Encore une belle histoire racontée par Servais. J'ai retrouvé les émotions que m'avait procuré Fanchon.
L'intrigue est certes cousue de fil blanc mais je trouve que les personnages sont bien incarnés et crédibles, ce qui faisait défaut à La Belle Coquetière.
Le dessin est ravissant comme c'est souvent le cas chez Servais. Et puis cette fois ci, on a droit à de superbes dessins d'oiseaux en abondance, un vrai plaisir des yeux.
Un bon moment de lecture, reposant comme un chant de merles (oui elle était facile celle là).
Tiens, le dernier Lou Lubie ! Cool :)
Plutôt fan de ses réalisations depuis que j'ai découvert son travail, j'avoue que cette fois-ci c'est la grosse déception...
Avec "Saigneurs", Lou Lubie nous transporte dans une Transylvanie fantasmée où les vampires prédominent mais cohabitent avec les humains. Anghel, Maggy et Iulia sont trois ami.e.s qui habitent en coloc' et sont confronté.e.s à différents soucis personnels. Anghel s'est fait mordre par un vampire et se transforme petit à petit en goule, Maggy se fait virer de sa boîte gérée par des vampires et se met à militer pour les droits humains, et Iulia n'ose avouer à ses amis qu'elle sort avec une vampire...
Ça pourrait faire sourire par ce petit côté série TV, mais Lou Lubie cherche à dénoncer à travers ses paraboles les violences sexistes et sexuelles... Sauf que pour ma part ça n'a pas du tout fonctionné.
Je n'avais pas lu les résumés et pitchs de présentation de l'album, et pour le coup, je me suis ennuyé très rapidement. Ce qu'elle veut dénoncer ne m'est apparu que tardivement, noyé sous une masse de dénonciations qui desservent son propos. Les références sont souvent ou trop diluées (cf. sa page d'explication des références en fin d'album) ou trop lourdes (les pubs à destinations des vampires dans les décors par exemple), et au bout d'un moment je ne savais plus ce qu'elle cherchait à dénoncer. Il aura fallu sa page de chiffres en lien avec son sujet en fin d'album pour comprendre son propos. Dommage, c'est trop tard et la lecture de l'album a été fastidieuse.
Côté dessin on reste sur son trait minimaliste efficace ajusté à une colorisation rouge et noire (vampire oblige) qui ne m'a pas emballé plus que ça ; je l'ai trouvée plus efficace et lumineuse dans Racines par exemple.
Bref, une belle déception.
Je ne suis pas spécialement fan de Daniel Clowes, je n’ai lu que David Boring (que j’avais adoré) et Ghost World (beaucoup moins), et surtout ces lectures remontent à 20 ans (bigre). J’ai néanmoins adoré « Patience », qui m’a donné envie de me pencher sur les autres albums de cet auteur au style tellement particulier.
J’ai trouvé l’intrigue scotchante, impossible de refermer l’album avant de savoir comment les (més)aventures temporelles du protagoniste allaient aboutir. La narration est maitrisée, je ne me suis jamais perdu dans les méandres du scénario, et les personnages sont attachants et intéressants. J’ai retrouvé ce côté « critique de la société américaine » déjà présent dans les autres albums de cet auteur.
Le style graphique « pop art » a beaucoup de caractère, et j’ai pris beaucoup de plaisir à admirer les planches.
Une lecture agréable et prenante.
Je ressors bluffé de ma lecture de ce polar réalisé par deux illustres inconnus (en France en tout cas, il s’agit peut-être de super stars en Italie !)
Le début de l’enquête est prenant mais un peu convenu, et au 2/3 de l’album je me voyais déjà déclarer dans mon avis que « l’intrigue est efficace mais trop prévisible ». Je dois cependant avouer ne pas avoir vu venir les retournements de situations successifs et les révélations aussi fracassantes que logiques. Le dénouement m’a également beaucoup plu. La narration est excellente et fluide, j’ai suivi l’enquête sans effort, tournant souvent avidement les pages pour découvrir la suite des évènements !
Et puis il faut dire que le graphisme de Alessandro Manzella est absolument magnifique, tout en restant très lisible. J’ai particulièrement apprécié les points de vue souvent originaux. Les planches sont un délice pour les yeux.
Bref, un polar sombre qui démarre tranquillement mais finit par surprendre, et une mise en image réussie… A recommander aux amateurs du genre.
