Pour ma part, j’ai trouvé ça vraiment sympa et agréable à suivre, très classe dans sa réalisation.
D’abord une belle qualité d’édition : le format et le touché de l’album font honneur (bon après c’est pas le prix le plus abordable non plus ;)
L’intérieur l’est tout autant, peut être le meilleur lu de Richard Guérineau, c’est parfaitement orchestré et lisible : construction, trait et couleurs (ça change des Stryges tiens !!). J’aime le soin apporté à ses planches.
Et enfin le récit, même si pour l’instant ce dernier se révèle relativement convenu pour l’époque, l’ensemble est bien amené et je suis vraiment rempli d’optimisme pour la suite.
La narration ne m’a pas gêné, bien au contraire, ça demande un peu d’attention sur les noms mais j’aime bien l’idée de cette correspondance en fond, ça ajoute du charme et j’espère que l’identité de Mme de *** surprendra.
Une bonne entrée en matière pour cette trilogie annoncée, je comprends les réserves de mes prédécesseurs mais bizarrement je suis absolument confiant et serein pour le fin mot de l’histoire.
MàJ tome 3 :
Alors que je partais plutôt confiant, la suite m’a moins enthousiasmé. La réalisation n’est pas en cause, c’est toujours aux petits oignons.
La faute vient de la localisation, je ne raffole pas des aventures dans le nouveau monde, ça m’avait déjà fait ça avec "Plume au vent". Mon intérêt c’est donc doucement délité, ne faisant plus beaucoup d’effort à suivre ce petit monde, mauvais choix car j’ai fini ma lecture un peu perplexe. Après une parenthèse de l’autre côté de l’océan qui ne m’a pas emballé, le retour et le fin mot en France m’a un peu perdu. Ce n’est pas vraiment la fin ni la révélation attendu, que ce soit pour la série ou un cycle.
Il y a sans doute un truc qui m’a échappé (ou alors c’est pas une trilogie ?), mais en l’état mon plaisir de lecture était moindre.
Ça reste une œuvre bien réalisée et qui mérite certainement davantage d’attention que j’ai pu lui donner pour savourer tout son sel.
Y: Le Dernier Homme m’a profondément ennuyé. Pourtant, le concept de départ est excellent et donne vraiment envie au début : un monde où tous les hommes disparaissent sauf un seul, il y avait énormément de potentiel. Mais malgré cette idée forte, je n’ai jamais réussi à être captivé par la lecture.
Je me suis arrêté aux trois quarts de la série parce que j’avais l’impression que l’histoire avançait sans véritable intensité. Beaucoup de passages traînent en longueur, les discussions prennent énormément de place et le rythme finit par devenir très lourd. Les dialogues, surtout, m’ont paru interminables et parfois franchement ennuyeux, au point de casser toute tension ou envie de continuer.
Les dessins ne m’ont pas aidé non plus à rester investi. Je les ai trouvés assez quelconques, sans identité visuelle particulièrement marquante. Rien ne m’a vraiment donné cette sensation de grandeur ou d’impact que le scénario aurait pourtant pu offrir avec un tel postulat.
C’est frustrant, parce qu’il y avait clairement matière à faire quelque chose de passionnant avec cet univers, mais pour moi le comics n’a jamais réussi à transformer son idée de départ en une histoire réellement prenante.
Eh bien, il est plutôt chouette cet album.
Un dessin semi réaliste et très dynamique, une colorisation elle aussi plutôt sympa : ça se laisse lire facilement.
Et d’autant plus agréablement que l’histoire prend le temps de planter le décor, de présenter les principaux protagonistes (l’album fait quasiment 150 pages !). Et qu’elle se développe avec un arrière-plan assez riche. Nous avons ainsi l’occasion de nous plonger dans l’Espagne franquiste des années 1950, très bien reconstituée.
Et, au milieu de ce décor assez riche, Teresa Valero (que je découvre avec cet album) nous a concocté une intrigue policière dense, bien fichue, avec l’inévitable d’enquêteurs a priori mal assortis, ici non des flics, mais des journalistes. Surtout le vieux briscard, qui piste un serial killer depuis des années, et se refuse à totalement abdiquer devant les menaces et la censure franquistes (relayées par la police et ses supérieurs).
C’est très dynamique, lisible, avec une narration fluide et agréable, comme le dessin donc.
