Les derniers avis (15 avis)

Couverture de la série Terminus 1
Terminus 1

Mouais. Je ne dois pas être le cœur de cible, je ne sais pas. En tout cas cette lecture, rapide et pas réellement désagréable, ne m’a jamais vraiment accroché. Je l’ai traversée sans enthousiasme, et me dépêche de l’aviser, avant de l’avoir oubliée. Le dessin de Ponzio est, comme à son habitude – assez particulier dans son rendu. Hyperréaliste, proche de photos retravaillées, avec des personnages assez « raides ». Je n’en suis a priori pas un gros amateur. Mais c’est lisible et parfois même très beau. C’est juste que cet aspect glaçant et rigide ne m’attire pas trop. C’est surtout l’histoire qui m’a laissé de côté, qui ne m’a jamais réellement intéressé. L’intrigue est légère, manque d’aspérités. Et je n’ai pas compris comment Marje pouvait faire parvenir des objets, de l’eau à Julius d’une autre planète en quelques instants – ni comment Julius avait pu revenir seul avec son Palladium en retraversant le désert. Si les pouvoirs de télépathie de Julius sont expliqués e façon expéditive (piqué par une espèce spéciale de guêpes !?), cet aspect est finalement peu exploité (je m’attendais à ce que ce soit quelque chose de central dans l’histoire). Bref, une petite déception me concernant.

19/01/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
Couverture de la série Sirocco
Sirocco

Un tenancier de bistro à Venise élève sa fille tout seul avec l'aide de sa propre mère. Sa fille veut devenir danseuse et sa mère ne peut plus sculpter et aprend que son cancer a repris. Tout est parfait, c'est plein d'émotion, intergénérationnel, ça fait le lien ville (Venezia, en plus) campagne (Sicile) le lien hétéro/ homo, artiste/artisan...Bref tout est pour le mieux, mais je suis restée un peu en dehors. Le lettrage numérisé manque de personnalité, les pages bicolores sont un peu artificielles et même si le trait est vif, les personnages bien caractérisés, les dialogues légers... Cette marée de bons sentiments dilue un peu le propos. Cette BD nous tend un miroir boboïsant dans lequel on peine à se reconnaître... Non, on n'a pas un bistro à Venise, ni une mère sculptrice, ni une fille qui va devenir une danseuse étoile.. Mais ça ne nous empêche pas d'être triste quand nos grand-parents meurent.

19/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Röd i Snön
Röd i Snön

Un polar nordique. Un énième serait-on tenté de dire tant ils semblent être à la mode. Mais celui-ci est espagnol ! Un auteur espagnol donc, un dessin asse minimaliste et stylisé, des options « fantastiques » relativement soft et originales (le fantôme/double du héros – les deux dialoguant comme si de rien n’était) et un assureur en guise d’enquêteur. On a là un récit qui, doucement, semble sortir de l’ordinaire, sans jamais trop s’en éloigner en fait. Si le meurtre dont il est question est un peu bizarre et tiré par les cheveux, et si le rythme est lent, on ne s’ennuie jamais, et l’ambiance grisâtre (à peine traversée par le rouge vif du pelage d’un renard ou de la chevelure de la policière), ajoute à l’étrangeté de cette histoire, qui se laisse lire plutôt agréablement. Avec un chouette format à l’italienne (que j’apprécie), on a là un polar d’atmosphère réussi. Note réelle 3,5/5.

19/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Dix Secondes
Dix Secondes

Je ne connais que Un Eté en apnée (Simon & Louise) (et son versant) de l’auteur, une œuvre que j’avais trouvé fort sympathique mais fugace. Avec 10 secondes, l’auteur a réussi à me faire l’effet inverse, forcément on troque les amours de jeunesse pour leur mal-être. On retrouve sa patte graphique fluide et « simple », un album qui se lit très facilement mais @#%£%!! que l’histoire (enfin surtout le héros) m’a énervé. Pourtant on a le même parcours de jeunesse (localisation, conneries, expériences …) mais sans l’ennui, l’inconscience et l’autodestruction. Il y a une certaine froideur et justesse dans la façon de raconter cette histoire mais je ne la relirais jamais. En tout cas ça suscite pas mal d’émotions (énervement, incompréhension, déprime …).

