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Les dernier avis (31 avis)

Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

J'avais déjà énormément apprécié la formidable inventivité de découpage de Benoît Dahan dans sa série Psycho-Investigateur (Simon Radius). Si il y a bien un auteur en ce moment qui aime jouer avec les possibles du média BD et qui semble s’en délecter c’est bien lui ! Ici, accompagné de Cyril Lieron au scénario, nos deux compères fans de Sherlock Holmes se sont lancés dans une série nous dévoilant les arcanes du cerveau de notre célèbre détective en pleine action. Benoît Dahan aime décidément traiter des mystères et arcanes de nos cellules grises :), et quel régal !!! Rien que la couverture est un petit bijou ! Sa couverture découpée nous révélant les « rayonnages » du cerveau de Holmes illustre à merveille la citation de Holmes tirée du roman « Etude en rouge » : « Voyez-vous, je considère que le cerveau de l’Homme est à l’origine comme une petite mansarde vide. L’ouvrier adroit prend grand soin de ce qu’il met dans la mansarde, dans son cerveau ». C’est beau, subtil et rien qu’avec cette couverture le décor est intelligemment planté. Le reste est à l’avenant. Le fond de chaque planche est volontairement vieilli façon vieux papier, ce qui renforce ce petit côté suranné que n’aurait su rendre un fond blanc classique. Et vient ensuite le découpage des planches… Jouissif pour le lecteur (même si on sent que Benoît Dahan prend un malin plaisir à trouver LA bonne idée de construction pour chaque page ou double page), on pourrait passer des heures à en contempler certaines. Heureusement la narration ne pâtit pas de ces trouvailles graphiques et vient même malicieusement s’insérer dans ces découpages astucieux et on est vite happé par l’enquête qui s’engage pour sortir Holmes de son ennui chronique. Vous l’aurez compris, cette première partie de cette enquête « L’affaire du ticket scandaleux » est une vraie réussite car tous les codes holmésiens sont bien là et subtilement distillés tout en laissant aux auteurs les possibilités de nous surprendre tant par l’originalité de l’histoire que du graphisme. Vivement la suite !

28/05/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Béatrice (Mertens)
Béatrice (Mertens)

Wow ! Voilà un album qui aura réussi à me surprendre par bien des aspects ! Tout d'abord c'est la qualité du graphisme de Joris Mertens qui a un je ne sais quoi du Jean-Louis Tripp de Magasin général mais avec une touche toute personnelle, proposant dans une même case ou planche, tantôt un trait proche de l'esquisse, tantôt un trait affirmé, subtil et marqué sur les détails qu'il veut mettre en avant. Vient ensuite sa colorisation qui pour les besoins de son récit alterne entre le noir et blanc et des couleurs très chaudes qui donnent à ses planches des ambiances impressionnantes. Et c'est enfin l'expressivité de ses visages (et je peux vous dire qu'il y en a ! Ses scènes de foules dans la rue, les transports en commun, les magasins ou encore les bars) qui m'a scotché ! Il faut dire que quand on se lance dans une BD sans texte il faut savoir faire passer beaucoup de choses avec son coup de crayon, et Joris Mertens m'a impressionné de ce côté ! Quant à l'histoire, dur d'en parler beaucoup sans dévoiler ce qui fait tout le charme et la force du récit. Si j'ai été rapidement pris par les ambiances et les planches qui nous racontent le quotidien de Béatrice, cette jeune vendeuse qui travaille dans un rayon d'accessoires vestimentaires dans un grand magasin du genre "Galeries Lafayette", j'avoue que je ne voyais pas vraiment où tout cela allait nous mener... C'est là que le basculement survient en milieu de l'album et que le récit prend une toute autre voie jusqu'au final qui donne envie de relire l'album. Une franche réussite et un petit tour de force pour cette BD qui sans texte réussit à nous mener par le bout du nez jusqu'à sa conclusion !

27/05/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Château de mon père : Versailles ressuscité
Le Château de mon père : Versailles ressuscité