L’album conclut bien l’intrigue et l’enquête. Mais la fin reste ouverte et, même si cet album se suffit à lui-même, il est tout à fait envisageable que d’autres albums voient le jour. Ce qui ne serait pas une mauvaise idée après tout, tant le premier album se révèle bien fichu.
******************
Je reste sur ma très bonne impression après lecture du deuxième tome, même si je l’ai trouvé plus dense – parfois à la limite de l’indigestion, du fait du texte très abondant et du nombre d’information à ingurgiter.
Mais ce petit bémol ne doit pas vous freiner. En effet, le polar est bien fichu, on prend le temps de planter le décor, d’affiner les personnages et les rouages de l’intrigue qui, malgré mes remarques liminaires, reste quand même agréable à suivre.
Et, encore une fois, le contexte, l’arrière-plan historique, est vraiment très bien restitué : c’est clairement le point fort de la série. L’Espagne franquiste des années 1950 (ici avec le rapprochement avec les USA, le milieu du cinéma, les magouilles immobilières et les reliquats de la guerre civile) donne une sacrée épaisseur à l’intrigue. Et l’imposant dossier final complète parfaitement la lecture.
Il faut prévoir du temps à investir pour lire ces albums, mais ça en vaut la peine.
Ca faisait plusieurs jours que j'avais fini de lire cette BD et que j'attendais pour l'aviser. Il faut dire que je ne suis pas sur de mon avis, qui est mitigé, tout comme celui de grogro.
J'aime beaucoup le duo Radice-Turconi qui ont réussi de très belles BD et que j'ai apprécié de suivre à chaque fois. Ici, la BD est tournée autour d'une figure de sorcière (encore, dirais-je) mais pour une fois en proie à l'inquisition dans le bon siècle, c'est déjà ça ! D'ailleurs la partie historique est oscillante, mais avec au moins un intérêt, celui de mêler dans le récit de nombreux tableaux classiques (que je ne prétendrais pas avoir tous reconnus) de l'art flamand et aussi des paysages de France qui sentent bon les récits de capes et d'épée. L'ensemble est très beau à voir, avec de nombreux passages plus lents qui font profiter du dessin, un petit régal.
Niveau histoire, c'est plus complexe. On a un mélange entre la traque d'une sorcière, un récit à la Faust de pacte démoniaque et un commentaire sur l'obscurantisme religieux qui s'oppose aux rebouteuses des campagnes. Un cliché légèrement éculé et à contre-courant des faits historiques, mais bon, disons que c'est pour enfant. Et c'est d'ailleurs ce que je retiens surtout de la BD : c'est léger, un peu trop, mignon, un peu trop. Enfantin, en somme, qui plaira sans doute aux plus jeunes (collèges) avec des bons sentiments et des résolutions un peu facile. A ce niveau, je trouve qu'il y a un faux air de Disney dans l'ensemble du récit : les nobles personnages paternalistes, les méchants rigolos et légèrement inquiétant, le récit qui oscille autour des figures familiales ... D'ailleurs la fin est un peu décevante et m'a assez moyennement convaincu. Ce n'est pas mauvais, c'est plutôt simple, trop simple.
En fait je crois que la BD a cherché à faire beaucoup de choses en peu de temps, dans un récit qui voulait surtout être beau et prendre son temps. Quelque part j'aurais apprécié une plus longue dissertation sur les plantes médicinales dans un siècle où la démocratisation de l'imprimerie permet de transmettre plus vite des savoirs aussi précieux, mais le récit est en deux parties assez mal équilibrées qui se finissent sur une certaine résolution qui ne m'a jamais semblé centrale à l'histoire. Bref, un récit plein de bons sentiments, une histoire bancale et un très beau dessin, dans un ensemble qui me parait destinée bien plus aux enfants. Donc je ne recommande pas spécialement, dommage !
C’est un album qui m’a fait sourire à plusieurs reprises, même s’il n’est jamais vraiment hilarant.
Comme souvent dans ce genre d’entreprise parodique, ça joue su de l’humour con, des décalages par rapport à des personnages ou schémas connus de tous.
