Les derniers avis (7 avis)

Couverture de la série The strange house
The strange house

Il me faut remonter à l’excellent « Burn the House Down » pour retrouver un premier tome aussi accrocheur dans cette catégorie des manga thriller. Le concept est original puisqu’il repose sur l’architecture étrange de certaines maisons. Celles-ci offrent des configurations étranges et le personnage principal de la série va vite se convaincre que cette configuration n’est pas accidentelle mais permet à ses occupants de perpétrer des meurtres sans risquer d’être vus par leurs voisins. L’ambiance et la tension sont bien présentes et au bout de ce premier tome, ma curiosité est fameusement titillée. Je sais déjà que je me ruerai sur le tome 2. Niveau dessin, rien d’exceptionnel mais un trait bien lisible, des personnages bien typés et une attention bien entendu toute particulière a été accordée à l’architecture des bâtiments. Vraiment très accrocheur ! Petite mise à jour après lecture du deuxième tome : c'est toujours aussi bon !

14/11/2025 (MAJ le 17/02/2026) (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Mile end
Mile end

2.5 Un peu déçu par cet album. J'avais bien aimé ''Nunavik'' du même auteur et je pensais retrouver une œuvre de qualité similaire, mais ce ne fut pas le cas. Il faut dire aussi que dans Nunavik, l'auteur nous faisait découvrir une partie du monde au final peu connue étant donné que les moyens de transports pour s'y rendre sont limités alors qu'ici on est dans une grande ville comme il y en a partout dans le monde. Sérieux, on aurait pu juste changer un ou deux trucs comme l'accent des personnages et l'action aurait pu se passer dans n'importe quelle ville occidentale. Les anecdotes en sont pas totalement nuls, mais elles sont souvent des tranches de vies un peu banal du genre l'auteur rencontre un sans-abris qui a clairement un problème mental. C'est seulement dépaysant si on a passé toute sa vie dans un milieu rural. En plus, plus j'avançais dans ma lecture, plus je trouvais que les anecdotes perdaient de leur intérêt comme si l'auteur ne savait plus trop quoi raconter pour que son album atteint le minimum de page requis pour se faire publier. C'est pas totalement, le dessin est pas mal et ça se lit bien (peut-être même que ça se lit trop vite), mais voilà elle ne sort pas du lot de toutes les bandes dessinées autobiographiques qui existent.

17/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Oneira - L'Ere des Souverains
Oneira - L'Ere des Souverains

Oneira – L’Ere des Souverains est la suite directe d’Oneira. On peut même clairement parler de nouvel arc plutôt que d’une nouvelle série. L’éditeur a cependant choisi de recommencer la numérotation à 1 et d’ajouter un sous-titre à cet arc mais ne vous y trompez pas : si vous comptez vous lancer dans cet univers de dark fantasy, il vous faudra lire Oneira au préalable (même si un rapide résumé en début de récit permet d’en comprendre (ou de se remémorer) l’essentiel). Nous retrouvons donc les principaux protagonistes d’Oneira (Arane, Venus, Bastione) alors qu’ils débarquent à Alba, la capitale du royaume. Et si le premier arc se concentrait d’abord sur l’univers, le concept de monstres-cauchemars et le passé des différents acteurs, ce nouvel arc nous entraine directement au cœur de l’intrigue. Une intrigue qui va se développer sur plusieurs axes (des luttes d’influence, les machinations d’une étrange secte et la nature même de Venus, dotée par ses origines de pouvoirs extraordinaires) et expose directement une grande richesse. Peu de combats dans ce premier tome (par rapport à certains tomes du premier cycle) et ce n’est pas plus mal pour moi car ceux-ci, ainsi que l’apparence des créatures cauchemardesques me sont toujours aussi difficiles à lire. Cet aspect demeure le point faible de la série, à mes yeux, alors même que le dessin est de qualité (avec, entre autres, des décors très riches et soignés et des personnages bien typés). L’histoire est prenante et le fait que diverses intriguent s’entremêlent relance sans cesse mon intérêt pour la série. De plus, le passé de divers acteurs et la découverte de nouvelles régions contribuent eux aussi à ma curiosité. J’ai donc lu ce premier tome du deuxième arc avec beaucoup de plaisir et l’envie de connaître la suite est bien réelle. Reste ce problème de lisibilité sur certaines scènes mais, pour le reste, l’univers, l’originalité du concept ou le soin accordé par les auteurs (et l’éditeur qui croit très clairement au projet), je ne peux que recommander cette série (même s’il vous faudra certainement lire le premier arc pour pleinement profiter d’Oneira – L’Ere des Souverains.

