Et si le monde était gouverné par des bandits et des assassins ? La prémisse de base de cette œuvre n'est pas absurde, n'est-ce pas ?
Bien que techniquement bien réalisés, je ne trouve pas les dessins de JG Jones attrayants : un réalisme excessif et sans nuances, trop de grimaces des personnages !
Mais mon principal désaccord concerne le scénario : violence extrême et gratuite, jurons constants qui finissent par lasser. Il y a une volonté délibérée et puérile de choquer, de la part de Millar. L'adaptation cinématographique a en partie éliminé ces aspects, mais les incongruités et l'invraisemblance sont restées.
L'histoire mouvementée d'un mariage entre un écrivain, également scénariste de BD, et une peintre. Une plante mystérieuse joue ici le rôle énigmatique de muse inspiratrice. Il y a une certaine agressivité mais aussi de l'humour. Les conversations sur l'art ou le sexe n'ont pas beaucoup de profondeur ni d'originalité... mais elles ne sont pas prétentieuses non plus.
Le côté esthétique m'a beaucoup plu : des croquis rapides, expressionnistes, parfois proches de l'abstraction. Un trait noir fin, mis en valeur par de grandes taches rouges (un rouge plus chargé, presque brun dans la version originale) et une composition dynamique des pages, sans cases définies. Le livre, de petit format, a été primé au plus important salon de BD du Portugal.
3.5
L'Affaire Grégory doit être l'affaire criminelle française dont j'ai lu le plus de livres, il faut dire que c'est une enquête avec pleins de rebondissement et de versions des faits que c'est facile de s'y perdre.
Les auteurs font le parti pris de montrer l'histoire au travers du procès de Jean-Marie Villemin qui a tué son cousin Bernard Laroche, principal suspect de l'affaire qui était sorti de prison pendant que sa femme Christine Villemin était devenu le punching-ball d'une partie de la presse et des avocats de Laroche qui avait besoin d'un bouc émissaire. On voit au travers les témoignages comme le système médiatique et judiciaire ont dérapé. Le plus triste est qu'il y a des chances que l'affaire aurait été régler depuis longtemps si le premier juge d'instruction avait été quelqu'un de plus compétent que le juge Lambert.
L'album est prenant même si je connaissais déjà tous les détails et on ressent la tristesse du couple Villemin. Cela dit, je me demande ce que penserait un lecteur qui ne connait que vaguement l'affaire. Le récit ne reconstitue pas l'affaire de façon linéaire et si je ne me suis pas perdu dans les nombreux allers-retours dans le passé, c'est en grande partie parce que je connaissais déjà l'affaire. Il y aussi le fait que certains éléments sont vite survolés ou pas du tout évoqué. En tout cas, c'est un bon résumé de l'affaire, mais le meilleur livre sur le sujet reste pour moi Le Bûcher des innocents de Laurence Lacour.
Je suis un grand fan de Jean-Claude Fournier qui pour moi est un auteur qui n'a pas la reconnaissance qu'il mérite et dont les excellents albums de Spirou sont moins reconnu que ceux de Franquin ou Tome et Janry. C'est donc avec enthousiasme que j'ai commencé à lire cet album d'anecdotes.
Le résultat est une lecture agréable, mais pas particulièrement marquante. Il faut dire que Fournier passe beaucoup de temps à montrer sa jeunesse et si certaines anecdotes de son enfance sont touchantes, il y en a d'autres dont l'intérêt me semblait limité. La partie qui m'a le plus intéressé est lorsque Fournier devient un professionnel, mais je connaissais déjà plusieurs informations que Fournier avait déjà données dans les textes de présentations des intégrales de ses différentes sortis chez Dupuis ou dans l'excellent ''Dans l'atelier de Fournier''.
C'est pas mauvais, on ressent la sincérité de l'auteur et le dessin de Fournier est toujours aussi excellent, c'est un des grands de l'école Marcinelle, mais ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux. Je pense aussi que j'avais des attentes un peu trop élevé vu que c'est un auteur que j'admire beaucoup. Cela reste une lecture agréable si on est fan de Fournier.
