Les derniers avis (67 avis)

Couverture de la série Mauvais Sang
Mauvais Sang

Nouvel album, nouvelle histoire et nouveau sujet : ici, il est question des troubles obsessionnels du comportement et de l'angoisse. On suit Tristan, un enfant vampire vivant seul avec ses tocs. Enfin, "seul", pas vraiment, il reste accompagné d'un orang-outant majordome ne sachant cuisiner qu'un seul plat (que Tristant déteste par ailleurs - le plat, pas le majordome) et tout une pelletée de fantômes et d'esprits en tout genre. Non, si Tristan se sent seul ce n'est pas physiquement, Tristan a tout simplement du mal à aller vers les autres à cause de ses tendances maniaques et angoissées, si bien que le pauvre vit entouré de ses idée noires. Et c'est par un beau matin (el famoso déclenchement de l'intrigue) que Tristan va faire la connaissance de la famille Lux, une famille haute en couleur et gentiment chaotique, et qu'il va enfin pouvoir commencer à aller de l'avant. C'est mignon tout plein, le dessin me rappelle celui d'artistes jeunesses que j'appréciais beaucoup lors de mon enfance, la narration elle-même est parfois pleine de fantaisie avec ses choix de mots, le côté réalisme magique qui parcoure les récits de cette collection est, encore une fois, bien présent zt toujours aussi charmant, bref, l'album est bon. Pas révolutionnaire, pas non plus d'une qualité telle qu'il saura convaincre un public de tous les horizons, mais en tout cas suffisamment qualitatifs pour charmer un jeune lectorat et quelques adultes rêveurs (ou nostalgiques de ce genre de récits).

09/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Jeannot
Jeannot

Autre album de la collection, autre récit plein de positivité et de fantaisie du quotidien. Ici il est question d'un vieille homme ayant autrefois vécu un drame duquel il ne s'est toujours pas remis et qui, on l'espère, pourra un jour retrouvé goût à la vie. Un vieux aigri qui cache une vieille (et douloureuse) blessure au cœur, qui s'enferme dans sa colère et ses regrets par peur d'affronter la perte qu'il a subit, une étrange capacité à communiquer avec les plantes permettant d'illustrer son rapport et son détachement émotionnel avec la nature qui l'entour, le tout soupoudré d'une petite romance entre vieilles personnes, la recette n'est pas révolutionnaire mais tout de même réussie. Il faut dire aussi (et surtout) que l'album est illustré par Carole Maurel, dessinatrice dont j'apprécie toujours énormément le travail et que je resterai toujours à minima positive sur le moindre des récots illustrés par se soins, ne serait-ce que pour l'expressivité de ses traits. L'album est loin d'être mauvais, peut-être un peut trop simple et convenu dans sa narration, mais il n'en reste pas moins un peu charmant, même pour la vieille aigrie que je suis. Pas celui que je conseillerai le plus dans cette collection mais une lecture agréable tour de même.

09/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Mitsuko
Mitsuko

Cet album est issu de la collection "Les Contes des Cœurs Perdus", sorte d'anthologie autour de petites histoires aux allures de contes, ou reigne une ambiance de réalisme magique et où l'on aborde avec positivité des sujets sentimentaux parfois assez forts mais néanmoins universels. Ici, il est question de l'éponyme Mitsuko, ou plutôt du regard que les habitants du village où elle habite lui réserve depuis plusieurs années. Mitsuko ne parle pas beaucoup, fuit le regard et la compagnie des autres et, crime apparemment inqualifiable, fouille dans les poubelles du voisinage. Son comportement a tôt fait de l'isoler des autres et la pauvre Mitsuko, vivant seule avec son père loin des autres, se sent seule et peine à communiquer. Ce qui est malheureux quand la perte de sa mère lui pèse sur le cœur. L'histoire est toute simple et son sujet de l'isolement et du jugement trop vite posé est joli, mais si l'album brille c'est avant tout pour son dessin magnifique, aux traits rond, épais et aux couleurs chaudes, mais aussi pour sa jolie allégorie du Kintsugi pour symboliser la situation de Mitsuko. Comme toujours dans cette collection il est ici question d'aborder avec positivité et fantaisie des sujets qui pourraient peser sur le cœur de son lectorat, de tout âge par ailleurs, et c'est avec joie que je recommande celui-ci. Sans doute très simple mais pas moins joliment raconté et illustré. (Note réelle 3,5)

