Les derniers avis (43 avis)

Par tnerual96
Note: 4/5
Couverture de la série Fables
Fables

Fables est une série que j’ai adorée du début à la fin. L’univers est incroyablement riche et donne vraiment l’impression d’exister au-delà des personnages principaux. Le concept de reprendre les figures des contes et légendes pour les intégrer dans un monde moderne est exploité de manière intelligente et souvent surprenante. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est à quel point le monde paraît complet et vivant. Chaque personnage, chaque royaume et chaque intrigue donnent la sensation de faire partie d’un univers immense avec sa propre histoire et ses propres règles. Plus la série avance, plus on découvre de nouvelles facettes de cet univers, et ça rend la lecture très addictive. Par contre, avec l’édition intégrale, j’ai dû m’y reprendre en deux fois pour tout lire. C’est extrêmement dense, et avaler toute la série d’un seul coup peut devenir un peu lourd. Mais malgré ça, je trouvais toujours une raison d’y revenir, justement parce que l’univers et les personnages donnent envie de continuer à explorer ce monde. Pour moi, c’est clairement l’un des meilleurs comics de fantasy moderne, autant pour son ambiance que pour la manière dont il réinvente les contes classiques sans jamais tomber dans la parodie facile.

11/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 5/5
Couverture de la série Blame !
Blame !

BLAME! est pour moi un manga absolument fascinant. C’est le genre d’œuvre qui reste en tête longtemps après la lecture, au point de donner envie d’y revenir une deuxième fois juste pour replonger dans son univers. Et justement, à la relecture, j’ai encore plus apprécié tous les détails et l’ambiance si particulière du manga. Le plus impressionnant reste les décors. Les structures gigantesques, les villes infinies, l’architecture froide et écrasante… tout dégage une sensation de solitude et de vertige incroyable. Tsutomu Nihei réussit à créer un monde presque hypnotique, où chaque page donne l’impression d’explorer des ruines futuristes sans fin. Même sans énormément de dialogues, le manga raconte énormément de choses juste à travers son environnement. J’ai aussi adoré le côté mystérieux de l’univers. Le manga explique peu de choses directement, mais c’est justement ce qui le rend aussi captivant. On avance dans cette immensité avec une sensation constante d’inconnu, comme si chaque zone cachait quelque chose d’encore plus étrange et colossal.

11/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Invincible
Invincible

Invincible est pour moi une excellente série du début à la fin. C’est justement le genre de comics qui réussit à rester captivant pendant toute sa durée, sans donner l’impression de s’essouffler. Je ne comprends pas vraiment les critiques sur les dessins des premiers tomes. Certes, le style est un peu différent de ce qu’on voit plus tard dans la série, mais je trouve justement que ça fait partie de son charme. Il y a un côté plus brut, plus simple, qui colle très bien aux débuts du personnage et à l’ambiance “super-héros classique” avant que l’histoire ne devienne beaucoup plus violente et mature. Le gros point fort du comics, c’est surtout l’évolution du personnage principal. On voit vraiment Mark Grayson grandir au fil des événements, changer mentalement, prendre des décisions de plus en plus difficiles et perdre peu à peu son innocence. Son évolution paraît naturelle et crédible, ce qui rend les moments marquants encore plus impactant. A conseiller !

11/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 4/5
Couverture de la série Jehanne la Pucelle
Jehanne la Pucelle

Première page : Jeanne d'Arc se fait brouter par un mouton. On va vivre un grand moment. Je sais que les puristes préfèrent Gillon en NB mais de mon côté je privilégie son oeuvre en couleurs. J'ai donc lu uniquement le tome 1 et non l'intégrale. J'ai trouvé justement que la colorisation était sublime, avec un travail à l'aquarelle remarquable. Je tiens à préciser que la colorimétrie des scans présentés dans la galerie est peu fidèle et ne rend pas justice au dessin original. Quelques planches sont moins élaborées que d'autres. J'en ignore la raison mais ce n'est pas choquant. Le récit reprend la version classique de l'histoire de Jeanne d'Arc, celle que l'on a déjà vu dans d'autres œuvres, je pense au film Jeanne la Pucelle de Pialat. Gillon y ajoute des touches d'érotisme qui s'intègrent bien. Dans les autres qualités à citer, je dirai une recherche historique indéniable et une écriture de haute volée : "L'aube incertaine esquisse les contours des contrevents quand Jehanne se dresse dans le froissement des draps éparpillés". C'est beau ! Un grand cru de Gillon.

