Les derniers avis (53 avis)

Couverture de la série Roméo et Juliette (La sagesse des mythes, contes et légendes)
Roméo et Juliette (La sagesse des mythes, contes et légendes)

Oui bon pas vraiment convaincu de la nécessité du bousin. Ça peut être une porte d’entrée pour ceux ne connaissant pas l’histoire (qui ?), mais pour les autres l’ennui l’emportera. Malgré une partie graphique correcte, c’est plutôt fade à suivre et plat dans la narration. Les personnages ont zéro charisme et les auteurs ne s’autorisent vraiment aucune fantaisie. Donc voilà c’est bien respectueux mais pas vraiment convaincant dans la forme. Bien trop scolaire donc. Il y a quand même le dossier final que j’ai bien aimé, les prémices de l’histoire remontant au temps d’Ovide et de Babylone, j’ai appris quelques trucs. Même si on sort de l’antiquité, cette déclinaison de la collection reste conforme à son style et rendu. Mauvaise pioche pour le présent album mais je reste curieux d’en découvrir d’autres dont le sujet me sera moins familier.

21/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Frankenstein (Walsh)
Frankenstein (Walsh)

Les éditions Urban se lancent dans une nouvelle collection, « Universal Monsters » qui, comme son nom l’indique, vise à adapter des « monstres » ayant eu une existence cinématographique chez lesdits studios. Car si bien sûr la trame générale est celle du roman de Mary Shelley, c’est bien l’adaptation en film par Whale en 1931 qui sert ici de modèle – ou plutôt de point de départ. Car Walsh apporte sa touche supplémentaire, en ajoutant un personnage – omniprésent ici –, celui d’un gamin, fils orphelin de l’une des personnes dont le cadavre a servi pour donner naissance à la « créature » (qui, bien sûr, a les traits de Boris Karloff). Ici, pas de passage au milieu des glaces, avec long flash-back expliquant la quasi folie de Frankenstein. Mais la créature et sa recherche de reconnaissance, sa rupture d’avec son créateur, sont au centre. L’intolérance vis-à-vis de la différence, le questionnement sur la monstruosité, sont aussi au cœur du récit. Voir en particulier les scènes finales, avec la créature brûlée par une foule en colère, alors que le gamin pleure – une scène qui n’est pas sans rappeler la fin de « King Kong » (en tout ça m’y a fait penser). Le dessin est intéressant, mais parfois un peu trop grossier, manquant de détail et de finesse (affaire de goût sans doute). Une énième adaptation d’une histoire très connue, mais qui présente quand même suffisamment d’originalité pour intéresser les amateurs du mythe.

21/05/2026 (modifier)
Couverture de la série L'Homme qui aimait les plantes
L'Homme qui aimait les plantes

Je me retrouve pas mal dans l’avis de Blue Boy, et c’est vrai que j’attendais – au niveau scénario, narration et dessin – quelque chose de sans doute plus affirmé, enlevé. Mais je serai un chouia moins dur que lui pour l’évaluer. D’abord parce que le sujet est intéressant : étudier, à la façon d’un baroudeur – très hippies années 70 – les plantes un peu partout dans le monde, rencontrer les populations locales, leurs savoir, pour mieux connaître la pharmacopée, sans pour autant piller ces connaissances autochtones ancestrales (comme peuvent le faire nombre de laboratoires pharmaceutiques !). Œuvre louable et intéressante, dans un bon état d’esprit. Il y a aussi un effort pédagogique, au-delà de l’aspect biographique autour de la personnalité de Jacques Fleurentiin – et de l’hommage rendu par ce dernier à son « maître », Jean-Marie Pelt. J’ai aussi bien aimé apprendre des choses sur ces liens qui pouvaient encore se nouer dans certaines régions (Afghanistan, Yemen et « occident »), sur la possibilité de fortement concurrencer sur pas mal de maladies la pharmacopée « moderne » et celle transmise de générations en générations, ou expérimentée au fil de quelques hasards dans des coins perdus du globe. Reste qu’effectivement c’est décousu, que le dessin ne permet pas toujours de reconnaitre tous les personnages, et que peut-être j’attendais plus d’émotions à la lecture de cet album. Il est quand même instructif, et met en avant des personnes et des idées estimables. Ce qui est déjà beaucoup.

