Une lecture dense, qui nécessite de prendre son temps – il m’a fallu quelques heures pour la finir. Mais c’est une lecture recommandable.
Je lis régulièrement le Canard enchaîné, et surtout le Monde diplomatique, et l’essentiel des faits repris ici ne m’a pas surpris. Mais les voir compilés, remis en perspective donne du sens à des déclarations, des événements, des personnages épars. Par-delà la personne de Macron, c’est le néolibéralisme à l’œuvre, mais aussi le cynisme et le mépris de classe, la collusion des « journalistes » de révérence, le dévoiement de ce qui se fait appeler démocratie, l’omniprésence d’une communication aux airs de novlangue, la généralisation de violences policières pour juguler toute contestation ou maîtriser les « classes dangereuses », qu’il nous est donné à lire dans ce pavé, jamais indigeste, mais souvent – toujours – plus qu’énervant ! Quand l’envie de vomir nous quitte, on a alors une haine à canaliser pour ne pas se ruer sur ceux qui se fouttent de notre gueule à ce point.
Les auteurs font ce que devrait faire les journalistes : ils utilisent leur mémoire, ils contextualisent les déclarations, et ils décrivent les conséquences de celles-ci, comparant les objectifs annoncés et les résultats constatés. Leur travail de présentation et de décryptage de ce dont Macron est le nom est vraiment bien fichu.
La narration est fluide, factuelle et jamais barbante, le dessin est agréable, lui aussi fluide. A lire et faire lire…
Etant un fan absolu de Gaël Séjourné - je n’hésite jamais une seconde avant d’acheter ses albums – cet album confirme une fois de plus que je ne peux pas être déçu par ce garçon ! Dès les premières pages, on est transporté dans une ambiance soignée, où chaque détail des décors respire l’authenticité des années 50-60. Tout est dessiné avec un souci du réalisme et une richesse visuelle qui font honneur à cette époque mythique. Les couleurs chaudes et les jeux d’ombre et de lumière ajoutent une vraie profondeur aux planches, et on a presque l’impression de feuilleter un album de photos d’époque, mais avec l’énergie et l’humour si caractéristiques de Gaël.
L’histoire, qui mêle habilement fiction et références au cinéma français, est un pur délice. Les monstres sacrés sont croqués avec tendresse et malice, et le scénario, bien que l’arnaque soit un peu prévisible, reste captivant du début à la fin. On se laisse porter par le rythme, les dialogues savoureux et les rebondissements, sans jamais s’ennuyer. Pas possible de lâcher l’album avant la fin !
Et puis je dois vous le dire – cela n’a pas trop de rapport avec cet album – mais je vous invite ardemment à aller à la rencontre de Gaël si vous avez l’opportunité de le voir dans un festival. Il a cette touche humaine qui fait toute la différence lors des dédicaces : disponibilité et gentillesse. Rencontrer un auteur aussi passionné et accessible, ça rend chaque album encore plus précieux. Pour les fesses à Bardot – c’était à Angoulême. Il a pris du temps pour m’expliquer son travail, ou encore comment se font les échanges avec Philippe Pelaez le scénariste. Des échanges qui font que tu abordes un album un peu différemment en appréhendant les difficultés de l’auteur.
Cet album est un vrai bijou, à la fois drôle, beau et intelligent. Et si vous êtes un peu (ou beaucoup) fan de cinéma et de nostalgie bien dosée, sans hésitez, cette BD est pour vous. Merci Gaël pour ce voyage en images et en émotions. A bientôt sur un autre festival !
Jacques Ramirez est un as du service après vente de la Robotop, entreprise d'électroménager. Sauf qu'il est aussi le portrait craché de son père qui, lui, est également un as dans son domaine : le nettoyage pour les cartels. S'ensuivra toute une série de quiproquos entrainants notre brave Jacquo dans une folle chevauchée.
C'est quoi cette put… de BD ?
Nicolas Pétrimaux rend un hommage magnifique au cinéma d'action des 80's-90's mais également à ses premiers amours, le jeu vidéo en plongeant son héros dans une sorte de GTA absolument délirant et par conséquent délicieux.
Quel régal que de suivre les aventures complètement folles de cet employé modèle et surtout qu'est ce que l'on se marre.
Nicolas Pétrimaux a pensé à absolument tout. Les clins d'œil à la culture pop sont ultra présents (Magnum par exemple) y compris dans les fausses pubs qui sont justes … exceptionnelles
Enfin le dessin est hyper dynamique, à l'image de l'intrigue , les différentes gueules des protagonistes sont géniales, les décors bien modélisés, les couleurs parfaites. On sent un vrai talent chez l'auteur
Alors pourquoi ne pas mettre la note maximale à cette série qui aura su me transporter avec bonheur dans son univers ?
