J'ai une chance inouïe : je suis né à la fin des années 70.
Ainsi si j'ai des souvenirs très précis de Sangoku, Seiya ou encore Olive & Tom, j'ai également pu voir Goldorak, Albator et Capitaine Flam.
Alors si les souvenirs des trois derniers sont très ténus, ils me permettent toutefois de me jeter dans leurs aventures avec appétit mais également un œil nouveau et sans une certaine nostalgie qui viendrait tronquer mon avis.
Comme Mac Arthur, j'ai trouvé que cette série collait parfaitement à l'idée même que je me faisais de notre héros. Pour la peine le corsaire de l'espace est celui dont je garde le plus de souvenirs, sans doute grâce au très bon animé à sa gloire sorti en 2013.
J'ai retrouvé cette part de mystère qui, dans mes souvenirs, entourait le capitaine corsaire. Ce coté taciturne, mélancolique qui faisait le charme de l'animé a été très bien retranscrit par Jérôme Alquié. On sent que l'auteur éprouve un grand respect pour son héros
Après, sur l'ouvrage même, je pense que l'on est légèrement en dessous du très bon Goldorak de Bajram et Dorison.
Et pour moi cela tient certainement plus à la colorisation qu'à l'histoire. Attention ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit : ça reste très bien fait et très beau.
Mais j'avais trouvé les dessins d'Actarus et son robot plus "adulte".
Enfin c'est surtout pour chipoter car, encore une fois, je trouve cela très bien.
Au niveau du scénario j'ai trouvé que l'histoire faisait preuve d'une certaine justesse dans sa complexité, on arrive bien à comprendre où l'auteur nous amène et à quel danger l'équipage de l'Arcadia va devoir faire face. Il y a également ce qu'il faut d'action et de rebondissement pour ne pas s'ennuyer au fil des 3 tomes et ce même si le final est en dessous des 2 premiers albums.
Cela a été un vrai plaisir pour moi de retrouver Albator, ce héros de ma prime enfance. Un grand merci donc à Jérôme Alquié pour avoir su très bien rendre hommage à ce héros de naguère.
Je vais pouvoir m'attaquer à Capitaine Flam - L'Empereur éternel pour boucler la boucle de ma petite enfance.
Je retrouverai Jérôme Alquié un peu plus tard pour des héros plus récents : Saint Seiya - Les Chevaliers du Zodiaque - Time Odyssey
PS: On notera au passage le bon filon trouvé par Kana, avec ses adaptations des héros de notre enfance. Si tous se révèlent bons, je veux bien d'autres héros encore (Ulysse 31, Cobra, Nicky Larson, Cat's Eyes, ...)
Lou Lubie revisite le mythe du vampire de façon tout à fait originale et très actuelle. En l’associant habilement au thème de la prédation sexuelle, elle nous fait prendre conscience que ce type de comportement découle d’un système plus global et séculaire légitimant la domination des élites sur l’ensemble de la population. Et là où l’autrice fait preuve d’habileté, c’est qu’elle évite l’écueil du manichéisme en donnant à travers cette fiction la parole aux voix divergentes tout en les plaçant face à leurs contradictions.
Le fil rouge de l’histoire est l’actrice Violeta Ovidia Lupescu, sorte de double féminin de notre Depardieu national, soupçonnée d’avoir mordu des assistants en toute impunité. Pour mieux coller au contexte, l’intrigue se déroule dans une Transylvanie contemporaine, où cohabitent humains et vampires sous une façade faussement égalitaire. Lassée de supporter une domination qui ne dit pas son nom, Maggy, après avoir été licenciée par sa supérieure sous prétexte d’ « indocilité », sera conduite à militer dans une association dont l’objectif est d’en finir avec la loi du silence. La morsure infligée à son ami Anghel par un inconnu jouera également beaucoup dans sa décision.
On appréciera la façon dont Lubie brasse plusieurs thèmes très familiers dans notre époque tiraillée entre les positions réactionnaires des uns et les luttes progressistes des autres : la prédation, le harcèlement ou la pédophilie, des actes marquant durablement leurs victimes, qui souvent en ressortent honteuses et hésitent à dénoncer leur agresseur face à une administration peu empathique. On y devinera plusieurs allusions à des interviews et des affaires (principalement dans l’Hexagone) qui ont pris pied dans le débat public ces dernières années et abondamment commentés sur les réseaux sociaux. L’intelligence dont a fait preuve Lou Lubie est, peut-être pour éviter d’être cataloguée comme une « féministe enragée », d’avoir choisi une femme pour représenter les prédateurs (Lupescu) et un jeune homme (Anghel) en tant que victime, mais également de présenter le personnage de Iulia en couple avec une vampire, Andreea, très bien disposée vis-à-vis des idées progressistes.