MAJ 2026 : Ah, tiens, un tome 2. Je trouve le graphisme toujours aussi sublime, mais l'intrigue m'a semblé plus convenue, et les réflexions internes du protagoniste sur le Mal pas bien passionnantes. Un bon moment de lecture, mais qui lorgne plutôt vers le 3/5 en ce qui me concerne.
Elle est bien cette bande de Jodorowsky, elle permet de savoir où on en est niveau état de santé mentale et elle nous fait économiser par la même occasion une séance chez le psy !
Le risque c'est quand un invité un peu curieux, ou pire une femme, s'approche de votre bibliothèque.
A ce moment là, priez pour que l'objet du délit ne soit pas choisi. Sinon vous êtes bon pour un regard mélangeant incompréhension, pitié et dégoût à l'encontre de votre personne.
Pour les amoureux des bruits et des odeurs ça vaut un 5/5.
Mais pour un esthète tel que votre serviteur qui ne regarde que vers le haut, c'est 1/5.
Avis portant uniquement sur le tome 1 qui est un one shot au départ. Le fait d'avoir transformer ça en série mais avec des dessinateurs différents me semble plus une opportunité commerciale.
Une biographie de Vlad l'empaleur dit Dracula par le grand Hermann et son fils.
Yves H a souvent été critiqué à juste titre mais il livre ici une biographie passionnante à suivre.
C'est la véracité historique qui est privilégiée, pas de vampires à l'horizon.
Au dessin c'est un Hermann en couleurs directes, un de ses plus beaux travaux, à ranger au côté de On a tué Wild Bill.
Le découpage de certaines planches est divin.
Un vrai page turner, captivant, documenté et beau à regarder.
2.5
J'avais lu l'autre l'album autobiographique de cette autrice il y a quelques années et j'avais bien aimé. C'est donc avec une bonne impression que j'ai commencé la lecture de cet album
La première chose qui m'a frappé est le choix des couleurs. Le rouge et le vert sont beaucoup trop flashy, du moins dans l'exemplaire que j'ai vu et j'ai presque eu peur d'avoir un problème de vue après avoir fini l'album. Heureusement, ça se lit rapidement vu qu'il y a deux-trois gros dessins par pages. J'ai moins accroché aux thèmes de cet album que dans l'autre one-shot de cette autrice. Elle raconte comment durant son adolescence et ses premières années de jeune adulte elle était facilement influençable et changé de look et de gouts pour plaire aux garçons qu'elle aimait ou tout simplement pour que les autres ados ne la jugent pas en aimant ce que les autres aiment. La pression de groupe est un truc que tout ado a du vivre et justement ce que montre l'autrice est la plupart du temps un peu trop banal pour être passionnant.
Le truc le plus intéressant est qu'on voit un aperçu un peu glauque de ce que pouvaient vivre des ados dans les années 80. Non seulement il y a des jeunes qui boivent et fument en public dans l'indifférence générale, mais la meilleur amie de l'autrice est sorti avec un homme 10 ans plus vieux qu'elle lorsqu'elle avait seulement 14 ans ! Sinon, cela se laisse lire si on est pas allergique à l'autobiographique. Il faut dire que ça se lit vite... un peu trop vite. Parfois, l'autrice rencontre un garçon et quelques pages plus loin il y a un nouveau gars qui apparait !
2.5
J'ai remarqué que ces dernières années il y a eu plusieurs bandes dessinées sur les problèmes que les femmes rencontrent lorsqu'elles sont enceinte et aussi après l'accouchement. Est-ce que c'est parce que le monde de la BD est de plus en plus féminin et qu'on a donc des autrices qui peuvent parler de choses que les auteurs ne vivent pas ?
En tout cas, ici, l'autrice raconte la dépression qu'elle a vécue après son accouchement et il semblerait que plusieurs femmes souffrent de ce type de dépression. Je ne connaissais pas du tout la dépression post-partum et ça me rends triste de savoir qu'autant de femmes se sentent inutiles et tristes après avoir donné naissance à un être humain. Cela dit, ce n'est pas parce qu'une BD parle d'un sujet intéressant que cela donne automatiquement une BD intéressante.
Le dessin est minimaliste au possible, mais au moins c'est lisible et ce n'est pas très moche. Les anecdotes de l'autrice sont inégales avec certaines qui sont meilleurs que d'autres. Au bout d'un moment, je trouvais que ça tournait un peu en rond. Peut-être que les femmes qui ont vécu une expérience similaire à celle de l'autrice vont plus accrocher et se sentir moins seules en voyant que d'autres ont vécu la même chose.
