J'ai acheté toute la série à la fin des années 90 pour deux raisons : les dessins très détaillés (surtout les paysages urbains et les machines) et parce qu'elle était en promotion, très bon marché! Mais j'étais déjà trop vieux pour une histoire qui s'adressait surtout aux garçons adolescents. Aujourd'hui, je pense que la façon dont le thème post-apocalyptique a été traité est dépassée, même pour les jeunes. Tout ça continue d'avoir un certain intérêt historique, rien de plus.
Un gros bof.
On nous promet un peu de souffre et de l'imaginaire.
On n'aura ni l'un ni l'autre.
Pour le souffre cette bd faussement érotique n'en est pas une, et ce n'est pas grave, mais l'amorce et le coeur de l'histoire sont centrés là dessus. Ce thème n'est au fond pas traité.
Pour l'imaginaire rebelotte. L'histoire et les personnages ont été vus, revus milles fois. Tous les personnages sont des caricatures, l'histoire un cliché de mauvais scénario.
Les dessins sont sympathiques mais souvent sans forces, voir plats.
Je ne comprends pas comment cette série a pu être sélectionnée aux Will Eisner puis traverser l'Atlantique pour être éditée en France.
A lire en tant que jeune ado peut être ?
Une série qui devrait devenir (ou qui l'est déjà) un classique du catalogue Dupuis.
Le gros atout de cette série c'est qu'on y est bien.
On est bien dans cette petite famille de 4 filles de mères différentes avec un papa poule un peu looser attachant. C'est rare qu'on s'esclaffe mais c'est tout de même réussi. Il y a de la douceur et certaines planches sont mêmes très attendrissantes.
C'est aussi une bd qui, je pense, peut se lire à différents âges, et qui se relit avec plaisir.
J'aime aussi le dessin Nob, que je qualifierais de "classique-laché-maitrisé"
Bref beaucoup d'atouts pour Dad !
Si vous êtes un homme, blanc, réactionnaire, misogyne, si possible catholique, alors cette bd est faite pour vous !
Dommage car le premier tome développe une ambiance certaine, avec une intrigue très bien posée.
Hélas ! des pérégrinations de ces 7 cavaliers on ne retiendra qu'une insupportable logique patriarcale d'hommes, parfois malaisante.
Pour les personnages féminins, quasi absents, je rejoins Miranda, il n'y a que 2 options :
-soit bonne ménagère à sa place (citons cette délicieuse remarque, tome 2, page 8 "le royaume de ma femme" en désignant la cuisine et bonbonne qui tient un saladier)
-soit prostituée (qui se donnent avec plaisir évidemment si vous êtes un bon catholique)
La lourdeur du catholicisme à toutes les planches à fini par me faire tomber le tome 2 des mains, j'ai lu le tome 3 en diagonale.
C'est dommage les planches sont assez réussies, en dehors des personnages qui sont tous assez raides et un peu désincarnés.
Etonné par cette intrigue bien faite, cette atmosphère originale, le tout mélangée à une morale nauséeuse, je suis allé regardé qui est Jean Raspail, que je ne connaissais pas. On comprend rapidement un peu mieux la première phrase du présent commentaire !
Une super bd à lire si vous êtes un vieux réactionnaire catho resté au XIXème siècle.
J'ai commandé et acheté l'album par curiosité et après avoir lu les avis de bdtheque. J'avais été trop traumatisé par ma lecture précédente de Zep. Mais oui, les dessins de Vince sont bons et il y a une histoire à lire. Alterner le genre sexuel n'est pas vraiment mon type de fétiche mais je pense que dans le thème il peut y avoir des variations encore plus excitantes. Je pense aussi que les différences psychologiques et physiologiques entre femmes et hommes auraient pu être davantage développées.
