Blacksad

Note: 4.14/5
(4.14/5 pour 169 avis)

Angoulême 2004 : prix du meilleur dessin pour le tome 2. Angoulême 2004 : prix du public pour le tome 2. Angoulême 2006 : prix de la meilleure série. Will Eisner Award 2013 : Best U.S. Edition of International Material (pour le tome 4 - L'Enfer, le Silence) Will Eisner Award 2015 : Best U.S. Edition of International Material (pour le tome 5 - Amarillo) Polar aux superbes dessins.


Angoulême : récapitulatif des séries primées Animalier Auteurs espagnols Best of 2000-2009 Dargaud Détectives privés On en parle... Will Eisner Awards

Blacksad, un detective privé, est appelé pour reconnaitre un cadavre. Natalia, une actrice, vient d'etre assassinée. Elle fut la maitresse de Blacksad et il n'a pas l'intention de laisser ce crime impuni. L'affaire va le mener sur la piste d'un tueur et d'un magnat des affaires.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Novembre 2000
Statut histoire Une histoire par tome 6 tomes parus
Couverture de la série Blacksad © Dargaud 2000

25/06/2001 | lon
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Par Blue boy
Note: 4/5
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Mon avis sur le tome 6 : Il aura donc fallu huit ans pour voir sortir ce sixième tome – en deux parties - attendu avec impatience par les fans de cette série culte de la BD franco-belge. Une si longue attente était-elle justifiée ? Incontestablement, les auteurs Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido nous livrent une histoire digne des épisodes précédents, où l’on retrouve tout ce qui a fait le succès de « Blacksad ». « Alors tout tombe » nous emmène dans un New-York fictif des années 50 (même si la ville n’est jamais citée), où la corruption sévit à tous les étages jusqu’au sommet du pouvoir. Le point de départ de l’action concerne un fait historique désormais avéré à l’époque, non seulement aux Etats-Unis mais à travers le monde : le démantèlement des transports publics au profit de la voiture individuelle, à l’époque nouveau symbole de liberté et de richesse. Ici, c’est un projet urbanistique de grande ampleur, un point autoroutier gigantesque entre deux quartiers, qui doit sceller le sort des travailleurs du métro. Évidemment comme dans toute affaire de gros sous, la mafia, jamais très loin, marche main dans la main avec le maire et place ses pions, prête à éliminer froidement tout opposant au projet. Bref, l’histoire est plutôt bien construite, on passe des sous-sols de la ville à ses hauteurs, entre les demeures luxueuses et les bas-fonds. Au menu, du sordide et de la castagne, de l’amour et du glamour, pas de doute, c’est du « Blacksad » ! L’écriture est noire, désabusée. Dans ce monde de brutes, les puissants se fichent du bien commun et auront toujours le dernier mot. Et les sans-grades n’ont qu’à bien se tenir… Comme toujours avec Guarnido, la partie graphique est saisissante, soutenue par une composition dynamique et des visages animaliers pittoresques, sans oublier les décors grandioses toujours très réalistes de « The Big Apple ». On appréciera le petit clin d’œil bienvenu au célèbre « Nighthawk » d’Edward Hopper, avec la célèbre scène nocturne où deux amants s’épanchent au comptoir d’un café quasi désert. Tout comme ce final très shakespearien avec l’apparition d’un ancien amour de John Blacksad, Alma… On ne peut pas vraiment dire que ce premier volet se distingue des tomes précédents. Attendons la suite pour se prononcer définitivement, mais on peut affirmer que le cahier des charges est largement rempli. A défaut de surprendre, l’histoire se laisse lire sans déplaisir et devrait contenter les passionnés. Tome 6 - "Alors tout tombe, première partie" ----------------------------------------------------- Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir cette série, et bien m’en a pris. Graphiquement, je trouve qu’il y a un vrai style, un trait très affuté, avec un sens du détail impressionnant. Guarnido a paraît-il travaillé dans le dessin animé, et ça se voit. Il possède un don particulier dans la mise en page et le cadrage pour insuffler du mouvement aux images. C’est tranchant, net et sans bavures, on a presque l’impression de regarder un film d’animation. L’idée de faire un polar animalier est assez bien vue : les personnages ont des vrais « gueules », et le fait qu’ils soient anthropomorphes semblent renforcer encore leur expressivité, c’en est parfois vraiment étonnant. L’environnement et les décors aux couleurs chaudes sont toujours chiadés, la technique à l’aquarelle est admirable. Pour le reste, c’est très polar, tant au niveau des textes que des dialogues avec quelques allusions animalières bien placées et un humour savamment dosé. Le mode de récit à la première personne par Blacksad, empreint de l’amertume que lui inspire le monde, colle bien à l’atmosphère « roman noir » de cette série. Et si le scénario déjà vu du premier tome ne m’avait guère convaincu, Juan Díaz Canales semble s’être réveillé pour les suivants avec des intrigues plus recherchées, au risque d’une certaine dispersion dans le troisième et encore plus dans le quatrième. Au final, il ne fait pas de doute que Blacksad est une grande série. Tome 1 – Quelque part entre les ombres Tome 2 – Arctic Nation Tome 3 – Âme rouge Tome 4 - L'Enfer, le silence Tome 5 - Amarillo

