Les derniers avis (4 avis)

Par peckexcel
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Bouncer
Bouncer

J'ai enfin fini the Bouncer.... Et c'était génial. A l'origine je ne suis pas un grand amateur de western, j'aime bien les ambiances crépusculaires, c'est vrai, mais le coté John Wayne, le sauveur blanc contre les méchants indiens me rebute pas mal, et pourtant je me suis laissé tenté il y a quelques années par sa lecture. Une fois n'étant pas coutume, commençons pas le dessin, le talent de Boucq n'est plus a prouver, c'est jolie, bien découpé, bien mis en scène, avec de très belle couleur, notamment toute la première partie du tome 12 qui passe de nombreuses planche sous un pluie battante. Concernant le scénario, c'est ce célèbre nom qui m'a fait hésiter.... j'étais resté un peu mi figue mi raisin concernant ma lecture de la caste des méta barons, que je trouvais par moment ainsi que les dialogues mal maitrisés....Et ici c'est tout le contraire, il y a une tres grande maitrise. On est plutôt loin d'une quête de vengence simpliste et bas du front. Ici on a un scénario d'apparence simple mais brillamment exécuté, et on ne sait jamais trop a l'avance a quel moment les trahison vont se faire, les retournement de situation vont avoir lieu. En ce sens on a une oeuvre très cinématographique. Les critiques sur le scénario me font penser un peu à celle de fury road, si l'histoire est en effet "faible" tout repose sur son exécution, et ici comme chez Miller c'est excellent. Une ambiance de fin du monde, où seul quelques uns tentent de ne pas perdre leur humanité, au milieu de tout ce capharnaüm et c'est le cas de notre héro qui est tout sauf un cinique et qui crois qu'on peut faire les choses justes, meme si le monde autour lui dit le contraire...Et c'est peut etre pour cela que j'ai adoré, ce héro qui m'a touché. Apres pour être honnête il y ale cycle des tome 8 et 9 que j'ai trouvé un peux faible, mais je n'ai pas passé un mauvais moment. Si j'ai mis des années a lire la série, c'est parce que je l'ai dégusté, comme un bonbon, qu'on laisse fondre plutot que de la croquer.

07/05/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Gaslight Stray Dog Detectives
Gaslight Stray Dog Detectives

Ah, une nouvelle variation sur Sherlock Holmes ! Certes, on a déjà eu Les Quatre de Baker Street sur ce même sujet des gamins des rues de Londres, qui servent parfois d'informateurs, voire de limiers, au célèbre détective, mais cette série est un peu différente. Sur ce premier tome Louis est seul, ou plutôt se retrouve seul suite au meurtre de son amie et protectrice, et il entretient un rapport complexe d'admiration et de rancune envers celui qui vient d'arriver à Baker Street et le prend sous son aile. Holmes y est arrogant, violent, dédaigneux, mais sait reconnaître la graine de détective dans ce gamin tout crasseux. Le scénariste est allé fouiner dans les recoins des œuvres de Sir Arthur Conan Doyle pour y trouver des références, parfois très ténues, à des affaires déjà résolues par Holmes. Il s'en inspire donc, comme de nombreux suiveurs et adeptes, pour proposer des histoires originales. Et ma foi, c'est assez plaisant, avec ces personnages au caractère bien trempé (on y croise également un jeune Lestrade, mais pas encore d'autres personnages iconiques de la saga littéraire d'origine), et ces affaires surprenantes. Et ce premier tome s'achève sur la rencontre avec un autre drôle de personnage... Graphiquement Matsubara propose une version plutôt intéressante de la Londres victorienne, et des personnages bien tenus visuellement, mis en scène de façon très dynamique. C'est une relecture modenre et intéressante.

07/05/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Merveilleux !
Merveilleux !

