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Les derniers avis (7048 avis)

Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un été cruel
Un été cruel

Pour mon 2000 ème avis sur le site je ne pouvais faire mieux que donner un avis sur le duo Brubaker/ Phillips, géniaux auteurs d'une maintenant belle brochette de Policier/thriller de très haute volée. J'arrête avec ces deux auteurs de tourner autour du pot et j'affirme qu'ils méritent amplement les cinq étoiles. Que l'on se réfère à leurs bibliographies : La série Criminal, Fondu au noir, Fatale, Scène de crime, Incognito (Delcourt), Mes héros ont toujours été des junkies, Pulp, Kill or be killed, Sale Week-End et enfin ce dernier "Un été cruel". Tous, je dis bien tous ces titres, procèdent d'une mécanique scénaristique absolument fabuleuse, parfaitement huilée qui fait paraitre des scénarios de films comme "Seven", pour de la rigolade simpliste. Pour construire ses histoires la méthode d'Ed Brubaker est souvent la même au fil de ses différents récits. Il s'agit pour lui de construire plusieurs arcs narratifs comprenant souvent de nombreux personnages ce qui demande une attention certaine du lecteur. Puis tout d'un coup ces arcs se rejoignent et l'on se dit mais oui c'est évident et en pensant également, putain mais c'est génial, quelle construction. Diabolique et subtilement ingénieux. Oui les mondes qu'il décrit n'ont rien de joyeux, parfois il offre à ses personnages cabossés par les coups du sort, par la vie, des moments de grâce où le lecteur pourrait presque croire à leur rédemption mais ce bougre d'auteur les fait replonger bien vite dans la noirceur de leur vie de déglingue. Pour appuyer un tel scénariste il fallait bien sûr un dessinateur à la hauteur, Sean Phillips est celui-là. Il n'a pas officié que dans le polar mais c'est à coup sûr un genre qu'il lui va comme un gant. Son travail sur les visages, (souvent des gueules cabossées), les ombres rendent parfaitement compte de l'ambiance du récit. C'est poisseux comme les bas-fonds dans lesquels évoluent ou plutôt se débattent les différents protagonistes. Si on y ajoute une colorisation tout à fait adéquate et réalisée depuis quelques titres par le fils du dessinateur, Jacob, on se trouve avec un petit chef-d’œuvre entre les mains. Quand la BD atteint ce niveau il n'y à pas grand-chose à dire, seulement se laisser prendre et emporter par le récit. Merci à vous Messieurs Brubaker et Phillips, j'attends votre prochain titre avec impatience. Forcément coup de cœur.

20/09/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Choix du chômage
Le Choix du chômage

3.5 Un documentaire d'actualité qui montre comment le néolibéralisme a triomphé en France et en Europe avec toutes les conséquences que cela a produit, notamment les trahisons à répétitions de la gauche social-démocrate qui ont fait qu'une bonne partie de leurs électorales se jettent maintenant dans les bras de l'extrême-droite. Si on est passionné de politique et d'histoire, il y a plusieurs informations que l'on sait déjà présent dans l'album. Cet ouvrage est une bonne source d'informations si on veut comprendre les choix politiques face à l'économie sans avoir à lire des dizaines de livres. Les auteurs font une bonne synthèse des événements qui ont permis au néolibéralisme de dominer le monde sans partage. Ils se concentrent surtout sur les années Mitterrand qui a vu la gauche faire le choix de la rigueur et la construction de l'union européenne tels que voulu par des hommes comme Jean Monnet ou Jacques Delors. Disons que certains propos font froid dans le dos, notamment tout ce qui concerne 'le despote éclairé' qui est savoir ce qui est le mieux pour le peuple sans le consulter. J'ai bien aimé comment les auteurs ont interrogés des gens venant de milieux différents (hauts-fonctionnaires, hommes politiques, sociologues, etc). Même s'ils ont clairement une orientation politique, les auteurs ont laissé s'exprimer certaines personnalités qui trouvent que la politique de Mitterrand était la meilleur. Je note toutefois que plusieurs concept économiques ne sont pas facile à comprendre, mais cela doit être parce que j'ai toujours eu des problèmes avec les maths. J'ai bien aimé le dessin qui change de styles selon les scènes (les interviews sont dessinés de manière réaliste alors que d'autres scènes sont dessiné dans un style plus humoristique). Une brique à lire les après-midi où on a rien à faire.

