Les derniers avis (15 avis)

Couverture de la série Sykes
Sykes

Très bonne BD de western. On est dans un registre qui m’a beaucoup fait penser à "Jusqu’au dernier", avec peut-être une légère touche de "L’Étoile du Désert". Le scénario reste assez classique mais il est parfaitement maîtrisé. L’intrigue est fluide, le rythme est bon et l’ensemble ne cherche jamais à en faire trop. Ce qui fonctionne le mieux, à mon sens, ce n’est pas tant la relation entre Jim et Sykes que celle de Sykes avec tous ceux qu’il croise. Son personnage impose naturellement sa présence et structure tout le récit. Le dessin est lui aussi une vraie réussite. Il est réaliste, soigné et d’une qualité très constante du début à la fin. Les personnages sont expressifs, les décors convaincants et l’ensemble restitue parfaitement l’ambiance du Far West. Ce n’est sans doute pas un western qui révolutionnera le genre, mais c’est une BD de grande qualité, très solide dans tous ses aspects.

03/07/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 4/5
Couverture de la série Les Carnets de Stamford Hawksmoor
Les Carnets de Stamford Hawksmoor

Malgré la non-lecture de Granville, je ne regrette aucunement de m'être longuement plongé dans ce beau comics. Le début est merveilleusement accrocheur : un texte littéraire parvenant via un hommage à Sunset Boulevard à instaurer un suspense diaboliquement efficace (étonnante coïncidence des migrations, puisque Detroit Roma parue à la même période fit de même). Tout s'articule autour d'une enquête policière, dont les ramifications infinies ne cesseront d'enrichir une intrigue riche prenant le temps d'investir de beaux personnages secondaires. Il s'agit également d'une uchronie, peut-être vite oubliée par le lecteur, imaginant une Angleterre victorienne colonisée, en proie à une insurrection populaire sanglante au moment où l'indépendance guette. Si cette BD retient si habilement l'attention et ravit à ce point, c'est parce qu'elle parvient à s'inscrire dans un faux rythme incroyablement élégant, venant en écho à ses belles illustrations sépia finement figées, à l'emploi d'une langue charmante et désuète, à l'univers associé au contexte historique victorien. Également parce qu'elle ne cesse de s'enrichir d'événements et de personnages faisant bifurquer l'enquête ou nourrissant le portrait de cet inspecteur au charme discret et à l'intrigante personnalité. Qu'importe alors que tout ne s'achève pas aussi finement qu'espéré (un peu trop rocambolesque, trop agité, trop précipité). D'autant qu'il est possible qu'une lecture préalable de Granville transforme cet écueil en une élégante reconstruction d'un puzzle finement constitué. Un très beau récit, d'une élégance rare et tout à fait à contre-courant des productions contemporaines.

03/07/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 4/5
Couverture de la série Detroit Roma
Detroit Roma

Detroit Roma est une BD plutôt intimidante. Elle fascine dès ses premières pages, notamment via son intégration de l'univers sonore dans les décors de ses illustrations aux touches rondes en hommage à Van Gogh, alors que le récit marche dans les pas de Kipling. Cet incipit mystérieux et faussement silencieux offre peu de prise au lecteur, conscient qu'il entre dans une œuvre non balisée, où l'esthétique primera, dans laquelle le récit se construira par touches subreptices, possiblement déliées. De multiples films sont cités, en premier lieu le merveilleux Sunset Boulevard de Billy Wilder auquel il rend un hommage appuyé et très révérencieux avec le personnage de la mère Gloria. Le récit volontairement parcellaire, les changements abrupts de style visuel, les mises en page assez formalistes, ces fréquentes références cinéphiliques... tout cela combiné donne au récit un aspect décousu, invitant le lecteur à rapprocher lui-même les différents éléments. Ce contrat de lecture ludique permet au récit de gagner en ampleur, certes peut-être assez artificiellement, mais trouve un écho bien réel dans l'intrigue intimiste autour de la recherche par nos deux héroïnes de leurs racines familiales, leur souhait de faire leur deuil d'illusions ou espoirs, pour se confronter à la réalité ambivalente de leurs parents. Une BD habile, fort référencée, parfois d'une grande beauté, parvenant par ses qualités à nous faire considérer sa construction dramatique lacunaire comme une belle invitation à assembler un puzzle occasionnellement bien mystérieux.