Ici des contes donc (même une histoire tourne autour de Tarzan…), en centrant sur les gamins. Mioches qui chialent et dont il faut s’occuper et changer les couches dans la première histoire, mais le plus souvent ce sont les « fils de » qui interviennent, les héros connus étant soit absents, soit vieux ou vieux jeu, en tout cas refoulés des premiers rôles par leur progéniture.
Le problème vient d’un humour et de chutes pas forcément très percutants. Et du fait que ce créneau (contes revisités, humour con/décalé, avec contrepèteries graveleuses parfois en plus ici) est passablement encombré depuis quelques temps. Du coup, difficile de surprendre et de faire preuve d’originalité. Le lecteur amateur de ce type d’humour que je suis est un peu blasé, et il en aurait sans doute fallu davantage pour me faire vraiment rire.
Mais bon, ça se laisse lire.
Note réelle 2,5/5.
Marche sur les plates-bandes de Flash Gordon sans en avoir l'imagination et le dessin serait hyper réaliste s'il était, déjà, réaliste. Bon, méchant, belle à sauver, idéal pour se débrancher le cerveau sans toutefois s'abêtir. N'en ai pas lu beaucoup, n'ai retenu qu'une histoire où un garçon semble-t-il médiocre se voyait promettre le rôle d'empereur et le devenait à la suite de la prophétie, pour finalement céder la place au souverain légitime. Je cite ça pour dire que le scénariste aurait pu tirer mieux de ses neurones s'il l'avait voulu, et je vais donc lui mettre moins que la moyenne qu'il aurait mérité si je n'estimait qu'il se fout du monde.
Après lecture de l'intégrale des 10 tomes du Bateau de Thésée, je suis agréablement surpris par la qualité de ce seinen policier teinté de fantastique dont je n'avais jamais entendu parler. C'est étonnant comme parfois certaines séries font le buzz alors que je les trouve de piètre qualité et comme d'autres, comme celle-ci, passent quasi-inaperçues, malgré leur intérêt indéniable.
L'histoire se situe dans un petit village du Japon où un drame va survenir (empoisonnement de 21 élèves d'une école primaire) marquant à jamais la vie de la famille du policier, Bungo Sano, accusé de ces meurtres. Le plus jeune de ses fils souhaitant se rendre dans le village où s'est tenue le massacre pour une commémoration, se retrouve projeté dans le passé, quelques semaines avant la survenue des événements. Arrivera-t-il à empêcher les homicides et ainsi à modifier le présent ?
On pourra reprocher quelques longueurs dans l'histoire qui répètent parfois un peu trop souvent les éléments de l'enquête ou quelques facilités scénaristiques (le lecteur ne saura jamais vraiment d'où provient la brume et le mystère autour de ces retours dans le passé) mais l'ensemble est très cohérent et le scénario plutôt bien construit, mêlant passé et présent.
Côté dessin, le trait d'Higashimoto Toshiya, scénariste et dessinateur, est vraiment agréable à l’œil, dans un style très classique du manga. Les décors très détaillés, se rapprochant parfois de la photographie, m'ont un peu fait penser au style graphique de Hellbound - L'Enfer.
Lecture vivement conseillée pour les amateurs du genre.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8/10
NOTE GLOBALE : 16/20
J’avais gardé de très bons souvenirs de lecture de La Terre, le ciel, les corbeaux, des mêmes auteurs, raison pour laquelle je me suis embarqué dans cette lecture qui avait l’air vraiment très bien et que j’avais très envie d’aimer.
Côté graphique (et même du point de vue scénaristique d’ailleurs), elle est même assez étonnante si on la compare à la BD précitée. En effet, on a l’impression que ce ne sont pas du tout les mêmes auteurs. Le trait est ici beaucoup plus fluide et rond, les couleurs plus lumineuses, et l’histoire plus pétillante. C’est surtout le dessin qui procure cette impression. Mais s’il donne effectivement la sensation de n’être pas produit par le même dessinateur, il est néanmoins très agréable. Le travail sur la couleur est soigné, apportant un dynamisme bienvenu. Les architectures sont très convaincantes, occasionnant même de très belles cases.
L’histoire est touchante et les personnages plutôt bien troussés. Pourtant, il y a un petit truc qui m’a laissé un goût un peu amer. Plusieurs petits trucs en fait. D’abord, le personnage du narrateur, vieux colporteur battant la campagne avec son chien, est tout à fait agaçant. Outre le fait que son existence n’apporte absolument rien au récit, le ton qu’il adopte m’a tout à fait agacé, et s’il n’est heureusement pas omniprésent, on termine quand même sur lui.
