Une bande enfant essai de retrouver le cadavre d'une caméra de classe qui a disparu il y a quelques années et évidemment leur enquête va attirer l'attention d'adultes malintentionné.
L'idée de départ est pas trop mal et il y a un vrai suspense alors que tout semblerait simple au début est en faite plus complexe qu'il n'y parait. J'ai été surpris par quelques révélations. Cela dit, même si la lecture de cette courte série a été agréable, il y a quand même quelques défauts. Les personnages sont un peu trop stéréotypés, notamment la bande de gamin qui semble sortir de ses nombreux films pour enfants que je regardais gamin et dont chaque personnage semblait sortir d'un cahier de charge: le chef de la bande, l'intello très bon en informatique, le gros qui aime bien la bouffe (heureusement ce trait de caractère n'est pas trop appuyé) et l'unique fille qui est bien sur un garçon manqué. Il manque juste le noir de service !
Comme souvent dans ce type de récit policier il y a quelques facilités dans le scénario et malheureusement on finit par tomber dans la surenchère que craignait Mac Arthur. Dans le dernier tome, j'ai fini par décrocher un peu. Le Japon étant un pays très corrompu, j'accepte sans problème qu'une famille très puissante peut faire ce qu'elle veut grâce à ses puissants contacts, mais là qu'un des gros méchants ne soit pas capable de tuer ne serait-ce qu'un personnage du camp des gentils alors qu'il est excellent tireur, ben désolé ça me fait un peu débarqué de l'histoire.
Cela reste tout de même une série à lire si on est amateur de mangas thriller, surtout que celui-ci ne dure pas des dizaines de tomes, mais je conseillerais surtout un emprunt parce que je ne pense pas la relire un jour.
Mouais. Il y a peut-être de bonnes intentions derrière cet album (qui alterne commentaires off avec uniquement du texte, et passages avec phylactères). Mais je ne l’ai clairement trouvé ni bon ni intéressant – indépendamment du fait qu’il s’adresse avant tout à un lectorat bien plus jeune que moi.
La narration est bien trop naïve, manichéenne, et la fin m'est apparue bâclée – la confiscation du portable de la jeune héroïne (on parle ici de gamin d’une douzaine d’années) parvient quasi instantanément à résoudre tous les problèmes de la gamine (scolaire, amoureux - la bonne nouvelle arrive d'ailleurs via un SMS..., familiaux).
Le scénario est bien trop édifiant, presque autant qu’une publication de patronage d’il y a un siècle.
L’univers et l’ambiance m’ont vraiment immergé dans un Far West rude et sans pitié. On est loin du cliché du cowboy héroïque : ici, l’Ouest américain de 1874 est violent, sale et dangereux, où les habitants, notamment les femmes, doivent se battre juste pour survivre.
J’ai trouvé intéressant que les protagonistes principaux soient trois femmes fortes (Marian, Elfie et Mattie), ce qui donne un vrai souffle narratif différent des westerns classiques centrés sur des hommes. Cela apporte de la modernité dans un récit de genre.
Le dessin de Chris Regnault m’a plu : il est efficace, nerveux et parfois très cinématographique, avec des planches qui rappellent les grands classiques du western à l’écran.
Côté scénario, j’ai ressenti des points forts et des limites. L’histoire va un peu trop vite et ne développe pas toujours tous les enjeux ou relations entre les personnages. Pour moi, cela reste classique, mais très efficace.
Leave Them Alone est une BD western bien construite, avec une atmosphère lourde et immersive, des personnages féminins intéressants et un dessin solide.
Une série vraiment sympathique ! Décidément, Trondheim arrive à nous proposer des choses intéressantes dans des univers et des genres très différents.
Ici, j’ai trouvé la lecture très plaisante, amusante, dynamique. Tous les personnages sont bien construits, Trondheim nous propose des personnages « ordinaires » et crédibles, aucun protagoniste n’est monolithique, parfait. Mention spéciale à Maggy Garrisson, femmes certes ordinaires – physiquement, socialement – mais qui se révèle pleine de peps et d’imagination. Une femme pleine d’à propos, usant de tout ce qui est à sa portée pour « s’en sortir » et gratter par tous les moyens un peu de fric.
