Les derniers avis (75 avis)

Par Rypa
Note: 1/5
Couverture de la série Gil St André
Gil St André

Ce qui me fascine le plus dans ce genre de produit c'est que ça marche qd même malgré la pauvreté du scénario, des textes et dialogues (mon dieu), de l'intrigue, du rythme, des plans et des dessins ... enfin je parle du tome 1 que je ne vais pas même finir....

22/05/2022 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Une vie d'huissier
Une vie d'huissier

Un dessin qui touche, avec des gros plans sur les visages, une texture de l'image qui remplit la page et imprime la rétine de manière très persistante. C'est particulier et rien que pour cela c'est à lire. Ensuite l'histoire, tellement inhabituelle dans la fiction, de la vie d'un huissier est intéressante par elle-même, oscillant entre l'étude sociologique, le film de gangster, et la tragédie à la Zola. Le fait que ce soit l'adaptation d'un témoignage réel et le lien entre l'auteur et le héros ajoute à la présence du dessin une sorte d'intimité presque intimidante. Bref, lisez-le, c'est troublant. J'aurais peut-être dû mettre 5, mais il manque quelque chose au niveau de la construction de l'histoire, et peut-être un peu trop de voix off...

21/05/2022 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Taxi ! - Récits depuis la banquette arrière
Taxi ! - Récits depuis la banquette arrière

Très frustrant cette bd, mais on se demande si cette frustration n'est pas aussi sa réussite. Une belle construction faite de 4 conversations parallèles qui avancent chacune leur tour, et donc s'interrompent et reprennent tout au long de l'album. Un dessin noir et blanc, sans effet de style qui va à l'essentiel et représente les 4 villes dans une égalité de traitement graphique. Une situation répétitive l'intérieur d'une voiture de taxi, la cliente, le chauffeur, la circulation. Mais des stratégies différentes, parfois, c'est elle qui a envie de parler parfois c'est le professionnel de la tchatche qui s'impose, mais tout cela finit par dessiner la vie de l'héroïne et celles des conducteurs aussi. Ça me plaît mais c'est juste un peu court...

21/05/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Le Chineur
Le Chineur

Un diptyque plus que sympathique. Une histoire qui nous montre l'envers du décor des chineurs où la concurrence fait rage. Notre chineur se trouve dans un petit village du sud-ouest et il va être mêlé à de anciennes histoires qui remontent à la surface. Chasse au trésor et secrets de familles. Une narration qui prend le temps de développer le côté provincial et les nombreux personnages qui ont du caractère. J'ai adoré le personnage de Léon, un second rôle qui sent bon le terroir. Un récit des plus classiques mais qui se laisse lire avec entrain. Le dessin est très franco/belge avec une belle mise en page et de jolies couleurs. Si vous avez l'occasion, n'hésitez pas.

21/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Casse - Le troisième jour
Le Casse - Le troisième jour

Voilà un album iconoclaste, sans être blasphématoire, qui use comme fil rouge d’un récit à mi-chemin du mythe et de la réalité. Alors, après tout, pourquoi ne pas aider le mythe, pour qu’il précise la réalité ? Globalement l’histoire se laisse lire, la narration est fluide (à part le dialogue entre Longinus et Judas dans le deuxième tiers de l’album, franchement trop long). La dernière dizaine de pages – et la chute finale – sont très bien vues, jouant sur un humour de dialogues et de situations qui relève un plat qui s’était un peu affadi. Je n’ai juste pas compris en quoi cette histoire pouvait être considérée comme un « casse », et trouver ainsi artificiellement sa place dans cette collection concept. Le dessin de Guérineau est bon, efficace en tout cas. Pas inoubliable, cet album se laisse lire facilement, pour une petite lecture détente.

21/05/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Éléments de langage – Cacophonie en Francophonie
Éléments de langage – Cacophonie en Francophonie