11/05/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série En marche ou grève
En marche ou grève

Je pense que j'ai tous les albums de David Snug ou quasi, et l'ouvrage ici présent est le seul de toute ma collection toutes bds confondues qui m'ait été dédicacé par l'auteur. Cela fait-il de moi un fan ? Je n'en sais rien, mais le fait est que j'aime toutes les bédés, comme dirait l'autre, de l'auteur. Et celle-ci ne fait pas exception à la règle. C'est même un bon cru. Déjà, stylistiquement parlant côté dessin, c'est l'album le plus abouti de l'auteur. J'aime beaucoup ce style, qui n'est pas si naïf et "moche" que ce que David Snug veut en dire. Il suffit de regarder un peu ce qui se fait autour, notamment sur internet, pour se rendre compte qu'il s'en sort très bien. Le trait est d'ailleurs bien plus net que lors de ses premiers albums, et ca donne un rendu hyper propre. Son personnage principal a une bonne petite bouille et un air sympathique, il est mine de rien assez expressif. Et j'avoue que je trouve toujours assez drôle les têtes des personnalités politiques qui sont calquées. Ça reste un dessin simple mais bien réalisé, avec peu ou pas de décors outre les fameux petits cacas signatures. Côté scénario, l'auteur nous fait le compte rendu des manifs auxquelles il a participé a l'occasion des mobilisations contre les retraites et en profite pour livrer son regard sur les situations politiques, sociétales du moment. C'est très souvent drôle, inspiré et redoutablement bien vu. Qu'on ne s'y trompe pas, derrière le dessin simpliste et l'apparente légèreté du propos et des réflexions du héros, il y a une solide culture politique derrière, comme dans chaque bd de Snug. Ça rejoint un peu en cela Koko n'aime pas le capitalisme, une apparente simplicité et de l'humour parfois absurde derrière lesquels se cache un propos politique précis, documenté et construit. C'est donc intelligent mais aussi très drôle. Les expressions du personnage sont assez rigolotes. Et plusieurs planches franchement drôles dans leur narration, leur parti pris, j'aime beaucoup celle de Marlène Schiappa dans Playboy, pour n'en citer qu'une. Allez, même si ça fait un petit bout de temps que je l'ai lue, un petit coup de coeur pour l'ami Snug. C'est sans doute ma deuxième bédé préférée de l'auteur après Dépôt de bilan de compétences et je trouve que son travail mérite de la lumière. Après tout, peut être que je suis vraiment fan.

10/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Sursis
Le Sursis

« Le Sursis » occupe une place particulière dans ma vie de BDphile : il s’agit de la première BD « adulte » que j’ai lue… c’était en 1999 lors de la parution du deuxième tome, et 2 ans avant la création de BDtheque… J’avais choisi ce diptyque grâce à son dessin, et 27 ans après, je réalise que j’avais eu la main heureuse ! L’histoire est rondement menée, il se passe tellement de choses dans ce petit village français sous l’occupation allemande : les petits drames de la vie, les amourettes, les débats politiques sur la terrasse du café, mais aussi la résistance qui s’organise, et la menace constante des Allemands et des collabos… tout ce cirque nous est conté par Julien, du haut de son grenier et lors de ses excursions nocturnes. J’ai pris beaucoup de plaisir à relire cette histoire champêtre, à suivre ce bal romantique entre nos deux protagonistes… surtout que le dessin de Gibrat est absolument magnifique… j’adore notamment ses personnages. Un diptyque immanquable en ce qui me concerne.

10/05/2001 (MAJ le 10/05/2026) (modifier)
Par Vaudou
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Heilman
Heilman

La seule bande dessinée qui peut concurrencer Den de Corben. Le parallèle m'a sauté aux yeux à la lecture. Bien que Voss et Richard Corben aient des styles graphiques très distincts, j'ai retrouvé la même sève créative issue de l'âge d'or de la bd fantastique adulte, période Métal Hurlant. On retrouve des points communs évidents à commencer par le canevas de base : Heilman va vivre un voyage initiatique dans un monde qui ne répond plus aux lois terrestres. Il lutte pour sa survie au sein d'environnements hostiles afin de trouver sa véritable identité. On retrouve dans les deux cas l'influence de Lovecraft, cette idée de puissances anciennes qui règnent sur des mondes en perdition. Heilman rajoute le mythe de Faust par dessus. Il y a chez l'un comme chez l'autre une exploration de l'inconscient, des pulsions primaires et de la douleur. La même volonté de transgression, de briser les codes. Le dessin est bien sûr très différent. On pourrait dire que Den représente le feu et Heilman la glace. Un style froid et minéral, mais qui partage une obsession similaire pour l'anatomie, la même volonté de jeter le corps de son héros en pâture. Heilman est l'autre face d'un des plus beaux diamants de la bande dessinée. Et comme toutes les pierres précieuses, accrochez vous pour le récupérer car la côte appliquée est assez déraisonnable...

