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Les dernier avis (6586 avis)

Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Saveur du Printemps
La Saveur du Printemps

Les Editions Jungle élargissent leur lectorat en ouvrant leur catalogue, à ma connaissance, à une romance homosexuelle. Mais cette nouveauté vaut-elle le détour, la lecture ? Il me semble que oui, car même si elle n'est pas exempte de -menus- défauts, cette bluette compte pas mal d'atouts. En premier lieu sa mise en couleurs, déclinée sur des tons de turquoise (si si, c'est possible), qui repose l’œil et donc adoucit la lecture. Elles viennent donc accompagner le dessin hybride de Savanna Ganucheau, qui mêle habilement les influences de la franco-belge et du manga, alors qu'elle est américaine. Un dessin qui nous permet donc de lire cette romance entre Ari, fils d'un boulanger soucieux d'assurer la suite de son affaire, et Hector, l'apprenti aussi doué pour pétrir la pâte à pain que pour soigner les maux de l'âme. Ce qui fait rapidement de l'effet au jeune homme en perte de repères. Ce qui est un bon point, sauf qu'Ari met du temps, beaucoup de temps, pour déclarer sa flamme à ce grand gaillard tranquille. Certes, il a fallu qu'Hector parte quelques jours voir ses amis d'enfance pour qu'Ari se rende compte de ses sentiments, mais la scénariste prend son temps, un peu trop, pour amener cet épisode. Ce qui nous vaut plusieurs séquences où l'on voit les deux jeunes hommes travailler côté à côte, en parfaite synergie, devenir amis, sortir ensemble (mais rarement seuls), avec quelques séquences romantiques un peu cliché. En général dans des manga relevant du boy's love, on a droit à des petites fleurs pour encadrer ces séquences, mais ici, non. On évite donc la plupart des écueils de la mièvrerie, ce qui était un peu ma crainte avant d'entamer ma lecture (romance + milieu gastronomique = beurk -pour moi). Un autre petit regret : que les origines -grecques pour Aristote, samoanes pour Hector- ne soient pas plus évoquées ou exploitées. Mais pour le reste c'est assez bon, la plupart des personnages sont subtils, hormis un copain relou qui le reste jusqu'au bout, l'histoire n'est pas un long fleuve tranquille, ça bascule alors qu'enfin Ari semblait enfin entamer sa relation avec Hector. Je conseille.

09/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Karmen
Karmen

BAM ! C'te claque ! Ça c'est LA BD qui m'aura marqué cet été ! C'est en allant trainer chez mon libraire pour récupérer une commande que j'ai été attiré par cette couverture intrigante et un petit papillon "coup de coeur"... Feuilletage rapide et là, WOW !, rien que certaines planches m'ont fait ouvrir les yeux bieeeen grands ! Allez je prends ! Et j'ai bien fait ! Alors oui au début on comprend pas grand chose à ce qui se trame avec cette intro en flash back dans la jeunesse de notre future héroïne... Encore moins quand apparaît notre fameuse Karmen dans l'appartement où vient de se tailler les veines notre Catalina... Mais on se fait très rapidement happer par ce qu'on croit être un bad trip tant le dessin et la narration de Guillem March sont envoûtants. Son trait maîtrisé, sa colorisation un brin surannée dans les tons pastels roses, ses découpages et surtout ses cadrages... WOW !!! C'est jute hallucinant ! Et cette maîtrise de l'anatomie sous toutes ces coutures ! Impressionnant ! Mais sorti de ces qualités graphiques, Guillem March nous propose également une petite réflexion assez intéressante et bien amenée sur nos petites vies, nos sentiments, nos relations avec nos proches et bien sûr la mort. Tout cela est amené intelligemment, sans que cela soit trop lourd ni pesant. Ajoutez à cela un "personnage" original en la ville de Majorque qui sert de décor omniprésent au récit permettant à l'auteur de rendre un hommage assez vibrant à sa ville et vous obtenez ce petit bijou dont j'ai failli rater la lecture pour n'avoir pas entendu parler de cet album alors qu'il aurait mérité davantage. A découvrir ! (4.5/5)

05/08/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série We stand on guard
We stand on guard

