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Le Château des Animaux

Note: 4/5
(4/5 pour 16 avis)

Rire, c’est déjà ne plus subir.


Best-of des 20 ans du site Casterman Ecole Emile Cohl George Orwell Sociétés animales

Quelque part dans la France de l’entre-deux guerres, niché au cœur d’une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d’un sabot de fer par le président Silvio… Secondé par une milice de chiens, le taureau dictateur exploite les autres animaux, tous contraints à des travaux de peine épuisants pour le bien de la communauté… Miss Bengalore, chatte craintive qui ne cherche qu’à protéger ses deux petits, et César, un lapin gigolo, vont s’allier au sage et mystérieux Azélar, un rat à lunettes pour prôner la résistance à l’injustice, la lutte contre les crocs et les griffes par la désobéissance et le rire…

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Avril 2018
Statut histoire Série en cours (prévue en quatre tomes) 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Le Château des Animaux

12/06/2018 | Le Grand A
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Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

Un château perdu dans la campagne a été déserté par les hommes mais celui-ci n’est du tout abandonné ! Nan nan ! Les maîtres partis, les animaux se sont accommodés à cette nouvelle situation et l’ont repris à leur compte. Le lieu est désormais dirigé d’un sabot de fer par le taureau Silvio et sa garde canine. Il règne sur sa basse court par la peur et la violence mais chez les animaux les plus faibles la colère gronde. Une révolte réfléchie et pacifique est en marche. Quoi de mieux pour vaincre une tyrannie ? Le scénario décrit parfaitement la relation du dominant et des dominés qui règne au sein de cette république. La colère et les rancœurs s’installent. Une rébellion frontale n’est pas envisageable. La moindre contestation sera étouffée dans le sang. Pour l’exemple. Pour refreiner les velléités de recommencer. Ces animaux ne seraient ils pas des humains déguisés par hasard ? Visuellement c’est une réussite. Les animaux ont une de ces gueules ! Cependant les animaux restent des animaux. Les auteurs n’ont pas eu besoin de faire appel à l'anthropomorphisme. Par contre leurs réactions sont humaines. Esthétiquement c’est une réussite incontestable. J’attends la suite avec impatience pour voir si le taureau Silvio va tomber de son piédestal.

25/04/2021 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

La référence à La ferme des animaux d'Orwell est évidente et assumée. On retrouve ici une dystopie dans un lieu où les animaux les plus forts (taureau et chiens qui forment en quelque sorte sa garde présidentielle) dominent les autres et tombent dans les pires travers : dictature, oppression du bas peuple qui tel au goulag doit faire sa part quotidienne dans les tâches ingrates, notamment la construction du château. On a des gros écarts de richesse et de redistribution, de la corruption, des injustices et des meurtres, bref la totale et ça manque peut-être un peu de nuance. Dans les animaux principaux, on a notamment une jeune chatte mère de famille éreintée et un lapin prostitué qui organisent une forme de résistance par le ridicule, un rire qui fait du bien à tous, sauf à ceux qui en sont l'objet qui cherchent à réprimer la mutinerie qui couve. Une bonne histoire servie par un beau dessin, l'intérieur étant en accord avec les très belles couvertures.