La ligne claire de Lou Lubie enchante par sa simplicité et son abondance de trouvailles, ne serait-ce que pour la bichromie mettant en avant le rouge carmin (logique, non ?). De façon un brin malicieuse, les vêtements sont inspirés par les broderies traditionnelles roumaines pour nous rappeler où se déroule le récit. Comme à son habitude, l’autrice a conçu une mise en page très efficace, appréciable par son dynamisme qui sait maintenir l’attention.
Avec ses personnages attachants, « Saigneurs » est une lecture particulièrement rafraichissante qui jette en même temps une lumière crue sur un système que nous-mêmes avons cautionné et cautionnons encore, de manière plus ou moins consciente, parfois sur des questions en apparence insignifiantes. L’ouvrage fournit de nombreux arguments pour lutter à son niveau contre l’emprise toxique de la « fabrique du consentement » véhiculée par les discours dominants des dominateurs, que ce soit à travers la politique ou les médias « mainstream ». Lou Lubie prend soin de rappeler en fin d’ouvrage quelques statistiques sidérantes, rappelant que le combat est loin d’être terminé : à titre d’exemple, saviez-vous qu’en France, encore aujourd’hui, seulement 1% des violeurs sont condamnés, tandis que l’on dénombre 94 000 victimes de viol par an ?
Le Daredevil : Yellow de Jeph Loeb revient sur les débuts de Matt Murdock et sur la naissance de Daredevil, en replongeant dans les premières années du personnage et dans son environnement à Hell’s Kitchen.
Le récit possède un ton très nostalgique et se lit avec beaucoup de fluidité. On suit les premiers pas du jeune Matt Murdock, ses doutes, ses combats et sa relation avec Karen Page, ce qui donne une dimension assez touchante à l’histoire.
Le dessin de Tim Sale apporte énormément de charme au récit, avec un style très expressif qui renforce l’atmosphère du comics.
Au final, c’est une excellente porte d’entrée pour découvrir les débuts du protecteur de Hell’s Kitchen, dans un récit simple, efficace et très agréable à lire.
J’ai été agréablement surpris par cette aventure que j’ai lue en une seule traite. L’écriture de Chamblain est très réussie et l’histoire se lit avec beaucoup de fluidité.
Le mélange entre une ambiance à la Dickens et l’esprit de L’Île au trésor fonctionne à merveille et donne une vraie saveur d’aventure au récit. L’univers est immersif et très plaisant à parcourir.
Pour ma part, c’est totalement validé.
Je me suis lancé dans cette série de science-fiction (achevée en 6 tomes) sans trop savoir à quoi m'attendre, si ce n'est qu'elle bénéficiait d'une solide réputation. Voici mon verdict sur cette saga qui, malgré un démarrage visuel un peu laborieux pour moi, a fini par totalement me convaincre.Je me suis lancé dans cette série de science-fiction (achevée en 6 tomes) sans trop savoir à quoi m'attendre, si ce n'est qu'elle bénéficiait d'une solide réputation. Voici mon verdict sur cette saga qui, malgré un démarrage visuel un peu laborieux, a fini par totalement me convaincre.
Un premier contact visuel contrasté
Je vais être honnête : au début, les dessins m'ont freiné. Bien qu'ils soient très appréciés, je suis resté hermétique au traitement des visages. Que ce soit pour les humains ou les extraterrestres, j'ai trouvé les expressions un peu "grossières", au sens de surjouées. Ce côté très théâtral, presque caricatural dans les émotions, me semblait parfois à la limite du risible.
Pourtant, j'ai persisté au-delà du premier tome, et je ne le regrette pas. Si les visages m'ont laissé de marbre, j'ai été bluffé par la magnificence des décors et la science des couleurs. Les panoramas des autres mondes sont grandioses et les designs globaux des races aliens sont particulièrement inspirés.