Et bien juste parce que je réserve le "culte" lorsque la série sera enfin finie.
Espérons qu'elle le soit un jour car elle le mérite 10 000 fois
https://www.flinguerramirez.com/iffr-3-chargement-toujours-en-cours/#:~:text=L'attente%20de%20l'acte,Le%2011%20avril%202025.
'Dans la tête de Sherlock Holmes' brille surtout, il faut l'avouer, par l'originalité de sa mise en page qui se retrouve jusque dans la première de couverture dont la tête de Sherlock Holmes est découpée, comme une fenêtre ouverte dans l'esprit du célèbre détective. Esthétiquement, tout est parfait, du vieillissement artificiel des pages avec des jaunissements et des taches d'encre, en passant par les cases dont les formes rappellent le sujet de l'intrigue, jusqu'au trait des personnages très original et collant parfaitement à l'esprit de la bande dessinée.
Ici, comme indiqué au dos des ouvrages, tout est voué et dédié au déroulement et à la mécanique de l'enquête. Le parti-pris initial est ainsi d'immerger le lecteur dans la tête de Sherlock Holmes en le faisant pénétrer à l'intérieur de son mental et en déroulant avec lui le fil des indices et des déductions qui en découlent. Cet enchainement est d'ailleurs matérialisé par un fil rouge qui se déroule tout au long des pages des deux tomes composant chaque histoire. L'enquête est également agrémentée de quelques cartes très esthétiques situant les déplacements effectués par le détective et son partenaire, le docteur Watson. Ce duo est d'ailleurs assez comique avec un Sherlock rabrouant régulièrement Watson et se moquant de son manque de flair.
De part l'idée de départ des auteurs, cette série qui, rappelons-le, ne fait que débuter (trois tomes parus à ce jour), possède toutefois le défaut de ses qualités à savoir un certain classicisme dans l'histoire traitée qui pourra manquer, selon certains, de dramaturgie ou de quelques retournements de situations. Mais cela n'a pas été préjudiciable concernant ma lecture. J'ai tout de même une petite préférence pour l'intrique du tome 3 dont l'univers écossais et le mystère du loch Leathan ajoutent à l'ambiance de la BD.
En conclusion, je ne peux attribuer que la note maximale pour saluer l'originalité de la démarche et la qualité de la réalisation. Vivement les prochains tomes !
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 10/10
NOTE GLOBALE : 18/20
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Une lecture dense, qui nécessite de prendre son temps – il m’a fallu quelques heures pour la finir. Mais c’est une lecture recommandable. Je lis régulièrement le Canard enchaîné, et surtout le Monde diplomatique, et l’essentiel des faits repris ici ne m’a pas surpris. Mais les voir compilés, remis en perspective donne du sens à des déclarations, des événements, des personnages épars. Par-delà la personne de Macron, c’est le néolibéralisme à l’œuvre, mais aussi le cynisme et le mépris de classe, la collusion des « journalistes » de révérence, le dévoiement de ce qui se fait appeler démocratie, l’omniprésence d’une communication aux airs de novlangue, la généralisation de violences policières pour juguler toute contestation ou maîtriser les « classes dangereuses », qu’il nous est donné à lire dans ce pavé, jamais indigeste, mais souvent – toujours – plus qu’énervant ! Quand l’envie de vomir nous quitte, on a alors une haine à canaliser pour ne pas se ruer sur ceux qui se fouttent de notre gueule à ce point. Les auteurs font ce que devrait faire les journalistes : ils utilisent leur mémoire, ils contextualisent les déclarations, et ils décrivent les conséquences de celles-ci, comparant les objectifs annoncés et les résultats constatés. Leur travail de présentation et de décryptage de ce dont Macron est le nom est vraiment bien fichu. La narration est fluide, factuelle et jamais barbante, le dessin est agréable, lui aussi fluide. A lire et faire lire…
Les Fesses à Bardot
Etant un fan absolu de Gaël Séjourné - je n’hésite jamais une seconde avant d’acheter ses albums – cet album confirme une fois de plus que je ne peux pas être déçu par ce garçon ! Dès les premières pages, on est transporté dans une ambiance soignée, où chaque détail des décors respire l’authenticité des années 50-60. Tout est dessiné avec un souci du réalisme et une richesse visuelle qui font honneur à cette époque mythique. Les couleurs chaudes et les jeux d’ombre et de lumière ajoutent une vraie profondeur aux planches, et on a presque l’impression de feuilleter un album de photos d’époque, mais avec l’énergie et l’humour si caractéristiques de Gaël. L’histoire, qui mêle habilement fiction et références au cinéma français, est un pur délice. Les monstres sacrés sont croqués avec tendresse et malice, et le scénario, bien que l’arnaque soit un peu prévisible, reste captivant du début à la fin. On se laisse porter par le rythme, les dialogues savoureux et les rebondissements, sans jamais s’ennuyer. Pas possible de lâcher l’album avant la fin ! Et puis je dois vous le dire – cela n’a pas trop de rapport avec cet album – mais je vous invite ardemment à aller à la rencontre de Gaël si vous avez l’opportunité de le voir dans un festival. Il a cette touche humaine qui fait toute la différence lors des dédicaces : disponibilité et gentillesse. Rencontrer un auteur aussi passionné et accessible, ça rend chaque album encore plus précieux. Pour les fesses à Bardot – c’était à Angoulême. Il a pris du temps pour m’expliquer son travail, ou encore comment se font les échanges avec Philippe Pelaez le scénariste. Des échanges qui font que tu abordes un album un peu différemment en appréhendant les difficultés de l’auteur. Cet album est un vrai bijou, à la fois drôle, beau et intelligent. Et si vous êtes un peu (ou beaucoup) fan de cinéma et de nostalgie bien dosée, sans hésitez, cette BD est pour vous. Merci Gaël pour ce voyage en images et en émotions. A bientôt sur un autre festival !