Il s'agit d'une œuvre fondamentale dans l'histoire de la bande dessinée, je crois. Je possède les éditions Horay et Taschen, les deux sont asez bonnes. Pour l'époque, les dessins de W. McCay étaient fantastiques et les histoires délirantes! Après tout, il s'agissait de rêves, parfois un peu réalistes(?), mais principalement surréalistes. Elles doivent être appréciées avec modération, sous peine d'indigestion...
Dans un décor futuriste à tendance cyberpunk, un trio de chats humanoïdes joue les justiciers quand le monde virtuel et le réel s'entremêlent. Une série rythmée, accessible et pensée pour divertir tout en glissant un message sur les dérives du web, notamment le cyberharcèlement.
Le dessin est chouette et bien maîtrisé. Le mélange entre trait traditionnel et couleurs numériques fonctionne très bien et donne un rendu dynamique, presque vidéoludique, parfaitement en phase avec le propos.
La série regorge de clins d'œil geeks, ce qui fait à la fois son charme et ses limites. C'est sympathique parce qu'on s'amuse à repérer les références (à commencer par Samouraï Pizza Cats avec ce héros chat livreur de pizzas qui devient samouraï dans le monde virtuel), mais cela peut aussi devenir un peu envahissant quand certaines tombent un peu comme un cheveu sur la soupe. L'exemple le plus frappant pour moi est l'utilisation très présente de l'alphabet Aurebesh (celui de l'univers Star Wars), qui m'a régulièrement donné envie de le traduire tout en me faisant m'interroger sur les implications d'une telle réutilisation si jamais il prenait l'envie aux avocats de Lucasfilm de s'y intéresser.
Sur le fond, le récit reste très orienté jeunesse. L'antagoniste du premier tome, incarnation d'un avatar malveillant né du cyberharcèlement, est traité de manière assez frontale, et la résolution, où les harceleurs sont punis puis comprennent la leçon, reste très sage et convenue. Tout est bien qui finit bien, avec une morale claire.
Il en résulte une série sympathique, bien dessinée, rythmée et divertissante pour un jeune public, mais qui pourra sembler un peu mièvre et attendue pour un lecteur adulte.
Écouter ceux qui réduisent Hokuto no Ken à un simple défouloir pour testostérone, la preuve d un manque criant d'analyse: on passe totalement à côté de l'essentiel. Sous la violence graphique se cache une œuvre d'une noirceur métaphysique absolue qui traite de la condition humaine quand toutes les structures sociales se sont effondrées. Là où les détracteurs ne voient que des personnages "plats", il y a en réalité une exploration brutale du concept de Fatum, chaque protagoniste est prisonnier d'une étoile, d'un destin qu'il ne peut fuir, transformant le récit en une véritable tragédie grecque moderne. Kenshiro n'est pas un héros d'action classique, c'est une figure christique qui ne tire pas sa puissance de la colère, mais de la tristesse. Le Musô Tensei, l'ultime arcane du Hokuto Shinken, est la concrétisation philosophique de l'empathie il ne peut être maîtrisé que par celui qui a accepté de porter sur ses épaules toute la douleur du monde. On est à des années-lumière du schéma de puissance basique. Raoh, de son côté, incarne une volonté de puissance nietzschéenne poussée à son paroxysme, cherchant à instaurer une paix tyrannique pour mettre fin au chaos, une réflexion politique complexe sur le prix de l'ordre face à la liberté qui d'ailleurs aurait de forte chznce de réellement exister si un monde comme ça exister. Le manga déconstruit même les codes de la virilité en montrant des colosses qui expriment leur humanité par les larmes et le sacrifice, comme Shu se laissant écraser par la pyramide pour sauver l'avenir. C'est une œuvre sur la transmission, le deuil et la persistance de la moralité dans un univers nihiliste. Si certains s'arrêtent à la forme sans voir le fond, c'est qu'ils n'ont tout simplement pas les outils intellectuels pour saisir la poésie tragique qui se joue entre deux explosions de chair, retourner lire demon slayer où d autre shonen basique si vous êtes incapable de décoder le fond d un manga iconique.
