2.5
Une série pour jeunes (je dirais à partir de 10 an environ) qui me laisse un peu perplexe. Je sais que je ne suis pas le public-cible des auteur et j'essai d'être indulgeant lorsque cela s'adresse aux jeunes, mais je trouve qu'il y a des problèmes au niveau de la structure du scénario.
J'accepte que le ton de la série soit un peu loufoque et que c'est clairement remplit d'éléments pour plaire aux jeunes qui voudraient bien s'évader de leur vie monotone. Ainsi, une ado voleuse va se retrouver à faire ami-ami avec une famille de riche bien particulière: les trois enfants de la famille Bellaventure ne vont jamais à l'école, ils peuvent faire toutes les conneries qu'ils veulent et subir aucune conséquences, leur père qu'ils connaissent pas est mort en leur laissant une carte avec tellement de points qu'ils peuvent voyager partout en première classe, il y a des animaux exotiques dans leur grosse baraque de riche....On dirait que Zidrou voulait tellement que les jeunes lecteurs trouvent que cette famille était géniale que ça devient un peu trop gros.
La série est composée d'épisodes qui se suivent avec quelques mystères qui sont là pour retenir l'attention du lecteur et acheter la suite (les parents de la voleuse ne sont pas ses vrais parents, le père des gamins riche cache un secret et il y a une mystérieuse organisation qui surveille la famille). Ce sont des énigmes pas trop mal, les personnages sont un peu attachants et l'humour fonctionne bien...Le problème est que j'ai souvent eu l'impression que l'intrigue faisait du surplace. C'est vraiment le cas avec le deuxième tome où on aurait pu raconter toute l'histoire avec la moitié des pages. Le premier tome est pas mal non plus à ce niveau vu qu'au final la plupart des actions des enfants à servit à rien. Les intrigues m'ont semblé inutilement laborieuses.
Bref, tout n'est pas à jeter dans cette série, mais pour l'instant je ne suis pas trop convaincu.
Troisième et dernière œuvre de Rubio parue en France.
Toujours un bon défouloir, sexe, robots policiers et violence gratuite au menu. Un dessin toujours au top.
Cette bande ne vise clairement pas le prix Nobel mais fleure bon les années 80/90.
On a comme dans L'Enfer Blanc une toute dernière page un peu faible, dommage.
Rubio est un des auteurs argentins à connaître. On peut le ranger à côté d'Altuna ou de Trillo dans ses étagères sans rougir.
Dire que j'ai failli ne jamais acheter cette bande à cause des avis postés ici...
Désolé mais je vais m'inscrire en complet porte à faux des avis précédents.
L'histoire raconte la survie d'un groupe d'hommes au sein d'une super prison en Antarctique.
Prisonniers, gardiens et personnel vivent dans les mêmes conditions précaires. Au gré des évènements, des alliances se nouent. Bientôt tout n'est plus que question de survie...
Le lieu de base de l'intrigue nous fait penser que nous sommes dans une dystopie. Le ton est résolument nihiliste, cynique et violent.
Les hommes ne cessent de s'entretuer (presque un mort toutes les deux pages), c'est la loi du plus fort. Ca m'a beaucoup fait penser à Hombre.
Il n'y a rien de bordélique dans le récit. On a simplement un découpage très cinématographique, les scènes s'enchaînent sans transition. On passe d'un clan à un autre et cela retranscrit bien l'urgence de la situation.
En effet, tout ce petit monde est en train de perdre ses nerfs car ils attendent des provisions qui n'arrivent pas, et l'ambiance devient très vite délétère.
Concernant l'introduction "choquante" avec les phoques, il s'agit clairement d'une parodie de la scène d'introduction du film The Thing, réalisé par Carpenter en 1982.
Le dessin réaliste de Rubio est juste magnifique.
L'enfer blanc, ainsi que deux autres créations du même auteur, sont sortis chez Soleil en 1996. Mais elles ont été publiées pour la première fois dans la revue Cimoc entre le milieu des années 80 et le début des années 90.
