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Les dernier avis (9 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Vagabond des Étoiles
Le Vagabond des Étoiles

Encore une adaptation d'une histoire de Jack London que je ne connaissais pas. Ce romancier que je connais peu était vraiment prolifique. J'attendais avec impatience de lire cet album, non seulement parce que les avis sur ce site étaient très positifs, mais parce que j'adore le dessin de Riff Reb's, qui fait partie selon moi des meilleurs dessinateurs actuels. Je ne fus pas du tout déçu. London décrit bien la dureté du milieu carcéral de son époque et aussi l'absurdité de notre société car le personnage principal, qui est lui-même loin d'être un ange, car il a tout de même tué quelqu'un, va subir les pires tortures en prison, pour avouer quelque chose qu'il ne sait pas du tout et personne ne va le croire ! La description du milieu pénitentiaire et des souffrances du personnage principal est bien faite et tout le long j'ai ressenti ses émotions. Le récit est captivant et le personnage principal a une personnalité à la fois intéressante et intrigante. J'ai tout de même un peu peur pour la suite. Pour s'en sortir, le héros finit par s'évader de la réalité pour s'imaginer qu'il a vécu dans d'autres époques (quoique pour l'instant je trouve que c'est un peu ambiguë et que ce n'est pas certain s'il imagine tout ça ou s'il s'est vraiment réincarné des centaines de fois au fil de l'histoire de l'humanité). Ces passages ne sont pas mauvais (j'aime beaucoup celui qui se passe en Égypte), mais je trouve que c'est moins passionnant que ce qui arrive dans le présent. J'ai donc un peu peur que le second album porte principalement sur ça et que je finisse par trouver le récit moins bon. En tout cas, pour l'instant c'est excellent et un des meilleurs albums de 2019 que j'ai lus jusqu'à présent.

23/02/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Seuls sont les indomptés
Seuls sont les indomptés

Un bon album quoique je serai moins enthousiaste que les autres posteurs. Oui, le début est moyen. J'ai suivi le personnage principal sans trop savoir où voulait en venir l'auteur, hormis montrer la vie d'un personnage un peu haut en couleurs. Et puis lorsqu'il arrive en prison, on comprend mieux le but du récit, et la seconde partie a plus d'action que la première qui est très lente. J'ai commencé à enfin embarquer dans le récit qui jusque là ne m'avait pas du tout intéressé. Le rythme est bien meilleur, et les motivations du personnage principal sont bien définies. Malgré tout, je n'ai pas réussi à trouver le récit plus passionnant que la moyenne des bandes dessinées, et si la fin est bien faite et émouvante, elle ne m'a trop donné d'émotions. Le dessin est vraiment bon. Vu le peu de textes sur de nombreuses pages et la narration fluide, c'est un album qui se lit bien et plutôt vite pour un récit avec autant de pages.

23/02/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série La Ballade du soldat Odawaa
La Ballade du soldat Odawaa

Un western avec des Indiens pendant la première guerre mondiale! En février 1915 une petite troupe de soldats allemands sous les ordres du commandant Von Schaffner écume la campagne française pour piller et voler ce qui peut l'être. L'armée française a d'autres chats à fouetter, aussi elle demande au capitaine canadien Ernest Keating d’envoyer sa troupe d'élite pour régler le problème. Au sein de celle-ci le caporal Odawaa, tireur d'élite et fils d'un Français et d'une Indienne Cree. Dans un camp comme dans l'autre, c'est une légende tant il est efficace et se montre sans pitié. C'est la première incursion dans le monde de la BD de Cedric Apikian, qui propose ici un scénario malin, bourré de références, mais sans qu'elles ne plombent le récit. Tout d'abord la participation fort méconnue de soldats amérindiens dans les troupes canadiennes et qui ont combattu sur le sol français. Inspiration cinématographique également notamment avec la magnifique scène finale dans l'abbaye ( ah s'il avait eu une autre balle ) référence évident au cinéma de Sergio Leone. Pratiquement tous les archétypes du western sont présents hormis les cow-boys et le grand duel final, encore que.. Le scénario est donc parfaitement maîtrisé et tient en haleine le lecteur jusqu'à la fin. Au dessin l'on retrouve Christian Rossi qui encore une fois fait montre de tout son talent, des contre jours, des clairs obscurs de toute beauté, qui rendent bien compte de ce que devait être l'ambiance sur et autour du front à cette époque. Au passage admirez les premières pages qui constituent une sorte de prologue. Une excellente BD avec un scénario âpre et surprenant, dont je suis surpris qu'elle ne fasse pas plus d'émules. A lire absolument

23/02/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
Couverture de la série Le Mur
Le Mur