J'ai un peu le cul entre deux chaises, là. D'un côté, j'ai vraiment aimé la lecture de ce comics et j'aimerais en dire le plus de bien possible, et d'un autre côté, il a des faiblesses évidentes, qu'on ne peut pas ne pas souligner. Commençons donc par les faiblesses : le pitch de Brian K. Vaughan est très bon sur le papier, mais à la lecture, il se révèle bien trop classique pour créer la moindre surprise. Le problème majeur de We stand on guard, c'est qu'il est trop court. L'exposition est excellente, et annonce le début d'une potentielle grande saga, qui sait prendre son temps pour présenter ses personnages et instaurer des enjeux puissants. Alors pourquoi tout faire tenir en un one shot de 140 planches ? Avec de tels enjeux, cela aurait mérité d'être largement plus développé... Cela contraint Vaughan à effectuer des raccourcis scénaristiques très dommageables à l'intrigue, et l'empêche d'imaginer des rebondissements vraiment surprenants. Un petit gâchis à ce niveau-là, vraiment décevant. Vaughan sacrifie dès lors l'aspect géopolitique de son histoire, brossé de manière bien trop schématique. De l'autre côté, les personnages sont intéressants, mais répondent finalement à tous les clichés du genre, d'un politiquement correct trop visible pour être vraiment subtil : descendante d'immigrés, homosexuel bien viril comme il faut, jeune canadienne prête à tout pour défendre son pays... Il y avait quelque chose à faire de ces personnages, mais pas en 140 pages aussi remplies. Voilà pour les principales faiblesses du récit. Et pourtant, on ne peut pas dire que la lecture de ce comics ne soit pas agréable. Le pitch est donc sacrifié sur l'autel de l'efficacité narrative, mais il reste très intéressant. Cette idée de guerre entre les Etats-Unis et le Canada donne lieu à une histoire très prenante, qui m'aura au moins appris que les USA avaient prévu un plan d'invasion de leur voisin du Nord dès... 1930, à l'époque où ils craignaient que le Canada ne s'allie à la Grande-Bretagne, dans une potentielle guerre contre eux. Je ne connaissais pas ces relations tendues entre les deux nations au XXe siècle. Le scénario avance donc de manière classique, mais on ne s'ennuie jamais pour autant, grâce au talent de narrateur de Brian K. Vaughan et à celui de dessinateur de Steve Skroce. Vaughan a tout de même l'intelligence de ne pas sombrer dans le manichéisme : s'il épouse sans trop de recul la lutte de la résistance canadienne, il instaure toutefois une très belle ambiguïté, notamment dans le dernier chapitre, absolument captivant, où toutes les cartes sont rebattues et où on ne sait plus tout-à-fait qui, des Américains ou des Canadiens, est le plus responsable de ce conflit violent. Intéressant, mais malheureusement pas assez développé, toujours à cause de ce malheureux choix du format one shot. Il faut également souligner un bon usage de la violence, Vaughan ne reculant jamais devant une brutalité très crue, ayant parfois recours au gore, pas plus qu'il n'hésite à infliger à ses personnages même principaux des dommages importants. Là-dessus, rien à redire, l'auteur sait être impitoyable quand il le faut, augmentant par là même l'empathie du lecteur et le réalisme du récit. Enfin, graphiquement, We stand on guard est une belle réussite. Les machines dessinées par Steve Skroce ne sont guère originales. Elles sont très bien dessinées, mais on les dirait trop sorties d'un classique de la science-fiction des années 50 (le Guerilla évoquant bien trop les TB-TT de Star Wars). En revanche, le dessin reste envers et contre tout somptueux. D'un grand réalisme, mais pas trop extrême, le trait de Skroce donne pleinement vie aux personnages de Vaughan et nous offre des planches graphiquement très impressionnantes. On est vraiment immergé en plein coeur de l'action. L'agencement des cases est souvent classiques, mais n'exclut pas une réelle ampleur quand le dessin exploite l'entièreté de la page, notamment dans des scènes d'action musclées. Ainsi, We stand on guard n'est pas la bande dessinée la plus originale que j'ai lue, et souffre d'évidentes faiblesses due au format trop court choisi par ses auteurs. Pourtant, le comics de Vaughan reste une proposition très intéressante, captivante à lire et visuellement tout ce qu'il y a de plus convaincante. Une belle découverte à faire malgré tout.

