La Horde du contrevent
Le plus grand roman contemporain de science-fiction enfin adapté en bande dessinée. Avec ce premier volume, Éric Henninot nous propose une adaptation magistrale du livre-univers d’Alain Damasio.
Adaptations de romans en BD Romans de science-fiction adaptés en BD
Après une formation impitoyable, et alors qu’ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins. Leur mission : marcher d’ouest en est jusqu’à atteindre l’Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit. Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche ; derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l’avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer…
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Public
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| Date de parution | 18 Octobre 2017 |
| Statut histoire |
Série en cours
(Prévue en 6 tomes. Source: l'auteur, festival d'Angoulême 2025)
4 tomes parus
Dernière parution :
Moins de 2 ans
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Les avis
Je ne peux pas dire que j’aie une grande expérience pour distinguer ce qui fait d’un roman graphique une œuvre culte plutôt qu’un simple très bon titre, mais celui-ci est sans aucun doute l’un des plus intéressants, captivants et visuellement beaux que j’aie lus. De nombreux avis élogieux ont déjà été écrits à son sujet, et ils décrivent assez justement pourquoi cette série plaît autant et pourquoi elle marque autant les lecteurs. Par moments, en lisant, j’avais l’impression d’entendre le vent siffler dans mes oreilles — tant les flux d’air et ces étendues infinies sont rendus de manière vivante. Les visages des personnages et leurs expressions sont particulièrement bien travaillés, et cela m’a beaucoup plu (parfois, il suffit de regarder le visage de Golgoth le Prophète pour deviner ce qu’il va dire ou faire…). Le dessin est très agréable sur le plan esthétique : des tons calmes et pastel, et un excellent travail sur les visages en gros plan — ils sont mémorables et transmettent parfaitement les émotions et les états d’esprit. Chaque réponse apportée aux questions qui surgissent en découvrant cet univers en fait naître encore davantage. À chaque tome, on a de plus en plus envie d’explorer ce monde et d’en percer les secrets. Pendant la lecture, j’ai ressenti la même chose que lors de ma découverte de Made in Abyss : ce même sentiment de mystère, qui, à mesure qu’on tente de le comprendre, ne fait que s’approfondir. En attendant la fin de l’histoire, je pense me tourner vers le roman original. Cet univers m’a véritablement captivé : j’ai envie de m’y plonger davantage, d’en comprendre les secrets, et de savoir s’il existe un but dans cette lutte contre le vent, s’il y a une origine… ou si seul le chemin compte — ou peut-être qu’un sens beaucoup plus profond ne se révélera qu’une fois la série achevée.
Adaptation directe du roman d’Alain Damasio, la série ne cherche pas à réinventer le fond. Le scénario suit fidèlement l’œuvre d’origine, dont l’intrigue, la densité et la force conceptuelle constituent déjà le cœur du projet. L’intérêt principal de la bande dessinée réside ailleurs : dans la matérialisation d’un univers dont la puissance descriptive pouvait, à la lecture du roman, rester difficile à pleinement visualiser. Sur ce point, le dessin est particulièrement abouti. La représentation du vent, de l’effort, des corps en tension et des paysages hostiles est maîtrisée et lisible. L’univers prend corps avec cohérence, sans affaiblir la rudesse ni la poésie du texte d’origine. Les personnages sont bien caractérisés graphiquement et la dynamique de groupe fonctionne, laissant apparaître progressivement la complexité des relations et la fatigue psychologique du voyage. La BD respecte ainsi autant l’esprit que les émotions du roman, en proposant une interprétation graphique solide et immersive. En revanche, sa valeur repose largement sur le matériau initial : l’adaptation sublime, mais ne dépasse pas l’œuvre source. Une lecture très réussie pour qui connaît et apprécie le livre, mais dont l’excellence tient davantage à la transposition qu’à l’originalité intrinsèque du récit.
Le dessin me plait, l'histoire est belle, pas besoin de compléter les commentaires précédents sur ce sujet. Mais Je suis très pragmatique de nature et la logique survivaliste est balayée par des principes qui ne me touchent pas (tome 2, entre les pages 20 à 30, pour ne pas spoiler), cela génère une déconnexion et brise l'immersion. Mais vu les autres commentaires, cela reste une bonne série je pense, juste à ne pas mettre dans les mêmes mains que les miennes.
Formidable !!! Autant pour la qualité des planches et que pour l'atmosphère rendue. Vivement le tome 4. Je recherchais une BD captivante, je n'ai pas été déçu.
