrais pas spolier pour évoquer ce que je pense avoir compris de cette histoire. Toujours est-il que celle-ci se laisse lire. Le dessin est un peu minimaliste, mais fluide et efficace (un peu ressemblant à celui de Simon Hureau). Nous suivons durant l’album un père désespéré par la fugue de sa fille après une dispute entre eux deux : dans sa recherche, il croise un policier soupçonneux, un détective aux airs british, un éboueurs chansonnier, un chat et une araignée doués de paroles et philosophant allègrement. En parallèle, nous rencontrons aussi cette fille, qui cherche à peindre son monde, à trouver les bonnes couleurs pour le faire. C’est dire qu’on est rapidement dans un onirisme qui fait douter le lecteur du lieu où placer la limite entre réalité et songe. Le fait que toutes les clés ne soient pas données n’empêche pas d’apprécier cette histoire, produite par un duo d’auteurs original.

17/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Vikings - De sexe et de sang
Vikings - De sexe et de sang

Hugdebert est un auteur intéressant dans ce genre particulier de la BD de cul. D’abord parce que son dessin est très bon (ce qui est un réel atout pour un genre attirant les voyeurs). Ensuite parce qu’il ne sacrifie pas l’intrigue, ou en tout cas prend le temps d’installer un décor (visuel et/ou historique). C’est ici le cas, avec cette aventure se déroulant dans le cadre des raids vikings. Ce choix est bien vu car, sur un canevas finalement pas très original au niveau des scènes de sexe (très abondantes !), l’arrière-plan historique est assez bien rendu (et pour le coup justifie davantage que dans certaines séries contemporaines les scènes de viols). Concernant ces scènes de sexe donc, le trait d’Hugdebert (dont le pseudo conviendrait d’ailleurs très bien à un personnage de l’époque évoquée dans cette série !) est très bon, convenant très bien au Noir et Blanc utilisé. Par contre, je ne connais que la partie parue en album, n’ayant jamais eu sous la main la suite, en revue. Note réelle 2,5/5.

17/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série U4
U4

U4, à la base, c'est une série de romans post-apocalyptiques pour adolescents réalisée par 4 auteurs, chacun ayant écrit un tome, et ces 4 tomes se déroulent en parallèle pour raconter la même histoire du point de vue de chacun des 4 héros. Cela se déroule en France où la population a été ravagée par un virus et où seuls les jeunes de 15 à 18 ans ont survécu, hormis quelques rares survivants des autres classes d'âge, dont notamment des scientifiques et militaires protégés par leurs infrastructures. Alors que la situation tourne au chaos tandis que les survivants s'organisent comme ils peuvent, les anciens joueurs d'un jeu vidéo en ligne ont reçu juste avant la coupure d'Internet un appel à se retrouver tous à Paris la veille de Noël pour réaliser un voyage dans le temps et sauver le monde du virus. Rares sont ceux parmi ces joueurs qui y croient mais ils vont être malgré tout plusieurs à s'y rendre, poussés par différents espoirs et motivations. Parmi eux, les quatre héros de cette histoire, deux filles et deux garçons, venus de tous les horizons de France. L'adaptation en BD est réalisée par deux co-scénaristes, Denis Lapierre et Pierre-Paul Renders, et un seul dessinateur, Adrián Huelva, et une coloriste, Crespo Cardenete, sous la forme de 4 premières BD se déroulant en parallèle et centrées chacune sur le parcours de l'un des 4 héros, jusqu'à leur rencontre tous ensemble. Et la série va se clore avec un 5e et unique tome où ils seront réunis. Chacun de ces 4 tomes peut se lire dans l'ordre de votre choix, mais personnellement je conseillerais de commencer par l'album Jules qui présente le plus clairement la situation, ou éventuellement Stéphane (au féminin), avant de passer à Koridwen et Yannis. Sachant que ce n'est pas l'ordre dans lequel je les ai lus, ayant commencé par Stéphane et terminé par Jules et que je n'en ai pas du tout été handicapé. C'est une lecture sympathique et plutôt prenante. Le graphisme d'Adrián Huelva est assez particulier, avec des anatomies parfois légèrement difformes sans être laides. Je n'apprécie pas les visages un peu bouffis que peuvent prendre ses héroïnes quand elles sourient, mais globalement, j'ai plutôt bien aimé l'aspect graphique de cette BD. Chacune des histoires de ces héros est différente du fait de leurs motivations variées et de leurs origines géographiques, mais elles sont toutes intéressantes, quoique j'ai moins aimé celle de Yannis. Aussi différents qu'ils soient présentés, j'ai toutefois trouvé les 4 héros très similaires sur le fond : ils sont tous autant en quête d'indépendance, tous aussi méfiants de militaires aux comportements pas toujours compréhensibles et un peu caricaturaux, et ils ont tous eu maille à partir avec l'un ou l'autre des caïds d'une bande qui a décidé de s'en prendre à eux. Difficile aussi d'échapper à une ambiance rappelant forcément un peu Walking Dead version adolescents. Ces aspects légèrement redondants de leurs histoires m'ont un peu lassé mais pas empêché de lire les 4 tomes avec curiosité, chacun d'entre eux levant une part du voile sur le parcours des autres. A noter qu'il s'agit d'albums denses et qu'ils ne se lisent pas tous d'une traite à moins d'avoir une poignée d'heures devant vous. Et arrivé à leur fin, surtout une fois les 4 terminés, on a très envie de lire le 5e et dernier pour savoir comment les choses vont se conclure et si cette histoire de voyage dans le temps est réelle ou non, même si l'un des 4 tomes semble donner un gros indice sur le sujet. Si le 5e tome est du même niveau et sa conclusion satisfaisante, je pourrai sûrement remonter ma note.

