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Les Indes fourbes

Note: 3.96/5
(3.96/5 pour 24 avis)

Grand prix RTL de la bande dessinée 2019 Prix Landerneau BD 2019 Prix des libraires BD 2019 De l’ancien au Nouveau Monde, la fabuleuse épopée d’un vaurien en quête de fortune…


Auteurs espagnols BD à offrir Delcourt École européenne supérieure de l'image Grand prix RTL de la bande dessinée Les prix lecteurs BDTheque 2019 One-shots, le best-of Prix des Libraires de Bande Dessinée

Vulgaire escroc de bas étage vivant dans le Madrid du XVIIe siècle, Pablos décide de quitter l'Espagne pour s'embarquer à destination des colonies. Il y découvre un Nouveau Monde où tout est possible, même s'élever sur l'échelle sociale... Changeant d'identité comme de lieu, Pablos devient tour à tour esclave, noble, explorateur, traître... Des geôles espagnoles aux sommets de la Cordillère des Andes en passant par les méandres de l'Amazone, il connaît la gloire et la misère dans une épopée grandiose. Son but ? Voyons, la mythique El Dorado, bien sûr !

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Août 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les Indes fourbes

28/08/2019 | Josq
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Par Seube
Note: 4/5
L'avatar du posteur Seube

Le dessin et les deux tiers du scénario m'embarque avec excitation… C’est simplement l’épilogue qui m’empêchera de scander une réussite totale. J’ai totalement aimé suivre ce héros gueux et manipulateur et chercher à débusquer le fin mot de l’histoire avant qu’il nous soit révélé. Tout est tellement bien monté, la surprise est bien là à la première lecture. Il est presque impossible de deviner ce qui va se passer du début à la fin. Vraiment j’ai tout dévoré jusqu’au bout et j’ai pris plaisir sur toute ma lecture… A part… A part la fin, qui manquera un peu de tact pour moi. A la sortie de mes multiples lectures, je retiens essentiellement la « première » aventure du héros plus que les autres qui suivront. Ce qui me laisse à penser que l’histoire est un peu déséquilibrée et que je ne ressens pas la montée en puissance, mais plutôt un léger désintérêt sur la fin. Et les dernières planches, bien qu’étonnantes, atteindront le paroxysme de ce qui m’aura décidément déçu. Au final, j’ai toujours ce ressenti que le rythme s’accélère « sous prétexte que » notre héros a fait le plus dur, scénaristiquement. Mais personnellement, j’ai surtout l’impression que les auteurs se devaient de boucler avec un one-shot, pas plus. Pour autant, impossible de limiter ma critique à *** tellement le dessin est d’une richesse et d’un style où je m’y retrouve complètement. Comparativement à Blacksad, on profite de la patte de Guarnido pour créer une ambiance digne de l’époque et de l’intrigue. Impossible de laisser un *** alors que les auteurs réussissent à nous faire aimer un héros qui est, mine de rien, parmi les pires espèces humaines que l’on puisse rencontrer dans une société. Mais voilà, juste dommage que les derniers chapitres s’accélèrent et marquent un point final qui, pour une fois, me paraît être un peu hâtif. Cela a pour conséquence d’avoir quelque chose tiré par les cheveux alors qu’un véritable développement (un deuxième tome quoi) aurait rendu l’ensemble plus équilibré. Quoi qu’il en soit, c’est définitivement une lecture que je recommande, qui plait et peut se savourer à tout âge !

01/05/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
L'avatar du posteur Alix

J’aime beaucoup le travail des deux auteurs (bon, surtout De Cape et de Crocs en fait), mais je dois malheureusement avouer plutôt me retrouver dans les avis négatifs, notamment ceux de Agecanonix et Grimouille. Je me suis ennuyé lors de la lecture du premier chapitre, avant d’être agréablement surpris par la pirouette scénaristique du début de deuxième chapitre… mais après ça, l’histoire devient plus nébuleuse, j’ai eu du mal à tout réconcilier, avant de me prendre un autre retournement de situation dans la tronche, vraiment tiré par les cheveux cette fois-ci… et au final, j’ai moi aussi l’impression que cette double pirouette est la pièce de résistance de cette album (au même titre que la fin du film « le 6eme sens », si vous voyez ce que je veux dire), et que j’étais sensé m’extasier devant la prouesse narrative. Bon, mon avis semble dur, j’ai beaucoup aimé le dessin, et certains passages ont réussi à me captiver… mais sur la longueur (160 pages quand même), j’ai souvent galéré. Une petite déception donc… « pas mal », sans plus.