Je découvre le travail de Damasio avec cette adaptation d’Hénninot. Les 2 auteurs fournissent un boulot d’enfer !! Ça fait longtemps que je ne me suis pas laissé porté par un univers aussi original. Je me jette sur chaque nouveautés et attends la suite avec impatience. Le monde créé est juste fabuleux avec cette histoire de vent, de horde … et bien sur leur quête, j’ai adoré m’y perdre et découvrir les différents peuples, régions … un récit toujours sous tension. La mise en page l’est tout autant, j’aime beaucoup le style fin du dessinateur. Mais là où c’est la grosse ovation de ma part, c’est sur la qualité de transposition du vent sur le médium, quelle maestria graphique. Une série puissante et d’une belle envergure.
Ceci n'est pas une critique mais juste une remarque. J'ai relu hier les 3 tomes et clairement ce que je préfère dans cette adaptation c'est la gestion sans faute de la tension qui plane. Tension vis à vis de l'environnement mais avant tout entre les personnages. Elle est palpable, et quasiment tous les personnages "importants", qu'ils soient sympathiques ou non, vont être mis en danger. Une excellente adaptation pour l'instant.
Voici donc l'un des albums les plus attendus, sinon le plus attendus de l'année pour moi. Parce que j'ai lu la Horde du Contrevent il y a déjà quelques années, que ce fut une véritable claque littéraire pour moi, et que j'étais curieux de voir ce que ça pouvait donner en BD, à condition qu'un vrai travail d'adaptation, respectueux mais en même temps appliqué, soit fait dessus. Le travail d'Eric Henninot correspond, selon moi, à ce critère. J'ai eu la chance de le rencontrer au moment où il commençait les planches, il y a à peu près deux ans, et le plaisir de le retrouver pour discuter de ce projet de façon moins informelle. Les intentions d'Henninot sont nobles : proposer sa version d'une oeuvre qui l'a lui aussi véritablement marqué. Il a pour cela rencontré l'auteur, Alain Damasio, travaillé, retravaillé son script, jusqu'à en être satisfait, et commencer à travailler ses planches, après avoir bien sûr défini l'univers graphique et le look des différents personnages. Car ils sont nombreux dans la Horde du Contrevent. 18 exactement au sein de la Horde, un peu moins que dans le roman, et l'adaptateur a pris le temps de bien les développer, prenant en cela des libertés avec le roman original, et aussi nous permettre à nous, lecteurs, de nous les approprier, de les différencier et de nous identifier à eux. Exit la narration multiple de Damasio, bande dessinée oblige. Henninot opte pour un point de vue objectif, avec le personnage de Sov, le scribe, en voix off. Ce choix n'est pas anodin, il est celui qui, après Pietro, lie les membres de la Horde, au sens propre comme au sens figuré. Sov n'est donc qu'un personnage "saillant" parmi d'autres, et on le reconnaît bien. Le travail graphique d'Henninot est remarquable. Il a su s'emparer de l'univers de Damasio, très riche, mais paradoxalement parfois avare en descriptions, pour y imprimer sa marque et nous proposer un panorama inventif, aux looks et designs extrêmement travaillés. Il y a aussi de très belles vues de paysages qui parsèment ce premier tome, déjà riche en rebondissements. Dans le tome 3 la Horde est dans le dur, après la respiration qu'a représenté le séjour chez les Fréoles dans le tome 2. En effet le groupe est confronté à l'état particulier de l'une de ses membres. L'avance est ralentie, et le groupe va devoir temporairement se scinder en deux, avant de rencontrer un danger majeur. Le rythme se ralentit, l'essentiel de l'action se résume à des murmures, des engueulades... C'est le tome le plus faible depuis le début, mais surtout à cause de l'histoire. Côté dessin, c'est toujours très fort, et très agréable à lire. Vivement la suite !
