Lady SnowBlood

Note: 3.22/5
(3.22/5 pour 9 avis)

Sayo, condamnée à la prison à vie, pour avoir tué l'assassin de son mari et de son fils, ne vit plus que pour une chose : donner naissance à l'instrument de sa vengeance. Elle décède malheureusement en couches en donnant le jour à une fille, Yuki, qui, suivant sa destinée, deviendra la redoutable Lady Snowblood, aux charmes aussi affûtés que le sabre ! Le manga culte qui a inspiré "Kill Bill" ! (Texte éditeur)


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle BDs adaptées en film Gekiga Le Japon historique Samourai Shueisha

En prison, Sayo n'a qu'une envie : donner la vie à un héritier pour que sa vengeance puisse se réaliser. Ainsi nait sa fille, Yuki qui sera élevée par une autre détenue et éduquée pour lui permettre d'accomplir son destin.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Novembre 2007
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Lady SnowBlood
Les notes (9)
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05/12/2007 | Rody Sansei
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Par Tomeke
Note: 4/5

Lady Snowblood a été écrit début des années 70' et il me tardait de découvrir ce personnage qui a plusieurs fois été adapté et qui a en outre servi d'inspiration à Tarantino pour son sublime diptyque Kill Bill. Je ressors à la fois satisfait de l'ensemble de l'oeuvre mais légèrement déçu par quelques chapitres du second volume qui s'écartent trop, selon moi, de l'objectif de l'héroïne. Parlons-en de cet objectif : la vengeance. Et pas n'importe laquelle, la vengeance cruelle, implacable et sadique. Clairement, ce manga n'est pas à mettre entre toutes les mains ; c'est violent, malsain parfois et assez démonstratif au niveau sexuel. Moi, tout cela, ça me va... Comme j'en parle plus haut, j'ai été époustouflé par le premier volume. C'est rythmé, prenant, le contexte est bien placé et le Japon de cette époque, que ce soit dans ses paysages ou dans ses moeurs, est très bien présenté. L'ensemble jouit dès lors d'un souffle un peu épique. Bien que le rythme redescende dans le deuxième volume et que le dernier tome est accessoire, cela reste tout de même d'un bon niveau. Le trait est fin, précis et dynamique ; rien à redire. En conclusion, je conseille cette oeuvre. Bien qu'elle date déjà d'une quarantaine d'années, c'est un bon moment de divertissement et d'immersion dans le Japon de la fin du XIXème siècle...

28/08/2011 (modifier)
Par GiZeus
Note: 2/5

J'ai eu du mal à terminer ce manga, enfin les deux premiers épisodes, car il n'est pas sûr que je lise un jour l'épilogue. J'hésitais entre pas trop mal et bof à la fin du premier tome, le second m'a convaincu de descendre ma note (et le bouquin). Pourtant, lorsqu'on ouvre Lady Snowblood pour la première fois, on est frappé du soin apporté au dessin, notamment aux paysages. Les personnages ne souffrent pas trop du dessin et malgré la multitude de personnages on parvient à les distinguer assez efficacement. Par contre, au niveau de la lisibilité des scènes d'action, c'est pas toujours très propre. Mais dans l'ensemble c'est pas trop mal pour un vieux machin. Si le dessin est plutôt agréable, le reste l'est beaucoup moins selon moi. Ce qui m'a beaucoup surpris, en mal, c'est la psychologie des personnages. Je l'ai trouvée très sommaire, voire bancale. Pour preuve l'héroïne, qui est censée être une redoutable tueuse, s'avère être beaucoup trop gentille, voire niaise par moments. Je suis loin d'avoir accroché à son aspect double face, tous les moyens sont bons pour me débarrasser de mes opposants mais j'aide tous les innocents qui n'ont aucun rapport avec moi. En plus, je ne lui trouve aucun charisme, comme tous les autres personnages. Mais le pompon revient sans doute à son allure de super héroïne du Japon industriel. En effet, quel que soit l'adversaire qu'elle affronte, elle ressort toujours gagnante. Difficile de trembler dans ces circonstances, surtout que la donne était annoncée dès le départ. Idem pour les petites histoires, très souvent insipides à mes yeux. Beaucoup trop de sexe et de combats viennent à bout de pratiquement toutes les situations. Et quand le mangaka fait preuve d'un peu de subtilité il faut qu'il vienne tout gâcher par l'apparition de l'un de ces artifices. Les dialogues ne relèvent pas non plus le niveau. Cependant, je dois avouer que quelques éléments ont retenu mon attention. Les passages qui parlent de l'histoire ou des coutumes du Japon m'ont plus tenu en éveil que le reste. Mais c'est trop peu pour me convaincre de lire la suite. Pour résumer: les histoires sont trop basiques, elles se résolvent beaucoup trop facilement, les personnages manquent cruellement de psychologie et l'histoire pourrait se résumer à du sexe et des combats sans tension.