20/02/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai toujours appris à me méfier des avis dithyrambiques sur des Bd qui rallient un enthousiasme collectif ; certaines Bd le valent comme Blacksad ou Murena, d'autres comme Lanfeust de Troy ne le valent pas. C'est pas parce qu'un scénariste vedette et un virtuose du crayon s'associent que ça doit obligatoirement être sensationnel, même si bien sûr c'est un atout considérable. Ils peuvent se planter. Alors, "les Indes fourbes", est-ce encore une Bd surcotée ou est-ce justifié ? je répondrais oui et non, disons qu'elle n'atteint pas pour moi le statut de chef-d'oeuvre que le battage médiatique laissait espérer. D'ailleurs, ça m'énerve tous ces engouements autour d'une Bd (et c'est pareil au cinéma, quand c'est autour d'un gros blockbuster), parfois on en fait des tonnes, ça crée une attente énorme, et souvent on est déçu. Dans le cas présent, je ne me suis pas ennuyé, c'est une fresque sur fond historique qui occasionne un plaisir de lecture, j'ai juste envie de nuancer un peu tout ça. Les imbrications d'épisodes narratifs m'ont paru un peu de trop, la forme narrative peut dérouter un peu par son côté ambivalent entre le conteur en voix off et le récit en lui-même, ce qui fait que les différentes périodes de la vie de Pablos vont parfois trop vite. Et d'autre part, si par moments, on a envie de prendre Pablos en affection, on ne s'attache pas à lui, ni a aucun autre personnage d'ailleurs, car il côtoie tellement de gens qui ne font que passer et croiser sa route, qu'on n'a pas le temps de s'intéresser à eux. On ne s'intéresse qu'à l'aventure contée, à son aspect rocambolesque et souvent savoureux, de même que l'époque choisie est intéressante, mais c'est elle qui porte le lecteur, les péripéties, les rebondissements séduisent en premier lieu, enfin moi c'est comme ça que je l'ai ressentie. De ce fait, il faut bien suivre le déroulement du récit, tout ce que raconte Pablos est un déroulé de son parcours bien rempli, mais pas d'un seul tenant, il y a plusieurs tranches de vie qui s'additionnent les unes aux autres et qui forment un tout jusqu'à la chute surprenante. Il faut donc lire ce récit d'une seule traite et ne pas le lire en 2 ou 3 fois, au risque de perdre un peu le fil de l'histoire. Cet aspect m'a un peu gêné, car c'est quand même 160 pages. Sinon, je reste positif, le portrait de ce vaurien au parcours chaotique qui le mène vers un destin exceptionnel reste une aventure ébouriffante et picaresque dans ce XVIIème siècle bien restitué, c'est une Bd très plaisante à lire, mais qui encore une fois, ne valait sans doute pas tout ce battage, c'est une très bonne Bd, point final. Quant au dessin, il est d'une beauté renversante, un vrai travail d'artiste, ces pleines pages et ces pages sans dialogues sont une vraie splendeur, souvent remplies de petits détails qui sont intéressants à scruter. D'autant plus qu'on n'est guère habitué à voir Guarnido dessiner des visages humains, je suis ravi de voir qu'il n'est pas voué qu'à dessiner des personnages animaliers, tout comme je suis ravi de le voir changer d'univers en quittant l'univers sombre du roman noir pour la fresque historique.

12/02/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5
L'avatar du posteur fuuhuu

Ayant lu le roman « El Buscón » de Francisco de Quevedo y Villegas paru en 1626 il y a quelques années, lorsque j'ai vu que Ayroles et Guarnido s'associaient pour écrire une "suite" à ce roman, j'ai foncé tête baissée. Je n'ai pas été déçu. On suit ce bonimenteur, ce farceur, ce vagabond, cet aventurier ou appelez le comme vous voulez dans son aventure au nouveau monde à la quête de l'eldorado. Ayant lu le livre, j'ai été grandement satisfait des nombreuses références à ce dernier tout au long de la BD. J'ai également été ravi au vu des multiples planches reprenant des tableaux de peintres célèbres (Velasquez pour n'en citer qu'un). Je rassure tous ceux qui n'ont jamais lu le livre, on n'en a nullement besoin pour s'imprégner et savourer le récit. Les planches sont travaillées, riches et belles (on comprend mieux l'absence de Guarnido maintenant). Le scénario est savoureux et plein de rebondissements, j'aime particulièrement quand on narre la même histoire deux fois mais avec des points de vue différent (vous comprendrez en lisant la BD). Certains diront que le récit n'est pas du tout crédible, mais n'est-ce pas ce que nous cherchons en ouvrant une BD ? 5 étoiles MAUPERTUIS OSE ET RIT !