Du coup, on s’attache facilement au récit (les dialogues sont vraiment réussis), aux personnages, et surtout à cette Maggy, qui n’est ni la bombasse habituelle des polars classiques, ni une belle perdante à la Ken Loach : un très beau personnage en tout cas créé là par Trondheim.
Note réelle 3,5/5.
Lu " OFF " sur les conseils de mon libraire.
Alors, c'est bien, le dessin agréable et le découpage maîtrisé montrent le savoir-faire des auteurs, mais je ne suis pas tout à fait convaincu.
Le premier tiers d'OFF est très prenant, les rebondissements s'accumulent, un passage ou deux sont même plutôt émouvants, l'histoire est construite sous la forme d'un récit choral avec des chapitres en fonction des principaux personnages, c'est nerveux (cette histoire avait été conçue au départ pour être une série TV et ce n'est pas étonnant), mais la suite prend des allures de blockbuster ou devient en tout cas plus convenue. La partie avec le politique excité prêt à agiter les foules et à déclencher une guerre civile pour servir ses ambitions est répétitive et prévisible, partie très similaire à " La fièvre" , série écrite par Eric Benzekri, mais qui était déjà dans l'écriture bien en deçà de l'excellent " Baron noir ". On a l'impression que la suite a été faite pour plaire à un public le plus large possible, mais à force, l'histoire devient moins intéressante. Le récit choral ne tient finalement plus toutes ses promesses car les liens entre les personnages ne sont pas forcément bien tissés, les relations manquent de cohérence et de vraisemblance je trouve pour nous embarquer totalement (le flash-back dans son propos et sa construction est assez lourdingue et on a du mal à croire à la trajectoire du principal antagoniste), il y a aussi quelques petites ellipses un peu brutales, rien de bien méchant, mais qui m'ont un peu fait tiquer à la lecture, le dernier tiers surtout ressemble trop à des choses déjà vues et le sort des personnages ne m'a finalement pas beaucoup touché malgré le début accrocheur, peut-être parce que dans ce dernier tiers, il y a des sauts, une accélération de l'intrigue alors que le début prenait son temps pour installer les enjeux et les personnages. Certaines scènes sont à l'inverse trop démonstratives (notamment la scène de l'automobiliste et du lingot...).
Cela reste un album globalement prenant, à la manière de certaines séries efficaces que l'on regarde quand même de façon compulsive jusqu'à la fin mais qu'on oublie aussitôt ou presque dès qu'on a appuyé sur " off "...
Mais si vous avez envie d'un livre nerveux à la pagination conséquente, à l'action fluide, au graphisme soigné, qui rappelle encore une fois ce que deviendraient rapidement nos sociétés, privées des énergies que nous consommons au quotidien sans y réfléchir, vous passerez sans doute un (très) bon moment.
Pour ma part, il m'a manqué peut-être l'âme des ouvrages précédents de Renard. Et surtout, Aujourd'hui est un beau jour pour mourir de Colo, un peu moins lisse, moins prévisible, était déjà passé par là bien avant.
Note réelle : 3,5 / 5.
Une saga de fantasy nordique que j'ai trouvé distrayante sans être non plus mémorable.
Premier bémol au niveau du récit : pour une saga nordique, on s'attend à quelques scènes épiques mais c'est rarement le cas. On tourne plutôt autour d'une dualité intrigues/romance.
Deuxième bémol : aucun personnage n'est suffisamment original. Valgar est un ersatz de Thorgal, les autres personnages secondaires sont des archétypes vu cent fois ailleurs. Quand l'archère rousse fait son entrée en scène, on sourit jaune.
Le dessin d'Aouamri est talentueux mais un peu trop informatisé par endroits. Les scènes d'action ne sont pas transcendantes visuellement.
Au final cette saga nordique est tout de même un peu paresseuse, on a vu Dufaux faire beaucoup mieux.
J'ai eu l'occasion de mettre la main sur ce recueil d'Enki Bilal dernièrement. Je me suis dis que c'était une bonne idée de l'ajouter à ma collection avant qu'il ne coûte un mois de salaire. Parce que la spéculation sur cet auteur n'a hélas pas de limites.
Mais est ce que c'est bien ? J'avoue avoir été très échaudé récemment par les histoires courtes de Moebius période Metal hurlant, donc j'étais un peu craintif.