19/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Deryn Du
Deryn Du

Je suis vache en mettant cette note mais je n’en pouvais plus de voir la fin. L’œuvre possède pourtant des qualités mais qui n’ont pas su me toucher. Le dessin, malgré certaines images fabuleuses, ne m’a pas emporté cette fois, je l’ai trouvé parfois trop maladroit. Et si j’ai aimé la retranscription et l’ambiance d’un village de pêcheur d’époque, aucun personnage ne m’a vraiment intéressé. Ensuite vient le récit qui m’a semblé bien peu palpitant, l’auteur retrouve des thématiques que l’on a déjà aperçu dans d’autres de ses albums, mais sans apporter de nouveauté ou véritable souffle. J’ai quand même bien aimé la fin mais que ce fut long pour l’atteindre. La postface laisse le mot à l’auteur sur une certaine ambition avec cet album, l’horreur en BD … et bin ça n’a pas marché avec moi, j’ai détesté ces pages qui me faisaient sortir de ma lecture et qui m’ont semblé lourdes (et donc pour moi effet escompté loupé). Bref je n’y reviendrais pas, assez mitigé de ma lecture. Je ne peux pas le déconseiller, pour les amateurs d’ambiance mais ne vous attendez pas à un truc de fou. 2,5

19/01/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Patrick Dewaere - A part ça la vie est belle
Patrick Dewaere - A part ça la vie est belle

C'est le dessin qui m'a séduite : une espèce de douceur où le mouvement semble atténué. Effectivement c'est Patrick Dewaere qui raconte ses souvenirs. Il est normal qu'il y ait un peu de brume parce que ça fait un bail qu'il s'est suicidé. C'est la distance du temps qui est représentée. Les mots du loustic sont suffisament bien choisis pour qu'on retrouve son débit provocant, ironique. C'est par cette voix off que l'âme ambiguë remonte dans les images adoucies par le souvenir.( le sien ou le nôtre ?) Un beau loser, impulsif et attachant. Moi, je ne l'ai vu que dans Coup de tête et Les valseuses, mais il faut avouer que dans les deux, il incarne une masculinité toxique qui oscille entre sa mauvaise conscience qu'il noie dans l'alcool et sa séduction inquiétante. Bref on ne peut pas être une femme et en être fan... Mais il ressemble au frère qui agace, parce qu'il est beau, beau et con à la fois. Bon scénario + monologue précis au souffle bien observé + dialogues réalistes + dessin suave et ralenti = bon moment de lecture. Un regret : il manque un peu d'épaisseur pour les seconds rôles...

19/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série À qui le tour ?
À qui le tour ?

À qui le tour ? est un recueil d'histoires courtes d'humour noir, toutes construites autour de faits divers, de meurtres absurdes ou sordides, et de chutes plus ou moins cruelles. Le principe est simple et assumé : prendre la lie de la société humaine et ses pulsions les plus glauques pour en tirer des récits grinçants et très noirs. Ce type d'histoires s'inscrit clairement dans la tradition de Fluide Glacial, voire de Hara-Kiri. On pense à Tronchet ou à Vuillemin, mais aussi, évidemment, aux personnages volontairement abjects et misérables que Lindingre lui-même a déjà mis en scène dans ses premiers ouvrages (Chez Francisque, Titine au bistrot ou encore La Famille Legroin). Certaines histoires sont efficaces, avec des chutes bien amenées et une noirceur assumée qui fonctionne à plein régime. D'autres sont moins mémorables, souvent parce que la fin est un peu attendue ou trop plate. Et puis il y a des récits qui m'ont laissé froid, soit parce qu'ils donnent une impression de déjà-vu par rapport aux précédents, soit parce que l'humour graveleux ou la facilité de la trame m'ont paru trop appuyés, voire gratuits. J'ai en effet ressenti un effet de répétition, avec des constructions reposant toujours sur le même mécanisme (montée en tension puis chute cruelle), des idées déjà exploitées, et parfois une recherche du choquant pour le choquant sans que cela soit réellement drôle. Et c'est dommage car, graphiquement, j'aime beaucoup le travail de Jean-Christophe Chauzy. Son dessin est expressif, nerveux, parfois presque agressif, avec une mise en couleurs directes qui rend les planches belles tout en renforçant le malaise et la noirceur des situations. C'est un style qui colle parfaitement à ce type de récits, capable d'être à la fois caricatural et cru tout en restant maîtrisé. Le graphisme porte clairement l'album. Par conséquent, je suis navré d'avoir trouvé ces histoires si peu drôles et souvent prévisibles dans leur manière d'explorer la médiocrité humaine à travers des personnages tous plus malsains les uns que les autres.

19/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Étoiles s'éteignent à l'aube
Les Étoiles s'éteignent à l'aube