29/12/2020 (modifier)
L'avatar du posteur carottebio

Un vrai bon et beau moment de BD d'aventure à passer. En effet, le dessin est de toute beauté et dans un style encore différent de Blacksad. Quel artiste ! L'histoire m'a surpris jusqu'à la toute fin, même si elle est peu crédible... Mais bon, le récit se tient, soyons fous, et ne boudons pas notre plaisir de lecteur !

26/12/2020 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaendoul

Que dire qui n'ait déjà été dit? Vu les auteurs, je savais déjà que le dessin serait à mon goût et que l'aventure serait savoureuse. Tout n'est pas parfait et la mise en place est un peu longue... Toutefois, puisque la bd est en un seul tome, cela n'est pas trop dérangeant. Bref, une bonne bd d'aventure qui vous réservera son lot de surprises, agréable à lire et aux très beaux dessins...

17/12/2020 (modifier)
Par Sempai
Note: 3/5
L'avatar du posteur Sempai

Pour parler de la BD, j'ai eu du mal à rentrer dedans, heureusement que le chapitre 2 existe sinon j'aurais peut-être abandonné (et cela malgré les somptueux dessins). On peut réunir le meilleur dessinateur au monde et le meilleur scénariste, cela ne donne pas forcément un chef d'oeuvre inoubliable. Finalement, j'ai tout de même passé un bon moment avec cette BD.

04/12/2020 (modifier)
Par olma
Note: 5/5
L'avatar du posteur olma

Je rejoins les commentaires les plus enthousiastes relatifs à cette BD, découverte dans une bibliothèque. Une fripouille amorale nous entraîne dans une aventure débridée au siècle de Philippe III d'Espagne, avec un récit magnifiquement mis en images par le dessinateur de Blacksad aussi à l'aise au fond des geôles qu'en pleine mer ou dans la jungle, et dont les personnages possèdent une expressivité remarquable. L'humour n'empêche pas une vision sans concession de la colonisation, des missionnaires et de la dureté de la société. Une très grande réussite.

11/11/2020 (modifier)
Par HENNEL
Note: 4/5

Qualité irréprochable tant sur le plan du scénario que des dessins. Nous sommes tous d'accord. Il y a quand même une chose qui m'a laissé une sensation étrange de n'avoir jamais été véritablement plongé dans l'histoire : Je trouve que cette oeuvre tient plus du récit illustré que de la véritable BD. C'est très bien fait, très lisible malgré les alternances entre le conteur et le récit. Mais jamais on ne se trouve embarqué suffisamment longtemps dans le coeur de l'action au côté des personnages. Les sauts temporels sont trop nombreux, la voix off trop présente, et c'est un peu trop haché. Certains autres commentaires de lecteurs soulignent qu'on a un peu de mal à s'attacher aux personnages, notamment le "héros" Don Pablos. Je pense que c'est dû à cette forme narrative qui fait de nous des spectateurs lointains et "en différé". Ça n'enlève en rien le plaisir qu'on a à le lire, mais c'est ce qui, à mon sens, a manqué pour atteindre la perfection d'un chef-d'oeuvre.

