Suite au décès de leurs parents dans un crash aérien, Ashley et Joyce Ravencroft sont recueillis par leur oncle et leur tante, avant de recevoir un mystérieux colis envoyé peu avant le drame, qui va les entraîner dans une enquête pleine d'énigmes.
J'ai trouvé l'ensemble plutôt agréable, à commencer par le graphisme, qui est clairement l'un des gros points forts de la série à mon goût. Le style est très chouette, avec une vraie personnalité, un trait souple et expressif, et surtout de très belles couleurs qui apportent beaucoup de charme et d'énergie à l'ensemble. Il y a un côté à la fois dynamique et chaleureux qui fonctionne très bien et qui rend la lecture immédiatement plaisante.
Côté intrigue, c'est également réussi dans l'ensemble. L'enquête est sympathique à suivre, avec des raisonnements plutôt bien amenés et des comportements crédibles de la part des deux jeunes héros, qui réfléchissent et agissent de manière assez intelligente. Les différents protagonistes apportent aussi un vrai plus, avec des personnalités marquées et parfois un peu loufoques qui enrichissent le récit, attisent le mystère et donnent du relief à l'ensemble.
Malheureusement, tout cela est un peu plombé par plusieurs facilités et incohérences qui finissent par nuire à la crédibilité de l'histoire. Certaines situations paraissent trop opportunes, comme cette capacité à se retrouver exactement au bon endroit au bon moment pour assister à une scène clé pourtant censée être secrète. Et surtout, la révélation finale m'a semblé vraiment trop artificielle, voire peu cohérente (sans spoiler, difficile de croire qu'un tel plan puisse réellement être mis en place de cette manière).
Du coup, malgré ses qualités évidentes, notamment visuelles, dans les personnages et dans la construction de son enquête, la série m'a laissé une impression un peu frustrante, avec une intrigue qui fonctionne bien sur le moment mais qui ne tient pas totalement sur la durée une fois qu'on prend un peu de recul.
En 1861, un garçon de 9 ans fugue pour rejoindre l'armée de l'Union, s'impose peu à peu au sein d'un régiment malgré son âge, et devient malgré lui une figure médiatique de la guerre de Sécession.
Il est assez surprenant de voir Johnny Clem intégré à cette collection de "héros de guerre" chez Grand Angle, tant son parcours tranche avec celui des autres figures mises en avant. On parle ici d'un enfant qui, sur un coup de tête presque incompréhensible, décide de suivre les soldats au front. D'abord toléré comme mascotte, puis utilisé comme tambour, il finit même par porter un fusil bien trop grand pour lui, dans un contexte où sa présence relève davantage de l'anomalie que de l'héroïsme classique.
Le récit insiste sur sa détermination hors norme, mais donne aussi l'image d'un gamin particulièrement borné, mû par une motivation difficile à rationaliser et prêt à aller au front au mépris total du danger. Son seul réel fait d'armes reste d'ailleurs assez limité et tient presque du hasard, mais son parcours suffira à en faire une figure médiatique, instrumentalisée à l'époque pour galvaniser les troupes et marquer les esprits. C'est finalement davantage la construction d'un symbole que le récit d'un véritable parcours militaire exceptionnel.
L'album reste néanmoins intéressant dans la manière dont il restitue ce destin singulier, entre fascination et malaise face à cette enfance happée par la guerre. On suit un parcours atypique, qui en dit autant sur l'époque que sur le personnage lui-même. La démobilisation forcée du jeune garçon, lorsque son âge finit par devenir impossible à ignorer, vient d'ailleurs rappeler le caractère profondément absurde de cette situation.
Côté dessin, le travail est solide et immersif, avec une reconstitution soignée de la guerre de Sécession et une vraie attention portée aux expressions et aux ambiances. Il a une bonne personnalité, même si cela suppose parfois des mâchoires et bouches étonnamment grosses chez certains personnages.