29/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tant pis pour l'amour, ou comment j'ai survécu à un manipulateur
Tant pis pour l'amour, ou comment j'ai survécu à un manipulateur

C'est une lecture que j'attendais avec impatience. Le thème est effectivement assez intéressant surtout si on a des proches ayant vécu pareille mésaventure. Les pervers narcissiques ou autres manipulateurs jouant sur la victimisation sont devenus de véritables plaies pour la société. Et ils sont difficiles à démasquer tant ils sont bien vus et jouent leur sympa surtout en société. L'auteure décrit avec beaucoup d'honnêteté ce qu'elle a vécu comme histoire d'amour avec Marcus. Tout commence toujours bien. Cependant, le conte de fée se transforme assez vite en cauchemar. Une relation peut vite devenir toxique. Il faut faire très attention pour ne pas sombrer. On pourrait penser que nous avons une seule version et pas l'autre mais je crois fermement à ce que nous livre Sophie Lambda. Il y a une sincérité du propos qui l'honore. C'est certes personnel mais il faut livrer le témoignage pour comprendre, car ce genre de relation arrive plus qu'on ne le pense. Il faut aller chercher de l'aide auprès d'un professionnel pour se reconstruire et surtout comprendre ce qui arrive. Autant dire que j'ai grandement apprécié cette lecture. La fin nous livrera toutes les explications utiles sur ces affreux manipulateurs qui sont capables de nous faire douter au quotidien. Le hoovering n'aura plus aucun secret pour vous. Je souhaite en tout cas beaucoup de courage et de bonheur à l'auteure.

29/07/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série De Gaulle à la plage
De Gaulle à la plage

Parmi toutes les personnalités de notre histoire, De Gaulle est sans doute une de celles qui se prêtent le mieux à la caricature, et Jean-Yves Ferri l'a bien compris. Avec De Gaulle à la plage, il revisite de manière hilarante et joyeusement effrontée l'histoire du célébrissime général. N'hésitant pas à ridiculiser cet homme qu'une histoire capricieuse a propulsé au rang d'icône intouchable, Ferri sait tout de même égratigner comme il se doit l'image trop parfaite que la postérité a retenu de lui. Sans jamais déboulonner complètement la statue, l'auteur/dessinateur s'amuse comme un petit fou à désacraliser De Gaulle, et nous entraîne à sa suite. Et de fait, que c'est drôle ! Ferri enchaîne les gags franchement craquants sur deux strips, avec un nombre minimal de personnages. Jouant sur l'égocentrisme du personnage et ses relations avec son entourage proche, l'auteur varie les plaisirs, sans jamais que son humour ne devienne répétitif. On rit beaucoup, et l'auteur sait multiplier les bons mots avec un talent certain. Et lorsque Churchill débarque dans la bande dessinée, alors ça devient du grand art ! L'humour fait sans cesse mouche et au-delà du format "deux gags par pages", on voit malgré tout un fil directeur se dégager de l'ensemble, ce qui assure à la bande dessinée une bonne cohérence interne. Enfin, d'habitude, je dois dire que je n'aime pas trop les dessins minimalistes, mais là, celui de Ferri fait merveille. Il renforce l'humour froid et pince-sans-rire de l'auteur tout en dégageant une vraie âme. Ainsi, De Gaulle à la plage s'amuse d'une période historique sur un ton bon enfant, avec un enthousiasme assez communicatif, qui garantit un réel plaisir. En tous cas pour ceux qui sont prêts à rire aux dépens d'une grande figure historique à laquelle j'avoue ne jamais m'être trop attaché, pour ma part. Un très bon divertissement, qui mériterait bien que son auteur y revienne pour nous offrir quelques tomes supplémentaires !

29/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Le combat ordinaire
Le combat ordinaire

