Les derniers avis (8 avis)

Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série The Junction
The Junction

Norm Konyu, canadien habitant en Angleterre, est surtout connu pour son travail dans l’animation (notamment pour la BBC et le studio Dreamworks). « The Junction » est sa première BD (même si Glénat a choisi de la publier en France après Downlands), et bon sang, que c’est bon ! L’illustration élégante et le résumé intrigant ont suffi à me faire craquer, et je ressors émerveillé et bouleversé de ma lecture. L’intrigue est prenante et remplie de mystère, et débute comme une bête enquête pour expliquer la réapparition de Lucas. Mais au fur et à mesure que les réponses arrivent le récit devient de plus en plus poignant, et les thèmes de plus en plus douloureux. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Le style graphique est charmant au possible, et influencé par le travail d’animation de l’auteur. Il apporte une certaine légèreté au récit qui contrebalance un peu avec les thèmes difficiles. Un coup de maître pour un premier album, et un coup de cœur !

20/01/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Mecs in progress
Mecs in progress

3.5 Un guide pour les hommes qui se posent des questions sur le féminisme actuel et comment être un homme sans tomber dans les travers du virilisme. On va donc suivre le cheminement de deux hommes, un homme blanc dans la cinquantaine et un homme noir plus jeune, qui vont finir par se questionner sur leur identité et leur relations avec les femmes et ils seront aidés par une amie qui va parler de son expérience en tant que femme. On survole plusieurs sujets enveloppant la masculinité et c'est pile le genre d'album pour moi qui se questionne sur les stéréotypes et autres sujets du genre depuis que je suis petit et qui n'est pas trop fan de modèles virils qu'on me propose. Les personnages sont crédibles et je pense que les hommes qui ont ou ont eu des problèmes de couples vont se reconnaitre dans l'homme noir qui ne sait pas gérer son couple même après avoir essayé de changer son attitude. Le documentaire est intéressant même si je ne suis pas nécessairement d'accord avec tout ce qui est dit. Il y a beaucoup d'informations et c'est raconté de manière fluide. J'aime bien comment la masculinité n'est pas diabolisée, c'est surtout sa partie toxique qui montré du doigt et ça me semble être un problème très actuel quand je vois des jeunes sur internet tenir des propos sexistes que mes grands-pères nés dans les années 20-30 n'auraient jamais osé dire en public....

20/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Marche ou rêve
Marche ou rêve

Une très étrange BD, un morceau de vie découpée dans celle d'un ado ordinaire. Et en même temps un récit lent, sombre, qui laisse songeur. La BD est le récit de Harold, en visite chez sa grand-mère dans la Bretagne profonde. Il découvre des secrets de famille, va faire la rencontre d'une jeune femme et vivre un évènement grave. Le programme semble chargé, et pourtant la BD s'étale dans le temps et laisse le silence s'étaler le long des pages. C'est une lente construction, celle d'un jeune homme confronté à des choses qui le font vite grandir. Le récit se fait donc petit à petit, par touches dans lesquelles Harold va voir sa vie chambouler. La BD est assez sombre, presque mélancolique, sur le poids des familles et des non-dits, ce qu'on veut être, mais aussi la violence dans les familles (qui apparait chez plusieurs personnes). Harold est aussi en découverte de la sexualité, alors qu'il commence à avoir une copine avec qui c'est sérieux. Et voila que débarque Pauline, qui semble remettre des choses en question aussi. De même que la découverte de son demi-frère qui remet en lumière son père et les rapports qu'il a entretenu avec lui. C'est des questions sur la famille et les modèles qu'on a, sans réponse spécifique. Le tout est servi par le dessin de Laurel, que je connaissais bien via son blog et ses BD sur ses périples américains. Elle est assistée ici par Elric que je ne connais pas, mais qui a probablement orienté le trait. En tout cas c'est joli et doux, lent mais posé aussi. Une BD étrange, posée et pourtant assez dense, qui pose des questions sans vraiment répondre. Une tranche de vie, qui semble très personnelle mais touche assez juste. Lecture conseillée.

19/01/2026 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Patrick Dewaere - A part ça la vie est belle
Patrick Dewaere - A part ça la vie est belle

C'est le dessin qui m'a séduite : une espèce de douceur où le mouvement semble atténué. Effectivement c'est Patrick Dewaere qui raconte ses souvenirs. Il est normal qu'il y ait un peu de brume parce que ça fait un bail qu'il s'est suicidé. C'est la distance du temps qui est représentée. Les mots du loustic sont suffisament bien choisis pour qu'on retrouve son débit provocant, ironique. C'est par cette voix off que l'âme ambiguë remonte dans les images adoucies par le souvenir.( le sien ou le nôtre ?) Un beau loser, impulsif et attachant. Moi, je ne l'ai vu que dans Coup de tête et Les valseuses, mais il faut avouer que dans les deux, il incarne une masculinité toxique qui oscille entre sa mauvaise conscience qu'il noie dans l'alcool et sa séduction inquiétante. Bref on ne peut pas être une femme et en être fan... Mais il ressemble au frère qui agace, parce qu'il est beau, beau et con à la fois. Bon scénario + monologue précis au souffle bien observé + dialogues réalistes + dessin suave et ralenti = bon moment de lecture. Un regret : il manque un peu d'épaisseur pour les seconds rôles...