Ce roman graphique est passionnant à plus d’un titre, notamment parce qu’il raconte autant la « renaissance » du Château de Versailles vers son entrée dans le XXe siècle que le parcours d’un homme, Pierre de Nolhac, dont la vie avait fini par se confondre avec le monument dont il fut le conservateur pendant près de trente ans. A tel point que cela n’avait pas été sans conséquences sur sa vie privée, occasionnant brouilles et disputes avec sa famille. En particulier sa femme, qui finira pas le quitter, considérant que le château avait pris l’ascendant sur elle-même et ses enfants. A travers ce personnage remarquable et pourtant méconnu, sont évoqués les faits historiques ayant jalonné sa vie, de la construction de la tour Eiffel pour l’exposition universelle de 1889 jusqu’à la première guerre mondiale, en passant par la construction du métro parisien, ou, plus anecdotique, l’arrivée du téléphone à Versailles même… Inspirée des mémoires de Pierre de Nolhac lui-même, cette saga familiale se déroulant sous l’ombre imposante voire écrasante du célèbre château bénéficie d’une narration fluide et prenante. On est littéralement immergé dans cette Belle époque qui succédait à une période de troubles, mais où désormais tous les espoirs étaient permis à l’approche d’un XXe siècle que révolutionneraient à coup sûr les progrès scientifiques et techniques. Las, ceux qui en connaîtront les deux premières décennies verront ces espoirs bien vite douchés… Sans être forcément très précis, le trait semi-réaliste en noir et blanc d’Alexis Vitrebert met davantage l’accent sur les atmosphères, avec sobriété. Le dessin n’est parfois qu’esquissé, permettant au lecteur de s’en emparer pour reconstituer et extrapoler lui-même les décors et les situations, dans une approche à mi-chemin entre BD et littérature. On peut concevoir, comme le dit très bien Jean Dytar, dont le style est similaire, ces « images pensées comme des maillons de la chaîne narrative, qui n'ont pas de sens en dehors de cette économie [de détails, ndr] ». Et comme par une magie inexplicable, le château, se réveillant d’un long sommeil, nous fait entendre le grincement de ses parquets fatigués, nous fait humer avec délice les vapeurs de cire de son mobilier antique, ainsi que l’odeur de poussière de ses vastes pièces bien souvent abandonnées… « Le Château de mon père » est donc une excellente BD historique avec une perspective très originale, de l’intérieur, une description passionnante de ce symbole d’une royauté engloutie, sans nostalgie malsaine ni admiration ostentatoire, un symbole qui aura d’une certaine manière permis à la République de se réconcilier avec la monarchie. Ce récit revisité par Maïté Labat, en quelque sorte héritière de Nolhac puisqu’elle a travaillé huit ans dans le mythique château, et Jean-Baptiste Véber, fut possible grâce aux témoignages d’un homme, d’une énergie peu commune, qui à la fin de sa vie trouva encore la force de les consigner par écrit, un homme animé par une passion qui se transforma au fil des années en obsession et fut parallèlement son drame, puisqu’elle entraîna l’éclatement de sa famille. Enfin, le titre, comme une évidence, n’est pas qu’un clin d’œil au roman de Marcel Pagnol, puisque les auteurs ont décidé de placer le fils du conservateur, Henri, dans la position du narrateur, ajoutant à cette histoire le doux parfum de l’enfance.

26/05/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dans la forêt (Sarbacane)
Dans la forêt (Sarbacane)

C'est avant tout grâce à un couple d'amis que j'avais découvert le talent de Lomig par le biais de ses deux premiers albums Magic Dream Box et Vacadab. On avait ensuite eu la chance de l'inviter au festival que nous organisons pour son album précédent Le Cas Fodyl. C'est son regard tranchant et acéré sur notre société, ses absurdités et les méfaits du capitalisme qui m'avaient séduit. Ajoutez à cela un trait fin et souple tout en noir et blanc aimant jouer avec les hachures, et là moi je suis aux anges. J'étais donc curieux de découvrir son dernier album adapté d'un roman de l'autrice américaine Jean Hegland qui fut un best-seller. Dans la forêt nous plonge donc dans un monde post-apocalyptique "soft" : Plus d'électricité, plus de moyens de transports, plus d'essence, la nourriture est une denrée rare et précieuse. C'est dans ce contexte que survivent deux jeunes soeurs dans leur maison en plein coeur de la forêt après la disparition de leurs parents. Mais quand on a 17 et 18 ans, pas facile de bien vivre cette situation... Eva et Nell s'accrochent à leurs passions, la danse et la lecture pour ne pas sombrer et vont petit à petit apprivoiser cette forêt immense qui les entoure. Et c'est là toute la réussite de cet album, faire de cette forêt un personnage à part entière. Sans avoir lu le roman, on sent que Lomig a mis l'accent sur cet aspect primordial du récit et y est parfaitement parvenu ; elle se fait tout à la fois, réconfortante, protectrice, nourricière. C'est là que son trait fin prend tout son souffle et rend parfaitement grâce à la majestuosité de la forêt. Fait étrange, c'est durant la période de confinement que nous venons de passer que j'ai lu cet album, et il prend tout à coup une toute autre dimension... Un très bel album à découvrir !