Si ces bandes avaient été éditées chez Albin Michel dans la collection Spécial USA qui regorge de ce type de productions, on crierait au génie...
Bref, ne suivez pas le sens de la foule et donnez une chance à cette pépite !
Il s'agit d'une série qui rassemble de courtes histoires d'Altuna, publiées auparavant dans le magazine Playboy, en plusieurs éditions et langues. Elle inclut également quelques illustrations coquines en pleine page.
Souvent chauds et amusants, les récits sont sans prétention, mais il faut dire que les filles sont les plus belles de l'histoire de la BD jusqu'à présent! Les couleurs sont également très bien réalisées et ajoutent un plus à la qualité de l'ensemble. Je pense qu'il s'agit d'érotisme soft, étant donné que les sexes ne sont jamais montrés explicitement et que c'est très bien ainsi...
Tout ce travail mériterait une édition intégrale de plus grandes dimensions et avec une meilleure qualité... Taschen, un jour, peut-être?
Je me retrouve hélas dans l’avis de grogro. Non pas que son avis soit mauvais – bien au contraire, je pourrais le contresigner (si ce n’est que je serais un chouia moins sévère pour la notation).
C’est plutôt que, comme lui, j’ai été déçu par cette lecture. Comme si sur plusieurs centaines de pages s’étalait une mise en place, une présentation d’un décor familial, mais que jamais – en tout cas jamais suffisamment, autre chose ne prenait le relais. La petite histoire ne laisse sans doute pas assez de place à la grande.
Alors, certes, c’est une sorte de saga familiale et pas un documentaire sur l’Allemagne en guerre. Mais, sans être misérabiliste, le récit aurait sans doute pu gagner en profondeur – et en intérêt me concernant – utilisant mieux le matériau historique.
Reste que le dessin, simple et fluide, est plutôt agréable. Et, malgré mes critiques ou frustrations évoquées plus haut, c’est quand même très lisible, et apporte une vision peut-être très « ciblée », mais pas inintéressante, sur un pan de la société allemande des années noires du nazisme.
Note réelle 2,5/5.
J'ai récemment acquis ce volume. Je connaissais déjà auparavant beaucoup des dessins, surtout les idées noires de Franquin. Mais ce fut agréable de découvrir de petits trésors disséminés à travers les nombreuses pages: des dessins de Bilal, Moebius, Rosinsky, Tardi et bien d'autres. Mon appréciation la plus positive va aux couvertures, aux en-têtes délirants de Franquin. Quelque chose tenté plus tard dans (A suivre), sans toutefois rencontrer le même succès. Je recommande la consultation et l'achat éventuel, en prévoyant de l'espace libre dans votre bibliothèque.
Ayant lu les romans du Petit Nicolas dans ma jeunesse, j'étais curieux de voir quelles formes avaient initialement prises les idées de Sempé et Goscinny, et de mieux comprendre comment le personnage s'est construit avant de devenir celui que je connaissais.
Cela dit, ces gags en une planche ne m'ont globalement pas convaincu. Le dessin de Sempé, encore débutant, apparaît plus raide, moins expressif, et surtout dépourvu du charme et de la finesse qui feront plus tard la force de ses illustrations. Quant à l'humour, il m'a semblé très daté, trop prévisible et convenu, au point de donner régulièrement l'impression de lire des gags extraits de journaux du début du XXe siècle, voire de la fin du XIXe siècle.
La mécanique revient très souvent au même schéma : une petite gaffe de Nicolas qui dégénère en énervement et gaffe plus importante du père (souvent accompagné du voisin), sans réelle surprise dans la chute. Je n'ai pas vraiment ri, à l'exception de la chute du gag sur la course urgente à faire, et j'ai ressenti une certaine platitude dans la mise en scène. J'ai surtout eu l'impression que ce format ne mettait pas en valeur l'écriture de Goscinny telle qu'il réussira à la mettre en scène deux à trois ans plus tard avec les débuts d'Astérix.
