Les derniers avis (21 avis)

Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série La Bulle De Bertold
La Bulle De Bertold

C'est atrocement vraisemblable ! L'amputation comme peine existe, le spectacle de Monstres aussi et une dictature inventive peut marier les deux en coupant de plus en plus les déviants, jusqu'à ce que les plus hachés se retrouvent en marionnettes humaines. Je comprends la frustration de ceux qui voudraient en savoir plus sur ce monde, mais d'un autre côté, on aurait dilué la force du pitch en montrant toutes les ramifications possibles de la société dystopique. Comme cette œuvre est intelligente et bien dessinée, concilions tout le monde, demandons une suite !

29/01/2026 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 3/5
Couverture de la série Les Contes interdits
Les Contes interdits

J'ai actuellement lu 2 tomes de la série : La qualité assez aléatoire. Tome 1 : Peter Pan : Note 3.5 Le scénario tient la route malgré le "revisiting", on arrive à rentrer dans l'histoire. Les dessins ne sont pas exceptionnels mais ne desserve pas l'histoire. Tome 4 : Les trois petits cochons : Note 2 On attends presque toute l'histoire pour comprendre la "relation" avec le titre. Histoire décevante, un dessin pas trop mal, mais il n'arrive pas à réveiller l'intrigue Globalement ça reste moyen, ça ne me donne pas envie d'en lire plus

29/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Tour du Monde en 80 jours (Chris)
Le Tour du Monde en 80 jours (Chris)

Dans la catégorie Erotisme, cette collection était gage de qualité, une couverture similaire pour chaque album. Ici nous avons le tome 14 avec une idée sympathique et plutôt moins artificielle que souvent dans ce genre d'exercice : un homme banquier propose à une femme prostitué de luxe de refaire le pari de son aïeul à savoir faire le tour du monde mais sans payer un centime, uniquement en utilisant ses faveurs pour voyager. C'est simple efficace, et notre belle va se faire servir tout au long d'un voyage vers l'est. Les pose lascives sont légion et la présence de l'homosexualité d'un passe partout bien débrouillard est également rare en cette époque de publication. Si bien sur tout cela ne va pas chercher bien loin, je dois néanmoins avouer que c'est l'une des rares BD érotiques qui restent dans ma bibliothèque. Le dessin est soigné bien que répétitif, les fellations en voiture précèdent des moments plus doux en bateau de croisière. Pour notre époque de couleur, de gros plan et de finesse relative tout cela est décalé et va manquer à trouver sa cible, pas assez inventif ou posant des fantasmes pour être du porno et pas assez doux et créatif pour être du bon érotique, un entre deux avec un peu de nostalgique et pourtant que je trouve nettement plus brillant que 90 % des productions de ce type. Alors restons à bof, mais c'est tellement mieux que tant de chose...

29/01/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Passe-Miroir
La Passe-Miroir