21/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Betty et Polo
Betty et Polo

Un album embarqué au hasard dans ma médiathèque. Bon, pas complètement au hasard, car le titre, la couverture et les premières pages feuilletées m’ont fait penser aux albums de Benjamin Renner (« Le grand méchant renard », mais surtout l’excellent « Un bébé à livrer »). Et je dois dire que la comparaison est sans doute pour beaucoup dans la relative déception ressentie durant cette lecture. En effet, l’humour absurde, con, mais souvent très réussi et punchy de Renner est clairement plus efficace et régulier que celui d’Adrien Poissier. Car il y a ici des longueurs, et des passages quelconques. Et un humour parfois poussif. Mou, trop mou, alors que je m’attendais (espérais) quelque chose de bien déjanté, tendance cartoon à la Tex Avery. Je ne sais pas non plus quel est le public visé. Sans doute jeune ou adolescent en priorité, ça passe peut-être moins la barrière de l’âge que les albums de Renner. Bon, ceci étant dit, ça se laisse quand même lire. Il y a des passages sympas. L’histoire de ces deux volatiles, qui ont quitté leur ferme pour éviter de finir dans un bouillon, et qui cherche des formations, du boulot (avec une chute qui ne va pas leur convenir !...) possède un certain potentiel décalé, qui est par moments exploité gentiment. Le dessin est minimaliste (pas de gaufrier, peu de décor, personnages rapidement esquissés, etc.), mais fluide et efficace. Par contre je trouve très réussis les deux zigottos qui font office de héros. Avec un minimum de moyens, Poissier les rend très expressifs, et souvent leurs simples tronches, avec leurs gros yeux, amènent le sourire et sauve certaines pages. Note réelle 2,5/5.

21/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série FM
FM

J'ai déjà lu des histoires de Zentner plus inspirées. Elles se laissent lire mais manquent, pour la plupart, de suspense ou d'imprévisibilité. « Carmen » et « Comédies » se distinguent un peu. Le dessin de Pellejero, à cette époque, rappelle beaucoup celui d'autres auteurs hispaniques et sud-américains comme Mandrafina ou Altuna, principalement les expressions des personnages. Avec un trait fin et en noir et blanc, il est très différent de celui des périodes ultérieures. Je pense que le thème Radio, fréquence modulée, n'a pas été suffisamment exploré ou développé. Il ne fonctionne ici maintes fois que comme un bruit de fond ou parasite.

21/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Space Connexion
Space Connexion

Ayant lu pas mal de nouvelles de science-fiction et ayant été nourri depuis longtemps par des séries comme La Quatrième Dimension ou Au-delà du réel, je dois reconnaître que j'ai eu assez souvent une impression de déjà-vu à la lecture de ces récits. Les structures sont très codifiées, et on devine rapidement les twists, généralement teintés d’humour noir ou de satire humaine. L'effet de surprise est donc limité pour moi, tant ces mécanismes narratifs sont familiers. Cela dit, cela ne gâche pas vraiment le plaisir de lecture. On retrouve ici une série de courts récits de SF divertissants, bien construits et efficaces, qui jouent avec les classiques du genre (invasions extraterrestres, expériences absurdes, catastrophes humaines ou paradoxes temporels) en les traitant sur un mode caustique ou légèrement décalé. Même si ces histoires sont moins originales et moins intelligentes que celles d'un album comme Des lendemains sans nuage, ça reste plaisant à parcourir. Ici, on est davantage dans le divertissement SF à sketches, avec une tonalité souvent humoristique, parfois grinçante, qui fonctionne globalement bien. Le dessin de Romain Baudy est d'ailleurs un vrai point fort de l’ensemble : un trait dynamique à l'encrage bien lisible qui me fait parfois penser au style de Julien Solé (A l'ouest de l'infini et autres Cosmik Roger), avec une bonne énergie, qui donne du corps à ces histoires parfois très pulp qu'on imaginerait volontiers publiées dans Fluide Glacial. L'ensemble est propre et agréable à suivre, ce qui renforce l'efficacité des récits. Malgré une forte impression de déjà-vu liée à mon propre bagage de lecteur et spectateur du genre, j'ai trouvé ces récits sympathiques et adaptés à une lecture de SF de divertissement et d'humour caustique pas prise de tête.

