Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Les dernier avis (9 avis)

Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Taxi Molloy
Taxi Molloy

Une couverture plutôt sympathique et m’imaginer plonger dans les entrailles de New York m’ont incité à prendre cet album. Ce n’est pas le meilleur choix que j’ai fait ! Nous sommes embarqués dans un taxi avec comme chauffeur, un jeune homme légèrement attardé. C’est son premier jour ! Nous traversons cette mégalopole de long en large avec les pensées de ce dernier. Nous sommes confrontés dans une lecture avec une multitude de flash-backs avec ses souvenirs et ses ressentis nous permettant de découvrir le sordide de sa jeunesse et sa machiavélique grand-mère. Voici donc un récit qui n’est ni plus ni moins qu’une pâle copie de Forrest Gump en beaucoup moins bien. Il n’y a rien de spectaculaire à attendre. C’est mou et sans rythme. D’ailleurs je cherche encore le côté polar de cette bande dessinée. Ce qui sauve cet album, c’est le dessin d’Alexis Charbert. Il y a des belles perspectives de Manhattan. Les femmes sont particulièrement réussies. Le découpage est aussi plutôt harmonieux. Voilà donc une histoire inepte, pas du tout crédible que vous pouvez ne pas lire sauf si vous êtes vraiment désespérés !

19/10/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Le Maître des crocodiles
Le Maître des crocodiles

J’ai pris cet album sans trop savoir sur quoi j’allais tomber. Ce qui m’a guidé dans mon choix, c’est tout d’abord la couverture. Et puis j’ai feuilleté rapidement... Le graphisme ou plutôt les aquarelles ont balayé mes dernières hésitations. Le pitch est séduisant. Quelques militants écologistes se rendent dans les îles Banyak pour dénoncer les ravages de la pêche à l’explosif et les conséquences à court terme sur l’environnement. Tout ne se passe pas comme convenu… Si Steven Spielberg avait choisi de mettre en avant un grand requin blanc, Stéphane Piatzszek lui a préféré inviter un énormissime crocodile au milieu des plongeurs ! Frissons garantis. Le dessin de Jean-Denis Pendanx est admirable. Les couleurs sont lumineuses. Certaines planches sont de toute beauté notamment celles sous-marines. Le bleu du ciel et de la mer et l’ocre du sable des plages sont bien évidemment très présentes. Pour le plaisir des yeux… L’histoire est plaisante. Il y a du Moby Dick dans cet album. La référence au chef d’œuvre d’Herman Melville est manifeste. Le capitaine Achab voulait se venger coût que coût de cette baleine blanche qui lui avait dévoré lors d’un précédent voyage, une jambe. Ici c’est Léonard qui souhaite se venger de la mort de son épouse dévorée par ce crocodile monstrueux. Vous rajoutez quelques scènes sanguinolentes pour obtenir un récit construit avec de l’action et un contenu écolo engagé. Cet album vous permet d’aller plus en amont du combat entre l’homme et le crocodile. L’histoire permet de s’interroger sur l’influence qu’exerce l’homme sur la nature et ces conséquences. Une BD réjouissante que je recommande.

19/10/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Pinocchio (Foerster)
Pinocchio (Foerster)

Contrairement aux apparences, cette version de Pinocchio s'apparente plus au monstre de Frankenstein qu'à la marionnette de Carlo Collodi. Philippe Foerster s'approprie le récit d'origine qu'il cite d'ailleurs par cette petite gitane qui a eu vent de cette histoire et se renomme Gepetta. Méprisée de tous, cette petite femme qui ressemble curieusement à Edith Piaf par la taille et l'argot qu'elle utilise réanime une mandragore qui va pousser et devenir un colosse.... le fameux Pinocchio. Muet et imposant, la créature cherche des émotions qu'elle ne trouvera jamais. En voulant serrer contre lui tout âme charitable, il les tue accidentellement et déclenche une véritable vendetta des proches de ses victimes qui ne cessent de le traquer.... Véritable condensé du savoir faire de Philippe Foerster dans une trentaine de pages, les dessins sont fidèles au maître. Son Pinocchio est effrayant, les cités qu'il dessine ont des verticalités vertigineuses et le tout est emballé dans une joli bichromie aux dominantes rouges (refaites en 2020 près de 40 ans après sa première édition). Seul le personnage de la gitane me semble loupé graphiquement, l'auteur étant bien plus doué pour dessiner ses Freaks que la beauté féminine. Bien sur l'histoire est violente, cruelle voire même gore avec cette touche si particulière de poésie macabre et d'humour noir qui fait tout le charme de ses oeuvres. Voici un classique qui mérite d'être redécouvert et dont le seul véritable défaut est d'être hélas bien trop vite lu.