Un album qui marquera cette année 2026 ! Ce premier tome de 280 pages est l'adaptation de "Les fiancés de l'hiver", le premier des quatre romans du cycle "La Passe-Miroir" de Christelle Dabos. Un petit mot sur cette autrice, c'est le diagnostic d'un cancer de la mâchoire qui va la pousser, pendant sa convalescence, à prendre sa plume et à partager ses écrits sur une plate-forme d'écriture. Après les bons retours, elle participe en 2013 au premier concourt Roman jeunesse chez Gallimard. Elle en sera la lauréate avec le succès qu'on lui connaît. J'ai été littéralement happé dès les premières pages. Mais d'abord un petit topo sur ce monde fantasy où l'on va suivre la destiné d'Ophélie, une jeune fille de l'Arche d'Anima. Il existe 21 Arches flottantes, elles sont les vestiges d'une catastrophe appelée "la déchirure". Ophélie est myope et gaffeuse, elle choira plusieurs fois dans ce premier volume. Elle a, comme tous ses semblables, des dons : celui de traverser les miroirs pour se déplacer et celui de lire dans le passé des objets en les touchant. Après avoir refusé plusieurs demandes en mariage, elle est dans l'obligation de se fiancer à Thorn, l'héritier d'un clan de l'Arche du Pôle. Elle va quitter sa vie paisible pour suivre chez lui son futur époux et découvrir un monde très différent socialement du sien, mais aussi un monde mouvant où tout n'est qu'illusion et où les luttes de pouvoir et les conspirations sont monnaie courante. Un récit qui commence gentiment et qui prend de l'épaisseur au fur et à mesure que celui-ci avance. Tous les personnages sont très bien campés et leurs personnalités nuancées les rendent plus ou moins attachants. Un récit centré sur Ophélie et son glacial fiancé ainsi que sur les machinations qui se trament dans l'ombre. La qualité des textes est à souligner et il prend l'accent et les tournures de phrases des différentes Arches. Un univers riche, enchanteur et captivant qui m'a conquis. Autre point fort de cet album : le dessin, il est magnifique. Chaque case est un petit tableau qui fourmille de détails et d'une expressivité folle. Les couleurs pastel sont pour beaucoup dans l'ambiance intrigante qui se dégage du récit, c'est à la fois duveteux et rêche. Une mise en page et des cadrages qui mettent en avant les personnages avec de rares superbes pleines pages. Je me répète, mais c'est magnifique. Un grand bravo à Vanyda. Je conseille à toutes et tous, quel que soit votre âge. Et vivement la suite.

29/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Triplés
Les Triplés

Les triplés font partie de ces exercices de styles qui doivent tenir en une page pour changer les idées d'un lecteur au cours d'une lecture périodique. IL faut donc aller chercher les pairs du côté de chez Voutch, Sempe, Calvin & Hobbes ... En soi, en faire une bande dessinée n'est pas heureux. Il me semble que Sempé détestait qu'on lui dise qu'il faisait de la bande dessinée, et ici aussi j'ai du mal à envisager cela comme une bande dessinée, certes il s'agit bien d'art séquentiel mais l'on ne verra ici jamais d'effet de fin de page ou de scénario. Il y a un effet comique de répétition avec des personnages ou des traits de caractères qui sont annexes apparaissent et deviennent récurrent pour finalement partir ensuite, mais il n'y a rien de construit comme un scénario qui dépasserait un gag 1 page. Une fois ceci posé en gag une page, le style est typé pour haute bourgeoisie, avec ses codes et ses limites. Du style vestimentaire aux intérieurs il n'y pas de doute sur l'environnement socio-professionnel cible. cela paraissait dans le figaro ceci expliquant peut être celà. Et pourtant on trouve parfois des clins d’œils malicieux d'autocritique à ce milieu tout en restant gentil, moral, bienveillant et osons le dire parfois nunuche. Le dessin me semble en revanche parfaitement adapté, la colorisation montre une maitrise allant bien au delà du loisir d'une femme rentière observant son monde avec humeur. Alors certes ce n'est pas du chef d’œuvre et en version opus complet il faudra voir plutôt des best of, clairement il n'y a pas la même constance dans la qualité de production qu'un calvin et hobbes, mais de la à voir des avis aussi médiocres j'en suis surpris, C'est pas mal, je n'en conseille pas l'achat mais cela me fait quand même souvent sourire quand on en croise une planche perdue dans un endroit d'attente pour professions libérales.

29/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Pym et la forêt éternelle
Pym et la forêt éternelle

