Les derniers avis (7 avis)

Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série La Famille Illico
La Famille Illico

Comme l'a écrit je ne sais plus qui, il faut bien sûr tenir compte de l'époque où est parue cette série pour l'apprécier à se juste valeur. C'est une BD pionnière, parue il y a plus d'un siècle dans les journaux américains, et dépeignant une famille un brin bourgeoise dans les USA de l'époque. Le père travaille, mais profite de la moindre ocasion pour aller boire un verre ou jouer aux cartes avec ses copains. La mère est une oisive qui passe beaucoup de temps à acheter des chapeaux et taper son mari parce qu'il rentre tard. Et la fille est plus équilibrée dans ce que j'ai pu lire, mais ne semble pas faire grand-chose. Sur ce canevas Frank Fletcher a proposé des dizaines, voire des centaines de variations. Celles-ci, ma foi, sont assez sympathiques et reposent sur des mécanismes narratifs assez simples, mais répétitifs au fil de la lecture. Cela devait être sympa à lire chaque semaine, mais à force ça ne tient pas trop la route. Encore une fois les mœurs ont changé en 100 ans, mais quand même. Le dessin paraît daté lui aussi, mais conserve toutefois une lisibilité assez élevée, ce qui fait passer cette pilule de la répétitivité. A découvrir, pour la culture générale, mais sans s'obliger à tout lire, à mon avis.

28/03/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série L'Incroyable Histoire des grands traîtres
L'Incroyable Histoire des grands traîtres

C'est fou comme l'HIstoire est émaillée d'histoires de trahisons diverses et variées. Ici nous avons plutôt des trahisons politiques, des gens dont les revirements, les magouilles et les manigances ont causé du tort à leurs nations ou leurs mentors. On commence -presque- par Judas, dont l'existence n'est pas avérée, mais qui est devenu un symbole au fil des interprétations de la Bible. Il y a des noms qui entrent en résonance avec l'actualité récente, dont un certain Quintus naevius Cordus Sutorius Macro, communément appelé... Macron, ou encore le traitre norvégien des années 1940 Vidkun Quisling, qui fonda un parti inféodé aux Nazis, et dont la traduction littérale est "Rassemblement national". D'ailleurs pour les anglophones le vocable quisling signifie traître. A la tête de différents pays, de différents partis, ces sombres personnages ont juré la perte de ceux qui les ont vus naître, les ont adoptés (comme Brutus avec César) ou les ont formés, comme Sarkozy avec Chirac. Tous l'ont payé cher de leur vie ou dans la postérité, certains ont carrément été oubliés de l'Histoire, et cet album, particulièrement mitonné par Didier Convard, passionné d'Histoire et par Jean-Christophe Camus. Les historiettes sont comme toujours dans cette collection, habilement racontées, on ne s'ennuie pas, et il y a toujours cette touche d'humour, ici sous la forme d'un professeur-conférencier qui sert de respiration dans un ouvrage un peu didactique. Le dessin de Pascal Magnat, loin d'être celui d'un simple exécutant, se montre assez inventif et nerveux pour que l'ensemble constitue un moment de lecture très plaisant.

28/03/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Les Hautes Herbes
Les Hautes Herbes

J'adore le travail graphique de Grun sur La Conjuration d'Opale. J'aime beaucoup le gap qu'il a franchi avec On Mars, scénarisé par Runberg. Je le retrouve ici, sur un scénario imaginé par sa compagne Laurine Clin, dans une ambiance fantasy dont il semble friand. Et encore une fois c'est une sorte d'orgasme visuel. Grun nous propose des décors à la fois variés et très réalistes, sortis de l'imaginaire de générations d'autrices et d'auteurs du genre. Je me suis surpris à ralentir ma lecture pour contempler de nombreuses cases, tant elles vibrent de puissance et de beauté. Mention spéciale, bien sûr, pour les ciblètilles, ces êtres ressemblant à la fois à des hommes et à des insectes volants, d'une beauté à couper le souffle, et qui gardent leur part de mystère... Il met donc en images une histoire de Laurine Clin, un récit somme toute assez simple qui parle de la recherche des origines, mais aussi de la passation entre les générations, et du vivre ensemble dans un monde que l'on peut regarder comme un miroir du nôtre. Son écriture est précise, sensible, et nous promet de belles choses si elle persiste dans cette voie. Je trouve d'ailleurs que l'univers, avec ses cinq races auxquelles une entité suprême a délégué le pouvoir de créer des hommes, mérite d'être exploré plus avant.