C'est d'ailleurs ce que confirment les deux exemples proposés en fin d'album, où les mêmes idées de gag en BD sont reprises sous forme de récits illustrés. Là, grâce à une bien meilleure aisance d'écriture, l'humour fonctionne nettement mieux, les situations prennent plus d'ampleur et les dialogues gagnent en efficacité. Cela met clairement en évidence que Goscinny était bien plus à l'aise dans ce format, ce qui explique sans doute le succès des romans du Petit Nicolas, tandis que ces premières tentatives en BD sont tombées dans l'oubli.
Je retiens donc l'intérêt historique de l'ouvrage et le plaisir de découvrir les origines d'un univers devenu célèbre plus tard. En revanche, en tant que BD pure, j'ai trouvé l'ensemble limité, trop immature sur le plan graphique comme narratif, et finalement peu intéressant en dehors de cette dimension de curiosité.
Ro a très bien résumé l'intrigue, et surtout les gros défauts de celle-ci, qui font que le lecteur est forcé d'accepter bon nombre de facilités et d'improbabilités pour entrer dans ce récit SF, qui bénéficie d'un dessin dynamique et agréable.
Déjà la couverture est mauvaise, dans le sens où elle spoile d'entrée l'essentiel du suspens qui existait dans les vingt premières pages.
Ensuite, si cette aventure se laisse lire, elle m'a rapidement mis de côté, tant intrigue et personnages manquaient de crédibilité, au point que certains passages en sont presque caricaturaux et humoristiques.
Nous suivons une petite famille (un couple et leur fille adolescente) qui vivote de cambriolages, pour survivre dans une société gangrénée par la pollution et la misère. La société Eden Corp propose à ceux qui le peuvent de s'envoler vers une autre planète plus vivable, quelques familles étant tirées au sort pour bénéficier gratuitement de cette échappatoire. Bon, pourquoi pas ? (même si ça sent le déjà vu - voir par exemple le début de la série de Spielberg "Terra Nova").
Mais, dès le départ, on nous présente cette famille comme des champions tous terrains infaillibles : surpris lors d'un cambriolage ils éliminent 5 loubards lourdement armés. L'adolescente n'est pas en reste et, malgré les incessantes remarques de son père qui semble vouloir la surprotéger (c'est répétitif et usant durant tout l'album), elle cogne et tue sans trop se poser de questions.
La suite est une accumulation de facilités parfois risibles.
Notre famille prend la place d'une famille de voisins (coup de bol un couple avec une ado aussi) et sans vrai problème se retrouve dans le vaisseau à leur place.
Une fois dans le vaisseau et l'horrible réalité découverte, nos trois héros vont déjouer toutes les menaces, éliminant gardes et robots (notre ado se révélant une Mc Giver improbable, bricolant à peu près tout sans aucun outil). Au passage, comme dans les pires téléfilms, les gardes menaçant de leurs armes nos héros, palabrent deux heures sans tirer, et bien sûr se font désarmer tranquilou.
Quant aux négociations entre notre trio qui a pris les commandes du vaisseau et la méchante d'Eden Corp restée sur Terre, elles manquent elles aussi de crédibilité : le père reste quasiment jusqu'au bout naïf en croyant les promesses d'Eden Corp, continue à "protéger" sa fille (qui règle bien sûr tous les problèmes pendant ce temps), tandis que les menaces de dépressuriser des parties du vaisseau pour éliminer le trio peinent à convaincre (pourquoi cela n'a-t-il pas été utilisé dès le départ ???).
Enfin, le complot d'Eden Corp en lui-même (tout ça pour dépouiller les victimes - les voyageurs doivent laisser ce qu'ils possèdent à cette société avant d'embarquer, sans que jamais personne ne se pose de questions sur Terre ???), et sa vision malthusienne de la survie terrestre sont eux-aussi hautement improbables.
Bref, c'est une lecture détente - rapide au demeurant - qui pêche beaucoup trop par manque de crédibilité. Si intrigue et personnages avaient été plus nuancés et davantage approfondis, je pense que cela aurait pu donner quelque chose de plus intéressant.
