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Les derniers avis (7193 avis)

Couverture de la série Le Voyage de Marcel Grob
Le Voyage de Marcel Grob

L'adage nous le répète " Les voyages forment la jeunesse." Mais le type de voyage de Marcel Grob l'a détruite d'une façon cataclysmique. L'excellent ouvrage de Philippe Collin et de Sébastien Goethals nous conte une histoire de "Malgré-nous". Nos compatriotes Alsaciens et Mosellans ont eu la pénible obligation de servir de chairs à canons pour les unités allemandes décimées par les combats dès 1942. C'était probablement plus une volonté d'affirmer la volonté d'accaparement et de contrôle de ces territoires et de leurs habitants par les occupants qu'une réelle aide militaire quand on voit le nombre d'incorporés par rapport à l'immensité de l'armée allemande. Toujours est-il que quand cela vous tombait dessus c'était affreux. L'ouvrage nous renvoie aux interrogations fondamentales de la condition humaine. Le scandale du mal, la liberté, la conscience et la responsabilité de ses actes et la justice. J.P Sartre a dit que les hommes n’avaient jamais été aussi libres que pendant la guerre (39/45) dans "La République du Silence" Cette phrase paradoxale est superbement illustrée par le récit des mésaventures de Marcel Grob. Contrairement à ce qu'il nous fait croire et ce qu'il veut encore se persuader sur son lit de mort, il avait le choix à chacune de ces étapes. Comme le grand Max qui prend le maquis, comme Koenig et Riedweg qui désertent et même comme Müller ou le lieutenant Brehme. Il y a des conséquences qui peuvent être terribles mais ce sont pour ces hommes-là que les GI sont morts sur les plages. Etre ou ne pas être, Mourir ... dormir, Grob lui se soumet à la situation et les quelques rares initiatives qu'il prend sont pour sauver ses Frères d'armes. Je ne sais pas si j'aurais fait mieux que lui mais dans la vérité du cœur au moment de l'agonie, je serais probablement rongé par le dégout de moi-même si j'acceptais ma conscience en toute lucidité. C'est ce tribunal qu'il a à affronter. C'est celui de madame Coscienza la greffière mais aussi, en français, sa conscience italienne. Je trouve l'idée du tribunal de l'examen de conscience excellente car elle permet de poser la question de la justice au delà du droit naturel et du droit positif. Grob a bénéficié d'un droit positif dont il s'est bien accommodé. Alors que ses victimes de Marzabotto auraient bien aimé pouvoir jouir de leur droit naturel. Les dessins de Sébastien Goethals sont précis, alternant la tension du bureau, la beauté des paysages italiens et la férocité de la violence paroxysmique. Pas de couleur pour ce monde infernal. Le plus c'est le dossier historique de Christian Ingrao qui remet certaines pendules à l'heure à propos des choix politiques fait au sortir de la guerre. C'était probablement légitime dans les années 50-60 mais aujourd'hui le temps de l'histoire, de la justice et de la vérité doit pouvoir voir le jour sans polémique. Un ouvrage à faire lire à tous les lycéens européens. Comme l'indique la dédicace d'entrée.

11/01/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Ballade du soldat Odawaa
La Ballade du soldat Odawaa

Que 5 avis pour cette BD magnifique ? Mais c’est juste dingue cette situation ! Lecteurs de bdthèque vous êtes passés à côté d’un truc génial ! Vous êtes en quête d’un super album, ne cherchez plus, vous devez vous procurer celui-ci sans hésiter ! Je vous raconte le pitch … Des snipers amérindiens sont dépêchés sur le sol français en février 1915 pour donner main forte à notre armée. Très rapidement l’un d’entre eux, le soldat Odawaa fait des dégâts dans les troupes allemandes. Un Chris Kyle avant l’heure. Il est particulièrement efficace. Son tableau de chasse devient impressionnant. L’ennemi met sa tête à prix. Ses exploits exaltent notre armée. Vous rajoutez en parallèle une chasse au trésor dans ce bourbier sanglant, sur la ligne du front, et vous voilà happés comme jamais dans une histoire sombre et violente. Qui est Odawaa ? Qui découvrira le fameux olifant de Rolland (cor d'ivoire des chevaliers, taillé dans une défense d'éléphant) ? Vous irez de rebondissements en rebondissements. Voilà donc une guerre des tranchées exaltante. Les balles et les obus fusent de partout. Le graphisme est noir. Bravo pour la colorisation qui contribue à un climat de fin du monde. Le champ de bataille est criant de réaliste. Oui nous sommes bien dans une guerre sale et poisseuse. Petit bémol cependant, l’utilisation de l’allemand n’apporte pas grand-chose même si cela n’est pas rédhibitoire. Lecture d’une seule traite bien évidement. Je recommande chaudement. Cela mérite une note à 4,5 étoiles largement !

