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Les dernier avis (70 avis)

Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série La Couleur tombée du ciel
La Couleur tombée du ciel

Rares sont les œuvres de Lovecraft, illustre pionnier de genre fantastique, qui ont bénéficié d’une adaptation réussie dans le neuvième art. En ce qui concerne l’auteur japonais Gou Tanabe, qui avec « La Couleur tombée du ciel », en est à sa troisième adaptation, on peut affirmer sans se tromper que son travail est à la hauteur de celui de l’écrivain américain. Respectant fidèlement la narration d’origine, Tanabe rend un hommage digne de ce nom à l’auteur du « Mythe de Cthulhu ». Graphiquement, c’est du grand art. Le dessin sombre et réaliste, en noir et blanc, s’accorde parfaitement bien au scénario, axé principalement sur la descente aux enfers des Gardner, une famille de paysans qui vivait tranquillement jusqu’à ce qu’une météorite s’abatte près de leur maison. Gou Tanabe semblerait presque avoir fusionné spirituellement avec Lovecraft, tant la dimension intemporelle de la bande dessinée est frappante. Non dénué d’un certain académisme, le trait est assuré et d’une grande finesse, se déployant avec talent dans plusieurs scènes spectaculaires. Tanabe sait très bien exprimer l’horreur propre aux romans de Lovecraft, suscitant ce sentiment chez le lecteur par un cadrage serré des regards apeurés sous des ombres menaçantes. D’aucuns, c’est certain, pourront reprocher à l’auteur de s’être limité à un copier-coller par rapport au récit originel. Pourtant, le dessin, tellement admirable, parvient à magnifier l’œuvre du maître sans la dénaturer, savant dosage entre modestie et vénération. On pense un peu à la récente adaptation de Dracula par Bess, qui relève de la même démarche. Enfin, on ne manquera pas de saluer le formidable travail éditorial des Ki-oon, avec cette reliure souple en simili-cuir gravé.

15/08/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Stranger things
Stranger things

Avant toute chose, je n’ai pas vu la série sur Netflix. C’est donc en parfait néophyte que j’ai découvert cette série. Et comme pour couronner le tout, j’ai débuté par le tome 2 puisque les albums de cette série sont plutôt des one shot qui se succèdent. Je vais donc vous donner mon avis sur ces 2 albums non pas en commençant par le numéro 1 mais par le numéro 2 ! Et bien oui, c’est comme ça ! Halte au diktat ! et puis je débute mon avis comme je le veux non ? Ca gène quelqu’un ? Six : Six est une adolescente quoi de plus normale, sauf qu’elle a un don bien particulier. Elle peut prédire l’avenir ! Nous la retrouvons enfermée dans le laboratoire d’Hawkins où elle est soumise à des tests sous la supervision de l’étrange et détestable docteur Brenner, qui est prêt à tout pour profiter de son potentiel. Une histoire bien sombre qui nous plonge dans un univers glacé et percutant. Le dessin et le découpage des cases alourdissent l’atmosphère et c’est tant mieux ! On se promène dans ce terrifiant laboratoire, page après page, avec plaisir et une belle once de contentement. Au vu de cet album particulièrement réussi – je mets un bon 4 étoiles – j’achète les yeux fermés, le premier album de la série. De l’autre côté : Will Byers ne connait pas le monde où il évolue. Un monde inquiétant voire dangereux où il est seul. Un univers dans lequel le terrible Demogorgon, le prince des démons, est déterminé à poursuivre ce jeune garçon sans défense. Presque 100 pages de poursuites d’un gamin et d’un montre au visage d’une fleur carnivore. Une fois c’est dans la maison. Une fois c’est dans le jardin. Mais qu’est ce que je me suis ennuyé avec cette BD. J’ai même failli stopper ma lecture tellement je me faisais ch… ! Mais c’est quoi cette daube ? Démons, elfes, chapeau pointu, mage … toute la panoplie du parfait Gandalf, en moins bien. Je n’ai pas aimé. Mais alors pas du tout. Je peux mettre 0 étoile sur ce coup-là ? Même le dessin, avec un enchevêtrement de planches avec des couleurs froides et avec des couleurs chaudes, ne me fera pas relever ma note. Pour résumer. L’album « Six » est admirable. L’album « de l’autre côté » est à jeter aux oubliettes. 4 étoiles + 1 étoile ca fait 5 étoiles donc ma note au global est de 2,5.

15/08/2020 (modifier)
Par Malcman
Note: 3/5
Couverture de la série Jem et les Hologrammes
Jem et les Hologrammes

Il y a un certain type de profondeur dans ce redémarrage d'un dessin animé des années 80. Je n'ai jamais regardé l'émission originale mais c'était certainement intéressant. C'est le type de contenu auquel je pense que les millénaires et la génération Z se rapporteront le plus.

15/08/2020 (modifier)
Par doumé
Note: 3/5
Couverture de la série Incroyable !
Incroyable !