25/05/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Mary Jane
Mary Jane

Mes aïeux ! Quelle BD ! Encore une fois Futuropolis fait très fort avec ce one shot de Messieurs Le Gall et Cuvillier. Pourtant cette histoire n'est pas originale puisqu'elle s'attache à la vie de la dernière victime du tristement célèbre Jack l'éventreur, sujet largement abordé par une foultitude d'auteurs. Ce qui est hautement intéressant dans ce récit c'est qu'il s'attache essentiellement à mettre à l'honneur la vie des victimes du bourreau, ce n'est donc pas une énième théorie sur la personnalité du tueur. Par ce biais le scénario s'attache plus à la condition féminine de l'époque dans le plus grand empire de l'époque (sur lequel le soleil ne se couchait jamais). À l'heure de l'industrialisation à marche forcée de l'Angleterre victorienne les laissés-pour-compte étaient nombreux et ce n'est pas un hasard si cette histoire possède des accents que l'on retrouve chez un auteur comme C. Dickens. Alors quelques grincheux trouveront sans doute que le récit n'est pas d'une grande originalité, que la narration propose quelques ellipses mal venues, pour ma part je n'ai pas boudé mon plaisir, me faisant embarquer pour ce voyage au bout de l'enfer. A moins d'être le plus insensible qui soit comment ne pas être touché par le destin de Mary Jane ? Que dire du dessin si ce n'est qu'il est superbe sur Londres et ses bas-fonds, le tout magnifié par une mise en couleur aquarellée où l'ocre domine, les personnages possèdent de vraies gueules, le tout dans un style réaliste. Du vrai grand art. Alors j'insiste cette histoire a déjà été racontée, c'est triste, poignant, horrible, mais ici un je-ne-sais-quoi lui donne ce petit supplément d'âme qui fait que j'en fais mon coup de cœur du moment évidemment.

24/05/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Esclaves oubliés de Tromelin
Les Esclaves oubliés de Tromelin

Eté 2010. Je découvre l’histoire d’esclaves « oubliés » pendant 15 ans sur un « caillou » inhospitalier, balayé par les vents et les cyclones au milieu de nulle part dans l’océan indien, à travers le roman d’Irène Frain. A l’époque, cette histoire vraie m’avait subjugué et profondément marqué. Octobre 2015. Le château des ducs de Bretagne à Nantes accueille l’exposition « Tromelin, l’ile des esclaves oubliés ». Ni une ni deux je m’y rends bien évidemment. Et c’est à cette occasion que je découvre avec délectation le travail de Sylvain Savoia. Les planches exposées sont éblouissantes. Après le roman, je replonge sur l’ile Tromelin avec cette BD. Bien évidemment cela va vous remuer. Vous ne pourrez pas rester imperturbable à la lecture de ce récit histoire dramatique. Vous plongerez dans le fin-fond de la cruauté humaine jusqu’à la délivrance. Sylvain Savoia a accompagné en octobre 2008 une mission de fouille sur l’Ile de Tromelin. Une nouvelle expédition pour dresser un inventaire afin de tenter de reconstituer cette histoire dramatique. Sylvain Savoia est donc un témoin privilégié. Son album présente alternativement le naufrage de l’Utile et les conséquences que nous connaissons et les recherches de cette équipe de scientifiques pour mieux appréhender la survie de ces esclaves abandonnés. Cela s’enchevêtre aisément pour le bonheur du lecteur. Un récit croisé passionnant et émouvant. Cette BD est un témoignage historique de qualité. A découvrir et à faire connaitre. L’émotion est au rendez-vous.

24/05/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Batman - Mad Love
Batman - Mad Love

Harley Quinn est l'un de mes personnages de comics préférés. Il fallait donc que je lise cet album racontant comment elle a rencontré le Joker et en est tombée amoureuse. En effet, j'avais déjà vu l'adaptation de cette histoire dans le dessin animé des années 90 et ma bibliothèque possède déjà un album contenant cette histoire (un album en anglais), mais bon je voulais lire la traduction française parce que c'est elle que j'avise ici. L'histoire sur Harley Quinn est excellente et contient tous les éléments que j'aime dans le dessin animé des années 90 : un bon mélange de sérieux, d'un peu d'humour, de psychologie et d'action. Les personnages sont intéressants et la psychologie d'Harley Quinn est bien exploitée. L'histoire est prenante et fluide. Pour la première fois, on apprenait les origines d'Harley Quinn et comme souvent avec les méchants de Batman, son histoire est tragique et rend le personnage complexe. Pour la petite histoire, ce récit sera plus tard adapté dans la seconde série animée de Batman des années 90 et avec le même titre et c'est intéressant de voir les ressemblances et les petites différences dans le scénario. J'adore le dessin que je trouve dynamique et efficace. On a droit à des bonus, il y a deux histoire courtes, le story-board de Mad Love en noir et blanc et la version couleur originale avec des commentaires de Bruce Timm. C'est intéressant.