Reste une impression un peu ambivalente : celle d'un récit bien raconté, instructif, mais centré sur une figure dont l'héroïsation interroge plus qu'elle ne convainc.
Cet album retrace le parcours d'Audie Murphy, jeune Américain frêle qui parvient à s'engager pendant la Seconde Guerre mondiale, devient l'un des soldats les plus décorés de son pays, avant de revenir marqué à vie par les horreurs du front.
Son destin a de quoi intriguer, entre ascension fulgurante, actes de bravoure et traumatisme durable. Mais dans les faits, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans le récit, en grande partie à cause de son traitement graphique et narratif.
Le dessin m'a posé problème. Il est globalement trop imprécis, avec des personnages qui se ressemblent beaucoup, d'autant plus qu'ils portent presque tous le même uniforme. Cela rend rapidement les scènes confuses, surtout dans les moments d'action. Les couleurs, assez ternes, n'aident pas non plus à distinguer les plans ou à donner du relief à l'ensemble.
La mise en scène accentue encore cette impression. Le découpage est assez haché, avec de nombreux sauts chronologiques qui désorientent plus qu'ils ne structurent le récit. On passe d'une situation à une autre sans toujours bien comprendre le contexte, et certaines scènes, notamment les combats, manquent clairement de lisibilité. Il devient alors difficile de suivre précisément ce qui se joue ou de mesurer l'importance des événements.
À cela s'ajoute un personnage principal que j'ai trouvé étonnamment lisse et insaisissable. Malgré son statut de héros, je n'ai jamais vraiment réussi à comprendre ce qui le motive, ni à ressentir son évolution. Son parcours est là, factuellement, mais il peine à prendre vie ou à susciter une véritable implication émotionnelle. Il faut attendre la scène finale, spectaculaire, pour entrevoir quelque chose de plus marquant, avec cet acte au sommet d'un tank qui évoque presque une forme de geste de vengeance désespérée, voire suicidaire. Mais cela arrive tard et ne suffit pas à compenser le manque d'incarnation du reste du récit.
Alors qu'il tente de rendre hommage à une figure héroïque, cet album m'a semblé échouer à transmettre ce qui faisait sa singularité, tant sur le plan narratif que visuel. Le fond est intéressant, mais la forme m'a empêché d'y adhérer.
J’aurais tellement voulu mieux noter et apprécier cette série. En effet, l’époque et les lieux dans lesquels se déroulent les histoires m’intéressent a priori beaucoup. Mais c’est frustré et globalement déçu que je suis sorti de cette lecture.
D’abord je n’apprécie généralement pas le changement de dessinateur au sein d’une même série. Et là, il y en a une multitude ! Beaucoup de styles se ressemblent, mais il y a quand même de notables différences parfois, et ça me gêne. De plus, ce dessin lui-même n’est franchement pas toujours clair, voir agréable à l’œil (affaire de goûts sans doute, mais souvent ça ne m’a pas convenu).
C’est l’utilisation du matériau historique qui m’a aussi déçu. En effet, des raids vikings aux Varègues à l’Est, en passant par tous les royaumes et principautés nordiques (Suédois, Danois, etc.), il y a matière. Les Francs, les royaumes saxons d’Angleterre, les Byzantins qui les côtoient (commerce et/ou guerre) ajoutent un arrière-plan au fort potentiel.
Et le fait de s’inspirer (avec moult citations) de sagas et autres textes anciens, du norois et de la culture nordique permettent d’ancrer le récit dans quelque chose d’intéressant.
Mais le rendu m’a laissé sur ma faim.
D’abord c’est souvent très brouillon, et personnages et intrigues ne sont pas toujours clairement développées (dès la première histoire, le sort du gamin saxon trahissant les siens, pour devenir ensuite un chef viking, j’ai senti un manque, une histoire « expédiée » sans qu’on puisse s’attacher aux personnages). C’est parfois trop court, d’autres fois trop long (le siège de Paris par exemple dans le troisième tome s’étale trop sur certains détails).