11/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Johan et Pirlouit
Johan et Pirlouit

Cette sympathique série de Peyo s'est fait dévorer par les petits personnages bleus qui apparaissent au neuvième album. C'est un peu dommage. . Dans un Moyen-Age fantasmé et gentillet, Johan le preux aide le bon seigneur à retrouver ses droits contre le mauvais. C'est le basique mais Peyo innove dans des univers qui tendent au merveilleux et à l'exploitation de mythes. Il y a donc une recherche dans le renouvellement des scenarii, ce qui rend la série non répétitive. C'est bien dessiné, avec de belles couleurs pour les enfants, des bonnes bagarres pleines de bosses pour les garçons et un couple de héros dissemblables et très attachants. C'est le personnage de Pirlouit qui donne toute sa valeur à la série. Trublion sympathique et dynamique avec sa biquette il donne vie et mouvements aux aventures. Toujours un brin râleur, ne tenant pas l'alcool et toujours malade sur mer ; il est le centre des gags parsemés dans les albums. Peyo a soigné les décors avec des villages, des auberges ou des châteaux où l'on se sent bien. Bonne série pour les enfants et pas que.

11/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Big Kids
Big Kids

C’est la première fois que je lis un album de cet auteur canadien, dont les couvertures me faisaient de l’œil depuis pas mal de temps. J’avais acheté cet album « pour voir », attiré par ce petit format et ce très beau travail éditorial (comme souvent !) d’Atrabile : petit format avec couverture très épaisse. Des allures extérieures de carnet intime, ce que cet album pourrait tout à fait être, en y réfléchissant, puisqu’il nous dépeint les questionnements et certaines découvertes (sur lui, sur les personnes de son entourage) d’un grand adolescent (l’auteur ?), renfermé, un peu souffre-douleur de ses camarades, homosexuel mal dans sa peau, avec une famille assez distante (et un oncle carrément con). Très peu de textes dans des phylactères, mais généralement des commentaires du héros en off, en dessus ou au milieu des dessins. L’entrée en matière peut ressembler à du Pérec trash ; « Quelques trucs d’avant dont je me souviens : Jared qui me tire les cheveux pour me faire comprendre qu’il va jouir » accompagnant un dessin représentant le héros faisant une fellation au-dit Jared, voilà la première case !). Mais ce n’est pas du tout le cas. Bien au contraire, le récit bascule dès le premier tiers dans quelque chose d’éminemment poétique, métaphorique, les personnages apparaissant sous forme d’arbres ou de brindilles (la distinction ayant une signification). J’ai trouvé ce traitement de l’histoire intéressant, intelligent et original. Et la colorisation, très tranchée, ajoute à l’atmosphère de rêverie qui habille l’intrigue. Chouette découverte en tout cas, d’un auteur au style très personnel (à feuilleter avant d’investir), mais qui m’a convaincu d’aller jeter plus qu’un œil sur ses autres productions. Note réelle 3,5/5.