17/02/2026 (modifier)
Couverture de la série Oneira
Oneira

Oneira est une série de dark fantasy qui a su rapidement s’imposer grâce à la richesse de son univers et au charisme de son héroïne, Arane. La série s’articule autour de nombreux flash-backs qui nous permettent de découvrir à la fois cet univers singuliers (dans lequel des cauchemars se matérialisent en profitant des humains qui les engendrent en rêvant) et le passé des différents acteurs. Nous sommes ainsi plongés dans un univers très sombre dont les mystères, drames et enjeux nous sont dévoilés progressivement. Si j’aime bien le concept, si le soin accordé à l’univers est impressionnant (outre les mangas, les auteurs offrent aussi pas mal de bonus via le net – courtes nouvelles romancées, liste de titres à écouter en lisant les albums, dessins bonus, etc… ), si je me suis attaché aux différents acteurs et si je suis curieux de découvrir leur destinée, il y a tout de même trois points qui me posent problème : la représentation graphique des combats et des monstres-cauchemars (pas toujours évidente à lire), les explications données au sujet des différents types de cauchemars et leur façon de fonctionner, et enfin le fait que les attaques lancées lors des combats soient annoncés avec des noms un peu trop sérieux à mon goût (à titre de comparaison, les noms des attaques dans Demon Slayer sont tellement décalés qu’ils créent un effet comique que j’apprécie. Ici, il n’en est rien). La série, présentée comme terminée en quatre tomes, ne constitue en fait qu’un premier arc tant il reste de questions en suspens à la fin du tome 4. Celui-ci se conclut toutefois après les premières grandes révélations et alors que le premier grand combat se termine. S’il n’y avait eu ce problème de lecture des scènes de combat, j’aurais vraiment beaucoup apprécié cette série. En l’état, je l’ai quand même suivie jusqu’à son terme, curieux d’en découvrir plus sur l’univers et attaché que j’étais à ses personnages principaux. J’ai même enchainé avec le nouvel arc, Oneira - L'Ere des Souverains. Pas parfait mais suffisamment prenant pour que j’en conseille la lecture aux amateurs du genre.

30/06/2022 (MAJ le 17/02/2026) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série In the land of leadale
In the land of leadale

