Cette critique est la conséquence d'un achat compulsif sur un site d'occasion.
Parce qu'il est toujours plaisant de découvrir des bandes totalement méconnues.
Parce que, outre la superbe dédicace à l'intérieur, la couverture m'a rappellé la meilleure époque de Ric Hochet.
Deuxième page : on a droit à une femme démoniaque à poil dans son bain. Bon, je pense que le lectorat visé n'est pas le même.
En fait, on est sur du fantastique de gare avec un soupçon d'érotisme.
Les dialogues utilisent le language courant, rien à voir avec le style ampoulé vu dans Les Esclaves de la torpeur du même scénariste.
Le dessin de Laverdure, qui sent bon les années 80, n'est vraiment pas vilain. On a de belles couleurs, la mise en page est dynamique. Le charme rétro opére à plein régime.
Dommage que la fin soit un peu bâclée, sinon j'aurai donné les trois étoiles sans honte.
La série a été abandonnée après la parution du premier tome. Le deuxième épisode devait s'appeler "le gène de Caïn".
Un exemple de bande dessinée bis. A collectionner pour les amateurs, à fuir pour les autres.
Un polar fantastique comme Dufaux savait les produire durant son premier âge d'or, que je situe grosso modo entre 1985 et le milieu des années 90.
L'histoire tisse des liens avec une autre de ses œuvres, Les Enfants de la Salamandre.
C'est un peu tiré par les cheveux mais on ne peut pas nier que ça donne plus d'ampleur à cette fiction.
Dans les autres points de comparaison, on peut citer la qualité générale de l'intrigue qui est moins confuse. Elle se suit aisément sans que l'on ait besoin de revenir en arrière parce qu'on a loupé un détail.
Le trait de Renaud a passé un palier, surtout les décors. On retrouve cette centralité des visages mais avec un gaufrier mieux maitrisé, des échelles de plans qui gagnent en efficacité.
Son dessin reste très statique, même quand Dufaux intègre des phases d'action. Il est donc préférable d'apprécier son style pour rentrer dans l'histoire.
L'intégrale récemment publiée contient un épilogue inédit, mais celui ci n'apporte pas grand chose de plus.
Encore une réussite pour un des derniers mohicans de la bande dessinée.
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Le syndrome des sorciers
Cette critique est la conséquence d'un achat compulsif sur un site d'occasion. Parce qu'il est toujours plaisant de découvrir des bandes totalement méconnues. Parce que, outre la superbe dédicace à l'intérieur, la couverture m'a rappellé la meilleure époque de Ric Hochet. Deuxième page : on a droit à une femme démoniaque à poil dans son bain. Bon, je pense que le lectorat visé n'est pas le même. En fait, on est sur du fantastique de gare avec un soupçon d'érotisme. Les dialogues utilisent le language courant, rien à voir avec le style ampoulé vu dans Les Esclaves de la torpeur du même scénariste. Le dessin de Laverdure, qui sent bon les années 80, n'est vraiment pas vilain. On a de belles couleurs, la mise en page est dynamique. Le charme rétro opére à plein régime. Dommage que la fin soit un peu bâclée, sinon j'aurai donné les trois étoiles sans honte. La série a été abandonnée après la parution du premier tome. Le deuxième épisode devait s'appeler "le gène de Caïn". Un exemple de bande dessinée bis. A collectionner pour les amateurs, à fuir pour les autres.
Santiag
Un polar fantastique comme Dufaux savait les produire durant son premier âge d'or, que je situe grosso modo entre 1985 et le milieu des années 90. L'histoire tisse des liens avec une autre de ses œuvres, Les Enfants de la Salamandre. C'est un peu tiré par les cheveux mais on ne peut pas nier que ça donne plus d'ampleur à cette fiction. Dans les autres points de comparaison, on peut citer la qualité générale de l'intrigue qui est moins confuse. Elle se suit aisément sans que l'on ait besoin de revenir en arrière parce qu'on a loupé un détail. Le trait de Renaud a passé un palier, surtout les décors. On retrouve cette centralité des visages mais avec un gaufrier mieux maitrisé, des échelles de plans qui gagnent en efficacité. Son dessin reste très statique, même quand Dufaux intègre des phases d'action. Il est donc préférable d'apprécier son style pour rentrer dans l'histoire. L'intégrale récemment publiée contient un épilogue inédit, mais celui ci n'apporte pas grand chose de plus. Encore une réussite pour un des derniers mohicans de la bande dessinée.