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Les dernier avis (66 avis)

Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Chez Francisque
Chez Francisque

Imaginons un instant et sans être un adepte de colapsologie que le monde tel que nous le connaissons vienne à disparaitre. Place aux scénarios apocalyptiques que nous avons lus ici ou là. Tous ces braves gens qui fréquentent le bar "Chez Francisque" se retrouveraient alors livrés à eux-mêmes sûrement pour le pire. Moi le premier truc que je fais c'est de me procurer un flingue, parce que y a du lourd de chez lourd. Ces gens accoudés au comptoir font peur, très peur. Pour ce qui est de la BD, d'autres l'ont dit avant moi, c'est très répétitif, il n'était pas besoin d'en faire autant, la moitié du truc suffisait. Le dessin n'est pas très joli, même si les trognes de tous ces soiffards sont plutôt bien vues. Pour ma part cet album m'aura rendu bien triste concernant le genre humain alors que son but, si j'ai bien compris était de nous faire rire. Les brèves de comptoir de J.M. Gourio recèlent elles un petit brin de poésie, absente ici.

24/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Ombres
Les Ombres

C’est d’abord un coup de cœur visuel ! En effet, le dessin, très simple, sans fioriture, parfois même minimaliste, se révèle extrêmement expressif, avec pourtant une grande économie de moyens. Et il s’en dégage une force, une poésie (souvent noire) que j’ai beaucoup aimées. La colorisation est elle aussi chouette – comme l’est le travail éditorial (très grand format, papier épais, etc.). Bref, on a là un lourd et bel objet. Mais l’écrin vaut le bijou je trouve. Si le début de l’histoire m’a un peu décontenancé, avec ses airs de procès kafkaïen (qu’elle garde quand même un peu jusqu’au bout !), j’ai été ensuite happé par le long voyage, la lente fuite de ces deux jeunes gens, comprenant que leur histoire éclaire d’une lumière noire la destinée de bien des réfugiés : on a là une sorte d’allégorie de ce que vivent des millions de gens, fuyant la guerre et la misère, risquant leur vie pour gagner « l’autre monde » (comme c’est le cas ici), c’est-à-dire un havre de paix plus ou moins réel et fantasmé. Aucun lieu, aucune période n’est clairement identifiable, cela se veut universel, ce qui en fait peut-être la force, ou la faiblesse. En effet, rien de revendicatif dans ce récit triste, rien non plus pour approfondir une analyse du phénomène (causes et conséquences), si ce n’est le constat de son existence, et de l’horreur qu’il révèle et véhicule. L’absence de nuance aussi, le côté tranché des personnages (affreux méchants et faibles victimes) limite sans doute la portée éventuelle d’un message. Il n’en reste pas moins que cet album réussit à traiter d’un sujet douloureux – souvent bâclé ou déformé dans les médias : une réalité sur laquelle on ne peut pas faire l’impasse. Et surtout, indépendamment du sujet, le récit est vraiment très bien mis en image. La narration fluide, des textes assez rares, des personnages dont les visages ressemblent à des masques : si cela empêche une identification et peut rendre impersonnel le message, en tout cas cela donne des airs de théâtre antique (on imagine aisément un chœur psalmodiant des arrêtés divins, des lois « contre l’immigration clandestine »). Album à lire.

24/10/2020 (modifier)
Par canarde
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Cahiers d'Esther
Les Cahiers d'Esther