Un pitch qui renverse les codes
Ce qui m'a poussé à continuer, c'est la force du concept. On est loin du schéma habituel de l'invasion belliqueuse. Ici, une sorte d'ONU galactique décide d'intervenir sur Terre non pas pour conquérir, mais pour "sauver" une humanité à l'agonie.
Ce parallèle avec les missions des Casques Bleus est passionnant :
- Les Terriens subissent une intervention qu'ils n'ont pas demandée.
- Les "envahisseurs" se présentent comme des pacificateurs venus assurer la pérennité d'un peuple frère.
- C'est un traitement géopolitique (ou plutôt exopolitique, en l'occurrence) que j'ai trouvé d'une rare fraîcheur.
Une fresque politique complexe?
L'histoire évite soigneusement le manichéisme. On y retrouve des dynamiques sociales très bien écrites :
- Côté humain : La fracture entre ceux qui rejettent l'étranger par pur racisme et ceux qui collaborent, soit par conviction idéologique, soit par opportunisme crasse.
- Côté alien : Les dissensions internes au Conseil. Entre les isolationnistes, les idéalistes convaincus par leur mission civilisatrice, ceux qui aiment sincèrement l'humanité et ceux qui ne voient là qu'une occasion de piller des ressources, le jeu politique est complexe et crédible.
Verdict : Une saga qui va à l'essentiel
En 6 tomes, le récit est parfaitement calibré: suffisamment développé mais pas assez pour s'étirer inutilement. L'intrigue avance sans longueurs inutiles, même si la fin pourra en laisser certains sur leur faim (littéralement). Heureusement, le préquel déjà en cours de parution. L'Apogée, promet d'approfondir cet univers pour ceux qui, comme moi, ont fini par mordre à l'hameçon, et les critiques semblent indiquer que le niveau est au moins aussi bon (si ce n'est encore plus élevé).
Quartier lointain est une très belle lecture. J’ai lu ce manga presque d’une traite, tant je me suis laissé emporter par l’histoire.
Tout m’a plu : les dessins, le découpage, mais aussi ces nombreux moments de silence que Jiro Taniguchi sait si bien installer. Certaines pages sont presque contemplatives, mais elles disent énormément de choses sans avoir besoin de beaucoup de dialogues. Cela donne au récit une atmosphère très particulière, douce et mélancolique.
C’est un manga qui prend le temps de raconter son histoire et de laisser respirer les émotions. On se laisse porter par cette plongée dans les souvenirs et les regrets d’une vie.
Je conseille vraiment cette œuvre. En revanche, je ne suis pas certain qu’elle fasse le même effet sur un adolescent. C’est une lecture qui touche probablement davantage quand on a déjà un peu de vécu et que les thèmes du temps qui passe et des choix de vie résonnent davantage.
Une œuvre simple en apparence, mais très touchante.
Locke & Key est l’une des séries les plus marquantes que j’ai lues ces dernières années. Joe Hill réussit à créer une histoire à la fois fantastique, mystérieuse et profondément sombre.
Le point de départ est déjà très fort : une famille qui s’installe dans une maison pleine de secrets, où se trouvent des clés aux pouvoirs étranges et parfois dangereux. Mais ce qui rend la série vraiment captivante, c’est la manière dont ces éléments fantastiques sont utilisés pour construire une histoire riche, pleine de mystère et de tension.
L’univers est extrêmement bien pensé. Chaque nouvelle clé apporte une idée originale et ouvre des possibilités inattendues, ce qui donne au récit une sensation constante de découverte.
Mais ce qui m’a le plus accroché, ce sont les personnages. On s’attache rapidement à cette famille et, au fil de la lecture, j’avais vraiment envie de savoir ce qui allait leur arriver et comment ils allaient affronter les dangers qui les entourent. Cette dimension émotionnelle rend l’histoire encore plus prenante.
Le dessin de Gabriel Rodríguez fonctionne parfaitement avec le récit : il est clair, lisible et très efficace pour installer une atmosphère parfois inquiétante.
Une série originale, intelligente et très addictive.
Très bien, j'ai adoré. J'ai fait un retour en jeunesse, le collège, l'amour, les copains (copines). Je l'ai fait lire à ma soeur, elle a elle aussi aimé.
C'est une BD bien curieuse qui nous vient d'Allemagne aujourd'hui. Une BD qui montre l'Effet Papillon, mais de manière inversée. Comment une catastrophe majeure au Japon peut influer sur le destin de huit personnes qui ne se connaissent pas, ou plus, à... Berlin.
