Les derniers avis (7336 avis)

Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Voyage du Commodore Anson
Le Voyage du Commodore Anson

Quelle aventure ! Je commence par ce qui m’a déplu (et qui a déjà été noté dans d’autres avis). J’ai eu beaucoup de mal avec le dessin des personnages, que j’ai trouvé brouillon et pas vraiment adapté à ce genre de récit historique. La police d’écriture est également difficile à déchiffrer, ce qui complique inutilement la compréhension du récit, surtout que les textes sont nombreux (il s’agit de l’adaptation d’un roman, et cela se ressent). Mais voilà, l’histoire est absolument passionnante, et brillamment racontée. Elle se déroule à une époque où les trajets intercontinentaux étaient de véritables périples mortels, entre les éléments déchainés, les techniques de navigation primitives, le scorbut, et les batailles aux canons bien entendu. Le ton est très humain, et le dessin des bateaux, des océans et des îles visitées est absolument superbe, avec notamment des couleurs aquarelles du plus bel effet. Une aventure humaine passionnante, et un album qui m’a scotché malgré la pagination élevée. Un immanquable pour les amateurs de récits historiques.

15/03/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Spectateur
Le Spectateur

Un des gros atouts de ce roman graphique tout à fait singulier, c’est d’abord de réussir à nous captiver dès la scène d’ouverture, où l’on assiste à l’accouchement de Samuel. Ou plutôt, c’est Samuel qui assiste à son propre accouchement — le parti-pris du livre étant une narration en vue subjective, par les yeux du personnage —, car déjà il semble assez éveillé pour le faire, mais déjà, à peine sorti du ventre de sa mère, il inquiète. Il ne poussera aucun cri comme le fait tout nouveau-né, et fixera sa génitrice en silence, allant même jusqu’à provoquer le malaise de cette dernière. Cet enfant étrange, spectateur muet du monde qui l’entoure et ne le comprend pas, va ainsi grandir dans une solitude froide et acceptée, sans états d’âme (Souffre-t-il ? Est-il heureux ? en colère ? Impossible de le savoir…), contrairement à l’ensemble des vivants qui préfère masquer la peur qu’elle suscite par un verbiage souvent illusoire. Samuel apparaît ainsi comme un miroir renvoyant une image de l’humanité peu reluisante. Car Samuel voit tout, et son silence semble parfois plus éloquent que n’importe quel commentaire, plus impitoyable encore. Par les réactions d’incompréhension qu’il provoque, il met à jour la mesquinerie et la cupidité des adultes, notamment celles de ce père égoïste et absent. Mais les enfants n’échappent pas pour autant à son regard, se révélant souvent odieux, voire plus cruels encore. Trois personnages semblent trouver grâce à ses yeux, les seuls à ne pas être perturbés par son silence : sa mère (qui connaîtra une fin tragique), son ami Yacine et Judith, sa camarade de classe dont il est secrètement (évidemment) amoureux, n’exprimant son amour que par les portraits qu’il fait d’elle. Et pour revenir au parti pris narratif en vue subjective, c’est la grande originalité de l’album qui fonctionne très bien par la fascination exercée sur le lecteur. Théo Grosjean va ainsi s’amuser de notre curiosité (malsaine ?) de voir à quoi ressemble Samuel, qui, c’est certain, ne peut qu’avoir l’apparence d’un monstre ! Bon prince, l’auteur consentira à nous dévoiler dans de rares passages le visage de son « spectateur » lorsqu’il se regardera dans la glace de la salle de bains. Une sorte de jeu de miroir entre sujet et objet, puisqu’avec ce récit, il est beaucoup question de réflexions, et ce dans tous les sens du terme… Ce conte noir nous offre donc une vision assez désabusée de l’humanité, mais comme tout conte noir, il possède une part de merveilleux. Et la très belle présentation y contribue largement. D’abord par le choix d’une palette de verts à la fois sombres et lumineux, magnifiés par le cadrage noir. Avec sa belle ligne claire simplissime, à la fois très graphique et un brin naïve, assez proche du courant alternatif U.S., Théo Grosjean nous ramène au monde de l’enfance, tout en osant quelques digressions proches de l’abstraction, qui, par contraste, nous portent vers des territoires mystérieux, quasi-métaphysiques, évoquant des organismes traversés par des formes bizarres, entre cristaux et bactéries, comme peut-être une invitation à l’introspection. Quant au corbeau de la couverture, s’il constitue la part la plus inquiétante de Samuel, il ne les tue pourtant jamais, ne faisant que les conserver dans des boîtes, comme fasciné par leur décomposition. Un simple besoin, légitime chez l’enfant mais choquant pour l’adulte, celui d’approcher le mystère de la vie et de la mort. D’un point de vue graphique encore, on retiendra quelques scènes magnifiques, celle notamment où Yacine emmène Samuel dans un endroit secret, sur les toits du Sacré-Cœur, ou encore celle du séjour à la montagne où le même Samuel admirera les étoiles en compagnie de Judith. Si le livre se termine de façon si incongrue qu’on ne saurait décrire ce que l’on ressent, nous laissant avec nos questionnements sur la personnalité de Samuel et ses aspirations, il faut bien convenir que des explications n’auraient été ici que pure redondance. La scène finale, très suggestive, évoque des bouts de verres brisés, ou d’un miroir peut-être, celui franchi par Samuel, lien judicieux entre rêve et réalité. Ainsi, la boucle est bouclée, et l’on referme l’ouvrage en se disant que, oui, on est infiniment reconnaissant à son auteur de nous avoir fait partager les nobles et sublimes visions de son Spectateur, au milieu des brumes obscures de la condition humaine.