03/07/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le Serpent et le Coyote
Le Serpent et le Coyote

Dans les États-Unis de 1970, un ancien mafieux devenu l'un des premiers témoins protégés du FBI est poursuivi par son passé autant que par ceux qui voudraient l'empêcher de témoigner. L'intrigue mêle habilement fiction et contexte historique autour de la naissance du programme de protection des témoins, ce qui apporte une vraie crédibilité à l'ensemble. Graphiquement, Philippe Xavier signe un très bel album. Son encrage, le soin apporté aux décors et certains cadrages m'ont souvent fait penser au travail de Vance sur XIII, avec des visages heureusement bien plus vivants et réussis, que je préfère largement. Les paysages américains sont magnifiques et le voyage d'un bout à l'autre du pays est très dépaysant. J'ai aussi beaucoup aimé le détail des yeux jaunes de Joe, en référence au serpent qu'il est censé incarner dans le récit. En revanche, j'ai trouvé les couleurs un peu ternes. Elles installent une ambiance légèrement morose qui m'a empêché d'être totalement emporté par la beauté des planches. Le scénario est lui aussi très solide. Même si je ne me suis jamais réellement attaché à Joe, j'ai suivi son parcours avec plaisir. C'est un personnage qui refuse de subir la fatalité et qui parvient régulièrement à reprendre l'initiative. Voir un ancien truand réussir à déjouer les pièges qui se dressent devant lui, sans que le récit cherche absolument à le punir au nom d'une morale stéréotypée, est finalement assez rafraîchissant. Cette réussite procure une vraie satisfaction de lecture. J'ai également beaucoup apprécié le rythme du récit. Les dangers s'enchaînent à grande vitesse et plusieurs péripéties auraient facilement pu remplir un album entier. Pourtant, Matz choisit souvent d'éluder les détails de leur résolution pour retrouver directement Joe une fois qu'il a trouvé une issue. Ce procédé donne un récit très dense, où il se passe énormément de choses sans jamais devenir pesant. On avance constamment, comme devant un long film de polar et d'action qui irait droit à l'essentiel sans perdre le spectateur en route. Sans révolutionner le genre, Le Serpent et le Coyote est une bande dessinée remarquablement maîtrisée, portée par un scénario efficace, un excellent sens du rythme et un dessin de grande qualité. Un très bon polar historique, aussi dépaysant que satisfaisant.

03/07/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Kane - La Mort à mains nues
Kane - La Mort à mains nues

Kane est un très bon western, cynique comme j'aime, dont l’inspiration cinématographique est plutôt à chercher du côté de Corbucci que de John Ford ou Sergio Leone. Le personnage de l'indienne mutique qui suit les traces de ce cowboy qui ne veut pas d'elle est magnifique. Seul bémol, un dessin qui ressemble un peu trop à celui de Swolfs. J'aurai souhaité un trait plus racé pour cette histoire qui n'épargne pas l'être humain et ses bassesses.

03/07/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Dans ses yeux
Dans ses yeux

3.5 Marc Cuadrado revient après une longue absence avec un album bien différent du reste de sa production. Même son dessin est différent, si je n'avais pas vu son nom sur la couverture, je ne me serais jamais douté que c'était lui l'auteur ! On n'est donc pas dans une bd humoristique à gros nez, mais un roman graphique autobiographique avec un style plus épuré. L'auteur rend hommage à sa femme qui a des problèmes de vision depuis longtemps et qui malgré tout essaie toujours de vivre pleinement et de se lancer des défis malgré son handicap. On sent la sincérité dans les anecdotes et l'admiration qu'il a pour sa femme. J'ai bien aimé découvrir comment était la vie avec une personne malvoyante. C'est touchant de voir à quel point Tanie essaie de rester positive malgré son handicap, qui rend difficiles des actions qui sont faciles pour la plupart d'entre-nous. J'ai bien aimé le nouveau style de Cuadrado qui va très bien pour ce type de récit. Un roman graphique inspirant !