23/04/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

A voir ce que Dorison va faire pour la suite de cette série (trois autres albums sont prévus), mais je dois dire que cet album inaugural est vraiment une belle réussite, et qu’il augure d’un bel ensemble. « La ferme des animaux » est un très grand petit livre d’un grand auteur, Georges Orwell. Et le titre et la préface de Dorison mettent clairement en avant cette référence. Mais cette préface glisse aussi d’autres influences (Gandhi, Martin Luther King), qui montrent que le scénario va basculer vers quelque chose de différent de ce qu’Orwell a voulu montrer dans son œuvre. De fait, ce n’est pas une adaptation, c’est une suite différente d’un point de départ commun : la « prise de pouvoir » d’un espace par des animaux domestiques, les hommes étant « partis ». D’ailleurs, tout le processus de « passation de pouvoir » est ici évacué, nous entrons de plain-pied dans une situation terrible et stable : un taureau dictateur, entouré d’une garde prétorienne de chiens, exerce un pouvoir terroriste sur tous les autres animaux occupant un château et ses environs. Au cœur de cette situation, quelques grains de sable, une chatte, un lapin et un rat, sèment quelques graines de révolte, mais en contournant la violence et en misant sur le ridicule, l’ironie, les méthodes non violentes pour lutter contre cette dictature (et là on retrouve MLK, et surtout Gandhi évoqués en préface). Même si c’est bien mené, je reste très sceptique quant à l’efficacité de ce genre de méthode face à une dictature ultra violente (Gandhi en Corée du Nord ou dans l’URSS de Staline ou L’Allemagne d’Hitler aurait été éliminé sans autre forme de procès, et son succès s’explique en partie parce qu’il avait en face de lui une « démocratie »). A voir ce que ça va devenir dans les albums suivants. La façon dont le dictateur, Silvio, « tient » la population, avec un « ennemi extérieur » qui justifie toutes les mesures d’exception, éclaire d’ailleurs d’autres situations que les références staliniennes (ou de la Révolution française) voire hitlériennes qu’Orwell avait en tête pour composer sa fable: les communistes pour les « démocraties » pendant la guerre froide, les immigrés ou les terroristes islamiques aujourd’hui, etc. En tout cas, cela se lit de façon très agréable, les situations, la psychologie des personnages, tout est bien développé. Mais ce qui rend très fluide la lecture, c’est aussi l’excellent dessin de Delep : son trait, la colorisation, tout m’a plu. C’est dynamique et chouette à regarder. Bref, voilà une série qui commence très bien, et que je suivrai certainement. ********************* Je maintiens ma note après lecture du deuxième tome. Le dessin est toujours aussi bon, dynamique, beau. et l'intrigue - malgré quelques petites baisses de rythme, maintient son équilibre fragile entre la douceur des sentiments, du dessin et la dureté de certaines situations. Comment faire naitre une révolte, maintenir la cohésion de ceux qui y sont acquis, et leur insuffler suffisamment de force pour ne pas trahir, pour les pousser jusqu'au sacrifice individuel au profit de la cause collective (question que se sont posés tous les groupes de résistants partout et depuis longtemps) ? Série toujours à suivre donc.

12/03/2020 (MAJ le 14/04/2021) (modifier)
L'avatar du posteur ThePatrick

La ferme des animaux établissait un parallèle avec la révolution russe et l'évolution de l'URSS, et sous les dessous de la fable animalière, mettait en exergue les dérives, défaillance et pour tout dire de la faillite du régime soviétique et de ses dirigeants. Le château des animaux se passe chronologiquement après les événements de la ferme des animaux. Les cochons qui avaient chassé les humains ont en effet été chassés par le taureau Silvio. Mais, un maître remplaçant l'autre, la situation ne s'est là non plus pas améliorée pour les animaux, obligés de travailler toute la journée pour leur président qui s'engraisse sur leur dos, secondé par les chiens - vraisemblablement les mêmes qui étaient là sous les cochons, et sous les humains avant eux. Là où le roman de George Orwell critiquait l'URSS de l'époque, on ne sait trop qui vise cette série. La classe politique française "professionnalisée", indéboulonnable, et qui semble souvent se sentir exempte de responsabilité (ou alors responsable mais pas coupable), peut-être ? Si c'est le cas, la dénonciation est vague, et de toute façon la suite du récit ne relate pas des événements réels. On s'écarte donc complètement du cadre du roman d'Orwell, et seule l'image, la surface du récit est reprise, en oubliant son fond. Comme annoncé en préambule par Xavier Dorison, le château des animaux va mettre en scène la non violence. J'avais été assez marqué par le film Gandhi, avec Ben Kingsley, et force est de reconnaître qu'on retrouve ici un certain nombre d'éléments communs. Cependant, là où le film (et - j'imagine - la vie de Gandhi) était résolument sérieux, avec des touches d'humour réservé, à l'image de Gandhi qu'on voyait sourire sincèrement et dont on pouvait voir la malice pétiller dans le regard sans cependant éclater, ici les animaux se marrent comme des baleines, et se délectent des farces qu'ils vont jouer à leurs maîtres. Et plus tard, lorsqu'ils souffriront, ils souffriront outrageusement. Ce côté outré m'a dérangé, et j'ai eu un peu l'impression de me retrouver dans Rémy sans famille. Dans les autres éléments dérangeants, il y a aussi la voie utilisée par les animaux pour se révolter, qui est présentée de façon trop didactique et trop explicite. Et l'intelligence des protagonistes (Silvio, Numéro 1 et Numéro 2, en l'occurrence) est parfois à géométrie variable. Numéro 2 est en effet l'éminence grise, mais semble perdre son intelligence par moments, ce qui est assez frustrant. Et Numéro 1, d'un caractère terriblement hargneux, se retrouve à protéger Miss Bengalore sans aucune raison valable. Alors je ne sais pas trop sur quel pied danser. Ce côté outré est tout à fait légitime dans une fable, et peut même aider à mieux véhiculer le message. Et il est assez peu probable que tous les personnages ayant lutté pour la dignité humaine en général furent à chaque instant des modèles de réserve et de perfection. Il m'a cependant dérangé et a gêné mon immersion dans le récit, dont en plus je cherchais qui il dénonçait. Au final, sûrement ai-je trop cherché, et il faut sans doute prendre ce château comme une histoire plus générale avec une portée morale assez universelle. Concernant le dessin, il est superbe, et on ne peut qu'attendre avec impatience les futures réalisations de Félix Delep ! Il est toutefois dommage que les couleurs soient globalement si ternes (la ferme étant essentiellement un univers triste, couleur de pierre et de boue), et la couverture du tome 1, très sombre et peu contrastée, m'a limite rebuté. Au final, je ne ressors ni ébloui ni vraiment convaincu de ces deux premiers tomes, et il me faudra une seconde lecture après digestion de la première pour savoir si je continue ou pas cette série.

