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Les dernier avis (6491 avis)

Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Grand Méchant Renard
Le Grand Méchant Renard

Quand j’ai regardé ce que Delcourt avais mis gratuitement en ligne, j’ai tout de suite repéré “Le Grand Méchant Renard”. Et pour cause, il n’y a pas beaucoup d’autres séries qui fassent autant consensus sur bdthèque. Et je ne déroge pas à la règle. J’ai beaucoup apprécié cette lecture certes gentillette, mais qui ne tombe jamais dans le gnangnan ou le trop facile. Nous suivons donc un renard qui a toutes les peines du monde à être méchant. Avec la complicité du loup, il chaparde des poussins qu’il va élever pour les manger une fois qu’ils seront bien dodus. Mais le renard est un gentil, et il se prend d’affection pour les pioupiou. Cela donne lieu à plein de situations cocasses et vraiment marrantes. Ce sont les relations entre les personnages qui font le sel de la bd, ou plutôt du renard avec les autres personnages. Mais les échanges entre la poule et le chien de garde du poulailler sont eux aussi savoureux. On se prend d’affection pour toute cette galerie d’animaux plutôt bien touffue et avec des personnages tous bien développés. On se prend vite d’affection pour cet anti-héros et j’avais bien envie de savoir comment ça se terminait. C’est une histoire mignonne et drôle, qui plaira, je le pense, aux jeunes comme aux moins jeunes. J’ai également beaucoup apprécié le dessin qui rajoute un vrai plus. Les personnages ont des apparences vraiment marrantes, et leurs expressions sont drôles et très réussies, et cela pour tous les animaux. Même les petits poussins ont des expressions bien à eux et reconnaissables. J’aime beaucoup en particulier le design du cochon de la ferme, que je trouve très comique dans son apparence. En bref, une jolie histoire, joliment dessinée et drôle. Si vous avez l’occasion, foncez !

09/04/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Cercle des spectres
Le Cercle des spectres

J’adore les polars de François Deflandre, ils ont un petit côté retro qui me plait beaucoup. L’histoire baigne dans le mystère, et les faits sordides nous sont habilement révélés au compte-goutte, via les délires schizophréniques de Kate et les investigations de l’héroïne. Comme souvent avec cet auteur, le lieu de l’histoire est un personnage à part entière, avec cette bâtisse isolée en campagne anglaise et surtout ce collège en ruine où les faits se sont déroulés il y a 17 ans. Le dénouement est logique et satisfaisant, et de manière générale l’histoire est facile à suivre, la narration étant linéaire et parfaitement maitrisée. On reconnaitrait le dessin de Deflandre entre mille, ce trait bien particulier, ces visages anguleux et ces couleurs un peu délavées qui semblent avoir été réalisées au fusain. Moi, j’adore. Un excellent album, bien dans le ton des autres productions de cet auteur.

09/04/2020 (modifier)
Couverture de la série L'An 01
L'An 01

Voilà une œuvre à lire, vraiment. Mais voilà aussi une œuvre difficile d’accès. Une œuvre qui postule au statut de culte, mais qui n’aura pas aujourd’hui de facilité à toucher le grand public. Gébé est de toute façon un auteur à part, dont les œuvres, sans concession, sortent des sentiers battus – et le faisaient déjà à l’époque de leur parution. On a envie de croire à l’utopie développée par Gébé. Utopie très marquée par ce début des années 1970, post-soixante-huitarde. Et qui résonne étrangement à l’heure où j’écris ces lignes, confiné, avec une économie et un pays à l’arrêt, le capitalisme comme engourdi, endormi. Reste que, comme je l’ai dit, l’album est parfois difficile d’accès. D’abord par la mise en page éclatée, faisant feu de tout bois sur des planches où parfois le texte est très imposant. Et les idées développées par Gébé elles-mêmes peuvent, près de cinquante ans après, et alors que les utopies libertaires ou anarchistes semblent hors du temps, la conscience politique s’estompant, ces idées politiques peuvent donc lasser, paraître absurdes ou « étranges » au lecteur lambda. Œuvre inclassable, mais à connaitre ! Le témoignage d’une époque, certes, mais pas que. Il y a dans cet album des idées qui ne sont pas si dépassées que ça.

