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Les derniers avis (50 avis)

Couverture de la série Chick Bill
Chick Bill

Étrangement, voilà un classique du journal de Tintin à forte production à côté duquel je suis passé étant jeune – période où j’étais le plus à même d’apprécier sa lecture. Ayant récemment eu l’occasion de lire quelques albums (les tomes 16 ; 22 ;24 ;29 ;45 et 47), j’ai donc pu me faire une idée de ce qui pouvait avoir permis cette longévité, sur un échantillon que j’espère représentatif de cet énorme ensemble. Je passe sur le dessin de Tibet, forcément daté sur les albums les plus anciens – mais qui se révèle quand même efficace. Même si Chick Bill fait un peu concurrence à Ric Hochet pour les héros à brushing. J’ai été surpris de voir que dans les albums que j’ai lus le western pur ne dominait pas forcément, le côté aventure (délocalisée dans le temps et l’espace parfois) prenant clairement le dessus sur le western laissé en arrière-plan. Si ce que j’ai lu est inégal, et l’humour pas toujours réussi (du moins selon nos critères actuels), cet humour justement dynamise pas mal les intrigues, qui flirtent parfois avec le convenu. De la même manière, Chick Bill est assez falot et trop monolithique et « parfait » (comme pouvaient l’être Lucky Luke ou Tintin par exemple, voire Astérix, même s’il a un côté espiègle que ne possèdent pas les deux autres) – et que dire de son compagnon Petit Caniche (franchement insignifiant) ! Mais, comme dans les 3 séries « patrimoniales » que je viens de citer, l’intérêt vient des personnages secondaires, qui ont pris une place presque centrale, et en tout cas bien plus intéressante, à savoir Kid Ordinn (dont le nom est à l’image de certains jeux de mots désuets qui fourmillent ici !), sorte de gros naïf immature, gaffeur, hyper positif et son chef, le… (lire plus)

03/12/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Frankenstein (Bess)
Frankenstein (Bess)

Après son excellent Dracula (Bess), j'étais curieux de découvrir son Frankenstein. C'est la troisième adaptation du roman de Mary Shelley que je lis et toutes sont en noir et blanc : Frankenstein (Petit à Petit), Frankenstein - Le monstre est vivant et aujourd'hui celle-ci. Un choix gagnant à mes yeux. Frankenstein est le premier roman de Mary Shelley, publié en 1818. En 1816 un groupe de jeunes "romantiques" sont en vacances en Suisse. Pour passer le temps, ils doivent écrire une histoire d'épouvante. Mary alors âgée de 19 ans gagne ce petit jeu avec son Frankenstein. Il y avait aussi un certain Lord Byron qui lui brouillonne un texte qui sera repris et amélioré plus tard par John Polodori sous le nom de Le Vampire. Frankenstein fût un roman précurseur pour le fantastique et la science fiction. Un nombre incalculable d'adaptations dont celles cinématographiques avec Boris Karloff (1931) ou Robert de Niro (1994) pour ne citer que les plus connus. Une œuvre qui est entrée dans la culture populaire. Bess reste fidèle au roman. Roman que j'ai lu il y a une trentaine d'années. Pas de grosses surprises à attendre et cela me va à ravir. Une narration faite en majorité par la voix off de Victor Frankenstein qui donne une atmosphère d'étrangeté, de voyeurisme. Un côté malsain qui m'a beaucoup plu. J'ai été vampirisé de bout en bout. J'ai ressenti la douleur, la peur et la fureur de ce monstre créé de chair humaine. Je suis passé par toutes les émotions, comment rester insensible ? Une naissance par expérience scientifique et de suite rejeté par son "père", puis par… (lire plus)

03/12/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Dominants
Les Dominants