13/12/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5
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J'ai lu ce manga suite à l'avis plus que positif d'un ami, qui m'avait quand même dit "je pense que ça ne va pas te plaire"... Arrivée à la fin du 3ème volume, je reste très partagée ! Le dessin est vraiment beau, simple et efficace. J'aime aussi la trame de l'histoire, assez proche de celle de l'assassin Kozure Okami de Lone Wolf & Cub, qui nous permet entre deux bains de sang d'en apprendre un peu plus sur le Japon de la fin du 19ème siècle. A côté de ça, beaucoup d'histoires, qui sont sans rapport direct avec la quête de Yuki me semblent vraiment sans grand intérêt, uniquement voyeuristes (et pour le coup, ce n'est vraiment pas ça que je recherche dans mes lectures). De plus, la tendance quasi systématique de l'héroïne à quitter son kimono avant de combattre, devient presque ridicule à force (et j'ai d'autant plus apprécié les quelques affrontements de la toute fin de l'aventure où Lady Snowblood parvient à massacrer tout le monde sans avoir eu besoin de se déshabiller). Le 3ème volume, qui traite une fois la mission première accomplie, du parcours de la tueuse dans un Japon qui tente de résister à l'arrivée de la culture occidentale m'a d'abord donné l'impression d'une trop grande exagération quant à l'implication, jusqu'à la mort, des protagonistes pour de la gymnastique et puis que je me suis dit que l'ouverture du Japon au reste du monde avait probablement été aussi douloureuse que ça, ce qui donne d'autant plus d'intérêt à l'histoire. La lecture aurait tout de même gagné en fluidité si certaines tirades (par exemple celles du proviseur du volume 3, qui sont là pour nous faire un petit cours d'histoire afin de bien comprendre le contexte) avaient été un peu raccourcies.

12/10/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Une grande libraire. Un grand rayon (un pan de mur plutôt !) « Manga ». Pas trop d’idée(s). Tiens, en voilà un qui se détache des autres… une « brique » de plus de 500 pages entourée d’un bandeau jaune : « Le manga qui a inspiré Tarantino pour Kill Bill ». Bien aimé les deux films. Ouverture… préface de Jean-Pierre Dionnet. S’il en a rédigé une, c’est que ça doit être bon. Coup de fil à ma belle-fille. Chic, elle possède le tome 1. J’ai mis un peu de temps à « attaquer » ces ouvrages mais n’ai pas été déçu. Que du contraire… Le postulat, l’air de rien, est quand même simple.. J’ai vite compris la mission principale de Lady Snowblood : « liquider » ceux qui ont détruit sa famille. Simple comme scénario… oui… mais page après page, je suis entré dans un univers très cru ; un univers fait de sexe, de sang et de larmes. Décoiffant par moments –non pas au point de vue narratif- j’ai eu l’impression réelle de lire un véritable story-board de film. Kamimura travaille graphiquement le scénario comme un film se déroulant. Il utilise jours, contre-jours, plongées, zoom, plans larges et raccourcis dans une sorte de course haletante où –même si les décors et arrière-plans- sont souvent esquissés- le lecteur en prend souvent plein la figure par l’utilisation de l’espace dessiné. J’ai été surpris, agréablement, par cette longue histoire de vengeance qui –créée voici 35 ans- n’a pas pris une ride. Je suis loin d’être un amateur de mangas mais des pareils, « c’est quand vous voulez ».