Note réelle 2,5/5.
Dans un cadre préhistorique situé au mésolithique, Euy, une jeune fille aux yeux vairons, est bannie de son village d'adoption après la disparition de son protecteur. Elle se retrouve livrée à elle-même et s'attache à un personnage ambigu, mi-sorcier mi-barde, rusé et manipulateur mais finalement pas si malveillant.
Au premier abord, cette BD laisse une impression assez déroutante. Le dessin, volontairement simple, presque enfantin, et le personnage d'Euy, très spontané, instinctif, avec une manière de s'exprimer volontairement approximative, presque mal dégrossie, donnent au départ le sentiment d'un récit soit très jeunesse, soit un peu simpliste.
Et pourtant, passé cette première impression, l'album révèle discrètement son intelligence. Derrière cette apparente candeur se construit un univers étonnamment cohérent et riche, qui propose une vision de la préhistoire à la fois fantaisiste et pourtant crédible. On y découvre différentes tribus, chacune avec ses coutumes, ses manières de parler, ses niveaux de développement technique, dans un monde où coexistent échanges, conflits, commerce et même formes d'esclavage. Le tout reste rudimentaire, mais sonne juste, comme une interprétation vivante et incarnée de ce que pouvaient être ces sociétés humaines en construction.
Le travail sur le langage est d'ailleurs intéressant. Sans chercher de vraie rigueur linguistique, l'auteur s'amuse avec les mots, les manières de s'exprimer, et donne à chaque groupe une identité propre. Cela peut déstabiliser et paraitre arbitraire au début, mais quand on constate qu'il y a une vraie logique dans les manières de parler de chacun, cela participe à l'immersion et à la singularité du récit.
Sur le plan narratif, l'histoire prend la forme d'un parcours initiatique teinté d'aventure. La relation entre les deux personnages principaux, faite de méfiance, d'intérêt mutuel et d'une forme d'attachement progressif, porte une bonne partie du récit. Les péripéties s'enchaînent avec énergie, parfois avec des touches d'humour ou des situations un peu absurdes, mais l'ensemble conserve sa propre cohérence.
Ce mélange de naïveté apparente et de richesse de fond donne une BD tous publics assez singulière, qui demande un petit temps d'adaptation mais qui finit par convaincre. Une vision de la préhistoire colorée, vivante et inventive, qui parvient à être à la fois accessible et étonnamment nuancée derrière son voile de loufoquerie.
Note : 3,5/5
Tome 1 : Une sorte de tranche de vie d'une communauté rurale dans le Québec des années 20. On suit le personnage principal, Marie, qui vient de perdre son mari. tout deux tenaient le magasin général, sorte de point névralgique du village, isolé de la ville. Beaucoup de personnages secondaires sont introduits de sorte que le lecteur a parfois du mal à cerner qui est qui... Dans ce tome 1, il n'y a pas de véritable fil conducteur mais on suit le quotidien de la communauté. Niveau dessin, c'est du pur Loisel, le trait un peu épais mais joli, tout comme la mise en couleur. dommage qu'il n'y ait pas de lexique en fin d'ouvrage pour mieux apprécier les expressions québecoises qui sont néanmoins savamment distillées afin que le lecteur français que je suis arrive à suivre et comprendre les échanges.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10
NOTE GLOBALE : 14/20
Tome 2 : le meilleur tome selon moi de la série. On suit ici l'arrivée de Serge et la révolution qu'il va entrainer dans la communauté privée de ses hommes partis plusieurs mois en forêt pour couper du bois.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10
NOTE GLOBALE : 16/20
Tome 3 : suite au retour des hommes, la vie de la communauté prend une tournure inattendue. Je ne m'attendait pas du tout à l'issue finale et au fait que Serge soit homosexuel. Beaucoup d'émotion dans ce tome qui sonne très juste..