La série n'est pas terminée mais pour le moment, je n'arrive pas à me détacher d'une impression très mitigée la concernant. Il y a des choses que j'y aime beaucoup. Cette idée d'une étrange invasion extraterrestre avec des aliens incompréhensibles qui semblent aussi indifférents à l'humanité qu'ils peuvent être parfois mortels. J'aime la variété de ces créatures, leur étrangeté, et la diversité de leurs effets sur les humains même si parfois ceux-ci sont utilisés un peu facilement pour aider au bon déroulement du scénario. Et puis le dessin est lui aussi de très bonne qualité. C'est donc le genre de BD vers laquelle je suis attiré et qui me pousse à la lecture. En contrepartie, il y a des choses que je n'ai pas aimées du tout. Pour compenser les quelques facilités indiquées ci-dessus ainsi que d'autres passages assez téléphonés. Mais surtout c'est l'aspect caricatural et cliché des protagonistes et des factions en présence qui m'a agacé. Les fanatiques religieux hypocritement souriants d'un côté, les fanatiques militaristes et violents d'un autre côté, le chef impitoyable qui ordonne de massacrer les civils dès qu'ils n'obéissent pas à sa folie guerrière, la fille complètement embrigadée et tout aussi meurtrière, comme par hasard son frère qui est pile en face dans le camp opposé, tous ceux qui les suivent et obéissent aveuglément, et évidemment le héros qui est au centre de tout ça en vieux briscard humaniste mais désabusé qui "fait ce qui doit être fait" pour lui et ceux qu'il aime. Trop facile, trop déjà vu, trop téléphoné. A l'image de cette "révélation" concernant la station spatiale à la fin du second tome qui paraissait tellement évidente à la lecture des pages précédentes. Donc en définitive, j'aime le cadre de cette histoire, il attise mon intérêt et ma curiosité, l'envie d'en savoir… (lire plus)

03/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Casanova sous les Plombs de Venise
Casanova sous les Plombs de Venise

Quand on voit le nom de Casanova dans le titre d'un album, cela a une connotation érotique évidente. Et bien non ! Patrick Mallet nous livre une œuvre bien plus intéressante que le récit d'une coucherie du célèbre séducteur. A travers l'arrestation et la détention de Casanova par le tribunal de Venise, Mallet nous dresse un portrait d'une certaine justice du XVIIIème siècle. Une justice pour riches car si les conditions de détentions sont difficiles, on y retrouve des marques d'humanité probablement dues au rang du prisonnier, de la part de son gardien Lorenzo. Beaucoup de prisonniers du XXème siècle auraient aimé avoir tous ces égards. L'album vaut surtout pour son scénario et sa documentation. Le texte est recherché mais peut-être un peu difficile par moment par son style des Lumières. Je trouve que l'on y voit un embryon de justice moderne. Bien sûr ce sont des délits qui n'existent plus dans notre droit européen (opinion, blasphème ou sorcellerie) bien sûr Casanova n'a pas d'avocat et reste au secret. Mais sa situation est quand même défendue de l'extérieur et les attentions dont il fait preuve peuvent nous surprendre aujourd'hui. Je trouve le dessin plus difficile bien que très dynamique dans les expressions des visages. Il a tendance à s'effacer derrière le texte. Par la force des choses, un cachot obscur, les couleurs sont sombres. Une histoire qui m'a bien intéressé.

03/12/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Batman & Robin - Aventures
Batman & Robin - Aventures

2.5 La seconde des quatre séries de comics basées sur les différents dessins animés Batman des années 90. Celle-ci se situe durant les 20 derniers épisodes de la première série de dessin animé et qui est un peu une seconde saison parce qu'aux États-Unis la série avait alors changé de titre et de générique pour mettre plus en avant Robin parce que le personnage allait bientôt apparaitre dans le film Batman Forever et du coup on le voyait plus souvent dans la série et ici il est dans pratiquement tous les épisodes, les exceptions venant des récits mettant en vedette Batgirl. Les récits sont inégaux. Globalement, c'est correct du moment qu’il n’y a pas Ra's Al Ghul, le méchant principal le plus ennuyeux de Batman ou qu'il y a des méchants originaux vu qu'ils sont souvent sans intérêt (ah le méchant hypnotiseur qui utilise son pouvoir pour le mal, c'est tellement original !). Il y a des bonnes idées, le dessin est correct, les moments humoristiques fonctionnent et certains moments tristesse sont touchants. Le principal problème est que les histoires ne durent que 24 pages et du coup souvent le scénario a une bonne idée et il y a de bonnes scènes, mais cela va trop vite. Le pire est que deux des histoires plus longues (les deux dernières du troisième tome) sont parmi les plus mauvaises. En gros, cela se laisse lire, mais je conseille surtout aux gros fans nostalgiques du dessin animé.