09/11/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

Au début de l'été 2019, j'ai appris, à grand renforts de publicités sur les sites spécialisés, que Delcourt allait éditer « Les Indes fourbes », un album concocté par Alain Ayrolles (Garulfo, De Cape et de Crocs) et Juanjo Guarnido (Blacksad)… Mon sang n'a fait qu'un tour ! L'une des plumes les plus acérées de sa génération faisant équipe avec le meilleur dessinateur du 9ème art (à mes yeux)… il ne m'en fallait pas plus ! Le 28 août 2019, j'étais en magasin pour acquérir la chose convoitée depuis plusieurs semaines. Rentré chez moi, je me suis installé dans mon canapé. Le téléphone coupé, j'ai saisi l'ouvrage avec avidité, lu le prologue, quand soudain… la peur, l'angoisse. Et si… ? Et si j'en attendais trop ? Et si j'étais déçu ? N'avais-je pas fantasmé ce récit depuis des semaines ? Ne tombe-t-on pas de haut lorsque la réalité n'est pas à la hauteur du rêve ? J'ai refermé « Les Indes fourbes »... j'ai fait preuve de couardise. Je n'ai pas osé continuer. J'ai rallumé mon téléphone, repris le cours de ma vie et lu d'autres choses, qui ne présentaient pas ces enjeux. Confiné depuis 2 semaines et soulagé du temps consacré aux trajets et au sport, j'ai pu augmenter mon rythme de lecture. Après plusieurs albums, j'ai voulu choisir le suivant… et là, je suis retombé sur Pablos. Le fourbe ! Il me défiait, le regard fier, depuis la plus haute étagère de ma chambre. Fallait-il continuer à fuir ? Me laisser guider par la peur de la déception ?! JAMAIS ! AUX ARMES ! Graphiquement ma lecture a été sans surprise, mais dans le bon sens du terme. Je m'attendais à en prendre plein les yeux et j'ai été servi. Juanjo Guarnido est l'un des meilleurs, si ce n'est el mejor, et ça se voit. Les personnages sont expressifs, les forêts luxuriantes, les geôles sombres et humides, les palais majestueux. Guarnido sait tout faire et de fort belle manière. Son trait est fluide, rond et généreux. Au passage, je suis heureux de le voir développer un univers plus lumineux et si éloigné du polar noir façon Blacksad. Les décors sont variés et fourmillent de détails, à un degré rarement vu. Toutes les planches apportent quelque chose. S'ajoute à cela une édition grand format qui améliore l'expérience visuelle. Bref, chapeau l'artiste !!! Le récit est divisé en trois chapitres. Le premier, couvre la moitié de l'album et relate l'arrivée de Pablos aux « Indes » et sa quête d'Eldorado. Le second, après un rebondissement fort bien amené, apporte un éclairage nouveau sur les événements de la première partie. Enfin, le troisième chapitre fournit quelques compléments et conclut l'album d'une façon que même les plus perspicaces d'entre vous ne verront pas venir. Commençons par ce qui m'a chiffonné, avant de me convaincre. Pablos est un vil coquin, malin comme un singe et d'une inventivité folle. Gueux il est et de sa condition il entend s'extirper, par tous les moyens possibles. Même lorsque ses actes sont abjectes, une certaine noblesse se dégage de lui. Pourtant, je n'ai pas réussi à m'attacher à lui. Pire je lui trouve un côté agaçant. Cela aurait pu être un problème majeur, aimant m'attacher aux personnages. Tel n'est pas le cas en l'occurrence. Dans « Les Indes fourbes », on ne s'attache pas à l'homme mais à l'aventure et à son univers coloré. Alain Ayrolles nous emmènent en voyage et sa galerie de personnages est aussi variée qu'intéressante. La première partie est un peu longue me direz-vous... je vous le concède dans une certaine mesure. Toutefois, le second chapitre est nettement plus rythmé et apporte une toute autre lecture de cette longue introduction. L'histoire est passionnante et se lit avec avidité. Le pourquoi du comment devient une évidence. Il fallait en passer par là pour que le récit prenne toute son ampleur. Je me suis surpris à lire certains passages du second chapitre en parallèle du premier, pour vérifier certains éléments et détails. Et cette troisième partie ? Un peu tirée par les cheveux ? Sans doute ! Mais n'est-ce pas naturel après les deux chapitres précédents, avoir fait la connaissance de ce diable de Pablos et pris la mesure de son culot ? « Les Indes fourbes » sont une farce fictionnelle, une pièce de théâtre à la Molière qui trouve son sens comique en partie dans des situations absurdes. Subjectivement, ce pavé de 160 pages peut ne pas plaire. Après tout, tous les goûts sont dans la nature. Mais force est de constater qu'Alain Ayrolles n'est objectivement pas tombé dans la facilité. Son travail est réfléchi et à y regarder de plus près, l'orfèvrerie n'est plus très loin. Impossible d'entrer dans les détails sans divulgâcher… Le scénario, d'abord classique, se révèle trépidant, puis carrément audacieux ! Les liens entre les chapitres se tissent et le rythme de narration monte crescendo. Une seconde lecture ne serait d'ailleurs pas de trop pour profiter pleinement de toute cette aventure picaresque. L'impatience, la crainte, le plaisir puis l'enthousiasme… cet album m'aura fait vivre des émotions fortes. N'est-ce pas là la définition d'une bande dessinée culte ? À vous d'en décider !

31/03/2020 (modifier)