Et puis bon, à partir de la seconde moitié, je n’ai jamais pu me départir d’un sentiment de vacuité, sentiment qui domine une fois la BD refermée. Oui, tout ça pour ça. Si chaque élément pris individuellement reste intéressant (personnages bien campés, chouette dessins et couleurs, contexte historique…), on a quand même l’impression qu’Avila passe un peu à côté de son sujet, que les éléments s’enchainent sans vraiment parvenir à faire monter les blancs en neige. L’âme noire d’Avila, matérialisée par son ombre maléfique, n’est pas assez noire. On ne ressent pas assez les émotions unissant la mère et la fille. Globalement, les choses s’emmanchent un peu trop facilement, et les situations critiques se dénouent tout aussi facilement…
Voilà pour ce qui m’a laissé sur ma faim. Mais je ne voudrais pas non plus torpiller cette BD qui au demeurant m’a donné quelques motifs de satisfaction tout de même (le dessin principalement). Mais bon, il faut être honnête : c'est une déception !
J'ai commencé à admirer cette série dans Pilote dans les années 60 et ensuite dans l'hebdomadaire Tintin des années 70 ! Pour moi, c'est LA série de science-fiction de référence, très en avance sur toutes les autres. J'adore presque tout et il est difficile d'entrer dans les détails, mais je vais essayer un peu : l'apocalypse et la vie sur Terre après, les voyages dans le temps, les mondes extraterrestres, l'empire des mille planètes, les oiseaux du Seigneur, la maladresse de Valérian et la compétence de Laureline pour le compenser. Tout est très bon et étonnant !
Les récits et les dessins ont été une énorme influence sur le cinéma, sans qu'elle ait été reconnue nombreuses fois: George Lucas, Ridley Scott, Luc Besson...
Mézières disait qu'il ne savait pas dessiner et ressentait beaucoup de difficultés, les mains des personnages, par exemple. Mais je pense qu'il s'en est très bien sorti, ses vaisseaux spatiaux sont impressionnants !
J'ai eu quelques difficultés avec certains épisodes et personnages : la sainte trinité... les paradoxes spatio-temporels, je vais encore essayer de les comprendre mieux. À la fin de tout, je reste aussi idiot et amoureux de Laureline, tout comme les shingouz.
Vrai note : 3.5
J’ai vraiment passé un très bon moment avec Not All Robots. Sous ses airs de SF absurde et décalée, la BD propose finalement quelque chose d’assez malin et étonnamment actuel. L’histoire se déroule dans un futur où les robots travaillent désormais à la place des humains. Libérés du travail, ces derniers vivent dans une société qui semble pourtant toujours aussi tendue, frustrée et dysfonctionnelle. On suit principalement la famille Walters, dans un quotidien où les tensions sociales, familiales et existentielles finissent constamment par exploser.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la manière dont Mark Russell utilise cette situation pour tourner en dérision beaucoup de comportements humains. Derrière l’humour et les dialogues souvent très drôles, j’y ai vu une critique assez mordante du pouvoir, des rapports de domination et du patriarcat. Certains personnages sont volontairement caricaturaux dans leur besoin de contrôle, leur frustration ou leur incapacité à évoluer, et c’est justement ce qui rend l’ensemble aussi drôle que pertinent.
La BD fonctionne aussi très bien parce qu’elle ne se contente pas d’être une satire sociale. Elle parle également du rapport au travail, de l’utilité sociale, de la peur du changement et même de l’obsolescence humaine dans un monde dominé par les IA et les robots. Tout ça passe par un simple foyer de banlieue, presque banal, ce qui rend finalement le propos encore plus efficace.
Visuellement, Mike Deodato Jr livre un travail superbe, détaillé et très expressif. J’ai aussi beaucoup aimé la couverture qui détourne et reprend la célèbre peinture américaine "American Gothic "de Grantsymbole. Une peinture célèbre, annonçant immédiatement une œuvre qui joue avec les symboles et les codes culturels.
Une lecture drôle, intelligente et bien plus riche qu’elle n’en a l’air au premier abord.