09/05/2026 (modifier)
Par grogro
Note: 4/5
Couverture de la série Notre affaire - Une BD de combat et d'espoir
Notre affaire - Une BD de combat et d'espoir

Voilà une BD lue dans le cadre professionnelle à l'occasion d'une "animation" autour du thème de la justice. Sont rassemblés plusieurs récits de différent-e-s autrices-teurs, et de longueurs variables. Toutes les histoires ne se valent pas. Certaines sont vraiment très (trop) courtes (deux pages) et n'apportent absolument rien au sujet. Mais sur la longueur, cette BD dresse tout de même le portrait d'un fait social infiniment regrettable, s'il est permis d'user d'un tel euphémisme : la culture du viol. Graphiquement, les histoires sont inégales. Mais à l'inverse, certains récits tapent juste. Je pense par exemple à celui de Sole Otero qui raconte une discussion familiale significative sur la manière dont les hommes adoptent généralement une attitude de déni. J'aime bien aussi celui de Sylvain Bordesoules qui nous remémore certaines scènes de films qui ont contribué à ancrer l'idée que l'homme pouvait jouer avec la sexualité des femmes comme bon leur semblait, ou bien qui montre comment l'image de l'homme dominateur a été forgé. Toutes ces images, nous en avons été abreuvées. Perso, je vous suggère de voir (ou de revoir) le film Get-apens avec Steve McQueen, film que j'avais adoré adolescent, mais que j'ai été totalement incapable de revoir il y a quelques années quand l'occasion m'en a été donnée. Dans ce film odieux, il y a un personnage féminin dont le rôle consiste essentiellement à dire et à faire des conneries, et bien entendu à se prendre des torgnoles à longueur de pellicule. Infâme ! Il y a plein d'autres histoires, qui souvent d'ailleurs ne traitent pas ou peu de l'affaire de Mazan, mais restent éclairant sur tel ou tel aspect de la masculinité, de l'impunité des agissements, sur la manière dont est perçu et traiter le viol dans les médias, les tribunaux, la presse, maintenant et par le passé. Chacun étant la plupart du temps complémentaire. Un genre de tour de la question, si l'on veut. C'est dur à lire. Dur parce que quand on est un homme, on se prend une réalité dans la gueule que sans ignorer, on ne soupçonnait même pas l'importance. Si cette BD peut contribuer à changer la donne, à faire que les Dominique Pelicot, les Epstein, les Bertrand Cantat, les Richard Berry puissent ne plus jamais soumettre la moitié de l'humanité, alors on ne peut que saluer le geste et la contribution de chacun-e.