Lorsque je découvre « Le Combat ordinaire », nous sommes en 2004 et je n’ai pas encore 20 ans. À l’époque, je suis un peu rebuté par le dessin de Larcenet et de ses contemporains comme Blain, Sfar ou Trondheim. Je suis encore jeune, bercé par Astérix et Les aventures de Tintin et retombé dans la bande dessinée depuis un peu plus d’une année grâce à des séries plus accessibles comme Trolls de Troy ou Lanfeust de Troy. Malgré mon apriori sur le dessin, que je ne manque pas de relever dans mon premier avis, le contenu m’enthousiasme immédiatement. Mieux, au fil des pages, le trait de Larcenet me convainc de plus en plus et finit même par emporter mon adhésion. Aujourd’hui, avec le recul, je peux même affirmer que « Le Combat ordinaire » fait partie des séries qui ont contribué à faire évoluer mes goûts en matière d’esthétique et de bandes dessinées. C’est notamment grâce à cette série que j’ai pu rejoindre les « vieux de la vieille » de BDThèque dont je ne comprenais pas toujours les opinions il y a plus de quinze ans (one shot vs. séries à rallonge, dessins moins main stream vs. Soleil Production et consorts, etc.). Si le trait paraît simple, Larcenet propose quelques planches d’une grande force. Je pense en particulier aux « gueules » des ouvriers du chantier naval ou aux scènes de bord de mer, à côté de la maison des parents de Marco. « Le Combat ordinaire » … rarement un titre aura aussi bien résumé une œuvre. Marco, le protagoniste principal, c’est Larcenet, c’est vous, c’est moi, c’est tout le monde. Les thèmes abordés sont nombreux : les relations familiales, la peur de s’engager, la découverte de son passé, les contentieux politiques, le passage à l’âge adulte, la fondation d’une famille, les addictions, l’épanouissement professionnel, la recherche du bonheur, la maladie mentale, le suicide même. Larcenet aborde bon nombre de sujets ordinaires. Tôt ou tard, tout être humain occidental (nous avons ce luxe, ou cette malédiction, c’est selon) doit affronter toutes ou partie de ces questions. Ce combat est éloigné du romantisme des chevaliers ou des symboles des super héros. Il s’agit pourtant d’un combat, ordinaire, le vôtre mais aussi le mien. Marco n’est qu’un homme normal et son parcours pourrait sembler bien banal. Il n’en est rien. Larcenet livre un récit profondément touchant, sans tomber dans le drame, et parvient à transformer le commun en extraordinaire, tout simplement. Les choses les plus simples étant souvent les plus difficiles à atteindre, je ne peux que m’incliner et saluer l’artiste. Bravo ! À l’époque, j’avais déjà hésité à mettre la note maximale après avoir dévoré le premier album. Ma lecture des quatre tomes achevée, le doute n’est plus permis. Le combat est peut-être ordinaire, mais la lecture n’en sera que plus fabuleuse.

21/09/2004 (MAJ le 28/07/2020) (modifier)
Couverture de la série L'Homme qui tua Chris Kyle
L'Homme qui tua Chris Kyle

Brüno étant l’un de mes dessinateurs préférés, mon attention a logiquement été attirée lorsque je suis tombé sur cet album. Mon intérêt s’est retrouvé grandement renforcé quand j’ai réalisé que l’album parlait du même Chris Kyle qu’« American Sniper » de Clint Eastwood. En 2014, j’avais déjà bien aimé le film, malgré le biais ultra patriotique - à l’américaine - choisi par ce cher Clint. Quand j’ai compris que Fabien Nury avait opté pour un documentaire, je n’ai plus hésité une seule seconde. Je précise encore avoir lu l’édition en noir et blanc. Après avoir feuilleté la version couleur, je ne regrette pas mon choix. Les couleurs n’apportent en effet pas grand-chose et atténuent selon moi la puissance de certaines planches. Graphiquement, les amateurs de Brüno voyageront en terres connues. Épurés, nets et tranchants, les dessins sont une réussite. Ces caractéristiques sont encore renforcées par la version B&W, ce d’autant plus que les planches sont plus grandes. Everything is bigger in Texas ! Le scénario est linéaire, mais rappelons qu’il s’agit ici d’un documentaire. Une temporalité classique est donc non seulement prévisible, mais adaptée et bienvenue. Ici et là, j’ai lu plusieurs critiques qui comparaient cet album à la série Tyler Cross, autre œuvre des mêmes auteurs. Autant le dire tout de suite, ces deux histoires n’ont rien en commun, ce qui est tout à fait normal. Tyler Cross est une fiction policière façon gangster, alors que « L’Homme qui tua Chris Kyle » relate des faits réels, avec tout ce que cela implique en terme de narration. Le suspense ne disparaît pas pour autant, surtout dans le chapitre qui traite d’Eddie Ray Routh. Nul besoin d’avoir vu le film pour comprendre et apprécier ce beau one shot. Toutefois, la lecture me paraît bien plus intéressante après l’avoir regardé. La différence de point de vue est frappante, même si prévisible. Nury et Brüno remettent l’église au milieu du village. Ils livrent sans doute ici l’histoire de Chris Kyle que Clint Eastwood aurait racontée, s’il n’était pas un américain made in Hollywood et républicain de surcroît. Si le ton reste neutre, le lecteur restera perplexe devant ce patriotisme primaire teinté de religion, cet amour irrationnel pour les armes et ce capitalisme à tout épreuve. Les interviews télévisées sont particulièrement inquiétantes… merci Fox news… Dieu pourtant sait si j’aime ce magnifique pays que sont les États-Unis. Contrairement au film, l’album couvre un spectre beaucoup plus large, puisqu’au contexte et à la vie de Chris Kyle s’ajoute le parcours de son meurtrier et l’exploitation de sa mort par son épouse, qui semble encore plus dangereuse que son défunt mari car moins primaire. « L’Homme qui tua Chris Kyle » est un bel album et une très bonne lecture que je recommande chaudement.