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L'Ombre des Lumières
Pour ma part, j’ai trouvé ça vraiment sympa et agréable à suivre, très classe dans sa réalisation. D’abord une belle qualité d’édition : le format et le touché de l’album font honneur (bon après c’est pas le prix le plus abordable non plus ;) L’intérieur l’est tout autant, peut être le meilleur lu de Richard Guérineau, c’est parfaitement orchestré et lisible : construction, trait et couleurs (ça change des Stryges tiens !!). J’aime le soin apporté à ses planches. Et enfin le récit, même si pour l’instant ce dernier se révèle relativement convenu pour l’époque, l’ensemble est bien amené et je suis vraiment rempli d’optimisme pour la suite. La narration ne m’a pas gêné, bien au contraire, ça demande un peu d’attention sur les noms mais j’aime bien l’idée de cette correspondance en fond, ça ajoute du charme et j’espère que l’identité de Mme de *** surprendra. Une bonne entrée en matière pour cette trilogie annoncée, je comprends les réserves de mes prédécesseurs mais bizarrement je suis absolument confiant et serein pour le fin mot de l’histoire. MàJ tome 3 : Alors que je partais plutôt confiant, la suite m’a moins enthousiasmé. La réalisation n’est pas en cause, c’est toujours aux petits oignons. La faute vient de la localisation, je ne raffole pas des aventures dans le nouveau monde, ça m’avait déjà fait ça avec "Plume au vent". Mon intérêt c’est donc doucement délité, ne faisant plus beaucoup d’effort à suivre ce petit monde, mauvais choix car j’ai fini ma lecture un peu perplexe. Après une parenthèse de l’autre côté de l’océan qui ne m’a pas emballé, le retour et le fin mot en France m’a un peu perdu. Ce n’est pas vraiment la fin ni la révélation attendu, que ce soit pour la série ou un cycle. Il y a sans doute un truc qui m’a échappé (ou alors c’est pas une trilogie ?), mais en l’état mon plaisir de lecture était moindre. Ça reste une œuvre bien réalisée et qui mérite certainement davantage d’attention que j’ai pu lui donner pour savourer tout son sel.
Y Le Dernier Homme
Y: Le Dernier Homme m’a profondément ennuyé. Pourtant, le concept de départ est excellent et donne vraiment envie au début : un monde où tous les hommes disparaissent sauf un seul, il y avait énormément de potentiel. Mais malgré cette idée forte, je n’ai jamais réussi à être captivé par la lecture. Je me suis arrêté aux trois quarts de la série parce que j’avais l’impression que l’histoire avançait sans véritable intensité. Beaucoup de passages traînent en longueur, les discussions prennent énormément de place et le rythme finit par devenir très lourd. Les dialogues, surtout, m’ont paru interminables et parfois franchement ennuyeux, au point de casser toute tension ou envie de continuer. Les dessins ne m’ont pas aidé non plus à rester investi. Je les ai trouvés assez quelconques, sans identité visuelle particulièrement marquante. Rien ne m’a vraiment donné cette sensation de grandeur ou d’impact que le scénario aurait pourtant pu offrir avec un tel postulat. C’est frustrant, parce qu’il y avait clairement matière à faire quelque chose de passionnant avec cet univers, mais pour moi le comics n’a jamais réussi à transformer son idée de départ en une histoire réellement prenante.