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10
NOTE GLOBALE : 15/20
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La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
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Nos enjeux culturels et sociétaux
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Nos enjeux sociaux
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La Famille Bellaventure
2.5 Une série pour jeunes (je dirais à partir de 10 an environ) qui me laisse un peu perplexe. Je sais que je ne suis pas le public-cible des auteur et j'essai d'être indulgeant lorsque cela s'adresse aux jeunes, mais je trouve qu'il y a des problèmes au niveau de la structure du scénario. J'accepte que le ton de la série soit un peu loufoque et que c'est clairement remplit d'éléments pour plaire aux jeunes qui voudraient bien s'évader de leur vie monotone. Ainsi, une ado voleuse va se retrouver à faire ami-ami avec une famille de riche bien particulière: les trois enfants de la famille Bellaventure ne vont jamais à l'école, ils peuvent faire toutes les conneries qu'ils veulent et subir aucune conséquences, leur père qu'ils connaissent pas est mort en leur laissant une carte avec tellement de points qu'ils peuvent voyager partout en première classe, il y a des animaux exotiques dans leur grosse baraque de riche....On dirait que Zidrou voulait tellement que les jeunes lecteurs trouvent que cette famille était géniale que ça devient un peu trop gros. La série est composée d'épisodes qui se suivent avec quelques mystères qui sont là pour retenir l'attention du lecteur et acheter la suite (les parents de la voleuse ne sont pas ses vrais parents, le père des gamins riche cache un secret et il y a une mystérieuse organisation qui surveille la famille). Ce sont des énigmes pas trop mal, les personnages sont un peu attachants et l'humour fonctionne bien...Le problème est que j'ai souvent eu l'impression que l'intrigue faisait du surplace. C'est vraiment le cas avec le deuxième tome où on aurait pu raconter toute l'histoire avec la moitié des pages. Le premier tome est pas mal non plus à ce niveau vu qu'au final la plupart des actions des enfants à servit à rien. Les intrigues m'ont semblé inutilement laborieuses. Bref, tout n'est pas à jeter dans cette série, mais pour l'instant je ne suis pas trop convaincu.
Police Antarctic
Troisième et dernière œuvre de Rubio parue en France. Toujours un bon défouloir, sexe, robots policiers et violence gratuite au menu. Un dessin toujours au top. Cette bande ne vise clairement pas le prix Nobel mais fleure bon les années 80/90. On a comme dans L'Enfer Blanc une toute dernière page un peu faible, dommage. Rubio est un des auteurs argentins à connaître. On peut le ranger à côté d'Altuna ou de Trillo dans ses étagères sans rougir.
L'Enfer Blanc
Dire que j'ai failli ne jamais acheter cette bande à cause des avis postés ici... Désolé mais je vais m'inscrire en complet porte à faux des avis précédents. L'histoire raconte la survie d'un groupe d'hommes au sein d'une super prison en Antarctique. Prisonniers, gardiens et personnel vivent dans les mêmes conditions précaires. Au gré des évènements, des alliances se nouent. Bientôt tout n'est plus que question de survie... Le lieu de base de l'intrigue nous fait penser que nous sommes dans une dystopie. Le ton est résolument nihiliste, cynique et violent. Les hommes ne cessent de s'entretuer (presque un mort toutes les deux pages), c'est la loi du plus fort. Ca m'a beaucoup fait penser à Hombre. Il n'y a rien de bordélique dans le récit. On a simplement un découpage très cinématographique, les scènes s'enchaînent sans transition. On passe d'un clan à un autre et cela retranscrit bien l'urgence de la situation. En effet, tout ce petit monde est en train de perdre ses nerfs car ils attendent des provisions qui n'arrivent pas, et l'ambiance devient très vite délétère. Concernant l'introduction "choquante" avec les phoques, il s'agit clairement d'une parodie de la scène d'introduction du film The Thing, réalisé par Carpenter en 1982. Le dessin réaliste de Rubio est juste magnifique. L'enfer blanc, ainsi que deux autres créations du même auteur, sont sortis chez Soleil en 1996. Mais elles ont été publiées pour la première fois dans la revue Cimoc entre le milieu des années 80 et le début des années 90. Si ces bandes avaient été éditées chez Albin Michel dans la collection Spécial USA qui regorge de ce type de productions, on crierait au génie... Bref, ne suivez pas le sens de la foule et donnez une chance à cette pépite !
