Les derniers avis (87 avis)

Couverture de la série Skating Wilder
Skating Wilder

Avec Skating Wilder, Aj Dungo (déjà remarqué pour In Waves) s’associe à Brandon Dumais pour proposer un roman graphique à la fois personnel et documentaire sur la culture skate. L’ouvrage revient aux origines du skateboard, né dans les années 50 sur la côte ouest américaine, lorsque les surfeurs privés de vagues ont commencé à “surfer” le bitume. Mais loin d’être un simple récit historique, la BD s’appuie sur le vécu des auteurs, notamment le parcours d’un ami marqué par un déménagement, pour donner une dimension intime à cette exploration. Le skate devient alors plus qu’un sport : un refuge, un langage, une identité. Ce qui frappe, c’est l’équilibre entre mémoire personnelle et fresque culturelle. On passe des “sidewalk surfers” aux figures emblématiques comme Tony Hawk, avec une fluidité qui rend la lecture aussi instructive que captivante. Graphiquement, Aj Dungo propose un style différent de In Waves : plus rond, plus urbain, presque influencé par une esthétique hip-hop. Le choix de deux couleurs dominantes : orange pour le passé, violet pour le présent, renforce l’aspect nostalgique et donne une vraie identité visuelle à l’ensemble. C’est simple, lisible, mais surtout très dynamique. Si l’émotion est moins intense que dans In Waves, Skating Wilder séduit par son authenticité et sa capacité à transmettre l’âme du skate : la liberté, les chutes, les rencontres, et cette culture née de la rue.

22/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 4/5
Couverture de la série La Bibliomule de Cordoue
La Bibliomule de Cordoue

Quand le savoir vaut toutes les aventures. La Bibliomule de Cordoue est une œuvre originale et intelligente. L'histoire nous transporte dans la Cordoue du Xe siècle, où la grande bibliothèque du calife, l'une des plus importantes du monde médiéval, est menacée de destruction par des intégristes religieux fraîchement arrivés au pouvoir. Face à cette catastrophe annoncée, un vieux copiste, sa disciple et un jeune voyou s'allient pour tenter l'impossible : sauver un maximum de livres en les faisant fuir à dos de mule. Une course contre le temps semée d'embûches, portée par une écriture vive, drôle et pleine d'esprit. Derrière ce postulat simple se cache un message profond sur la transmission, la mémoire et la fragilité de la culture face à l'obscurantisme. On apprend sans jamais avoir l'impression de suivre un cours d'histoire. Et c'est là tout l'art de l'exercice. Les personnages contribuent énormément à cette réussite. Tarid, le vieux copiste, émeut par sa dévotion totale aux livres : chaque volume sauvé est pour lui une victoire arrachée à l'oubli. Le jeune voyou apporte une énergie brute, un cynisme de façade qui se fissure à mesure que l'aventure le dépasse et le révèle. Entre eux, Loubna, esclave intelligente et rebelle, avec une présence forte et une lucidité qui tranche avec l'agitation des deux autres. Et puis il y a la mule, véritable quatrième compagnon autour duquel tout gravite : têtue, imprévisible, presque philosophique à sa manière. Ensemble, ils forment au final un quatuor improbable dont les échanges apportent de la légèreté au cœur d'un récit pourtant grave. Un bémol tout de même : j'aurais aimé que le voyage offre un peu plus de piquant, un peu plus de danger. L'ensemble reste parfois trop sage, trop lisse. Pour une histoire aussi riche, un peu plus de mordant aurait donné encore plus de relief et de tension au récit. Mais l'essentiel est ailleurs. La Bibliomule de Cordoue est une BD intelligente, accessible et pleine de sens. Le genre d'album qu'on recommande sans hésiter, et qui laisse derrière lui une envie simple mais essentielle : protéger ce qui mérite de ne jamais disparaître.

22/03/2026 (modifier)
Par Cidtheo
Note: 4/5
Couverture de la série Yé

De très jolis dessins qui servent à merveille cette histoire initiatique délicate. Yé est attachant et son chemin parsemée d'embûches est prenant. J'ai particulièrement apprécié la poésie qui en ressort et la délicatesse des dessins. Une très belle découverte du 9e art brésilien dont je ne connaissais rien jusqu'alors.