Qui connaît vraiment l’Organisation française de la Francophonie. Qui représente-t-elle, quelle est sa fonction et a-t-elle une influence dans le concert mondial des pays ? Si peu de monde s’est véritablement posé la question (on ne va pas se mentir, on s’en moque un peu de la francophonie…), Bertin Leblanc est là pour nous apporter des réponses. Et contre toute attente, on se laisse prendre au jeu, c’est toujours intéressant d’en savoir plus sur une organisation dont la mission ne se limiterait qu’à couper des rubans, du moins sommes-nous nombreux à la penser… Ce récit basé sur le témoignage de Bertin Leblanc, vient nous prouver que ce que l’on pouvait penser se vérifie… que cela brasse beaucoup de vent pour pas grand-chose, et que derrière le rayonnement de la langue française se dissimulent des enjeux où généralement le culturel est les droits humains passent après la politique et la communication. Michaëlle Jean est une personnalité volontaire et bosseuse, mais sa volonté réformatrice lui attire des ennemis et les peaux de banane ne vont pas manquer. Charismatique et lumineuse, un brin directive et très bavarde, son ego est stimulé par la nuée de courtisans qui l’entourent. Epinglée par la presse de son pays pour des « dépenses somptuaires » dans son appartement de fonction à Paris, dépenses qui pourtant n’ont pas été décidées à son initiative, elle devra en plus batailler avec Macron pour qui elle n’est pas suffisamment « conciliante » avec le fameux « pré carré » africain (notamment pour la question du droit des femmes). Et au fond, le président français se moque bien de la francophonie, mais pour lui, toutes les occasions de lustrer son ego sur une tribune, qui plus est internationale, sont bonnes, ce qui n’a rien de vraiment surprenant du point de vue d’un Français ! Et puis chacun dans les « hautes instances » en est persuadé, l’avenir de la francophonie est en Afrique ! Peu soutenue par le gouvernement de son propre pays, la réélection de la présidente est plus que compromise. Sa concurrente directe, la rwandaise Louise Mushikiwabo, qui apparaît plutôt antipathique et autoritaire, est pourtant privilégiée par les membres de l’organisation, et on se doute que cela a plus à voir avec des tractations bassement politiques qu’avec sa personnalité. Comme le titre l’insinue, il est bien question de langage, et sur ce plan, les paroles et les blablas ne sont pas en reste. Pour un sujet qui pour beaucoup pourrait sembler rébarbatif, le dessin de Paul Gros vient équilibrer le propos par son trait rond et ludique qui s’inscrit dans une veine typiquement franco-belge (ou plutôt franco-belgo-québécoise dans le cas présent…). Il est vrai qu’on imaginait difficilement un manga ou un comics pour illustrer un tel récit… Cette bande dessinée nous permet de voir qu’au final, l’OIF a plus à voir avec l’opérette — les dignitaires se font même appeler « excellence » (sic). Tout cela est assez édifiant et ceux qui soutiennent la francophonie auraient bien du souci à se faire quant à l’avenir et l’influence de l’institution. Les auteurs ne se privent pas en outre d’évoquer, non sans ironie, l’hypocrisie qui règne en coulisse, ainsi que certaines absurdités telle la présence de l’Arabie saoudite en tant que pays observateur au sein de l’institution, pas davantage connue pour sa francophilie que pour sa tolérance en matière de démocratie… Pour ceux qui s’intéressent à la question, mais pour les autres aussi, « Éléments de langage » est d’une façon plus générale une fable sur le pouvoir, tout à fait digne d’intérêt pour constater que oui, la francophonie est vraiment une drôle de planète…

21/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Snapdragon
Snapdragon

Angoulême 2022 Prix Jeunesse 12/16 ans. Après l' excellent Bergères Guerrières récompensé en 8/12, j'avais hâte de lire le must pour les plus grands. Je dois avouer que je suis passé à travers ce Comics de Kat Leyh. L'histoire de Snap m'a pas mal ennuyé du début à la fin de l'ouvrage. Dans une bourgade typique mi campagne mi grande banlieue US, Snap vit seule avec sa maman. Kat Leyh nous emmène dans un milieu middle-class Afro-américain classique où la maman travaille 10/12h par jour( et nuit) et laisse Snap libre de son temps. C'est une image qui doit faire fantasmer pas mal d'ados français. Le graphisme est bon mais très classique. Pas de grosse originalité même si le découpage est moderne comme il se doit. Beaucoup de dynamisme avec très peu de texte, j'ai fini les 230 pages en 40 minutes. C'est donc un niveau de lecture assez facile, bien en dessous des Bergères à mon avis. La construction du récit est surprenante. Je la définirais en trois parties. La première partie , destinée aux 14/16, est un manifeste progressiste sur le Gender et la tolérence, axée sur la relation entre Snap et son ami Lou. Partie réaliste voire avec un côté scientifique et écologique en introduisant de l'ostéologie. Ensuite on recentre sur la relation Snap/Jacks où est développé le côté fantastique-sorcière qui commence plutôt par de la méditation transcendentale orientale de la maîtrise des énergies pour finir dans du style " Harry Potter". Une partie qui me semble plutôt viser les 12/14. La fin est un happy end type Disney après que le méchant ait été puni. Je ne peux pas reprocher grand chose mais je trouve que cela manque de cohérence et de profondeur dans les thèmes traités. A aucun moment je n'ai été émotionnellement intéressé ni surpris. Visiblement pas pour moi.