Encore une série post-apocalyptique me direz vous et bien oui et de ce tonneau j'en redemande. Nous voici plongé dans un monde où il ne reste pratiquement plus rien de la Terre que nous connaissons, la Méditerranée est asséchée et les rares survivants vivent sur une Terre en proie à un climat hostile, des migrations massives et y règnent des bandes armées. Deux adolescents, Solal et sa sœur Eva qui est en manque de médicaments, veulent gagner le mur qui entoure la légendaire cité de ED3N où semble-t-il vivent encore les nantis de la société. Expert en mécanique, le jeune garçon fera son trou dans une bande qui elle aussi mais pour des raisons moins avouables, cherche à pénétrer dans la cité. Un récit qui ne possède que peu de temps mort dans une ambiance qui n'est pas sans rappeler "Mad Max" pour la fureur et le violence qui se dégage des planches, mais également le nihilisme de Walking Dead. Le scénario, inspiré d'une idée d'Antoine Charreyron, est magistralement mis en images par Mario Alberti, que l'on avait déjà croisé sur Morgana, Cutting Edge et Les Chroniques de Légion possède un trait acéré, presque "sale" qui convient fort bien au propos du récit, si l'on y ajoute une colorisation dans des tons orangés et de rouille, vous obtenez une série fort prometteuse pour laquelle nul doute que je lirai la suite.

23/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Garage hermétique (Major Fatal)
Le Garage hermétique (Major Fatal)

Depuis que j'entendais parler de ce Major Fatal, j'ai fini par y arriver, non sans réticence, grâce au prêt des 2 albums, mais Dieu que c'est chiant ! Moi qui suis un adepte des récits linéaires, j'ai eu beaucoup de mal avec cette histoire, je crois n'y avoir pas compris grand chose, je n'accroche pas du tout et je ne peux pas rentrer dans ce type de délire. C'est un feuilleton improvisé que Moebius a imaginé pendant 3 ans dans les pages de Métal Hurlant en y insérant de multiples références, au gré de péripéties capricieuses et chaotiques, avec un univers qui y prend forme et où une certaine poétique se développe, son major Grubert, perpétuellement coiffé de son casque à pointe, s'y promène d'un univers à l'autre. Il n'y a donc pas que le garage qui est hermétique, je le suis totalement à ce genre de Bd avec laquelle je ne prend aucun plaisir de lecture, le seul intérêt est que j'y apprécie le dessin de Moebius, son fameux graphisme "à la Moebius" fondé sur le point et la hachure, encore que je le préfère nettement sous son nom de Giraud dans Blueberry évidemment, de même qu'on décèle dans ce récit quelques éléments qu'on retrouvera dans "John Difool", même si je ne suis pas assez familier et connaisseur de ces univers. Certes c'est sans doute un mélange de fiction, de poésie et de merveilleux, mais ce n'est pas pour moi, et d'ailleurs, le premier album m'a tellement saoulé que je n'ai même pas pris la peine de lire le second, je l'ai juste parcouru, mais j'avais ma dose.

23/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Thorkaël
Thorkaël

J'avais eu vent de cette Bd il y a quelques années mais je l'ai véritablement découverte il y a peu, c'est une création de Loro, sa première Bd importante après son entrée au journal Pilote en 1968, avec le scénariste De Beketch, puisqu'elle est créée avant ses séries les plus connues dans ce même journal, Abel Dopeulapeul et Sweet Delice. Lancé dans les pages de Pilote en 1971, ce récit s'aventure sur des terres scénaristiques encore vierges car à cette époque en France, le genre heroic fantasy était quasi inconnu, Taar le rebelle ne sera crée par Moliterni et Brocal qu'en 1976, et les fascicules de Conan chez Marvel n'étaient pas très courants sur le marché. Ceci explique l'insuccès de la fantasy à cette époque, il était trop tôt encore pour offrir au public des sagas avec de gros types musclés aux lourdes épées et enveloppés de peaux de bêtes, c'est pourquoi Taar le rebelle a hélas été un insuccès, même si j'en suis tombé fan immédiatement, et c'est pourquoi je pense que "Thorkaël" a connu le même sort. De Beketch imagine une aventure simple qui sera multi déclinée par la suite : la quête d'un héros et la découverte de plusieurs créatures fantastiques, et de femmes superbes dont beaucoup sont peu vêtues. Le seul petit détail amusant, c'est que le héros est normal et non musclé, il appartient à un peuple peureux et il n'est guère futé, tout au moins au début. Les décors sont intemporels, indéfinissables et extravagants, avec une petite influence asiatique, on sait qu'ils seront utilisés ensuite par d'autres auteurs dans le genre fantasy, mais le public de 1971 a dû être assez surpris. Cette aventure en 2 épisodes, dont le second parait dans Pilote en 1973, est au final très sympathique, même si elle paraitra déjà vue aujourd'hui après tout ce qui est apparu en BD et à l'écran, elle reste en tout cas très méconnue, moi-même qui suis pourtant un farfouilleur de Bd anciennes, je n'en ai eu connaissance qu'au début des années 2000 en tombant sur d'anciens numéros de Pilote des années 70. La mise en page osait des trucs déjà inhabituels pour l'époque, avec des cadrages variés. Le plus curieux, c'est que Dargaud a réédité seulement le tome 2 en couleurs dans sa collection Pilote, alors que les 2 albums d'origine édités par Serg étaient dans un beau noir & blanc bien contouré. C'est dommage que cette série n'ait pu continuer, mais ça reste une découverte intéressante.