22/03/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 3/5
Couverture de la série Premières fois
Premières fois

"Charnel, sensuel, brutal, tendre, obsessionnel, solitaire, soft, … Le sexe recouvre une gamme infinie de première fois. En voici dix exemples" Vous l'aurez compris cet ouvrage ne se concentre pas sur LA première fois mais sur dix petites premières fois. Imaginées et contées par une femme, cet ouvrage érotique raconte 10 premières expériences féminines de la toute première fois à la première fois à trois en passant par la première expérience lesbienne, etc... Il laisse échapper une certaine finesse que l'on ne retrouve pas dans un ouvrage masculin, ce qui pour ma part n'est pas pour me déplaire. On ne retrouve pas pour autant une certaine tendresse hormis l'histoire de LA première fois. Comme bien souvent dans ce genre d'ouvrage, les histoires sont de qualité inégale et ne procurent pas le même plaisir à lire. Mais pour ma part c'est le dessin qui m'a le plus dérangé. Ils sont plusieurs à avoir pris le relais, cela se voit, et c'est franchement inégal. La dernière histoire, sans parole d'ailleurs, est à ce titre très révélatrice puis qu'elle nous offre un visuel très "picassoresque". Faut aimer Au final j'avoue une légère déception, j'ai lu puis j'ai éteint la lumière et me suis endormi comme un bébé sans la moindre pensée érotique. L'ouvrage est donc passé à coté de son but affiché dans la préface. J'aurai plutôt tendance à conseiller la lecture de Sous le Paradis qui pour ma part se révèle être de meilleure qualité Note réelle : 2,5

22/03/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Héritière du Dragon
L'Héritière du Dragon

Bon. Bon, bon, bon. Comme (trop) souvent, lors des courses, je craque et me permet un petit achat impulsif, une petite lecture à l'aveugle. Ici, je suis tombée sur le premier tome d'une série et même si le postulat et le dessin ne me faisaient pas miroiter une création révolutionnaire je me suis permise de l'acheter me disant qu'après tout ce n'était qu'un seul tome et que cela ne serait pas si cher que cela - on pourrait croire à ce genre de réflexion que je peux me permettre de jeter de l'argent dans n'importe quoi mais pas du tout, je suis juste une abrutie (ne faites pas ça chez vous les enfants). Bon, en effet, ce premier tome ne m'a pas du tout convaincue et je ne compte pas continuer l'aventure (encore de l'argent bien dépensé ma p'tite Deretaline…). J'ai vraiment essayé de donner sa chance à l'album, le dessin (sans être, là encore, révolutionnaire) me semblait un minimum travaillé, l'incipit (bien que cliché) était suffisamment simple pour permettre à l'auteur-ice de partir dans la direction de son choix (aventure épique, comédie d'action, …), malheureusement le résultat est cliché au possible. J'ai vraiment eu l'impression de suivre le speedrun d'un scénario, on passe d'instant cliché en instant cliché sans remoud, sans surprise ou prise de risque, les instants comiques/légers comme les instants réflexifs ont parfois à peine une case allouée, tout s'enchaîne bien trop vite pour développer un semblant d'attachement au moindre des personnages qui ne seront de toute façon jamais étoffés au delà du post-it résumant leurs archétypes, le texte ne recèle aucune malice ou naturel, … Bref, c'est pas que c'est nul à proprement parlé, c'est surtout que c'est sacrément oubliable. La protagoniste orpheline se révèle être hors du commun (ici elle a l'âme d'un dragon enfermé en elle), un mythe fondateur aux versions pas toujours cohérentes semble cacher une vérité aujourd'hui oubliée, des personnages qui en savent beaucoup plus que nous font de la rétention d'information artificielle, notre fougueuse héroïne a de beaux yeux verrons pour se distinguer de la plèbe, que d'originalité mes ami-e-s. Pas mauvais, en soi, même si le récit est tout sauf inventif il y a toujours moyen que le tout s'améliore à l'avenir, mais sachant qu'un premier tome (comme un premier chapitre, un premier épisode ou tout autre forme d'introduction narrative) ça a quand-même pour but, au delà d'instaurer et de lancer l'intrigue, de capter l'attention des lecteur-ice-s/spectateur-ice-s et de présenter un minimum ses talents narratifs, quand je tombe sur une ouverture si plate, si oubliable, que l'auteur-ice iel même n'a pas eu l'air "habité-e" par son projet, j'ai envie de dire que la suite de la série a tout de même peu de chance de se révéler surprenamment bonne. Encore une fois pas mauvais, mais pas bon à mes yeux pour autant.

