Lors d'un concours de sculptures sur glace, un artiste se retrouve désigné comme l'unique interlocuteur d'un extraterrestre venu transformer toute l'eau de la Terre en une gigantesque œuvre d'art.
Comme souvent dans cette collection, Liu Cixin part d'une idée de science-fiction forte... mais, cette fois, je suis complètement passé à côté. L'album ne m'a jamais vraiment enthousiasmé et m'a laissé assez indifférent, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Le dessin de Jok possède une certaine personnalité, avec un trait semi-réaliste un peu rugueux qui sort de l'ordinaire. Mais je ne suis pas tombé sous son charme, même si certaines images fonctionnent bien et que la créature extraterrestre bénéficie d'un design intéressant.
Le scénario, lui, m'a semblé reposer davantage sur le concept d'une idée que sur une mise en scène réaliste. Une fois de plus chez Liu Cixin, on assiste à cette rencontre un peu artificielle entre un humain et une entité extraterrestre. Ici, cette créature venue d'une autre galaxie débarque comme par hasard au beau milieu d'un concours de sculptures sur glace, désigne immédiatement le héros comme son seul interlocuteur valable, engage une longue discussion sur l'Art avec un grand A... puis décide tranquillement de ravager la Terre entière pour réaliser son œuvre. J'ai eu beaucoup de mal à croire à cette mise en scène.
Le récit souffre aussi de plusieurs invraisemblances qui m'ont sorti de l'histoire. La plus flagrante est sans doute la disparition de la quasi-totalité de l'eau terrestre, alors que le héros continue à se déplacer, discuter et vivre presque normalement, sans que les conséquences les plus élémentaires d'une telle catastrophe ne semblent vraiment exister. Difficile de ressentir la moindre tension dans ces conditions.
J'ai également retrouvé un autre thème récurrent chez Liu Cixin : cette opposition assez caricaturale entre une Chine présentée comme adepte de la diplomatie et des États-Unis impulsifs, brutaux et prompts à répondre par la force. Ce regard très orienté sur les relations internationales commence à devenir prévisible et n'apporte pas grand-chose au récit.
Malgré une poignée d'idées originales, je suis resté largement à l'écart de cet album. Le sujet manque de développement, les situations m'ont paru trop artificielles et les nombreuses invraisemblances m'ont empêché d'adhérer au propos. Quant au message sur la place de l'art dans une civilisation, il m'a laissé complètement indifférent. Cela donne l'impression d'une brève idée de nouvelle que Liu Cixin a vite fait couchée sur le papier avant de passer à autre chose, sans vraiment l'approfondir.
J'aime les vieux comics de Batman ! Jim Aparo est l'un des meilleurs dessinateurs classiques du Dark Knight et mes intrigues préférées sont celles de Bob Haney. J'ai pu comparer les versions françaises de ces histoires avec les volumes DC américains qui compilent « The Brave and the Bold » en noir et blanc et d’anciennes revues brésiliennes en couleur que j’ai gardées de ma jeunesse. Les couleurs, assez uniformes et sans nuances, sont typiques des années 70.
Mais ce que j’admire le plus chez Aparo, c’est l’expressivité et le dynamisme des corps dans les scènes d’action. Le changement constant de plans et de perspectives, plongée, contre-plongée, ne laisse aucun moment d’ennui.
Dans beaucoup de ces histoires, Batman fait équipe avec d’autres super-héros : Green Arrow, Green Lantern, Wonder Woman, Deadman, Metamorpho, Black Canary, Teen Titans et bien d'autres. Dans une histoire remarquable, le #100, Batman est coincé dans un fauteuil roulant à cause d’un attentat et dirige toute une équipe à distance. Il y a aussi des collaborations avec Neal Adams pour les dessins.
Odr est un récit d’aventure qui s’inscrit dans l’univers des viking. Le personnage central est un berserker marqué par un drame passé. Suite à sa rencontre avec une étrange jeune fille du village voisin, il va quitter sa solitude et renouer avec son passé de guerrier implacable.