09/04/2020 (modifier)
Couverture de la série La Danse Macabre
La Danse Macabre

C’est le nom de Yann Taillefer qui m’avait d’abord attiré, et poussé à acquérir cet album. J’aime en effet beaucoup son dessin, et c’est encore le point fort de cette histoire. Ses bonhommes un peu difformes, sortes de gnomes légèrement hydrocéphales, la colorisation (que j’ai trouvée très belle et réussie), avec des tons roses violacés, étant elle aussi à mon goût. Nous suivons donc, au milieu d’un XVème siècle très noir et glauque, un pauvre pendu, Martin, mort et « ressuscité », qui erre dans des paysages dépeuplés, cherchant à en savoir plus sur sa vie, sa mort. Chemin faisant, il rencontre un certain nombre de personnages, illustrant tous à des degrés divers les déviations, les cauchemars des gens de ce temps : c’est presque une traversée de l’enfer à laquelle nous avons droit. Du purgatoire à l’enfer, en passant par une réalité troublée, le trajet de Martin illustre une époque d’horreur (la « chasse aux sorcières » en fin d’album rappelle que face aux questions angoissantes, les boucs émissaires étaient nombreux à l’époque). J’ai bien aimé cette balade dans un moyen-âge de pacotille, dont Yohan Radomski n’aurait gardé que la noirceur, le grotesque. Mais le moyen-âge qu’il nous donne à voir n’est finalement pas si éloigné que cela de l’imaginaire de l’époque, très marqué par la peur de l’enfer, et violemment questionné par les malheurs du temps, de la Peste noire à la guerre de Cent ans, en passant par les jacqueries et les Grandes compagnies. C’est un album fait pour les amateurs d’histoires décalées, avec une mise en images elle aussi originale.

08/04/2020 (modifier)
Par montane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Béatrice (Mertens)
Béatrice (Mertens)

Beatrice fait partie de ces banlieusards qui tous les jours se rendent sur leur lieu de travail en prenant les transports en commun. Elle travaille au rayon femme dans une grande surface qui pourrait très bien être « les galeries Lafayette ». Elle semble contente de son travail. Un jour elle remarque toutefois sur le quai de la gare un sac rouge auquel personne ne semble prêter attention. Le lendemain ce sac est encore là au même endroit. A son retour du travail elle décide soudain de s’en emparer en toute discrétion. A l’intérieur se trouve un livre avec des photos d’un couple au temps de la belle époque. Un couple qui m’a fasciné et la fera bascule dans un autre monde. Je n’en dirai pas plus. « Beatrice » est la première incursion d’un auteur belge dans la bande dessinée, Joris Mertens, qui semble être plutôt photographe de son état. Ses dessins sont d’ailleurs souvent de grandes et magnifiques photographies, tantôt du temps présent, tantôt du temps passé. Les couleurs sont magnifiques, et les dessins parlent d’eux même, car il n’y a pas un seul phylactère dans cet album de plus de 90 pages. Pour une première dans cet univers nouveau je serai tenté de dire qu’il s’agit d’un coup de maitre. Car à la différence de l’album « Hubert » qui vient de faire l’objet de critiques récentes, il se passe bien quelque chose dans cette histoire. Mais ce je vous laisse le soin de le découvrir....

05/04/2020 (modifier)
Couverture de la série Malaterre
Malaterre

Allez y... vous serez embarqués dans le monde des ados rebelles ingrats, des expats d'Afrique noire néo-coloniaux, des adultes portant péniblement leurs failles, leurs maladresses, des familles disloquées dysfonctionnelles. Ce récit juste ne s'égare pas. Il navigue avec intelligence en mélangeant tous ces mondes dans une belle harmonie, une lecture fluide et crédible. Le dessin très personnel rend parfaitement les ambiances des lieux, les émotions des protagonistes. Belle réussite.

05/04/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Lulu et Nelson
Lulu et Nelson

Après la série très remarquée Les Carnets de Cerise, la dessinatrice Aurélie Neyret nous revient chez Soleil, toujours dans la très belle collection Métamorphose avec une nouvelle série jeunesse : "Lulu et Nelson", avec Charlotte Girard et Jean-Marie Omont au scénario. On remarquera d'emblée la magnifique couverture de l'album (la collection Métamorphose de chez Soleil est toujours un réel plaisir quant au soin apporté à l'objet !) qui donne indéniablement envie de partir à l'aventure. Et pour ce qui est d'aventures, on va être servi ! L'action principale commence par prendre place à Naples en 1964, où Nera notre jeune héroïne vit au sein d'une troupe de cirque avec son père Roberto, dompteur de lions. Nera est par ailleurs fan de Cyrus le grand lion du cirque. Mais suite à un tragique incendie, le cirque part en fumée et son lion Cyrus meurt... La voilà donc qui décide d'aller en trouver là où on trouve des lions : en Afrique ! Les enfants sont formidables... Néra s'arrange donc pour embarquer en douce pour l'Afrique du Sud, mais heureusement son père réussit à rejoindre le navire qui doit l'emmener et les voilà tous les deux en partance pour Durban. C'est là qu'ils découvrent un pays en proie aux inégalités raciales et où les injustices crèvent les yeux. C'est d'ailleurs en intervenant pendant une manifestation contre l’apartheid que le père de Nera finit en prison... C'est à cette occasion que Nera va elle faire la rencontre de Nelson... Outre le graphisme très expressif et réaliste ainsi que sa colorisation assez pep's, les auteurs inscrivent ce récit dans la grande Histoire de façon intelligente et captivante. En tant qu'adulte je me suis laissé prendre au jeu et j'ai plongé dans cette aventure aux multiples rebondissements. L'histoire est très bien menée, le dessin chaud et touchant d'Aurélie Neyret aidant, on ne lâche l'ouvrage qu'une fois sa lecture terminée. Reste à attendre la suite avec impatience et l'Histoire devrait encore prendre une autre dimension si mon pressentiment est bon. La suite, vite !

