Les derniers avis (3 avis)

Couverture de la série Résidence Autonomie
Résidence Autonomie

Énorme surprise , j’ai pris ce livre un peu par hasard à la bibli dans les nouveautés. On suit un homme qui travaille pour aider des personnages âgées dans une résidence, Le dessin est dans un style caricature et on suit ce personnage très humain et touchant dans lequel je me reconnais totalement. Il sait que pour les humains ce qui compte ce n’est pas d’être en vie mais de vivre (il refuse des règles qu’il trouve idiote pour passer plus de temps à parler aux gens, enlève son masque, tutoie, bref il est humain) C’est forcément triste car on parle de gens seuls, malades, solitaires forcés, mais c’est aussi touchant et on voit que c’est fait avec bienveillance et amour. On s’attache aussi au narrateur qui fait un boulot extrêmement fatiguant. Le seul « problème » de cette bd et que vu le sujet ce n’est pas évident de la prêter pour la faire découvrir car j’aurai peur de faire de la peine et certaines personnes qui penseraient à la fin de fin de vie de leur famille ou à leur fin de vie et que ça pourrait déprimer, Mais je me raccroche à ce personnage courageux et gentil et je vous en recommande la lecteur

01/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Olivier Rameau
Olivier Rameau

Une série que j’ai découvert sur le tard, et c’est dommage, car je crois que je l’aurais probablement davantage appréciée étant plus jeune – même si certains jeux de mots de Greg, et la sensualité latente développée par Dany visent plutôt des lecteurs plus adultes. La série est un peu fourre-tout, joue beaucoup sur du loufoque, un humour bon enfant, en développant une ambiance extrêmement positive, à la limite de la naïveté parfois, mais sans jamais tomber dans la mièvrerie. Greg a su créer un univers enchanté, qui doit sans doute beaucoup à Lewis Carroll, avec moins de noirceur. Dans le pays des rêves de Rêverose, tout est possible, les objets parlent et agissent, et tout le monde collabore pour entretenir la bonne entente et la bonne humeur. Au cœur de cet univers, Olivier Rameau et son amoureuse, la jolie Colombe, sont entourés de beaucoup de personnages secondaires qui sont pour beaucoup dans la réussite des histoires : le faux sérieux Monsieur Pertinent, les trois Ziroboudons et bien d’autres participent de cette étrange folie. Enfin, le succès de cette série doit aussi beaucoup au dessin de Greg, qui mélange avec bonheur dessin semi caricatural (pour beaucoup de personnages et d’objets) et un trait un peu plus réaliste pour Rameau et Colombe. Colombe justement, apporte une touche sexy (elle se balade toujours en mini mini jupe et décolleté plongeant !) san que jamais cela ne tourne aux grivoiseries qu’il publiera dans d’autres séries plus ou moins coquines. Plusieurs autres personnages féminins – moins récurrents – ont aussi des tenues ou postures sexy. Quelques bémols toutefois. Sur les derniers albums, j’ai trouvé que c’était globalement moins réussi (Greg laisse parfois la main à Dany pour les scénarios – comme dans le tome 10). Et dans la plupart des albums, j’ai trouvé les dialogues trop abondants. J’ai lu les 6 premiers et les tomes 10 et 11, et je conseillerais surtout les premiers. C’est en tout cas une série rafraichissante qui, malgré mes remarques liminaires, s’adresse avant tout à un jeune lectorat, voire à de jeunes adolescents. Note réelle 3,5/5.

01/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Rain
Rain

J’ai beaucoup aimé ce récit. Je sais par expérience que je suis facilement séduit par un scénario si l’idée à l’origine de celui-ci est à la fois novatrice et évidente. Le genre d’idée dont on se dit « mais pourquoi personne n’y avait songé avant ? » Et de ce point de vue, ce n’est pas la première fois que Joe Hill me laisse pantois. Ici, l’idée à la base du récit se matérialise par des pluies meurtrières. Ni acides, ni tornades, mais des pluies soudaines et violentes d’aiguilles de fulgurite. Ce concept permet à l’auteur de nous plonger dans un univers apocalyptique en lien direct avec nos inquiétudes actuelles concernant les changements climatiques. Au cœur de cette apocalypse, l’héroïne va se lancer dans une quête un peu vaine, marquée par sa totale désorientation. Quête durant laquelle elle va découvrir le meilleur et le pire chez l’homme, des alliés fidèles, des lâches immondes… et enfin des êtres brisés qui présentent en eux-mêmes ces deux facettes. Le scénario est prenant même si très classique dans le genre apocalyptique. La fin fonctionne plutôt bien même si la révélation finale m’a laissé un peu dubitatif (je ne la trouve pas pleinement cohérente avec certains comportements situés au début du récit). Surtout, je me suis beaucoup attaché au personnage principal, archétype même de l’être fragile en apparence mais capable de puiser une force énorme dans les douloureuses épreuves traversées sans rien perdre de son humanité. L’adaptation de David Booher me semble de qualité du simple fait que l’on ne ressent pas spécialement de coupures. Le déroulement de l’histoire est fluide et les personnages sont bien développés. Le dessin de Zoé Thorogood, un peu à la manière d’un Jeff Lemire, laisse transparaître la fragilité des personnages. Ceux-ci sont un peu raides, un peu ‘de travers’ et c’est de ces petits défauts que nait le charme du dessin. La mise en page est soignée même si peu novatrice. Le découpage est bon. les couleurs sont étranges mais collent bien à l’univers. Franchement, j’ai bien aimé !

01/03/2024 (modifier)