Le récit oscille donc entre ces deux cadres, avec une nette préférence pour la capitale allemande, et le destin croisé de ces personnages, mutiques, rêveurs, sous les eaux ou dans la rue... J'avoue avoir eu un peu de mal à comprendre comment le puzzle construit par Bea Davies allait finalement se dévoiler, et ce n'est qu'à la fin que j'ai compris, dans les deux dernières séquences de l'album.
J'ai plutôt apprécié le trait de Béa Davies, à la fois fin et puissant, en encre de chine, mêlant physionomies et architectures, ombres et lumière, réalité et apparence... Un patchwork plaisant à voir, dans lequel transparaît l'amour le ville où réside l'autrice.
C'est assez sympa, je recommande.
Russ Manning s’est fait remarquer en produisant des adaptations BD de romans d’Edgar Rice Burroughs. Il se voit confier dès 1967 les pages de Tarzan qui paraissent chaque jour et chaque dimanche dans la presse américaine. Assisté de Bill Stout, Mike Royer et Dave Stevens, Manning dessine des histoires complètes en noir et blanc et aussi en couleurs (pour les dimanches) de Tarzan. L’oeuvre (1967-1979) couvre l’ensemble des mondes créés par Burroughs: Afrique équatoriale et saharienne, les mondes perdus de Pal-Ul-Don (avec ses animaux pré-historiques), Opar, la cité atlante oubliée (et la plus belle femme de tous les temps en BD, la reine La!), Pellucidar le monde au creux de la Terre, Xuja la cité des fous, mondes pharaoniques surgis du passé… et tant d'autres!
La famille de Tarzan, Jane et Korak, est aussi présente et ils jouent un rôle important, même central parfois. J'admire encore et toujours le dynamisme et la composition des planches. Toute une leçon pour dessinateurs de tous les temps!
L'édition française me semble complète: j'ai aussi l'édition américaine en couleurs et la portugaise en noir et blanc... j'adore comparer toutes ces éditions!
Bref, si je ne donne pas la note 5, pour le moment, c'est parce que Kubert publiait ses versions en même temps... et je compare toujours.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Capitaine Albator - Mémoires de l'Arcadia
J'ai une chance inouïe : je suis né à la fin des années 70. Ainsi si j'ai des souvenirs très précis de Sangoku, Seiya ou encore Olive & Tom, j'ai également pu voir Goldorak, Albator et Capitaine Flam. Alors si les souvenirs des trois derniers sont très ténus, ils me permettent toutefois de me jeter dans leurs aventures avec appétit mais également un œil nouveau et sans une certaine nostalgie qui viendrait tronquer mon avis. Comme Mac Arthur, j'ai trouvé que cette série collait parfaitement à l'idée même que je me faisais de notre héros. Pour la peine le corsaire de l'espace est celui dont je garde le plus de souvenirs, sans doute grâce au très bon animé à sa gloire sorti en 2013. J'ai retrouvé cette part de mystère qui, dans mes souvenirs, entourait le capitaine corsaire. Ce coté taciturne, mélancolique qui faisait le charme de l'animé a été très bien retranscrit par Jérôme Alquié. On sent que l'auteur éprouve un grand respect pour son héros Après, sur l'ouvrage même, je pense que l'on est légèrement en dessous du très bon Goldorak de Bajram et Dorison. Et pour moi cela tient certainement plus à la colorisation qu'à l'histoire. Attention ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit : ça reste très bien fait et très beau. Mais j'avais trouvé les dessins d'Actarus et son robot plus "adulte". Enfin c'est surtout pour chipoter car, encore une fois, je trouve cela très bien. Au niveau du scénario j'ai trouvé que l'histoire faisait preuve d'une certaine justesse dans sa complexité, on arrive bien à comprendre où l'auteur nous amène et à quel danger l'équipage de l'Arcadia va devoir faire face. Il y a également ce qu'il faut d'action et de rebondissement pour ne pas s'ennuyer au fil des 3 tomes et ce même si le final est en dessous des 2 premiers albums. Cela a été un vrai plaisir pour moi de retrouver Albator, ce héros de ma prime enfance. Un grand merci donc à Jérôme Alquié pour avoir su très bien rendre hommage à ce héros de naguère. Je vais pouvoir m'attaquer à Capitaine Flam - L'Empereur éternel pour boucler la boucle de ma petite enfance. Je retrouverai Jérôme Alquié un peu plus tard pour des héros plus récents : Saint Seiya - Les Chevaliers du Zodiaque - Time Odyssey PS: On notera au passage le bon filon trouvé par Kana, avec ses adaptations des héros de notre enfance. Si tous se révèlent bons, je veux bien d'autres héros encore (Ulysse 31, Cobra, Nicky Larson, Cat's Eyes, ...)
