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Les dernier avis (36 avis)

Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Privilège des dieux
Le Privilège des dieux

Geoffroy Monde serait-il un génie (encore trop) méconnu ? Il fallait tout de même une certaine audace pour s’attaquer au mythe de Prométhée, et Monde n’en manque pas ! Son génie, peut-être, viendrait du fait qu’il a réussi à se l’approprier totalement, en le passant à la moulinette de son brillant cerveau malade, et ce, pour notre plus grand bonheur. Geoffroy Monde appartient assurément à cette catégorie d’auteurs qui ne fait rien de ce qu’on attend de lui, et c’est en toute logique qu’il a accepté de travailler avec ces brindezingues de Requins marteaux. En outre, quand il s’est agi d’étoffer leur collection « BD cul » au format poche, pratique à tenir d’une seule main (mais pas que), notre joyeux créatif à l’imagination débridée ne s’est pas fait prier, il a même invoqué les dieux de l’Olympe ! « Le Privilège des dieux » commence avec Prométhée, un titan — l’auteur semble avoir décidément une passion pour les géants, qui tiennent déjà une place centrale dans « Poussière ». Et comme dans la série, ces géants ne veulent que du bien aux humains. Selon le mythe, Prométhée déroba le feu sacré de l’Olympe pour en faire don aux humains et le paya chèrement par la suite, sauf qu’ici, Prométhée fait don de sa personne au sens propre du terme, et le feu en question n’est rien d’autre que sa précieuse semence. Ce qui donnera lieu, on peut s’en douter, à quelques scènes pittoresques, d’autant que le titan n’attend pas le consentement de ses victimes, mais s’il y bien des actes de viol, le traitement humoristique permet d’éluder toute idée de violence ou de souffrance. Un exercice délicat que l’auteur gère parfaitement. Ainsi, le supplice de Prométhée sera beaucoup moins pénible — Geoffroy Monde ne fait pas dans le gore et on lui en sait gré — mais ce personnage va dès lors vite être éclipsé au profit de Mercure, qui se verra confier par les dieux la mission de récupérer ce « cadeau » accordé à toute l’humanité par Prométhée. Le même processus mais à l’envers. Curieusement, Mercure est un dieu romain et on se demande un peu ce qu’il fout sur l’Olympe, mais l’auteur n’est pas à un anachronisme près, d’autant qu’on l’a bien compris, tout est permis ici, on est clairement dans le décalage et l’absurde ! D’ailleurs, il ne faudra pas chercher à tout comprendre. Si l’on y voit pas mal de références, certaines ne feront sens que pour l’auteur, si tant est qu’il y en ait un. Le feu sacré de la connaissance est donc ramené ici à une allégorie altruiste de la liqueur séminale masculine, un « feu de la connaissance » qui vous remue et vous chauffe les entrailles en règle et fournira à notre beau gosse bien musclé et bien membré qu’est Mercure — contrairement à Prométhée dont paradoxalement on ne distingue qu’une chaste protubérance — le prétexte idéal pour conquérir les foules et tirer sa crampe partout où il passe… et avec le ou la premier(e) venu(e), jeune, vieux, beau, moche, chauve ou chevelu... Loin du mythe, Mercure est passé du statut de dieu du commerce et de messager ailé à celui de queutard insatiable et expert dans l’art du plaisir. Ses « superpouvoirs » lui permettront de forniquer avec l’humanité entière – pour cela, il vaut mieux être bissexuel — pendant 1.000 ans, de l’Antiquité à nos jours (sic)…. Meilleur WTF du récit, il connaîtra même le grand amour avec Elliott Ness… Menée tambour battant, cette épopée drolatique ne cesse tout au long du récit de prendre le lecteur par surprise (un peu à la façon de Mercure, qui déboule sans crier gare avec son énorme chibre pointé vers le ciel). Le lecteur est bringuebalé dans un tourbillon de rebondissements à travers les époques et dans mille lieux différents, sur un rythme démentiel accentué par moult ellipses chronologiques. C’est très souvent saisissant, parfois drôle, mais toujours jubilatoire. Cet OVNI éditorial, qui équivaut à une prise de champignons hallucinogènes, a le mérite de transcender les codes du manga en y intégrant façon puzzle cet humour au 38e degré si européen, et c’est sans doute là que réside une grande partie du génie de Geoffroy Monde. Un petit must de pop-culture qui, comme toujours chez cet auteur décidément intéressant, reste très graphique, à la fois dans le dessin et la mise en page, où le sexe tout en étant outrancier reste « présentable », où les attributs sexuels apparaissent tels des friandises alléchantes. « Le Privilège des dieux », objet insignifiant au premier abord par son format poche, se révèle un étonnant voyage à bord d’un roller-coaster lancé à grande vitesse, une échappée foutraque et ludique dans une extravagante fête foraine débordant de tentations, où les péripéties en cascade finissent par donner le tournis. Heureusement, on peut se réconforter très souvent avec une sucette démesurée aux couleurs acidulées. On ne sait si Geoffroy Monde a voulu produire là un manifeste hédoniste ou un simple objet de divertissement, mais nom de DIEU une chose est sûre, nous avons là un vrai PRIVILÈGE de lecteur ! Un lecteur qui pourra se délecter de ce « feu sacré », toutes sexualités confondues bien sûr !