02/07/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Slot Barr
Slot Barr

Frustration. C'est le mot qui me vient en tête au moment de refermer cette bande. Slot Barr est un mélange de SF décomplexée et d'érotisme publié originalement en France au sein de la revue Spatial. Il existe une dizaine d'épisodes. Michel Deligne publiera un unique épisode sous format cartonné en 1981 et ce n'est même pas le premier épisode. Si on aime les séries type Storm et autres bonbons, ça passe crème. Le trait de Solano Lopez est celui d'un grand dessinateur de l'école espagnole. On a droit à un cahier iconographique de 10 pages en fin d'album qui permet de constater les qualités visuelles de la série. On va espérer qu'un éditeur se penche un jour sur le sujet et réédite le tout en une intégrale. J'y crois à mort (mais je suis le seul).

02/07/2026 (modifier)
Par Tièri
Note: 4/5
Couverture de la série L’Été des oubliés
L’Été des oubliés

Bon jour, cette BD a au moins le mérite d'exister ; Quelle que soit sa qualité..."Artistique, dont chacun se fera un avis". Pour info : la révolte des enfants du "bagne pour enfant= tour à tour nommée ou renommée : maison spécialisée éducative, de redressement, d'éducation spécialisée et j'en passe, de Belle ile en mer à eu comme commencement, après un épisode sur plusieurs semaines de traitements très durs de répression envers les enfants et nombre de tours de "corrida = tourner en rond pendant des heures souvent nu pieds dans le froid, même la neige ou la pluie" un enfant à oser manger son morceau de fromage avant la soupe = coup en tous genres "pieds et mains" à le laisser presque mort sur le sol. Voilà ce qui a déclencher la révolte des enfants. Il existait en France, Pays des Droits de l'Homme de 1 jusqu'à 3 colonies pénitentiaires par département selon l'époque ; les plus célèbres sont Aniane, Belle île en mer, Eysses, Mettray, ect. La France avait tellement peur de ses enfants que par exemple le 1er décret signé par le maréchal Pétain en 1940, le 18 juin, fut de donner carte blanche aux gendarmes pour remettre entre les murs de la colonie pénitentiaire de Mettray les enfants évadés suite au bombardement d'un des murs d'enceinte par erreur par l'aviation allemande. Il faut savoir que l'idée des maisons d'éducation et rééducation des enfants date de la signature de l'édit de Nantes, Henri IV autorisant les moines et institution religieuse de rééduquer les enfants de parents protestant à les faire rentrer sur le droit chemin tant on pensait à l'époque que la mauvaise graine se transmettait par filiation... C'est le code Napoléon qui va faire prendre conscience législativement qu'il faille séparer les adultes des enfants dans les prisons et les bagnes...Mais il faut au moins toujours 30 ans pour que des mesures prises changent à minima dans les faits. C'est donc en 1830 que l'on va créer une prison séparée "la petite roquette" aussi grâce à un mouvement humaniste qui pensaient que les enfants avaient besoin d'être séparés, mais aussi surveillé : entre autres De Toqueville mais aussi Hugo "qui se réfutera en voyant les traitements infligés", le tout basé sur les préceptes de Bentham. les colonies pénitentiaires vont exister d'une façon ou d'une autre jusqu'à ce que l'Europe, par le Parlement européen oblige la France à les fermer de 1982 à 1983. à ce jour l'Allemagne, la Suisse, la Suède, la Finlande, la Belgique, les Pays-Bas, ont reconnu avoir eu des colonies pénitentiaires et certains pays ont commencé à dédommager les anciens enfants "ont-ils un jour été des enfants??? ; j'en doute fortement, très fortement" en France il ne se passe jamais rien de mal ; pas de nuage de Tchernobyl, pas d'eugénisme même si le dernier programme eugéniste immobilier en Alsace s'est terminé en 1987, pas non plus de dictature=Pétain et son régime ne sont pas considérés par la France comme une dictature, et, il aura fallu que des élites française soient contaminé par l'amiante pour que le gouvernement reconnaisse que cela a existé "le texte de loi de 1913 à l'Assemblée nationale française pourtant le disait déjà". DONC CETTE BD À AU MOINS LE MÉRITÉ D'EXISTER... La France devait en 1930 éradiquer les bagnes pour enfants puis la France devait par la loi de 1945 éradiquer les bagnes/colonies pénitentiaires pour enfants. C'est une loi provoquée par les USA qui fera fermer les bagnes adultes en 1948 et les derniers bagnards sont revenus en 1953 en France. Des Bagnes pour adultes "il y en avait 38 sur tout le territoire français = territoire de la France, mais aussi Réunion, Guyane, Corse, et même Indochine. Pour précision lorsque l'on parle du bagne de Cayenne ; il y avait 3 bagnes à Cayenne. Voilà...Un peu de ce que je voulais un peu dire au sujet d'une BD sur le bagne/colonie pénitentiaire de Belle île en mer qui elle a fermé en 1977 la même année que Jacques Prévert qui a écrit une chanson "La chasse à l'enfant" au sujet de cette révolte à Belle île en mer. il me faut rajouter que le film qui a failli se faire au sujet de cette révolte l'état de la France aura perdu tous les négatifs des