Roboratif Long témoignage du quotidien d'une gamine de 10 ans dans un milieu plutôt favorisé. Ici rien de Titeuf ou de Kid Paddle, qui visent à nous faire rire avant tout. Riad Sattouf cherche à traduire le plus platement possible le témoignage recueilli. Le déroulement des jours est divisé en pages indépendantes, c'est sans doute la contrainte principale qui a du donner forme au récit de départ, sans début ni fin. Ce cortège de points de vue enfantins qui vont de propos extrêmement injustes, cruels (dégout assumé pour la faiblesse, la pauvreté, la laideur, la raideur) à d'autres totalement superficiels (le désir absolu d'avoir un Iphone6, ou d'être blonde). L'univers de l'auteur et sa curiosité récurrente pour ces comportements absurdes trouve ici un objet à sa mesure. Parfois ennuyeux (les petites histoires de cour de récré), par moment drôle (pas souvent), par moment désagréable. Notre réaction n'est pas décidée à l'avance, c'est assez déconcertant finalement. c'est une sorte de document à avoir, pour se souvenir que l'enfance est aussi un ramassis de bêtise. Déprime, nostalgie, hébétement, agacement, j'avoue que cet album touche. Après lecture de deux autres tomes, je remonte d'une étoile ma note : la compilation de ses années donne vraiment une vue très juste de notre époque, et je rapprocherais plutôt l'ensemble du petit Nicolas de Sempé et Goscinny . Un Petit Nicolas d'aujourd'hui, où la rigolade n'est plus le quotidien des enfants, où les rapports de genre tiennent une place beaucoup plus grande, où l'idée du héros neutre, sans âge a disparu. Tout est situé dans le temps CM1, CM2, 6ème etc... et l'évolution de l'histoire est assumée et fait partie du défi scénaristique. Le monde de l'enfance aussi a cessé d'être fixe et éternel, c'est le mouvement, même lent, qui est l'enjeu. Je me demande si l'explication selon laquelle la vraie Esther existe vraiment et rend compte de son quotidien à Sattouf par téléphone est une réalité... Le risque désormais est que la petite Esther devenant grande, elle refuse de continuer l'expérience, et la frustration du public sera immense !

05/11/2016 (MAJ le 24/10/2020) (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Le Frère de Göring
Le Frère de Göring

Quand ton frangin se dénomme Hermann Göring, cela ne doit pas être facile tous les jours ! Oui je vous parle du Reichsmarschall – le plus haut grade de toute la Wehrmacht -, le créateur de la gestapo, qui avec Heinrich Himmler et Joseph Goebbels étaient les âmes damnés d’Adolf Hitler. Avec ces deux albums, nous plongeons dans l’histoire de la vie des frères Göring, une manière détournée de mettre un coup de projecteur sur Albert, le frère d’Hermann. Contrairement à son frère, Albert méprise le nazisme et sa violence. Aussi après la guerre, avant le procès de Nuremberg, il se livre aux américains. Il est bien évidemment interrogé et une enquête est menée pour savoir s’il n’est pas, lui aussi un membre éminant du Reich. Il assure qu’il a toujours été opposé aux décisions et démarches de son frère. Il certifie qu’il a même aidé de nombreuses personnes juives. Pour le dédouaner et pour témoigner des actions qu’il a entrepris au cours des années précédentes, un grand nombre de personnes viennent témoigner en sa faveur. Il fût donc relâché. Mais que c’est difficile quand on se nomme Göring de prouver que l’on n’a rien à voir avec les atrocités perpétrées par Nazis. L’histoire est étonnante il est vrai. J’ignorais totalement le chemin parcouru par le fréro d’Hermann notamment celui pour prouver son innocence. Je trouve qu’Arnaud Le Gouëfflec a bien appréhendé le sujet. Le récit est construit à partir des éléments historiques vérifiés et connus. Les nombreux flash-backs sont pertinents pour une meilleure compréhension des faits. Nous sommes comme des observateurs privilégiés. Bravo pour avoir sorti de l’oubli ce personnage qui mérite des éloges. Le dessin de Steven Lejeune que j’avais déjà apprécié dans « TDB (trop de bonheur) », est plutôt classique et sans fioriture mais cela reste tout à fait acceptable. Les couleurs pastel se prêtent assez bien à l’époque. Voilà donc une série historique convaincante par une documentation approfondie. A partager avec vos gamins quand ils étudieront le Troisième Reich pour un éclairage plein d’espoirs.

