J'ai découvert Torpedo il y a un moment maintenant, et j'ai récemment retrouvé quelques tomes, suffisamment pour me faire un avis.
Cette bande dessinée a quelque chose d'implacable, de terriblement efficace, comme son personnage. Il y a, je trouve, pas mal de défauts, comme la lourdeur, parfois, du scénario et de la narration, le manque d'originalité.. Mais tout est super bien raconté, on se prend a chacune des histoires, je ne me suis pas ennuyé une seule fois. Les personnages de la bd sont toujours hauts en couleur, et souvent intéressants. Pas de la grande lecture mais un divertissement diablement efficace.
Et tout ça est magnifié par un dessin que je trouve quand même assez remarquable. La profondeur dans les yeux des personnages, les visages, même les mouvements des héros, je trouve ça terriblement esthétique. Un gros point fort de l'oeuvre et une invitation a découvrir d'autres séries de Jordi Bernet.
Alors pourquoi seulement 3 ?
En premier lieu car je pense qu'il y aurait eu un peu mieux à faire que des histoires courtes, et que les auteurs auraient pu plus développer leur personnage. La, on a un peu toujours la même histoire, pas ancrée dans le temps, et c'est un peu redondant.
En deuxième lieu, exactement pour les mêmes raisons que Ro ; le machisme violent, qui est quand même très présent, a gêné ma lecture a plusieurs reprises. Le héros commet plusieurs viols, frappe des femmes, couche avec pour se "payer".
Ce n'est pas le fond de la BD mais c'est quand même présent, et très dérangeant ..
3/5 donc pour cette BD dont l'esthétique (surtout des premiers tomes) est une très grosse qualité.
C'était le premier écrit d'Edgar Rice Burroughs, publié sous forme de feuilleton et, seulement après le succès de Tarzan, en livre.
Cette adaptation s'ajoute à d'autres, publiées il y a plusieurs années par DC et aussi par Marvel.
L'histoire est assez basique et pleine d'incohérences (l'arrivée de John sur Mars n'est jamais expliquée de manière satisfaisante...).
Le dessin très stylisé et anguleux peut plaire à certains lecteurs, mais je regrette qu'il ne rende pas justice à l'une des plus belles femmes de l'univers : la princesse Dejah Thoris !
Pour son 40e anniversaire, Delcourt réédite plusieurs albums et séries en intégrales, dont notre Robinson Crusoë de Christophe Gaultier.
J'avoue que j'étais passé complètement à côté de cette série au moment de sa sortie en 2007. C'est donc une très bonne surprise de découvrir cette adaptation de l'oeuvre de Daniel Defoe, surtout qu'on a du tout bon !
La première chose que je me suis dit en attaquant cette intégrale, c'est que le trait de Christophe Gaultier me faisait furieusement penser à celui de Christophe Blain dans Isaac le pirate. Ce qui n'est pas pour me déplaire, loin de là, j'ai toujours apprécié ce graphisme singulier ; un trait qui semble grossier de prime abord, mais tellement expressif et dynamique quand on s'y attarde.
Et pour ce Robinson, ça fonctionne plutôt très bien ! Je me suis même surpris à redécouvrir le roman de Defoe que je pensais bien connaître. J'avais complètement oublié la première partie de la vie de Robinson, avant son naufrage et son arrivée sur cette fameuse île déserte. Cette vie épique et rocambolesque de cet aristocrate anglais est assez jubilatoire. On reprend nos marques sur l'imaginaire universel légué par le personnage de Robinson après son naufrage et la rencontre de Vendredi. Puis vient la fin, que j'avais complètement oublié aussi.
Bref, ce fût un réel plaisir de redécouvrir cette histoire qui semble très fidèle au roman (ça m'a même donné envie de le relire), magnifiquement dessinée par un Christophe Gaultier au top ! Bravo à Delcourt pour ce choix servi dans une très belle maquette qui valorise à merveille cet série.
J'ai toujours été fasciné par le travail de Matsumoto. Je trouve qu'il se dégage de ses ouvrages un je ne sais quoi de magnétique qui irradie planche après planche.
Delcourt a la bonne idée de rééditer pas mal de ses mangas classiques, dont "Printemps bleu" fait parti.
Ce recueil de sept nouvelles ne déroge pas à l'univers de Matsumoto et dérange, tant par sa composition que par ce qu'il raconte. Cette jeunesse perdue en quête d'on ne sait quoi (cherche-t-elle d'ailleurs quelque chose ?) nous est décrite par le prisme du lycée Kitano. C'est brut, désinhibé, à hauteur de jeunes adultes mâles livrés à eux même par des adultes également en perdition.
Côté graphisme, j'aime toujours autant ce trait si singulier qui fait la marque de fabrique de Matsumoto ; on aime ou on aime pas, moi j'adore.
A (re)lire ou à découvrir pour ceux qui voudraient sortir des sentiers battus des grosses productions japonaises.