10/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Balthazar Picsou - L'Encyclopédie
Balthazar Picsou - L'Encyclopédie

Pour ceux qui possèdent déjà tout de Barks et de Rosa, cette édition est un peu redondante. Mais c'est toujours très agréable de relire Picsou (Scrooge McDuck) sous toutes les formes ! Pour les plus âgés, Romano Scarpa et quelques autres peuvent constituer une nouveauté. Les dessins sont très dynamiques et je pense qu'ils peuvent encore captiver de nouveaux lecteurs. Gaston a raison, il existe depuis que je suis petit une énorme production brésilienne. Tout n'a pas la même qualité, mais j'aime beaucoup lire les canards avec cet accent et ces expressions si typiques !

10/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Mitsuko
Mitsuko

Cet album est issu de la collection "Les Contes des Cœurs Perdus", sorte d'anthologie autour de petites histoires aux allures de contes, ou reigne une ambiance de réalisme magique et où l'on aborde avec positivité des sujets sentimentaux parfois assez forts mais néanmoins universels. Ici, il est question de l'éponyme Mitsuko, ou plutôt du regard que les habitants du village où elle habite lui réserve depuis plusieurs années. Mitsuko ne parle pas beaucoup, fuit le regard et la compagnie des autres et, crime apparemment inqualifiable, fouille dans les poubelles du voisinage. Son comportement a tôt fait de l'isoler des autres et la pauvre Mitsuko, vivant seule avec son père loin des autres, se sent seule et peine à communiquer. Ce qui est malheureux quand la perte de sa mère lui pèse sur le cœur. L'histoire est toute simple et son sujet de l'isolement et du jugement trop vite posé est joli, mais si l'album brille c'est avant tout pour son dessin magnifique, aux traits rond, épais et aux couleurs chaudes, mais aussi pour sa jolie allégorie du Kintsugi pour symboliser la situation de Mitsuko. Comme toujours dans cette collection il est ici question d'aborder avec positivité et fantaisie des sujets qui pourraient peser sur le cœur de son lectorat, de tout âge par ailleurs, et c'est avec joie que je recommande celui-ci. Sans doute très simple mais pas moins joliment raconté et illustré. (Note réelle 3,5)

09/05/2026 (modifier)
Par grogro
Note: 4/5
Couverture de la série Notre affaire - Une BD de combat et d'espoir
Notre affaire - Une BD de combat et d'espoir

Voilà une BD lue dans le cadre professionnelle à l'occasion d'une "animation" autour du thème de la justice. Sont rassemblés plusieurs récits de différent-e-s autrices-teurs, et de longueurs variables. Toutes les histoires ne se valent pas. Certaines sont vraiment très (trop) courtes (deux pages) et n'apportent absolument rien au sujet. Mais sur la longueur, cette BD dresse tout de même le portrait d'un fait social infiniment regrettable, s'il est permis d'user d'un tel euphémisme : la culture du viol. Graphiquement, les histoires sont inégales. Mais à l'inverse, certains récits tapent juste. Je pense par exemple à celui de Sole Otero qui raconte une discussion familiale significative sur la manière dont les hommes adoptent généralement une attitude de déni. J'aime bien aussi celui de Sylvain Bordesoules qui nous remémore certaines scènes de films qui ont contribué à ancrer l'idée que l'homme pouvait jouer avec la sexualité des femmes comme bon leur semblait, ou bien qui montre comment l'image de l'homme dominateur a été forgé. Toutes ces images, nous en avons été abreuvées. Perso, je vous suggère de voir (ou de revoir) le film Get-apens avec Steve McQueen, film que j'avais adoré adolescent, mais que j'ai été totalement incapable de revoir il y a quelques années quand l'occasion m'en a été donnée. Dans ce film odieux, il y a un personnage féminin dont le rôle consiste essentiellement à dire et à faire des conneries, et bien entendu à se prendre des torgnoles à longueur de pellicule. Infâme ! Il y a plein d'autres histoires, qui souvent d'ailleurs ne traitent pas ou peu de l'affaire de Mazan, mais restent éclairant sur tel ou tel aspect de la masculinité, de l'impunité des agissements, sur la manière dont est perçu et traiter le viol dans les médias, les tribunaux, la presse, maintenant et par le passé. Chacun étant la plupart du temps complémentaire. Un genre de tour de la question, si l'on veut. C'est dur à lire. Dur parce que quand on est un homme, on se prend une réalité dans la gueule que sans ignorer, on ne soupçonnait même pas l'importance. Si cette BD peut contribuer à changer la donne, à faire que les Dominique Pelicot, les Epstein, les Bertrand Cantat, les Richard Berry puissent ne plus jamais soumettre la moitié de l'humanité, alors on ne peut que saluer le geste et la contribution de chacun-e.

09/05/2026 (modifier)