09/05/2026 (modifier)
Couverture de la série World of Warcraft
World of Warcraft

Je ne connais l'univers de Warcraft que de très loin, principalement par les bribes captées de ci de là auprès de connaissances anciennement joueuses de WOW, pourtant quand j'ai su que mon père avait trouvé les deux premiers tomes d'une adaptation de l'univers en BD dans une boîte à livre j'avoir avoir été motivée à l'idée d'essayer de voir à quoi ressemblait les fictions annexes créées autour de tout ça. Est-ce que je m'attendais à un mauvais résultat ? Malheureusement oui. J'aime donner sa chance à une oeuvre jusqu'au bout mais il reste notoire que ce genre de production se contente bien souvent d'être un concentré de fanservice au scénario bâclé et complètement hermétique à tout nouvel arrivant. Est-ce bien le cas ici ? Oui. Malheureusement oui, mais je vais quand-même vous argumenter le tout et tenter de vous expliquer pourquoi je ne pense pas être pour autant de mauvaise fois. Premièrement, comme anticipé, pas de place ici pour les néophytes. Sûr, je connais certaines choses de cet univers, des noms des personnages, des lieux-dits, des bribes d'histoire, mais pas assez pour pouvoir affirmer comprendre un minimum cet univers (je sais qu'il y a eu une invasion orque interdimensionnelle par le passé, une grande guerre, puis la création de deux alliances ethniques et culturelles se cassant la gueule et se trahissant pour les décennies a venir, c'est déjà ça). Le côté hermétique de l'oeuvre ici présente pourrait presque être surprenante car tout y est expliqué. Enfin, par "expliquer", comprenez par là que les personnages vont enchaîner les explications et présentations de tout ce qu'ils rencontrent sans une once de subtilité ou de qualité narrative. Comme si les personnages ressentaient le besoin de lire des fiches wikipédias sur tous les objets et sujets de leur périples. Le tout en devient plus que parodique quand les personnages finissent par se résumer à des petits outils d'exposition ambulants, privilégiant la tergiversation froide et vide de sens au développement psychologique et narratif. Merci papa noël, j'avais toujours rêvé d'enfin voir une adaptation en bande dessiné de ces interminables discussions en ligne de fans pour qui le saint lore prévaut toujours sur les histoires intéressantes. Bon, les discussions sont froides, l'exposition est bancale et omniprésente, certes, mais quid de l'histoire ? Basique. Oubliable. Les personnages speedruns la moindre miette de développement que leurs archétypes narratifs leur permettent, les maigres fils du scénarios qui en ressortent sont tellement clichés que cela en devenait presque risible, et, pire que tout à mes yeux, l'univers me parait faux. Si aucun personnage ne me parait vivant de par leur froideur et leur changements d'état d'âme sans queue ni tête, si aucune scène ne prend réellement son temps ou l'occasion pour être posée et nous laisser profiter et découvrir cet univers, le laisser respirer, alors comment diable s'y intéresser ? On rentre donc dans le vif du sujet : la nature d'adaptation et de produit dérivé de cette série. La série n'est pas faite pour quiconque souhaiterais découvrir cet univers, c'est un fait, mais quid des gens déjà familiers ? Eh bien, là aussi, je doute de la qualité. Je sais que lorsque l'on est fan d'un univers, de ses personnages et de son lore, on a tendance à se satisfaire de pas grand chose, de la moindre petite histoire s'y déroulant et dans laquelle on y décélerais un potentiel. Mais voilà, soyons honnête, une bonne fiction ne se doit pas de juste appuyer la nostalgie et les clins d'œil, il faut aussi surtout que l'histoire racontée vaille le coup. Or, encore une fois, ici rien de fôlichon. Je pense même qu'un fan se sentirait d'autant plus floué, la surexposition apparaissant alors comme complément parasitaire. Et puis je sais pas, merdouille, mais si je suis passionnée par un univers et ses personnages je souhaiterais par dessus tout que les récits annexes étendant tout cela se montrent un minimum qualitatif. Là, c'est ni fait ni à faire. Ce n'est même pas suffisament mauvais pour en devenir drôle ou fascinant, c'est juste froid, bâclé, oubliable. Et c'est sans parler de l'enchaînement de clichés de fantasy bas de gamme présentés ici sans subtilité, nuance ou désir de parodier, à commencer par le dimorphisme sexuel de toutes les espèces importantes chez qui les hommes sont de véritables armoirs à glace et les femmes des pin-ups au maquillage et aux formes toujours impeccables (pensée émue à la case du premier tome ou Valeera est dessinée de sorte à nous montrer à la fois son décolleté plongeant et son entrejambe, j'avoue ne pas savoir si j'aurais été capable de me concentrer sur toute cette exposition sans cela). Il y aussi les titres pompeux récités et présentés sans réel poid narratif, le fait que l'on préfère s'étendre sur le passé de ce monde plutôt que de nous le rendre vivant dans le présent narratif, et que sait-je encore. Le monde est ici tout sauf "fantastique". Bord d'aile de merle, je ne demandais qu'à être agréablement surprise et à ne serait-ce que tomber sur un résultat acceptable, passable même. Je n'irais certainement pas plus loin que ces deux premiers tomes, car même si une amélioration miracle serait techniquement possible par la suite, une introduction tellement bâclée me repousse plus qu'autre chose. Et c'était sans parler du dessin, froid, rigide et sans personnalité ! Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.