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Akira
J'ai acheté toute la série à la fin des années 90 pour deux raisons : les dessins très détaillés (surtout les paysages urbains et les machines) et parce qu'elle était en promotion, très bon marché! Mais j'étais déjà trop vieux pour une histoire qui s'adressait surtout aux garçons adolescents. Aujourd'hui, je pense que la façon dont le thème post-apocalyptique a été traité est dépassée, même pour les jeunes. Tout ça continue d'avoir un certain intérêt historique, rien de plus.
Somna
Un gros bof. On nous promet un peu de souffre et de l'imaginaire. On n'aura ni l'un ni l'autre. Pour le souffre cette bd faussement érotique n'en est pas une, et ce n'est pas grave, mais l'amorce et le coeur de l'histoire sont centrés là dessus. Ce thème n'est au fond pas traité. Pour l'imaginaire rebelotte. L'histoire et les personnages ont été vus, revus milles fois. Tous les personnages sont des caricatures, l'histoire un cliché de mauvais scénario. Les dessins sont sympathiques mais souvent sans forces, voir plats. Je ne comprends pas comment cette série a pu être sélectionnée aux Will Eisner puis traverser l'Atlantique pour être éditée en France. A lire en tant que jeune ado peut être ?
Dad
Une série qui devrait devenir (ou qui l'est déjà) un classique du catalogue Dupuis. Le gros atout de cette série c'est qu'on y est bien. On est bien dans cette petite famille de 4 filles de mères différentes avec un papa poule un peu looser attachant. C'est rare qu'on s'esclaffe mais c'est tout de même réussi. Il y a de la douceur et certaines planches sont mêmes très attendrissantes. C'est aussi une bd qui, je pense, peut se lire à différents âges, et qui se relit avec plaisir. J'aime aussi le dessin Nob, que je qualifierais de "classique-laché-maitrisé" Bref beaucoup d'atouts pour Dad !
Sept cavaliers
Si vous êtes un homme, blanc, réactionnaire, misogyne, si possible catholique, alors cette bd est faite pour vous ! Dommage car le premier tome développe une ambiance certaine, avec une intrigue très bien posée. Hélas ! des pérégrinations de ces 7 cavaliers on ne retiendra qu'une insupportable logique patriarcale d'hommes, parfois malaisante. Pour les personnages féminins, quasi absents, je rejoins Miranda, il n'y a que 2 options : -soit bonne ménagère à sa place (citons cette délicieuse remarque, tome 2, page 8 "le royaume de ma femme" en désignant la cuisine et bonbonne qui tient un saladier) -soit prostituée (qui se donnent avec plaisir évidemment si vous êtes un bon catholique) La lourdeur du catholicisme à toutes les planches à fini par me faire tomber le tome 2 des mains, j'ai lu le tome 3 en diagonale. C'est dommage les planches sont assez réussies, en dehors des personnages qui sont tous assez raides et un peu désincarnés. Etonné par cette intrigue bien faite, cette atmosphère originale, le tout mélangée à une morale nauséeuse, je suis allé regardé qui est Jean Raspail, que je ne connaissais pas. On comprend rapidement un peu mieux la première phrase du présent commentaire ! Une super bd à lire si vous êtes un vieux réactionnaire catho resté au XIXème siècle.
Esmera
J'ai commandé et acheté l'album par curiosité et après avoir lu les avis de bdtheque. J'avais été trop traumatisé par ma lecture précédente de Zep. Mais oui, les dessins de Vince sont bons et il y a une histoire à lire. Alterner le genre sexuel n'est pas vraiment mon type de fétiche mais je pense que dans le thème il peut y avoir des variations encore plus excitantes. Je pense aussi que les différences psychologiques et physiologiques entre femmes et hommes auraient pu être davantage développées.