17/06/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Mis face à ces deux pavés manga, j'ai mis du temps à me motiver à les lire. Il faut dire tout d'abord que je n'étais guère enthousiasmé par le dessin. D'un noir et blanc que je trouve parfois un peu brouillon, il affiche un aspect qui a assez mal vieilli à mon goût. Et pourtant force m'est d'admettre que le découpage est souvent très efficace, amenant une lecture fluide et agréable. Tant et si bien que ce graphisme a fini par me plaire et que, même si je trouve certaines scènes d'action pas toujours très compréhensibles, un certain nombre de planches m'ont paru finalement bien esthétiques. Il faut dire ensuite que les thématiques de ce récit ne m'attiraient guère. En résumé, Lady Snwoblood, c'est un mélange de combats au sabre, de violence et de beaucoup d'érotisme souvent gratuit, le tout sur un ton sérieux et sans humour. Ceci s'explique quand on sait que ce manga paraissait dans Weekly Playboy, magazine dont on se doute qu'il ne fait pas trop dans la bluette romantique. Et pourtant, j'ai trouvé les différentes histoires qui composent ce récit assez diversifiées et bien menées. Elles sont simples dans leur résumé mais crédibles et plutôt prenantes. Les personnages secondaires sont assez caricaturaux mais efficaces. Et l'héroïne est intéressante en elle-même, masquant une certaine complexité derrière son masque de tueuse froide. Le rythme des histoires est bon et les intrigues de bonne qualité. A nouveau, cela a assez mal vieilli mais moins que je le craignais, si l'on excepte les moments d'érotisme gratuit et parfois assez malsains qui ne sont vraiment pas ma tasse de thé. En outre, ce manga a l'avantage de faire tenir son histoire en deux tomes seulement, deux tomes conséquents mais qui se lisent bien et ne laissent pas le lecteur sur sa faim. Bref, un sombre divertissement dont la qualité originelle est assez indéniable mais qui me semble tout de même un peu désuet de nos jours.

11/02/2008 (MAJ le 11/02/2008) (modifier)
Par JJJ
Note: 3/5

Yuki est Lady Snowblood, une femme belle et dangereuse au regard mélancolique. Née d'un désir de vengeance, Yuki est une tueuse au destin maudit. Son corps est une arme mortelle. Mon avis est proche de celui d'Altaïr, je trouve que le personnage a de la classe et qu'effectivement, pour une oeuvre qui utilise sexe et violence, c'est assez bien fait pour que l'on évite de sombrer dans le vulgaire mercantilisme. Les différentes histoires sont souvent construites sur le même canevas, ce n'est pas bien original, que ce soit pour les autres, ou pour elle-même, Lady SnowBlood est un personnage qui tue et venge plus qu'elle ne protège. On comprend vite que Yuki -même si elle est souvent en situation complaisante- n'est jamais vraiment en danger, et qu'elle va se défaire facilement de ses ennemis, comme s'ils n'étaient là que pour verser leur sang et ainsi épancher la soif de Lady SnowBlood. Quand aux dessins, ils font datés mais moi je les ai aimés, un certain charme s'en dégage. Le storytelling est bon. "Lady SnowBlood" est à mes yeux une oeuvre de pure exploitation totalement assumée et maîtrisée qui ne prend pas le lecteur pour une poire. Une série divertissante et courte. Un détail... les couvertures gris métallisées sont très très laides. JJJ