Une promenade avec un enfant qui vit avec ses tocs et nous entraine dans une aventure toute simple en apparence. L'auteur démarre cette aventure avec un prologue plein d'humour et un clin d'œil aux techniques narratives de Tshekov et c'est le ton de toute notre histoire. Nous suivons les pérégrinations de notre jeune héros à travers la Belgique. Un peu par hasard et un peu malgré lui, il participe à un concours d'éloquence et choisit le roi de Belgique pour déterminer son sujet. Cette aventure est complétement hors norme comme notre héros Cette balade est toujours agréable, notre héros avec son innocence liée à l'enfance nous fait partager son monde avec son ressenti et surtout sa perception du monde qui l'entoure. Mais cette balade n'est pas aussi innocente qu'elle parait, son oncle le seul personnage adulte identifié de sa famille sera son guide et le notre pour tout comprendre mais je ne dévoilerai rien de plus. Pour moi cette surprise scénaristique est le point d'orgue de cet album et je vous invite à découvrir ce moment Le dessin avec ses contours flous nous entraine dans un monde irréel avec des couleurs bien choisies toujours adaptées aux lieux et aux personnages. Une simple et belle histoire

15/08/2020 (modifier)
Couverture de la série Astérix
Astérix

Oui .. oui .. je déteste Astérix ! Enfin à l’exception de certains tomes que j’ai appréciés, la majorité de la série ne m’a jamais attirée ! Le dessin est impeccable rien à dire sur ça c’est très beau ! Logique pour un classique de la BD. Mais les aventures, la typographie, etc, m’a toujours laissé de marbre. J’ai jamais réussi à savoir si c’était une BD humour ou d’aventure sérieuse. Les situations sont des fois très absurdes, c’est drôle, mais ça me fait questionner sur la catégorie. Les couleurs sont classiques de base. Astérix a rarement réussi à me tenir occupée un album entier. Je mets tout de même 2 étoiles, car cela reste un classique, l’humour peut être bon et le dessin est impeccable mais je sais pas... je n’y accroche pas....

14/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Joueur
Le Joueur

Note : 2.5/5 Sauf erreur, je n'ai jamais lu ni vu d'adaptation de Dostoïevski. C'est ici une première pour moi. Et si je lui reconnais une certaine modernité dans le ton et une originalité dans le fond, je n'ai pas été convaincu. J'ai eu beaucoup de mal à m'imprégner du contexte, à comprendre cette étrange "famille" dont fait partie le personnage principal. Je n'ai pas compris ce qui les retenait ensemble, ce qui les motivait, ce qui expliquait leurs relations d'amour-haine et pourquoi ils ne se quittaient pas purement et simplement. C'est pourtant tout le cœur du sujet et c'est le ciment de ces relations qui vous nous être peu à peu révélé... sans pour autant me convaincre car je me sens étranger à leurs aspirations et raisons d'être. En l'état, j'ai trouvé assez irritant leurs comportements, leurs bisbilles, leurs allers et venues et autres trahisons permanentes. Rapidement toutefois, on comprend que c'est le démon du jeu qui est au cœur de la majorité de leurs agissements, le démon du jeu mais aussi pour certains autres le besoin d'argent ou encore un amour vécu presque comme un défi, mais ces derniers semblent passer au second plan face à l'attraction du premier. Et c'est ce démon du jeu qui est au centre de la morale finale. Le tout est servi par un dessin que j'ai trouvé de très bonne qualité, bien appréciable. Les couleurs aussi sont bien. Mais voilà, j'aurais préféré que ce même graphisme soit utilisé pour raconter les aventures de personnages plus attachants, moins torturés et pour lesquels j'aurais ressenti davantage d'empathie.

14/08/2020 (modifier)
Couverture de la série Une rencontre
Une rencontre

Cette jolie histoire de rencontre entre un parisien cinquantenaire désabusé et une jeune japonaise venue s’installer en France pour vivre avec son fiancé se base sur un concept pour le moins original : l’histoire du premier se lit dans le sens de lecture européen, tandis que l’on suit la seconde dans le sens japonais. Chacune des deux histoires se lit indépendamment, dans un ordre laissé au choix du lecteur, avant d’arriver au milieu de l’album où doit avoir lieu la fameuse rencontre... On est clairement ici dans une tranche de vie, et la lecture de cet album est à réserver aux personnes qui sont sensibles à ce genre de récits. On y suit deux personnes un peu perdues, qui vont sans se connaitre échanger leurs doutes, leurs regrets, et s’aider mutuellement à avancer. J’ai trouvé le ton assez juste, les personnages touchants. La lecture est fluide, et j’ai pris plaisir à suivre Maxime et Yuki dans leurs réflexions. J’ai commencé par lire l’histoire de Yuki, et lorsque j’ai ensuite lu la partie consacrée à Maxime j’ai aimé revoir certaines scènes de son point de vue. L’ensemble est mis en images par Isabelle Pons, une jeune dessinatrice prometteuse dont le trait délicat et épuré, qui se trouve à la croisée de la BD franco-belge et du manga, se prête merveilleusement bien à cette histoire de rencontre franco-japonaise. Son trait n’est pas sans rappeler celui de Vanyda qui a d’ailleurs signé la préface de l’album. Je n’ai qu’un seul petit regret, c’est que la lecture m’a paru trop courte, j’aurais aimé faire encore un petit bout de chemin avec Yuki et Maxime…