23/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Cons de Fée (Fées en Folie)
Cons de Fée (Fées en Folie)

"De la came pour Agecanonix" ? Je vois que l'ami Noirdésir a l'air de bien me connaître, c'est assez flatteur... L'expo "les Mondes de Wallace Wood" cette année au Musée d'Angoulême que j'ai visitée lors du Festival, m'a remis en mémoire le génie graphique de cet auteur américain connu surtout pour Sally Forth, mais on oublie souvent qu'il a oeuvré dans l'érotique joyeux et insouciant, voire parfois dans le pornographique, mais toujours sous le couvert de l'humour et de la parodie. C'est ce qu'il démontre dans cet album. J'ai trouvé récemment pour un prix abordable la première édition de 1977 de ces "Cons de Fée" aux Editions du Fromage, dont ces petits récits avaient été publiés dans l'Echo des Savanes, je n'en avais qu'un faible souvenir vu que ça figurait dans des numéros que je ne possède pas ; cette expo très riche et très complète sur Wood à Angoulême, m'a donné envie de chercher cet album. Il s'agit de parodies très amusantes de personnages de BD et de la pop culture que Wood passe à la moulinette érotique, en poussant parfois dans le créneau plus hard, il tord littéralement le cou à Blanche-Neige, au Magicien d'Oz, à Flash Gordon et quelques autres en sexualisant les femmes de façon débridée, ça reste joyeux et surtout très drôle, le ton est très proche de Sally Forth mais aussi des histoires de Mad, magazine auquel il a collaboré dans un style plus soft mais aussi plus déjanté, et je me souviens que dans l'expo, un texte disait que pour Wood, c'était une sorte de défouloir. Ces historiettes sont d'un niveau à peu près égal, une de mes préférées est "la Belle au poids gonflant", et c'est d'autant plus sympa que le dessin de Wood m'a toujours séduit, il adopte parfois un trait fin et léger, et sur d'autres, il appuie le trait avec un aspect plus encré, les cases sont souvent bien remplies de petits détails savoureux à scruter, c'est un vrai régal. Ces petits récits m'ont beaucoup rappelé également les "Contes Féerotiques", publication chez Elvifrance dont je me régalais pendant mon service militaire ; cet éditeur spécialisé dans les petits formats érotiques dans les années 70, a publié une quarantaine de numéros de ce pocket de 1975 à 1978, avec un collectif de dessinateurs italiens dont faisait partie Stellio Fenzi ; je ne sais pas s'ils se sont inspirés de Wallace Wood et qui a copié sur l'un ou sur l'autre, mais les similitudes entre ces Contes Féerotiques et ces Cons de Fée sont selon moi évidentes puisque ces pockets parodiaient de la même façon nos contes enfantins avec une dose de sexe très poussée. On peut les voir sur BDgest qui a répertorié cette série.

23/10/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Inhumain
Inhumain

« Inhumain » est une BD typiquement « Planet Fantasy », avec une équipe qui arrive sur une planète inconnue, et qui fait face à des évènements et des phénomènes inexplicables, avant d’explorer la dite planète et d’enquêter pour éclaircir tous ces mystères. Et pour moi la mayonnaise a bien pris. J’accepte volontiers que les thèmes de l’intrigue ne sont pas spécialement originaux, et que les férus de science-fiction auront peut-être une impression de déjà-vu, mais moi je me suis retrouvé happé par ce récit, incapable d’arrêter ma lecture avant d’en connaître son dénouement. Les explications fournies m’ont satisfait, les auteurs parviennent à réconcilier toutes les pistes entamées, et le message final est intéressant et appelle à réflexion. Le dessin de Thibaud De Rochebrune est magnifique et parfaitement adapté à ce genre d’histoire, même si j’ai trouvé les passages sombres un peu fatigants pour les yeux, et pas toujours facile à déchiffrer. Voilà, les one-shot « science-fiction » de qualité se font rares, il serait donc dommage de bouder votre plaisir !