Saigneurs
Lou Lubie revisite le mythe du vampire de façon tout à fait originale et très actuelle. En l’associant habilement au thème de la prédation sexuelle, elle nous fait prendre conscience que ce type de comportement découle d’un système plus global et séculaire légitimant la domination des élites sur l’ensemble de la population. Et là où l’autrice fait preuve d’habileté, c’est qu’elle évite l’écueil du manichéisme en donnant à travers cette fiction la parole aux voix divergentes tout en les plaçant face à leurs contradictions. Le fil rouge de l’histoire est l’actrice Violeta Ovidia Lupescu, sorte de double féminin de notre Depardieu national, soupçonnée d’avoir mordu des assistants en toute impunité. Pour mieux coller au contexte, l’intrigue se déroule dans une Transylvanie contemporaine, où cohabitent humains et vampires sous une façade faussement égalitaire. Lassée de supporter une domination qui ne dit pas son nom, Maggy, après avoir été licenciée par sa supérieure sous prétexte d’ « indocilité », sera conduite à militer dans une association dont l’objectif est d’en finir avec la loi du silence. La morsure infligée à son ami Anghel par un inconnu jouera également beaucoup dans sa décision. On appréciera la façon dont Lubie brasse plusieurs thèmes très familiers dans notre époque tiraillée entre les positions réactionnaires des uns et les luttes progressistes des autres : la prédation, le harcèlement ou la pédophilie, des actes marquant durablement leurs victimes, qui souvent en ressortent honteuses et hésitent à dénoncer leur agresseur face à une administration peu empathique. On y devinera plusieurs allusions à des interviews et des affaires (principalement dans l’Hexagone) qui ont pris pied dans le débat public ces dernières années et abondamment commentés sur les réseaux sociaux. L’intelligence dont a fait preuve Lou Lubie est, peut-être pour éviter d’être cataloguée comme une « féministe enragée », d’avoir choisi une femme pour représenter les prédateurs (Lupescu) et un jeune homme (Anghel) en tant que victime, mais également de présenter le personnage de Iulia en couple avec une vampire, Andreea, très bien disposée vis-à-vis des idées progressistes. La ligne claire de Lou Lubie enchante par sa simplicité et son abondance de trouvailles, ne serait-ce que pour la bichromie mettant en avant le rouge carmin (logique, non ?). De façon un brin malicieuse, les vêtements sont inspirés par les broderies traditionnelles roumaines pour nous rappeler où se déroule le récit. Comme à son habitude, l’autrice a conçu une mise en page très efficace, appréciable par son dynamisme qui sait maintenir l’attention. Avec ses personnages attachants, « Saigneurs » est une lecture particulièrement rafraichissante qui jette en même temps une lumière crue sur un système que nous-mêmes avons cautionné et cautionnons encore, de manière plus ou moins consciente, parfois sur des questions en apparence insignifiantes. L’ouvrage fournit de nombreux arguments pour lutter à son niveau contre l’emprise toxique de la « fabrique du consentement » véhiculée par les discours dominants des dominateurs, que ce soit à travers la politique ou les médias « mainstream ». Lou Lubie prend soin de rappeler en fin d’ouvrage quelques statistiques sidérantes, rappelant que le combat est loin d’être terminé : à titre d’exemple, saviez-vous qu’en France, encore aujourd’hui, seulement 1% des violeurs sont condamnés, tandis que l’on dénombre 94 000 victimes de viol par an ?
DareDevil - Jaune
Le Daredevil : Yellow de Jeph Loeb revient sur les débuts de Matt Murdock et sur la naissance de Daredevil, en replongeant dans les premières années du personnage et dans son environnement à Hell’s Kitchen. Le récit possède un ton très nostalgique et se lit avec beaucoup de fluidité. On suit les premiers pas du jeune Matt Murdock, ses doutes, ses combats et sa relation avec Karen Page, ce qui donne une dimension assez touchante à l’histoire. Le dessin de Tim Sale apporte énormément de charme au récit, avec un style très expressif qui renforce l’atmosphère du comics. Au final, c’est une excellente porte d’entrée pour découvrir les débuts du protecteur de Hell’s Kitchen, dans un récit simple, efficace et très agréable à lire.