14/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Brillant ! Que voilà une bien chouette série, sans fausse note, et qui parvient à contenter les yeux et l’esprit du lecteur. En effet, on a là une intrigue/enquête conclue en deux tomes, avec une narration fluide, qui rend hommage au personnage de Sherlock Holmes, son univers et ses « méthodes ». S’il n’y avait que cela, ce serait déjà bien, mais juste sympathique (l'enquête en elle-même n'est pas non plus hyper originale). Oui, mais voilà, la façon dont cette histoire nous est narrée sort de l’ordinaire, et les auteurs font preuve là d’une grande originalité. En effet, comme l’indique le titre de la série, nous sommes dans le cerveau du célèbre détective, et nous suivons, dessin en coupe et machineries à l’appui, l’évolution des géniales déductions en temps réel. Le procédé est amusant, et donne un intérêt supplémentaire à cette histoire. Le lecteur se voit donner les cartes, est encouragé à se mettre sinon à la place, du moins « dans le cerveau » de Sherlock, est souvent pris à partie (on lui demande de regarder de telle manière une scène, de plier des pages, etc.) : une sorte d’histoire dont vous êtes le héros par procuration. Choix narratif d’autant plus payant que le travail éditorial d’Ankama est excellent, que la mise en page appuie à fond et judicieusement les partis pris scénaristiques : c’est très beau et très réussi là aussi (déjà, la belle couverture à trou – procédé déjà employé par Dahan pour Psycho-Investigateur (Simon Radius)). Bref, on retrouve Sherlock, notre brillant détective en intellectuel vantard et méticuleux, sûr de sa force déductive, accompagné de Watson, son ami et médecin, mais aussi public/cobaye/candide/faire-valoir, dans une histoire abracadabrantesque mais tellement bien mise en image qu’on en oublie le côté improbable (l’enchainement des révélations et de leur réalisation est parfois « too much », mais cela donne un certain charme d’humour suranné, un grotesque qui couronne cette histoire menée de mains de maitres). Note réelle 4,5/5.

14/03/2022 (modifier)
Par Ber
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La République du Crâne
La République du Crâne

Quel bouquin ! Comme on les aime, un bon gros one shot de 200 pages qui prend son temps. Le temps de poser le décor, de découvrir cette micro société, de développer les personnages, de tordre le cou aux clichés de pirates barbares et sanguinaires, d’en mettre plein les mirettes, de surprendre le lecteur avec l’intrigante Maryam. Si le récit pourrait apparaître trop classique, rien de gênant tant on se laisse porter par le voyage de ces marins définitivement épris de liberté. Et ce final ! Le duo Toulhoat Brugeas, qui m’avait un poil déçu avec Ira Dei, est ici très bien à son affaire. J’y ai trouvé avec plaisir de l’Atar Gull et des Passagers du vent. Le dessin de Toulhoat est très bon, les cadrages dynamiques et les planches de combats magnifiques. Petit bémol pour les visages féminins, pas toujours réussis à mon goût. C’est donc une lecture incontournable pour tout amateur de récits d’aventure et de pirates. Pas loin du culte : 4,5.