Contrapaso
Eh bien, il est plutôt chouette cet album. Un dessin semi réaliste et très dynamique, une colorisation elle aussi plutôt sympa : ça se laisse lire facilement. Et d’autant plus agréablement que l’histoire prend le temps de planter le décor, de présenter les principaux protagonistes (l’album fait quasiment 150 pages !). Et qu’elle se développe avec un arrière-plan assez riche. Nous avons ainsi l’occasion de nous plonger dans l’Espagne franquiste des années 1950, très bien reconstituée. Et, au milieu de ce décor assez riche, Teresa Valero (que je découvre avec cet album) nous a concocté une intrigue policière dense, bien fichue, avec l’inévitable d’enquêteurs a priori mal assortis, ici non des flics, mais des journalistes. Surtout le vieux briscard, qui piste un serial killer depuis des années, et se refuse à totalement abdiquer devant les menaces et la censure franquistes (relayées par la police et ses supérieurs). C’est très dynamique, lisible, avec une narration fluide et agréable, comme le dessin donc. L’album conclut bien l’intrigue et l’enquête. Mais la fin reste ouverte et, même si cet album se suffit à lui-même, il est tout à fait envisageable que d’autres albums voient le jour. Ce qui ne serait pas une mauvaise idée après tout, tant le premier album se révèle bien fichu. ****************** Je reste sur ma très bonne impression après lecture du deuxième tome, même si je l’ai trouvé plus dense – parfois à la limite de l’indigestion, du fait du texte très abondant et du nombre d’information à ingurgiter. Mais ce petit bémol ne doit pas vous freiner. En effet, le polar est bien fichu, on prend le temps de planter le décor, d’affiner les personnages et les rouages de l’intrigue qui, malgré mes remarques liminaires, reste quand même agréable à suivre. Et, encore une fois, le contexte, l’arrière-plan historique, est vraiment très bien restitué : c’est clairement le point fort de la série. L’Espagne franquiste des années 1950 (ici avec le rapprochement avec les USA, le milieu du cinéma, les magouilles immobilières et les reliquats de la guerre civile) donne une sacrée épaisseur à l’intrigue. Et l’imposant dossier final complète parfaitement la lecture. Il faut prévoir du temps à investir pour lire ces albums, mais ça en vaut la peine.
Avila
Ca faisait plusieurs jours que j'avais fini de lire cette BD et que j'attendais pour l'aviser. Il faut dire que je ne suis pas sur de mon avis, qui est mitigé, tout comme celui de grogro. J'aime beaucoup le duo Radice-Turconi qui ont réussi de très belles BD et que j'ai apprécié de suivre à chaque fois. Ici, la BD est tournée autour d'une figure de sorcière (encore, dirais-je) mais pour une fois en proie à l'inquisition dans le bon siècle, c'est déjà ça ! D'ailleurs la partie historique est oscillante, mais avec au moins un intérêt, celui de mêler dans le récit de nombreux tableaux classiques (que je ne prétendrais pas avoir tous reconnus) de l'art flamand et aussi des paysages de France qui sentent bon les récits de capes et d'épée. L'ensemble est très beau à voir, avec de nombreux passages plus lents qui font profiter du dessin, un petit régal. Niveau histoire, c'est plus complexe. On a un mélange entre la traque d'une sorcière, un récit à la Faust de pacte démoniaque et un commentaire sur l'obscurantisme religieux qui s'oppose aux rebouteuses des campagnes. Un cliché légèrement éculé et à contre-courant des faits historiques, mais bon, disons que c'est pour enfant. Et c'est d'ailleurs ce que je retiens surtout de la BD : c'est léger, un peu trop, mignon, un peu trop. Enfantin, en somme, qui plaira sans doute aux plus jeunes (collèges) avec des bons sentiments et des résolutions un peu facile. A ce niveau, je trouve qu'il y a un faux air de Disney dans l'ensemble du récit : les nobles personnages paternalistes, les méchants rigolos et légèrement inquiétant, le récit qui oscille autour des figures familiales ... D'ailleurs la fin est un peu décevante et m'a assez moyennement convaincu. Ce n'est pas mauvais, c'est plutôt simple, trop simple. En fait je crois que la BD a cherché à faire beaucoup de choses en peu de temps, dans un récit qui voulait surtout être beau et prendre son temps. Quelque part j'aurais apprécié une plus longue dissertation sur les plantes médicinales dans un siècle où la démocratisation de l'imprimerie permet de transmettre plus vite des savoirs aussi précieux, mais le récit est en deux parties assez mal équilibrées qui se finissent sur une certaine résolution qui ne m'a jamais semblé centrale à l'histoire. Bref, un récit plein de bons sentiments, une histoire bancale et un très beau dessin, dans un ensemble qui me parait destinée bien plus aux enfants. Donc je ne recommande pas spécialement, dommage !
Et ils eurent beaucoup d'emmerdes !