27/11/2020 (modifier)
Couverture de la série Ailefroide - Altitude 3954
Ailefroide - Altitude 3954

Complètement étranger au monde de l'escalade, plus adolescent depuis longtemps, jamais interné, j'ai été malgré tout complètement happé par ce récit initiatique de l'adolescent devenant adulte. Le dessin est nerveux, sec, et beau quand il le faut. L'histoire oscille entre moments de tension en cordée sur un à pic rocheux ou sur un glacier fondant, entre instants conflictuels de génération, parent et enfant, société conservatrice et adultes en devenir, recherche du plaisir charnel ou de la caresse amoureuse, petits topos historiques sur la montagne et ses héros mortels... Et tout cela se tient, se lit avec plaisir et avidité, le temps s'écoule sans effort. Et à la fin, on finit un peu plus intelligent qu'au début !

27/11/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Testament du Capitaine Crown
Le Testament du Capitaine Crown

Le capitaine Alexander Crown, ce sinistre pirate patibulaire est décédé. Il a vraisemblablement été torturé et exécuté pour obtenir de lui, qu’il révèle à son assassin la cache de son fabuleux trésor. Sans succès à priori. Son second, Red - c’est son nom - est en charge de l’exécution de son testament. Il réunit donc ses cinq enfants, ses cinq héritiers, ses cinq bâtards pour les mener à l’or du galion espagnol la perla de Oro, le magot du père maudit ! Le problème, et il est de taille, c’est sans doute un dès rejetons qui a tué son père ! Bonjour les retrouvailles familiales ! C’est juste jubilatoire cette atmosphère délétère entre les frères et la sœur. Ils se suspectent les uns et les autres. Nous voilà replongé dans « Usual Suspect » au temps des pirates. Que c’est bon. De la première page à la dernière page, il n’y a pas de temps mort. Le suspens ne s’essouffle pas. La brochette de personnages est exquise. Les coups de théâtres sont nombreux. Parfait ! Le trait de Patrick Hénaff – déjà vu dans « Hedge fund » - fait merveille. Voilà un graphisme juste parfait comme j’aime. Les décors sont travaillés. Les navires sont extrêmement fouillés. Il y a du talent assurément. Si l’on compare avec la série « Long John Silver », à mon humble avis, cette série est un ton au-dessus. La colorisation mérite d’être soulignée. Les scènes maritimes et celles de nuit sont admirables. Je ne suis pas trop adepte des BD liées à la piraterie avec son éternelle chasse au trésor. Mais avec ce diptyque et ses héros bien sombres, je me suis régalé. J’ai dévoré ces deux albums d’une seule traite. Impossible de faire autrement. Vous êtes obligés de suivre le rythme ! Je recommande sans modération.

27/11/2020 (modifier)
Couverture de la série Un Amour exemplaire
Un Amour exemplaire

Je ne m'attendais vraiment à rien en prenant cette BD. Et comme cela arrive des fois, j'ai passé un très beau moment. On suit deux temps dans la narration. Celui des auteurs rapidement rejoints par les clients alentours. Et dans le passé celui de notre couple de héros romantiques. Tout cela est servi de manière vive avec pleins de louches de nostalgie saupoudré d'humour et de sentiments contraires. On navigue entre sourires et émotions tout le long. Le dessin à gros nez de F.Cestac souligne bien la farce de tout ceci... Miam.