03/04/2016 (MAJ le 23/05/2020) (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Superman - Bon anniversaire Superman
Superman - Bon anniversaire Superman

Durant le confinement, je me suis mis à relire une bonne centaine de bandes dessinée dont ce one-shot. Plus je le relis, plus je l'adore. La meilleure histoire de Superman que j'ai lue jusqu'à maintenant. En seulement une quarantaine de pages, Alan Moore crée un excellent scénario qui est assez intelligent. Par exemple, il montre une version possible d'une planète Krypton qui n'a pas explosé et tout n'est pas parfait comme cela serait le cas avec un autre scénariste qui se contenterait de montrer un monde rose-bonbon où tout il est beau, tout le monde il est gentil. Les personnages sont bien utilisés. Mongul a son plus beau rôle de méchant et c'est un des moments de gloire de Jason Todd, un Robin qui a été tué trop rapidement et trop gratuitement à mon goût. La narration est maîtrisée de main de maître et le dessin de Dave Gibbons est excellent. Cela ne mérite peut-être pas la note maximale, mais elle fait partie de mes comics cultes. Ce petit récit m'a donné plus d'émotions en 40 petites pages que certaines séries qui durent 40 tomes ! Un très bon moment de lecture, quoique pour apprécier je pense qu'il faut aimer les histoires de super-héros et rentrer dans les codes du genre.

05/07/2009 (MAJ le 23/05/2020) (modifier)
Par Kadath
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Mahâbhârata
Le Mahâbhârata

Avant de noter ce Mahabharata 5 étoiles, je me suis posé la question de savoir ce qu’est une BD culte. Une BD culte ce peut être une BD qui révolutionne un genre et qui marque son époque. Ce n’est peut-être pas le cas ici. Mais une BD culte c’est aussi une BD qui vous reste dans la tête longtemps après sa lecture. Une BD qu’on prend plaisir à rouvrir. Pas toujours pour la relire intégralement (cette BD fait quand même 440 pages) mais pour relire des passages, pour admirer certaines planches, certaines cases. Car le dessin de Jean-Marie Michaud est ici excellent, avec une belle construction de planches très dynamiques et variées et, de temps à autre, de superbes planches en pleine page. Le dessin est réalisé en couleurs directes sur du papier kraft et les planches laissent apparaître cette texture du kraft par endroits au gré des planches. Le Mahabharata est un livre dont le narrateur est également personnage et géniteur de la famille de rois et de héros qui vont s’affronter sous le regard des Dieux du panthéon indien (sous leurs regards mais aussi manipulés par Krishna...) Le fait de faire apparaître dans les planches la texture du papier n’est donc, je pense, pas innocent et illustre les liens étroits entre le livre / la réalité, le narrateur / le géniteur / le personnage... je trouve que c’est vraiment très bien vu ! Avant ma lecture je ne connaissais rien du Mahabharata et je n’avais pas lu non plus le livre de Jean-Claude Carrière, dont la BD est adaptée. Je ne sais donc pas à quel point cette adaptation est fidèle (que ce soit au livre de Carrière ou à l’immense fresque indienne). Pour son Mahabharata, Carrière voulait rendre accessible la trame narrative principale en faisant abstraction de nombreuses trames secondaires. L’adaptation en BD de Jean-Marie Michaud est effectivement très fluide et réussit à rendre accessible une partie de cette mythologie. Dans les premières planches, l’auteur parvient à faire passer avec humour une présentation des nombreux personnages qui aurait pu être rébarbative. Et après cette présentation, nous voilà embarqués dans une grande fresque mythologique, d’une mythologie que je ne connaissais pas... et personnellement, je n’ai pas lâché le bouquin jusqu’à la dernière page. Comme Ro, j’ai noté les anachronismes. J’ai particulièrement apprécié cette partition de Jean-Sebastien Bach, au chevet d’un Krishna endormi... tout cela donne une dimension intemporelle à l’histoire... Lecture vivement conseillée à tout amateur de mythologie, de grandes épopées, de culture indienne, ... En fait je conseillerais même à tout amateur de BD !

22/05/2020 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série In Waves
In Waves

Renversant. C'est un format très épais et souple avec des parties en bleu canard, l'histoire du narrateur, mises en vis-à-vis de passages en sépia qui racontent l'histoire des pionniers du surf. Pour quelqu'un de l'intérieur des terres, comme moi, cela ne parait pas très séduisant. Et pourtant... Vous sortez de la lecture comme si vous veniez de passer une journée à la mer. Lavé, fatigué, les yeux mouillés et les bras lourds. Il y a très peu de textes et peu de dialogues. Une voix off qui est le point de vue d'un des personnages et ...le dessin. C'est drôle comme il n'est pas vraiment habile, pas très contrasté non plus. Peu de traits, pas d'ombre. Un mystère. Si je vous raconte l'histoire, ça va vous plomber, donc n'y pensez même pas, l'intérêt est ailleurs, c'est une expérience de BD.

21/05/2020 (modifier)