19/09/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - Un long Halloween
Batman - Un long Halloween

J’ai lu d’une traite ce gros pavé. Album passionnant, polar bien écrit, fluide et aux rebonds qui captent l’attention du lecteur jusqu’à la résolution de l’intrigue. Le trio Batman, Jim Gordon et Harvey Dent, le procureur, se sont lancés à la poursuite d’un tueur en série qui attend chaque fête du calendrier pour commettre ses crimes. Pistes et fausses pistes se croisent, et le trio patine face à l’impossibilité d’arrêter l’assassin. Le personnage de Batman traverse lui aussi des moments de doute et d’impuissance. Confronté à une mafia « à l’italienne », Batman doit affronter le système tentaculaire du grand banditisme, mais il est rattrapé par les doutes au sein de sa propre équipe d’enquêteurs. Chaque personnage a sa part d’ombre et le camp des bons et celui des méchants ne sont pas aussi étanches qu’il y paraît au premier abord. Même la solution de l’intrigue a sa part d’ombre qui nous laisse un goût d’inachevé. Est-ce le bon coupable ? Le tout est d’une grande maîtrise ! Le dessin tout en ombre et en lumière, au découpage impeccable, est splendide. Rien à dire, c’est vraiment un album majeur.

19/09/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Tueur
Le Tueur

Je suis sûr que vous êtes tous pareils. Quand vous êtes dans une librairie, chez un bouquiniste ou à la médiathèque, vous êtes en quête d’un album qui va aiguiller vos sens. Vous cherchez la perle à 4 ou 5 étoiles. Pour vous aider il y a mieux que farfouiller ou fureter. Il a les conseils d’un pro et me concernant ce sont ceux de Paco qui m'ont aidé à trouver une série admirable ! C’est magnifique d’avoir un poteau qui travaille au sein d’une médiathèque et d’être accompagné. « Tu as déjà lu cette série ? Ben non. Prend cela va te plaire » C’est rapide, directif et diablement efficace. J’ai dévoré les albums les uns après les autres. Il me connait bien le bougre. C’est ma came cette série. J’adore. J’ai l’impression de retrouver le frère de Léon, le tueur à gages de Luc Besson. Il refroidi les cibles désignées sans trop se poser de questions existentielles. C’est pour lui un boulot comme un autre même si l’hémoglobine est souvent présente. Il est seul et sans ami. Il n’y a que le pognon qui l’intéresse. Notre héros est froid mais je l’avoue attachant au final. Pas au point quand même de le trouver sympathique. C’est toute l’ambivalence de cette série. C’est parfait. Cette série est un bijou terrible. Pas de temps mort. Il y a du rythme. Les rebondissements sont nombreux qui font que tu ne peux pas lâcher cette lecture palpitante. Les flashbacks sont nombreux mais cela ne va pas casser la cadence de lecture. Juste une petite pause pour reprendre son souffle avant de repartir de l’avant. Le graphisme n’est pas magique. C’est simple mais terriblement efficace. Peut-être un trait peu trop saccadé. Le découpage par contre est très étudié avec un cadrage comme au cinéma. Très efficace. Paco encore un grand merci de m’avoir fait découvrir cette série. J’étais passé complétement à côté. A découvrir ou à re découvrir. 4 étoiles bien sur.

19/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Banquier du Reich
Le Banquier du Reich

Le premier mot qui me vient après ma lecture : waouh. J'aime les bd historiques et plus particulièrement celles qui racontent la "petite histoire" avec ses conséquences sur la "grande histoire". Ce diptyque raconte la vie de Hjalmar Schacht de 1923 à sa mort en 1970. Personnage énigmatique, Schacht était un banquier et un économiste de renom, qui après la défaite de l'Allemagne en 1918 et le traité de Versailles, va essayer de remettre son pays sur le devant de l'échiquier mondial. Pour cela il ira jusqu'à être le ministre des finances d'Adolf Hitler. Quelle maestria dans la narration, Boisserie et Guillaume ont la merveilleuse idée de nous conter cette histoire sous la forme d'un interrogatoire entre Schacht et un agent du mossad, ce qui permet de faire cogiter nos méninges. L'agent du mossad, dont l'identité nous sera dévoilée à la fin du tome deux, fait contre poids aux dire du banquier. Chacun aura sa propre idée sur cet économiste. Deux couvertures austères qui mettent de suite dans l'ambiance. Le dessin rétro nous transporte de suite dans ces années d'entre deux guerres. Ce n'est pas mon style, mais il est tout à fait en harmonie avec le récit. Une petite merveille que je conseille vivement.