24/07/2020 (modifier)
Par Phildar
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Davy Mourier VS
Davy Mourier VS

Davy Mourier nous emmène à Cuba pour des vacances qu'il n'a pas vraiment souhaitées... La force de cette bd, au-delà de son humour, c'est ce qu'elle transmet sur ce pays en proie à la misère et au totalitarisme. Ça se lit super bien. Vraiment j'ai beaucoup aimé.

23/07/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série RIP
RIP

Vous pensiez avoir le boulot le plus chiant ou difficile du monde ? Cette BD est faite pour vous ! Avec RIP, bienvenue chez les nettoyeurs de la mort ! Derrick et ses potes passent vider les maisons des personnes décédées sans famille de leurs effets personnels pour les vendre ensuite aux enchères. Travail de merde, vie de merde et collègues/potes qui suivent la même tangente : Derrick survit sa vie jusqu'au jour où lors d'une de ces journées de taff il tombe sur une bague de grande valeur, il décide de la voler... Et là, tout dérape... Ce premier tome de RIP est plus qu'une agréable surprise, tant au niveau graphisme que scénaristique. Julien Monier au dessin nous propose un coup de patte très personnel qui insuffle au récit concocté par Gaet's une atmosphère générale très réussie. Que ce soient les tronches des personnages ou les ambiances en fonction des lieux et de l'action, tout cela se tient et nous accroche au bout de quelques pages pour nous tenir en haleine jusqu'à la dernière page. Et la suite c'est pour quand ???!!! Car là, grosse frustration en refermant ce premier tome ! On veut savoir !!! Vous l'aurez compris, voilà un premier tome très réussi et qui n'appelle qu'une suite du même acabit pour nous ravir ! *** Tome 2 *** Ahhhh !!! Enfin la suite ! Car effectivement, si comme moi le premier tome vous a tapé dans l'oeil, vous ne pouviez que mourir d'impatience de découvrir cette suite ! Après Derrick, c'est au tour de Maurice. L'idée intéressante de cette série c'est justement de découvrir autour d'un même événement qui relie nos "nettoyeurs de la mort" le passé ou la face cachée de chacun d'entre eux. Et on peut dire qu'avec Maurice on a du lourd ! Le p'tit vieux effacé que tout le monde connaît en a sous la semelle et l'histoire de son passé nous fait mieux comprendre son côté taciturne et son comportement à la fin du premier album. Mais ça, je vous laisserai le plaisir de le découvrir. C'est là que Gaet's est très fort au scénario, car non seulement il nous éclaire avec cet album sur les événements passés du premier album, mais il relance également une intrigue plus large en semant tel un petit Poucet ses petits cailloux pour les tomes à venir. Comme pour le premier opus, il s'amuse à égrener au fil des chapitres qui divisent l'album de citations bien senties et toutes plus diverses de par leurs origines pour nous mettre en appétit. Voilà une narration très maîtrisée ! Côté dessin, Julien Monier rempile de façon toujours aussi efficace avec ce trait singulier qui fait sa marque de fabrique pour cette série, en distillant des ambiances qui assoient tranquillement mais sûrement l'histoire de notre équipe de choc. Il ne reste plus qu'à espérer que les prochains tomes annoncés soient du même acabit pour notre plus grand plaisir !

02/12/2018 (MAJ le 23/07/2020) (modifier)
Par Tribon
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une bande dessinée dont tu es le héros
Une bande dessinée dont tu es le héros

J'en ai un merveilleux souvenir de toute cette collection ! C'était immersif, les dessins étaient agréables à regarder et j'adorais le format qui est très original.

20/07/2020 (modifier)