23/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Fausse Garde (Pankat)
Fausse Garde (Pankat)

En 2004, lorsque je découvre cette série, elle ne porte pas ce nom. Elle s'appelle "Pankat" et est destinée à s'achever en plusieurs tomes. Les mois, les années passent et je me rends compte que le plan éditorial a été abandonné. Adieu la série en deux volumes et bonjour l'édition d'un album augmenté, renommé « Fausse Garde » et qui clôture l’histoire. Sorti en 2009 cet album vient d'être réédité avec une nouvelle couverture plus moderne et quelques bonus. Cela s'explique sans doute par le retour sur le devant de la scène de Merwan, grâce à la publication chez Dargaud de Mécanique céleste à la rentrée 2019. À l'époque, j'avais été fortement agacé par ce revirement éditorial et avait décidé de ne pas achever cette histoire... rancunier, je ne changerai pas d'avis et m'en tiendrai là... on a tous nos défauts après tout... Le premier tome de "Pankat" lance plutôt bien l'intrigue avec un rythme intéressant et un monde imaginaire fort dépaysant, à mi-chemin entre l'occident et l'orient. Le dessin est correct avec des couleurs assez douces et caractéristiques du style de Merwan, bien que je sois plus réservé à propos de certains visages. Les scènes de combat sont un peu courtes et pas vraiment convaincantes, ce qui est problématique pour une histoire justement fondée sur un art martial et les combats qui l'accompagnent. Quant au héros, nommé Mané, il est un peu en retrait. Sans doute lui manque-t-il une pointe de charisme. En 2004, j'avais attribué trois étoiles, curieux de connaître l'évolution de la série. Pour les raisons évoquées en introduction et les défauts relevés, je me vois contraint de revoir ma note à la baisse.

21/09/2004 (MAJ le 23/10/2020) (modifier)
Couverture de la série Les deux vies de Pénélope
Les deux vies de Pénélope

Nous suivons les questionnements d’une femme, chirurgienne de son état, urgentiste, qui va régulièrement travailler pour une ONG en Syrie. Ces « voyages » la marquent, du fait de la situation du pays, des opérations à mener. Mais aussi et surtout pour l’impact que ça peut avoir sur sa propre vie amoureuse et familiale. L’album nous présente une période durant laquelle elle est de retour en France. Un mari et une fille qu’elle aime, une famille assez soudée malgré quelques bisbilles habituelles. C’est le moment de faire un bilan : voir grandir sa fille, partager plus de choses avec son mari, sa sœur, avoir droit à l’insouciance, à la banalité, etc. On sent bien que ces retours « à la normale » rendent de plus en plus difficile les « départs », et que l’heure de choix cruciaux approche. L’album est épais, mais se lit vite (peu de texte) et agréablement. Il faut accrocher au style graphique, mais je l’ai trouvé très beau, léger, très en adéquation avec le sujet et le ton adopté pour le traiter. C’est un bel album sur l’engagement, le sacrifice des humanitaires (et de leurs familles). Mais aussi, plus simplement sur une femme, ses choix. Sur la vie quoi.

23/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Torpedo 1972
Torpedo 1972