28/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Juan Solo
Juan Solo

Une relative déception étant donné la belle réputation de l'oeuvre, qui se révèle assez inégale à mon goût. Certaines séquences de l'intrigue sont assez basiques. L'écriture peine parfois à convaincre. L'évolution de Juan est difficile à croire. Au départ c'est une sorte de Sun-Ken Rock diabolique, qui se transforme ensuite en pouilleux misérable. Le dessin de Bess n'est pas toujours aussi appliqué qu'il devrait mais ça reste un très bon travail. Finalement, j'ai parfois eu l'impression de lire un brouillon d'une oeuvre de Jodorowsky qui sera publiée 20 ans plus tard, Les Fils d'El Topo. Une lecture indispensable pour les fans de Jodo, moins pour les autres.

28/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Le Tueur - Affaires d'Etat
Le Tueur - Affaires d'Etat

J’avais apprécié le long premier cycle de la série « Le tueur ». Un personnage attachant malgré sa froideur et son cynisme, un ton original avec de longues digressions du héros, avec de longs monologues en off nous faisant partager ses états d’âme. Je me suis donc plongé dans cette série, qui en prend la suite, toujours avec le même héros, toujours avec le même schéma narratif. La nouveauté vient de l’employeur du tueur, dont les actions ont été « nationalisées », puisqu’il travaille désormais une officine de l’État, qui fait le « sale travail » de manière à la fois violente et discrète (presque "fonctionnaire", notre héros est-il prêt à se "ranger" ?). Ce qui, dans le premier cycle de trois albums que j’ai lu, l’amène à « nettoyer » la ville du Havre, gangrénée par des gangs, des trafics d’armes, et un maire ambitieux et peu scrupuleux (ça a dû faire plaisir à Édouard Philippe !). L’intrigue surfe sur des thèmes actuels (une trame déjà vu dans la série de Canal « Engrenages » (immersion dans une petite ville où politicien local et loubards naviguent de concert)… Il est flanqué d’un collègue, et d’une « donneuse d’ordre ». Même si visiblement ça lui coûte, il n’est plus aussi « indépendant » que dans la série mère. C’est rythmé (pour peu qu'on ne soit pas allergique aux longs commentaires du tueur), les scènes de violence alternent avec celles où notre héros reçoit ses instructions, ou lorsqu’il vit sa vie parallèle (pour sa couverture il travaille dans une société d’import-export, accepte quelques relations de travail – voire plus pour une jolie collègue entreprenante). On y retrouve les points forts de la série mère. A savoir un héros atypique, qui ne cesse de se poser des questions. Qui tue froidement sans état d’âme si on lui en donne l’ordre, mais qui, en parallèle critique l’hypocrisie, le cynisme des autres, de la société, les faux-semblants (notre tueur est un intello qui s'ignore). Mais voilà, si le texte est intéressant (et si je suis souvent en accord avec lui), j’ai trouvé que ça devenait lassant au bout d’un moment, que ça « anesthésiait » un peu le récit. Matz essaye de contrebalancer ça en amenant un duo de flics plus dégourdis que la moyenne, qui sentent l’embrouille, et qui eux aussi (surtout l’un d’entre eux) ont un regard critique sur le fonctionnement de la société (à l’échelle de leur ville) et qui devinent l’existence d’une équipe de tueur. Mais je trouve que le duo de tueurs et celui des flics aurait mérité d’être davantage exploité dans les interrelations, leurs conflits. Le dessin de Jacamon est encore réussi, simple, efficace, dynamique. Mais les détails sont quand même pas mal escamotés, et la colorisation est parfois trop lisse et tranchée, un peu plus passe-partout, manquant un peu trop de nuance. Jacamon abuse parfois de l'effacement des traits (visages éloignés, décors). La lassitude gagne autour de ce personnage et de ses ratiocinations, et sur la longueur, l’utilisation d’une recette qui a marché – et qui marche quand même encore – peine à se renouveler. C’est encore une lecture sympa, mais à petite dose. Note réelle 3,5/5.

11/06/2021 (MAJ le 28/03/2026) (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série Trafalgar
Trafalgar

