La fin du XIXe et le début du XXe siècle paraissent aujourd'hui comme une drôle de période, durant laquelle de jeunes femmes belles et fortunées pouvaient user de leur charme et de leur statut social pour devenir des célébrités évoluant dans des milieux artistiques et extrêmement privilégiés. J'ai l'impression d'avoir déjà croisé ce type de parcours féminin à plusieurs reprises, notamment dans La Casati - La Muse égoïste, Eve sur la balançoire - Conte cruel de Manhattan, et sans doute dans d'autres biographies que j'ai oubliées. Et je dois dire que j'ai peu de considération pour ces enfants gâtées par la vie, évoluant très au-dessus de la plèbe, dans des cercles ultra favorisés, portés par une certaine idée de l'Art et coupés de la réalité. C'est aussi le cas ici d'Elizabeth Miller, qui papillonne entre sa carrière de mannequin pour Vogue, ses voyages à travers le monde, et son statut de muse auprès de divers artistes ou riches admirateurs.
Mais comme l'indique le titre, Lee Miller a eu plusieurs vies. Au-delà de son activité réelle et reconnue de photographe portraitiste professionnelle, c'est surtout son engagement comme reporter pendant la Seconde Guerre mondiale qui force le respect. Elle s'est rendue sur le terrain, souvent dans des conditions difficiles, et s'est retrouvée en première ligne lorsqu'il a fallu documenter la libération des camps de concentration. La photographie la plus célèbre la représentant, dans la baignoire d'Hitler le jour même de son suicide, avec ses bottes encore couvertes de la boue de Dachau salissant le tapis de bain au premier plan, résume à elle seule le basculement radical de son parcours.
Avec cette BD, j'ai découvert la vie d'une personnalité que je ne connaissais absolument pas. J'ai éprouvé peu d'empathie pour elle, mais une certaine curiosité quant à ce qui pouvait la rendre digne d'intérêt. Autant je reste assez distant vis-à-vis de la première moitié de sa vie, autant je reconnais la valeur de son travail comme photographe de guerre. La mise en scène est solide, avec quelques originalités dans la mise en page, et une narration globalement claire et bien rythmée. Sans jamais m'emporter ni me passionner, le récit m'a néanmoins paru intéressant et correctement construit.
Très bon western, dosé avec justesse. Le scénario reste volontairement simple, mais c’est précisément ce qu’on attend du genre : une galerie de figures charismatiques, une violence latente, une atmosphère sèche et poussiéreuse, et un récit qui va droit au but sans chercher à se surcharger. Tous les codes sont là, assumés, et fonctionnent efficacement.
Le choix de placer des héroïnes au centre du récit est particulièrement appréciable. La condition féminine est abordée avec intelligence : présente, lisible, mais jamais envahissante. Elle enrichit le propos sans détourner l’album de son identité de western, ce qui donne un équilibre convaincant entre fond et divertissement.
Graphiquement, l’album est très solide. Le dessin, résolument moderne, dynamise les codes classiques du genre sans les trahir. Les couleurs, vives et bien maîtrisées, renforcent l’impact visuel et participent pleinement à l’énergie du récit. Un ensemble cohérent et plaisant, qui se lit avec un réel plaisir.
3.5
Un polar sympathique qui se passe dans un cadre historique qu'on voit peu dans le monde de la bande dessinée: l'ile de Pâques au temps de la colonisation.
Le scénario est du polar classique, mais efficace. Le personnage principal est un inspecteur haut en couleurs dans la tradition des détectives un peu excentriques comme Sherlock Holmes et qui va se révéler être un personnage très complexe. J'ai bien aimé explorer cette ile où les colons et les indigènes ne sont pas traités de la même façon. L'intrigue est captivant pendant une bonne partie de l'album et malheureusement mon intérêt a un peu baissé une fois qu'on comprend pourquoi la victime a été tuée. Ce qui n'aide pas est qu'après qu'on a la résolution de l'énigme, l'intrigue traine un peu avec cette longue conclusion qui ne semble pas finir.
Quant au dessin, c'est du semi-réaliste dynamique et expressif comme je l'aime.
