Dans les univers très codifiés de l'heroic fantasy, Barbaric serait une version extrêmement fun et jouissive de Conan. Owen est ainsi un barbare très baston-butin-beuveries secondé d'une grosse hache qui parle. Mais depuis qu'il a été maudit par 3 sorcières, il est condamné à ne devoir faire que le "bien". Ce fond d'histoire n'est bien sûr pas l'intérêt principal de cette série, mais bien ses scènes d'action hyper bourrines et son humour noir permanent. Les dialogues entre cet anti-héros, sa hache et les quelques sidekicks - évidemment des clichés, mais suffisamment caractérisés pour tenir leur place - sont très drôles, sur un ton toujours très décalé. Le dessin est bien maîtrisé, très pop, avec des couleurs un peu passées qui rappellent les vieux pulp.
C'est pas très fin, c'est violent, c'est gore mais ça ne se prend pas du tout au sérieux et ça en fait une très bonne lecture pop-corn.
Étant amateur de SF en général et de post-apo en particulier, Le Convoyeur réussit à proposer un univers globalement cohérent qui m'a bien plu, pas très éloigné d'un Last of Us un peu western. Mais il intègre aussi des petites surprises que je ne me rappelle pas avoir lues ailleurs, à commencer par la nature même du convoyeur. Le dessin est plutôt bon, sans être exceptionnel : les visages sont reconnaissables et l'action est bien lisible. L'histoire se déroule en 4 tomes, ce qui est une vraie qualité selon moi : ni trop long, ni trop court ; les auteurs n'allongent pas la sauce et les personnages se développent convenablement au fil des tomes. A noter que le cycle semble bouclé - le dénouement fait son petit effet -, mais des questions restent en suspens...
Cette adaptation en bande dessinée de l'univers de Pierre Bottero nous plonge dans le quotidien d'une famille de sorcières où les garçons, eux, n'ont pas de pouvoirs mais y ont malgré tout toute leur place.
Ce qui m'a le plus séduit dans cette série, c'est incontestablement le dessin de Stedho. J'aime beaucoup son trait souple et expressif, sa mise en scène dynamique et ses couleurs chaleureuses qui donnent beaucoup de vie à cet univers. L'ensemble est très agréable à regarder et retranscrit bien cette ambiance familiale où le merveilleux s'invite naturellement dans un quotidien très ordinaire.
Les scénarios sont également sympathiques, même s'ils restent assez simples. J'ai une préférence pour le premier tome, qui bénéficie de l'effet de découverte de cette famille atypique et de ses personnages. Le mélange entre vie quotidienne et magie fonctionne très bien et l'univers donne immédiatement envie d'y revenir. Le second tome reprend les mêmes ingrédients avec une nouvelle aventure agréable, mais l'effet de surprise est forcément passé et l'intrigue paraît un peu plus classique.
On est davantage face à une série qui séduit par son univers, ses personnages et sa partie graphique que par l'originalité de ses scénarios. Une lecture jeunesse très plaisante, portée avant tout par un dessin que je trouve particulièrement réussi.
Incroyablement somptueux et méditatif à la fois ! Tant au niveau du texte taillé comme il convient pour la bande dessinée qu'au niveau graphique : dessin et manière dont il est découpé, rythmé, dynamique et contemplatif à la fois. Et j'éprouve de l'empathie pour le "monstre" mais aussi pour son créateur. Le créateur est un apprenti sorcier comme le sont les humains, mais comment ne pas aimer son enthousiasme pour la connaissance ? Sa sensibilité ? Comment ne pas aimer le "monstre" rejeté par les humains, et d'abord par son créateur ?
J'espère que nous serons aussi ouverts aux clones et aux intelligences artificielles qui pourraient réclamer la liberté et l'égalité, soit dit en passant. J'en doute, mais qui vivra verra.
Bref, j'ai été encore plus scotché par la bd que par le texte : ce que j'attribue à la beauté extraordinaire des personnages comme de la nature : ainsi le "monstre" est monstre mais paré de beauté comme si le soleil de la peinture de Sala le transcendait.
