Comme cela arrive à beaucoup de lecteurs, c'est ma série préférée de Bilal. Après avoir tout lu de sa collaboration avec Christin, ce fut un choc esthétique et libérateur de découvrir Alcide Nikopol, Jill Bioskop et toute la faune humaine et extraterrestre des histoires.
J'ai regardé Paris et Londres différemment et j'ai commencé à dessiner automatiquement des profils bilaliens partout.
Froid Équateur ne m'a plus impressionné autant, je commençais à devenir immunisé, peut-être...
P. S. mon exemplaire de «Libération» du 14 octobre 1993 commence à montrer son âge.
Un one-shot que j'ai trouvé franchement bof.
Oui, le dessin de Claudio Castellini est beau à admirer, mais c'est à peu près la seule qualité de l'album. Heureusement d'ailleurs que Panini a publié une version en noir et blanc parce que cela permet de bien admirer le travail du dessinateur italien. Je suis allé voir sur internet à quoi ressemblait la version originale en couleur et mon dieu que c'est laid. Je pense que si Panini avait publié cette version, j'aurais surement mis 1 étoile parce que c'est limite illisible.
Sinon, le scénario imaginé par Ron Marz est creux et banal. Ça finit par virer en suites de scènes bastons entre personnages que je ne connais pas hormis le Silver Surfer qui ne m'a jamais trop attiré. Je comprends que le récit était juste une excuse pour que Castellini montre son talent, mais pour moi dans une BD le dessin ET le scénario sont important. Si tout ce qui compte s'est le dessin, autant juste acheter un artbook. Je ne vois pas trop l'intérêt de lire une bd uniquement pour le dessin, ça voudrait bien que c'est pas grave si le scénario est nul, incompréhensible ou bâclé, tout ce qui compte s'est qu'il y a des jolies cases à admirer.
Bien que j'aime posséder cet album, je reconnais qu'il intéresse surtout les vieux nostalgiques comme moi. Le terme "archives" a tout son sens : des gags sympathiques et des dessins vieillots qui capteraient difficilement aujourd'hui l'attention des jeunes. Parmi les dessins, ceux d'Uderzo se distinguent déjà, bien que Bob de Moor me plaise aussi. En revanche, Bissot ou Angenot sont vraiment très basiques. Le dossier initial est intéressant et très instructif sur le plan historique.
Moi aussi je ne suis pas particulièrement attiré par le personnage de Docteur Strange même si j'ai apprécié certaines de ses aventures, notamment celles dessinés par Steve Ditko et Marie Severin.
Ce one-shot avait attiré mon attention à cause de son beau dessin qui me rappelle une version modernisé du Docteur Strange de Ditko. Il faut savoir que le personnage est devenu populaire uniquement grâce au design étrange de Ditko et le scénario était presque facultatif. Heureusement, il y a un vrai scénario dans cette minisérie et c''est pas juste une suite de scènes cosmiques qui servent de prétexte pour que l'auteur montre qu'il sait bien dessiner. Il y a un histoire très dense qui brasse plusieurs thèmes. Peut-être même un peu trop parce que c'est facile de s'y perdre. Il faut vraiment rester concentré, rien que mal lire une ou deux cases peut vous faire perdre le cours du récit !
Un album qui sort du lot des récits de super-héros habituel. Sans avoir été enthousiasmé au point d'avoir trouver le récit exceptionnel, c'est à lire au moins une fois si on veut découvrir quelque chose de différent qui vient de chez Marvel.
Cette fiction adaptée du best-seller empruntant à des faits historiques nous plonge dans les coulisses du Kremlin, au moment où Poutine succède à Boris Elstine, après sa démission après huit années de présidence. Vladimir Baranov, le protagoniste principal a bien existé mais fut plutôt inspiré par Vladislav Sourkov que Baranov, qui lui n’a jamais fréquenté les instances du pouvoir russe. On assiste ainsi au moment où l’homme rencontre pour la première fois le futur maître du Kremlin. Lors de cet échange, Poutine adoube Baranov en lui proposant d’être son éminence grise, mais on comprend vite que celui qui sera bientôt surnommé « le tsar », n’est pas du genre à s’en laisser conter. Ici, Jacamon a su parfaitement reproduire et souligner son regard d’acier, reflétant son absence totale d’états d’âme, comme on pourra s’en rendre compte dans la suite du récit.