C’est un album qui m’a fait sourire à plusieurs reprises, même s’il n’est jamais vraiment hilarant. Comme souvent dans ce genre d’entreprise parodique, ça joue su de l’humour con, des décalages par rapport à des personnages ou schémas connus de tous. Ici des contes donc (même une histoire tourne autour de Tarzan…), en centrant sur les gamins. Mioches qui chialent et dont il faut s’occuper et changer les couches dans la première histoire, mais le plus souvent ce sont les « fils de » qui interviennent, les héros connus étant soit absents, soit vieux ou vieux jeu, en tout cas refoulés des premiers rôles par leur progéniture. Le problème vient d’un humour et de chutes pas forcément très percutants. Et du fait que ce créneau (contes revisités, humour con/décalé, avec contrepèteries graveleuses parfois en plus ici) est passablement encombré depuis quelques temps. Du coup, difficile de surprendre et de faire preuve d’originalité. Le lecteur amateur de ce type d’humour que je suis est un peu blasé, et il en aurait sans doute fallu davantage pour me faire vraiment rire. Mais bon, ça se laisse lire. Note réelle 2,5/5.
Storm
Marche sur les plates-bandes de Flash Gordon sans en avoir l'imagination et le dessin serait hyper réaliste s'il était, déjà, réaliste. Bon, méchant, belle à sauver, idéal pour se débrancher le cerveau sans toutefois s'abêtir. N'en ai pas lu beaucoup, n'ai retenu qu'une histoire où un garçon semble-t-il médiocre se voyait promettre le rôle d'empereur et le devenait à la suite de la prophétie, pour finalement céder la place au souverain légitime. Je cite ça pour dire que le scénariste aurait pu tirer mieux de ses neurones s'il l'avait voulu, et je vais donc lui mettre moins que la moyenne qu'il aurait mérité si je n'estimait qu'il se fout du monde.
Le Bateau de Thésée
Après lecture de l'intégrale des 10 tomes du Bateau de Thésée, je suis agréablement surpris par la qualité de ce seinen policier teinté de fantastique dont je n'avais jamais entendu parler. C'est étonnant comme parfois certaines séries font le buzz alors que je les trouve de piètre qualité et comme d'autres, comme celle-ci, passent quasi-inaperçues, malgré leur intérêt indéniable. L'histoire se situe dans un petit village du Japon où un drame va survenir (empoisonnement de 21 élèves d'une école primaire) marquant à jamais la vie de la famille du policier, Bungo Sano, accusé de ces meurtres. Le plus jeune de ses fils souhaitant se rendre dans le village où s'est tenue le massacre pour une commémoration, se retrouve projeté dans le passé, quelques semaines avant la survenue des événements. Arrivera-t-il à empêcher les homicides et ainsi à modifier le présent ? On pourra reprocher quelques longueurs dans l'histoire qui répètent parfois un peu trop souvent les éléments de l'enquête ou quelques facilités scénaristiques (le lecteur ne saura jamais vraiment d'où provient la brume et le mystère autour de ces retours dans le passé) mais l'ensemble est très cohérent et le scénario plutôt bien construit, mêlant passé et présent. Côté dessin, le trait d'Higashimoto Toshiya, scénariste et dessinateur, est vraiment agréable à l’œil, dans un style très classique du manga. Les décors très détaillés, se rapprochant parfois de la photographie, m'ont un peu fait penser au style graphique de Hellbound - L'Enfer. Lecture vivement conseillée pour les amateurs du genre. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8/10 NOTE GLOBALE : 16/20
Avila
J’avais gardé de très bons souvenirs de lecture de La Terre, le ciel, les corbeaux, des mêmes auteurs, raison pour laquelle je me suis embarqué dans cette lecture qui avait l’air vraiment très bien et que j’avais très envie d’aimer. Côté graphique (et même du point de vue scénaristique d’ailleurs), elle est même assez étonnante si on la compare à la BD précitée. En effet, on a l’impression que ce ne sont pas du tout les mêmes auteurs. Le trait est ici beaucoup plus fluide et rond, les couleurs plus lumineuses, et l’histoire plus pétillante. C’est surtout le dessin qui procure cette impression. Mais s’il donne effectivement la sensation de n’être pas produit par le même dessinateur, il est néanmoins très agréable. Le travail sur la couleur est soigné, apportant un dynamisme bienvenu. Les architectures sont très convaincantes, occasionnant même de très belles cases. L’histoire est touchante et les personnages plutôt bien troussés. Pourtant, il y a un petit truc qui m’a laissé un goût un peu amer. Plusieurs petits trucs en fait. D’abord, le personnage du narrateur, vieux colporteur battant la campagne avec son chien, est tout à fait agaçant. Outre le fait que son existence n’apporte absolument rien au récit, le ton qu’il adopte m’a tout à fait agacé, et s’il n’est heureusement pas omniprésent, on termine quand même sur lui. Et puis bon, à partir de la seconde moitié, je n’ai jamais pu me départir d’un sentiment de vacuité, sentiment qui domine une fois la BD refermée. Oui, tout ça pour ça. Si chaque élément pris individuellement reste intéressant (personnages bien campés, chouette dessins et couleurs, contexte historique…), on a quand même l’impression qu’Avila passe un peu à côté de son sujet, que les éléments s’enchainent sans vraiment parvenir à faire monter les blancs en neige. L’âme noire d’Avila, matérialisée par son ombre maléfique, n’est pas assez noire. On ne ressent pas assez les émotions unissant la mère et la fille. Globalement, les choses s’emmanchent un peu trop facilement, et les situations critiques se dénouent tout aussi facilement… Voilà pour ce qui m’a laissé sur ma faim. Mais je ne voudrais pas non plus torpiller cette BD qui au demeurant m’a donné quelques motifs de satisfaction tout de même (le dessin principalement). Mais bon, il faut être honnête : c'est une déception !