Little Nemo in Slumberland
Il s'agit d'une œuvre fondamentale dans l'histoire de la bande dessinée, je crois. Je possède les éditions Horay et Taschen, les deux sont asez bonnes. Pour l'époque, les dessins de W. McCay étaient fantastiques et les histoires délirantes! Après tout, il s'agissait de rêves, parfois un peu réalistes(?), mais principalement surréalistes. Elles doivent être appréciées avec modération, sous peine d'indigestion...
Cybercats
Dans un décor futuriste à tendance cyberpunk, un trio de chats humanoïdes joue les justiciers quand le monde virtuel et le réel s'entremêlent. Une série rythmée, accessible et pensée pour divertir tout en glissant un message sur les dérives du web, notamment le cyberharcèlement. Le dessin est chouette et bien maîtrisé. Le mélange entre trait traditionnel et couleurs numériques fonctionne très bien et donne un rendu dynamique, presque vidéoludique, parfaitement en phase avec le propos. La série regorge de clins d'œil geeks, ce qui fait à la fois son charme et ses limites. C'est sympathique parce qu'on s'amuse à repérer les références (à commencer par Samouraï Pizza Cats avec ce héros chat livreur de pizzas qui devient samouraï dans le monde virtuel), mais cela peut aussi devenir un peu envahissant quand certaines tombent un peu comme un cheveu sur la soupe. L'exemple le plus frappant pour moi est l'utilisation très présente de l'alphabet Aurebesh (celui de l'univers Star Wars), qui m'a régulièrement donné envie de le traduire tout en me faisant m'interroger sur les implications d'une telle réutilisation si jamais il prenait l'envie aux avocats de Lucasfilm de s'y intéresser. Sur le fond, le récit reste très orienté jeunesse. L'antagoniste du premier tome, incarnation d'un avatar malveillant né du cyberharcèlement, est traité de manière assez frontale, et la résolution, où les harceleurs sont punis puis comprennent la leçon, reste très sage et convenue. Tout est bien qui finit bien, avec une morale claire. Il en résulte une série sympathique, bien dessinée, rythmée et divertissante pour un jeune public, mais qui pourra sembler un peu mièvre et attendue pour un lecteur adulte.
Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant)
Écouter ceux qui réduisent Hokuto no Ken à un simple défouloir pour testostérone, la preuve d un manque criant d'analyse: on passe totalement à côté de l'essentiel. Sous la violence graphique se cache une œuvre d'une noirceur métaphysique absolue qui traite de la condition humaine quand toutes les structures sociales se sont effondrées. Là où les détracteurs ne voient que des personnages "plats", il y a en réalité une exploration brutale du concept de Fatum, chaque protagoniste est prisonnier d'une étoile, d'un destin qu'il ne peut fuir, transformant le récit en une véritable tragédie grecque moderne. Kenshiro n'est pas un héros d'action classique, c'est une figure christique qui ne tire pas sa puissance de la colère, mais de la tristesse. Le Musô Tensei, l'ultime arcane du Hokuto Shinken, est la concrétisation philosophique de l'empathie il ne peut être maîtrisé que par celui qui a accepté de porter sur ses épaules toute la douleur du monde. On est à des années-lumière du schéma de puissance basique. Raoh, de son côté, incarne une volonté de puissance nietzschéenne poussée à son paroxysme, cherchant à instaurer une paix tyrannique pour mettre fin au chaos, une réflexion politique complexe sur le prix de l'ordre face à la liberté qui d'ailleurs aurait de forte chznce de réellement exister si un monde comme ça exister. Le manga déconstruit même les codes de la virilité en montrant des colosses qui expriment leur humanité par les larmes et le sacrifice, comme Shu se laissant écraser par la pyramide pour sauver l'avenir. C'est une œuvre sur la transmission, le deuil et la persistance de la moralité dans un univers nihiliste. Si certains s'arrêtent à la forme sans voir le fond, c'est qu'ils n'ont tout simplement pas les outils intellectuels pour saisir la poésie tragique qui se joue entre deux explosions de chair, retourner lire demon slayer où d autre shonen basique si vous êtes incapable de décoder le fond d un manga iconique.