13/03/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série MFK2
MFK2

Hey ! Mais que voilà donc revenir dans les bacs ! Mutafukaz iz back et on ne me dit rien ! Revoilà donc Vinz et Angelino sept ans après les événements de Dark Meat City. Après s'être fait tout petits, ils ont fini par reprendre une vie paisible ; Angelino est toujours livreur de sushi pour un chaîne japonaise et Vinz enchaîne les petits boulots. Les Machos semblent s'être fait oublier, même si l'Etat américain est sur ses garde après avoir réussi à étouffer le désastre de Dark Meat City. C'est sur les réseaux sociaux que ça turbine par contre. Un mystérieux Omega déchaîne les passions et exacerbe plutôt les tensions à coup de "vérités", de "on nous cache tout, on vous ment" et de "a qui profite le crime ?" (QAnon sors de ce corps !). Et c'est donc suite à une de ses publications à l'encontre de la communauté japonaise qu'un commando débarque dans le restau de Lino. Ça tourne au carnage, Lino s'en sort in extremis, mais pour la discrétion, c'est foutu, des caméras l'ont filmé en mode ninja : la fuite s'impose ! Voilà donc nos deux comparses prenant la poudre d'escampette partis à la recherche de leur vieux pote Willy dont ils sont sans nouvelles depuis 7 ans. Les retrouvailles vont être pour le moins... surprenantes ! C'est toujours un plaisir de découvrir qu'une série qu'on a vraiment aimé ressurgit à l'improviste. Retrouver ses personnages, son ton, son graphisme... Que du bonheur ! En même temps, c'est aussi avec une certaine appréhension qu'on se lance, avec la petite angoisse de la déception, de "la BD de trop". Pour le coup, je sors de ma lecture rassuré, y'a pas de foirade. Pour autant, le petit grain de folie qui traversait la première série tant dans le fond que dans la forme n'est pas aussi présente. Alors oui on retrouve la marque de fabrique de Run avec ses intermèdes publicitaires délirants ; il a aussi intégré tout ce qui concours à déliquescence de l'Amérique d'aujourd'hui (les fake news, l'usage des réseaux sociaux à outrance, les survivalistes et autres illuminés, etc). Mais on est loin de l'explosion de délires et de variations graphiques qui ont fait la renommée de Mutafukaz. Malgré cet aspect lissé, c'est avec joie que j'ai replongé dans cet univers, j'espère que la suite nous réservera davantage de surprises et d'originalité. (note 3.5/5 arrondie à 4)

12/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Petit traité d'écologie sauvage
Petit traité d'écologie sauvage

J’étais passé complètement à côté de ces albums. Je me rappelle vaguement avoir vu leur couverture, mais leur aspect étrange m’avait fait penser à des romans graphiques pas faits pour moi. En fait on en est très loin ! En effet, ces délires plus ou moins loufoques issus du blog de l’auteur sont de petit brûlots absurdes, très engagés (voir les textes, mais aussi les références des citations en début de chaque chapitre ou dans les textes en fin de chaque album). Mais ce n’est pas non plus un pensum, la pagination est aérée (pas de gaufrier traditionnel) et l’auteur use d’un absurde souvent assez drôle. L’ethnologue jivaro, qui vient étudier « dans leur milieu » des Européens, est une idée intéressante et assez jubilatoire. On rigole à ses erreurs d’interprétation, dûes à sa méconnaissance relative de la langue et de la culture. Et par ricochet on s’amuse à imaginer le même type d’erreur de la part de certains de nos savants à propos de sociétés « indigènes ». Sinon, les hommes politiques, déclamant de la poésie, ou tenant des propos enflammés et/ou scientifiques sur telles ou telles plantes ou bestioles (grenouille par exemple), les commentaires décalés de journalistes (voir les débats autour des élections présidentielles de 2017), donnent un effet joyeusement décalé, absurde, à des scènes pourtant connues et sérieuses. Et cela donne aussi à réfléchir sur la valeur de discours qui sont dans la réalité saturés de langue de bois et de platitudes désincarnées. A tout prendre, la teneur des dialogues est ici presque plus « réaliste », humaine. Au travers de ces détournements (oiseaux discourant comme des journalistes ou personnages politiques, personnages politiques chantres d’une écologie poétique et politique), c’est une critique – assez constructive finalement – de nos sociétés et de certaines hypocrisies langagières qui est en œuvre ici. Et les textes qui concluent les albums (en particulier en fin du troisième, avec un éloge des ZAD) ne laissent pas de doute sur le caractère engagé de ces ouvrages, en plus de leurs qualités humoristiques indéniables.

12/03/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Van Gogh - Fragments d'une vie en peintures
Van Gogh - Fragments d'une vie en peintures

Quel plaisir de pouvoir profiter d'un peintre que j'adore avec Žeželj à la baguette. Le tout avec un album de grande taille, au dos toilé et au grammage de qualité. Un voyage dans la psyché de Vincent Van-Gogh qui ne m'a pas laissé insensible, loin de là. Il n'est pas question ici d'une biographie. À partir de 15 lettres écrites de 1873 à 1890 par Van Gogh, la majorité à son frère Théo, Žeželj retranscrit à sa sauce le contenu de celles-ci. Une narration qui propose la partie graphique, en quatre à huit planches, puis la lettre de Vincent. Cet ordre narratif permet de découvrir la partie dessinée vierge de toutes informations et de pouvoir laisser aller son imaginaire. Chacun sera alors libre d'en faire sa propre interprétation. Le parti pris de choisir le noir et blanc pour l'un des maîtres de la couleur peut paraître incongru, personnellement j'approuve ce choix, il permet de mieux appréhender l'esprit torturé du peintre. Une bd muette qui laisse place aux rêves. Žeželj est l'un des maîtres du noir et blanc. Son trait gras et charbonneux, ses jeux d'ombres, sa mise en page cinématographique sont sa signature. Je suis admiratif de son travail. Je me suis attardé sur chaques cases pour profiter de son immense talent. Un album à la puissance immersive que je  recommande à ceux qui veulent découvrir Van-Gogh différemment et aussi (re)découvrir Žeželj dessinateur à part dans le monde de la bd. Franchissez le pas.