03/04/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Ascender
Ascender

J’avais adoré Descender, je me suis donc naturellement jeté sur le premier tome de ce nouveau cycle… et encore une fois je ressors satisfait de ma lecture. Il faut d’abord signaler un changement de taille : l’apparition de magie et autres créatures démoniaques fait virer cette série dans le genre « Science-Fantasy », alors que « Descender » était une histoire pure science-fiction (même si l’auteur avait commencé à saupoudrer son histoire de magie sur la fin, sans doute pour faciliter la transition). Moi, cela ne m’a absolument pas dérangé, je trouve que le mélange fonctionne parfaitement, et enrichit un univers déjà bien développé. L’intrigue de ce premier volume démarre sur les chapeaux de roues, et ma lecture fut haletante… et ce final, argh, l’attente du tome 2 va être longue (bon pas trop en fait, la VO est prévue pour Juin). Quel plaisir de retrouver certains personnages clés, mais aussi de rencontrer Mila (fille de Andy et Effie), jeune femme déjà très attachante et bornée. Le dessin et les aquarelles de Nguyen sont toujours sublimes, et fonctionnent selon moi encore mieux avec le genre fantasy. Vivement la suite !

03/04/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Descender
Descender

Je mets mon avis à jour suite à la lecture de l’intégrale de la série, je laisse ma note à 4/5 et je réactive mon coup de cœur ! Les 2 premiers albums m’avaient vraiment enchanté, mais j’avais un peu peur que la série s’essouffle sur la longueur. Je ressors cependant satisfait de ma lecture des 6 tomes, malgré quelques petits reproches. Je note déjà un petit souci de rythme, assez courant avec le format périodique américain : un début « en fanfare », un ralentissement au milieu, puis une fin très dense. Je m’étonne aussi de petit raccourcis scénaristiques un peu bizarres (par exemple dans le tome 4 quand Driller and Mizerd titubent pendant des heures dans des galeries obscures, pour ressortir comme par hasard dans le centre de la ville où ils se rendaient). Mais ces petits soucis ne m’ont pas gâché la lecture pour autant. Le thème central de cette aventure est la robotique, et plus particulièrement la coexistence entre des robots de plus en plus perfectionnés et les autres races de l’univers. Les sujets abordés sont classiques pour ce genre d’histoire, mais intéressants et remarquablement bien intégrés. Les personnages sont bien développés, et il faut avouer que l’auteur parvient à boucler son histoire, et à fournir des réponses à toutes les questions posées en cours de route, ce qui n’était franchement pas gagné. Les explications fournies dans le tome 6 sont logiques et satisfaisantes, et j’ai trouvé la toute fin de l’histoire très belle. Elle se suffit, mais sert aussi de tremplin vers le 2eme cycle : Ascender. La mise en image est notable pour ses magnifiques couleurs aquarelles, un choix qui peut surprendre mais qui fonctionne remarquablement (une fois une période d’acclimatation passée), et apporte une certaine poésie à l’univers décrit. Les planches sont magnifiques, et surtout très lisibles. Une superbe histoire de science-fiction, bouclées en 6 tomes. A conseiller aux amateurs du genre.

22/01/2016 (MAJ le 02/04/2020) (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Bikini Atoll
Bikini Atoll

Popopopopo ! Un triptyque avec Christophe Bec aux manettes ! Une histoire sur une île paradisiaque perdue au beau milieu du Pacifique… une histoire atomique ! Ce fut un vrai plaisir de découvrir ces 3 titres - sortis le même jour il faut le remarquer ! Une vraie bombe ! Bikini atoll ravira tous les adeptes des grands classiques du cinéma d’horreur. C’est sanglant avec une intrigue parfaitement maitrisée qui va crescendo au fil des albums pour une fin effroyable. 3 tomes jubilatoires à découvrir. Un « Bec plus ultra » radioactif !

02/04/2020 (modifier)