14/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Dernier Atlas
Le Dernier Atlas

Avec une telle brochette d'auteurs français il eut été dommage de se retrouver avec une série ratée, mais malgré le renom et le talent individuel, des projets ambitieux et largement mis en avant commercialement ont parfois fait des fours. Ici rien de tout ça pour le moment avec ces deux premiers tomes qui forcent le respect par la très bonne tenu du récit qu'ils proposent en réussissant à piocher dans des registres très différents (polar noir et uchronie) mais avec le dosage parfait pour que cette tambouille improbable prenne et nous propose le meilleur. Le premier tome plus axé sur le côté polar avec cette bande de petits malfrats nantais qui va se retrouver confrontée à un gros poisson impose un ton et une ambiance qui scotchent rapidement le lecteur tant la narration est limpide. Même les éléments uchroniques qui pourraient surprendre dans un tel registre passent comme une lettre à la poste et donnent une dimension supplémentaire au récit en piquant notre curiosité. Loin des grands chambardements que permettent les uchronies, nos deux scénaristes ont savamment dosés ces éléments pour assoir leur histoire. Le second tome prend encore une autre dimension en mettant cette fois-ci l'accent sur le côté science fiction lié au phénomène étrange qui secoue le désert algérien. Le rythme s'emballe et les deux histoires qu'on suivaient de loin finissent par se rejoindre. Les personnages s'étoffent encore davantage, même les secondaires, pour faire de cette épopée mystérieuse une vrai réussite. Car graphiquement, le résultat est à l'avenant. Hervé Tanquerelle, Fred Blanchard et Laurence Croix à la couleur, assurent un travail remarquable qui se fond parfaitement au spectaculaire scénario concocté par Velhmann et De Bonneval. On sent l'osmose dans cet ouvrage et le résultat est tout aussi prenant que surprenant : une réussite ! Et vivement la suite et fin dans le 3e tome annoncé !

14/08/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Un océan d'amour
Un océan d'amour

Lupano réussit l’exploit de réaliser une BD de plus de 200 pages complètement muette, sans que la compréhension ne soit affectée… Une belle prouesse narrative, et une belle histoire, qui mélange aventure et humour loufoque avec talent. J’ai beaucoup aimé les péripéties de Monsieur, sa malchance cocasse et son amitié improbable avec la mouette. Le dessin est bien entendu clé dans ce genre d’exercice, et Grégory Panaccione réalise selon moi un sans-faute. Le style tout en rondeur est mignon au possible, et les couleurs (à l’aquarelle ?) parfaitement adaptées au récit. Voilà, un chouette album, mais pas vraiment marquant en ce qui me concerne. J’en attendais sans doute un peu trop au vu des avis. Un moment de lecture sympa.

14/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Roxelane la joyeuse
Roxelane la joyeuse

Pas féru d'histoire mais toujours curieux, j'aime bien aller fouiner du côté de cette collection de Delcourt "Les Reines sanglantes" qui propose des arrêts sur image de personnalités féminines hors du commun et qui comme bien souvent ont doucement été cachées sous le tapis (certainement pas assez de place dans les livres d'Histoire pour des histoires de bonnes femmes...). Bref... "Roxelane la joyeuse" nous relate l'ascension d'une simple esclave ukrainienne au sein du harem de Soliman le Magnifique, Padichah du grand Empire Ottoman qui domine une grande partie du monde dans cette Turquie du XVIe siècle. On a tous entendu parler des harems, mais cet album nous permet de découvrir leur fonctionnement très strict et hiérarchisé qui impose une étiquette sévère. Chacun se doit de tenir son rang et sa place et de respecter droits et devoirs qui y correspondent. Au delà du Harem, c'est aussi la culture musulmane et les guerres de l'époque que mène le sultan qu'on suit par la bande, même si le focus reste axé sur le harem pas le biais de Roxelane qui deviendra rapidement "Hurrem la joyeuse" en s'accordant les faveurs de Soliman. Le scénario de Virginie Greiner est plutôt bien vu et pensé, qui, sans tomber dans un récit didactique a su trouver dans ce personnage de Roxelane le vecteur parfait pour nous faire découvrir la culture ottomane de la cour de l'époque. Le dessin d'Olivier Roman est bon et ses découpages efficaces rendant la narration fluide. Par contre je ne suis pas conquis par la colorisation de Filippo Rizzu qui ne met pas en valeur le dessin et les décors d'Olivier Roman. En tout cas, malgré ces quelques défauts, cet album m'aura permis de découvrir une femme de caractère dans un univers des plus réglementé et la culture ottomane de l'époque. Je lirais certainement la suite.

14/08/2020 (modifier)