17/11/2012 (MAJ le 05/02/2022) (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Une relecture de Blacksad pour redécouvrir le superbe dessin, les ambiances, les détails et tous ces personnages que l'on finirait vraiment par confondre avec des humains tellement les postures et les expressions des visages sont naturelles. Cette série est une très belle réussite. Le scénario est très bon dans le premier tome et bon dans le second, même s'il est déjà moins intéressant et plus confus. Ensuite il s'affaiblit, perdant parfois en cohérence, avec des raccourcis étranges. Dans les deux derniers tomes, on se retrouve à la fin de l'histoire sans avoir bien suivi ce qui s'est passé. Dommage, car le dessin reste un vrai régal pour les yeux. Cette série fut une révélation à sa sortie, elle continue à bien tenir la route quand on la relit.

09/05/2021 (modifier)
Par DCD
Note: 3/5
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Un superbe dessin qui repose sur ses animaux anthropomorphes très expressifs et dont l'espèce est toujours correctement liées à leur caractère. Mais le scénario est légèrement moins bon. Son côté convenu souffre de la comparaison avec l'originalité du dessin. Le côté polar noir peine quant à lui du parallèle avec la nouvelle référence du genre qu'est Tyler Cross. La qualité des tomes reste cependant constante. La série ne s'essouffle pas et a fière allure dans la bibliothèque.

24/11/2020 (modifier)

Suite à la lecture du 1er tome, alors, je rejoins les personnes qui reconnaissent la qualité graphique.... J'ai adoré ! Mais coté scénario, c'est d'un manque d'originalité, pas de surprise, pas de véritable enquête, rien !

27/10/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
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Je vous l’avoue. Il y a encore quelques jours je ne connaissais pas la série Blacksad. Honte à moi de ne pas avoir lu plus tôt ces albums rafraichissants. Et cela fait du bien, croyez-moi, avec la hausse des températures actuelles. C’est un peu comme déguster une glace avec des petites pépites de chocolat alors qu’il fait plus de 30 degrés … à l’ombre. Ma rencontre avec l’univers de Juanjo Guarnido est accidentelle. Je suis quelques jours à Bruxelles pour les vacances. Je passe … fortuitement devant le centre belge de la bande dessinée. Ni une ni deux, me voilà donc à arpenter le temple de la BD. Du 6 juin au 8 novembre 2020, le musée organise une exposition sur l’auteur espagnol intitulée « secrets d’atelier d’un maestro ». Vous prenez une claque messieurs dames ! Voilà donc devant vous une rétrospective de ses premiers crayonnés aux planches finales. Un univers fascinant dans lequel vous plongez avec délice et avec un appétit énormissime de lire ces œuvres. Le passage à la librairie n’est pas une option mais bien une obligation avec une seule envie … dévorer les différents albums. Et là c’est un régal pour les yeux. Les planches sont admirables. Les couleurs sont sublimes. Aucune fausse note. C’est très très fort de montrer des animaux anthropomorphes très expressifs … très humains. La maitrise du trait est parfaite. J’ai particulièrement aimé le côté sauvage des personnages. Gloire à toi Juanjo pour ce rendu exceptionnel. Les enquêtes policières sont bien menées et rythmées. Ce n’est pas trop alambiqué, ce qui permet de s’attarder sur les détails des différentes cases. Avec Blacksad j’ai eu l’impression de retrouver le monde glauque de la nuit de Nestor Burma mais côté animal ! J’ai abandonné ma zone de confort et qu’est-ce que j’ai bien fait ! C'est bien de sortir de temps en temps des sentiers battus. Je ne peux être que satisfait d’avoir pu découvrir une telle série. Donc si comme moi vous ne connaissez pas … il est grand temps de s’y mettre ! Et si vous passez par Bruxelles, vous savez désormais qu'il n'y a pas que le manneken pis à découvrir !

