Les derniers avis (5 avis)

Couverture de la série Sisco
Sisco

J’ai lu les deux premiers diptyques, « pour voir », mais je ne fais pas une priorité d’en emprunter d’autres. C’est une série dans la moyenne du genre, relativement efficace et dynamique, donc les amateurs y trouveront leur compte. A condition de ne pas attendre trop d’originalité, et d’avaler les couleuvres et clichés habituels. En effet, un jeune héros, beau gosse, infaillible, avec des femmes toutes plus bombasses les unes que les autres, on reste dans du déjà-vu. La surprise vient du fait que notre héros, tueur implacable, travaille pour une officine directement liée au président. On doit donc accepter qu’un service de ce type zigouille à tour de bras politiciens, journaliste, témoins de hasard mais gênants, sans état d’âme. On doit aussi accepter que notre héros, Sisco, s’en sorte à chaque fois, contrôlant tout et tous. Scandales politiques à couvrir, fille cachée du président (là on surfe sur du connu), tout est prétexte à mettre Sisco en première ligne. Beau gosse, au sex-appeal affirmé, super tireur, doué en close-combat, avec un passage à chaque aventure pour récupérer du matos dernier cri auprès d’un « Q » nonchalant, on a là une sorte de James Bond franchouillard. C’est donc une lecture pop-corn, sans prétention. Dessin et colorisation sont aussi dynamiques, très lisibles, et passe-partout. Une série commerciale calibrée pour les amateurs de polar/thriller de cette collection du Lombard.

02/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Cœur des zobs
Le Cœur des zobs

L'auteur déroule son expérience personnelle et un solide travail documentaire sur l'histoire, les enjeux politiques, économiques et culturels de la contraception masculine, en se focalisant finalement plus particulièrement sur la remontée testiculaire à l'aide de slips ou d'anneaux contraceptifs. Sur le fond, c'est instructif et plutôt bien fait. J'ai appris des choses, notamment sur les pistes laissées de côté, les recherches abandonnées, et les alternatives existantes. Le livre a le mérite de rappeler que la charge contraceptive repose massivement sur les femmes et qu'il n'y a aucune raison que cela soit immuable. L'humour et l'autodérision de l'auteur rendent la lecture agréable, même si le propos reste très didactique. Cela dit, je suis aussi bien content de ne plus être concerné par cette question (simple affaire d'âge dans mon couple), et surtout que ma femme ait, en son temps, décidé d'elle-même de la solution du stérilet. Honnêtement, je suis heureux de ne pas avoir eu à en passer par cette fameuse solution des slips contraceptifs, aussi convaincu que soit l'auteur, et je croise les doigts pour que des pistes d'avenir puissent remédier à ce sujet, comme le RISUG ou l'immunocontraception évoqués en fin d'ouvrage. Sur la forme, la BD fonctionne (dessin efficace, ton accessible, humour présent), mais je la trouve peut-être un peu trop bavarde. Le côté pédagogique et militant est assumé, et cela peut donner l'impression d'un documentaire engagé plus que d'un véritable récit. Dans ce cas précis, je ne suis pas certain que la forme ou la narration suffisent à convaincre quelqu'un qui ne serait pas déjà favorable au sujet, et qui pourrait y voir un plaidoyer un peu insistant, voire pénible pour sa propre vie. Reste que l'album a le mérite d'ouvrir le débat et de se montrer clair et didactique sur les solutions possibles. Mais vivement que des solutions simples, fiables et peu contraignantes voient enfin le jour.

02/03/2026 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Je reviens dans six mois
Je reviens dans six mois

Merci à l’auteur pour m’avoir fait découvrir un jeune explorateur français d’après-guerre dont je n’avais jamais entendu parler, Raymond Maufrais. Son désir était de découvrir les fameux monts « Tumuc-Humac » supposés situés à l’époque entre la Guyane, le Suriname et le Brésil. Cette chaîne de montagnes s’avèrera en fait être imaginaire et n’est constituée que de quelques collines ne dépassant pas 600 mètres d’altitude. J’ai vraiment apprécié cette bd, son histoire, ses tons pastel sépia, violets, verts, ocres, etc., la luxuriance de la jungle excellemment bien rendue, l’ambiance guyanaise de l’époque, le traitement bichromatique : un pour traiter l’aventure guyanaise et un autre pour traiter les réminiscences du passé résistant de Raymond Maufrais sous l’occupation allemande. La façon dont notre jeune aventurier est interprété le rend très attachant par son côté naïf, sa candeur, ses idéaux, son désir d’aventure, son courage et son extrême détermination. Le passage que j’ai préféré est le moment dans la jungle où il rencontre puis fait route avec trois jeunes piroguiers. Il était de surcroît très bon écrivain et ce sont ses carnets de voyage retrouvés dans la jungle qui ont manifestement grandement inspiré d’autres aventuriers après lui.

02/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Human Target
Human Target

Mouais. J’ai lu le premier tome, et clairement ça n’est pas ma came. Et même, indépendamment des goûts de chacun, je trouve que cette série n’est pas bonne. Seul le dessin passe. Pas très original, mais dans le genre comics moderne, il est plutôt bon, et lisible. Une clarté qui manque franchement à l’histoire. En effet, à force de se mettre dans la peau d’un autre (avec en plus un « adjoint » qui fait la même chose), notre héros – qui se « métamorphose » en son client pour devenir à sa place une « cible » (et neutraliser le danger), on perd rapidement le fil de l’intrigue, ne sachant as forcément qui est qui. Ça m’a rapidement soulé. D’autant plus que tout manque de crédibilité : la façon dont notre « cible » échappe aux balles (voir la fusillade dans l’église par exemple), mais surtout le fait même de pouvoir se faire passer – y compris auprès de proche – pour n’importe qui (masque, corpulence, voix, etc.), je n’y ai pas cru un instant. Idem pour la tueuse qui se comporte et se rêve comme une mère de famille irréprochable (dans le genre, je préfère nettement Lady Killer !). Enfin, l’histoire en elle-même n’est franchement pas emballante.

02/03/2026 (modifier)
Par Ubrald
Note: 2/5
Couverture de la série Thorgal Saga - La Cité mouvante
Thorgal Saga - La Cité mouvante

Ce n’est pas ce Thorgal qui va me faire changer d’avis. Je me suis arrêté au tome 15 « Le Maitre des Montagnes », depuis, le souffle épique et trépidant a pour ma part totalement disparu, quel que soit l’opus lu. Pourtant l’idée autour de la cité mouvante est très bonne (je ne vais pas spoiler) et l’enchevêtrement des deux intrigues qui finissent par se rejoindre bien fichu. Mais l’écriture est trop sommaire, la narration, les dialogues un peu simplistes, un peu forcés par moment, ce qui ne rend pas la lecture fluide et prenante. J’ai fini par tourner les pages plus rapidement pour tout de même connaître la fin. Mohamed Aouamri est vraiment un excellent dessinateur, mais passer après Gregorz Rosisnski n’est pas évident, en comparaison, là, c'est un peu figé parfois. Depuis Van Hamme, seul Thorgal Saga - Adieu Aaricia de Robin Recht m’a subjugué pour son dessin, avait aussi de bonnes idées, mais j’avais déjà trouvé le rythme et l’ensemble déséquilibré.

02/03/2026 (modifier)