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L'Assassin qui parle aux oiseaux
Encore une belle histoire racontée par Servais. J'ai retrouvé les émotions que m'avait procuré Fanchon. L'intrigue est certes cousue de fil blanc mais je trouve que les personnages sont bien incarnés et crédibles, ce qui faisait défaut à La Belle Coquetière. Le dessin est ravissant comme c'est souvent le cas chez Servais. Et puis cette fois ci, on a droit à de superbes dessins d'oiseaux en abondance, un vrai plaisir des yeux. Un bon moment de lecture, reposant comme un chant de merles (oui elle était facile celle là).
Saigneurs
Tiens, le dernier Lou Lubie ! Cool :) Plutôt fan de ses réalisations depuis que j'ai découvert son travail, j'avoue que cette fois-ci c'est la grosse déception... Avec "Saigneurs", Lou Lubie nous transporte dans une Transylvanie fantasmée où les vampires prédominent mais cohabitent avec les humains. Anghel, Maggy et Iulia sont trois ami.e.s qui habitent en coloc' et sont confronté.e.s à différents soucis personnels. Anghel s'est fait mordre par un vampire et se transforme petit à petit en goule, Maggy se fait virer de sa boîte gérée par des vampires et se met à militer pour les droits humains, et Iulia n'ose avouer à ses amis qu'elle sort avec une vampire... Ça pourrait faire sourire par ce petit côté série TV, mais Lou Lubie cherche à dénoncer à travers ses paraboles les violences sexistes et sexuelles... Sauf que pour ma part ça n'a pas du tout fonctionné. Je n'avais pas lu les résumés et pitchs de présentation de l'album, et pour le coup, je me suis ennuyé très rapidement. Ce qu'elle veut dénoncer ne m'est apparu que tardivement, noyé sous une masse de dénonciations qui desservent son propos. Les références sont souvent ou trop diluées (cf. sa page d'explication des références en fin d'album) ou trop lourdes (les pubs à destinations des vampires dans les décors par exemple), et au bout d'un moment je ne savais plus ce qu'elle cherchait à dénoncer. Il aura fallu sa page de chiffres en lien avec son sujet en fin d'album pour comprendre son propos. Dommage, c'est trop tard et la lecture de l'album a été fastidieuse. Côté dessin on reste sur son trait minimaliste efficace ajusté à une colorisation rouge et noire (vampire oblige) qui ne m'a pas emballé plus que ça ; je l'ai trouvée plus efficace et lumineuse dans Racines par exemple. Bref, une belle déception.
Patience
Je ne suis pas spécialement fan de Daniel Clowes, je n’ai lu que David Boring (que j’avais adoré) et Ghost World (beaucoup moins), et surtout ces lectures remontent à 20 ans (bigre). J’ai néanmoins adoré « Patience », qui m’a donné envie de me pencher sur les autres albums de cet auteur au style tellement particulier. J’ai trouvé l’intrigue scotchante, impossible de refermer l’album avant de savoir comment les (més)aventures temporelles du protagoniste allaient aboutir. La narration est maitrisée, je ne me suis jamais perdu dans les méandres du scénario, et les personnages sont attachants et intéressants. J’ai retrouvé ce côté « critique de la société américaine » déjà présent dans les autres albums de cet auteur. Le style graphique « pop art » a beaucoup de caractère, et j’ai pris beaucoup de plaisir à admirer les planches. Une lecture agréable et prenante.
Une enquête de l’inspecteur Flavio Argento
Je ressors bluffé de ma lecture de ce polar réalisé par deux illustres inconnus (en France en tout cas, il s’agit peut-être de super stars en Italie !) Le début de l’enquête est prenant mais un peu convenu, et au 2/3 de l’album je me voyais déjà déclarer dans mon avis que « l’intrigue est efficace mais trop prévisible ». Je dois cependant avouer ne pas avoir vu venir les retournements de situations successifs et les révélations aussi fracassantes que logiques. Le dénouement m’a également beaucoup plu. La narration est excellente et fluide, j’ai suivi l’enquête sans effort, tournant souvent avidement les pages pour découvrir la suite des évènements ! Et puis il faut dire que le graphisme de Alessandro Manzella est absolument magnifique, tout en restant très lisible. J’ai particulièrement apprécié les points de vue souvent originaux. Les planches sont un délice pour les yeux. Bref, un polar sombre qui démarre tranquillement mais finit par surprendre, et une mise en image réussie… A recommander aux amateurs du genre. MAJ 2026 : Ah, tiens, un tome 2. Je trouve le graphisme toujours aussi sublime, mais l'intrigue m'a semblé plus convenue, et les réflexions internes du protagoniste sur le Mal pas bien passionnantes. Un bon moment de lecture, mais qui lorgne plutôt vers le 3/5 en ce qui me concerne.