25/08/2020 (modifier)

Ma critique se base sur les trois premiers albums de la série. Les dessins sont remarquables, le dessinateur Juanjo Guarnido possède un talent exceptionnel, tant dans la réalisation des décors, que des objets et des personnages. Il s'agit sans aucun doute d'une des BD qui présente le meilleur graphisme à côté de la série Dent d'ours de Yann & Henriet chez Dupuis. Je ne saurais en dire plus dans la reconnaissance des qualités exceptionnelles de la mise en scène de cette BD. Le scénario, les enquêtes dirigées par John Blacksad, sont menées, dans ces trois albums, d'une manière extrêmement confuse, avec des raccourcis incompréhensibles, des avancées suspectes et des conclusions hâtives, de nature à égarer complètement le lecteur. De fréquents retours en arrière sont plus que nécessaires, si ce n'est pas la relecture complète de l'album. Cette difficulté tient dans l'écriture même du récit, mais pas seulement. Les acteurs, ces "hommes" avec leur tête d'animaux, sont si nombreux et si différents à intervenir, qu'il est difficile, pour le lecteur, de les suivre et de savoir qui est qui et qui fait quoi. La mémoire a du mal à assimiler les multiples gueules qui se croisent dans le récit. Dernier point à soulever et non des moindre, le sexisme ambiant. Les personnages féminins sont des ''presque'' femmes humaines à part leurs petites oreilles de chats. Les hommes sont des monstres hybrides et on ne voit jamais leurs femmes qui devraient apparaître avec ces gueules, femme crocodile, femme rat, femme corbeau... Les albums contiennent une hypersexualité féminine latente, une adoration obsessionnelle du corps de la femme, et inversement une dévalorisation pathologique du corps masculin.

13/06/2016 (modifier)
Par Raphifty
Note: 3/5

J'ai envie de dénoter avec les avis et les notes élogieuses que l'on peut lire ici ou là. Certes le dessin est excellent, certes les intrigues abordent toujours des sujets profonds mais finalement je trouve, et le paradoxe de ce commentaire se trouvera ici, que cette série manque de profondeur. Non pas sur les sujets abordés mais plutôt sur les personnages qui sont un peu trop lisses. Je porterai le même regard sur les scénarios qui sont, comme je l'ai déjà dit bons mais qui mériteraient une construction plus complexe. Les enquêtes (qui souvent n'en sont pas) sont simplement prétexte à la critique de notre société et malheureusement c'est trop simple voire simpliste. Blacksad (et c'est sûrement l'une de ses forces) s'adresse à un public large voire à un public ado/enfant sur des thèmes parfois lourds. Dommage il ne manque presque rien pour faire de cette série un grand classique. Pour moi la critique du fonctionnement de notre société et des animaux sortis d'un zoo ne suffisent pas à faire l'originalité d'une œuvre, il faut ajouter une petite touche de magie, comme Jean de La Fontaine.

01/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Pauvre de moi qui n'ai découvert Blacksad que très récemment, en fin d'année dernière ! Il faut dire que, pas totalement inculte, j'en avais entendu causer et mon œil avait plusieurs fois été attiré par les couvertures dans les rayons de ma librairie préférée. J'avoue que j'avais très peur de sauter le pas parce que, ben les animaux qui parlent et se comportent comme des humains, à par des vieux souvenir de Disney, ça m'enchantait qu'à moitié. Et j'ai sauté le pas ! Non sans une certaine appréhension, mes petits doigts ont, avec crainte mais application, commencé à tourner les pages du tome 1. Et paf ! dans la tronche, tartine de phalanges et tout ce que vous voudrez. Tout est là pour un amateur de polar comme moi, j'ai retrouvé les ambiances noires de James Ellroy, de Spillane et même un poil de James Lee Burke. Non mais c'est qui ce Guarnido ? Peu importe ! Ce mec a de l'or dans les doigts, parce qu'il arrive, sans tomber dans la caricature, à donner à toutes ses bestioles des expressions que d'autre auteurs sont infoutus de rendre chez des "humains". Et s'il n'y avait que ça. Mais tout le reste est à l'avenant, le cadrage, les décors, les ambiances, tout vous dis-je ! N'oublions pas la colorisation juste parfaite, quel que soit le lieu où l'action se déroule. Et puis il y a les scénarios. Certains posteurs ont des préférences en ce qui concerne tel ou tel tome, of course, mais personnellement je n'ai pas réussi à en faire sortir un du lot. Chacun possède son charme, son ambiance. Alors bravo Mr Canales ! Ca y est j'ai rattrapé mon retard de lecture et je me retrouve comme vous autres à attendre comme un nigaud la sortie d'un sixième tome ! Indispensable pour tous les amateurs de polar et les autres !