Pym et la forêt éternelle propose un univers entre contes traditionnels et fantasy médiévale, avec un jeune héros, une grand-mère énigmatique et leurs deux compagnons animaux parlants perdus au cœur d'une forêt hostile peuplée de créatures inquiétantes. Quelle est cette forêt ? Est-ce que les histoires que raconte la grand-mère sur la ville et la vie au-delà de ses sombres frondaisons sont vraies ? Ces Bien-nés, personnes dotées naturellement de pouvoirs magiques, sont-ils vraiment traqués par les sbires du jeune roi Owen ? Quels autres mystères sont ainsi cachés à la connaissance du jeune Pym ? C'est une histoire qui renoue avec les contes âpres, presque cruels, s'éloignant d'une fantasy trop lissée. Et pourtant ce n'est pas l'impression première qu'on a en découvrant le graphisme influencé d'une part par le manga, l'animation mais aussi beaucoup par l'école Disney. Cela saute aux yeux avec la représentation des animaux et en particulier le hibou Ned dont le côté râleur rappellera forcément l'Archimède de Merlin l'enchanteur. Ce trait léger contraste avec une ambiance inquiétante soutenue par une colorisation soignée et très appréciable. Je ne regrette que son origine un peu trop informatique qui se ressent dans les scènes d'obscurité qui devaient probablement bien mieux ressortir sur écran que sur papier où elles sont trop sombres et difficiles à distinguer. Mais pour le reste, c'est un bel ouvrage, très agréable à lire. Le scénario est globalement bien construit, dense pour une série jeunesse, avec une intrigue à tiroirs et des personnages plus ambigus qu'ils n'y paraissent au premier abord. La relation entre Pym et sa grand-mère, faite de protection, de non-dits et de secrets, est au cœur de l'intrigue du premier tome et attise la curiosité tout en agaçant un peu. Une grande part du récit est sombre, voire vraiment inquiétante, mais c'est contrebalancé par une dose de légèreté, notamment dans le comportement des animaux anthropomorphes qui apporte une touche d'humour et rend les protagonistes plus attachants. À noter qu'il semble, à voir les extraits du deuxième tome présentés en fin d'album, que la série va s'orienter vers une succession de points de vue puisque le premier est vu par les yeux de Pym tandis que le second semble se focaliser sur le prince Owen, sans doute pour lever davantage le voile sur les raisons de sa haine envers les Biens-nés qui a entraîné la situation actuelle de Pym. C'est encore une série en devenir. Le premier tome pose de belles bases mais n'est encore qu'une grande introduction et l'aventure au sens propre ne commence qu'à sa toute fin. Il faudra donc lire la suite pour se faire une opinion complète, mais cela commence très bien. Note : 3,5/5

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Cheval de bois, cheval de vent
Cheval de bois, cheval de vent

Une histoire pour enfant qui fait dans le récit simple et porté par son dessin surtout. L'histoire se laisse vite lire mais c'est l'amusement de la galerie de dessin qui fait mouche, entre les péripéties de ce roi abusant de ses sujets et les compositions de planches qui multiplient les détails, appelant les jeunes lecteurs à regarder plusieurs fois chaque image pour repérer les détails cachés. C'est le genre de BD qui se lit très bien avec de très jeunes enfants pour s'amuser de tout ce qui est présenté. La BD étant très courte et sans grande histoire, il serait difficile d'en parler longuement. C'est une histoire de roi qui veut tout et ne supporte pas qu'on lui prenne quoi que ce soit, métaphore pas très subtile de l'avarice. Face à lui deux enfants pauvres qui s'amusent et le tourneront en ridicule, dans une farce bouffonne proche des contes. Le tout marche bien, surtout grâce au travail graphique qui s'amuse du récit, mais sans que la BD reste inoubliable. A lire aux plus jeunes.

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série L'Ombre rouge
L'Ombre rouge