19/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Étoiles s'éteignent à l'aube
Les Étoiles s'éteignent à l'aube

J’ai beaucoup aimé ce récit, qui a réussi à me toucher tant par son sujet que par son traitement. Le sujet, d’abord, l’histoire de ce jeune homme contraint d’accompagner son père dans un dernier voyage malgré tout le ressentiment qu’il éprouve pour ce dernier, et la découverte progressive de ses origines et, surtout, de sa mère (qu’il n’a jamais connue), m’a touché. J’ai aimé le fait que ce père soit tout sauf parfait. Alcoolique, lâche, menteur, manipulateur, il n’en aime pas moins son enfant et, dans ses moments de lucidité, a pleinement conscience de ses faiblesses et de sa médiocrité. J’ai aimé le fait que le fils ait du mal à aller vers ce père, se pliant au désir de ce dernier du fait de son éducation et de ses origines mais certainement pas par affection. Cette relation froide, distante, pleine de rancœur et de regrets m’a donc touché. Le traitement ensuite, m’a tout autant plu. La structure en courts chapitres qui nous permettent de découvrir progressivement l’histoire du père est classique mais bien équilibrée. Le dessin est très beau avec un rendu souvent proche de la peinture tout en parvenant à transmettre les émotions des personnages. Et puis, il y a cet emploi récurrent des ombres chinoises pour faire ressortir les passages dans lesquels la violence s’invite. Cette rupture de style crée un choc graphique tout en accentuant la lisibilité de la case, c’est tout con mais vachement efficace. Et pour en finir avec ce dessin, je soulignerai encore quelques cases dans lesquelles le visage de la mère est représenté, cases que j’ai trouvé tout simplement magnifiques. Donc voilà, à titre personnel, c’est une lecture qui m’a beaucoup touché et que je recommande.

19/01/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Aigles de Rome
Les Aigles de Rome

Après avoir fait ses armes aux cotés de Desberg pour L'Etoile du Désert et Dufaux pour Rapaces, Enrico Marini signe ici sa première série en étant seul au commande Je n'ai pas le recul nécessaire pour comparer l'œuvre de Marini avec la référence de Dufaux, Murena, ce qui me permet de juger l'œuvre pour ce qu'elle est … à savoir un très bon divertissement. L'intrigue sous fond de conquête de la Germanie par Rome s'attarde sur le destin de 2 jeunes hommes, Marcus et Ermanamer (devenu Arminius) qui ayant été rivaux dans leurs jeunes années vont finir par devenir frères puis ennemis au fil de leurs aspirations guerrières. L'intrigue est donc assez classique, voire même basique, mais elle fait suffisamment le job pour tenir son lecteur attentif et curieux de poursuivre l'aventure avec envie. Si je prends bonne note des critiques précédentes j'avoue ne pas avoir forcément été choqué par le langage utilisé par l'auteur Mais le gros point fort de la série, à mon sens, c'est le dessin de Marini. J'apprécie beaucoup son coup de crayon qui s'améliore au fil des tomes. Si ses personnages féminins sont réellement envoutants, les personnages masculins ne sont pas en reste non plus. Quant aux décors et scènes de batailles on sent qu'il y a porté une vraie attention afin de donner un aspect harmonieux à l'ensemble de l'œuvre. Je suis vraiment fan de son style. Au final il convient de prendre cette série pour ce qu'elle est, un blockbuster, une machine à fric. Et finalement ne serait ce pas là son réel point faible ? Mais moi, je suis tombé dans le panneau et j'attends impatiemment la suite des aventures de Marcus et Arminius

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 5/5
Couverture de la série Snoopy & les Peanuts
Snoopy & les Peanuts

Je ne vois pas pourquoi il faudrait que quiconque, enfant ou adulte, comprenne l'entièreté d'une œuvre à la première lecture. Que celle-ci ait plusieurs niveaux ne la rend que plus riche. Quelle chance a la bande dessinée, nom d'un pithécanthrope ! comme dirait peut-être le capitaine Haddock. Pourquoi ? Eh bien, il n'y a pas de Reader's Digest ou de version pour enfant. On ne déflore pas l'aventure avant la version intégrale ! Voilà, voilà, si les gens cherchent une spécificité noble à un art souvent encore quelque peu minoré. Il y a beaucoup de bandes de jeunes, là ils sont très jeunes, pas violents mais dépressifs. Et vous savez quoi ? Les enfants tristes, ça existe, et les adultes peuvent s'y reconnaître tout aussi bien que dans des gamins plus joyeux. Ils se posent des question, ils rêvent ? Tous les gosses ne sont heureusement pas aspirés par ce hobby si plaisant : en persécuter d'autres à l'école. Touche fantastique, le chien est aussi intelligent que les enfants, touche de vitalité, quand même, il en déborde malgré sa dépression. A part ça, j'aime bien l'humour, le dessin…. Et le fait qu'il y ait des produits dérivés ne me gêne pas, au contraire, s'ils sont assez ressemblants, ils permettent de semer, dans une réalité souvent un triste et sans saveur, un peu de sourire et de rêve.

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Mafalda
Mafalda

Le dessin caractérise parfaitement les personnages et les situations, et l'écriture aussi. Problème : je ne crois pas du tout qu'une petite fille parlerait ainsi. Nuance : elle pourrait bien dire quelques-unes de ces choses, mais pas tant, à cet âge. C'est, disons, un concentré de réactions possibles d'enfant. Et on passe sur l'invraisemblance ou pas, selon son humeur. Quand on prend ça comme une fable, c'est parfait, quand est d'humeur réaliste, moins. C'est le problème d'une bd au contexte très réaliste quoique simple, et au personnage principal peu vraisemblable, pour le moins… Mais tout est bon, vraiment. Je comprends pourtant ceux qui arrêtent puis reprennent Mafalda : au début on s'amuse de ses attaques contre les oppressions et absurdités diverses du monde. Mais à force, on se sent englouti par ces problèmes, sans parler de l'abdication des personnages autres que l'héroïne face au monde.

19/01/2026 (modifier)