pellicules du film commencé avant 1939 ; c'est la seule fois dans l'histoire que la bibliothèque de France perdait des pellicules de film "CELA DEVRAIT INTERROGER LE QUIDAM À DÉFAUT DE POSER QUESTIONS À LA CONSCIENCE DU CITOYEN ET DE L'ÉTAT QUI LE DIRIGE...Me semble-t-il Par honnêteté, il me faut préciser que j'ai été un de ces enfants des colonies pénitentiaires de 8 1/2 à 17 ans 1/2 ; dans l'Eure, la Loire, le Rhône, l'Isère. Et dû au fait que ma génitrice était mineure comme mon géniteur à ma naissance et qu'après l'assistance publique "établissement DASS" dirigée par des sœurs religieuses la France m'a envoyé dans ces belles maisons de France parce que ma génitrice enfin mariée ne voulait pas s'occuper de moi ni son mari gendarme "mais ils touchaient quand même des allocations familiales pour 3 enfants=paradoxe silencieux à ne pas dire et reconnaître permettant et à la France, à ses institutions comme aux parents, de sauver la face et les apparences" Je pourrai en écrire des kilomètres...et donc par ce témoignage j'espère que les avis concernant cette BD ne seront pas aussi stéréotypé concernant la vie dans ces centres de détentions comme j'ai pu le lire sur certains avis des 2 BD, qui sont plutôt bien faites "Les innocents coupables" et "Le bagne de la honte"...Mais je dois avouer que je n'ai jamais lu un témoignage vraiment réel ou décrivant très précisément les conditions de vie dans ces endroits infâmes et infamantes à l'endroit de la devise de la France "PAYS DES DROITS DE L'HOMME"= "Liberté, égalité, fraternité"= comme quoi il suffit de mettre une devise sans s'y conformer et, de nommer ces établissements avec de jolis noms : " les centres Guynemer Bayard Charles Péguy ou Jean Moulin par exemple Ouvertement optimistes " les centres Arc-en-ciel" dans l’Ain mais aussi à Toulouse Le centre "La Belle Etoile" à Mercury-Gemilly en Savoie Ou jouant sur la symbolique affective ou familiale En tous les cas amicale et hospitalière l'Étape" à Voglans et à Versailles " Le Relais " à Saint-Genis-Laval, le centre " Carrefour " à Mérignac D’autres enfin jouent pleinement sur la métaphore du foyer Tels le centre " Chez nous "au Vieux-Boucau " le Logis "à Saint-Germain-Laxis Les centres appelés" Notre maison " est asile évangélique de Lemé Ou " la Maison" de Bron et Versailles " Beauregard " au Chevalon de Voreppe L'institut médicopédagogique " Mon doux nid "à Geyssans Ou "Les fontaines" à Orgeville et Vernon Voilà, cette BD c'est aussi la mémoire de la Belle France et de son état et système judiciaire comme éducatif, de tous ces français, citoyens et éducateur-tortionnaires, juges pour enfants, institutions sociales et assistances sociales, ect...Nul ne pouvaient ignorer et, aujourd'hui nous enfants de ces centres ne pouvons être entendus car personne ne veut reconnaître que cela a existé tant chaque citoyen devrait questionner ses propres aïeux et institutions. qui pouvait ignorer dans une ville de 5 à 10 000 habitants que le centre aux abords de la ville était une maison de correction des plus pires ni les gendarmes qui venaient à chaque problème dans la ville nous accuser de vol ou autre...Ni les commerçants qui vérifiaient nos achats dont il existait un seuil à ne pas dépasser, ni le maires et ses adjoints, ect...Il y a même eu un endroit où il y fut reconnu plus de 380 viols d'enfants et un procès à la clé et avant le procès les habitants de la ville ont défilé pour que l'établissement ne ferme pas ses portes car cela faisait vivre la ville et les commerces... et j'ai aussi été dans un centre en Isère où les parents de la ville disaient à leur s enfants "Si tu n'es pas sage on te mettra à Boccacio, surnom de la colonie pénitentiaire dont en 1940 lors de la bataille contre les allemands l'armée française réquisitionnât les enfants pour qu'ils portent les munitions et obus = certains de ces enfants sont ports dans les combats mais ne figurent pas sur les morts pour la France ; mais qu'importe car dans ces maisons certains enfants y sont morts par les coups et malnutritions, d'autres devenus paralysés physiquement ou moralement pour d'autres=j'en ai connu et même certains en pleuraient encore tous les jours à 70 ans" PERSONNE N'IGNORAIT, EN FRANCE ; PERSONNE NE POUVAIT IGNORER, ou pas grand monde !!! CETTE BD, MÊME SI ELLE PEUT PARAÎTRE RUSTRE ARTISTIQUEMENT A AU MOINS INTÉRÊT D'EXISTER...Même si j'ai conscience qu'elle a oubliée pleins de choses en cours de récit "oublis ou volonté artistiques???". Merci d'en tenir compte dans vos futurs avis concernant le côté social L'histoire n'est pas ce que les livres nous racontent et, encore moins le récit national...IL FAUT, POUR MIEUX SAISIR L'HISTOIRE PENCHER SON REGARDS ET SES YEUX DANS LES ARCHIVES "militaires, économiques, industrielles, journalistiques, de la justice, de l'Assemblée nationale, ect. Moeurs et artistiques de l'époque...Et lire avec retenue et circonscription les journaux intimes des personnages entourant le personnage central où le fait central...à lors là on est plus dans la vérité, plus proche de l'exactitude... Courdialemen