Une étrange BD sur un personnage qui a réellement existé et dont un ancien communiste va retracer la vie. Je ne savais pas qui était cette femme et j'ai dû vérifier à la fin de la BD si ce qu'ils disaient était exact, ce qui est le cas. La masse de recherches du être colossale pour réunir ainsi tout les éléments de la vie de Tina Modotti, mais aussi travailler sur l'écrivain Jorge Semprun, personnage ayant lui aussi réellement existé. Cela dit, une bonne recherche et une idée intéressante ne font pas une bonne BD. Et malheureusement l'écueil ici est la construction narrative, alternant les flashbacks et les considérations sur les partis communistes notamment Mexicain de l'entre-deux guerres. Pour être franc, j'étais perdu à un moment. C'était confus et j'en ai surtout tiré les dissensions entre les trotskistes et les communistes fidèles à l'URSS de Staline, qui aura assassiné tout ce qu'il pouvait de penseur du plus grand ennemi. Trotsky est l'ombre qui plane sur la BD, figure qui semble derrière pas mal d'assassinat de personnes qu'on a soupçonné de sympathie envers lui. Le tout dans une enquête étrange qui tente de savoir si Tina Modotti fut assassinée, question restée sans réponse à la fin de la BD. C'est dommage, parce que j'ai bien aimé les diverses informations que je comprenais, et notamment la place de la photographie dans la dénonciation des horreurs du capitalisme ou la libération de la femme au sein du communisme de ces années-là. Encore une fois, on découvre que la pensée communiste, loin des goulags et de Staline, fut aussi un espoir et une révolution intellectuelle pour tout une frange de la population qui subissait de plein fouet les affres d'un patronat décomplexé. Il est dommage que la BD biographique soit aussi complexe à comprendre, noyant un peu le tout dans les considérations entre chaque personnages, les implications politiques et les ordres secrets, pour au final aboutir à une question sans réponse. Je me dit que mieux menée, cette BD aurait pu combiner la biographie intéressante avec la présentation de l'expansion du communisme dans ces années-là, entre les espoirs, les idéaux et la réalité. En l'état, j'ai surtout eu du mal à suivre et comprendre qui était là et pourquoi. C'est dommage, j'aurais voulu plus aimer.

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Dernier Lapon
Le Dernier Lapon

En lisant cette BD j'étais certain d'avoir déjà lu le roman de base, mais dont l'histoire m'avait si peu intéressée que j'en avais oublié toutes les grandes lignes d'intrigues ainsi que la résolution. Et en voyant le résultat, je peux dire que je comprends pourquoi : c'est un polar classique dont la résolution n'apporte pas de conclusion satisfaisante au-delà de l'arrestation des méchants coupables. Le genre qui m'intéresse le moins, en somme. Je le redis souvent, mais le genre du polar n'a pas mes faveurs. Ici encore nous avons les ingrédients habituels : flics blasés et corrompus, magouille, passé qui refait surface, méchants très méchants et jeune recrue de la police qui découvre les méthodes. C'est intéressant dans le décor du grand nord Norvégien, mais une fois passé l'intérêt du cadre et du dépaysement, le récit pêche déjà beaucoup plus. En fait, je crois que le souci c'est que le récit part d'un évènement déclencheur qui n'aura que peu de résolution au final. Le vol du tambour sera finalement résolu sur un coin de table, amenant à une autre problématique qui n'est pas très intéressante non plus, autour d'un secret enfoui sur les terres autochtones. L'auteur a voulu clairement parler de ce qu'on a fait à ce peuple Lapon qui est encore victime de sa simple existence, attirant sur lui le pire du capitalisme. Sauf que le récit lie les deux d'une façon que je trouve maladroite et qui n'a pas d'intérêt réel. En fait, je trouve que le récit aurait pu s'arrêter sur l'histoire du méchant, c'est-à-dire l'exploitation des sols autochtones et les conflits qui en découlent, comme c'est aussi le cas au Canada par exemple. Là le mélange avec le vol du tambour amène à plein de pistes qui, si elles sont résolues, n'apportent pas grand chose au final. De fait, la résolution est assez détachée du reste du récit pour moi. Il manque un réel intérêt à arriver à la conclusion, une envie de voir ce qui se résout. Là, j'ai pas vraiment l'impression qu'il y ait de résolution mais juste un arrêt après qu'on ait empêché le méchant de nuire. La BD est donc une adaptation et celle-ci est plutôt réussie, avec un dessin qui marche bien et colle au récit, porté par les touches de bleus sur la neige. Je me suis juste dit que certains détails autour des violences sexuelles ou le flic qui embrasse sa partenaire sans consentement n'était pas indispensable. Ils apportent l'idée de la violence, mais dans le cas du flic je ne vois pas en quoi ça sert le récit, surtout que ça fait de notre protagoniste un agresseur sexuel, ce que je n'apprécie pas outre mesure. Donc voila, une nouvelle fois je découvre un polar et une nouvelle fois je trouve que le récit sonne faux. Il y a des bâtons dans les roues des protagonistes qui semblent être là pour servir un récit plutôt qu'une crédibilité, les méchants très méchants sont méchants et l'histoire se dénoue sans réelle fin, juste un arrêt de l'enquête. Et puis voila, j'ai fini de lire, c'était sympa surtout niveau du dessin, j'aurais à nouveau oublié l'histoire dans six mois et ça ne m'aura pas apporté grand chose. Je pense vraiment que le polar ce n'est pas pour moi ...