J’ai beaucoup aimé ce récit, qui a réussi à me toucher tant par son sujet que par son traitement. Le sujet, d’abord, l’histoire de ce jeune homme contraint d’accompagner son père dans un dernier voyage malgré tout le ressentiment qu’il éprouve pour ce dernier, et la découverte progressive de ses origines et, surtout, de sa mère (qu’il n’a jamais connue), m’a touché. J’ai aimé le fait que ce père soit tout sauf parfait. Alcoolique, lâche, menteur, manipulateur, il n’en aime pas moins son enfant et, dans ses moments de lucidité, a pleinement conscience de ses faiblesses et de sa médiocrité. J’ai aimé le fait que le fils ait du mal à aller vers ce père, se pliant au désir de ce dernier du fait de son éducation et de ses origines mais certainement pas par affection. Cette relation froide, distante, pleine de rancœur et de regrets m’a donc touché. Le traitement ensuite, m’a tout autant plu. La structure en courts chapitres qui nous permettent de découvrir progressivement l’histoire du père est classique mais bien équilibrée. Le dessin est très beau avec un rendu souvent proche de la peinture tout en parvenant à transmettre les émotions des personnages. Et puis, il y a cet emploi récurrent des ombres chinoises pour faire ressortir les passages dans lesquels la violence s’invite. Cette rupture de style crée un choc graphique tout en accentuant la lisibilité de la case, c’est tout con mais vachement efficace. Et pour en finir avec ce dessin, je soulignerai encore quelques cases dans lesquelles le visage de la mère est représenté, cases que j’ai trouvé tout simplement magnifiques. Donc voilà, à titre personnel, c’est une lecture qui m’a beaucoup touché et que je recommande.

19/01/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Monde à Malec
Le Monde à Malec

À mi-chemin entre le blog BD et le strip comics, Le Monde à Malec raconte pêle-mêle le quotidien de son auteur, parti vivre a Tokyo avec sa femme coréenne, son travail, les chocs culturels, Internet et une multitude de digressions plus ou moins liées à ces thèmes. Il en découle une accumulation de tranches de vie, de strips et de récits courts, sans véritable colonne vertébrale narrative. Le dessin est volontairement simple et caricatural, très expressif, avec une mise en page libre. Le format paysage évoque clairement le strip, et l'album en contient d'ailleurs plusieurs. L'énergie graphique est indéniable : ça bouge, ça se lit sans effort et l'ensemble reste clair. En revanche, cela ne cherche jamais la finesse ni la sophistication visuelle. On est sur un registre de blog BD humoristique. Côté scénario, c'est là que mon avis se divise nettement. Comme évoqué plus haut, l'ensemble est très foutraque. On trouve parfois quelques fragments du quotidien et, plus rarement, des passages réellement consacrés à la vie au Japon. Mais l'album accumule surtout les digressions, les dialogues de couple, les prises de position sur la société et de nombreux extraits issus d'anciennes publications internet de l'auteur. L'humour se veut décomplexé, cynique et souvent autoréflexif, avec quelques brisages du quatrième mur. Malgré cela, l'ensemble m'a laissé une impression de vide assez persistante. Beaucoup de gags reposent sur un humour potache, volontiers vulgaire, fréquemment scato, ou sur des stéréotypes qui finissent par lasser. La relation avec Kirika, présentée de manière très infantilisante, n'apparait ni touchante ni réellement signifiante, tout au plus anecdotique. Malgré un cadre théoriquement riche (Tokyo, expatriation, différences culturelles, monde de l'animation), l'album en exploite très peu les possibilités et survole ces sujets de manière trop superficielle. L'auteur semble avoir finalement peu de choses à dire au-delà de lui-même, sans jamais chercher à dépasser l'anecdote ou le gag immédiat. J'y ai donc surtout vu un exercice autocentré, effleurant des thèmes intéressants mais s'attardant trop longuement sur des considérations mineures et sur un humour qui ne m'a jamais fait décrocher un sourire.

19/01/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Aigles de Rome
Les Aigles de Rome

Après avoir fait ses armes aux cotés de Desberg pour L'Etoile du Désert et Dufaux pour Rapaces, Enrico Marini signe ici sa première série en étant seul au commande Je n'ai pas le recul nécessaire pour comparer l'œuvre de Marini avec la référence de Dufaux, Murena, ce qui me permet de juger l'œuvre pour ce qu'elle est … à savoir un très bon divertissement. L'intrigue sous fond de conquête de la Germanie par Rome s'attarde sur le destin de 2 jeunes hommes, Marcus et Ermanamer (devenu Arminius) qui ayant été rivaux dans leurs jeunes années vont finir par devenir frères puis ennemis au fil de leurs aspirations guerrières. L'intrigue est donc assez classique, voire même basique, mais elle fait suffisamment le job pour tenir son lecteur attentif et curieux de poursuivre l'aventure avec envie. Si je prends bonne note des critiques précédentes j'avoue ne pas avoir forcément été choqué par le langage utilisé par l'auteur Mais le gros point fort de la série, à mon sens, c'est le dessin de Marini. J'apprécie beaucoup son coup de crayon qui s'améliore au fil des tomes. Si ses personnages féminins sont réellement envoutants, les personnages masculins ne sont pas en reste non plus. Quant aux décors et scènes de batailles on sent qu'il y a porté une vraie attention afin de donner un aspect harmonieux à l'ensemble de l'œuvre. Je suis vraiment fan de son style. Au final il convient de prendre cette série pour ce qu'elle est, un blockbuster, une machine à fric. Et finalement ne serait ce pas là son réel point faible ? Mais moi, je suis tombé dans le panneau et j'attends impatiemment la suite des aventures de Marcus et Arminius

19/01/2026 (modifier)