11/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Negalyod
Negalyod

Mais qui est Vincent Perriot ? Loin d’être un inconnu au jugé de sa production, il n’en demeure pas moins qu’à mes yeux ce fut une découverte, et une sacré découverte. Cette imposante aventure qu’est Negalyod est tout simplement géniale, je n’avais pas lu cela depuis le tome 2 du Cycle de Cyann, Six saisons sur ilO et ses 120 pages de péripéties, ce qui était impressionnant à l’époque. Le terme de roman graphique n’est pas usurpé pour le coup car il y a là un auteur qui aime prendre son temps en accordant une large place au contemplatif, et pas seulement parce que le décor s’y prête bien avec dans un premier temps cet immense désert aride de far west où vit un « dinoboy » solitaire, mais aussi parce qu’on nous abreuve de sublimes dessins en pleine et double page. Sur le plan graphique on ne se moque pas de nous, c’est entre Moebius et Mézières. Le genre de l’Imaginaire est l’endroit idéal pour céder à toutes les envolées graphiques, l’auteur l’a bien compris et s’est lâché. Ça fait du bien de constater qu’il y a encore de la place pour ce genre de parpaing fantastique à une époque où la bd reste pas mal codifiée je trouve. Et pour ne rien gâcher, c’est vachement bien écrit avec un discours entre les lignes où on parle de gens hyperconnectés mais déconnectés de la vie réelle, de castes où ceux d’en bas cherchent à grimper en haut en écrasant les autres pour y parvenir, Jarri est un étranger mais probablement la solution aux maux de ce monde déphasé de la nature, pourra-t-il lutter seul face à l’énigmatique Réseau qui contrôle tout ? J’ai dit que c’était bien écrit ? : « Déjà l’Histoire nous montrait qu’avant nos grands déserts, il y avait des mers aux horizons infinis, et des milliers et des milliers de rivières aux noms oubliés… L’eau est partout dans les canaux, mais nous ne la voyons plus… C’est la rouille qui est devenue l’architecture de nos vies. » Mais bon, les jolies dessins c’est bien, mais c’est encore mieux quand il y a une histoire capable d’entraîner le lecteur. Et c’est également ce que réussi Vincent Perriot. Je ne sais pas quelles sont ses influences, s’il a lu ou vu les mêmes auteurs que moi mais je me suis complètement retrouvé dans son récit. Il y a tellement de références que je ne saurais par laquelle commencer. Du Hayao Miyazaki, avec ses avions de chasses dont on se demande comment ils tiennent debout, assemblage de cordes et de tôles ; le propos écolo etc. J’ai eu l’impression d’un genre Nausicaä de la vallée du vent, avec parfois des touches à la Dragon Ball, enfin je veux dire par là que le seul auteur que je connaisse à avoir été capable d’incorporer des dinosaures et des humains dans un même récit sans que ce soit grand-guignolesque, c’est Akira Toriyama. Et puis ce que j’ai beaucoup aimé c’est le côté pot-pourri et l’impossibilité de classer cette histoire dans un genre bien précis. Oui il y a de la SF, à travers ces cités flottantes, des bribes de technologies qu’on n’est pas encore capables de réaliser aujourd’hui, les clins d’œil (volontaires ou pas) à Mad Max 4, Matrix, Gunnm etc. Mais aussi de la Fantasy-Western avec le héros capable de parler aux animaux, on ne sait pas trop si on est dans un futur SF post post-apo (façon Dune, ou bien le lecteur peut s’imaginer très loin dans le futur de Jurassic World), ou dans un monde secondaire imaginaire, on ne sait pas trop comment tout cela marche mais ça tient debout. À noter le superbe travail de Florence Breton à la couleur, elle contribue tout autant au succès de cette série. De la grande bd de genre française.

10/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Déploiement
Le Déploiement

