Les derniers avis (4 avis)

Couverture de la série Les Étoiles s'éteignent à l'aube
Les Étoiles s'éteignent à l'aube

J’ai beaucoup aimé ce récit, qui a réussi à me toucher tant par son sujet que par son traitement. Le sujet, d’abord, l’histoire de ce jeune homme contraint d’accompagner son père dans un dernier voyage malgré tout le ressentiment qu’il éprouve pour ce dernier, et la découverte progressive de ses origines et, surtout, de sa mère (qu’il n’a jamais connue), m’a touché. J’ai aimé le fait que ce père soit tout sauf parfait. Alcoolique, lâche, menteur, manipulateur, il n’en aime pas moins son enfant et, dans ses moments de lucidité, a pleinement conscience de ses faiblesses et de sa médiocrité. J’ai aimé le fait que le fils ait du mal à aller vers ce père, se pliant au désir de ce dernier du fait de son éducation et de ses origines mais certainement pas par affection. Cette relation froide, distante, pleine de rancœur et de regrets m’a donc touché. Le traitement ensuite, m’a tout autant plu. La structure en courts chapitres qui nous permettent de découvrir progressivement l’histoire du père est classique mais bien équilibrée. Le dessin est très beau avec un rendu souvent proche de la peinture tout en parvenant à transmettre les émotions des personnages. Et puis, il y a cet emploi récurrent des ombres chinoises pour faire ressortir les passages dans lesquels la violence s’invite. Cette rupture de style crée un choc graphique tout en accentuant la lisibilité de la case, c’est tout con mais vachement efficace. Et pour en finir avec ce dessin, je soulignerai encore quelques cases dans lesquelles le visage de la mère est représenté, cases que j’ai trouvé tout simplement magnifiques. Donc voilà, à titre personnel, c’est une lecture qui m’a beaucoup touché et que je recommande.

19/01/2026 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Aigles de Rome
Les Aigles de Rome

Après avoir fait ses armes aux cotés de Desberg pour L'Etoile du Désert et Dufaux pour Rapaces, Enrico Marini signe ici sa première série en étant seul au commande Je n'ai pas le recul nécessaire pour comparer l'œuvre de Marini avec la référence de Dufaux, Murena, ce qui me permet de juger l'œuvre pour ce qu'elle est … à savoir un très bon divertissement. L'intrigue sous fond de conquête de la Germanie par Rome s'attarde sur le destin de 2 jeunes hommes, Marcus et Ermanamer (devenu Arminius) qui ayant été rivaux dans leurs jeunes années vont finir par devenir frères puis ennemis au fil de leurs aspirations guerrières. L'intrigue est donc assez classique, voire même basique, mais elle fait suffisamment le job pour tenir son lecteur attentif et curieux de poursuivre l'aventure avec envie. Si je prends bonne note des critiques précédentes j'avoue ne pas avoir forcément été choqué par le langage utilisé par l'auteur Mais le gros point fort de la série, à mon sens, c'est le dessin de Marini. J'apprécie beaucoup son coup de crayon qui s'améliore au fil des tomes. Si ses personnages féminins sont réellement envoutants, les personnages masculins ne sont pas en reste non plus. Quant aux décors et scènes de batailles on sent qu'il y a porté une vraie attention afin de donner un aspect harmonieux à l'ensemble de l'œuvre. Je suis vraiment fan de son style. Au final il convient de prendre cette série pour ce qu'elle est, un blockbuster, une machine à fric. Et finalement ne serait ce pas là son réel point faible ? Mais moi, je suis tombé dans le panneau et j'attends impatiemment la suite des aventures de Marcus et Arminius

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 5/5
Couverture de la série Snoopy & les Peanuts
Snoopy & les Peanuts

Je ne vois pas pourquoi il faudrait que quiconque, enfant ou adulte, comprenne l'entièreté d'une œuvre à la première lecture. Que celle-ci ait plusieurs niveaux ne la rend que plus riche. Quelle chance a la bande dessinée, nom d'un pithécanthrope ! comme dirait peut-être le capitaine Haddock. Pourquoi ? Eh bien, il n'y a pas de Reader's Digest ou de version pour enfant. On ne déflore pas l'aventure avant la version intégrale ! Voilà, voilà, si les gens cherchent une spécificité noble à un art souvent encore quelque peu minoré. Il y a beaucoup de bandes de jeunes, là ils sont très jeunes, pas violents mais dépressifs. Et vous savez quoi ? Les enfants tristes, ça existe, et les adultes peuvent s'y reconnaître tout aussi bien que dans des gamins plus joyeux. Ils se posent des question, ils rêvent ? Tous les gosses ne sont heureusement pas aspirés par ce hobby si plaisant : en persécuter d'autres à l'école. Touche fantastique, le chien est aussi intelligent que les enfants, touche de vitalité, quand même, il en déborde malgré sa dépression. A part ça, j'aime bien l'humour, le dessin…. Et le fait qu'il y ait des produits dérivés ne me gêne pas, au contraire, s'ils sont assez ressemblants, ils permettent de semer, dans une réalité souvent un triste et sans saveur, un peu de sourire et de rêve.

19/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 4/5
Couverture de la série Mafalda
Mafalda

Le dessin caractérise parfaitement les personnages et les situations, et l'écriture aussi. Problème : je ne crois pas du tout qu'une petite fille parlerait ainsi. Nuance : elle pourrait bien dire quelques-unes de ces choses, mais pas tant, à cet âge. C'est, disons, un concentré de réactions possibles d'enfant. Et on passe sur l'invraisemblance ou pas, selon son humeur. Quand on prend ça comme une fable, c'est parfait, quand est d'humeur réaliste, moins. C'est le problème d'une bd au contexte très réaliste quoique simple, et au personnage principal peu vraisemblable, pour le moins… Mais tout est bon, vraiment. Je comprends pourtant ceux qui arrêtent puis reprennent Mafalda : au début on s'amuse de ses attaques contre les oppressions et absurdités diverses du monde. Mais à force, on se sent englouti par ces problèmes, sans parler de l'abdication des personnages autres que l'héroïne face au monde.

19/01/2026 (modifier)