19/09/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jours de sable
Jours de sable

Une véritable claque visuelle ! Dès les premières pages, nous sommes subjugués par des pleines planches magnifiques, puissantes et pleines d'émotions. On sent que rien n'a été fait au hasard. Les détails, les décors, les expressions des personnages, les couleurs,.. tout cela mis ensemble, forme un tout qui dégage un "je-ne-sais-quoi" indescriptible, mais en tout cas, très émouvant et prenant. Concernant le scénario, la aussi, l'auteur est épatant. Nous accompagnons un photographe envoyé faire un reportage photo sur le "Dust Bowl". D'un point de vue historique, l'album est très enrichissant. Ayant 26 ans, je n'avais pas spécialement connaissance de ce point de l'Histoire et j'en ai beaucoup appris. Cette BD m'a également donné envie d'en apprendre plus sur ce phénomène, elle a attisé ma curiosité. De plus, le personnage principal est agréable à suivre. Nous partageons ses questionnements et ses doutes. Nous nous remettons en question avec lui. Il y a une véritable évolution dans sa perception des choses, et la conclusion du héros m'a été très satisfaisante. Enfin, la bd est ponctuée de nombreuses "mini-histoires" grâce aux nombreux personnages secondaires. Cela m'a permis de mieux saisir les enjeux du "Dust Bowl". Je ne sais pas si cet album deviendra culte avec les années, mais dans tous les cas, visuellement c'est un chef d'œuvre. Gros coup de cœur 4,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

18/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Cinq branches de coton noir
Cinq branches de coton noir

J'eus aimé mettre cinq étoiles comme les cinq branches de coton noir mais pour mon deuxième avis je ne puis transgresser immédiatement l'article 1 de la constitution bdthèque, mais c'est à contrecœur ! C'est peut-être grâce à la documentation sur le Mayflower (XIII) et l'histoire des premières années des USA que Y. Sente nous offre un scénario engagé aussi original que bien ficelé à mon goût. Quand on y ajoute les excellents dessins de S. Cuzor et les très belles couleurs de M. Versaevel, on obtient un ouvrage de première qualité. D'autant plus que par sa présentation luxueuse cet œuvre ne déparera aucune bonne (et moins bonne) bibliothèque. En 1944, deux jeunes afro-américains, Johanna, par ses études, et son frère Lincoln, au front, rêvent comme beaucoup dans leur communauté de rétablir leur juste place, passée et présente, dans l'histoire des USA. Un document familial datant de la guerre d'Indépendance en 1776 va leur en donner l'occasion. Lincoln, Tom(portrait craché de Samy Davis Jr) et Aaron sont considérés comme soldats de deuxième catégorie puisque la ségrégation existe encore en 1944 au sein de l'armée US. C'est en 1948 que le Président Truman l'abolira en signant l'Executive order 9981. C'est aussi le premier Corps fédéral à le faire, les autres suivront petit à petit. Cela explique pourquoi nos trois soldats ne peuvent pas assister au show des girls venues distraire la troupe. Ils n'en ont pas encore le droit !!!! Mais le sang noir ressemble au sang blanc au pire moment de l'action. Catapultés dans les Ardennes Belges, nos Boys vont prendre en pleine face la contre-offensive allemande face à un ennemi remonté comme une pendule, très supérieur en nombre et bien décidé à reprendre le port d'Anvers et de refaire le coup de 1940 pour négocier une paix séparée avec les américains. On comprend pourquoi Schlupf n'a nulle envie de reculer ou de laisser partir des américains qu'il doit anéantir. D'autant plus que le drapeau envié est une pièce de très grande valeur qui pourrait être bien utile comme monnaie d'échange en cas de coup dur. Pour moi dans cette œuvre, il n'y a aucune fausse note.... ni blanche ni noire ( sauf la mienne).

16/09/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Toutou Détective
Toutou Détective

Le livre dont on est le héros n'est pas mort ! Ca existe même en bande dessinée, comme l'ont prouvé plusieurs éditeurs par le passé. Ynnis Editions, spécialisées dans les publications geeks, se lancent à leur tour dans l'aventure, en proposant une BD-jeu venue d'Italie. Nous suivons, ou plutôt nous orientons les aventures de Lucy, petite croisée de quatre ans, qui un beau matin, au détour de sa promenade (ou plutôt sa fugue, puisqu'elle sort du jardin de son maître par une porte dérobée, va se retrouver dans une drôle d'aventure... Ou plutôt plusieurs aventures potentielles, puisque le scénariste a prévu quatre histoires aux fins distinctes, qui permettent aux jeunes lectrices et lecteurs de passer de (très) bons moments de lecture, dans des décors champêtres ou sylvains ma foi plutôt agréables à l'oeil. Des histoires avec plein d'animaux, de créatures mystérieuses, qui constituent une belle entrée en matière dans le livre-jeu pour de jeunes lectrices et lecteurs. Je recommande.