L’histoire en elle-même est extrêmement prévisible et les deux tomes qui composent ce récit se lisent très vite, du moins si on lit les scènes d’action sans trop chercher à comprendre ce qui a été dessiné. Sinon, je pense que l’on peut rester longtemps en arrêt devant une case, une fois pour apprécier le trait, une fois… pour parvenir à déchiffrer le dessin. Les scènes de combat s’enchainent, entrecoupées de passages dans lesquels les personnages sont plongés dans les cauchemars passés. Ces personnages évoluent finalement très peu au fil d’un récit dont on devine directement la conclusion.
Ce préambule est très moyennement engageant, j’en ai conscience. Pourtant, Odr n’est pas dépourvu de qualités. Le dessin peut être très bon quand la composition ou le cadrage choisi ne lui font pas perdre sa lisibilité. L’histoire, quoique très prévisible, est plaisante à suivre. Les personnages sont intéressants. Le ton outrancièrement mélodramatique convient bien au genre. J’ai senti l’investissement et l’envie des auteurs. Je trouve les cadrages cinématographiques (avec pas mal d’effets de travelling) bien maîtrisés même si j’aurais aimé les voir utilisés avec plus de parcimonie. En résumé, je trouve qu’il y a du potentiel… mais que trop de petits points négatifs nuisent à l’ensemble.
Entre le bof et le pas mal. Pour l’investissement des auteurs, j’opte pour la note supérieure… mais c’est quand même un sentiment de déception qui perdure après lecture.
Rhaaah mais qu’est-ce que c’est que ces nez !!!???
Rarement un détail ne m’aura à ce point perturbé. Dans cette BD, dont j’entamai la lecture gonflé d’envie, les personnages n’ont pas de nez, et ça, c’est TRES perturbant. Ce détail m’a littéralement gâché la lecture. Jamais je ne suis parvenu à dépasser ça. Outre le fait que c’est très laid, on ne saisi pas bien l’idée, s’il tant est qu’il y en ait une. Est-ce pour signifier que les personnages, au cours de cette enquête, n’ont pas franchement le nez creux ?
Bref ! C’est une déception à tous points de vue. D’abord, c’est Oxymore qui édite ça, or j’aime bien Oxymore d’ordinaire, mais je dois reconnaître que ça fait quelques albums édités là-bas qui me déçoivent. Pourtant, l’édition est assez réussie et le dessin objectivement plutôt bon, tout comme la mise en couleurs, raccord avec l’ambiance. Mais le scénario, imprégné de l’esprit Teenage Movie, et déclinant le thème rebattu du zombie, pêche par plusieurs incohérences qui font retomber les œufs sans parvenir à faire de neige : ressorts scénaristiques forcés, temporalité mal définie, dialogues creux, manque de fluidité, personnages sans épaisseur dont certains viennent encombrer le paysage sans qu’on saisisse le sens même de leur présence…
Et puis c’est sans surprise. Même la série Stranger Things, à quoi cette BD peut être comparée, était parvenue à susciter un minimum d’intérêt (du moins la saison 1) chez les cinquantenaires comme moi en agitant la fibre nostalgique.
J’ai lu les dernières pages au pas de charge pour terminer sur un gros bof !
L'intérêt principal de Kosmos est son dessin qui nous immerge totalement dans le silence profond de l'espace. Le côté claustrophobique des vaisseaux est parfaitement retranscrit par le crayon de Fabien Bedouel.
J'aime bien l'idée selon laquelle les Américains se seraient fait coiffer sur le poteau par les Russes dans la course à la Lune. Et il s'en est effectivement fallu d'un chouïa. Le scénario est basé sur des éléments réels, tel que le plan et la conception du module lunaire soviétique. Pour le reste, ça se lit vite mais c'est plutôt bien foutu. On finit presque par oublier qu'il s'agit là d'une pure fiction.
