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Adrastée

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 10 avis)

Comment vit-on lorsqu'on est immortel ?


Ankama Immortels Mythologie

Après avoir passé 1000 ans sur son trône de pierre à méditer sur sa condition d’immortel, un homme, ancien roi d’hyperborée, part vers le Mont Olympe. Ayant vu disparaître les siens et son peuple au fil d’une vie qui n’a que trop duré, il s’est enfin décidé à trouver les Dieux pour les questionner quant à son étrange nature. Pourquoi lui ? Comment mourir ? Peut-il encore retrouver celle qu’il a aimée ? Sur sa route, il croisera hommes, femmes, dieux, déesses, qui, selon leurs humeurs, leurs envies, leurs natures, leurs intérêts, influeront chacun à leur manière sur la destinée du voyageur, de cet homme qui n’est plus que l’ombre de lui-même, de sa légende. (texte : Ankama)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Mai 2013
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Adrastée

20/05/2013 | Spooky
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Par Cacal69
Note: 3/5
L'avatar du posteur Cacal69

Adrastée et ma découverte de Mathieu Bablet. Je n'en suis pas sorti indemne. D'abord le visuel : l'architecture, le végétale et le minéral sont d'une beauté à couper le souffle. Des angles de vue avec des perspectives époustouflantes. Une retranscription de l'antiquité réaliste. Les personnages, la marque de fabrique de Bablet, avec ses visages et ses corps si particuliers. Une colorisation avec des planches monochromes. Quel plaisir par les yeux. La errance métaphysique de notre héros à travers la Grèce antique, ses dieux et son bestiaire. L'immortalité, l'amour en toile de fond. C'est lyrique, mais un brin longuet et certains passages sont répétitifs. Ne cherchez pas l'action mais plutôt la contemplation. Note réelle : 3,5.

28/09/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai beaucoup aimé l’aspect graphique de cet album. Je n’ai que moyennement été emballé par son scénario, que je trouve trop linéaire, trop répétitif. C’est finalement à une belle promenade dans un univers de Grèce antique, truffée de références et de clins d’œil, à laquelle j’ai eu droit… mais je cherche encore le scénario, le drame, la tension, le mystère… ce qui aurait fait qu’au terme de cet album je ne sois pas seulement ébloui par la majesté de certaines planches mais aussi touché par les personnages croisés. Si vous aimez les beaux livres bien illustrés et si vous maîtrisez assez bien l’imagerie de la Grèce antique, cet album est fait pour vous. Si vous recherchez un récit d’aventure dans un univers de Grèce antique, je crains que, comme moi, vous soyez trop désorienté pour y trouver pleinement votre compte. Achat non déconseillé donc... A vous de voir en fonction de vos attentes.

15/10/2018 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
L'avatar du posteur Canarde

Comment terminer l'histoire d'un immortel? C'est un personnage qui est en quête de lui-même (une sorte de XIII antique) mais aussi de sa propre mort, puisqu'il a mille ans. Et au fur et à mesure de son voyage, les retours en arrière, qui pourraient nous aider à mieux le cerner sont dispersés dans le récit d'une manière difficile à lire qui contribue à un sentiment de perdition et de beauté absurde. Un scénario peut-être pas tout-à-fait abouti, mais qui est parsemé de plein de bonnes choses, sur le rôle des femmes, sur les mythes antiques, sur les paradoxes de l'éternité... Ce qui rend la chose réellement envoûtante c'est l'image: un trait fourmillant de détails architecturaux, végétaux et atmosphériques, baigné dans une aquarelle d'une grande beauté. L'amour de l'architecture antique, le plaisir des perspectives, en plongée, ou en contreplongée dans des villes à degrés, enroulées dans des escaliers (dérobés ou monumentaux), des jardins, des fontaines, des arcs de triomphes, des plafonds à caissons, des bas-reliefs, ..., des ciels qui s'ouvrent, des montagnes qui se déploient, des forêts aux lumières palpitantes, bref, un univers munificent et riche qui prend toute la place dans notre esprit. Bravo, vraiment, d'autant que le format est plutôt petit. Les personnages quant à eux, font preuve de beaucoup moins de perfections formelle, en revanche ils expriment une certaine fragilité émouvante qui s'inscrit dans ce paysage comme une part du tout. Un livre à découvrir pour son esthétique à la fois baroque et romantique, malgré une certaine confusion (peut-être recherchée) et parfois des dialogues un peu faibles...