Comme un gallinacé sans tête, ça s’agite, ça s’affole et ça court dans les sens ! - Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre, constituant le premier de cette série sur les batailles navales. Son édition originale date de 2017. Il a été réalisé par Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la Marine, membre titulaire de l’académie des Arts & Sciences de la Mer, pour le scénario, par Denis Béchu pour les dessins et pour les couleurs. Il comprend quarante-six pages de bande dessinée. Il se termine par un dossier historique de huit pages, rédigé par le scénariste, agrémenté de documents visuels comprenant huit chapitres et un glossaire. Les différentes parties portent les titres suivants : L’histoire d’un projet fou, Vaisseau de ligne roi des batailles, Un navire de légende, Un héros, Un drôle de choix, Un tir chanceux, Badaboum, Que de monde ! Empire de France, au château de Saint-Cloud, le vingt-six avril 1806, un cavalier un peu crasseux se présente aux grilles devant les gardes, il porte un long manteau gris enveloppant, une capuche, et un cache sur l’œil droit. Il pénètre dans le château impérial par une petite porte et il accède aux appartements d’un haut gradé. Il lui indique que la chose est faite. Le militaire lui répond qu’il le sait, qu’on l’en a déjà avisé. Le messager lui fait observer qu’il ne semble pas satisfait. Le commandant réplique par : Six coups de couteau dans le cœur ! Cela est excessif et peut intriguer. Son interlocuteur explique que l’homme ne s’est pas laissé faire, mais qu’il a pris des dispositions avec la maréchaussée pour tout cela soit reconnu comme un suicide, et la dépouille sera inhumée dans le plus grand secret. À quoi il lui est répondu que l’empereur n’en sera pas informé, il a d’autres préoccupations, tout cela appartient au passé. À Cadix en Andalousie, le vingt-neuf septembre 1805, des vaisseaux mouillent dans la baie. À terre, dans le palais, un officier essaye de convaincre l’amiral De Villeneuve qu’ils ne peuvent rester éternellement rester ici. Il continue : Les équipages se démoralisent, voilà plus de six semaines qu’ils ont mouillé les ancres, il leur faut agir. L’amiral demande : Agir ? Pour aller où ? Pour faire quoi ? L’officier répond qu’ils ont des ordres, il n’est pas encore trop tard pour rejoindre la Manche et aider dans le plan d’invasion de l’Angleterre, toute la flotte du Ponant doit les attendre. Son supérieur l’informe que le plan a échoué, les Anglais ne sont pas laissés abuser, le blocus des ports français de l’Atlantique n’a pas été levé et ce n'est pas faute d’avoir essayé de les attirés aux Antilles. Il répète : Le plan a échoué, tout a été vain, aucune flotte ne les attend, elle est enfermée dans ses ports. Il ajoute : L’empereur est loin d’ici et il ignore tout de leur situation, sa critique indiffère De Villeneuve. Napoléon rêve d’envahir l’Angleterre, l’amiral le comprend, mais pour sa part, il se refuse à se laisser emporter par une ridicule fougue et à causer la perte de son escadre. Ses navires sont fatigués, ce long périple les a tous épuisés, ils ne sont plus en état de faire la guerre. Est-ce que le capitaine oserait le nier ? À tout seigneur tout honneur : la bataille de Trafalgar qui s’est déroulée le vingt-et-un octobre 1805, connu de tout le monde. En découvrant l’introduction de deux pages, le lecteur néophyte sent bien que l’auteur avait ce jugement de valeur en tête car il ne donne quasiment aucune information qui permette de comprendre cette scène si le lecteur ne dispose d’aucune notion de contexte. Pour lui, le doute sera levé avec la dernière séquence, servant de conclusion en trois pages quant à l’identité de ce mystérieux suicidé qui s’est donné six coups de couteau dans le cœur. En outre, en revenant à ces pages après avoir lu l’ouvrage, il mesure mieux l’ironie, et même le sarcasme, contenue dans la réplique indiquant que l’empereur a d’autres préoccupations et que tout cela appartient au passé. Il laisse alors agir cette narration toute en cases de la largeur de la page, avec une belle reconstitution de la façade du château impérial de Saint-Cloud, de ses grilles en fer forgé, des tenues militaires des soldats avec la houppette de leur casque, et le cimier orné d'un masque en forme de Gorgone. Le bureau dans lequel le messager fait son rapport apparaît tout aussi soigné dans sa dimension de reconstitution historique : le meuble de bureau et ses fauteuils, le sous-main, le beau lustre avec ses perles de verre, les boiseries murales et une draperie, le manteau de cheminée et sa pendulette également d’époque, les motifs géométriques sur les cadres en bois. À l’évidence, le dessinateur a effectué un solide travail de recherche de références pour s’assurer de l’authenticité de la reconstitution histoire sous ses différentes facettes. Le lecteur est bien sûr venu pour bénéficier d’une place au premier rang (mais en toute sécurité) à cette bataille historique, même si sa fierté patriotique peut en prendre un coup. Le choix de l’auteur lui appartient, et il consacre cinq pages à l’affrontement maritime, sans réellement développer la stratégie de chaque belligérant ou leurs