03/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Soda
Soda

Je m'étais promis de dédier mon centième avis à Linda mon très bel avatar. Soda est ma série crevette. Je coupe la tête et la queue, je déguste le reste. La tête, à cause des dessins de Luc Warnant que je trouve brouillons accompagnés de couleurs bien fades. La queue à cause du scénario de Tome à la théorie très complotiste sur le 11/9 que je ne partage pas du tout. Il y a bien aussi ce "macaques à Spanish harlem" qui abîme la belle bouche de Linda en T3 p18. Pour le reste c'est un délice. Les dessins de Gazzotti me plaisent beaucoup. Dynamiques, rythmés des dessins qui prennent toutes leurs vigueurs au fil des albums surtout pour les personnages secondaires importants comme Linda ou Pronzini. Dans un autre style j'apprécie le dessin de Dan qui colle bien à l'atmosphère très sombre du T13. Les couleurs pâlottes au début prennent heureusement de la force à partir du T4. J'aime beaucoup le travail de Tome sur ses scénarii bien élaborés. Le costume de pasteur est une trouvaille dans un pays où être pasteur est une marque de prestige respectée. Cela ouvre à Solomon un champ d'actions imprévues dans les églises ou monastères de façons sympathiques, amusantes et crédibles. Mais en parallèle du lieutenant Solomon, la vedette est la ville de NY. Une ville croquée sur plusieurs époques, des maires Koch, Dinkins et Giuliani. Trois époques bien différentes et bien marquées dans la série. Koch avec un NY à la mauvaise réputation et des affaires de corruptions supposées faisant les délices des auteurs. Puis l'épisode sur Dinkins que j'aime beaucoup, annonçant un attentat du type Boston. Puis la période du "zero tolerance" de Giuliani qui rend Ny "trop propre" au goût de Soda (T12 P17). Cela se traduit dans les scenarii… (lire plus)

02/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Nous étions les ennemis
Nous étions les ennemis

Du sujet je connaissais quelques bribes, mais sans en connaitre les détails, ni l’ampleur exacte. Et c’est le principal mérite de cet album de rappeler – au travers de l’expérience et du témoignage de George Takei – cette page peu glorieuse de l’histoire américaine, dans laquelle l’hystérie liée à l’attaque japonaise sur Pearl Harbor a été exploitée par des hommes politiques opportunistes, sur fond de racisme (je passe sur les vautours rachetant à vil prix les biens des Japonais au moment de leur déportation). Le sort réservé aux Japonais a presque un caractère universel, tant l’hypocrisie de la démocratie a ici été placée bien haut, sous couvert de défendre ses valeurs. Mais le récit personnel, la vision de l’enfant qu’était George Takei, mêlée à celle de son père transmis par le même George, rend plus vivant et concret ce triste épisode – et écorne un peu l’auréole de Roosevelt. Tout ceci se marie bien avec la grande histoire. Seuls les passages (vers la fin) insistant sur la carrière hollywoodienne de Takei, m’ont moins intéressé. Le dessin n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais ça passe, c’est une sorte de manga pas trop forcé, avec très peu de décor et arrière-plan. La lecture est, elle, fluide et intéressante, c’est donc une lecture recommandable.

02/12/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Ex Machina
Ex Machina

Cet avis porte sur l’album « Ex Machina » - les cent premiers jours - qui est une ancienne édition parue chez les éditions USA qui comprend la série mère du numéro 1 à 5. Je ne savais pas trop d’en quoi j’allais m’embarquer. Mais je n’ai pas froid aux yeux donc j’ai plongé sans trop savoir à quoi m’attendre. Une chose est sûre, je suis ravi de cette découverte. Nous sommes dans le monde des supers héros sans être dans celui de Marvel. Rien n’est outrancier et excessif. C’est brillant. Les auteurs ont été entreprenants en sortant des sentiers battus. Nous sommes entre le thriller et la science-fiction. C’est efficace et terriblement adroit ce mélange des genres. Mitchell Hundred découvre une étrange machine sous l’eau sous le pont de Brooklyn. L’engin lui explose à la figure. Depuis celle-ci, il a un pouvoir incroyable, il peut parler avec les machines ! Et les machines lui obéissent ! Il peut ainsi ordonner à sa télévision de s’allumer rien qu’avec sa voix ! Hey hey pas mal ça quand on ne trouve pas la télécommande. Avec l’aide d’un pote – Kremelin – il se fabrique un costar sur mesure de super héros … Ex Machina. Très vite il raccroche – à priori après les attentats du 11 septembre 2001 - pour devenir le maire de la ville de New York. Cela me plait bien. J’accroche. Je ne veux / peux pas lâcher l’album. C’est prenant. Il y a du rythme, cadencé par de nombreux flash-back et par un découpage tout sauf figé. Visuellement c'est parfait. Entre les meurtres à élucider et la jeunesse de notre ex super héros on se laisser aisément transporter. Ambiance bien noire relayée par une colorisation sombre du meilleur goût avec une kyrielle de personnes très intéressants. Le… (lire plus)