02/07/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 5/5
Couverture de la série Blame !
Blame !

Le chef d'oeuvre de Nihei. Je pense que c'est l'auteur qui a le mieux retranscrit l'univers de HR Giger en images. En rajoutant des codes de chevalerie et d'autres trucs typiquement japonais par dessus. Je ne sais pas comment c'est humainement possible de dessiner une telle oeuvre, le travail est colossal. C'est vrai qu'il faut apprivoiser le sens de lecture. Je conseille d'ailleurs de lire Blame avec la nouvelle édition grand format de Glénat, c'est beaucoup plus lisible. Il ne faut pas avoir peur de se lancer, il n'y a rien de très compliqué, ce n'est pas du tout une oeuvre hermétique. Au pire demandez à une IA de vous expliquer le contexte/les protagonistes si vous vous sentez perdu(e), vous serez totalement dans l'esprit du manga ! Aujourd'hui Nihei s'est perdu, il ne termine même plus ses planches ou utilise l'ordinateur pour un rendu très pauvre. Mais il nous restera toujours Blame, Biomega et Abara, reliques d'une époque rêvée et révolue.

02/07/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Soirs de Paris
Soirs de Paris

Bien plus qu’une bande dessinée, c’est une œuvre d’art, un objet artistique que je ne sais pas encore où exposer. Les dimensions sont imposantes et le trait, l’art et les couleurs d’Avril méritent une place de choix. J’avais déjà acheté à Paris d’autres livres avec des illustrations d’Avril. Mais ces soirées évoquent pour moi des expériences précieuses. À différentes époques, je pense avoir vécu beaucoup d'histoires similaires. Il n’y a pas de dialogues, mais tout se comprend parfaitement grâce aux ambiances et aux expressions des personnages. Du club nocturne aux appartements où les nuits se terminent, tout est suggéré avec beaucoup de charme, de délicatesse, mais aussi beaucoup d’ironie.

02/07/2026 (modifier)