Voyeur - Les petites histoires érotiques pour Playboy
Il s'agit d'une série qui rassemble de courtes histoires d'Altuna, publiées auparavant dans le magazine Playboy, en plusieurs éditions et langues. Elle inclut également quelques illustrations coquines en pleine page. Souvent chauds et amusants, les récits sont sans prétention, mais il faut dire que les filles sont les plus belles de l'histoire de la BD jusqu'à présent! Les couleurs sont également très bien réalisées et ajoutent un plus à la qualité de l'ensemble. Je pense qu'il s'agit d'érotisme soft, étant donné que les sexes ne sont jamais montrés explicitement et que c'est très bien ainsi... Tout ce travail mériterait une édition intégrale de plus grandes dimensions et avec une meilleure qualité... Taschen, un jour, peut-être?
Columbusstraße
Je me retrouve hélas dans l’avis de grogro. Non pas que son avis soit mauvais – bien au contraire, je pourrais le contresigner (si ce n’est que je serais un chouia moins sévère pour la notation). C’est plutôt que, comme lui, j’ai été déçu par cette lecture. Comme si sur plusieurs centaines de pages s’étalait une mise en place, une présentation d’un décor familial, mais que jamais – en tout cas jamais suffisamment, autre chose ne prenait le relais. La petite histoire ne laisse sans doute pas assez de place à la grande. Alors, certes, c’est une sorte de saga familiale et pas un documentaire sur l’Allemagne en guerre. Mais, sans être misérabiliste, le récit aurait sans doute pu gagner en profondeur – et en intérêt me concernant – utilisant mieux le matériau historique. Reste que le dessin, simple et fluide, est plutôt agréable. Et, malgré mes critiques ou frustrations évoquées plus haut, c’est quand même très lisible, et apporte une vision peut-être très « ciblée », mais pas inintéressante, sur un pan de la société allemande des années noires du nazisme. Note réelle 2,5/5.
Le Trombone Illustré
J'ai récemment acquis ce volume. Je connaissais déjà auparavant beaucoup des dessins, surtout les idées noires de Franquin. Mais ce fut agréable de découvrir de petits trésors disséminés à travers les nombreuses pages: des dessins de Bilal, Moebius, Rosinsky, Tardi et bien d'autres. Mon appréciation la plus positive va aux couvertures, aux en-têtes délirants de Franquin. Quelque chose tenté plus tard dans (A suivre), sans toutefois rencontrer le même succès. Je recommande la consultation et l'achat éventuel, en prévoyant de l'espace libre dans votre bibliothèque.
Le Petit Nicolas
Ayant lu les romans du Petit Nicolas dans ma jeunesse, j'étais curieux de voir quelles formes avaient initialement prises les idées de Sempé et Goscinny, et de mieux comprendre comment le personnage s'est construit avant de devenir celui que je connaissais. Cela dit, ces gags en une planche ne m'ont globalement pas convaincu. Le dessin de Sempé, encore débutant, apparaît plus raide, moins expressif, et surtout dépourvu du charme et de la finesse qui feront plus tard la force de ses illustrations. Quant à l'humour, il m'a semblé très daté, trop prévisible et convenu, au point de donner régulièrement l'impression de lire des gags extraits de journaux du début du XXe siècle, voire de la fin du XIXe siècle. La mécanique revient très souvent au même schéma : une petite gaffe de Nicolas qui dégénère en énervement et gaffe plus importante du père (souvent accompagné du voisin), sans réelle surprise dans la chute. Je n'ai pas vraiment ri, à l'exception de la chute du gag sur la course urgente à faire, et j'ai ressenti une certaine platitude dans la mise en scène. J'ai surtout eu l'impression que ce format ne mettait pas en valeur l'écriture de Goscinny telle qu'il réussira à la mettre en scène deux à trois ans plus tard avec les débuts d'Astérix. C'est d'ailleurs ce que confirment les deux exemples proposés en fin d'album, où les mêmes idées de gag en BD sont reprises sous forme de récits illustrés. Là, grâce à une bien meilleure aisance d'écriture, l'humour fonctionne nettement mieux, les situations prennent plus d'ampleur et les dialogues gagnent en efficacité. Cela met clairement en évidence que Goscinny était bien plus à l'aise dans ce format, ce qui explique sans doute le succès des romans du Petit Nicolas, tandis que ces premières tentatives en BD sont tombées dans l'oubli. Je retiens donc l'intérêt historique de l'ouvrage et le plaisir de découvrir les origines d'un univers devenu célèbre plus tard. En revanche, en tant que BD pure, j'ai trouvé l'ensemble limité, trop immature sur le plan graphique comme narratif, et finalement peu intéressant en dehors de cette dimension de curiosité.