14/04/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur fuuhuu

Ma meilleure lecture de 2021, et de loin ! Bon, après l'année ne fait que commencer, mais cette série risque bien de finir dans mon top 5 de 2021. Je n'ai pas lu le livre d'Orwell. Je commençais donc ces deux tomes sans aucun a priori ou attente. J'en ressors bouche bée, j'ai lu 2 fois de suite les 2 albums. Dès les premières pages, je découvre des planches dures, remplies d'émotions et de terreurs. On assiste à une dictature vraiment terrifiante sur une population fragile et fatiguée. Cette dernière, menée par une chatte, va tenter de lancer une insurrection avec comme seule arme : la dérision. Rapidement, le lecteur est tout aussi désespéré que la population. A chaque fois qu'un souffle d'espoir nous effleure, on est immédiatement balayé par la tempête de cette dictature implacable. On n'y croit plus, on abandonne... Les dessins de Delep contribuent largement à cette ambiance. Les personnages sont remplis d'émotions (véritable prouesse pour des animaux anthropomorphes), les décors sont à la fois somptueux et grandioses, mais surtout froids et mélancoliques. Les couleurs sont subtilement choisies: elles accentuent la sévérité de l'album, tout en rendant la lecture fluide et naturelle. Maintenant je vous rassure, tout n'est pas triste et morose dans le Château des Animaux. Nous avons même le droit de sourire grâce à la présence de la souris vagabonde, du lapin fornicateur et nounou et de diverses scènes où la basse cours se relâche, nous permettant nous aussi de souffler. Cette histoire m'a profondément touché. Coup de maître de Dorison? Plagiat du roman d'Orwell? Ce qui est sûr, c'est que je vais rapidement me lancer dans la lecture de ce roman afin de répondre à mes interrogations. 5 étoiles et coup de cœur MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