19/10/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Couleur tombée du ciel
La Couleur tombée du ciel

Seconde salve me concernant après mon retour enthousiaste sur L'Appel de Cthulhu toujours adapté par Gou Tanabe. Si le bouquin est un peu moins épais, il n'en est pas moins palpitant avec cette histoire de météorite tombée en plein milieu d'une campagne uniquement peuplée de quelques masures paysannes. La famille Gardner va en faire les frais après quelques faits insolites (une drôle de couleur inconnue sur terre en émane et va métamorphoser nature et êtres vivants) et sur un ton montant crescendo. Encore ici le dessinateur profite de cet environnement rupestre pour tisser de splendides décors aussi détaillées qu'inquiétants. Dans un noir et blanc superbement contrasté, on devine même cette couleur inconnue qui va laisser de profondes cicatrices aux autochtones ainsi qu'au lecteur pris au piège d'une histoire simple mais diablement orchestrée. Le mérite en revient à l'histoire de Lovecraft en premier lieu (qui a été également adaptée cette année dans un film contemporain plutôt réussi malgré un budget que l'on devine maigrelet et la présence d'un Nicolas Cage aux antipodes de ses rôles les plus mémorables) mais également au talent de Gou Tanabe. Si on ajoute à l'ensemble une qualité exceptionnelle du travail de l'éditeur avec ce rendu imitation cuir et la qualité du papier utilisé, il ne devrait plus subsister beaucoup de sceptiques. Vivement le prochain opus !

19/10/2020 (modifier)
Par Franz
Note: 4/5
Couverture de la série L'Assassin qu'elle mérite
L'Assassin qu'elle mérite