27/11/2020 (modifier)
Couverture de la série Aliss
Aliss

Il y a fort à parier que la sortie d’Aliss en BD fera parler d’elle. Déjà, à son annonce, voilà 2 ans, avait fait grand bruit. Les raisons sont multiples. Patrick Senécal, le romancier d’horreur favori des Québécois sera enfin adapté en BD et pour ce faire, rien de mieux que de prendre un de ces premiers romans. Un roman culte qui a fait parler de lui et fait toujours parler de lui 20 ans plus tard. Et, cette adaptation, sera faite par Jeik Dion, un auteur de BD qui ne demandait qu’à exploser au public. La combinaison semblait parfaite, et les attentes dans le milieu étaient grandes. Le résultat est-il à la hauteur ? Il les dépasse selon moi ! L’histoire d’Aliss est simple. L’auteur fait une relecture de l’histoire d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Il transporte l’histoire à une époque contemporaine dans un milieu urbain sombre, angoissant et dangereux et transforme Aliss en une jeune femme cherchant son identité dans ce monde qui n’est pas pour elle. Et cette quête initiatique d’Aliss dans la recherche de son moi se fera dans un univers où l’interdit est inexistant, pire est encouragé par La Reine Rouge qui domine ce monde en le forgeant à son image. Les étapes de cette quête seront difficiles pour Aliss. Pour se découvrir, elle passera par la drogue, le sexe, la peur, la violence. Tout au long de l’histoire, elle ne cessera de se déguiser pour essayer de se trouver. L’auteur pour se faire ne se permet aucune censure. Ici, tout est écrit, imagé. Le sexe est sale, les lieux sont délabrés, les personnages sont tordus, la violence est crue. L’interdit n’existe pas dans le monde d’Aliss comme dans l’écriture de son auteur. Le pari était donc grand. Comment réussir à adapter, aussi fidèlement que possible, une histoire aussi trash, imagée en BD ? Comment réussir à faire pénétrer le lecteur ou la lectrice dans ce monde malsain ? Tout cela pour le plus large public possible ! Et c’est là que la magie de Jeik Dion rentre en jeu. L’histoire d’Aliss en BD passe avant tout par le dessin magistral du dessinateur. Par sa capacité à le faire parler, à le rendre vivant sous nos yeux. Par le talent de pouvoir nous faire rentrer dans ce monde de violence, de sexe, de drogue, de terreur sans rien omettre, mais de toujours être capable de rendre ça tolérable pour les yeux sans enlever le côté malaisant de l’histoire. C’est aussi ce pouvoir de sa mise en scène avec ce cadrage qui fait sortir les images de leur case pour la création de cette ambiance terne et urbaine du roman. Jeik le fait à la perfection. Il joue tout aussi bien avec les couleurs, les ombres et les lumières pour magnifier son dessin. Pour le rendre encore plus vivant. Le pari est grandement réussi ! Ce n’est pas un secret pour les gens qui me connaissent, je suis un grand admirateur de l’œuvre de Jeik Dion. Je crie haut et fort, et cela depuis longtemps, qu’il est l’un de nos plus grands dessinateurs du Québec. Son style est une mosaïque de plusieurs influences. On ressent et l’on voit du Otomo pour cette grande capacité à faire parler son dessin comme seuls les grands savent le faire. On voit un peu de Shirow pour les personnages aux traits gros. On sent l’influence de Moebius et Druillet dans son trait, mais aussi dans l’attitude, dans la volonté de faire éclater la BD. Ses influences américaines sont bien visibles aussi, je vous laisse le plaisir de les découvrir. C’est un dessinateur complexe, brillant, qui joue avec tous les éléments possibles. C’est un artiste qui s’amuse avec le dessin et c’est probablement sa plus grande qualité. De pouvoir sentir son cœur, sa passion dans chaque coup de crayon. Et c’est aussi le seul défaut de cette BD à mes yeux. Car, comme Bone et Chair, j’ai cherché l’âme de Jeik Dion dans cette BD et je n’ai trouvé que son cœur. Tel que Verrue, Jeik est arrivé à maturité. Il est temps pour lui de construire son univers. De nous présenter ses histoires, ses émotions, son âme. De voler de ses propres ailes et faire exploser son talent de créateur. Car c’est évident que ça bouillonne en lui ce désir. Il ne lui reste, maintenant, plus qu’à saisir l’élan qu’Aliss lui donnera, pour prendre la place qu’il mérite dans la BD, celle d’un grand créateur et dessinateur. Aliss c’est une réussite. Une adaptation fidèle et brillante. C’est pour un public averti bien entendu. Il ne vous reste qu’une seule chose à faire. Attendre sa sortie en librairie et courir l’acheter. La BD est le neuvième art et cette BD est une magnifique œuvre d’art qui laissera sa trace dans le monde de la BD.

26/11/2020 (modifier)
Par Blanche
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Ken'en - Comme chien et singe
Ken'en - Comme chien et singe

Je n'ai lu que quelques pages du premier tome avant de m'empresser d'acheter les 7 autres. Cela va maintenant faire un an que je me suis procuré la série et je les relis régulièrement. L'histoire me fascine, elle est touchante, avec des moments cocasses qui font tourner nos émotions en bourrique, nous serrant le coeur à un moment et en nous faisant rire celui d'après. Ce Manga est désormais dans mon top 1 et il y restera sans doute pour toujours.

24/11/2020 (MAJ le 24/11/2020) (modifier)
Par DCD
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Imbattable
Imbattable

J'avais peur de la redondance du super pouvoir d'Imbattable, mais l'incorporation d'autres pouvoirs chez d'autres personnages, voire de la machine à trou noir du méchant, a élevé le niveau déjà haut du concept, vers des sommets ! Je lis habituellement des bandes dessinées à l'intrigue tortueuse et aux personnages complexes, mais là c'est simple (mais pas plat) et efficace ! Une réelle très bonne découverte !