tactiques, sans nommer les navires ou chaque commandant. Du coup, le lecteur apprécie de pouvoir se plonger dans le dossier historique qui comprend une carte du plan de bataille dressé sur la base des observations de Joans Tuby, officier à bord du HMS Euryalus, le chapitre intitulé Badaboum qui explicite en quoi consiste la science de tirer avec un canon, la hiérarchie sociale (ou militaire) régnant à bord d’un navire, et l’analyse du tir chanceux qui a atteint l’amiral Horatio Nelson (1758-1805). Il scrute alors ces quelques pages pour regarder dans le détail les navires en train de tanguer, les impacts des boulets de canon, les corps déchiquetés par la mitraille, la fumée générée par les tirs de canon, les embarcations de fortune ou les débris flottants auxquels s’accrochent les naufragés. Il voit les voiles et les bastingages de plus en plus perforés et brisés. Enfin les tirs cessent, le sort de la bataille en est jeté, et sous ses yeux les marins encore valides apportent leur aide aux blessés et estropiés. Ce choix de restreindre le nombre de pages allouées à la bataille navale induit que le dessinateur se retrouve à représenter de nombreuses situations variées. Il utilise un trait net et précis pour réaliser des dessins descriptifs et réalistes. Le lecteur prend plaisir à prendre le temps de regarder des détails : les arcades du palais de Cadix et les chapiteaux de ses colonnes, les toits de la ville avec un clocher en premier plan, les magnifiques bâtiments au mouillage dans le port avec leurs cordages de commandes des vergues et des voiles et du maintien des mâts, l’uniforme militaire des Anglais, le Charleville (mousquet modèle 1777, portée maximale 250 mètres, portée pratique jusqu’à 150 mètres), une simple barque de pêche halée par un cheval, les canons sur les murailles de Cadix, les longs manteaux des cavaliers voyageant de nuit, etc. Il ressent rapidement la qualité de la narration visuelle, en particulier les plans de prise de vue : les images et les bandes racontent l’histoire, sans se contenter d’illustrer les dialogues. Les personnages sont costauds, sans être exagérément musclés, plutôt physiquement résistants, et… il n’y a pas une seule femme à l’horizon, ni dans ces pages. L’artiste utilise les gros plans sur les visages avec le bon dosage, montrant plus volontiers ce qui est en train de se passer, environnement et actions des personnages. Il met régulièrement à profit des cases de la largeur de la page, évidemment pour l’immensité de la mer et pour donner de la place à ces grands navires, mais aussi pour faire ressortir le positionnement respectif de plusieurs paysages, pour montrer deux actions se déroulant en même à proximité, etc. Du coup, le scénariste dispose de place pour développer d’autres facettes de Trafalgar, pour l’aborder autrement que sur le plan de la stratégie militaire. Il emploie un procédé narratif que le lecteur retrouvera dans les autres tomes de cette série : accrocher l’attention du lecteur sur de simples marins, côté français et côté anglais, et un peu sur les deux amiraux, Nelson et De Villeneuve parce leur personnalité et leur parcours ont une incidence primordiale sur le déroulement de l’affrontement. D’un côté, le lecteur se trouve présent quand les officiers s’impatientent du fait du choix de l’inaction de Pierre Charles Silvestre de Villeneuve (1763-1806), il observe également le respect dont font preuve les officiers anglais à l’égard d’Horatio Nelson, ainsi que la forme de mélancolie ou de résignation qui habite ce dernier. De l’autre côté, il constate à quel point les simples marins sont le jouet de décisions sur lesquelles ils n’ont aucune influence, aucune prise, comment ils se représentent leur situation à partir d’informations tronquées ou orientées, de quelle manière leur histoire personnelle et leur milieu socioculturel leur ont inculqué des valeurs et des principes qui nourrissent leur comportement en tant que militaire, qui alimentent leur représentation de l’ennemi, leur façon d’envisager la bataille à venir. Un album qui raconte la bataille de Trafalgar en s’attachant à la manière dont ses circonstances sont appréhendées par quelques marins, comment les amiraux en place s’y dirigent, dans le cadre du métier qu’ils exercent. La narration visuelle est solide, et privilégie de raconter l’histoire, ainsi que la reconstitution historique, plutôt que le spectaculaire et le racoleur. Le néophyte y trouve son compte, à la fois pour la bande dessinée agréable à lire, à la fois pour le dossier historique bien conçu et abordable.

28/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 2/5
Couverture de la série Antisocial
Antisocial

Ces histoires ont été publiés dans le célèbre magasine Métal Hurlant à l'époque. Si le trait de Cornillon est assez dynamique, les scénarios de Manœuvre ne brillent pas par leur intérêt. Des histoires de loubards fan de rock qui ont le chic pour tomber dans les embrouilles. Ca reste sympa de croiser le nom de Manœuvre quand on connaît un peu le personnage et sa carrière. Le dessin sauve la bd de la note minimale mais ne vous attendez pas à une pépite oubliée hélas.

28/03/2026 (modifier)