23/01/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Eh bien heureusement qu'il y a le bandeau Kill Bill pour attirer le chaland, parce que la couverture ne s'y prête pas vraiment. D'ailleurs ce bandeau aurait lui-même tendance à me faire fuir, n'étant franchement pas un fan de Tarantino. Mais l'occasion s'étant présentée de lire ce "lady SnowBlood", j'en ai profité. L'album commence par la première "vengeance" de la belle. On a du mal à comprendre ses motivations, jusqu'à ce que l'origine de cette vengeance soit révélée. Et là on se dit [SPOILER]"Ok, elle va venger sa mère, mais après ?"[FIN SPOILER] Après, ce qui fait la différence, c'est la machination diabolique mise en place par Yuki. Elle prend son temps, s'infiltre dans certains milieux, joue des rôles, puis assassine avec style. Bon, ce n'est pas super-réaliste, mais le dynamisme de l'ensemble nous permet d'y "croire", c'est à dire de nous immerger dans le récit. La vengeance de Yuki aurait pu tenir en un seul volume de taille moyenne, mais Koike a décidé de prendre son temps, nous permettant de découvrir tout un pan de la société et de l'histoire nipponnes, et je vous avoue que c'est cet aspect qui m'a intéressé le plus dans ce manga classique, parce que les combats de sabre, très peu pour moi.

09/12/2007 (MAJ le 18/01/2008) (modifier)
Par Altaïr
Note: 3/5

"Lady snowblood" finalement, n'est rien d'autre dans son principe qu'un manga de genre alliant sexe et violence, avec pour héroïne une belle tueuse dont les charmes sont souvent dévoilés... de quoi faire peur a priori, donc. Mais ce manga évite l'écueil de la vulgarité grâce à son personnage principal, qui, il faut bien le dire, a une sacrée classe : Yuki est l'alliance de l'idéal féminin japonais, une beauté très élégante et racée, discrète et modeste, aux gestes gracieux et mesurés, et d'une redoutable tueuse, habile, et diaboliquement intelligente. Ce cocktail savamment réussi permet à la belle de rester magnifique même dans les situations les plus dégradantes (nue et ligotée, en passe de se faire violer, faut bien avouer que les auteurs se plaisent à aligner ce genre de scène), et de ne jamais mettre sa dignité en péril. Je comprends qu'un tel personnage ait fasciné et fascine encore, mais je suppose que son charme vénéneux est encore plus prégnant pour un lectorat masculin que féminin. L'autre point fort de ce manga est sa mise en scène, élégante là encore, et le fait que les scènes érotiques soient finalement plus suggestives que vraiment démonstratives (pour des raisons de censure peut-être ?), ce qui le rend moins racoleur que le résumé pourrait le faire craindre. Je suis en revanche plus circonspecte sur les scenarii proprement dits : ils sont souvent assez simples, et suivent des schémas un peu répétitifs. Cela dit, ils se lisent sans déplaisir.

08/01/2008 (MAJ le 08/01/2008) (modifier)

Je ne suis clairement pas un fan du scénariste (je trouve son Lone Wolf & Cub totalement indigeste et son Crying Freeman complètement crétin, malgré un très beau dessin d'Ikegami). Alors j'allais passer outre ce titre, ci ce n'est que j'ai vu la référence de l'éditeur à Tarantino et son Kill Bill (que j'apprécie énormément). J'ai donc acheté pour voir. Et je ne suis pas déçu. Lady Snowblood se classe largement au dessus des deux oeuvres citées précédemment. Le dessin, bien que vieux de 30 ans, est particulièrement esthétique et sensuel. Il ne fait clairement pas son âge. Cette histoire de vengeance est également bien menée, même si l'auteur a toujours tendance à tomber avec facilité dans le graveleux bien gratuit. Passé ce défaut, les quelques histoires du premier volume sont plutôt bien construites, et le tout se laisse lire avec un réel plaisir.

05/12/2007 (MAJ le 05/12/2007) (modifier)