22/03/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Adrénaline
Adrénaline

Un album de Voss en couleurs, c'est assez rare pour être souligné. C'est un autre recueil d'histoires courtes publié quelques mois avant Lokyia. Bizarrement, la plupart des récits ont une fin assez plate, le découpage visuel est beaucoup plus sage aussi. Sur la moitié des histoires, Voss n'est pas le scénariste. On aperçoit Philippe Manoeuvre dans les noms.... On a du mal à retrouver l'humour noir caractéristique de l'auteur, un peu comme si Voss essayait de s'ouvrir à un public plus large. Une relative déception par rapport au reste de son œuvre.

22/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Devil Dinosaur - L'intégrale
Devil Dinosaur - L'intégrale

Une des dernières sinon la dernière série que Jack Kirby a créé pour Marvel et c'est vraiment une sortie par la petite porte. C'est une série qui na pas l'ambition d'autres séries de Kirby, c'est juste une série de pur divertissement et je trouve que ça ne fonctionne pas, du moins sur moi. Je peux imaginer des jeunes enfants des années 70 fans de dinosaures lire cette série avec excitation, mais le style est trop daté. Kirby était à un point de sa carrière où ses meilleurs créations étaient derrières lui et il devenait une caricature de lui-même tant au niveau du dessin que du scénario. Les histoires m'ennuient, mais je dois dire que je ne suis pas un gros d'histoires de dinosaures. Quant au dessin. si les dinosaures sont beaux et sont le point fort de la série, je n'aime pas trop comment sont dessinés les singes humanoïdes ou du moins leurs visages. En gros, c'est une série qui s'adresse uniquement aux nostalgiques qui ont lu cette série durant leur jeunesse et/ou aux grands fans de Kirby qui veulent tout lire de lui. En tout cas, ils vont être en terrain connu parce que c'est encore une série de Kirby où les extraterrestres débarquent !

21/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Invaders - L'intégrale
Invaders - L'intégrale

J'ai souvent de la difficulté avec les scénarios de Roy Thomas. J'aime bien ses scénarios pour Conan et les Avengers et son run avec Neal Adams sur X-Men était très bon, mais le reste de ce que j'ai lu de lui me laisse au mieux indifférent. C'est le cas ici avec cette série qui se passe durant la seconde guerre mondiale et mets en vedette les trois grosses vedettes du Marvel des années 40: Captain America, Namor et la première Torche Humaine. Roy Thomas est un gros fan des comics books des années 40 alors il va avoir pleins de références et d'hommages à d'autres séries que je ne connais pas et dont je me fous un peu. La caractérisation des personnages est vraiment simpliste. Namor, par exemple, perds le coté ambiguë et même méchant qu'il avait dans ses propres aventures au cours de la décennie des années 40. Ce sont des bêtes aventures bourrés d'actions et même pas divertissant. Comme c'est toujours le cas avec Thomas, il y a beaucoup de dialogues et vers la fin de l'album j'en avais marre de les lire et je les ai juste survolés. La plupart des épisodes sont dessinés par Frank Robbins, un dessinateur qui a débuté dans les années 30-40 alors il était le dessinateur idéal pour une série qui rends hommage à cette période, mais son dessin est trop daté et pas du tout excitant. En fait, je ne suis pas un grand fan des comics books de cette période, mais il y a certaines séries qui surnagent du lot et qui possèdent un certain charme. Ici, il n'y a pas ce charme. Vous avez déjà lu une série BD qui rends hommage aux bds des années 50-60 ou à un auteur en particulier (comme c'est le cas avec Maurice Tillieux) et vous avez eu l'impression que c'était plus daté et niais que ce qu'on faisait à l'époque ? Ben ici c'est la même chose, mais pour les comics !