11/06/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Yannou D. Yannou

Très jolie surprise. Une bd contemplative, ça ne court pas les rues ! Les personnages sont dessinées de manières étranges mais s'intègrent parfaitement dans ces décors somptueux, aux perspectives peut être trop justes qui leur donnent quelque chose d'un peu faux, de trop étiré. On a le sentiment que l'auteur est dans son univers, qu'il aime dessiner ce qu'il dessine, qu'il se fait plaisir que ça en est communicatif. Cette bd ne satisfaira pas je pense bien du monde tant le le scénario n'est qu'une longue promenade. Si vous aimez paresser en regardant ce héros immortel en promenade, dans un univers aux décors somptueux, étranges car aux perpectives peu être trop juste, peuplés de personnages aux design à la fois créatifs/classiques, alors cette bd est pour vous. Moi je vous la conseille vivement, j'ai adoré !

27/11/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Alors oui que voilà de beaux décors, même s'il y a beaucoup de hachures dans le dessin, cela donne un visuel, notamment dans les perspectives architecturales, quelque chose de vraiment superbe. Après les personnages, ben j'ai pas pu. Plus raides, tu meurs, erreurs de proportions, de poses et puis quand même beaucoup de cases pas franchement lisibles. Après le scénario sur l'histoire de ce roi immortel qui après plus de mille ans se "réveille" ne m'a pas particulièrement fasciné. C'est long, très long et quand en plus se rajoutent des dialogues qui veulent faire dans le philosophico-ésotérique sur l'immortalité en convoquant tout le bestiaire mythologique de la Grèce antique, ça devient carrément abscons. Il y a du potentiel graphique, mais pas pour ça.

10/09/2014 (MAJ le 28/09/2014) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Le dessin composant ce conte mythologique est absolument merveilleux notamment en ce qui concerne les décors. L'auteur réussi à nous imposer un univers graphique particulier et qui tend vers l'onirique. C'est une réussite à ce niveau. En ce qui concerne le scénario, je serai un peu moins élogieux. Il y a de bonnes questions métaphysiques mais pas forcément de bonnes réponses (ou pas de réponses du tout). Le récit m'est apparu très linéaire et souvent en manque d'action. La poésie et la nostalgie dominent en maître. On suivra surtout les tourments de l'esprit du personnage principal: un prince millénaire. La fin laissera un goût amer.

30/03/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Mathieu Bablet entame son deuxième album en tant qu'auteur complet, avec ce récit prenant pied dans l'Antiquité grecque, avec ses dieux, ses créatures mi-hommes mi-animaux et ses héros plus grands que la vie. Le sujet est en fait la rémanence du souvenir lorsque le temps s'étire et s'allonge jusqu'à devenir éternel. Notre héros est un personnage sans nom (ou bien il l'a lui-même oublié, mais en tous les cas tout le monde se demande comment il s'appelle) qui sécrète des petits cailloux à longueur de temps (non, ce ne sont pas des calculs rénaux). Mille ans après le début de son règne, il se réveille dans les ruines de son royaume, privé de son peuple, et avide de croiser la vie, des gens. Mais au fil de son errance, et malgré son entêtement à se réciter des épisodes-clés de sa vie, ses souvenirs vont s'étioler, et le visage de celle qu'il a aimée va s'estomper... C'est vraiment très intrigant, même si certaines mises en abyme ou passages sont un peu obscurs ; le deuxième volet du diptyque vient en éclaircir une partie, d'autres restent dans l'ombre, laissant au lecteur la possibilité d'imaginer le reste. C'est donc un récit sur le souvenir, la mort et le temps qui nous est proposé, dans une belle galerie reprenant une bonne partie du decorum, du bestiaire et du panthéon de la Grèce antique... Si le style de Mathieu Bablet est un peu étrange, brut, un peu sketch-book sur les personnages que je trouve un peu anguleux parfois, il en va tout autrement sur ses décors, auxquels il va comme un gant : vertigineux, monumentaux, audacieux, somptueux. Bablet est tout simplement prodigieux dans ses décors. Le dessinateur ne s'interdit rien, d'autant plus qu'il choisit des ambiances bien différenciées suivant les lieux. Par contre la mise… (lire plus)