(3.5/5)
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Torpedo
J'ai découvert Torpedo il y a un moment maintenant, et j'ai récemment retrouvé quelques tomes, suffisamment pour me faire un avis. Cette bande dessinée a quelque chose d'implacable, de terriblement efficace, comme son personnage. Il y a, je trouve, pas mal de défauts, comme la lourdeur, parfois, du scénario et de la narration, le manque d'originalité.. Mais tout est super bien raconté, on se prend a chacune des histoires, je ne me suis pas ennuyé une seule fois. Les personnages de la bd sont toujours hauts en couleur, et souvent intéressants. Pas de la grande lecture mais un divertissement diablement efficace. Et tout ça est magnifié par un dessin que je trouve quand même assez remarquable. La profondeur dans les yeux des personnages, les visages, même les mouvements des héros, je trouve ça terriblement esthétique. Un gros point fort de l'oeuvre et une invitation a découvrir d'autres séries de Jordi Bernet. Alors pourquoi seulement 3 ? En premier lieu car je pense qu'il y aurait eu un peu mieux à faire que des histoires courtes, et que les auteurs auraient pu plus développer leur personnage. La, on a un peu toujours la même histoire, pas ancrée dans le temps, et c'est un peu redondant. En deuxième lieu, exactement pour les mêmes raisons que Ro ; le machisme violent, qui est quand même très présent, a gêné ma lecture a plusieurs reprises. Le héros commet plusieurs viols, frappe des femmes, couche avec pour se "payer". Ce n'est pas le fond de la BD mais c'est quand même présent, et très dérangeant .. 3/5 donc pour cette BD dont l'esthétique (surtout des premiers tomes) est une très grosse qualité.
John Carter - Une princesse de Mars
C'était le premier écrit d'Edgar Rice Burroughs, publié sous forme de feuilleton et, seulement après le succès de Tarzan, en livre. Cette adaptation s'ajoute à d'autres, publiées il y a plusieurs années par DC et aussi par Marvel. L'histoire est assez basique et pleine d'incohérences (l'arrivée de John sur Mars n'est jamais expliquée de manière satisfaisante...). Le dessin très stylisé et anguleux peut plaire à certains lecteurs, mais je regrette qu'il ne rende pas justice à l'une des plus belles femmes de l'univers : la princesse Dejah Thoris !
Robinson Crusoë de Daniel Defoe
Pour son 40e anniversaire, Delcourt réédite plusieurs albums et séries en intégrales, dont notre Robinson Crusoë de Christophe Gaultier. J'avoue que j'étais passé complètement à côté de cette série au moment de sa sortie en 2007. C'est donc une très bonne surprise de découvrir cette adaptation de l'oeuvre de Daniel Defoe, surtout qu'on a du tout bon ! La première chose que je me suis dit en attaquant cette intégrale, c'est que le trait de Christophe Gaultier me faisait furieusement penser à celui de Christophe Blain dans Isaac le pirate. Ce qui n'est pas pour me déplaire, loin de là, j'ai toujours apprécié ce graphisme singulier ; un trait qui semble grossier de prime abord, mais tellement expressif et dynamique quand on s'y attarde. Et pour ce Robinson, ça fonctionne plutôt très bien ! Je me suis même surpris à redécouvrir le roman de Defoe que je pensais bien connaître. J'avais complètement oublié la première partie de la vie de Robinson, avant son naufrage et son arrivée sur cette fameuse île déserte. Cette vie épique et rocambolesque de cet aristocrate anglais est assez jubilatoire. On reprend nos marques sur l'imaginaire universel légué par le personnage de Robinson après son naufrage et la rencontre de Vendredi. Puis vient la fin, que j'avais complètement oublié aussi. Bref, ce fût un réel plaisir de redécouvrir cette histoire qui semble très fidèle au roman (ça m'a même donné envie de le relire), magnifiquement dessinée par un Christophe Gaultier au top ! Bravo à Delcourt pour ce choix servi dans une très belle maquette qui valorise à merveille cet série.
Printemps bleu
J'ai toujours été fasciné par le travail de Matsumoto. Je trouve qu'il se dégage de ses ouvrages un je ne sais quoi de magnétique qui irradie planche après planche. Delcourt a la bonne idée de rééditer pas mal de ses mangas classiques, dont "Printemps bleu" fait parti. Ce recueil de sept nouvelles ne déroge pas à l'univers de Matsumoto et dérange, tant par sa composition que par ce qu'il raconte. Cette jeunesse perdue en quête d'on ne sait quoi (cherche-t-elle d'ailleurs quelque chose ?) nous est décrite par le prisme du lycée Kitano. C'est brut, désinhibé, à hauteur de jeunes adultes mâles livrés à eux même par des adultes également en perdition. Côté graphisme, j'aime toujours autant ce trait si singulier qui fait la marque de fabrique de Matsumoto ; on aime ou on aime pas, moi j'adore. A (re)lire ou à découvrir pour ceux qui voudraient sortir des sentiers battus des grosses productions japonaises. (3.5/5)