09/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Fatals Picards
Fatals Picards

Cette BD met en scène les Fatals Picards dans une série de gags et d'aventures absurdes mêlant rock, parodie, fantastique et satire sociale, dans un esprit proche de l'humour du groupe. Même si j'écoute régulièrement certaines chansons des Fatals Picards, je ne connais quasiment pas le groupe en lui-même. Honnêtement, avant cette lecture, j'aurais été incapable de dire à quoi ressemblaient ses membres, donc impossible pour moi de juger si leur représentation graphique est fidèle ou non. En revanche, ce que je peux dire, c'est que j'aime beaucoup le dessin de Juan. Son style me fait toujours penser à un juste milieu entre celui de Stuf (Passe-moi l'ciel) et celui de Tome (Le Petit Spirou). C'est un dessin très souple, vivant, détaillé et immédiatement sympathique à mes yeux, qui me donne tout de suite envie de lire. L'album commence par une poignée de gags en une page que je n'ai pas trouvés particulièrement drôles, mais qui permettent au moins de découvrir les quatre personnages et de poser leur dynamique. On retrouve déjà ce mélange très particulier entre esprit rock un peu rebelle et humour dérisoire rempli d'autodérision. L'album bascule ensuite vers de véritables histoires courtes mêlant aventure et parodie. Elles se moquent autant des phénomènes de société que d'eux-mêmes, avec un ton souvent tendre malgré le cynisme apparent. On y retrouve toujours cette réaction très rock face à une société jugée absurde, qu'il s'agisse des reprises commerciales des tubes des années 80, de la télé-réalité ou plus globalement de l'idée un peu ridicule de se prétendre nouveaux défenseurs de l'esprit du rock. Le tout est rempli de références et de clins d'œil à la pop culture, avec un esprit qui rappelle aussi bien Scooby-Doo que Kaamelott. Après, je ne sais pas exactement quelle a été l'implication directe des Fatals Picards dans l'écriture de l'album, donc difficile de savoir ce qui vient réellement d'eux ou seulement des auteurs. J'ai largement préféré ces histoires courtes aux gags du début d'album, avec une appréciation croissante au fur et à mesure que je m'attachais aux personnages. Ce n'est pas constamment hilarant, mais cela m'a régulièrement amusé et certains gags m'ont fait rire. L'ensemble réussit surtout à rendre les Fatals Picards assez attachants. À noter aussi que j'ai reconnu assez peu de références directes à leurs chansons, ou alors beaucoup m'ont échappé vu ma connaissance limitée du groupe. Du coup, il n'est probablement pas nécessaire de bien connaître leur discographie pour apprécier l'album. En revanche, quelqu'un qui ne connaît absolument pas les Fatals Picards ne sera peut-être pas forcément attiré par le concept au départ.

09/05/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Les Carnets de l'apothicaire
Les Carnets de l'apothicaire

Emprunté le premier tome pour voir et c'était une lecture agréable. On suit une jeune fille pauvre à la cour dans un Japon médiéval. Mais il s'avère qu'elle a tout de même des connaissances avancées ce qui n'est pas commun pour sa classe sociale. Elle se fait donc remarquer et devient dame de compagnie. Qui dit cour dit intrigues en tout genre où les personnages essaient de se faire valoir. Le dessin est très correct et lisible. Le problème de ce genre de série est que ça va s'étaler en une série fleuve où la jeune fille va utiliser ses connaissances d'apothicaire pour résoudre différents événements.

09/05/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série La Colère de Poséidon
La Colère de Poséidon

Nilsen revisite plusieurs figures de la mythologie grecque (Poséidon qui donne son titre au recueil, ou encore Léda) mais aussi de l'ancien testament comme Abraham et son fils ou bien sûr Jésus. Tout cela en le mêlant étrangement avec la société contemporaine. Dans la première histoire Poséidon a été oublié des hommes qui maintenant naviguent au GPS, les autres dieux se sont reconvertis dans d'autres activités à l'instar de Bacchus qui crée de nouveaux alcools et d'un autre patron de night-club à Las Vegas. Isaac quant à lui après avoir échappé au sacrifice paternel se replonge dans ses jeux vidéos. Je pense que ça en déconcerta plus d'un, d'autant plus que le dessin est plutôt limité avec de grandes cases en noir et blanc façon ombres chinoises si on peut dire et le texte en-dessous.