20/05/2013 (MAJ le 22/01/2014) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un bel objet, et un album assez original je trouve. C'est un voyage, une errance poétique dans un univers antique, où le panthéon grec est amplement mis à contribution pour accompagner le héros. Qui se pose quelques questions existentielles à propos de la mort, la mémoire... On n'est pas loin de l'hybris, que les dieux châtiaient chez tout mortel selon certains mythes... Le dessin est très beau, avec un fourmillement de détails: les décors sont très riches. Ce n'est par contre pas toujours très "lisible" (et j'ai eu la bizarre impression que les pieds des personnages étaient trop petits ?). La colorisation est aussi très travaillée et plutôt réussie. Au final, même si c'est parfois un peu fouillis, c'est une histoire dont je recommande la lecture, mais aussi l'achat, en attendant le second tome devant conclure cette quête.

01/10/2013 (modifier)
Par Ned C.
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Alors là, Matthieu Bablet, je connaissais pas et SACREBLEU, quel dessinateur talentueux !!! Ses planches sont d’une beauté que je ne vois que trop rarement ! Son style est à la fois incisif, subtil, d’une précision chirurgicale ; et ses couleurs… magnifiques, tout simplement. Nous sommes là en face d’une oeuvre où le lecteur apprendra (ou réapprendra) à contempler. Effectivement, les dialogues ne sont pas légion ; de nombreuses pages sont muettes, nous laissant ainsi admirer les somptueux paysages et décorums antiques détaillés aux perspectives audacieuses. Ce parti-pris de l’auteur colle bien avec le sujet de la quête. Un roi immortel va partir de sa ville fortifiée « L’Hyperborée » après que tous ses habitants soient morts. Il va partir à la rencontre des dieux afin de les questionner à propos de son don hors du commun. Il vit cette particularité comme une malédiction, luttant pendant son périple pour que ses souvenirs ne disparaissent pas comme les gens qu’il a autrefois aimés. J’ai trouvé ce thème de l’immortalité intelligemment abordé : _On ne peut lutter contre cette mémoire, qui tôt ou tard s’effacera. Le passé deviendra poussière comme s’il n’avait existé. _A quoi cela sert-il d’être immortel si l’on voit tous ses proches, ceux que l’on aime, partir ? Notre ancien roi, solitaire, va rencontrer sur sa route nombre de créatures fabuleuses issues de la riche mythologie grecque : harpies, Sphynge (ou Sphynx), Cyclope,… L’auteur nous offre d’ailleurs un lexique en fin d’album de tout le bestiaire rencontré durant l’aventure. Belle découverte, album poétique dont j’attends impatiemment la suite…

18/08/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

Largement surpris et satisfait par la première œuvre de Mathieu Bablet qui présentait une œuvre singulière et originale « La Belle Mort » et dont les contours d’une ville industrialisée me donnaient le vertige, c’est donc avec beaucoup d’impatience que j’attendais l’édition de ce diptyque totalement différent. Différent ? Oui et non car Adrastée reprend de son aîné ce trait torturé et magnifique qui étire les décors sur l’infini ainsi que l’isolement de ses personnages, enfin de « son » personnage. Reprenant la mythologie grecque pour mieux la réécrire, Bablet parsème son univers de références obligées et connues pour nous présenter un récit conçu comme un conte dramatique avec un roi immortel se retrouvant tout seul dans son imposante cité vide au bout de 1000 années de règne. Ayant perdu depuis longtemps une partie de sa mémoire et tous les êtres qu’il a aimés, il n’a d’autre objectif que de partir rencontrer son créateur afin de connaître les raisons de son funeste et inébranlable destin. Son odyssée pédestre va bien sûr le faire rencontrer quelques créatures divines ou mal intentionnées au milieu de décors fourmillant de mille détails et couleurs. On en prend vraiment plein la « gueule » en observant chaque case et ces paysages muets mais étincelant de milles feux et cela m’a rappelé énormément la mélancolie du jeu video culte « Shadow of the Colossus » d’autant plus que certaines entités muettes et agressives en rappellent chaque facette. Je dois confesser que j’ai passé bien plus de temps à m’extasier sur l’ambiance graphique que sur le scénario dont la finalité m’échappe. Les différents passages sont d’autant plus distincts par leur bestiaire que leurs couleurs qui leur sont propres et j’ai beaucoup de mal à distinguer le scénario à mi-parcours de cette aventure. Mais l’immensité de cet… (lire plus)

21/05/2013 (modifier)