17/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Un présent imprésentable
Un présent imprésentable

Il s'agit d'un des recueils les plus récents des planches de Quino, un recueil où il s'inquiète globalement de l'état du Monde, de la société de consommation et ce que devient la Terre suite aux actions des hommes. Il s'y mêle aussi quelques gags sur des thématiques plus légères, amour, richesse, art et politique notamment. L'ensemble n'est pas très mémorable. Il y a quelques bons gags, quelques moments où j'ai rigolé, mais l'ensemble est un peu plat, pas toujours hilarant. Autant le dessin de Quino y est très maîtrisé, autant on ne peut pas toujours être très inspiré. D'autant plus pour les gags se moquant de la technologie et de l'informatique, qui ont assez mal vieilli. Pour le meilleur de l'auteur, privilégiez plutôt des albums tels que Bien chez soi ou Qui est le chef ?.

17/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Gaffes de Cupidon
Les Gaffes de Cupidon

Tout un album de gags de Quino sur le thème de l'amour et de la vie de couple. Contrairement à A Table !... où je trouvais qu'il avait fait un peu trop vite le tour du thème de la bouffe, ici il a été un peu plus inspiré et malgré les plus de 70 pages de l'album on n'en vient pas à se lasser. Graphiquement, on est dans son style abouti et maîtrisé même si quelques différences dans le trait laissent penser qu'on a droit là à un mélange de différentes époques de l'auteur. Les gags, eux, sont sympas... Ils ne sont pas hilarants, à part une petite poignée mieux trouvés que les autres, mais aucun n'est vraiment en dessous du lot. C'est un recueil amusant, de bon niveau, mais pas le meilleur de Quino.

17/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Faux Soir
Le Faux Soir

J’ai failli mettre « culte »… Un très gros coup de cœur en tous les cas pour cette évocation historique ! Gros coup de cœur déjà pour son sujet : ce faux Soir qui reste encore aujourd’hui en mémoire de plus d’un Belge demeure un des plus hauts actes de résistance réalisé au détriment du régime nazi durant la seconde guerre mondiale. Pensez donc ! Une parodie d’un journal de propagande distribué en lieu et place de celui-ci et au nez et à la barbe de l’occupant ! Plus d’un des auteurs paiera cet acte héroïque de sa vie, preuve s’il en est que ce faux journal avait méchamment blessé le régime nazi à la seule force des mots. Gros coup de cœur ensuite pour la structure du récit, dans lequel nous passons des réflexions et des recherches des auteurs au récit purement historique, simple et sans fioriture mais complet. La lecture est très fluide. D’une part, on sent l’enthousiasme des auteurs pour ce sujet et, d’autre part, l’évocation historique est tout sauf rébarbative. Contexte, complexité de la mise en œuvre et conséquences de la distribution de ce faux journal, tout est expliqué et détaillé mais sans jamais peser sur le récit. Il y a un florilège de noms et matière à approfondir le sujet pour qui le désire et, dans le même temps, nous sommes face à un documentaire facile à appréhender qui intéressera autant l’amateur d’Histoire que le lecteur lambda qui découvrira ici une histoire dans laquelle le « petit fait la nique au puissant ». Gros coup de cœur enfin pour le dessin de Christian Durieux, en parfaite adéquation avec le sujet. Les passages dans lesquels sont évoquées les réflexions et recherches des auteurs sont réalisés dans un style direct et sans fioritures, comme pris sur le vif. L’évocation historique, par contre, donne lieu à des planches dans lesquelles on reconnait sans devoir se forcer tel lieu ou tel personnage (même si le visage de la plupart d’entre eux m’était inconnu). Le changement de code couleur entre les deux époques, comme le changement de calligraphie sont encore deux détails qui facilitent la lecture tout en créant une ambiance bien typée pour chaque période. Pour moi, c’est vraiment proche de la perfection ! A lire, que l’on soit féru d’histoire ou non.

17/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série On est né comme on est né
On est né comme on est né

Je continue sur ma lancée de passer en revue la quasi intégralité des albums de Quino et celui-ci n'est pas l'un des meilleurs. Il recueille des gags aux thématiques variées, parlant des animaux, de la politique, de la psychologie mais aussi de sujets bien moins marqués pour des gags plus libres. Le dessin et la mise en scène sont ceux de Quino au sommet de son art, avec un trait fin et un appétit pour les petits détails ou les expressions de visages qui viennent marquer avec subtilité les gags. Malheureusement, ceux-ci ne sont ici pas très inspirés, pas très drôles. Il y en a quand même une petite poignée, se comptant sur les doigts d'une main, que j'ai trouvés vraiment drôles et réussis, mais sur tout un album de plus de 70 pages, c'est bien peu en comparaison des nombreux autres que j'ai trouvés bien sans plus ou bien qui me sont passés complètement à côté. Pas le meilleur album de Quino, donc. Note : 2,5/5

17/01/2022 (modifier)