Mickey et le roi des pirates
J’ai été agréablement surpris par cette aventure que j’ai lue en une seule traite. L’écriture de Chamblain est très réussie et l’histoire se lit avec beaucoup de fluidité. Le mélange entre une ambiance à la Dickens et l’esprit de L’Île au trésor fonctionne à merveille et donne une vraie saveur d’aventure au récit. L’univers est immersif et très plaisant à parcourir. Pour ma part, c’est totalement validé.
Renaissance (Dargaud)
Je me suis lancé dans cette série de science-fiction (achevée en 6 tomes) sans trop savoir à quoi m'attendre, si ce n'est qu'elle bénéficiait d'une solide réputation. Voici mon verdict sur cette saga qui, malgré un démarrage visuel un peu laborieux pour moi, a fini par totalement me convaincre.Je me suis lancé dans cette série de science-fiction (achevée en 6 tomes) sans trop savoir à quoi m'attendre, si ce n'est qu'elle bénéficiait d'une solide réputation. Voici mon verdict sur cette saga qui, malgré un démarrage visuel un peu laborieux, a fini par totalement me convaincre. Un premier contact visuel contrasté Je vais être honnête : au début, les dessins m'ont freiné. Bien qu'ils soient très appréciés, je suis resté hermétique au traitement des visages. Que ce soit pour les humains ou les extraterrestres, j'ai trouvé les expressions un peu "grossières", au sens de surjouées. Ce côté très théâtral, presque caricatural dans les émotions, me semblait parfois à la limite du risible. Pourtant, j'ai persisté au-delà du premier tome, et je ne le regrette pas. Si les visages m'ont laissé de marbre, j'ai été bluffé par la magnificence des décors et la science des couleurs. Les panoramas des autres mondes sont grandioses et les designs globaux des races aliens sont particulièrement inspirés. Un pitch qui renverse les codes Ce qui m'a poussé à continuer, c'est la force du concept. On est loin du schéma habituel de l'invasion belliqueuse. Ici, une sorte d'ONU galactique décide d'intervenir sur Terre non pas pour conquérir, mais pour "sauver" une humanité à l'agonie. Ce parallèle avec les missions des Casques Bleus est passionnant : - Les Terriens subissent une intervention qu'ils n'ont pas demandée. - Les "envahisseurs" se présentent comme des pacificateurs venus assurer la pérennité d'un peuple frère. - C'est un traitement géopolitique (ou plutôt exopolitique, en l'occurrence) que j'ai trouvé d'une rare fraîcheur. Une fresque politique complexe? L'histoire évite soigneusement le manichéisme. On y retrouve des dynamiques sociales très bien écrites : - Côté humain : La fracture entre ceux qui rejettent l'étranger par pur racisme et ceux qui collaborent, soit par conviction idéologique, soit par opportunisme crasse. - Côté alien : Les dissensions internes au Conseil. Entre les isolationnistes, les idéalistes convaincus par leur mission civilisatrice, ceux qui aiment sincèrement l'humanité et ceux qui ne voient là qu'une occasion de piller des ressources, le jeu politique est complexe et crédible. Verdict : Une saga qui va à l'essentiel En 6 tomes, le récit est parfaitement calibré: suffisamment développé mais pas assez pour s'étirer inutilement. L'intrigue avance sans longueurs inutiles, même si la fin pourra en laisser certains sur leur faim (littéralement). Heureusement, le préquel déjà en cours de parution. L'Apogée, promet d'approfondir cet univers pour ceux qui, comme moi, ont fini par mordre à l'hameçon, et les critiques semblent indiquer que le niveau est au moins aussi bon (si ce n'est encore plus élevé).