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Wanted (J.G. Jones)
Et si le monde était gouverné par des bandits et des assassins ? La prémisse de base de cette œuvre n'est pas absurde, n'est-ce pas ? Bien que techniquement bien réalisés, je ne trouve pas les dessins de JG Jones attrayants : un réalisme excessif et sans nuances, trop de grimaces des personnages ! Mais mon principal désaccord concerne le scénario : violence extrême et gratuite, jurons constants qui finissent par lasser. Il y a une volonté délibérée et puérile de choquer, de la part de Millar. L'adaptation cinématographique a en partie éliminé ces aspects, mais les incongruités et l'invraisemblance sont restées.
Celle de ma vie - Celle de mes rêves
L'histoire mouvementée d'un mariage entre un écrivain, également scénariste de BD, et une peintre. Une plante mystérieuse joue ici le rôle énigmatique de muse inspiratrice. Il y a une certaine agressivité mais aussi de l'humour. Les conversations sur l'art ou le sexe n'ont pas beaucoup de profondeur ni d'originalité... mais elles ne sont pas prétentieuses non plus. Le côté esthétique m'a beaucoup plu : des croquis rapides, expressionnistes, parfois proches de l'abstraction. Un trait noir fin, mis en valeur par de grandes taches rouges (un rouge plus chargé, presque brun dans la version originale) et une composition dynamique des pages, sans cases définies. Le livre, de petit format, a été primé au plus important salon de BD du Portugal.
Grégory
3.5 L'Affaire Grégory doit être l'affaire criminelle française dont j'ai lu le plus de livres, il faut dire que c'est une enquête avec pleins de rebondissement et de versions des faits que c'est facile de s'y perdre. Les auteurs font le parti pris de montrer l'histoire au travers du procès de Jean-Marie Villemin qui a tué son cousin Bernard Laroche, principal suspect de l'affaire qui était sorti de prison pendant que sa femme Christine Villemin était devenu le punching-ball d'une partie de la presse et des avocats de Laroche qui avait besoin d'un bouc émissaire. On voit au travers les témoignages comme le système médiatique et judiciaire ont dérapé. Le plus triste est qu'il y a des chances que l'affaire aurait été régler depuis longtemps si le premier juge d'instruction avait été quelqu'un de plus compétent que le juge Lambert. L'album est prenant même si je connaissais déjà tous les détails et on ressent la tristesse du couple Villemin. Cela dit, je me demande ce que penserait un lecteur qui ne connait que vaguement l'affaire. Le récit ne reconstitue pas l'affaire de façon linéaire et si je ne me suis pas perdu dans les nombreux allers-retours dans le passé, c'est en grande partie parce que je connaissais déjà l'affaire. Il y aussi le fait que certains éléments sont vite survolés ou pas du tout évoqué. En tout cas, c'est un bon résumé de l'affaire, mais le meilleur livre sur le sujet reste pour moi Le Bûcher des innocents de Laurence Lacour.
Fournier - Ma vie de rêves
Je suis un grand fan de Jean-Claude Fournier qui pour moi est un auteur qui n'a pas la reconnaissance qu'il mérite et dont les excellents albums de Spirou sont moins reconnu que ceux de Franquin ou Tome et Janry. C'est donc avec enthousiasme que j'ai commencé à lire cet album d'anecdotes. Le résultat est une lecture agréable, mais pas particulièrement marquante. Il faut dire que Fournier passe beaucoup de temps à montrer sa jeunesse et si certaines anecdotes de son enfance sont touchantes, il y en a d'autres dont l'intérêt me semblait limité. La partie qui m'a le plus intéressé est lorsque Fournier devient un professionnel, mais je connaissais déjà plusieurs informations que Fournier avait déjà données dans les textes de présentations des intégrales de ses différentes sortis chez Dupuis ou dans l'excellent ''Dans l'atelier de Fournier''. C'est pas mauvais, on ressent la sincérité de l'auteur et le dessin de Fournier est toujours aussi excellent, c'est un des grands de l'école Marcinelle, mais ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux. Je pense aussi que j'avais des attentes un peu trop élevé vu que c'est un auteur que j'admire beaucoup. Cela reste une lecture agréable si on est fan de Fournier.