Lorsque « Torpedo 1972 » a été posté, ma curiosité a été immédiatement piquée. Ma faiblesse a fait le reste en me conduisant chez mon libraire. Un an plus tard, je viens d’achever ma lecture et… QUELLE CLAQUE ! J’ai pris la torpille droit dans le citron ! L’album débute sur une introduction qui permet au lecteur profane, comme moi, de faire connaissance avec Lucas Torelli, dit Torpedo. On comprend ce qu’il était et ce qu’il est devenu, s’épargnant ainsi un prologue rébarbatif pour les connaisseurs et des planches inutiles. On entre donc directement dans le vif du sujet, c’est le moins que l’on puisse dire. Autant être clair, cette histoire n’est pas à mettre entre toutes les mains. Violence, langage fleuri et sexe explosent à chaque page. Torpedo, ancienne gloire du grand banditisme, a claqué sa fortune en vivant comme un roi. Ne lui reste plus que son passé, sa réputation, son expérience, son caractère de merde, son fidèle second, Rascal, quelques billets (encore que…), et une santé sur le déclin, conséquence probable d’une vie de bâton de chaise. Un journaliste peu scrupuleux et sa plantureuse blonde vont réveiller la bête en s’intéressant à la mort d’un mafieux, père des frères Caputo. « Torpedo 1972 » est un polar noir et violent, mais pas seulement. Plusieurs passages sont très drôles. C’est un peu comme si Tarantino avait fait équipe avec l’équipe du film « Red » tiré du comics éponyme, ou si Joe Pesci était devenu un sombre bad ass. Le tout est bien rythmé et tient le lecteur en haleine. L’équilibre entre la noirceur et l’humour est savamment dosé. S’ajoute à cela un petit twist final bien trouvé. Le dessin me rappelle énormément Far South, au point que je me suis demandé si le dessinateur était le même. C’est sombre, avec une touche flashy très 70’s, cohérente avec le New York de l’époque. Les couleurs, pouvant paraître un peu faciles de prime abord, se révèlent finalement judicieuses et soulignent idéalement le dessin et le scénario. Elles varient également au gré du récit. J'ai donc été conforté dans mon choix d’acquérir l’album en couleur. La mise en scène est très cinématographique, à juste titre. J’ai énormément apprécié les variations de découpages lors de certaines scènes, en particulier celle du viol qui reste pour moi le passage le plus réussi, le plus marquant et finalement celui qui résume le mieux cet album irrévérencieux, drôle et violent à la fois. Je pensais pouvoir apprécier « Torpedo 1972 ». Tel n’a pas été le cas… j’ai adoré ! J’avoue que je balance entre l’envie de lire une suite et le souhait que ce bel album reste unique et magnifique. Sans hésitation mon coup de cœur du moment !

23/10/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série L'Obsolescence programmée de nos sentiments
L'Obsolescence programmée de nos sentiments

Cela fait quelque temps que je me demande si je dois lire ou pas cet album. Je l'ai pris dans mes mains, je l’ai feuilleté et je l’ai remis sur son présentoir. J’étais – je l’avoue – très circonspect. Il m’a fallu trois quatre visites chez mon libraire préféré pour que je me décide enfin. Pas facile de sortir de sa zone de confort. Et qu’est ce que j’ai bien fait ! Il faut de temps en temps que je me botte les fesses pour que je m’aventure dans des albums où je ne vais pas retrouver des gangsters qui règlent leurs comptes avec leurs flingues. Voilà donc un roman graphique de toute beauté dans lequel la sensibilité est de mise. Ulysse est à la retraite depuis peu. Une retraite qu’il n’a pas programmée. Son employeur l’a plutôt poussé vers la sortie en mettant en place un plan social. Que va-t-il devenir ? Méditerranée, suite au décès de sa mère, se retrouve l’ainée de la famille. Pour faire plus simple, c’est la prochaine sur la liste pour un départ vers le cimetière. Le poids des années tombe d’un seul coup sur ses frêles épaules. Méditerranée est devenue une vieille dame. Ulysse et Méditerranée vont fortuitement se rencontrer. Le début d’une nouvelle histoire d’amour. Zidrou aborde avec justesse sur un ton décomplexé le sujet de la solitude des personnes âgées. C’est magnifique, triste également mais pourtant plein d’espoirs. L’utilisation de la voix off permet de mieux appréhender le ressenti des personnages. C’est une belle idée qui permet de rendre la lecture très fluide. Le graphisme d’Aimée De Jongh est admirable avec de belles couleurs pastel. Album agréable à lire. L’histoire est plaisante et même touchante à travers ces deux personnages animés par une envie de vivre. Belle découverte que je recommande vivement.

23/10/2020 (modifier)