Il faut flinguer Ramirez
Jacques Ramirez est un as du service après vente de la Robotop, entreprise d'électroménager. Sauf qu'il est aussi le portrait craché de son père qui, lui, est également un as dans son domaine : le nettoyage pour les cartels. S'ensuivra toute une série de quiproquos entrainants notre brave Jacquo dans une folle chevauchée. C'est quoi cette put… de BD ? Nicolas Pétrimaux rend un hommage magnifique au cinéma d'action des 80's-90's mais également à ses premiers amours, le jeu vidéo en plongeant son héros dans une sorte de GTA absolument délirant et par conséquent délicieux. Quel régal que de suivre les aventures complètement folles de cet employé modèle et surtout qu'est ce que l'on se marre. Nicolas Pétrimaux a pensé à absolument tout. Les clins d'œil à la culture pop sont ultra présents (Magnum par exemple) y compris dans les fausses pubs qui sont justes … exceptionnelles Enfin le dessin est hyper dynamique, à l'image de l'intrigue , les différentes gueules des protagonistes sont géniales, les décors bien modélisés, les couleurs parfaites. On sent un vrai talent chez l'auteur Alors pourquoi ne pas mettre la note maximale à cette série qui aura su me transporter avec bonheur dans son univers ? Et bien juste parce que je réserve le "culte" lorsque la série sera enfin finie. Espérons qu'elle le soit un jour car elle le mérite 10 000 fois https://www.flinguerramirez.com/iffr-3-chargement-toujours-en-cours/#:~:text=L'attente%20de%20l'acte,Le%2011%20avril%202025.
Dans la tête de Sherlock Holmes
'Dans la tête de Sherlock Holmes' brille surtout, il faut l'avouer, par l'originalité de sa mise en page qui se retrouve jusque dans la première de couverture dont la tête de Sherlock Holmes est découpée, comme une fenêtre ouverte dans l'esprit du célèbre détective. Esthétiquement, tout est parfait, du vieillissement artificiel des pages avec des jaunissements et des taches d'encre, en passant par les cases dont les formes rappellent le sujet de l'intrigue, jusqu'au trait des personnages très original et collant parfaitement à l'esprit de la bande dessinée. Ici, comme indiqué au dos des ouvrages, tout est voué et dédié au déroulement et à la mécanique de l'enquête. Le parti-pris initial est ainsi d'immerger le lecteur dans la tête de Sherlock Holmes en le faisant pénétrer à l'intérieur de son mental et en déroulant avec lui le fil des indices et des déductions qui en découlent. Cet enchainement est d'ailleurs matérialisé par un fil rouge qui se déroule tout au long des pages des deux tomes composant chaque histoire. L'enquête est également agrémentée de quelques cartes très esthétiques situant les déplacements effectués par le détective et son partenaire, le docteur Watson. Ce duo est d'ailleurs assez comique avec un Sherlock rabrouant régulièrement Watson et se moquant de son manque de flair. De part l'idée de départ des auteurs, cette série qui, rappelons-le, ne fait que débuter (trois tomes parus à ce jour), possède toutefois le défaut de ses qualités à savoir un certain classicisme dans l'histoire traitée qui pourra manquer, selon certains, de dramaturgie ou de quelques retournements de situations. Mais cela n'a pas été préjudiciable concernant ma lecture. J'ai tout de même une petite préférence pour l'intrique du tome 3 dont l'univers écossais et le mystère du loch Leathan ajoutent à l'ambiance de la BD. En conclusion, je ne peux attribuer que la note maximale pour saluer l'originalité de la démarche et la qualité de la réalisation. Vivement les prochains tomes ! SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 8/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 10/10 NOTE GLOBALE : 18/20