Sûrement la meilleure bd de Cookie Kalkair que j'aie lue. J'aime beaucoup l'auteur, et j'ai pas mal apprécié Pénis de table ou des planches que j'ai lues ici et là, notamment sur internet. Mais j'avoue que cette bd là est ma préférée. L'auteur, dont toutes les bds (du moins celles que j'ai lues) sont autobiographiques, nous livre ici un récit intime et juste, jamais pathos mais assez touchant. Cookie Kalkair donc, apprend un jour que son père a fait un AVC. Il s'en sort mais fortement diminué et en particulier, il ne garde que quelques mots de vocabulaire, dont le fameux merveilleux. On suit donc sa réadaptation au monde par les yeux de son fils, l'impact que cette situation a sur les membres de la famille, bref la vie après l'accident, qui ne sera plus jamais la même qu'avant. L'auteur nous raconte cette facette intime de sa vie sans fard, sans détour, avec son style et sa franchise habituelle. Je trouve qu'il a un certain talent pour se dévoiler intimement (sur sa vie intime dans Pénis de table et sur ses sentiments ici). Je ne sais pas trop comment le dire, mais c'est à la fois touchant sans tomber dans le pathos, et drôle. Oui, l'humour a toujours une place importante dans ses bds. C'est un humour qui se base à la fois sur un dessin très efficace pour les expressions des personnages et une narration diablement efficace avec un sens du dialogue et des mots qui fait mouche. Par exemple, je trouve que la scène vers la fin ou les personnages dinent ensemble au soleil et que la petite soeur apprend une "révélation" (avec de gros guillemets mais je ne veux pas spoiler) est très réussi, très drôle, et que c'est une combinaison de tous ces éléments : expressions des persos marrantes, mots bien choisis et situation bien narrée. Cet humour n'enlève rien à la dimension intime du livre, et j'ai été assez touché par cette histoire. Je crois que je me reconnais un peu dans les situations décrites, dans les réflexions du héros, dans son caractère aussi. Les moments où il râle, engueule son père, essaie de se remettre en question... tout ça, j'ai l'impression que c'est des réactions que je pourrais avoir, et j'ai plusieurs fois eu le sentiment que devant une telle situation, j'aurais pu réagir comme lui. Bref, je me suis identifié au héros, et c'est pas si souvent que ça dans les romans graphiques. Ca se lit très vite et très bien, presque trop vite. C'est mon problème avec les romans graphiques, je veux tout savoir, j'ai envie que tout le monde soit hyper transparent et je veux connaitre chaque parcelle de chaque sentiment de chaque personnage. Là, Ju, c'est de l'autobiographique donc on se stoppe, au delà ça va devenir du voyeurisme. Je termine par le dessin, même si j'en ai déjà un peu parlé. J'aime beaucoup le style, et c'est à ce jour la bd ou celui-ci est le plus développé et léché. Les personnages sont le gros point fort mais les décors sont très cools aussi, et la colorisation chaude est bien chouette. Bref... foncez ?

05/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Ce soir c'est cauchemar
Ce soir c'est cauchemar

Depuis quelques années, les éditions Cornélius ont entrepris de rééditer toute l’œuvre de Nicole Claveloux. Ils poursuivent leur travail avec cet album inédit. Comme à leur habitude ils le font très bien, avec un très beau travail éditorial, qui met en valeur une histoire très originale. Dans ce récit, nous entrons dans le cerveau endormi de l’auteure, pour pénétrer au cœur de ses rêves. Mais rêves et réalité se mélangent. Comme se mélangent propos réalistes et décors et situations quasi surréalistes. Durant son sommeil, le subconscient de Claveloux est très animé. Les très nombreux personnages se partagent l’animation, la mise en fonctionnement de ce qui pourrait s’apparenter à une petite entreprise, qui subit une sorte de « contrôle de gestion », de la part de Charles Chaposec, qui exige logique et raison, singulièrement éloignés du mode de fonctionnement d’autres personnages. Claveloux penche nettement vers ceux qui apportent imprévus et magie aux rêves (comme Loïc Lalune): l'imagination doit garder le pouvoir ! La plupart des cases sont très chargées. D’abord avec un texte très abondant (c’est un peu ce qui m’a parfois gêné, c’est parfois indigeste – même si finalement ça passe). Mais surtout avec ce dessin, qui mélange personnages humains et animaliers, avec des décors très riches (qui font penser parfois à ceux du Douanier Rousseau), avec une multitude de détails en arrière-plan. Se chargeant elle-même de la colorisation (couleurs peintes avec des encres à eau), Claveloux nous propose ici quelque chose de très réussi, prouvant qu’à son « grand âge » elle n’a pas perdu la main. Si le récit est parfois difficile à suivre, il est néanmoins plaisant à lire, et très original, avec une partie graphique que j’ai vraiment beaucoup aimée.

04/05/2026 (modifier)