Les derniers avis (22 avis)

Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Terremer
Terremer

J’avais repéré cet album en librairie, et les avis ci-dessous ont fini de me convaincre de passer à l’achat, mais j’ai trouvé ça juste « pas mal ». L’histoire est agréable, mais mon intérêt a fluctué. Certains passages ont su retenir mon attention, alors que d’autres m’ont paru rébarbatifs – je n’ai pas trop accroché aux discours philosophiques sur le pouvoir des « vrais noms » des êtres vivants, et de manière générale, j’ai trouvé que l’intrigue manquait de rythme. La mise en image est superbe, mais les passages de nuit ou en intérieur sont beaucoup trop sombres, ce qui a rendu ma lecture pénible et fatigante. C’est dommage, le côté graphique compte beaucoup dans ce genre d’adaptation, sinon autant lire l’original. Voilà, je réalise tout à fait que le roman « Earthsea » est un grand classique de la littérature fantasy qui avait impressionné lors de sa parution en 1968, mais découvrant cette histoire en 2026, je l’ai trouvée certes agréable, mais peu marquante.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Léo Roa
Léo Roa

Leo Roa a été publié initialement en 1988 et 1991. Le style graphique correspond à la période Etoile noire publié en 1981. Et pas à Gangrène/Mutante/Titania qui, publiés pourtant en 1985-87 qui sont beaucoup plus mature graphiquement. J'aime les deux périodes mais certains ne jurent que par le Gimenez des metabarons. En tout cas les vaisseaux sont variés et magnifiques dans Leo Roa. L'histoire est fun, sans prétention, avec un côté buddy movie, ce changement de répertoire est rafraîchissant. Il y a des petites ambiances Incal parfois. Je suis agréablement surpris en général des bds écrites par Gimenez et c'est le cas ici. Les dialogues auraient pu être mieux travaillés à certains moments pour pinailler. Une œuvre de Gimenez assez peu estimée si on suit les avis précédents. Pour ma part, je vous conseille de l'essayer.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Blue (Humanos)
Blue (Humanos)

Au hasard d'un certain site de vente en ligne, je suis tombé sur cette bande. Les couvertures ont électrisé mon regard et j'ai craqué. Alors qu'est ce que ça vaut? Blue est une bande appartenant au genre SF post apo, réalisée en 85 et 87 par deux jeunes auteurs. On les sent complètement passionnés par ce premier pied dans la bande dessinée. J'ai adoré le style visuel. C'est un cocktail de plein d'influences. Un des personnages ressemble à Robert Smith. L'ambiance générale fait penser à des mangas comme Cobra ou Ken le survivant. Les décors et les voitures sont sublimes tandis que les corps et les visages sont... Aléatoires. Parfois très beau et parfois dessinés en dépit du bon sens niveau proportions. Le dessinateur a du mal à dessiner le mouvement. Les personnages de loin sont moches. Les coupes de cheveux sont ultra kitch. Et pourtant on décèle l'influence de Klimt pour dessiner les visages, un peu comme dans Slaine. Et pourtant il y a ce travail sur les tons de couleurs bleu et violet qui crée à lui tout seul tout un univers. Qui nous plonge dans une ambiance barbare faisant penser aux Guerriers de la nuit de Walter Hill... Le scénario a été la bonne surprise. Je m'attendais à un navet de série Z mais on est plus sur de la série B ambiance fin du monde avec quelques touches de fun. Bon je m'arrête là. J'ai adoré découvrir cette petite pépite qui a plein de défauts mais un charme unique. Avec cette impression d'être un archéologue dénichant un pur artefact des années 80.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 5/5
Couverture de la série On a tué Wild Bill
On a tué Wild Bill

C'est ce que j'ai lu de mieux d'Hermann jusqu'à présent hors série. Je me sens obligé de mettre la note maximale. La narration est brillante. On va dire pour ne rien révéler que l'histoire raconte le rude apprentissage de la vie d'un jeune américain à l'époque des cowboys fin du 19eme siècle. Au niveau du dessin, Hermann a rarement été aussi impliqué. La qualité de ces albums en couleurs directes est souvent aléatoire. Ici c'est sublime. Le meilleur one shot d'Hermann.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Reconquêtes
Reconquêtes

Miville-Deschenes est un des rares dessinateurs des années 2000 qui m'intéressent, parce qu'il sait encore pratiquer le style réaliste. Il dessine très bien les corps, les animaux, les bâtiments. C'est sa première collaboration avec Runberg. Actuellement ils sont en train de réaliser une autre série incontournable, Zaroff. Ici Runberg nous livre un scénario de bonne facture avec cette alliance entre différentes tribus antiques/mythologiques. J'ai juste regretté que la plupart des personnages secondaires (pas tous) soient un peu trop stéréotypés ou fades. Une saga de fantasy très fortement conseillée.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Afrika
Afrika

Dans la catégorie one shot signé Hermann, Afrika est un bon cru. Je n'ai pas trouvé le récit convenu contrairement aux avis précédents. Il a su me tenir en haleine malgré sa simplicité. Au départ on a l'impression de regarder un documentaire sur une réserve africaine et ensuite ça part sur quelque chose de plus mouvementé. L'histoire est propice à dessiner de jolis décors de savane et de jungle. Sans compter les planches nombreuses avec des animaux sauvages. Un Hermann qui, s'il ne sort jamais de sa zone de confort, sait malgré tout se montrer divertissant.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Femmes de l'ouest
Femmes de l'ouest