Le sommaire :
Le bol maudit 1972
5/5 Brillante entrée en matière. J'ai apprécié la pleine page dans le pur style Druillet. Une histoire courte qui utilise l'uchronie à bon escient.
A tire d'aile 1972
4/5 Une bonne histoire qui rappelle les publications du magasine Eerie and Creepy. La maîtrise de la narration saute aux yeux.
Ophiucus 1972
4/5 Ctulhu !
La chose à venir 1972
5/5 Une histoire de vaisseau hanté par un entité. Beau travail sur la couleur. "La chose avait surgi brusquement de la nuit, d'un abîme de ténèbres que nul astre sans doute n'a jamais pu éclairer"
The big Space opera 1972
1/5 Trois pages assez anecdotiques. Et vilaines visuellement.
Ciel de nuit 1973
4/5 Dessine moi un mouton Enki.
Le mutant 1973
2/5 Rigolo.
Bien mal acquis 1974
2/5 Mouais.
Une planète pour chaque Magrobien 1973
1/5 Ca y est, le remplissage commence. Scénario de Dionnet, tiens tiens.
Omnibus pour Vega 1974
2/5 Rigolo mais anecdotique.
Fermez les volets 1974
1/5 Bordélique et illisible.
Crux Universalis 1976
1/5 Cette bande de 7 pages en NB a une bonne réputation. Je n'ai pas adhéré personnellement.
Bon anniversaire 1979
2/5 On dirait une planche de la foire aux Immortels. Mais l'intérêt est nul au-delà de ça.
Aux dieux odieux 1976
1/5 Influence Arzach. Sans dialogues. Sans scénario aussi.
John Lennon 1981
2/5 Caustique.
La mort permissionnaire 1981
1/5 Ca permet de faire deux pages de plus.
Metropub
3/5 Une seule page mais efficace.
Mondovision 1981
3/5 Une chute explosive.
La surprise du chef 1981
3/5 On finit sur une bonne note. Un hommage à Kubrick plutôt sympa.
Ce recueil présentant les premières œuvres de Bilal démarre très fort. Malheureusement l'ennui nous gagne ensuite malgré un léger sursaut sur la fin.
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Chasse au cadavre
Une bande enfant essai de retrouver le cadavre d'une caméra de classe qui a disparu il y a quelques années et évidemment leur enquête va attirer l'attention d'adultes malintentionné. L'idée de départ est pas trop mal et il y a un vrai suspense alors que tout semblerait simple au début est en faite plus complexe qu'il n'y parait. J'ai été surpris par quelques révélations. Cela dit, même si la lecture de cette courte série a été agréable, il y a quand même quelques défauts. Les personnages sont un peu trop stéréotypés, notamment la bande de gamin qui semble sortir de ses nombreux films pour enfants que je regardais gamin et dont chaque personnage semblait sortir d'un cahier de charge: le chef de la bande, l'intello très bon en informatique, le gros qui aime bien la bouffe (heureusement ce trait de caractère n'est pas trop appuyé) et l'unique fille qui est bien sur un garçon manqué. Il manque juste le noir de service ! Comme souvent dans ce type de récit policier il y a quelques facilités dans le scénario et malheureusement on finit par tomber dans la surenchère que craignait Mac Arthur. Dans le dernier tome, j'ai fini par décrocher un peu. Le Japon étant un pays très corrompu, j'accepte sans problème qu'une famille très puissante peut faire ce qu'elle veut grâce à ses puissants contacts, mais là qu'un des gros méchants ne soit pas capable de tuer ne serait-ce qu'un personnage du camp des gentils alors qu'il est excellent tireur, ben désolé ça me fait un peu débarqué de l'histoire. Cela reste tout de même une série à lire si on est amateur de mangas thriller, surtout que celui-ci ne dure pas des dizaines de tomes, mais je conseillerais surtout un emprunt parce que je ne pense pas la relire un jour.
La Vie sans portable
Mouais. Il y a peut-être de bonnes intentions derrière cet album (qui alterne commentaires off avec uniquement du texte, et passages avec phylactères). Mais je ne l’ai clairement trouvé ni bon ni intéressant – indépendamment du fait qu’il s’adresse avant tout à un lectorat bien plus jeune que moi. La narration est bien trop naïve, manichéenne, et la fin m'est apparue bâclée – la confiscation du portable de la jeune héroïne (on parle ici de gamin d’une douzaine d’années) parvient quasi instantanément à résoudre tous les problèmes de la gamine (scolaire, amoureux - la bonne nouvelle arrive d'ailleurs via un SMS..., familiaux). Le scénario est bien trop édifiant, presque autant qu’une publication de patronage d’il y a un siècle.