Quelle lecture, j'en ai pris plein les yeux et mon cerveau est en surchauffe.  Nick Sousanis est un ancien joueur de tennis professionnel, dessinateur, mathématicien, chercheur, il enseigne le langage de la bande dessinée à l'université de Calgary. Rien que ça, sic. Et là, il pond une thèse sur la bd. Alix a déjà tout dit, voir son avis ci-dessous. Une démonstration imparable en dix parties. - Un : Planitude. Dès notre naissance nous sommes programmés, c'est à dire qu'une succession d'étapes nous formatent dans le temps, l'espace et l'expérience. Ce qui permet l'interchangeabilité puisque tout est standardisé. Pensée et conduite sont alignées dans une seule dimension. - Interlude : Flatland. Il décrit plusieurs mondes. Il prend pour exemple une pièce de monnaie et le fait de la regarder sous différents angles change sa forme. Les Flatlandais ne la voit que sur la tranche, en deux dimensions. Les Linelandais ne voient qu'une succession de points, la ligne. Une dimension. Le Carré avec ses trois dimensions. Sousanis demontre les limites de notre vision. - Deux : L'importance de voir double et plus encore. Il faut éveiller les potentialités. Une expérience, regardez un objet avec l'œil droit puis le gauche et enfin avec les deux. Notre vision stéréoscopique est l'intégration de deux vues, deux sources distinctes. Toujours remettre en cause nos perceptions. Il compare aussi nos sens limités, l'odorat et l'ouïe, avec un chien. Il faut pousser notre curiosité à découvrir ce qui se trouve au-delà de notre horizon. - Trois : La forme de nos pensées. Les langages sont de puissants outils mais avec leurs limites respectifs. Pour exemple le thermomètre n'est qu'une vue partielle du temps. Les mots ne sont pas les seuls véhicules de la pensée, dès qu'ils sont intégrés aux dessins, nous sommes prêts pour de nouvelles explorations. - Quatre : Notre corps en mouvement. La frontière texte/image, nos yeux toujours en mouvement explorent sans cesse, nous révélant ainsi de nouveaux aspects. Dessiner est un moyen de coucher nos pensées sur du papier. - Cinq : La cinquième dimension. L'imagination permet de dépasser notre point de vue, point de vue inévitablement limité. Elle permet aussi de franchir les failles de la perception et ainsi de révéler de nouveaux mondes. - Six : Ornières. La marche des idées creuse des sillons qui ne cessent de grossir, nous suivons ces chéneaux initiés par nos prédécesseurs. A force de répéter dans le temps les mêmes gestes, on devient compétent mais cela freine notre flexibilité. - Interlude : Ficelles. Sousanis nous compare à un pantin sur lequel on tire les ficelles et qui suit sa routine quotidienne. Mais il suffit d'une perturbation au scénario.... La philosophie commence avec l'étonnement. - Sept : Vecteurs. Il ne suffit pas de couper les ficelles, bien au contraire, elles doivent servir de liens. De ne pas les voir comme des contraintes mais comme des forces à exploiter. - Huit : Éveil. Nous devons trouver en nous-même le moyen d'arriver à bon port, avec des chaussures à nos "dimensions". Un album qui m'a remué avec de très nombreuses références philosophiques. Je vais digérer cette première lecture avant d'en faire une seconde plus tard et peut-être réhausser ma note. Graphiquement, un noir et blanc tantôt charbonneux, tantôt clair et fin. Une mise en page explicite qui me rappelle Dans la tête de Sherlock Holmes. Superbe. Un index chronologique en fin d'album avec des notes explicatives. Déployez-vous.

09/01/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Seul le silence
Seul le silence

Voilà une BD magnifique achetée sur les préconisations de Mac Arthur. C’est un polar avec une histoire qui s’entortille au fil des pages pour que le lecteur soit dans la confusion et un peu embrouillé. Mais que c’est bon de prendre du plaisir à décortiquer l’enquête et à émettre des hypothèses. Au final toutes vos suppositions tombent à l’eau car bien évidemment vous n’avez pas vu venir l’épilogue. La lecture ne peut se faire que d’une seule traite. Vous serez happés littéralement. Pas possible de faire autrement. Le rendu est particulièrement réussi. Tout a été travaillé minutieusement par Fabrice Colin et par Richard Guérineau pour que cette histoire d’un tueur en série qui s’étale sur presque 30 ans soit accaparante. Du graphisme à la colorisation en mode sépia en passant par la narration. Et psychologiquement c’est très très fort. A découvrir au plus vite. Encore merci Mac pour cette belle découverte.