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L'Océan des rêves
Lors d'un concours de sculptures sur glace, un artiste se retrouve désigné comme l'unique interlocuteur d'un extraterrestre venu transformer toute l'eau de la Terre en une gigantesque œuvre d'art. Comme souvent dans cette collection, Liu Cixin part d'une idée de science-fiction forte... mais, cette fois, je suis complètement passé à côté. L'album ne m'a jamais vraiment enthousiasmé et m'a laissé assez indifférent, aussi bien sur le fond que sur la forme. Le dessin de Jok possède une certaine personnalité, avec un trait semi-réaliste un peu rugueux qui sort de l'ordinaire. Mais je ne suis pas tombé sous son charme, même si certaines images fonctionnent bien et que la créature extraterrestre bénéficie d'un design intéressant. Le scénario, lui, m'a semblé reposer davantage sur le concept d'une idée que sur une mise en scène réaliste. Une fois de plus chez Liu Cixin, on assiste à cette rencontre un peu artificielle entre un humain et une entité extraterrestre. Ici, cette créature venue d'une autre galaxie débarque comme par hasard au beau milieu d'un concours de sculptures sur glace, désigne immédiatement le héros comme son seul interlocuteur valable, engage une longue discussion sur l'Art avec un grand A... puis décide tranquillement de ravager la Terre entière pour réaliser son œuvre. J'ai eu beaucoup de mal à croire à cette mise en scène. Le récit souffre aussi de plusieurs invraisemblances qui m'ont sorti de l'histoire. La plus flagrante est sans doute la disparition de la quasi-totalité de l'eau terrestre, alors que le héros continue à se déplacer, discuter et vivre presque normalement, sans que les conséquences les plus élémentaires d'une telle catastrophe ne semblent vraiment exister. Difficile de ressentir la moindre tension dans ces conditions. J'ai également retrouvé un autre thème récurrent chez Liu Cixin : cette opposition assez caricaturale entre une Chine présentée comme adepte de la diplomatie et des États-Unis impulsifs, brutaux et prompts à répondre par la force. Ce regard très orienté sur les relations internationales commence à devenir prévisible et n'apporte pas grand-chose au récit. Malgré une poignée d'idées originales, je suis resté largement à l'écart de cet album. Le sujet manque de développement, les situations m'ont paru trop artificielles et les nombreuses invraisemblances m'ont empêché d'adhérer au propos. Quant au message sur la place de l'art dans une civilisation, il m'a laissé complètement indifférent. Cela donne l'impression d'une brève idée de nouvelle que Liu Cixin a vite fait couchée sur le papier avant de passer à autre chose, sans vraiment l'approfondir.
Batman - La Légende
J'aime les vieux comics de Batman ! Jim Aparo est l'un des meilleurs dessinateurs classiques du Dark Knight et mes intrigues préférées sont celles de Bob Haney. J'ai pu comparer les versions françaises de ces histoires avec les volumes DC américains qui compilent « The Brave and the Bold » en noir et blanc et d’anciennes revues brésiliennes en couleur que j’ai gardées de ma jeunesse. Les couleurs, assez uniformes et sans nuances, sont typiques des années 70. Mais ce que j’admire le plus chez Aparo, c’est l’expressivité et le dynamisme des corps dans les scènes d’action. Le changement constant de plans et de perspectives, plongée, contre-plongée, ne laisse aucun moment d’ennui. Dans beaucoup de ces histoires, Batman fait équipe avec d’autres super-héros : Green Arrow, Green Lantern, Wonder Woman, Deadman, Metamorpho, Black Canary, Teen Titans et bien d'autres. Dans une histoire remarquable, le #100, Batman est coincé dans un fauteuil roulant à cause d’un attentat et dirige toute une équipe à distance. Il y a aussi des collaborations avec Neal Adams pour les dessins.