21/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Trois + Deux = Fiiiiive
Trois + Deux = Fiiiiive

Une BD qui aborde avec tendresse et humour la question de la famille recomposée. On y suit Leila et Julian, en couple depuis six mois, chacun avec des enfants issus de précédentes relations, et craignant de les traumatiser en leur imposant trop vite un nouveau foyer commun. Tout le récit repose sur cette tension entre envie de reconstruction et peur de mal faire. Graphiquement, l'ensemble est agréable, avec un dessin doux qui évoque le style de Clément Oubrerie, dans cette manière souple et légèrement caricaturale de croquer les visages et les attitudes. L'univers visuel est chaleureux et lisible, ce qui accompagne bien le ton global de l'album. L'histoire joue régulièrement sur un registre humoristique, avec des situations qui cherchent à provoquer le sourire plutôt qu'à installer un drame frontal. Il y a une volonté de traiter un sujet potentiellement sensible avec légèreté et bienveillance, et par moments cela fonctionne très bien, notamment dans les interactions entre enfants et adultes, où les décalages de perception sont assez justes. Cependant, j'ai trouvé que la BD oscillait constamment entre deux registres sans toujours trouver son équilibre : d'un côté un roman graphique familial assez naturel dans son approche émotionnelle, et de l'autre une dimension presque didactique, comme si le récit cherchait parfois à expliquer explicitement comment il faut faire ou ne pas faire dans une famille recomposée. Les interventions récurrentes de la copine serveuse, qui surgit pour illustrer les situations à l'aide de boîtes de jeu ou de métaphores très démonstratives, renforcent cette impression. Cela crée une forme de distance, comme si le lecteur était tantôt invité à s'identifier aux personnages, tantôt mis en position d'observateur d'un petit manuel illustré. Certains choix de caractérisation participent aussi à ce flottement. Le père, très caricatural dans sa peur d'affronter la situation et son incapacité à parler clairement à ses filles, finit par devenir un peu agaçant, même si cela peut refléter une réaction parentale plausible dans ce type de contexte. À l'inverse, le garçon, plutôt écolo, calme et bienveillant, est assez sympathique, tandis que la réaction de la fille aînée, farouchement opposée à l'idée de voir son père s'installer avec une nouvelle compagne, m'a paru plus forcée dans sa radicalité. Cette série se situe dans un entre-deux assez particulier : une BD chaleureuse, pleine de bonnes intentions, souvent amusante et tendre, qui traite avec empathie des difficultés de la recomposition familiale, mais qui manque aussi de naturel dans sa narration et dans certains choix scénaristiques. J'ai néanmoins passé un moment globalement agréable, en attendant de voir si les développements ultérieurs permettront à la série de dépasser ce statut un peu introductif et démonstratif pour trouver une plus grande fluidité narrative.