22/02/2015 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Blacksad est certainement ce qu'il y a de plus beau en matière de bd animalière. Non seulement le dessin est sublime, mais Guarnido a donné une personnalité à chacun de ses personnages proche du comportement de l'animal choisi. On ressent le travail de l'auteur et son observation du règne animal afin de nous représenter ici un monde mi-homme/mi-animal sans faille. Le graphisme est parfait avec un beau mouvement, il ne souffre d'aucun défaut ; on reste béatement sur chaque case à regarder chaque détail, chaque expression, abasourdi par un si grand de talent. Le scénario du premier tome est assez classique. Sans surprise. Le deuxième tome est quant à lui remarquable, Guarnido joue avec le pelage des animaux pour nous jeter en pleine figure et assez durement la vision d'une société raciste et intolérante. Le troisième tome est lui aussi excellent, mais ici l'auteur se base plus avec les sentiments des personnages, entre trahison et déception, la tristesse finit par déborder des pages. Le personnage de Blacksad m'a rappelé celui de cette vieille série télé "Mike Hammer" joué par l'acteur Stacy Keach ; ces deux détectives ont énormément de points communs : la dégaine, la façon de penser, le succès auprès des femmes, un grand charisme, un charme fou… ainsi que leurs moustaches qu'ils ont tous les deux fort belles. Tome 4 J'ai été nettement moins emballée par ce tome, le scénario n'est pas très original, trop convenu, voire même un peu mou. Le visuel est moins riche que les autres tomes, notamment par le nombre réduit de personnages. Certaines planches trop sombres alternent avec d'autres trop colorées, cela manque d'harmonie visuelle. Tome 5 L'histoire de ce cinquième tome est un peu facile et sans surprise, sans les expressions animalières totalement jouissives et le choix des bestiaux en fonction de la personnalité de chacun, j'aurais certainement beaucoup moins apprécié cette lecture. Par ailleurs, plus les tomes avancent plus la colorisation se fait légère. Quand bien même je garde mon 4/5 mais si la qualité continue à baisser je passerai allègrement à un 3/5.

12/10/2008 (MAJ le 08/11/2014) (modifier)
Par olma
Note: 5/5
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J'ai été conquis par les 3 tomes et j'attends le 4eme avec impatience.... après ce début, mises à jour plus bas. Des 3, c'est Arctic Nation qui m'a le plus captivé, par la densité du scenario et la reconstitution du climat de ce qui pourrait être l'Amérique ségrégationniste, mais aussi une vision futuriste de bien des sociétés... Sans atteindre le sommet d'Arctic Nation, les deux autres sont cependant excellents : c'est du grand polar noir, avec des femmes fatales sublimissimes, des demi-salauds et de franches ordures et un détective costaud et désabusé. On imagine très facilement cette BD en film, tellement les changements de plan, les cadrages sont réussis. Le jeu avec les couleurs (très différentes entre les albums) contribue à donner à chacun une ambiance qui lui est propre. ***** Mise à jour suite à lecture du 4eme tome (l'Enfer, le Silence) J'ai lu avec beaucoup de plaisir ce 4eme tome. Le cadre est relativement classique (Nouvelle Orléans, Jazz, vaudou...) avec cependant une intrigue qui réserve quelques surprises sur des protagonistes du récit, et de beaux personnages de losers magnifiques. C'est un récit de genre, très réussi. Le scenario est efficace, mais ce qui fait que je suis fan de la série, c'est surtout par la façon de le raconter visuellement (le dessin, les couleurs et les cadrages... et les idées: dans le 4eme tome, les planches en jeux de lumières à l'ombre des arbres sont magnifiques), et de mettre en relation chaque personnage avec l'animal qui les incarne. **** Mise à jour suite à lecture du 5eme tome (Amarillo) Bon, j'aime toujours autant! Encore un autre univers, un passage par le cirque surprenant... on a une surprise avec la famille de Blacksad... les femmes fatales sont toujours craquantes... et fatales! Une réussite que cette série... mon préféré restant Arctic Nation. Une autre qualité de cette série avec le recul, c'est la diversité des récits et des lieux. Beaucoup de lecteurs différents peuvent y prendre du plaisir.

18/09/2010 (MAJ le 18/01/2014) (modifier)