Leave them alone
L’univers et l’ambiance m’ont vraiment immergé dans un Far West rude et sans pitié. On est loin du cliché du cowboy héroïque : ici, l’Ouest américain de 1874 est violent, sale et dangereux, où les habitants, notamment les femmes, doivent se battre juste pour survivre. J’ai trouvé intéressant que les protagonistes principaux soient trois femmes fortes (Marian, Elfie et Mattie), ce qui donne un vrai souffle narratif différent des westerns classiques centrés sur des hommes. Cela apporte de la modernité dans un récit de genre. Le dessin de Chris Regnault m’a plu : il est efficace, nerveux et parfois très cinématographique, avec des planches qui rappellent les grands classiques du western à l’écran. Côté scénario, j’ai ressenti des points forts et des limites. L’histoire va un peu trop vite et ne développe pas toujours tous les enjeux ou relations entre les personnages. Pour moi, cela reste classique, mais très efficace. Leave Them Alone est une BD western bien construite, avec une atmosphère lourde et immersive, des personnages féminins intéressants et un dessin solide.
Maggy Garrisson
Une série vraiment sympathique ! Décidément, Trondheim arrive à nous proposer des choses intéressantes dans des univers et des genres très différents. Ici, j’ai trouvé la lecture très plaisante, amusante, dynamique. Tous les personnages sont bien construits, Trondheim nous propose des personnages « ordinaires » et crédibles, aucun protagoniste n’est monolithique, parfait. Mention spéciale à Maggy Garrisson, femmes certes ordinaires – physiquement, socialement – mais qui se révèle pleine de peps et d’imagination. Une femme pleine d’à propos, usant de tout ce qui est à sa portée pour « s’en sortir » et gratter par tous les moyens un peu de fric. Du coup, on s’attache facilement au récit (les dialogues sont vraiment réussis), aux personnages, et surtout à cette Maggy, qui n’est ni la bombasse habituelle des polars classiques, ni une belle perdante à la Ken Loach : un très beau personnage en tout cas créé là par Trondheim. Note réelle 3,5/5.
OFF
Lu " OFF " sur les conseils de mon libraire. Alors, c'est bien, le dessin agréable et le découpage maîtrisé montrent le savoir-faire des auteurs, mais je ne suis pas tout à fait convaincu. Le premier tiers d'OFF est très prenant, les rebondissements s'accumulent, un passage ou deux sont même plutôt émouvants, l'histoire est construite sous la forme d'un récit choral avec des chapitres en fonction des principaux personnages, c'est nerveux (cette histoire avait été conçue au départ pour être une série TV et ce n'est pas étonnant), mais la suite prend des allures de blockbuster ou devient en tout cas plus convenue. La partie avec le politique excité prêt à agiter les foules et à déclencher une guerre civile pour servir ses ambitions est répétitive et prévisible, partie très similaire à " La fièvre" , série écrite par Eric Benzekri, mais qui était déjà dans l'écriture bien en deçà de l'excellent " Baron noir ". On a l'impression que la suite a été faite pour plaire à un public le plus large possible, mais à force, l'histoire devient moins intéressante. Le récit choral ne tient finalement plus toutes ses promesses car les liens entre les personnages ne sont pas forcément bien tissés, les relations manquent de cohérence et de vraisemblance je trouve pour nous embarquer totalement (le flash-back dans son propos et sa construction est assez lourdingue et on a du mal à croire à la trajectoire du principal antagoniste), il y a aussi quelques petites ellipses un peu brutales, rien de bien méchant, mais qui m'ont un peu fait tiquer à la lecture, le dernier tiers surtout ressemble trop à des choses déjà vues et le sort des personnages ne m'a finalement pas beaucoup touché malgré le début accrocheur, peut-être parce que dans ce dernier tiers, il y a des sauts, une accélération de l'intrigue alors que le début prenait son temps pour installer les enjeux et les personnages. Certaines scènes sont à l'inverse trop démonstratives (notamment la scène de l'automobiliste et du lingot...). Cela reste un album globalement prenant, à la manière de certaines séries efficaces que l'on regarde quand même de façon compulsive jusqu'à la fin mais qu'on oublie aussitôt ou presque dès qu'on a appuyé sur " off "... Mais si vous avez envie d'un livre nerveux à la pagination conséquente, à l'action fluide, au graphisme soigné, qui rappelle encore une fois ce que deviendraient rapidement nos sociétés, privées des énergies que nous consommons au quotidien sans y réfléchir, vous passerez sans doute un (très) bon moment. Pour ma part, il m'a manqué peut-être l'âme des ouvrages précédents de Renard. Et surtout, Aujourd'hui est un beau jour pour mourir de Colo, un peu moins lisse, moins prévisible, était déjà passé par là bien avant. Note réelle : 3,5 / 5.