16/09/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dessiner encore
Dessiner encore

Un album d’une force incroyable qui confronte le lecteur au traumatisme dont Coco, de son vrai nom Corinne Rey, dessinatrice à Charlie Hebdo, est victime après les attentats. Le 7 janvier 2015, la jeune dessinatrice est prise en otage par des terroristes qui l’obligent à ouvrir la porte de la rédaction de Charlie. Et là, elle assiste au massacre de ses amis. La scène est terrible et le bilan humain effrayant. Depuis ce jour, Coco est en état de choc post traumatique, elle y est aussi submergée par une culpabilité tenace qui s’ajoute à son mal-être. Graphiquement, elle formalise cette submersion en dessinant d’énormes vagues bleues qui font immédiatement penser à l’estampe d’Hokusai (la Grande Vague de Kanagawa) et qui l’emportent. Entre récit chronologique des événements, autoanalyse de ses sentiments et angoisses qui la poursuivent obsessionnellement, Coco tente de trouver la bonne thérapie pour s’en sortir. L’album est d’autant plus émouvant que la dessinatrice raconte aussi les jours heureux, les jours d’avant où tout le monde s’engueulait joyeusement ! C’est vraiment un album à lire.

15/09/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jimmy Corrigan
Jimmy Corrigan

C'est un ouvrage unique, et je vais y aller mollo sur la critique car une seconde ou plusieurs lecture(s) s'impose(nt) pour être convaincu. En tout cas, je dirais que c'est la forme et l'ambiance qui offrent la réussite à cette BD, avec ce récit aux apparences ennuyeuses. Apparences seulement. Je veux quand même préciser que c'aurait été un avis plus élogieux si je n'avais pas eu tant de mal à entrer dans le récit. C'est pas que je n'aime pas, mais je n'ai pas compris ce fouillis scénaristique du début, c'est à dire une cinquantaine de planches... J'ai eu l'impression de parcourir quelque chose d'expérimental et dénué de sens. Ma seule interprétation serait que le personnage était vraiment paumé à s'imaginer dans plein de situations, jusqu'à ce qu'il rencontre son père, évènement qui a permis de lancer une intrigue plus linéaire. Ou bien Chris Ware publiait ses story hebdos sans lien particulier au début, et puis il s'est dit finalement qu'il y avait matière à développer un truc solide. Je sais pas.. En tout cas ça manque de liant un moment donné et je dissocie beaucoup trop la première partie du reste pour être entièrement conquis. C'est à partir de la rencontre avec son père que j'ai pris un gros plaisir. D'autant que le déroulé de l'intrigue s'éclaire réellement à mesure que l'on en apprend davantage sur la famille de Jimmy... C'est superbement monté et cela donne une approche de l'individu social selon l'époque, c'est top. Et je finis par ce qui m'a le plus plu, le dessin et la forme. Ce sont essentiellement ces 2 éléments qui façonnent le récit et qui lui donnent une ambiance si particulière. Parcourir l'histoire par des citations de texte ne mènerait à rien sans image. Et là les images sont vraiment saisissantes. Le silence très pesant est au rendez-vous, ce qui paradoxalement donne une vie folle au bouquin. J'adore, et cela montre toute la complémentarité attendue dans une BD, la littérature, le dessin et l'ambiance qui en découle. Je n'ai rien à dire sur la colorimétrie qui est superbe à mes yeux, parfaitement dosée et agréable. Le cadrage des cases aussi, pouaah j'adore... L'ensemble dégage comme une profonde mélancolie, du regret, un regard vers le passé et une domination écrasante du temps présent. Les regards, les mimiques, la position des corps... tout ce minimalisme dégage énormément d'émotion à mes yeux. Et puis on trouve aussi des scénettes vitales qui prêtent à sourire ou qui laisse entrevoir un espoir réconfortant. Le rendu final en est particulièrement poétique. A lire pour les curieux qui n'ont pas peur d'une révolution littéraire. Les premières planches peuvent rebuter et c'est le gros malus que je donne au bouquin. Si le lecteur ressentira la même chose, j'espère qu'il gardera comme volonté celle de lire le récit jusqu'au bout, car cela mérite qu'on s'y attarde. Derrière ce semblant de monotonie ambiant, on peut se trouver agréablement surpris par le déroulé des évènements.

13/09/2021 (modifier)