Le récit couvre la vie d'une femme, la mère d'Altarriba, tout au long de l'histoire contemporaine de l'Espagne, surtout pendant la période franquiste. Une vie de conformisme et de résignation, marquée par le catholicisme conservateur, par le silence concernant son handicap et l'obéissance aux hommes et aux pouvoirs établis. C'est bien écrit et nous le suivons bien. Les dessins de Kim, sans être excellents, remplissent leur rôle. Je suis d'accord avec l'avis de Noirdésir, la vie du père de l'auteur dans L'Art de voler est beaucoup plus mouvementée en péripéties.
Rosamée raconte l'histoire d'une jeune fille vivant sur une île isolée qui, en bravant un interdit pour retrouver son meilleur ami disparu, entreprend un voyage initiatique où elle sera confrontée à des secrets, des croyances anciennes et à la nécessité de tracer sa propre voie.
Rosamée est une jolie trilogie jeunesse qui séduit d'abord par son aspect visuel. Le dessin de Berny est sans doute le principal atout de la série : souple, expressif, très maîtrisé, il évoque autant l'univers de l'animation que la souplesse du trait de Cyril Pedrosa. Les décors, les couleurs et la mise en scène donnent régulièrement envie de tourner les pages, même lorsque le récit peine un peu à suivre le même niveau d'inspiration.
Car si l'histoire est globalement agréable et suffisamment intrigante pour donner envie d'aller au bout, son rythme narratif m'a laissé plus réservé. Le premier tome repose sur un ressort extrêmement classique : une enfant à qui l'on interdit d'aller dans un lieu mystérieux sans jamais lui expliquer pourquoi. On comprend immédiatement ce qui va se passer et pourtant cette mise en place occupe la totalité de l'album. Le deuxième tome est lui aussi dans une veine assez convenue, proche du conte pour enfants. Rosamée atteint enfin le lieu interdit, y rencontre des personnages inquiétants qui se montrent d'abord accueillants avant de révéler assez vite leur véritable nature. L'ensemble fonctionne correctement mais s'étire là aussi sur un volume entier, avec des personnages et des situations davantage guidés par le symbolisme et la métaphore que par une logique réaliste.
C'est finalement dans le troisième tome que l'intrigue prend une direction un peu moins attendue, plus concrète dans un premier temps, avant de développer à nouveau ses thèmes sur l'émancipation, la remise en question des traditions et la capacité des nouvelles générations à s'affranchir des croyances héritées. Les révélations apportent un supplément de sens à l'ensemble, même si elles conservent ce ton de fable symbolique qui caractérise toute la série.
Malheureusement, cette dernière partie donne aussi l'impression que les auteurs ont dû conclure la série plus vite que prévu. La fin paraît précipitée et plusieurs éléments auraient mérité davantage de développement. J'ai le sentiment que le contenu des deux premiers tomes auraient pu être davantage condensé, afin de laisser plus d'espace à l'intrigue du dernier tome et à la conclusion.
Une lecture sympathique, portée par un dessin réussi et un univers agréable à parcourir, mais dont la narration manque au départ trop de densité et d'originalité pour exploiter pleinement son potentiel.
J'ai commencé par L'empire des 1000 planètes, qui m'a ébloui. Hélas, le reste, moins ! Parfois, on éprouve une certaine lassitude et ennui sans qu'une œuvre ait franchement démérité. Peut-être l'enthousiasme de la nouveauté l'a-t-il fait surestimer ? J'aime bien les héros, le trait n'est pas mauvais mais je me suis lassé, les intrigues ne m'ayant pas happé, loin de là ! Or donc, quand tout est calme, il faut de fort belles images ou des dialogues brillantissimes, et ce n'est pas la cas.
Un peu dans le même genre, on a transformé l'essai dans Orbital ! Signe qui ne trompe pas, j'attends la suite, celle de notre série, non. Je comprends que certains se fixent sur Laureline : il y a si peu d'héroïnes un tant soit peu charismatique. Mais en humain, Yoko Tsuno est mieux, à mon avis. Et pour ne pas être humaine, l'héroïne d'Orbital ne lui cède en rien. Et cerise sur le gâteau, le héros n'a rien du presque benêt Valérian ! Le dessin est tellement plus beau et original : on voit tout le tranchant des aventures, des dilemmes, et il y a un certain flou, comme dans la vie.
2.5
La grosse biographie d'Osamu Tezuka par son studio et disons que ça se voit un peu trop par moment lorsqu'on sort la brosse à luire et qu'on parle à quel point Tezuka était un grand maitre du manga et qu''il était un conteur génial né. Heureusement, on le montre aussi dans des situations qui ne le mets pas trop en valeur et au travers sa vie on voit une bonne partie de l'histoire du manga et des changements de la société japonaise pendant une bonne partie du vingtième siècle.
Ce manga est pas dénué d'intérêt, mais c'est trop long et surtout c'est un peu trop répétitif. À force de voir Tezuka accepter un boulot, avoir des problèmes avec ces éditeurs parce qu'il est toujours en retard, produire des animes...ben on dirait qu'on tourne un peu en rond. On est loin des longues sagas excitantes que Tezuka lui-même faisait. Le pire est qu'on a droit à des extraits de différentes œuvres autobiographies que Tezuka a faites au cours de sa vie et elles ont l'air plus passionnante à lire.