In the land of leadale est un isekai, un de ces mangas de plus en plus nombreux où le héros se retrouve réincarné dans un monde parallèle où il va pouvoir commencer une nouvelle vie. Ici, l'héroïne était une grande joueuse d'un jeu vidéo MMORPG du type World of Warcraft mais en réalité virtuelle, clouée dans un lit d'hopital suite à un tragique accident. Jusqu'au jour où, peut-être suite à sa mort dans la vie réelle, elle se réveille pour de bon dans l'univers du jeu, mais 200 ans après l'époque où elle y jouait. Elle a néanmoins conservé son très haut niveau de puissance, ses inombrables artefacts et même la tour gigantesque qu'elle s'y était bâtie. Mais elle ne comprend pas ce qu'elle fait là, pourquoi 200 ans ont passé, et elle ne sait pas si d'autres joueurs sont présents dans le jeu, au-delà des habitants PNJ. C'est un manga de bonne facture, avec un beau dessin certes classique dans le style mais très maîtrisé. La trame de l'intrigue est également classique pour qui a lu plusieurs isekai auparavant, mais elle se distingue par quelques aspects. Pour commencer le fait que l'héroïne connaisse très bien l'univers dans lequel elle débarque même s'il lui manque deux siècles d'historique sur les changements qui ont pu s'y dérouler. Son niveau de puissance et de magie est tel qu'elle survole les dangers et peut faire un peu ce qu'elle veut même si elle préfère rester discrète sur sa véritable nature et ses pouvoirs, notamment pour maintenir une bonne réputation auprès de la population. Ensuite il y a ce double mystère. D'abord sur la raison qui l'a amenée à être ainsi réincarnée dans ce jeu et savoir si elle est réellement morte dans la vraie vie ou pas. Ensuite sur ce qu'il s'est passé dans ce monde virtuel en deux siècles, ce que sont devenus les PNJ dont elle était proche à l'époque, et surtout sur la présence ou non d'autres humains avec elle. Et enfin, il s'agit pour l'héroïne de savoir ce qu'elle va bien faire de sa nouvelle vie. Car pour ce qui est de l'entame du récit, elle est déjà au sommet de sa puissance dès le départ donc elle se retrouve plutôt dans une sorte de grand bac à sable où elle pourrait faire ce qu'elle veut, comme par exemple se contenter de développer le petit village où elle a atterri mais où heureusement elle ne restera que le temps d'un seul album. Aussi plaisante que soit la mise en place de cette série, elle présente tout de même le défaut de ne pas avoir de véritable intrigue globale. L'héroïne se contente d'évoluer dans ce monde qu'elle connaissait mais qui a tellement changé, et de découvrir la nouvelle situation, sans pour autant que d'éventuels antagonistes ou une vraie quête n'apparaissent. En fait d'Isekai, on se retrouve parfois davantage dans le genre Iyashikei, ce sous-genre de manga tranche de vie, représentant des personnages vivant des vies paisibles dans des environnements apaisants. Ce qui fait qu'au fil des tomes, la série... devient un peu ennuyeuse à mon goût. En attendant c'est une lecture légère et divertissante, ce type d'histoire qu'on se raconte et où le héros est tout puissant mais garde cela discrètement pour lui en se contentant d'aider ceux qui l'entourent et d'évoluer dans un monde qui lui plait. A lire pour le plaisir, mais ça aurait été mieux si une véritable intrigue de fond avait fini par se mettre en place.

02/02/2022 (MAJ le 17/02/2026) (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Sous le Paradis
Sous le Paradis

Après la déception Manara et son Rendez-vous fatal, voilà un bien bel ouvrage que ce "Sous le Paradis" de Gabriele Di Caro 12 petites histoires de 2-5 pages, aux scénarios différents mais ayant en commun de mettre en scène de belles jeunes femmes, permettent une approche "voyeuriste" assez intéressante. Contrairement à l'oeuvre précédemment citée de Manara, ici la femme semble respectée et tout est fait pour son plaisir. Cela change et se révèle bien plus agréable à lire. De même si on est bien dans un style pornographique, je n'ai pas ressenti la même "brutalité" que dans Chambre 121 d'Igor. Là encore je pense que le fait d'être confronté aux plaisirs, solitaires ou non, des dames y est pour beaucoup. Graphiquement il n'y a rien à redire aux dessins très suggestifs, voire appétissants, si vous me permettez mesdames, de Di Caro. C'est simple et beau. Au final Sous le Paradis aura parfaitement rempli son rôle et je tiens enfin mon ouvrage référence du genre. Hâte de voir comment Di Caro s'en sort avec un scénario plus fourni dans Les Arcanes de la Maison Fleury.

17/02/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Femme vie liberté
Femme vie liberté

J’ai beaucoup aimé ce recueil collectif, qui regroupe des auteurs-trices Iranien-ne-s et des grosses pointures de la BD franco-belge (Rabaté, Roca, Sfar, Trondheim, Wild, Winshluss). Ce genre d’exercice a ses défauts – les histoires sont assez courtes et manquent forcément de profondeur, et il y a quelque redites – mais l’album a su retenir mon attention sur ses 260 pages, un gage de qualité selon moi. Il faut dire que le contenu est intéressant, et que les femmes au cœur des récits forcent le respect, par leur courage et leur combat. J’ai aussi beaucoup appris sur l’Iran et ses traditions, et apprécié les styles graphiques variés et (pour la plupart) maitrisés. Un chouette album, que j’ai lu alors que les manifs s’amplifient dans ce pays pris en otage par ses dirigeants oligarques.

17/02/2026 (modifier)