23/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Lily a des nénés
Lily a des nénés

Cette BD raconte quelques jours dans la vie de Lily, une jeune fille de 10 ans, vivant dans un petit port de Bretagne, qui a un tournant de sa vie puisqu'elle entre dans la puberté et commence à avoir des seins. Cela la met mal à l'aise car elle voit cela comme un handicap pour affronter le regard des autres et cela lui pose un vrai soucis vis-à-vis du garçon dont elle est secrètement amoureuse. Ce dernier est un petit caïd, chef d'une toute petite bande, et il se trouve justement que le frère jumeau de Lily voudrait entrer dans cette bande. et comme elle et lui se ressemblent beaucoup, elle pourrait éventuellement prendre sa place, sur un malentendu. C'est une histoire sympathique mais pas très marquante. J'aime bien son graphisme quoique je trouve parfois que son manque de détail et sa façon de réaliser les ombrages et les couleurs lui donnent un côté un peu flou. Lily est plutôt attachante. Et quand on voit son joli minois, on se dit qu'elle aurait bien tort de penser qu'elle ne peut pas plaire aux garçons qui l'intéressent. Sauf que forcément, elle a choisi le moins sympa de tous. L'histoire de sa tentative de se faire passer pour son frère n'est pas mal mais je ne sais pas si elle est très crédible dans le fond. Et anatomiquement parlant, j'avoue m'interroger sur la scène où elle doit faire pipi sur un chat depuis un balcon... Quant au récit sur son passage vers la puberté, il est correct même s'il ne me parle pas vraiment en tant que garçon. Agréable donc, mais pas indispensable.

23/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Chèvre de Monsieur Seguin (Barman)
La Chèvre de Monsieur Seguin (Barman)

Cette BD est une adaptation directe du conte d'Alphonse Daudet, mais contrairement à la plupart de ces adaptations, celle-ci est complète. Cela ne change rien à l'histoire de la chèvre elle-même mais cela ajoute un cadre au récit sous la forme d'une introduction où le narrateur, probablement Alphonse Daudet lui-même, est en pleine discussion avec son ami Gringoire autour d'un café et lui conseille fortement d'accepter un métier de chroniqueur plutôt que de vivre une vie de poète insouciant. C'est pour illustrer son conseil qu'il lui raconte l'histoire de cette petite chèvre qui aimait trop la liberté au point d'en oublier le danger du loup. Et ce sont ces personnages qu'on retrouve à nouveau en fin d'album une fois l'histoire racontée. C'est bien, cela donne un cadre moral plus général et plus adulte à la fameuse fable que tous les enfants connaissent. Le dessin d'Adrienne Barman est amusant. Elles donnent de drôles d'allures à ses personnages, comme s'ils étaient coincés dans le cadre des bords de leurs cases de BD et qu'ils devaient se tordre et se pencher pour y tenir correctement. En outre, elle leur donne volontairement des tronches assez débiles, avec des sourires béants et des yeux de tailles inégales. Ça me fait assez rire et lire l'album avec le sourire. Du coup, autant le fond de l'histoire est raconté avec respect de son contenu et de son texte, autant la mise en scène est bien plus légère et divertissante. Du coup, j'ai bien aimé cette adaptation qui, si elle n'a rien d'indispensable, fait passer un bon moment et présente de belle manière le récit complet de Daudet.

23/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Trouille
Trouille

Mouais. J’ai lu sans déplaisir, mais aussi sans enthousiasme cet album. Je ne sais pas ce qui a été conservé du roman originel (que je n’ai pas lu), mais il n’en reste ici qu’une vague brume, quelque chose que j’aurais sans doute rapidement oublié. L’histoire en elle-même n’est pas inintéressante, mais je l’ai trouvé trop squelettique – et le dessin, avec un rendu de crayonné, de brouillon mal dégrossi, n’a fait qu’ajouter (inutilement) au dépouillement de l’ensemble. Nous suivons donc un type qui passe son temps à fuir. Fuir une « apparition » (la mort probablement) qui le poursuit, qui frappe certains de ses proches, dont la présence annonce le malheur. Fuir les prédictions qui ne lui laissaient pas de chance d’échapper à son destin. On a donc là un démarquage de la fatalité antique, de l’histoire d’Œdipe. Je n’ai pas réussi à m’attacher au héros. Reste que passé ce constat, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent (texte et rebondissements assez rares). L’aspect polar revendiqué par la collection passe ici au second plan. Album d’ambiance donc, qui ne m’a pas vraiment convaincu. Note réelle : 2,5/5.

23/02/2020 (modifier)