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Transmetropolitan
Transmetropolitan

Arrivée à la moitié du premier volume, la collection en compte six, je m’orientais vers le premier avis, tant « Spider Jérusalem » le personnage centrale, est trivial sur la forme, alors que l’histoire peine à avoir du fond. Mais petit à petit, on se prend à aimer suivre les enquêtes de ce journaliste indépendant et sans concession, quand on lit ses premiers articles écrits à l’acide et aux féces (oui, oui). On comprend mieux la ville futuriste dans laquelle il évolue, qui n’est en réalité, qu’une exagération de notre société médiatique actuelle. L’information télévisuelle y est partout et intrusive (comprenez sur tous les murs de votre logement, dans les trottoirs), mais n’explique rien et se contente d’énoncer des faits sans les expliquer, pour pouvoir mieux placer ses émissions de divertissements très vulgaires et ses pubs. Ce monde est d’ailleurs fantastique, avec ses émissions pornographiques pour enfants, sa fabrication d’humains pour l’alimentation, et oh oui ! Ses « faiseurs » ! Des machines capables, à partir d’un bloc de matière densifié (ou d’ordures pour la classe moyenne), de fabriquer vos vêtements, vos repas et… leur propre drogue. Et si vous la leur retirez, des têtes de cheval qu’ils placeront dans votre lit, comme menace de mort quand ils appartiennent à la mafia. Les progrès scientifiques y sont légions, comme l’asexuation, pour ne plus à avoir à de rapports sexuels, les médicaments contre le cancer, pour pouvoir énormément fumer, le remplissage de l’estomac par des bactéries, pour ne plus avoir à manger, et d’autres qui seront moins anecdotiques, comme la capacité à réveiller les personnes cryogénisées dans le passé, dont l’arrivée dans ce futur oppressant rend fous, ou ces humains qui veulent se transformer en « faiseur » ! « Spider Jérusalem » traverse ce décor avec sa rage, sa violence et son humour, pour ouvrir les yeux de ses concitoyens lobotomisés, quitte à les secouer trop vivement et à vous faire souffrir de le lire. Mais si vous passez la lecture du premier volume, vous devriez succomber à cet univers brutal et à son personnage féroce même si l’œuvre reste de premier abord décousue. En seconde lecture, la personnalité surprenante du héros ne jouant plus, c'est réellement une très bonne bande dessinée !

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série V pour Vendetta
V pour Vendetta

Après avoir découvert Watchmen, que je pensais être la meilleure création de Alan Moore, j'appris qu'il en aurait écrit une autre d'un niveau au moins égal. Plutôt sceptique je me la suis procuré et j'avoue que les couleurs fades m'ont d'abord confirmé dans mon a priori. De plus, les décors datés étaient très connotés années 80 alors que l'intrigue était censée se dérouler à la fin des années 90. Et pourtant, malgré cela on plonge très rapidement dans l'histoire de cet anarchiste qui tente seul de renverser tout un système. On se prend d'amitié pour cet homme dont on ne verra jamais le visage, on comprend ses raisonnements et on en vient à défendre l'anarchie à coup de citations auprès de ses amis : "Anarchie veut dire « sans maître », pas « sans ordre »". Un chef d'œuvre captivant.

24/11/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

J'ai découvert Alan Moore au début des années 90 par le biais de Watchmen. Et j'ai découvert "Watchmen" par le biais de son tome 4 ("le Hibou") dans la série en 6 tomes, emprunté à la médiathèque par un proche. Pas facile de commencer une œuvre dense et complexe par le milieu, car on reste sur sa faim et on se questionne aussi beaucoup. Alors on réfléchit à partir des indices que l'on a trouvés et on essaie de savoir qui étaient les "Minutemen", qui sont les héros contemporains cités et quels sont leurs liens. Puis on comprend que cette bande dessinée évoque non seulement des personnages, mais aussi leur passé, le contexte de celui-ci, et par là, comment les raisons de leur chanement. Bref, on apprend que des personnages dessinés peuvent avoir de l'épaisseur et qu'il me faudra à tout prix lire l'ensemble des tomes. Cahin-caha, je parvins à lire les premiers volumes et le numéro 3 ("Rorschach") va changer ma perception de la bande dessinée (et mes exigences vis-à-vis de cet art). En une douzaine de cases dénuées de dialogue, Rorschach va résoudre une affaire horrible d'enlèvement d'enfant et le lecteur en rester pantois. Tout le reste est à l'avenant et vous le découvrirez dès les premières pages avec la double lecture de certaines cases que l'on peut lire à raison d'une sur deux. Un chef d’œuvre.

24/11/2020 (modifier)