Saga Valta
Une saga de fantasy nordique que j'ai trouvé distrayante sans être non plus mémorable. Premier bémol au niveau du récit : pour une saga nordique, on s'attend à quelques scènes épiques mais c'est rarement le cas. On tourne plutôt autour d'une dualité intrigues/romance. Deuxième bémol : aucun personnage n'est suffisamment original. Valgar est un ersatz de Thorgal, les autres personnages secondaires sont des archétypes vu cent fois ailleurs. Quand l'archère rousse fait son entrée en scène, on sourit jaune. Le dessin d'Aouamri est talentueux mais un peu trop informatisé par endroits. Les scènes d'action ne sont pas transcendantes visuellement. Au final cette saga nordique est tout de même un peu paresseuse, on a vu Dufaux faire beaucoup mieux.
Mémoires d'autres temps
J'ai eu l'occasion de mettre la main sur ce recueil d'Enki Bilal dernièrement. Je me suis dis que c'était une bonne idée de l'ajouter à ma collection avant qu'il ne coûte un mois de salaire. Parce que la spéculation sur cet auteur n'a hélas pas de limites. Mais est ce que c'est bien ? J'avoue avoir été très échaudé récemment par les histoires courtes de Moebius période Metal hurlant, donc j'étais un peu craintif. Le sommaire : Le bol maudit 1972 5/5 Brillante entrée en matière. J'ai apprécié la pleine page dans le pur style Druillet. Une histoire courte qui utilise l'uchronie à bon escient. A tire d'aile 1972 4/5 Une bonne histoire qui rappelle les publications du magasine Eerie and Creepy. La maîtrise de la narration saute aux yeux. Ophiucus 1972 4/5 Ctulhu ! La chose à venir 1972 5/5 Une histoire de vaisseau hanté par un entité. Beau travail sur la couleur. "La chose avait surgi brusquement de la nuit, d'un abîme de ténèbres que nul astre sans doute n'a jamais pu éclairer" The big Space opera 1972 1/5 Trois pages assez anecdotiques. Et vilaines visuellement. Ciel de nuit 1973 4/5 Dessine moi un mouton Enki. Le mutant 1973 2/5 Rigolo. Bien mal acquis 1974 2/5 Mouais. Une planète pour chaque Magrobien 1973 1/5 Ca y est, le remplissage commence. Scénario de Dionnet, tiens tiens. Omnibus pour Vega 1974 2/5 Rigolo mais anecdotique. Fermez les volets 1974 1/5 Bordélique et illisible. Crux Universalis 1976 1/5 Cette bande de 7 pages en NB a une bonne réputation. Je n'ai pas adhéré personnellement. Bon anniversaire 1979 2/5 On dirait une planche de la foire aux Immortels. Mais l'intérêt est nul au-delà de ça. Aux dieux odieux 1976 1/5 Influence Arzach. Sans dialogues. Sans scénario aussi. John Lennon 1981 2/5 Caustique. La mort permissionnaire 1981 1/5 Ca permet de faire deux pages de plus. Metropub 3/5 Une seule page mais efficace. Mondovision 1981 3/5 Une chute explosive. La surprise du chef 1981 3/5 On finit sur une bonne note. Un hommage à Kubrick plutôt sympa. Ce recueil présentant les premières œuvres de Bilal démarre très fort. Malheureusement l'ennui nous gagne ensuite malgré un léger sursaut sur la fin.