Ensuite certains passages dévient vers du comics de super héros – même si ça ne sombre pas dans une revisite fantastique comme je l’ai un temps craint.
Note réelle 2,5/5.
C'est parmi le pire que j'aie lu de Manara, je pense. Le titre Piranese et ce que je connaissais déjà du dessinateur m'envoyaient vers des sommets artistiques. Mais non, j'ai trouvé une histoire de supposée science-fiction sans grande consistance, une banalité visuelle aussi, aggravée par des couleurs qui profitent rarement au travail de Manara.
Il ne me surprend pas que cette série ait été abandonnée. C'était peut-être la meilleure chose à faire.
J'aime beaucoup Vanyda, nettement moins la Fantasy. Aussi, il est à craindre que ce récit ne parvienne à me convaincre véritablement.
Les qualités sont là, indéniables : des illustrations charmantes, plus chargées de détails qu'à l'accoutumée, ce qui octroie aux personnages un air figé pas inintéressant au regard de l'univers décrit. Des personnages bien travaillés, généralement mystérieux, riches en ambiguïtés et capables pour nombre d'entre eux des plus viles machinations. Un univers crédible, vaguement steam punk, envahi par une magie dont les familles se partagent différentes spécificités bien particulières. Et ces éternelles quêtes de pouvoir au sein d'une cour comparable à la Versailles de l'Ancien Régime.
L'intrigue est particulièrement dense, mais néanmoins dynamique, notamment grâce à la mise en page originale, capable ici ou là de jeux pertinents entre les bordures des cases, et de décadrages ou gros plans surprenants. C'est très réussi, mais plutôt desservi par une édition ayant fait le regrettable choix d'un format légèrement inférieur à l'A4 nuisant quelque peu à la lisibilité générale.
L'adaptation est en tout point remarquable, mais le matériau originel me laisse des plus circonspects : cet univers rétrograde ne me fascine nullement, la magie des différents pouvoirs ne m'inspire aucune rêverie, les aspects pourtant indéniablement ludiques des illusions et des organisations de l'espace ne m'ont pas amusé, la perfidie des uns et des autres et la dramaturgie des intrigues machiavéliques m'ont laissé de côté.
Je ne pense pas être véritablement réfractaire à la Fantasy, mais force est de constater que l'ennui a une nouvelle fois accompagné ma découverte d'un récit de ce genre. Malgré ses incontestables qualités.
Ce n'est pas mon dessinateur préféré de Tarzan. Il a poursuivi le travail pionnier de Hal Foster, mais a rapidement commencé à imposer les caractéristiques de son dessin si personnel.
Je le considère trop égocentrique et son dessin baroque attire trop l'attention sur l'artiste et non sur le personnage et ses aventures.
Il a tenté un retour au personnage dans les années 70 et a même réussi dans cette initiative. En outre, il a publié des livres sur l'anatomie artistique et les visages humains avec un certain bonheur.
La série répond à toutes les exigences du genre porno et je l'ai trouvée grâce au magazine Kiss Comix. Le dessin n’est pas mal, et les situations très basiques ne sont qu’un prétexte pour le sexe explicite, avec des femmes faciles, toujours prêtes à l’action!
Cependant, si l’intention était d’exciter, cela laisse beaucoup à désirer. Malgré l’abondance des formes généreuses de Miss, les autres personnages sont trop grossiers et même grotesques. Tout devient encore pire avec les dessins en couleur!
La plus mythique et émotive course automobile de tous les temps! La série privilégie les grands affrontements entre marques à travers les différentes époques. Bon travail de recherche et de documentation. Le cadrage dans le contexte et l'attention portée aux protagonistes constituent l'aspect positif principal, je pense. Personnellement, j'aurais préféré un traitement plus réaliste des personnages au niveau du dessin. Il s'agit d'un choix de la part des auteurs et même le dessin des automobiles souffre parfois d'un dessin trop simplifié.