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Les Cinq Vies de Lee Miller
La fin du XIXe et le début du XXe siècle paraissent aujourd'hui comme une drôle de période, durant laquelle de jeunes femmes belles et fortunées pouvaient user de leur charme et de leur statut social pour devenir des célébrités évoluant dans des milieux artistiques et extrêmement privilégiés. J'ai l'impression d'avoir déjà croisé ce type de parcours féminin à plusieurs reprises, notamment dans La Casati - La Muse égoïste, Eve sur la balançoire - Conte cruel de Manhattan, et sans doute dans d'autres biographies que j'ai oubliées. Et je dois dire que j'ai peu de considération pour ces enfants gâtées par la vie, évoluant très au-dessus de la plèbe, dans des cercles ultra favorisés, portés par une certaine idée de l'Art et coupés de la réalité. C'est aussi le cas ici d'Elizabeth Miller, qui papillonne entre sa carrière de mannequin pour Vogue, ses voyages à travers le monde, et son statut de muse auprès de divers artistes ou riches admirateurs. Mais comme l'indique le titre, Lee Miller a eu plusieurs vies. Au-delà de son activité réelle et reconnue de photographe portraitiste professionnelle, c'est surtout son engagement comme reporter pendant la Seconde Guerre mondiale qui force le respect. Elle s'est rendue sur le terrain, souvent dans des conditions difficiles, et s'est retrouvée en première ligne lorsqu'il a fallu documenter la libération des camps de concentration. La photographie la plus célèbre la représentant, dans la baignoire d'Hitler le jour même de son suicide, avec ses bottes encore couvertes de la boue de Dachau salissant le tapis de bain au premier plan, résume à elle seule le basculement radical de son parcours. Avec cette BD, j'ai découvert la vie d'une personnalité que je ne connaissais absolument pas. J'ai éprouvé peu d'empathie pour elle, mais une certaine curiosité quant à ce qui pouvait la rendre digne d'intérêt. Autant je reste assez distant vis-à-vis de la première moitié de sa vie, autant je reconnais la valeur de son travail comme photographe de guerre. La mise en scène est solide, avec quelques originalités dans la mise en page, et une narration globalement claire et bien rythmée. Sans jamais m'emporter ni me passionner, le récit m'a néanmoins paru intéressant et correctement construit.
Leave them alone
Très bon western, dosé avec justesse. Le scénario reste volontairement simple, mais c’est précisément ce qu’on attend du genre : une galerie de figures charismatiques, une violence latente, une atmosphère sèche et poussiéreuse, et un récit qui va droit au but sans chercher à se surcharger. Tous les codes sont là, assumés, et fonctionnent efficacement. Le choix de placer des héroïnes au centre du récit est particulièrement appréciable. La condition féminine est abordée avec intelligence : présente, lisible, mais jamais envahissante. Elle enrichit le propos sans détourner l’album de son identité de western, ce qui donne un équilibre convaincant entre fond et divertissement. Graphiquement, l’album est très solide. Le dessin, résolument moderne, dynamise les codes classiques du genre sans les trahir. Les couleurs, vives et bien maîtrisées, renforcent l’impact visuel et participent pleinement à l’énergie du récit. Un ensemble cohérent et plaisant, qui se lit avec un réel plaisir.
Caballero Bueno - Une enquête de l'inspecteur Valverde
3.5 Un polar sympathique qui se passe dans un cadre historique qu'on voit peu dans le monde de la bande dessinée: l'ile de Pâques au temps de la colonisation. Le scénario est du polar classique, mais efficace. Le personnage principal est un inspecteur haut en couleurs dans la tradition des détectives un peu excentriques comme Sherlock Holmes et qui va se révéler être un personnage très complexe. J'ai bien aimé explorer cette ile où les colons et les indigènes ne sont pas traités de la même façon. L'intrigue est captivant pendant une bonne partie de l'album et malheureusement mon intérêt a un peu baissé une fois qu'on comprend pourquoi la victime a été tuée. Ce qui n'aide pas est qu'après qu'on a la résolution de l'énigme, l'intrigue traine un peu avec cette longue conclusion qui ne semble pas finir. Quant au dessin, c'est du semi-réaliste dynamique et expressif comme je l'aime.