11/03/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Grimoire Noir
Grimoire Noir

Je suis épaté par ce one-shot et si je comprends bien, c'est le premier album des autrices. Un excellent début ! Le dessin est vraiment magnifique à regarder avec des couleurs splendides. C'est le genre de style qui me donne envie de lire une bande dessinée du début jusqu'à la fin d'une traite. Cela tombe bien, le scénario est captivant. On se retrouve dans une ville particulière où toutes les femmes sont des sorcières et ne peuvent sortir de la ville. La scénariste distille les informations sur cette ville et son histoire. Il y a un mystère à résoudre et j'ai bien aimé suivre la quête de ce jeune ado qui veut retrouver sa soeur qui a disparu mystérieusement. L'intrigue mélange deux genres que j'adore, le polar et le fantastique et le fait à la perfection. Il y a des rebondissements, des retournements de situation et des personnages terriblement attachants. Peut-être que certains adultes vont moins aimer, mais si vous avez des ados fans d'histoires de sorcières, ils vont sûrement adorer ce one-shot !

10/03/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mister Mammoth
Mister Mammoth

Un polar énigmatique, avec ce premier tome qui pose plus de questions qu'il ne donne de réponses. Au scénario Matt Kindt, scénariste/dessinateur américain, spécialisé dans le comics, fait ici sa première incursion dans la bd franco/belge et pour le moins, il nous sort une histoire des plus tortueuse. Nous sommes en 1970 et il met en scène un détective privé des plus insolite. Mammoth a une intelligence hors norme et de ce fait il ne prend que les enquêtes qui mettent à mal son intellect. De plus physiquement c'est une montagne au visage ingrat et aux multiples cicatrices. Et justement, on vient lui donner matière à travailler et son richissime client ne lui dit pas tout. En parallèle on suit l'histoire d'une jeune femme qui commence dans un poste de télévision, elle est poursuivie et son itinéraire se termine en ville dans une zone en quarantaine. Fiction ou réalité ? Une demeure, des tableaux et des flash-backs sur l'enfance de Mammoth sont des éléments que j'ai pris en pleine face. Bref, j'avoue que je suis noyé sous le flot d'informations et je ne sais pas où veut en venir Kindt, n'ayant aucune certitude. Jubilatoire. C'est Jean-Denis Pendanx qui réalise la partie graphique dont j'avais déjà pu apprécier le travail avec A Fake Story (d'après le roman de Douglas Burroughs). Un dessin soigné avec une mise en page dynamique et une colorisation dans les tons délavés. Superbe. Bref, je ne peux vous en conseiller l'achat, ne sachant pas comment cela va se terminer. Mais sachez que cet opus est sacrément bien réalisé. Note de quatre étoiles qui pourra évoluer avec le second tome, en bien ou en mal. Et coup de cœur.

09/03/2022 (modifier)
Couverture de la série Kaboul Disco
Kaboul Disco

Entre Joe Sacco et Guy Delisle (sans doute plus proche du second), Nicolas Wild développe une sympathique œuvre mêlant reportage et roman graphique, avec une bonne dose d’humour et d’autodérision. Une autobiographie maligne, qui met ici à découvert un certain nombre de travers liés à la situation de l’Afghanistan depuis plusieurs décennies. Bien sûr la société afghane elle-même – il y a une quinzaine d’années, mais beaucoup de choses ont perduré. Mais aussi sur tout le microcosme lié à « l’aide étrangère », que ce soit l’armée américaine (qu’on voit là faire de la propagande et former une armée de brique et de broc), ou les multiples ONG et autres sociétés privées, qui gravitent autour de l’aide humanitaire (et s’en servent parfois comme un business classique). C’est instructif (pour tous les aspects présentés), et surtout la lecture est très agréable, fluide, grâce au ton employé par Wild, souvent très drôle en faux naïf gaffeur qui découvre peu à peu une réalité contrastée. C’est une sorte de journal de voyage d’un candide, mais qui est une bonne porte d’entrée vers des recherches plus pointues, ou des articles du Monde diplomatique. Wild nous montre des choses intéressantes, y compris sur lui-même. Une lecture fortement recommandée en tout cas.

09/03/2022 (modifier)