L’assassin qu’elle mérite. 1, Art nouveau (4/5) Lupanar. Vienne, en 1900, va révolutionner l’art et la pensée (Schiele, Klimt, Freud, l’Art nouveau, etc.) mais sous l’opulence, la jouissance et l’insouciance, toute une vie laborieuse, brutale et soumise entretient le système élitiste. Victor, jeune homme destiné à une vie besogneuse est repéré par hasard, dans la rue, par deux nantis, Alec et Klement, bien décidés à transformer un quidam sur sa bonne mine en ennemi juré de la société. Alec, oisif et spécieux, anticipe l’avènement des masses laborieuses et imagine façonner un innocent du peuple, le manipuler afin qu’il devienne un support humain à son geste créatif, un brasier en puissance. Si Victor accepte la générosité d’Alec qu’il croit désintéressée, il n’imagine pas la déflagration qu’elle va engendrer. Avec l’argent facile, Victor goûte à des plaisirs inimaginables pour une personne de son niveau social. Conçu en quatre tomes, « L’assassin qu’elle mérite » démarre plein pot (de fleur) dans la capitale autrichienne. Bien rythmé, le récit est sans temps mort, servi par de bons dialogues. Victor dégage autant d’empathie que d’agacement face à ses envies, ses emportements et les coups qu’il encaisse en retour de quelques frivolités. Au pays de Freud, la folie couve. Bien dans le ton de l’ensemble, la fin pétaradante appelle une suite dans la foulée. Le dessin de Yannick Corboz est diablement expressif, évoquant l’expressionnisme et son cinéma à l’exemple du « Cabinet du docteur Caligari » de Robert Wiene. Les contrastes graphiques en ombre et lumière sont encore accentués par les coloristes qui utilisent les bleus et les rouges avec talent. L’assassin qu’elle mérite. 2, La fin de l’innocence (4/5) Le côté obscur de la farce. Apprenti tailleur de pierre, Victor semble anticiper son destin de futur casseur de caillou dans un quelconque bagne patenté. En effet, le jeune homme plonge dans la délinquance après qu’un grand bourgeois désœuvré l’a déniaisé en lui promettant une vie luxueuse et en lui coupant brutalement tout crédit, le rendant à sa condition ouvrière indigente, ce coup bas dans le but de métamorphoser un honnête besogneux en un être menaçant la bonne société. Après son attentat dans un restaurant huppé, Victor est pris en chasse par la police. Recueilli par un chômeur appartenant à un groupuscule antisémite, Victor apprend que son père a été incarcéré afin d’écoper à sa place. Il nourrit l’idée de le délivrer en kidnappant et en détroussant Mathilde, une prostituée, tout en faisant pression sur un juge fréquentant assidument la maison close où officie Mathilde à laquelle il tient. Par ses actions, Victor va entraîner un engrenage chaotique et sanglant qu’il ne maîtrise ni ne comprend. Le second tome de la quadrilogie surprend par le tour de vis pris dans le récit et l’aspect sombre développé. Le monde de luxe et d’artifice cher au bourgeois du premier volume est contrebalancé ici par l’envers du décor fait de piaules misérables, de ruelles malfamées, de tristes hôpitaux. Les coups bas tombent et ils font mal. Critique nuancé de la société, le scénariste construit un parcours individuel nourri de rencontres hasardeuses et d’idées faussées et montre en filigrane le déterminisme social ainsi que le poids du conformisme dans une société inégalitaire. Une nouvelle fois, la dernière case incite à lire la suite. L’assassin qu’elle mérite. 3, Les amants effroyables (4/5) Les tourments de l’âme. Dans le Vienne de la Belle Epoque, les fêtes privées battent leur plein. Décorum en stuc, panoplies égyptiennes, alcools forts, nudités affichées participent de l’orgie. Klement, devenu paraplégique après l’attentat du restaurant, orchestrateur de la bacchanale, tente de noyer son désarroi et son amertume dans la débauche acide et l’ironie amère. Accompagné par Victor, son exécuteur, il envisage de rejoindre Paris au prétexte de l’Exposition universelle où il sait qu’Alec gîte. Victor souhaite se venger du riche gandin qui a précipité sa chute en le manipulant sans scrupule. A Paris, la Ville lumière où la fée électricité s’expose, un couple d’anarchistes fomente un attentat cornaqué en sous-main par Alec désireux que la société exécrée se volatilise. Tout pourrait suivre le chemin de la catastrophe programmée si Alec ne croisait Léna, intensément aimée dans le passé. A la destruction meurtrière va se greffer la folie amoureuse, peut-être plus dévastatrice encore. Le troisième tome prend une direction inattendue, déplaçant l’intrigue sur Paris, la ville des plaisirs et de l’amour. Un romantisme noir distille son venin à mesure que les personnages avancent dans une histoire minée. Le dessin plus hâtif, moins maîtrisé que dans les tomes précédents, s'effiloche en esquisse, transformant les protagonistes en pantins ectoplasmiques. Paradoxalement, ils semblent davantage animés, grotesques ricanant empêtrés dans une tragédie qui les dépasse, férocement implacable. L’assassin qu’elle mérite. 4, Les amants effroyables (4/5) L’esthétique de l’effroi. Victor épie Alec et surprend des bribes qui l’amènent vers sa relation passée avec Léna, aujourd’hui mariée et mère de deux enfants. Bien décidé à faire du mal au manipulateur sournois et sans scrupule qu’est Alec Rindt, Victor guette le moment où il pourra atteindre Léna. A sa grande surprise, Victor assiste incrédule au suicide par noyade de Léna Stihr qui a été bouleversée par sa rencontre inattendue avec Alec. Victor sauve Léna et se trouve malgré lui auréolé du prestige du héros auprès de la famille Stihr mais Léna est rongée par sa passivité morbide que l’apparition d’Alec a ravivée. Léna comprend que sa vie bourgeoise et rangée est un leurre. Puisqu’elle n’a pu se supprimer, elle va agir en conséquence. Une course contre la montre s’est aussi engagée auprès du couple d’anarchistes bien décidé à faire exploser une bombe la veille de la fermeture de l’Exposition universelle. Le quatrième volume clôt parfaitement la série. Le talentueux Wilfrid Lupano a ourdi son histoire de manière à entraîner personnages et lecteurs dans des directions inattendues, mariant habilement destinée sociale, corruption et amours maudits. Chacun cherche son chemin et aboutit souvent dans une impasse ou une voie de garage, la richesse extérieure n’y changeant rien. Bien que le récit soit daté, l’univers corseté, le scénariste a su le distordre, le biaiser et y insuffler un discours contemporain. Yannick Corboz possède de multiples qualités. Son trait et sa mise en couleur sont expressives. Il sait mettre du mouvement dans ses cases et ses planches. La richesse visuelle qui émane de son travail distille charme et plaisir. Le duo d’auteurs cimenté par l’amitié est en mesure de donner naissance à de nouvelles créations enthousiasmantes.