Eden Corp
Ro a très bien résumé l'intrigue, et surtout les gros défauts de celle-ci, qui font que le lecteur est forcé d'accepter bon nombre de facilités et d'improbabilités pour entrer dans ce récit SF, qui bénéficie d'un dessin dynamique et agréable. Déjà la couverture est mauvaise, dans le sens où elle spoile d'entrée l'essentiel du suspens qui existait dans les vingt premières pages. Ensuite, si cette aventure se laisse lire, elle m'a rapidement mis de côté, tant intrigue et personnages manquaient de crédibilité, au point que certains passages en sont presque caricaturaux et humoristiques. Nous suivons une petite famille (un couple et leur fille adolescente) qui vivote de cambriolages, pour survivre dans une société gangrénée par la pollution et la misère. La société Eden Corp propose à ceux qui le peuvent de s'envoler vers une autre planète plus vivable, quelques familles étant tirées au sort pour bénéficier gratuitement de cette échappatoire. Bon, pourquoi pas ? (même si ça sent le déjà vu - voir par exemple le début de la série de Spielberg "Terra Nova"). Mais, dès le départ, on nous présente cette famille comme des champions tous terrains infaillibles : surpris lors d'un cambriolage ils éliminent 5 loubards lourdement armés. L'adolescente n'est pas en reste et, malgré les incessantes remarques de son père qui semble vouloir la surprotéger (c'est répétitif et usant durant tout l'album), elle cogne et tue sans trop se poser de questions. La suite est une accumulation de facilités parfois risibles. Notre famille prend la place d'une famille de voisins (coup de bol un couple avec une ado aussi) et sans vrai problème se retrouve dans le vaisseau à leur place. Une fois dans le vaisseau et l'horrible réalité découverte, nos trois héros vont déjouer toutes les menaces, éliminant gardes et robots (notre ado se révélant une Mc Giver improbable, bricolant à peu près tout sans aucun outil). Au passage, comme dans les pires téléfilms, les gardes menaçant de leurs armes nos héros, palabrent deux heures sans tirer, et bien sûr se font désarmer tranquilou. Quant aux négociations entre notre trio qui a pris les commandes du vaisseau et la méchante d'Eden Corp restée sur Terre, elles manquent elles aussi de crédibilité : le père reste quasiment jusqu'au bout naïf en croyant les promesses d'Eden Corp, continue à "protéger" sa fille (qui règle bien sûr tous les problèmes pendant ce temps), tandis que les menaces de dépressuriser des parties du vaisseau pour éliminer le trio peinent à convaincre (pourquoi cela n'a-t-il pas été utilisé dès le départ ???). Enfin, le complot d'Eden Corp en lui-même (tout ça pour dépouiller les victimes - les voyageurs doivent laisser ce qu'ils possèdent à cette société avant d'embarquer, sans que jamais personne ne se pose de questions sur Terre ???), et sa vision malthusienne de la survie terrestre sont eux-aussi hautement improbables. Bref, c'est une lecture détente - rapide au demeurant - qui pêche beaucoup trop par manque de crédibilité. Si intrigue et personnages avaient été plus nuancés et davantage approfondis, je pense que cela aurait pu donner quelque chose de plus intéressant. Note réelle 2,5/5.