Gilles Hamesh
Elle est bien cette bande de Jodorowsky, elle permet de savoir où on en est niveau état de santé mentale et elle nous fait économiser par la même occasion une séance chez le psy ! Le risque c'est quand un invité un peu curieux, ou pire une femme, s'approche de votre bibliothèque. A ce moment là, priez pour que l'objet du délit ne soit pas choisi. Sinon vous êtes bon pour un regard mélangeant incompréhension, pitié et dégoût à l'encontre de votre personne. Pour les amoureux des bruits et des odeurs ça vaut un 5/5. Mais pour un esthète tel que votre serviteur qui ne regarde que vers le haut, c'est 1/5.
Sur les traces de Dracula
Avis portant uniquement sur le tome 1 qui est un one shot au départ. Le fait d'avoir transformer ça en série mais avec des dessinateurs différents me semble plus une opportunité commerciale. Une biographie de Vlad l'empaleur dit Dracula par le grand Hermann et son fils. Yves H a souvent été critiqué à juste titre mais il livre ici une biographie passionnante à suivre. C'est la véracité historique qui est privilégiée, pas de vampires à l'horizon. Au dessin c'est un Hermann en couleurs directes, un de ses plus beaux travaux, à ranger au côté de On a tué Wild Bill. Le découpage de certaines planches est divin. Un vrai page turner, captivant, documenté et beau à regarder.
Bouées - Dérives identitaires, amours imaginaires et détours capillaires
2.5 J'avais lu l'autre l'album autobiographique de cette autrice il y a quelques années et j'avais bien aimé. C'est donc avec une bonne impression que j'ai commencé la lecture de cet album La première chose qui m'a frappé est le choix des couleurs. Le rouge et le vert sont beaucoup trop flashy, du moins dans l'exemplaire que j'ai vu et j'ai presque eu peur d'avoir un problème de vue après avoir fini l'album. Heureusement, ça se lit rapidement vu qu'il y a deux-trois gros dessins par pages. J'ai moins accroché aux thèmes de cet album que dans l'autre one-shot de cette autrice. Elle raconte comment durant son adolescence et ses premières années de jeune adulte elle était facilement influençable et changé de look et de gouts pour plaire aux garçons qu'elle aimait ou tout simplement pour que les autres ados ne la jugent pas en aimant ce que les autres aiment. La pression de groupe est un truc que tout ado a du vivre et justement ce que montre l'autrice est la plupart du temps un peu trop banal pour être passionnant. Le truc le plus intéressant est qu'on voit un aperçu un peu glauque de ce que pouvaient vivre des ados dans les années 80. Non seulement il y a des jeunes qui boivent et fument en public dans l'indifférence générale, mais la meilleur amie de l'autrice est sorti avec un homme 10 ans plus vieux qu'elle lorsqu'elle avait seulement 14 ans ! Sinon, cela se laisse lire si on est pas allergique à l'autobiographique. Il faut dire que ça se lit vite... un peu trop vite. Parfois, l'autrice rencontre un garçon et quelques pages plus loin il y a un nouveau gars qui apparait !
Chère Scarlet - L'Histoire de ma dépression post-partum
2.5 J'ai remarqué que ces dernières années il y a eu plusieurs bandes dessinées sur les problèmes que les femmes rencontrent lorsqu'elles sont enceinte et aussi après l'accouchement. Est-ce que c'est parce que le monde de la BD est de plus en plus féminin et qu'on a donc des autrices qui peuvent parler de choses que les auteurs ne vivent pas ? En tout cas, ici, l'autrice raconte la dépression qu'elle a vécue après son accouchement et il semblerait que plusieurs femmes souffrent de ce type de dépression. Je ne connaissais pas du tout la dépression post-partum et ça me rends triste de savoir qu'autant de femmes se sentent inutiles et tristes après avoir donné naissance à un être humain. Cela dit, ce n'est pas parce qu'une BD parle d'un sujet intéressant que cela donne automatiquement une BD intéressante. Le dessin est minimaliste au possible, mais au moins c'est lisible et ce n'est pas très moche. Les anecdotes de l'autrice sont inégales avec certaines qui sont meilleurs que d'autres. Au bout d'un moment, je trouvais que ça tournait un peu en rond. Peut-être que les femmes qui ont vécu une expérience similaire à celle de l'autrice vont plus accrocher et se sentir moins seules en voyant que d'autres ont vécu la même chose.