19/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Une rencontre
Une rencontre

Bon ! Définitivement, je ne dois pas être un grand romantique… J’ai trouvé cet album bourré de clichés, ultra-prévisible et totalement improbable. Ceci dit, cet album a aussi des qualités. La structure qui nous propose deux récits, l’un se lisant dans le sens européen, et l’autre dans le sens japonais, pour illustrer les points de vue d’un personnage européen d’une part et japonais de l’autre est bien vue. Le dessin, franchement typé manga et très épuré, n’est pas désagréable. La faible présence de textes et de dialogues garantit une lecture rapide. Au vu des qualités et si les shojos vous plaisent d’ordinaire, cet album peut clairement vous séduire. Moi, les multiples clichés rencontrés en cours de lecture ont fini par me faire couler du miel par les oreilles. Pas pour moi, tout simplement, mais cela ne veut pas dire que cet album n’est pas de qualité.

19/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Cochléa & Eustachia
Cochléa & Eustachia

J’avais découvert cet auteur avec l’album La Machine Écureuil, qui visiblement s’est avéré très clivant. Je pense que celui-ci va l’être tout autant. Ou plutôt, je crois qu’il ne va encore une fois révéler ses merveilles qu’à certains initiés. Non qu’il s’agisse d’une secte ou d’un quelconque club d’happy few, mais plutôt que Hans Rickheit développe un univers très personnel, original et quelque peu dérangeant, qui attire ou repousse, mais qui ne saurait laisser indifférent. C’est un univers franchement marqué par un surréalisme noir – ou violet, puisque cette teinte domine, avec le marron, les deux albums de lui que je connais. Et j’aime beaucoup ces couleurs ici ! Elles s’accommodent parfaitement à l’ambiance développée par Rickheit – puisqu’il s’agit ici davantage d’ambiance que d’intrigue à proprement parler. Une longue histoire occupe les deux-tiers de l’album, durant laquelle nous suivons deux jeunes filles – Cochléa et Eustachia donc, deux jumelles qui suivent une sorte d’homme-taupe se déplaçant sur un fauteuil roulant, dans un manoir improbable. Tout est à moitié cassé, animaux et machines fusionnent pour former des êtres hybrides, des décors un peu steampunk ou simplement décalés habillent murs et sols, couloirs, tuyaux ou simples planches posées entre deux bouts de planchers éventrés servent à relier les pièces entre elles. Nous pénétrons même dans le corps de certains animaux comme on ouvre un tiroir ou comme on regarde dans une longue-vue… Très peu de dialogues, encore moins « d’explications ». En quatrième de couverture est inscrit : « Qui sont Cochléa & Eustachia ? ». Il faut dire que nous n’aurons jamais la réponse. Et que pour apprécier cet album, il ne faut pas la chercher, du moins, elle ne doit pas être nécessaire pour apprécier cette sorte de long poème visuel, noir et décalé, parfois trash (mais moins que dans La Machine Écureuil). Œuvre déroutante, mais dans laquelle je suis entré aisément, captivé. Le dernier tiers de l’album reprend plusieurs histoires courtes dans lesquelles apparaissent nos deux filles énigmatiques, dans des univers toujours aussi étranges. Cette partie m’a peut-être un peu moins accroché. D’abord parce que la colorisation, moins homogène, joue sur des couleurs un peu moins à mon goût. Ensuite parce que les cases sont cette fois-ci très – trop – petites, on apprécie moins bien le dessin, et les textes sont du coup plus difficiles à lire. Enfin, comme visiblement cela semble être des petites histoires parues en revue, Huber aurait peut-être pu en signaler l’origine en fin de volume. Mais là je chipote, car le travail éditorial est remarquable, la qualité de l’album, avec une couverture cartonnée très épaisse, un dos renforcé, la qualité du papier et des reproductions permettent d’apprécier toutes les qualités de l’œuvre de Rickheit. A feuilleter avant d’acheter, car c’est assez particulier. Mais moi j’en redemande, et j’espère que d’autres albums de cet auteur paraîtront rapidement en France.