02/12/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Allée des Rosiers
Allée des Rosiers

Je suis tombé par hasard sur le premier tome d’« Allée des Rosiers ». La couverture me plait et j’avais envie d’en savoir plus sur cet album. Il est clair qu’en voyant cette couverture, le sujet est tout de suite identifiable : il s’agit d’une série sur le quotidien d’une « téci », de la banlieue quoi… Le premier album se présente en 3 récits dessinés par 3 auteurs différents. Seule, la scénariste, Séverine Lambour, en est le pilier de cette série. Parmi les dessinateurs, j’ai apprécié les premier et troisième récits conçus respectivement par Laurent Houssin et Benoit Springer. Moins la deuxième histoire, celle d’Olivier Martin dont son trait m’a semblé moins mature que ses compères. J’y ai aimé la mise en couleurs qui restent dans le même ton pour l’ensemble des récits, ce qui fait qu’on a vraiment l’impression de lire un tome cohérent et complet. Au niveau du scénario, il n’y aura pas vraiment de surprises pour les lecteurs qui s’intéressent un peu sur le quotidien des quartiers populaires. En effet, les sujets abordés sont d’actualité : recherche d’emploi, petits soucis avec la police, mesquineries entre « potes »… bref, on sent comme du vécu de la part de Sévèrine Lambour. Cette autrice a eu la bonne idée d’intégrer dans ses 3 petits récits des personnages similaires. Ainsi, on s’attache facilement à eux… et j’ai ressenti beaucoup d’humanité et de tendresse de la part de l’autrice pour ses protagonistes. Mais, car il y a un « mais »… il y a deux trucs qui clochent dans cette série : premièrement, la lecture est très rapide, moins de 15 minutes suffisent pour lire l’album, la faute à une mise en page très aérée (très agréable à contempler au demeurant). Deuxièmement, depuis 2007, il n’y a jamais eu d’autres… (lire plus)

02/12/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Omaha, danseuse féline
Omaha, danseuse féline

J'ai enfin fini de lire les quatre volumes de l'intégrale de Omaha réédité par Tabou, dans de magnifiques livres superbement reliés et compilant des introduction de Reed Waller, Jim Vance ou Neil Gaiman qui éclairent sur la série et son apport au monde du comics. Rien que cette réédition vaut à elle seul le détour, à mon gout, les albums remettant les épisodes dans l'ordre chronologique, ce qui permet aussi de constater l'évolution du trait de Reed Waller, la série s'étant tout de même étalée sur plusieurs années. D'autre part, ces introductions éclairent aussi sur la BD en elle-même, entre les interactions de Reed Waller et Kate Worley, amants à la vie, qui apportèrent du poids aux personnages, mais aussi la question de la censure des comics underground, qui se retrouve en filigrane du récit (mais transposé sur la censure des strip-club). Bref, le récit se suffit à lui-seul, mais de connaitre les récits autour permet de mieux en saisir le message, l'importance qu'il a eu et l'impact culturel de Omaha. Parce que oui, ce comics a eu tout de même son petit impact. Principalement, je pense, pour l'esprit subversif qu'il défendait dans une Amérique Réganienne aux fortes valeurs conservatrices. Car même si le récit est à ranger dans le rayon érotique, je trouve que Neil Gaiman le décrit bien en parlant de récit qui suit la vie de personnes sans couper le moment où ils couchent ensemble. Et, comme il le souligne ensuite, lorsque c'est fait aussi naturellement et sans tabou, on en vient à se demander pourquoi cette sexualité non-exceptionnelle est perpétuellement cachée dans les autres œuvres. A une période où la censure du moindre bout de sein sur Facebook ou sur Youtube est devenue la norme, où le modèle Etat-Unien de morale et de pudibonderie atteint un… (lire plus)

02/12/2021 (modifier)