Quartier lointain
Quartier lointain est une très belle lecture. J’ai lu ce manga presque d’une traite, tant je me suis laissé emporter par l’histoire. Tout m’a plu : les dessins, le découpage, mais aussi ces nombreux moments de silence que Jiro Taniguchi sait si bien installer. Certaines pages sont presque contemplatives, mais elles disent énormément de choses sans avoir besoin de beaucoup de dialogues. Cela donne au récit une atmosphère très particulière, douce et mélancolique. C’est un manga qui prend le temps de raconter son histoire et de laisser respirer les émotions. On se laisse porter par cette plongée dans les souvenirs et les regrets d’une vie. Je conseille vraiment cette œuvre. En revanche, je ne suis pas certain qu’elle fasse le même effet sur un adolescent. C’est une lecture qui touche probablement davantage quand on a déjà un peu de vécu et que les thèmes du temps qui passe et des choix de vie résonnent davantage. Une œuvre simple en apparence, mais très touchante.
Locke & Key
Locke & Key est l’une des séries les plus marquantes que j’ai lues ces dernières années. Joe Hill réussit à créer une histoire à la fois fantastique, mystérieuse et profondément sombre. Le point de départ est déjà très fort : une famille qui s’installe dans une maison pleine de secrets, où se trouvent des clés aux pouvoirs étranges et parfois dangereux. Mais ce qui rend la série vraiment captivante, c’est la manière dont ces éléments fantastiques sont utilisés pour construire une histoire riche, pleine de mystère et de tension. L’univers est extrêmement bien pensé. Chaque nouvelle clé apporte une idée originale et ouvre des possibilités inattendues, ce qui donne au récit une sensation constante de découverte. Mais ce qui m’a le plus accroché, ce sont les personnages. On s’attache rapidement à cette famille et, au fil de la lecture, j’avais vraiment envie de savoir ce qui allait leur arriver et comment ils allaient affronter les dangers qui les entourent. Cette dimension émotionnelle rend l’histoire encore plus prenante. Le dessin de Gabriel Rodríguez fonctionne parfaitement avec le récit : il est clair, lisible et très efficace pour installer une atmosphère parfois inquiétante. Une série originale, intelligente et très addictive.
Coeur Collège
Très bien, j'ai adoré. J'ai fait un retour en jeunesse, le collège, l'amour, les copains (copines). Je l'ai fait lire à ma soeur, elle a elle aussi aimé.
Super Gau
C'est une BD bien curieuse qui nous vient d'Allemagne aujourd'hui. Une BD qui montre l'Effet Papillon, mais de manière inversée. Comment une catastrophe majeure au Japon peut influer sur le destin de huit personnes qui ne se connaissent pas, ou plus, à... Berlin. Le récit oscille donc entre ces deux cadres, avec une nette préférence pour la capitale allemande, et le destin croisé de ces personnages, mutiques, rêveurs, sous les eaux ou dans la rue... J'avoue avoir eu un peu de mal à comprendre comment le puzzle construit par Bea Davies allait finalement se dévoiler, et ce n'est qu'à la fin que j'ai compris, dans les deux dernières séquences de l'album. J'ai plutôt apprécié le trait de Béa Davies, à la fois fin et puissant, en encre de chine, mêlant physionomies et architectures, ombres et lumière, réalité et apparence... Un patchwork plaisant à voir, dans lequel transparaît l'amour le ville où réside l'autrice. C'est assez sympa, je recommande.
Tarzan - L'intégrale des strips de presse
Russ Manning s’est fait remarquer en produisant des adaptations BD de romans d’Edgar Rice Burroughs. Il se voit confier dès 1967 les pages de Tarzan qui paraissent chaque jour et chaque dimanche dans la presse américaine. Assisté de Bill Stout, Mike Royer et Dave Stevens, Manning dessine des histoires complètes en noir et blanc et aussi en couleurs (pour les dimanches) de Tarzan. L’oeuvre (1967-1979) couvre l’ensemble des mondes créés par Burroughs: Afrique équatoriale et saharienne, les mondes perdus de Pal-Ul-Don (avec ses animaux pré-historiques), Opar, la cité atlante oubliée (et la plus belle femme de tous les temps en BD, la reine La!), Pellucidar le monde au creux de la Terre, Xuja la cité des fous, mondes pharaoniques surgis du passé… et tant d'autres! La famille de Tarzan, Jane et Korak, est aussi présente et ils jouent un rôle important, même central parfois. J'admire encore et toujours le dynamisme et la composition des planches. Toute une leçon pour dessinateurs de tous les temps! L'édition française me semble complète: j'ai aussi l'édition américaine en couleurs et la portugaise en noir et blanc... j'adore comparer toutes ces éditions! Bref, si je ne donne pas la note 5, pour le moment, c'est parce que Kubert publiait ses versions en même temps... et je compare toujours.