21/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Hyver 1709
Hyver 1709

Voilà une série que les amateurs de BD d’aventure historique apprécieront certainement. Car elle possède de belles qualités. D’abord d’être conclue en deux tomes, sans rallonge inutile. Je dirais presque que c’est dommage, il y avait sans doute matière à étoffer et développer encore l’intrigue (le passage au Brésil, la partie maritime – piraterie auraient pu être plus mises en avant). Et la fin est un peu brutale, comme si l’urgence du bouclage avait tout fait accélérer. Ensuite un dessin franchement très bon pour qui apprécie le style réaliste. Personnages et décors sont réussis. En particulier de superbes planches et une belle colorisation pour des décors glacés, durant cet hiver qui a frappé durement une France épuisée par les guerres. Si le règne de Louis XIV a souvent été pris pour cadre, ce diptyque situe son intrigue dans sa partie obscure, dans cette longue et douloureuse fin de règne (le roi voyant peu à peu mourir tous ses proches et s’étioler sa santé), lors de la guerre de succession d’Espagne (le cadre historique, pour qui ne le connait pas, est d’ailleurs rapidement, mais clairement posé en début de récit). Et, surtout, la cour elle-même n’est que périphérique ici, nous suivons quelques protagonistes, dans une intrigue certes un peu classique, mais bien menée. J’ai juste craint la fausse note avec une histoire d’amour un peu téléphonée et inopportune, mais cet aspect n’est qu’effleuré et là aussi la mort fait son œuvre et dynamise l’intrigue. Bref, voilà une histoire pas forcément hyper originale, mais qui est bien traitée, bien mise en images, et qui procure un moment de lecture sympathique.

21/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Prisonnière des Apaches
Prisonnière des Apaches

Je me retrouve entièrement dans l’avis d’Agecanonix. Comme lui je suis plutôt amateur de westerns, et comme lui je n’ai pas trouvé mon compte dans cet album, franchement décevant. Le dessin de Tisselli, qui travaille à l’aquarelle, possède de réelles qualités, mais s’adapte je trouve davantage aux paysages, aux décors, qu’aux personnages et gros plans. Et comme tout est ici axé sur les personnages au détriment des décors… Du coup, certains passages sont plutôt chouettes, tandis que d’autres sont carrément ratés. Car en plus c’est très inégal, et les visages sont trop changeants. Enfin, comme Agecanonix, je déplore des erreurs de perspective (un pistolet dès la deuxième page), de proportion (de grands corps avec une petite tête, etc.). A cela s’ajoute un scénario pas vraiment original ou intéressant. En effet, Ruju ne renouvelle pas l’intrigue classique de la blanche enlevée par des Indiens, et que quelques cow-boys courageux viennent délivrer (ici Tex et Kit Carson). Pas originale, l’intrigue est aussi maigrelette, lue en une dizaine de minutes, tellement c’est linéaire et sans surprise. Il aurait aussi pu se passer du terme « manitou » dans la bouche d’un Apache, je ne pense pas que ce soit adapté. Bref, je n’y reviendrai pas.

21/05/2022 (modifier)
Par Titanick
Note: 3/5
Couverture de la série La Folle Histoire des Plantes
La Folle Histoire des Plantes

Vu le titre, je m’attendais un peu à une histoire de l’évolution végétale au fil des ères géologiques. Pas vraiment ça, plutôt une réflexion sur le jardinage biologique, assortie d’anecdotes variées sur l’origine de quelques plantes cultivées. Pas inintéressant d’ailleurs, et une lecture plutôt agréable. Deux jardiniers voisins, Églantine l’écolo et Guy le chimique, sont interpellés par une tomate mutante humanisée, qui va leur conter diverses histoires de plantes de jardin. L’histoire de la tomate, du Gingko, les plantes qui accompagnent les déplacements des populations et beaucoup de conseils de permaculture. Une petite pointe d’humour car notre tomate à fort à faire pour échapper à l’appétit de Guy qui ne pense qu’à la boulotter. Un dessin simple mais agréable. Quelques doubles planches illustratives en pleine page de styles variés. Tout dépend du niveau de base du lecteur, mais pourquoi pas, l’ouvrage peut être instructif, même si un peu décousu. À noter que l’éditeur est spécialisé dans le jardin et l’écologie et que ce documentaire existe également sous la forme d’une exposition.

21/05/2022 (modifier)