21/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Un été loin des hommes
Un été loin des hommes

A l'occasion de retrouvailles avec son père suite au décès de sa mère, une jeune femme se souvient de ses vacances familiales en Corse 37 ans auparavant, alors que jeune adolescente elle se découvrait elle-même à peine. Un été loin des hommes est avant tout une œuvre d'atmosphère, portée par le beau travail graphique de Thomas Campi. Son trait doux et semi-réaliste, associé à des couleurs aux allures d'aquarelle ou d'encre diluée, donne énormément de charme à l'ensemble. Les paysages corses baignés de lumière, les scènes de plage, les intérieurs écrasés de chaleur estivale ou les simples moments de vacances possèdent une vraie beauté mélancolique. Les personnages eux-mêmes dégagent quelque chose de tendre et délicat, notamment l'héroïne dont le design fonctionne très bien visuellement. Il y a dans ces planches une capacité à faire ressentir les souvenirs d'été, la lenteur des journées, les sensations diffuses de l'adolescence et cette nostalgie très particulière des vacances familiales des années 80. En revanche, malgré cette réussite graphique évidente, je suis resté assez extérieur au récit et surtout à son héroïne. Frédérique demeure constamment très pudique, presque verrouillée émotionnellement, avec ce visage souvent figé et ce comportement mutique qui rendent difficile un véritable attachement. Je comprends que cette retenue fasse partie du propos et participe au réalisme intime recherché par les autrices, mais cela crée aussi une distance émotionnelle qui m'a empêché d'être réellement touché par ce qu'elle traverse. De manière générale, j'ai trouvé le rythme narratif très dilué, construit davantage sur les sensations, les silences et les impressions que sur une véritable progression dramatique. L'album semble volontairement privilégier les petits gestes, les regards, les flottements de l'été et les émotions contenues, mais cette approche m'a laissé un peu à côté. J'ai eu l'impression de survoler les deux grands axes du récit sans jamais vraiment y entrer : d'un côté la découverte intime de son attirance pour les femmes, de l'autre la peur diffuse du divorce de ses parents. Aucun des deux thèmes ne m'a réellement parlé ou ému, peut-être parce que le traitement reste trop subtil et intériorisé pour moi. Ce que je retiens surtout, c'est une légère nostalgie de jeunesse et de vacances, une sensation diffuse plus qu'un véritable récit marquant. L'ambiance méditerranéenne fonctionne, les souvenirs d'enfance affleurent souvent, mais je suis resté spectateur de cette mélancolie plus que véritablement embarqué avec elle. J'ai aussi parfois eu le sentiment qu'il ne se passait pas énormément de choses, tant l'album repose sur des nuances émotionnelles ténues et des instants suspendus. C'est sans doute une œuvre trop délicate, trop sensible et contemplative pour mon tempérament plus terre à terre, même si je reconnais sans difficulté la qualité de son approche et surtout la beauté de son univers graphique.

21/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5
Couverture de la série Méto
Méto

Le dessin loin d'être parfait retranscrit toutefois l'histoire et l'atmosphère, ce qui est l'essentiel. Moi, la couverture m'a plu : une affiche sur une île en vase clos totalitaire se doit d'exprimer la froide oppression qui y règne et a fait son boulot de couverture, savoir m'attirer… Même si on ne manque pas d'histoire de totalitarisme, on peut la lire car elle a une certaine originalité même si je ne vais pas la relire. Le système d'oppression avec ses sortes de castes en formation, le jeu de balle original sont ce qu'il y a de plus saillant.

21/05/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio

Le dessin s'est amélioré au fil des ans, à l'image du marsupilami qui à chaque aventure montrait de nouvelles capacités ! Dommage que comme les Schtroumpfs il ait éclipsé les héros de la série mère. Spirou et Fantasio sont de vrais amis, avec leurs disputes, et bien complémentaires, avec le savant comte de Champignac, les habitants du village, le cousin Zantafio, inoubliable dictateur, Seccotine la journaliste à laquelle on ne va pas reprocher de ne pas être très sexuée quand rien ne l'est dans cette série, j'en passe et des meilleures. Cette longue série est malgré tout inégale, mais mérite une très bonne note. J'oubliais les inventions farfelues de Champignac et les belles voitures… Par contre, Zorblub ne vaut pas Zantafio mais imaginons qu'il ait trop bien marché, comme le marsupilamI, il aurait qui sait lui aussi éclipsé nos deux héros.

21/05/2026 (modifier)