05/01/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

C'est un peu méfiant que je me suis lancé dans la lecture de cette série qui semble faire l'unanimité de la critique depuis sa sortie. D'une, je me méfie de ce genre d'album adulé qui souvent mène à la déception quand on le lit après tout le monde (on a tendance à en attendre beaucoup trop), et secondo je ne suis pas un grand fan des séries où les personnages sont des animaux anthropomorphes ; sorti de Blacksad, je reste très réservé. Mais force est de constater qu'il faut parfois se faire un peu violence et sortir de ses zones de confort pour tomber sur ce genre d'album des plus agréables. Rien que pour le dessin de Félix Delep (que je découvre), cette BD vaut le détour ! Son sens des décors et l'expressivité qu'il arrive à insuffler à ses animaux est magistrale ! Tout cela transpire déjà le vivant. Et quand on exploite tout cela dans une sorte de huis clos tendu, on obtient une petite pépite saisissante d'émotions. Que ce soit la peur, la colère, la révolte, mais aussi la joie, l'amour, la dérision, notre duo d'auteurs s'amuse avec cette basse cour à poser une palette de sentiments et d'émotions impressionnantes avec ces animaux pour personnages principaux. Il faut dire que le travail de personnalisation des animaux est très réussi. Cette "suite imaginaire" ou cette histoire inspirée de La Ferme des animaux d'Orwell fleure bon la très bonne série, espérons que Xavier Dorison saura mener à bien sa quête au fil des trois tomes suivants annoncés. Le pari est audacieux : renverser un pouvoir violent en place par la non-violence et la dérision, mais pourquoi pas... Je suis juste curieux de savoir comment et si tout cela peut être crédible. Alors messieurs, vite ! la suite ! *** tome 2 *** Après un premier tome très convaincant malgré mes réserves, j'attendais donc cette suite avec une certaine curiosité. Comment notre basse-cour inféodée à la poigne de fer de Silvio allait-elle réagir à la répression et la poigne de fer persistante et implacable de ce taureau despote ? Car l'option pacifiste étant de mise et un objectif central, dur de trouver les failles pour enfoncer le coin qui finirait par faire tomber cette main mise... Dans cet opus, les animaux de la ferme vont devoir tester leurs limites pour tenter d'arracher quelques droits et libertés. Maintenir la cohésion de groupe dans la souffrance, ravaler sa colère et ses rancœurs, dur quand la poigne de fer du pouvoir reste implacable et que chacun tremble non pas pour lui mais pour les siens. Miss Bengalore qui chapeaute cette insurrection pacifique aura bien du mal à se faire entendre et à aller au bout de ses convictions. Ce nouveau chapitre continue de nous faire réfléchir de façon intelligente sur la dictature et la résistance légitime qui en découle tout en nous faisant réfléchir. De prime abord, si tout un chacun se dit horrifié par ce système et prêt à luter contre (et encore...), combien serions nous à continuer la lutte quand nos proches ou des innocents paieraient cash le prix de notre insubordination ? C'est toute cette mécanique de la domination que dissèque cette série de façon fine et captivante. Le dessin de Félix Delep reste tout aussi magistral que dans le premier tome, nous faisant presque oublier que les personnages principaux sont des animaux. Un réel bonheur visuel qui nous réserve quelques planches de toute beauté ! Voilà un 2e tome tout aussi réussi que le premier et qui augure d'une série des plus réussies si la suite reste sur la même verve.

21/08/2020 (MAJ le 28/11/2020) (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue boy

Référence explicite à « La Ferme des animaux » de George Orwell, la nouvelle série du prolifique Xavier Dorison suscite avec ce premier tome un engouement évident et tout à fait justifié. La très belle couverture, évoquant l’univers du conte, y est sans doute pour quelque chose. A l’instar du roman d’Orwell, Dorison dénonce les dictatures dont la principale caractéristique est d’exercer le pouvoir par la violence et la manipulation, mais comme il le dit lui-même, il a ajouté une note d’optimisme en démontrant que tout pouvoir rejeté par le peuple peut tomber par d’autres moyens que la violence, à savoir la désobéissance civile. Pour ce faire, il s’appuie sur des personnages historiques qui y ont eu recours dans leur pays, en premier lieu Gandhi, mais aussi Lech Walesa, Nelson Mandela, Martin Luther King. Gandhi est symbolisé dans l’histoire par le rat Azélar, qui depuis sa cachette va organiser la fronde contre le dictateur Silvio, incarné par un taureau imposant et agressif, protégé par sa meute de molosses. Pour tenter d’ébranler la toute puissance de ce dernier, Azélar et ses amis, la chatte Miss Bengalore et le lapin César, utiliseront une arme redoutable : le rire ! Le dessin a été confié à Félix Delep, qui pour une première BD, possède un talent évident. Si son style dynamique et percutant rappelle beaucoup celui de Juanjo Guarnido ou de Sokal, le jeune dessinateur ne recourt pas à l’anthropomorphisme — sauf peut-être pour les « gueules », très expressives — mais a préféré laissé ses animaux sur quatre pattes, si l’on excepte bien entendu les volailles… Une fois surmonté le scepticisme du début, force est de reconnaître que Delep possède un sacré coup de patte ! (trop tentante pour ne pas la faire, celle-là…) Avec ce premier volet, c’est une véritable fable politique — accessoirement animalière — qui se dessine, dans l’esprit de Jean de la Fontaine, à laquelle la formule de ce dernier correspond on ne peut mieux : « Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cour vous rendent blanc ou noir ». Et déjà à son époque, le fabuliste avait bien compris la puissance de l’humour contre le tyrannie… Prévu en quatre tomes, « Le Château des animaux » s’avère une série plutôt prometteuse qui pourrait faire date.