19/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Shirtless Bear Fighter !
Shirtless Bear Fighter !

Comment résister à pareille couverture ? « Shirtless Bear Fighter ! », c’est du grand n’importe quoi réalisé avec une belle maîtrise. Je dirais même presque trop de maîtrise car le scénario est finalement tellement solide que l’album en perd un peu en déconne totale. Oui, bon, d’accord, il reste quelques scènes d’anthologie, comme la cuvette de wc volante de Bucheron, le méchant de l’histoire… mais les moments les plus hilarants sont à aller chercher en début de récit. Sinon, et bien je dirais simplement que cet album est à essayer. Ce mélange d’action et d’humour à deux balles, aux scènes de combat directement empruntées au catch américain, aux dialogues dont la gravité du ton ne fait que renforcer l’absurdité du propos, est des plus digestes. Ce qui, quelque part, est quand même un réel exploit lorsqu’on songe deux minutes au scénario. Du coup, même si le scénario est très classique dans son déroulement (ben oui, on est quand même devant une sorte de parodie des films d’action made in USA), même si l’humour n’est pas spécialement fin (et c’est un euphémisme), cet album m’a offert un agréable moment de lecture. Et puis, franchement, jetez un œil à la couverture. Moi je dis : « quand on fait du grand n’importe quoi avec autant d’application, on mérite autre chose qu’un simple regard distrait ! »

19/10/2020 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Renaissance (Dargaud)
Renaissance (Dargaud)

C’est en souvenir de mes lectures enthousiastes de « Carmen mc callum » des tomes 9 à 16 que je me suis précipité sur « Renaissance » ; en effet, ce sont les mêmes auteurs qui opèrent sur cette nouvelle série. Et puis, la science-fiction est un genre que j’affectionne particulièrement. Je ne vais pas vous faire un résumé du début de cette histoire, juste vous indiquer ce que ça change un peu de constater que, pour une fois, on se retrouve avec des « gentils » extra-terrestres qui veulent nous aider à remettre sur pieds notre bonne vieille planète complètement délabrée et dépouillée de notre activité humaine (Tiens, tiens, ça surfe sur notre actualité liée à l’écologie...). Certes, de nombreux lecteurs diront que ce scénario n’est pas très original mais, pour part, après la découverte de ces trois premiers tomes qui forment un cycle complet (même si à la fin du 3ème album, on peut regretter que de nombreuses questions demeurent en suspens), j’avoue avoir passé un bon moment de lecture, c’est un récit sérieux et sans être de trop... et je n’en demande pas plus. Ce premier cycle m’est apparu très agréable à lire. La mise en page est aérée. Les scènes s’enchaînent facilement et sans incompréhension. Les dialogues et les réactions des protagonistes me sont apparu « adultes ». L’absence de personnages caricaturaux contribue forcément à la bonne impression que j’ai ressentie tout au long de ma lecture. En effet, on se retrouve avec des protagonistes intéressants aux caractères assez complexes ; ce qui donne un aspect constructif à ce récit accentué par le style semi-réaliste d’Emem. Le design futuriste des vaisseaux, la technologie employée et l’aspect des extra-terrestres me sont apparus assez originaux et - encore une fois – réalistes. On ne peut juste regretter que l’environnement de certaines planètes semble avoir été emprunté aux décors du film « Valérian » par exemple. Malgré tout, j’aime beaucoup le coup de crayon d’Emem qui contribue à donner une atmosphère convaincante à ce récit. On est bien loin du style de Buchet dans « Sillage » et des couleurs chatoyantes qui y sont employés ! Au final, je me suis retrouvé à lire une histoire assez intéressante à découvrir et plaisante. J’y ai apprécié le coup de crayon réaliste d’Emem et l’environnant futuriste imaginé par Frédéric Blanchard qui apportent du sérieux à ce récit. Bref, la lecture de ces 3 premiers tomes m’a donné l’envie de suivre encore et encore cette série... C’est vous dire !

19/10/2020 (modifier)