09/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Chansons des Fatals Picards en Bandes Dessinées
Les Chansons des Fatals Picards en Bandes Dessinées

Cette BD adapte et illustre plusieurs chansons des Fatals Picards à travers une succession de petites histoires ou de simples mises en images des paroles du groupe. Je connais assez mal les Fatals Picards en tant que groupe, mais je connaissais et appréciais la plupart des chansons reprises ici. Le problème, c'est que l'album se contente très souvent de les illustrer assez littéralement, sans apporter de relecture, de véritable scénario ou de valeur ajoutée. L'humour absurde, satirique et très second degré du groupe reste évidemment présent, et certaines chansons fonctionnent toujours bien grâce à leurs idées de départ ou à leur ton volontairement idiot et décalé. Mais en dehors du plaisir de retrouver ces morceaux, l'album lui-même reste très limité. Les différentes histoires sont inégales, le rythme manque d'énergie, et graphiquement c'est d'un niveau amateur. Ce n'est pas catastrophique, mais c'est souvent trop simple et maladroit, avec une mise en scène sans impact ni personnalité. Ça ressemble surtout à un petit produit dérivé fait par des fans amateurs pour des fans. Honnêtement, c'est parce que j'aime bien l'esprit du groupe et de leurs chansons que je n'ai pas trouvé l'ensemble nul, mais cela reste un album largement dispensable.

09/05/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 1/5
Couverture de la série Exterminateur 17
Exterminateur 17

En refermant Exterminateur 17, j’ai surtout ressenti du soulagement. Pas ce mélange de fascination et de réflexion que peut provoquer une grande œuvre de science-fiction. Non. Juste la satisfaction d’être enfin arrivé au bout d’une lecture qui m’a paru interminable. Et pourtant, le point de départ avait tout pour me plaire. Cette armée d’androïdes créée uniquement pour faire la guerre, envoyée combattre contre le Planétoïde Novack avant qu’une paix soudaine ne rende leur existence absurde… il y avait quelque chose de profondément tragique là-dedans. L’idée qu’Exterminateur 17 survive à cette extinction programmée et hérite du rêve du Maître — libérer les androïdes — promettait une vraie fresque de science-fiction mélancolique et existentielle. Mais dans les faits, je n’ai jamais réussi à entrer dans le récit. Le problème principal, c’est que tout m’a semblé incroyablement froid et désincarné. Exterminateur 17 traverse l’histoire davantage comme un concept philosophique que comme un personnage vivant. Les réflexions sur la liberté, la conscience ou l’humanité s’enchaînent, mais sans émotion, sans tension, sans véritable incarnation. J’avais constamment l’impression de lire des idées plutôt qu’une histoire. Et surtout… quel ennui. Le récit avance lentement, sans vraie quête claire ni progression dramatique forte. Beaucoup de scènes m’ont paru interminables. Je tournais les pages davantage pour finir l’album que par envie de découvrir la suite. Pourtant j’aime les récits contemplatifs ou philosophiques quand ils me happent émotionnellement. Là, je suis resté totalement extérieur du début à la fin. Même la relation entre le Maître et Exterminateur 17, qui aurait pu apporter une vraie dimension tragique ou humaine, m’a semblé trop distante pour réellement me toucher. Le seul élément que je sauve vraiment, ce sont les dessins. Là oui, il y a quelque chose. Certaines planches possèdent une vraie puissance visuelle avec cette science-fiction organique, étrange et presque mystique. L’univers a une identité graphique forte et quelques images restent en tête après la lecture. Clairement, le dessin récupère à lui seul le demi-point de ma note. Parce que pour le reste, cette lecture a surtout été un long tunnel froid et creux que j’ai eu beaucoup de mal à terminer. 1,5/5 pour moi. 1 point pour l’effort d’ambition. 0,5 pour les dessins. Et malheureusement, rien de plus.

09/05/2026 (modifier)