Euy
Dans un cadre préhistorique situé au mésolithique, Euy, une jeune fille aux yeux vairons, est bannie de son village d'adoption après la disparition de son protecteur. Elle se retrouve livrée à elle-même et s'attache à un personnage ambigu, mi-sorcier mi-barde, rusé et manipulateur mais finalement pas si malveillant. Au premier abord, cette BD laisse une impression assez déroutante. Le dessin, volontairement simple, presque enfantin, et le personnage d'Euy, très spontané, instinctif, avec une manière de s'exprimer volontairement approximative, presque mal dégrossie, donnent au départ le sentiment d'un récit soit très jeunesse, soit un peu simpliste. Et pourtant, passé cette première impression, l'album révèle discrètement son intelligence. Derrière cette apparente candeur se construit un univers étonnamment cohérent et riche, qui propose une vision de la préhistoire à la fois fantaisiste et pourtant crédible. On y découvre différentes tribus, chacune avec ses coutumes, ses manières de parler, ses niveaux de développement technique, dans un monde où coexistent échanges, conflits, commerce et même formes d'esclavage. Le tout reste rudimentaire, mais sonne juste, comme une interprétation vivante et incarnée de ce que pouvaient être ces sociétés humaines en construction. Le travail sur le langage est d'ailleurs intéressant. Sans chercher de vraie rigueur linguistique, l'auteur s'amuse avec les mots, les manières de s'exprimer, et donne à chaque groupe une identité propre. Cela peut déstabiliser et paraitre arbitraire au début, mais quand on constate qu'il y a une vraie logique dans les manières de parler de chacun, cela participe à l'immersion et à la singularité du récit. Sur le plan narratif, l'histoire prend la forme d'un parcours initiatique teinté d'aventure. La relation entre les deux personnages principaux, faite de méfiance, d'intérêt mutuel et d'une forme d'attachement progressif, porte une bonne partie du récit. Les péripéties s'enchaînent avec énergie, parfois avec des touches d'humour ou des situations un peu absurdes, mais l'ensemble conserve sa propre cohérence. Ce mélange de naïveté apparente et de richesse de fond donne une BD tous publics assez singulière, qui demande un petit temps d'adaptation mais qui finit par convaincre. Une vision de la préhistoire colorée, vivante et inventive, qui parvient à être à la fois accessible et étonnamment nuancée derrière son voile de loufoquerie. Note : 3,5/5
Magasin général
Tome 1 : Une sorte de tranche de vie d'une communauté rurale dans le Québec des années 20. On suit le personnage principal, Marie, qui vient de perdre son mari. tout deux tenaient le magasin général, sorte de point névralgique du village, isolé de la ville. Beaucoup de personnages secondaires sont introduits de sorte que le lecteur a parfois du mal à cerner qui est qui... Dans ce tome 1, il n'y a pas de véritable fil conducteur mais on suit le quotidien de la communauté. Niveau dessin, c'est du pur Loisel, le trait un peu épais mais joli, tout comme la mise en couleur. dommage qu'il n'y ait pas de lexique en fin d'ouvrage pour mieux apprécier les expressions québecoises qui sont néanmoins savamment distillées afin que le lecteur français que je suis arrive à suivre et comprendre les échanges. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 7/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10 NOTE GLOBALE : 14/20 Tome 2 : le meilleur tome selon moi de la série. On suit ici l'arrivée de Serge et la révolution qu'il va entrainer dans la communauté privée de ses hommes partis plusieurs mois en forêt pour couper du bois. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10 NOTE GLOBALE : 16/20 Tome 3 : suite au retour des hommes, la vie de la communauté prend une tournure inattendue. Je ne m'attendait pas du tout à l'issue finale et au fait que Serge soit homosexuel. Beaucoup d'émotion dans ce tome qui sonne très juste.. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 7/10 NOTE GLOBALE : 15/20