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Barbaric
Dans les univers très codifiés de l'heroic fantasy, Barbaric serait une version extrêmement fun et jouissive de Conan. Owen est ainsi un barbare très baston-butin-beuveries secondé d'une grosse hache qui parle. Mais depuis qu'il a été maudit par 3 sorcières, il est condamné à ne devoir faire que le "bien". Ce fond d'histoire n'est bien sûr pas l'intérêt principal de cette série, mais bien ses scènes d'action hyper bourrines et son humour noir permanent. Les dialogues entre cet anti-héros, sa hache et les quelques sidekicks - évidemment des clichés, mais suffisamment caractérisés pour tenir leur place - sont très drôles, sur un ton toujours très décalé. Le dessin est bien maîtrisé, très pop, avec des couleurs un peu passées qui rappellent les vieux pulp. C'est pas très fin, c'est violent, c'est gore mais ça ne se prend pas du tout au sérieux et ça en fait une très bonne lecture pop-corn.
Le Convoyeur
Étant amateur de SF en général et de post-apo en particulier, Le Convoyeur réussit à proposer un univers globalement cohérent qui m'a bien plu, pas très éloigné d'un Last of Us un peu western. Mais il intègre aussi des petites surprises que je ne me rappelle pas avoir lues ailleurs, à commencer par la nature même du convoyeur. Le dessin est plutôt bon, sans être exceptionnel : les visages sont reconnaissables et l'action est bien lisible. L'histoire se déroule en 4 tomes, ce qui est une vraie qualité selon moi : ni trop long, ni trop court ; les auteurs n'allongent pas la sauce et les personnages se développent convenablement au fil des tomes. A noter que le cycle semble bouclé - le dénouement fait son petit effet -, mais des questions restent en suspens...
Fils de sorcières
Cette adaptation en bande dessinée de l'univers de Pierre Bottero nous plonge dans le quotidien d'une famille de sorcières où les garçons, eux, n'ont pas de pouvoirs mais y ont malgré tout toute leur place. Ce qui m'a le plus séduit dans cette série, c'est incontestablement le dessin de Stedho. J'aime beaucoup son trait souple et expressif, sa mise en scène dynamique et ses couleurs chaleureuses qui donnent beaucoup de vie à cet univers. L'ensemble est très agréable à regarder et retranscrit bien cette ambiance familiale où le merveilleux s'invite naturellement dans un quotidien très ordinaire. Les scénarios sont également sympathiques, même s'ils restent assez simples. J'ai une préférence pour le premier tome, qui bénéficie de l'effet de découverte de cette famille atypique et de ses personnages. Le mélange entre vie quotidienne et magie fonctionne très bien et l'univers donne immédiatement envie d'y revenir. Le second tome reprend les mêmes ingrédients avec une nouvelle aventure agréable, mais l'effet de surprise est forcément passé et l'intrigue paraît un peu plus classique. On est davantage face à une série qui séduit par son univers, ses personnages et sa partie graphique que par l'originalité de ses scénarios. Une lecture jeunesse très plaisante, portée avant tout par un dessin que je trouve particulièrement réussi.
Frankenstein (Sala)
Incroyablement somptueux et méditatif à la fois ! Tant au niveau du texte taillé comme il convient pour la bande dessinée qu'au niveau graphique : dessin et manière dont il est découpé, rythmé, dynamique et contemplatif à la fois. Et j'éprouve de l'empathie pour le "monstre" mais aussi pour son créateur. Le créateur est un apprenti sorcier comme le sont les humains, mais comment ne pas aimer son enthousiasme pour la connaissance ? Sa sensibilité ? Comment ne pas aimer le "monstre" rejeté par les humains, et d'abord par son créateur ? J'espère que nous serons aussi ouverts aux clones et aux intelligences artificielles qui pourraient réclamer la liberté et l'égalité, soit dit en passant. J'en doute, mais qui vivra verra. Bref, j'ai été encore plus scotché par la bd que par le texte : ce que j'attribue à la beauté extraordinaire des personnages comme de la nature : ainsi le "monstre" est monstre mais paré de beauté comme si le soleil de la peinture de Sala le transcendait.