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Les Ravencroft
Suite au décès de leurs parents dans un crash aérien, Ashley et Joyce Ravencroft sont recueillis par leur oncle et leur tante, avant de recevoir un mystérieux colis envoyé peu avant le drame, qui va les entraîner dans une enquête pleine d'énigmes. J'ai trouvé l'ensemble plutôt agréable, à commencer par le graphisme, qui est clairement l'un des gros points forts de la série à mon goût. Le style est très chouette, avec une vraie personnalité, un trait souple et expressif, et surtout de très belles couleurs qui apportent beaucoup de charme et d'énergie à l'ensemble. Il y a un côté à la fois dynamique et chaleureux qui fonctionne très bien et qui rend la lecture immédiatement plaisante. Côté intrigue, c'est également réussi dans l'ensemble. L'enquête est sympathique à suivre, avec des raisonnements plutôt bien amenés et des comportements crédibles de la part des deux jeunes héros, qui réfléchissent et agissent de manière assez intelligente. Les différents protagonistes apportent aussi un vrai plus, avec des personnalités marquées et parfois un peu loufoques qui enrichissent le récit, attisent le mystère et donnent du relief à l'ensemble. Malheureusement, tout cela est un peu plombé par plusieurs facilités et incohérences qui finissent par nuire à la crédibilité de l'histoire. Certaines situations paraissent trop opportunes, comme cette capacité à se retrouver exactement au bon endroit au bon moment pour assister à une scène clé pourtant censée être secrète. Et surtout, la révélation finale m'a semblé vraiment trop artificielle, voire peu cohérente (sans spoiler, difficile de croire qu'un tel plan puisse réellement être mis en place de cette manière). Du coup, malgré ses qualités évidentes, notamment visuelles, dans les personnages et dans la construction de son enquête, la série m'a laissé une impression un peu frustrante, avec une intrigue qui fonctionne bien sur le moment mais qui ne tient pas totalement sur la durée une fois qu'on prend un peu de recul.
Héros de guerre - Johnny Clem
En 1861, un garçon de 9 ans fugue pour rejoindre l'armée de l'Union, s'impose peu à peu au sein d'un régiment malgré son âge, et devient malgré lui une figure médiatique de la guerre de Sécession. Il est assez surprenant de voir Johnny Clem intégré à cette collection de "héros de guerre" chez Grand Angle, tant son parcours tranche avec celui des autres figures mises en avant. On parle ici d'un enfant qui, sur un coup de tête presque incompréhensible, décide de suivre les soldats au front. D'abord toléré comme mascotte, puis utilisé comme tambour, il finit même par porter un fusil bien trop grand pour lui, dans un contexte où sa présence relève davantage de l'anomalie que de l'héroïsme classique. Le récit insiste sur sa détermination hors norme, mais donne aussi l'image d'un gamin particulièrement borné, mû par une motivation difficile à rationaliser et prêt à aller au front au mépris total du danger. Son seul réel fait d'armes reste d'ailleurs assez limité et tient presque du hasard, mais son parcours suffira à en faire une figure médiatique, instrumentalisée à l'époque pour galvaniser les troupes et marquer les esprits. C'est finalement davantage la construction d'un symbole que le récit d'un véritable parcours militaire exceptionnel. L'album reste néanmoins intéressant dans la manière dont il restitue ce destin singulier, entre fascination et malaise face à cette enfance happée par la guerre. On suit un parcours atypique, qui en dit autant sur l'époque que sur le personnage lui-même. La démobilisation forcée du jeune garçon, lorsque son âge finit par devenir impossible à ignorer, vient d'ailleurs rappeler le caractère profondément absurde de cette situation. Côté dessin, le travail est solide et immersif, avec une reconstitution soignée de la guerre de Sécession et une vraie attention portée aux expressions et aux ambiances. Il a une bonne personnalité, même si cela suppose parfois des mâchoires et bouches étonnamment grosses chez certains personnages. Reste une impression un peu ambivalente : celle d'un récit bien raconté, instructif, mais centré sur une figure dont l'héroïsation interroge plus qu'elle ne convainc.