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L'Aile brisée
Le récit couvre la vie d'une femme, la mère d'Altarriba, tout au long de l'histoire contemporaine de l'Espagne, surtout pendant la période franquiste. Une vie de conformisme et de résignation, marquée par le catholicisme conservateur, par le silence concernant son handicap et l'obéissance aux hommes et aux pouvoirs établis. C'est bien écrit et nous le suivons bien. Les dessins de Kim, sans être excellents, remplissent leur rôle. Je suis d'accord avec l'avis de Noirdésir, la vie du père de l'auteur dans L'Art de voler est beaucoup plus mouvementée en péripéties.
Rosamée
Rosamée raconte l'histoire d'une jeune fille vivant sur une île isolée qui, en bravant un interdit pour retrouver son meilleur ami disparu, entreprend un voyage initiatique où elle sera confrontée à des secrets, des croyances anciennes et à la nécessité de tracer sa propre voie. Rosamée est une jolie trilogie jeunesse qui séduit d'abord par son aspect visuel. Le dessin de Berny est sans doute le principal atout de la série : souple, expressif, très maîtrisé, il évoque autant l'univers de l'animation que la souplesse du trait de Cyril Pedrosa. Les décors, les couleurs et la mise en scène donnent régulièrement envie de tourner les pages, même lorsque le récit peine un peu à suivre le même niveau d'inspiration. Car si l'histoire est globalement agréable et suffisamment intrigante pour donner envie d'aller au bout, son rythme narratif m'a laissé plus réservé. Le premier tome repose sur un ressort extrêmement classique : une enfant à qui l'on interdit d'aller dans un lieu mystérieux sans jamais lui expliquer pourquoi. On comprend immédiatement ce qui va se passer et pourtant cette mise en place occupe la totalité de l'album. Le deuxième tome est lui aussi dans une veine assez convenue, proche du conte pour enfants. Rosamée atteint enfin le lieu interdit, y rencontre des personnages inquiétants qui se montrent d'abord accueillants avant de révéler assez vite leur véritable nature. L'ensemble fonctionne correctement mais s'étire là aussi sur un volume entier, avec des personnages et des situations davantage guidés par le symbolisme et la métaphore que par une logique réaliste. C'est finalement dans le troisième tome que l'intrigue prend une direction un peu moins attendue, plus concrète dans un premier temps, avant de développer à nouveau ses thèmes sur l'émancipation, la remise en question des traditions et la capacité des nouvelles générations à s'affranchir des croyances héritées. Les révélations apportent un supplément de sens à l'ensemble, même si elles conservent ce ton de fable symbolique qui caractérise toute la série. Malheureusement, cette dernière partie donne aussi l'impression que les auteurs ont dû conclure la série plus vite que prévu. La fin paraît précipitée et plusieurs éléments auraient mérité davantage de développement. J'ai le sentiment que le contenu des deux premiers tomes auraient pu être davantage condensé, afin de laisser plus d'espace à l'intrigue du dernier tome et à la conclusion. Une lecture sympathique, portée par un dessin réussi et un univers agréable à parcourir, mais dont la narration manque au départ trop de densité et d'originalité pour exploiter pleinement son potentiel.
Valérian
J'ai commencé par L'empire des 1000 planètes, qui m'a ébloui. Hélas, le reste, moins ! Parfois, on éprouve une certaine lassitude et ennui sans qu'une œuvre ait franchement démérité. Peut-être l'enthousiasme de la nouveauté l'a-t-il fait surestimer ? J'aime bien les héros, le trait n'est pas mauvais mais je me suis lassé, les intrigues ne m'ayant pas happé, loin de là ! Or donc, quand tout est calme, il faut de fort belles images ou des dialogues brillantissimes, et ce n'est pas la cas. Un peu dans le même genre, on a transformé l'essai dans Orbital ! Signe qui ne trompe pas, j'attends la suite, celle de notre série, non. Je comprends que certains se fixent sur Laureline : il y a si peu d'héroïnes un tant soit peu charismatique. Mais en humain, Yoko Tsuno est mieux, à mon avis. Et pour ne pas être humaine, l'héroïne d'Orbital ne lui cède en rien. Et cerise sur le gâteau, le héros n'a rien du presque benêt Valérian ! Le dessin est tellement plus beau et original : on voit tout le tranchant des aventures, des dilemmes, et il y a un certain flou, comme dans la vie.
Osamu Tezuka - Une vie en manga (Osamu Tezuka - Biographie)
2.5 La grosse biographie d'Osamu Tezuka par son studio et disons que ça se voit un peu trop par moment lorsqu'on sort la brosse à luire et qu'on parle à quel point Tezuka était un grand maitre du manga et qu''il était un conteur génial né. Heureusement, on le montre aussi dans des situations qui ne le mets pas trop en valeur et au travers sa vie on voit une bonne partie de l'histoire du manga et des changements de la société japonaise pendant une bonne partie du vingtième siècle. Ce manga est pas dénué d'intérêt, mais c'est trop long et surtout c'est un peu trop répétitif. À force de voir Tezuka accepter un boulot, avoir des problèmes avec ces éditeurs parce qu'il est toujours en retard, produire des animes...ben on dirait qu'on tourne un peu en rond. On est loin des longues sagas excitantes que Tezuka lui-même faisait. Le pire est qu'on a droit à des extraits de différentes œuvres autobiographies que Tezuka a faites au cours de sa vie et elles ont l'air plus passionnante à lire.