Note : Je mets mon avis à jour après lecture du tome 3. J’ai lu le roman, et je dois avouer qu’il m’a beaucoup marqué. Je lui ai trouvé quelques longueurs, et certains passages un peu trop abscons (notamment les discussions philosophiques sur le vent) mais globalement j’ai adoré l’intrigue, l’univers mis en place et les personnages. Je suis donc ravi d’à nouveau accompagner cette 34ème horde en BD. Les adaptations de romans cultes (en film, BD etc) sont toujours un peu casse-gueule. Les personnages ne ressemblent pas toujours à l’idée qu’on s’en était faite (ce qui est le cas pour moi et Golgoth par exemple, que j’imaginais plus mastodonte) et il y a souvent certaines coupures/pertes au niveau contenu… Point de coupures ici, mais je note une simplification de la narration (qui passe de narrateurs multiples à un narrateur unique) et du vocabulaire employé (qui regorgeait de termes bizarroïdes dans le roman). Les aficionados seront peut-être déçus, mais moi j’ai apprécié cette « vulgarisation » de l’histoire, que j’avais quand même trouvée difficile d’accès par moment. En tout cas je trouve le rythme parfait, les auteurs ont trouvé le bon équilibre entre les différents éléments de l’histoire (relations entre personnages, avancée difficile, discussion sur le vent). Le dessin remplit parfaitement son rôle. Les paysages désolés sont magnifiquement représentés, ainsi que le vent. La qualité est toujours au rendez-vous après 3 tomes parus, et j’attends la suite avec impatience !
Malgré un gros manque d 'histoire, j'avais adoré le tome 1 et toute l'illustration de la rudesse du défi. J'étais à fond dedans, je ressentais presque moi-même toute cette pénibilité. Et le dessin à demi manga mais très coloré m'était agréable. Puis les deux ans d'attente entre les tomes 1 et 2 eurent malheureusement raison et de l'environnement et des enjeux primaire et secondaires. Tout ce qui fut mis en place dans le 1 est laminé en fin du 2 ; non seulement le vent n'est plus un problème, ou si peu, mais tout ce merdier n'était qu'un sport, apparemment, rien de plus. 20 ans qu'on les préparait, qu'on les nourrissait et deux qu'ils s'entretuaient alors qu'il suffisait d'y aller d'un coup d'hélico... Encore trois tomes, dites-vous ? Et six ans d'attente ? Ce sera sans moi.
De Damasio, je n’ai lu qu’un recueil de ses nouvelles, « Aucun souvenir assez solide ». J’y avais découvert un univers original, et une écriture précise. Même si finalement cela ne m’avait pas poussé à aller plus loin avec cet auteur – dont je ne connaissais que de nom ce roman, « La horde de contrevent » donc. C’est donc par le biais de la Bande dessinée que j’y reviens. Je ne sais pas ce que Henninot a adapté, modifié du texte original. Je suppose juste – pour ce que je sais de l’écriture de Damasio – qu’il n’est pas facile de la transposer dans un autre médium, que ce soit la BD ou le cinéma. Je pense que, comme pour « Dune » par exemple, il y a toute une partie du texte que l’imagination complète très bien, et que les médias plus « visuels » peinent à transmettre. Toujours est-il que Henninot s’en sort ici très bien. Pas pour l’adaptation, que je ne saurais juger donc, mais pour le rendu. Les décors sont à la fois grandioses et épurés, comme l’est l’intrigue, comme le sont les personnalités des membres de la Horde – ou les liens qui les unissent. En définitive plus affaire d’ambiance que d’action, la quête interminable, improbable et quasi infinie de cette dizaine de personnes est plutôt bien rendue. On s’attache à des bouts d’intrigue ou de personnes. Rien d’extraordinaire là, mais en tout cas un album introductif qui donne envie de suivre le pack, face à ce vent lancinant ou frappeur. Et le dessin de Henninot est lui aussi bien fait pour fluidifier la lecture. ********************************************** MAJ après lecture du tome 2: Si le premier tome remplissait bien son rôle d'introduction à un univers original, inhumain, en nous lançant d'emblée dans une aventure aux confins de l'infini, le tome suivant le complète très bien. D'abord parce que, l'aventure se poursuivant et des flashback nous éclairant, nous en savons un peu plus sur les membres de la horde, sur ses buts, sur ses faiblesses. Mais aussi parce que, au fur et à mesure que nous progressons dans la connaissance des personnages et des décors, il semblerait que l'intrigue s'épaississe, que sa progression ne nous rapproche pas forcément du dénouement, comme la flèche de Zenon qui n'atteint jamais l'horizon. Non pas que le scénario nous perde, mais plutôt qu'il densifie et complexifie l'histoire, les liens qui peuvent unir ou diviser les membres de la horde. D'autant plus qu'autour d'eux deviennent de plus en plus concrets d'autres composantes du puzzle, et qu'on a envie de pousser le pack face au vent, pour en savoir plus, pour atteindre cet amont, la naissance des vents, le noeud de l'intrigue. Une aventure à suivre, assurément.
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