Héros de guerre - Audie Murphy
Cet album retrace le parcours d'Audie Murphy, jeune Américain frêle qui parvient à s'engager pendant la Seconde Guerre mondiale, devient l'un des soldats les plus décorés de son pays, avant de revenir marqué à vie par les horreurs du front. Son destin a de quoi intriguer, entre ascension fulgurante, actes de bravoure et traumatisme durable. Mais dans les faits, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans le récit, en grande partie à cause de son traitement graphique et narratif. Le dessin m'a posé problème. Il est globalement trop imprécis, avec des personnages qui se ressemblent beaucoup, d'autant plus qu'ils portent presque tous le même uniforme. Cela rend rapidement les scènes confuses, surtout dans les moments d'action. Les couleurs, assez ternes, n'aident pas non plus à distinguer les plans ou à donner du relief à l'ensemble. La mise en scène accentue encore cette impression. Le découpage est assez haché, avec de nombreux sauts chronologiques qui désorientent plus qu'ils ne structurent le récit. On passe d'une situation à une autre sans toujours bien comprendre le contexte, et certaines scènes, notamment les combats, manquent clairement de lisibilité. Il devient alors difficile de suivre précisément ce qui se joue ou de mesurer l'importance des événements. À cela s'ajoute un personnage principal que j'ai trouvé étonnamment lisse et insaisissable. Malgré son statut de héros, je n'ai jamais vraiment réussi à comprendre ce qui le motive, ni à ressentir son évolution. Son parcours est là, factuellement, mais il peine à prendre vie ou à susciter une véritable implication émotionnelle. Il faut attendre la scène finale, spectaculaire, pour entrevoir quelque chose de plus marquant, avec cet acte au sommet d'un tank qui évoque presque une forme de geste de vengeance désespérée, voire suicidaire. Mais cela arrive tard et ne suffit pas à compenser le manque d'incarnation du reste du récit. Alors qu'il tente de rendre hommage à une figure héroïque, cet album m'a semblé échouer à transmettre ce qui faisait sa singularité, tant sur le plan narratif que visuel. Le fond est intéressant, mais la forme m'a empêché d'y adhérer.
Northlanders
J’aurais tellement voulu mieux noter et apprécier cette série. En effet, l’époque et les lieux dans lesquels se déroulent les histoires m’intéressent a priori beaucoup. Mais c’est frustré et globalement déçu que je suis sorti de cette lecture. D’abord je n’apprécie généralement pas le changement de dessinateur au sein d’une même série. Et là, il y en a une multitude ! Beaucoup de styles se ressemblent, mais il y a quand même de notables différences parfois, et ça me gêne. De plus, ce dessin lui-même n’est franchement pas toujours clair, voir agréable à l’œil (affaire de goûts sans doute, mais souvent ça ne m’a pas convenu). C’est l’utilisation du matériau historique qui m’a aussi déçu. En effet, des raids vikings aux Varègues à l’Est, en passant par tous les royaumes et principautés nordiques (Suédois, Danois, etc.), il y a matière. Les Francs, les royaumes saxons d’Angleterre, les Byzantins qui les côtoient (commerce et/ou guerre) ajoutent un arrière-plan au fort potentiel. Et le fait de s’inspirer (avec moult citations) de sagas et autres textes anciens, du norois et de la culture nordique permettent d’ancrer le récit dans quelque chose d’intéressant. Mais le rendu m’a laissé sur ma faim. D’abord c’est souvent très brouillon, et personnages et intrigues ne sont pas toujours clairement développées (dès la première histoire, le sort du gamin saxon trahissant les siens, pour devenir ensuite un chef viking, j’ai senti un manque, une histoire « expédiée » sans qu’on puisse s’attacher aux personnages). C’est parfois trop court, d’autres fois trop long (le siège de Paris par exemple dans le troisième tome s’étale trop sur certains détails). Ensuite certains passages dévient vers du comics de super héros – même si ça ne sombre pas dans une revisite fantastique comme je l’ai un temps craint. Note réelle 2,5/5.