29/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Charogne
Charogne

Tiens, je suis surpris d'être l'un des premiers à mettre une aussi bonne note. Mais je dois dire que j'ai pris mon pied à la lecture, avec ce récit étonnant de jeunes gens descendant un cercueil de la montagne pour permettre l'absolution du prêtre. Écrite comme une tragédie, l'histoire se déroule sur les quelques jours suivants la mort d'un maire de commune des Pyrénées, et place très vite les différents pions de son récit. Il y a tout d'abord la rivalité entre deux familles, puis l'absence du curé depuis l'effondrement de l’Église, ensuite ce maire bonhomme et apprécié par ses concitoyens pour qui il fait tellement. Les pièces du puzzle sont là, maintenant arrive l'élément déclencheur : cette mort qui complique les choses en nécessitant de descendre de la montagne pour une bénédiction avant de remonter, le tout alors que l'orage approche et rend impraticable les routes. Le récit avance donc, doucement, et les quatre jeunes gens qui descendent le cercueil vont être le révélateur de la tragédie. Car celle-ci ne s'écrit pas comme je l'aurais pensé d'origine, avec une révélation progressive de nombreuses choses dont personne ne se doutait, tout en mettant en tension les personnages. Puis arrive les révélations finales, suivi d'un coup de théâtre qui achève cette tragédie. A la fin, rien de bien n'a eu lieu et le résultat est triste. Mais comment leur en vouloir ? Ce que j'ai apprécié, c'est que le récit est un trésor de construction. Les péripéties s'enchainent sans que l'on sache vers quoi l'on se diriger de prime abord. Serait-ce un récit sur quatre jeunes inconscient qui s'écharperont autour d'un cercueil et feront une catastrophe ? Un récit sur la mort qui réconcilie les gens brouillé ? Une histoire de secrets de famille ? Ou rien de tout ça ? Je ne dirais pas le fin mot, pour ne pas divulgâcher, mais j'ai été plusieurs fois surpris par la tournure du récit. Certaines personnes changent de visages, d'autres semblent plus important qu'ils ne le sont réellement, et pourtant je n'ai jamais eu l'impression de m'être fait balader inutilement. Borris et Benoit Vidal ont travaillé le récit d'une très belle façon, amenant à une conclusion que j'ai trouvé juste et parfaite pour clore ce récit qui est allé dans tout les sens pour retomber sur ses pattes d'une façon inattendue. Certaines choses ont moins servies que d'autres, mais c'était le principe de nous perdre dans le récit pour masquer l'important. Les révélations n'ont pas une ampleur suffisante pour qu'on ne les devine pas si l'histoire se contentait de se centrer sur elles, et pourtant ce qu'il ressort du final est une sorte de mélancolie pour ce coin du monde. Une petite tragédie locale, en somme. Le tout est servie par le dessin de Borris, tout à fait efficace dans le travail en noir et blanc. Les gueules sont croquées vite, les cases s'enchainent sans temps mort et le style colle très bien au récit. Je le redis, mais je suis assez étonné du ton final, triste et dramatique, bien loin de ce que j'attendais comme type de récit. C'est une chouette surprise qui m'a bien cueilli lors de ma lecture !

29/01/2026 (modifier)