06/09/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Voila le genre de titre que l'on ne voit pas forcément arriver. Quelques bons camarades m'avaient averti de la chose mais entre les lectures en retard et tutti quanti... C'est à Angoulême cette année( la vache on a loupé le confinement de peu) que j'ai vu tout l'engouement pour cet album; affiches quatre par quatre, énormes piles de la BD sur le stand Casterman, bref du en veux-tu en voila ! Mais il faut parfois se garder d'un tel enthousiasme et j'ai attendu encore un peu pour finalement sauter le pas quelque temps plus tard. Les aminches quelle claque !, moi qui ne suis pas un grand adepte de l'utilisation des animaux qui parlent; sûrement un traumatisme de mon enfance lié à Disney, j'avoue que pour le coup je suis resté scotché. Oui l'ombre de Georges Orwell plane indiscutablement sur ce récit, mais et c'est à mon sens la force du scénariste, sans aucunement étouffer le récit par cette lourde parentèle. Et puis ces animaux, ils possèdent pour la plupart bien plus de caractère que certains personnages d'autres BD, le lapin gigolo est une magnifique trouvaille. Que dire du rat troubadour et ce taureau au prénom qui rappelle un certain... Bref du grand art pour cet album que je recommande chaudement mais je crois qu'il n'a pas besoin de moi pour cela. Un coup de chapeau également au dessinateur Felix Delep que je ne connaissais pas. A lire bien sûr et à posséder.

20/03/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'avoue avoir un peu hésité avant de choisir entre 3 et 4 étoiles. Je m'explique: cela m'a pris un peu de temps avant de trouver que le récit était un peu passionnant. En effet, vu que c'est un premier tome, il est introductif et une bonne partie de l'album sert donc à présenter l'univers et les personnages, et si ce n'est pas dénué d’intérêt, ce n'est pas très captivant. Mon intérêt a augmenté un peu lorsque certains animaux vont commencer à se révolter de manière pacifique et la fin me donne envie de lire la suite. J'aime beaucoup certains personnages comme la chatte, le lapin et les deux chiens numéros 1 et 2. Je suis impatient de voir ce qui va leur arriver par la suite. C'est donc une série qui pour l'instant a du potentiel et qui a des chances que la suite soit meilleure. L'idée de départ est très bonne, montrer ce qui risque d'arriver dans La ferme des animaux si les animaux utilisent des manières pacifiques pour se révolter au lieu d'utiliser la violence. Le dessin est très bon. Une série à suivre donc.

14/03/2020 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

C'est attiré par la couverture, que je me suis laissé aller à feuilleter cet album. C'est conquis par les dessins que je me suis retrouvé quelques instants plus tard. Visuellement c'est excellent. Des grandes cases pour le plaisir des yeux, des personnages animaliers expressifs, des cadrages soignés, on n'a qu'une envie, c'est de plonger dans ce château des animaux, histoire de voir ça plus en détail. L'intrigue est plaisante. Dès la préface, Dorison nous en dévoile le fond. C'est une critique des sociétés totalitaires, et un hommage aux militants pacifistes des grandes causes du siècle dernier. Mandela, Ghandi, etc... Le tout transposé dans un monde vidé des humains où les animaux se sont organisés pour vivre sans nous. Travail pour la communauté, rationnement alimentaire, le tout sous le regard du président Silvio, le taureau-tyran qui règne par la force et la peur qu'il suscite. Au milieu de tout ça, une oie révolutionnaire, vite secondée par son amie la chatte, elle même aidée par son voisin le lapin. Je sais pas si décrit comme ça, ça fait envie. Mais en tout cas la lecture est fluide et agréable, l'intrigue contient les éléments qui donnent envie de la découvrir. D'un coté la noirceur de cette dictature, ses décisions injustes, la destinée cruelle réservée à certains animaux. De l'autre la naïveté et la fraicheur des petits héros. Leur envie de changer les choses sans trop s'exposer car le despote et sa milice canine les effraient. L'intrigue monte en puissance et la révolte s'organise peu à peu. Malgré tout, cela manque peut être un peu de tension pour être parfait. Mais ne soyons pas trop exigeant et ne boudons pas le plaisir que procure la lecture de ce premier tome. Je suis impatient de lire la suite.

13/03/2020 (modifier)