21/03/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Alef-Thau
Alef-Thau

Alors moi j'aime bien que le héros ne soit à l'origine qu'un tronc et une tête : pour se construire, il se construit. Mais l'univers est tellement moins riche que l'Incal si au moins il est plus original que ses dérivés ! Le dessin ? S'il ne vaut pas celui de l'Incal et quelques autres, il vaut mieux que celui du Monde d'Edena, alors… Je dois dire que j'ai apprécié un dessin nouveau, original avec des couleurs convenant à un univers de fantasy. J'avais oublié cette série mais Stripsforever2000! m'y a fait repenser, et ce n'est pas désagréable… Le héros construit sa force, son opposante, Diamante, construit sa fragilité, et tous deux deviennent meilleurs l'un par l'autre. Tout cela me plait beaucoup, mais avec un côté foutraque, il faut bien dire que les autres éléments de l'histoire m'ont paru pauvres et sans trop d'intérêt. Comme un certain nombre d'œuvres, on peut rêver de ce qu'elles auraient été si abouties, de même que Dream - ou plutôt Sandman ! - dans la série éponyme collectionne les livres écris en rêve par les auteurs.

21/03/2026 (modifier)
Couverture de la série Alef-Thau
Alef-Thau

J’ai découvert Alef-Thau et Jodorowski grâce à un de mes auteurs préférées , Mobius- Giraud et la Bande Dessinée Culte, L’incal. L’Incal ma tellement plu que j’ai pris la chance aveugle , mi les années 80 , pour acheter les deux premiers tomes d’Alef-Thau. Étant installé à l’étranger et durant mes visites infréquentés en Belgique le long des ans , j’étais intéressé à obtenir les autres numero’s Et.. je ne trouvai pas ! ( Ca doit ce collectionner ! ) C’est en 2024 que j’ai obtenu le dernier. Le numéro 8 et dessinée par Alexandre Covial. C’est tout aussi bien dessinée et joli. et Anti Climatique question scénario ! Âpre lire ce dernier , je ne comprenais plus rien de cette Histoire ! Depuis, Lors de la dernière Bourse à Lys-Lez-Lannoy j’ai finalement pu finir cette quête en trouvant toute l’histoire en Intégrale sur deux Volumes ! D’un Coup , j’ai pu lire toute ce Fantasme et même Temps ! Au début, j’aimais l’histoire… Depuis, j’ai suivant commentaire à faire. Jodorwski est un personnage d’une fore créatrice hors du commun. J’avais compris avec l’Incal , qui’ prenait sur des Thèmes New Âge et sur la religion Hindu, beaucoup d’éléments, pour faire une très bonne histoire . Depuis… et de Lire «  Bouncer «  . Ce Dernier qui demontre l’envergure des Thèmes que jodo aborde. Ca va du Sacrée au Profane ! Et la, avec Alef-Thau, je suis guerre surpris qu’il abordait de Nouveau des thèmes pseudo religieux. L’histoire se lis bien. Arno fesait des beaux dessins et certains tableaux sont magnifiques. Les Engins spatiaux sont très beaux, les monstres et paysages aussi, mais l’histoire même reste presque tout le temps Coincée sur «  le plan Astral » pseudo Theosophiste . Même le titre , Alef-Thai cachée cette idée en Pleine Vue. Alef etant la première lettre de l’alphabet Hébreu ( Alpha ) et signifie la présence de Dieu . Thau est la dernière lettre de ce même alphabet et signifie la protection divine ou Oméga, la fin de tout. OK , ça marche, sur des Béquilles . Tout comté fait c’est très joli mais si on réfléchit de ce qu’on Vient de lire, il n’y a pas quand chose qui reste gravée dans la Mémoire . Avec sa , je termine mes lectures Jodoroski tout en étant appréciatif de ce grand Artiste très polyvalent qui doit avoir 96 ans en 2026 ! Dans tout les génres BD, Alef Thau prend une place speciale. Ca lis bien en Intégrale, mieux qu’en tomes individuelles . Tant Mieux. comme ça , ça permet de finir l’Histoire en une fois ( 400 pages ) et de m’être de cotée une fois pour tout, et décider si on veut retenir dans sa collection. C’est Jodorowski !

21/03/2026 (modifier)