Piranese
C'est parmi le pire que j'aie lu de Manara, je pense. Le titre Piranese et ce que je connaissais déjà du dessinateur m'envoyaient vers des sommets artistiques. Mais non, j'ai trouvé une histoire de supposée science-fiction sans grande consistance, une banalité visuelle aussi, aggravée par des couleurs qui profitent rarement au travail de Manara. Il ne me surprend pas que cette série ait été abandonnée. C'était peut-être la meilleure chose à faire.
La Passe-Miroir
J'aime beaucoup Vanyda, nettement moins la Fantasy. Aussi, il est à craindre que ce récit ne parvienne à me convaincre véritablement. Les qualités sont là, indéniables : des illustrations charmantes, plus chargées de détails qu'à l'accoutumée, ce qui octroie aux personnages un air figé pas inintéressant au regard de l'univers décrit. Des personnages bien travaillés, généralement mystérieux, riches en ambiguïtés et capables pour nombre d'entre eux des plus viles machinations. Un univers crédible, vaguement steam punk, envahi par une magie dont les familles se partagent différentes spécificités bien particulières. Et ces éternelles quêtes de pouvoir au sein d'une cour comparable à la Versailles de l'Ancien Régime. L'intrigue est particulièrement dense, mais néanmoins dynamique, notamment grâce à la mise en page originale, capable ici ou là de jeux pertinents entre les bordures des cases, et de décadrages ou gros plans surprenants. C'est très réussi, mais plutôt desservi par une édition ayant fait le regrettable choix d'un format légèrement inférieur à l'A4 nuisant quelque peu à la lisibilité générale. L'adaptation est en tout point remarquable, mais le matériau originel me laisse des plus circonspects : cet univers rétrograde ne me fascine nullement, la magie des différents pouvoirs ne m'inspire aucune rêverie, les aspects pourtant indéniablement ludiques des illusions et des organisations de l'espace ne m'ont pas amusé, la perfidie des uns et des autres et la dramaturgie des intrigues machiavéliques m'ont laissé de côté. Je ne pense pas être véritablement réfractaire à la Fantasy, mais force est de constater que l'ennui a une nouvelle fois accompagné ma découverte d'un récit de ce genre. Malgré ses incontestables qualités.
Tarzan par Burne Hogarth
Ce n'est pas mon dessinateur préféré de Tarzan. Il a poursuivi le travail pionnier de Hal Foster, mais a rapidement commencé à imposer les caractéristiques de son dessin si personnel. Je le considère trop égocentrique et son dessin baroque attire trop l'attention sur l'artiste et non sur le personnage et ses aventures. Il a tenté un retour au personnage dans les années 70 et a même réussi dans cette initiative. En outre, il a publié des livres sur l'anatomie artistique et les visages humains avec un certain bonheur.
Miss 130
La série répond à toutes les exigences du genre porno et je l'ai trouvée grâce au magazine Kiss Comix. Le dessin n’est pas mal, et les situations très basiques ne sont qu’un prétexte pour le sexe explicite, avec des femmes faciles, toujours prêtes à l’action! Cependant, si l’intention était d’exciter, cela laisse beaucoup à désirer. Malgré l’abondance des formes généreuses de Miss, les autres personnages sont trop grossiers et même grotesques. Tout devient encore pire avec les dessins en couleur!
24 Heures du Mans
La plus mythique et émotive course automobile de tous les temps! La série privilégie les grands affrontements entre marques à travers les différentes époques. Bon travail de recherche et de documentation. Le cadrage dans le contexte et l'attention portée aux protagonistes constituent l'aspect positif principal, je pense. Personnellement, j'aurais préféré un traitement plus réaliste des personnages au niveau du dessin. Il s'agit d'un choix de la part des auteurs et même le dessin des automobiles souffre parfois d'un dessin trop simplifié.