Entre les deux hommes, on sent une sorte de fascination réciproque. Baranov est un type brillant, issu du monde du spectacle, qui connaît parfaitement les rouages de la manipulation et possède l’éloquence. Poutine sent très vite le bénéfice qu’il tirerait de l’avoir à ses côtés, mais pour cela, il n’hésitera pas à imposer ses conditions : Baranov devra travailler « exclusivement » pour lui !
Sous les traits de Jacamon, Baranov apparaît comme un personnage totalement romanesque et séducteur, qui aspire à faire partie des hautes sphères du pouvoir. Son regard bleu acier, à l’instar de Poutine, évoque celui des loups, des animaux que le co-auteur du « Tueur » utilise avec pertinence comme métaphore tout au long du récit. Mais Baranov, contrairement au dictateur, a des états d’âme, lesquels contribueront à son éviction… le conseiller de l’ombre, perdra les faveurs du chef et finira par démissionner, comme « ces loups qui abandonnent la meute sans raison apparente »…
Dans cette adaptation plutôt fluide, les dialogues restent de haut vol et la réflexion sur le pouvoir passionnante. On ne doute pas de la réalité dépeinte dans une séquence saisissante où Baranov visite les bureaux de Prigojine, propagandiste et chef du groupe Wagner de sinistre mémoire. Comme on le voit, les Russes avaient depuis longtemps compris comment ils pouvaient agir sur la géopolitique via les réseaux sociaux en créant leurs « usines à trolls ».
Le dessin réaliste de Luc Jacamon, non dénué d’un certain académisme, recèle une finesse dans le trait, avec une maîtrise des effets visuels et de la couleur qui révèle l’étendue de son talent. Les premières scènes se déroulant dans les paysages de Sibérie sont particulièrement réussies.
Alors que le « tsar » est dans la vingt-sixième année de son règne sans partage, « Le Mage de Kremlin » n’est pas de nature à nous rassurer sur ses intentions, notamment en ce qui concerne la guerre en Ukraine, dont nous saisissons ici les raisons. Mais en basant son histoire sur des faits réels, da Empoli s’est efforcé dans une tonalité littéraire de nous livrer une reconstitution fidèle de cette plongée au cœur du pouvoir russe, qui fait froid dans le dos, certes, mais demeure instructive pour tenter de comprendre ce qui se passe dans la tête d’un autocrate tel que Poutine.
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La Trilogie Nikopol
Comme cela arrive à beaucoup de lecteurs, c'est ma série préférée de Bilal. Après avoir tout lu de sa collaboration avec Christin, ce fut un choc esthétique et libérateur de découvrir Alcide Nikopol, Jill Bioskop et toute la faune humaine et extraterrestre des histoires. J'ai regardé Paris et Londres différemment et j'ai commencé à dessiner automatiquement des profils bilaliens partout. Froid Équateur ne m'a plus impressionné autant, je commençais à devenir immunisé, peut-être... P. S. mon exemplaire de «Libération» du 14 octobre 1993 commence à montrer son âge.
Silver Surfer - L'Obscure Clarté des étoiles
Un one-shot que j'ai trouvé franchement bof. Oui, le dessin de Claudio Castellini est beau à admirer, mais c'est à peu près la seule qualité de l'album. Heureusement d'ailleurs que Panini a publié une version en noir et blanc parce que cela permet de bien admirer le travail du dessinateur italien. Je suis allé voir sur internet à quoi ressemblait la version originale en couleur et mon dieu que c'est laid. Je pense que si Panini avait publié cette version, j'aurais surement mis 1 étoile parce que c'est limite illisible. Sinon, le scénario imaginé par Ron Marz est creux et banal. Ça finit par virer en suites de scènes bastons entre personnages que je ne connais pas hormis le Silver Surfer qui ne m'a jamais trop attiré. Je comprends que le récit était juste une excuse pour que Castellini montre son talent, mais pour moi dans une BD le dessin ET le scénario sont important. Si tout ce qui compte s'est le dessin, autant juste acheter un artbook. Je ne vois pas trop l'intérêt de lire une bd uniquement pour le dessin, ça voudrait bien que c'est pas grave si le scénario est nul, incompréhensible ou bâclé, tout ce qui compte s'est qu'il y a des jolies cases à admirer.
Les Archives Goscinny - Le journal Tintin 1956-1961
Bien que j'aime posséder cet album, je reconnais qu'il intéresse surtout les vieux nostalgiques comme moi. Le terme "archives" a tout son sens : des gags sympathiques et des dessins vieillots qui capteraient difficilement aujourd'hui l'attention des jeunes. Parmi les dessins, ceux d'Uderzo se distinguent déjà, bien que Bob de Moor me plaise aussi. En revanche, Bissot ou Angenot sont vraiment très basiques. Le dossier initial est intéressant et très instructif sur le plan historique.