Malgré la sortie des deux récentes intégrales chez Glénat contenant les histoires courtes de Serpieri sur le Far West, ça reste un peu la foire à la saucisse pour s'y retrouver. Surtout que les éditions des ouvrages que je viens de mentionner ne comportent pas de sommaire (idée de génie). La quasi intégralité des histoires étant en NB, je me suis rabattu sur cette bande toute en couleurs car pour moi le western c'est la couleur, que ce soit chez John Ford ou chez Sergio Leone. La première histoire fait clairement office de tête de gondole. Le trait est sublime, hyperréaliste. On dirait du Druuna. Je pense qu'elle existe en NB mais elle est proposée ici en couleur. Il y a quelqu'un en dessous de moi qui trouve la colorisation ratée. Je ne partage pas du tout cet avis puisqu'il y a un énorme travail au pinceau pour constituer les fonds de chaque case. Si cette histoire est placée en premier, c'est pour une bonne raison : appâter le chaland. D'autant qu'on a droit à quelques images de nus magnifiques. Les deux histoires suivantes sont plus convenues au niveau du graphisme, les visages n'impressionnent plus. La technique est differente aussi. Les histoires sont très classiques mais l'émotion est présente. Un bémol : Serpieri utilise trop la voix off, ça donne un effet vieillot. Le dessin - on pourrait presque dire la peinture - du premier récit ajoute une dimension mythique à l'histoire. On aurait vraiment aimé avoir 64 pages de ce niveau.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

Bd sympa mais pas forcément indispensable. Déjà le lieu - un restaurant en province - ne permet pas à Hermann de dessiner des décors qui flatteraient la rétine comme il sait si bien le faire. Au niveau de l'histoire, on a l'impression d'être dans du Jeremiah (ce qui n'est pas un défaut à mes yeux), avec deux clans un peu timbrés prêts à s'affronter jusqu'à la mort pour un prétexte quelconque. C'est juste que ce n'est pas très réaliste puisque on est censé être dans les années 90. Par contre je cherche encore l'apport particulier de Van Hamme à cette création mais j'ai rien trouvé. Je vous tiens au courant. Si on est fan d'Hermann, je classe tout de même cette BD dans la liste des one shots à posséder.

08/02/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série L'Etat morbide
L'Etat morbide

L'état morbide de Daniel Hulet a connu récemment une réédition. On conseillera plutôt les EO ou l'intégrale de 1995 dont la typographie respecte les codes des éditions originales. C'est un récit d'épouvante somme toute classique qui joue sur la frontière entre le réel et l'imaginaire. Oui il y a plusieurs niveaux de compréhension - c'est ce qui fait la force de l'oeuvre - mais on peut s'arrêter au premier niveau d'explication - un homme victime d'un stratagème diabolique - sans être perdu ou frustré. Les éléments fantastiques sont percutants. J'ai apprécié la chute de chacun des trois tomes. La caractérisation du héros est originale aussi - il aime ecouter du Cabaret Voltaire et a pour compagnie une bande de punk arty. Les réactions de rejet des contributeurs ci dessous m'ont assez amusé. C'est vrai que l'ambiance urbaine gothique est assez inédite en bd et peut déstabiliser si on a pas les références. Un peu comme les gens qui sont habitués à aller voir les Tuche et qui entreraient par erreur dans une salle projetant Eraserhead. Visuellement c'est magnifique, avec un découpage moderne et une amélioration des couleurs à partir du tome 2. Dommage que cette bande soit tombée dans l'oubli car pour moi c'est clairement culte et ça fait partie des incontournables des années 80-90.

08/02/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Soli Deo Gloria
Soli Deo Gloria

Une longue composition autour du destin aventureux de deux jumeaux aux compétences musicales hors normes. La reconstruction imaginaire de l'Europe à l'époque de Vivaldi et Bach est intéressante : on ne cherche pas du tout la description précise urbaine ou architecturale ( on ne reconnaîtra rien de Venise, Rome ou Amsterdam, malgré des noms à clefs assez parlants) mais les vêtements et les institutions politiques y font allusion. Pour l'image, des collègues ont cité Gustave Doré, je pencherais plus vers Rembrandt. Mais avec une technique que j'imagine peut être à tort comme des lavis à l'encre, scannés et tramés, puis retravaillés pour y apposer les volutes de musique, blanches ou colorées. Cela déroute parce que cette technique de clair-obscure donne la texture d'un vieux journal où l'impression a bavé. Belle expérience visuelle ambivalente, à la fois somptueuse et sale. Par ailleurs, la composition découpée en chapitres où le temps semble égal d'étape en étape, donne une sorte de puissance à l'histoire, par moments enthousiasmante et à d'autre tragique. Deux bémols (si j'ose dire, dans ce contexte érudit de la musique) 1. les dialogues et leur caractère guindé, peu en accord avec le milieu social de départ des 2 héros, et qui installent, dès les premières pages, une distance désagréable entre le lecteur et les personnages 2. le personnage de Hans, le frère auquel on peine à s'identifier, parce qu'il n'exprime pas sa frustration, et elle n'explose que tardivement et constitue un levier important de la part tragique.

08/02/2026 (modifier)