Valérian
J'ai commencé à admirer cette série dans Pilote dans les années 60 et ensuite dans l'hebdomadaire Tintin des années 70 ! Pour moi, c'est LA série de science-fiction de référence, très en avance sur toutes les autres. J'adore presque tout et il est difficile d'entrer dans les détails, mais je vais essayer un peu : l'apocalypse et la vie sur Terre après, les voyages dans le temps, les mondes extraterrestres, l'empire des mille planètes, les oiseaux du Seigneur, la maladresse de Valérian et la compétence de Laureline pour le compenser. Tout est très bon et étonnant ! Les récits et les dessins ont été une énorme influence sur le cinéma, sans qu'elle ait été reconnue nombreuses fois: George Lucas, Ridley Scott, Luc Besson... Mézières disait qu'il ne savait pas dessiner et ressentait beaucoup de difficultés, les mains des personnages, par exemple. Mais je pense qu'il s'en est très bien sorti, ses vaisseaux spatiaux sont impressionnants ! J'ai eu quelques difficultés avec certains épisodes et personnages : la sainte trinité... les paradoxes spatio-temporels, je vais encore essayer de les comprendre mieux. À la fin de tout, je reste aussi idiot et amoureux de Laureline, tout comme les shingouz.
Not All Robots
Vrai note : 3.5 J’ai vraiment passé un très bon moment avec Not All Robots. Sous ses airs de SF absurde et décalée, la BD propose finalement quelque chose d’assez malin et étonnamment actuel. L’histoire se déroule dans un futur où les robots travaillent désormais à la place des humains. Libérés du travail, ces derniers vivent dans une société qui semble pourtant toujours aussi tendue, frustrée et dysfonctionnelle. On suit principalement la famille Walters, dans un quotidien où les tensions sociales, familiales et existentielles finissent constamment par exploser. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la manière dont Mark Russell utilise cette situation pour tourner en dérision beaucoup de comportements humains. Derrière l’humour et les dialogues souvent très drôles, j’y ai vu une critique assez mordante du pouvoir, des rapports de domination et du patriarcat. Certains personnages sont volontairement caricaturaux dans leur besoin de contrôle, leur frustration ou leur incapacité à évoluer, et c’est justement ce qui rend l’ensemble aussi drôle que pertinent. La BD fonctionne aussi très bien parce qu’elle ne se contente pas d’être une satire sociale. Elle parle également du rapport au travail, de l’utilité sociale, de la peur du changement et même de l’obsolescence humaine dans un monde dominé par les IA et les robots. Tout ça passe par un simple foyer de banlieue, presque banal, ce qui rend finalement le propos encore plus efficace. Visuellement, Mike Deodato Jr livre un travail superbe, détaillé et très expressif. J’ai aussi beaucoup aimé la couverture qui détourne et reprend la célèbre peinture américaine "American Gothic "de Grantsymbole. Une peinture célèbre, annonçant immédiatement une œuvre qui joue avec les symboles et les codes culturels. Une lecture drôle, intelligente et bien plus riche qu’elle n’en a l’air au premier abord.