Doctor Strange - Fall Sunrise
Moi aussi je ne suis pas particulièrement attiré par le personnage de Docteur Strange même si j'ai apprécié certaines de ses aventures, notamment celles dessinés par Steve Ditko et Marie Severin. Ce one-shot avait attiré mon attention à cause de son beau dessin qui me rappelle une version modernisé du Docteur Strange de Ditko. Il faut savoir que le personnage est devenu populaire uniquement grâce au design étrange de Ditko et le scénario était presque facultatif. Heureusement, il y a un vrai scénario dans cette minisérie et c''est pas juste une suite de scènes cosmiques qui servent de prétexte pour que l'auteur montre qu'il sait bien dessiner. Il y a un histoire très dense qui brasse plusieurs thèmes. Peut-être même un peu trop parce que c'est facile de s'y perdre. Il faut vraiment rester concentré, rien que mal lire une ou deux cases peut vous faire perdre le cours du récit ! Un album qui sort du lot des récits de super-héros habituel. Sans avoir été enthousiasmé au point d'avoir trouver le récit exceptionnel, c'est à lire au moins une fois si on veut découvrir quelque chose de différent qui vient de chez Marvel.
Le Mage du Kremlin
Cette fiction adaptée du best-seller empruntant à des faits historiques nous plonge dans les coulisses du Kremlin, au moment où Poutine succède à Boris Elstine, après sa démission après huit années de présidence. Vladimir Baranov, le protagoniste principal a bien existé mais fut plutôt inspiré par Vladislav Sourkov que Baranov, qui lui n’a jamais fréquenté les instances du pouvoir russe. On assiste ainsi au moment où l’homme rencontre pour la première fois le futur maître du Kremlin. Lors de cet échange, Poutine adoube Baranov en lui proposant d’être son éminence grise, mais on comprend vite que celui qui sera bientôt surnommé « le tsar », n’est pas du genre à s’en laisser conter. Ici, Jacamon a su parfaitement reproduire et souligner son regard d’acier, reflétant son absence totale d’états d’âme, comme on pourra s’en rendre compte dans la suite du récit. Entre les deux hommes, on sent une sorte de fascination réciproque. Baranov est un type brillant, issu du monde du spectacle, qui connaît parfaitement les rouages de la manipulation et possède l’éloquence. Poutine sent très vite le bénéfice qu’il tirerait de l’avoir à ses côtés, mais pour cela, il n’hésitera pas à imposer ses conditions : Baranov devra travailler « exclusivement » pour lui ! Sous les traits de Jacamon, Baranov apparaît comme un personnage totalement romanesque et séducteur, qui aspire à faire partie des hautes sphères du pouvoir. Son regard bleu acier, à l’instar de Poutine, évoque celui des loups, des animaux que le co-auteur du « Tueur » utilise avec pertinence comme métaphore tout au long du récit. Mais Baranov, contrairement au dictateur, a des états d’âme, lesquels contribueront à son éviction… le conseiller de l’ombre, perdra les faveurs du chef et finira par démissionner, comme « ces loups qui abandonnent la meute sans raison apparente »… Dans cette adaptation plutôt fluide, les dialogues restent de haut vol et la réflexion sur le pouvoir passionnante. On ne doute pas de la réalité dépeinte dans une séquence saisissante où Baranov visite les bureaux de Prigojine, propagandiste et chef du groupe Wagner de sinistre mémoire. Comme on le voit, les Russes avaient depuis longtemps compris comment ils pouvaient agir sur la géopolitique via les réseaux sociaux en créant leurs « usines à trolls ». Le dessin réaliste de Luc Jacamon, non dénué d’un certain académisme, recèle une finesse dans le trait, avec une maîtrise des effets visuels et de la couleur qui révèle l’étendue de son talent. Les premières scènes se déroulant dans les paysages de Sibérie sont particulièrement réussies. Alors que le « tsar » est dans la vingt-sixième année de son règne sans partage, « Le Mage de Kremlin » n’est pas de nature à nous rassurer sur ses intentions, notamment en ce qui concerne la guerre en Ukraine, dont nous saisissons ici les raisons. Mais en basant son histoire sur des faits réels, da Empoli s’est efforcé dans une tonalité littéraire de nous livrer une reconstitution fidèle de cette plongée au cœur du pouvoir russe, qui fait froid dans le dos, certes, mais demeure instructive pour tenter de comprendre ce qui se passe dans la tête d’un autocrate tel que Poutine.