Odr
Odr est un récit d’aventure qui s’inscrit dans l’univers des viking. Le personnage central est un berserker marqué par un drame passé. Suite à sa rencontre avec une étrange jeune fille du village voisin, il va quitter sa solitude et renouer avec son passé de guerrier implacable. L’histoire en elle-même est extrêmement prévisible et les deux tomes qui composent ce récit se lisent très vite, du moins si on lit les scènes d’action sans trop chercher à comprendre ce qui a été dessiné. Sinon, je pense que l’on peut rester longtemps en arrêt devant une case, une fois pour apprécier le trait, une fois… pour parvenir à déchiffrer le dessin. Les scènes de combat s’enchainent, entrecoupées de passages dans lesquels les personnages sont plongés dans les cauchemars passés. Ces personnages évoluent finalement très peu au fil d’un récit dont on devine directement la conclusion. Ce préambule est très moyennement engageant, j’en ai conscience. Pourtant, Odr n’est pas dépourvu de qualités. Le dessin peut être très bon quand la composition ou le cadrage choisi ne lui font pas perdre sa lisibilité. L’histoire, quoique très prévisible, est plaisante à suivre. Les personnages sont intéressants. Le ton outrancièrement mélodramatique convient bien au genre. J’ai senti l’investissement et l’envie des auteurs. Je trouve les cadrages cinématographiques (avec pas mal d’effets de travelling) bien maîtrisés même si j’aurais aimé les voir utilisés avec plus de parcimonie. En résumé, je trouve qu’il y a du potentiel… mais que trop de petits points négatifs nuisent à l’ensemble. Entre le bof et le pas mal. Pour l’investissement des auteurs, j’opte pour la note supérieure… mais c’est quand même un sentiment de déception qui perdure après lecture.
Le Diable de Smiling Woods
Rhaaah mais qu’est-ce que c’est que ces nez !!!??? Rarement un détail ne m’aura à ce point perturbé. Dans cette BD, dont j’entamai la lecture gonflé d’envie, les personnages n’ont pas de nez, et ça, c’est TRES perturbant. Ce détail m’a littéralement gâché la lecture. Jamais je ne suis parvenu à dépasser ça. Outre le fait que c’est très laid, on ne saisi pas bien l’idée, s’il tant est qu’il y en ait une. Est-ce pour signifier que les personnages, au cours de cette enquête, n’ont pas franchement le nez creux ? Bref ! C’est une déception à tous points de vue. D’abord, c’est Oxymore qui édite ça, or j’aime bien Oxymore d’ordinaire, mais je dois reconnaître que ça fait quelques albums édités là-bas qui me déçoivent. Pourtant, l’édition est assez réussie et le dessin objectivement plutôt bon, tout comme la mise en couleurs, raccord avec l’ambiance. Mais le scénario, imprégné de l’esprit Teenage Movie, et déclinant le thème rebattu du zombie, pêche par plusieurs incohérences qui font retomber les œufs sans parvenir à faire de neige : ressorts scénaristiques forcés, temporalité mal définie, dialogues creux, manque de fluidité, personnages sans épaisseur dont certains viennent encombrer le paysage sans qu’on saisisse le sens même de leur présence… Et puis c’est sans surprise. Même la série Stranger Things, à quoi cette BD peut être comparée, était parvenue à susciter un minimum d’intérêt (du moins la saison 1) chez les cinquantenaires comme moi en agitant la fibre nostalgique. J’ai lu les dernières pages au pas de charge pour terminer sur un gros bof !
Kosmos
L'intérêt principal de Kosmos est son dessin qui nous immerge totalement dans le silence profond de l'espace. Le côté claustrophobique des vaisseaux est parfaitement retranscrit par le crayon de Fabien Bedouel. J'aime bien l'idée selon laquelle les Américains se seraient fait coiffer sur le poteau par les Russes dans la course à la Lune. Et il s'en est effectivement fallu d'un chouïa. Le scénario est basé sur des éléments réels, tel que le plan et la conception du module lunaire soviétique. Pour le reste, ça se lit vite mais c'est plutôt bien foutu. On finit presque par oublier qu'il s'agit là d'une pure fiction. Pas mal pas mal...