09/01/2022 (modifier)
Couverture de la série La Ribambelle
La Ribambelle

Quel dommage!! Oui quel dommage que Roba ait consacré presque tout son temps et son énergie à la création de Boule et Bill. Je trouve que Roba nous laisse un peu orphelin avec seulement les six numéros de "La Ribambelle" plus deux petites histoires à découvrir dans l'intégrale 2 parue en 2003. ( Je ne connais pas la reprise de Zidrou) En effet je trouve cette série de bien meilleure qualité que "Boule et Bill" sans commune mesure. Voila une bande de joyeux Ribambins ouverts à la diversité qui ne demande qu'une chose : jouer paisiblement dans leur bus et leur terrain vague obtenus de haute lutte contre Grofilou. Mais il semble que la paix et la gentillesse ne plaisent pas à tous. Ni à Grofilou symbole d'un capitalisme dévoyé et perverti ni à Tatane et sa bande. Les Caïmans plus bêtes que méchants sont le miroir de notre sympathique bande. Tous ces "méchants" ont une vrai place dans les aventures avec des caractères bien travaillés voire attachants comme ceux de Rodolphe et Alphonse. Pour "les gentils" c'est un régal. Archibald est le moteur du groupe avec son franglais si drôle. Atchi et Atcha amènent une vrai poésie avec leurs pseudo maximes à la Confucius tellement bien bien imaginées et placées. Mais la vrai trouvaille, c'est James, l'adulte encore enfant, à la fois protecteur et participant sans qui rien ne serait plausible. Le dessin de Roba est très dynamique, précis pour les personnages et les décors sont travaillés pleins de détails savoureux. Les couleurs sont d'époque, moi ,j'aime. Il y a des petits clins d'œil vers d'autres série (comme Astérix en Corse quand ils sont en Ecosse), il y a d'autres trouvailles comme l'oiseau qui parle aux Galinpagos et ses affreux avec leur "Panzerfaust" qui se retourne contre eux, image de ce qui leur est arrivé quelques années auparavant. D'ailleurs ce dernier épisode est plus dur qu'il n'y paraît tant il rappelle les expérimentations Nazis d'Auschwitz. La cerise sur le gâteau est le vocabulaire à plusieurs niveaux. Du très recherché avec James ou Atchi/Atcha ( pusillanime, lépidoptère, alcaloïde...) au calembours des Caïmans sans parler des subjonctifs passés ni de la créativité. Du haut niveau. Deux ombres au tableau. Grenadine est cantonnée à une étiquette d'infirmière-raccommodeuse de chaussettes bien trop stéréotypée ( c'est James pour la cuisine). Enfin je préfère les Natives d'Archibald aux Sauvages de Phil. Comme quoi, le vocabulaire traduit beaucoup de l'esprit du temps. A redécouvrir absolument

08/01/2022 (modifier)
Couverture de la série A la recherche de Peter Pan
A la recherche de Peter Pan

Cosey est un magnifique conteur d'histoire comme Zeke. Ici il nous livre un récit à la Hemingway ou à la Kessel. Ces écrivains baroudeurs qui n'hésitaient pas à mouiller la chemise dans des situations extrêmes. Oui même dans le paisible Valais on peut rencontrer des situations extrêmes et aventureuses. De celles qu'affectionne justement Peter Pan. Le départ est plutôt contemplatif avec ces magnifiques dessins de la montagne suisse. Cela permet à Cosey de nous régaler de ses blancs ses bleus et ses jaunes du village et des forêts. Les décors et ambiances sont somptueux mais les personnages sont au niveau. Tous plus sympathiques les uns que les autres. Même nos deux gendarmes modèles d'opiniâtreté et de courage pour remplir leur devoir. Contrairement à d'autres j'aime beaucoup la partie village vide avec cette ambiance de compte à rebours dont vous ne maîtrisez aucun élément. L'intrigue se dévoile lentement puis s'accélère dans un timing commandé par la montagne capricieuse qui décidera du sort des uns et des autres. Une magnifique histoire d'amour des autres et de la nature. Un régal

07/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Tout a été dit par mes prédécesseurs, mais allez zou un autre 4 étoiles pour ne pas déroger à la moyenne. C’est brillant, ludique, inventif ... on prend un plaisir fou à la lecture. Une histoire maîtrisée, avec sa part de mystère et une conclusion très satisfaisante. Un dessin sans faute, typé et détaillé, une mise en page superbe. ET surtout une narration Originale et Magique qui donne toute la saveur à l'œuvre. Bref une réussite de bout en bout. Bravo aux auteurs.

06/01/2022 (modifier)