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La Horde du contrevent

Note: 3.58/5
(3.58/5 pour 12 avis)

Le plus grand roman contemporain de science-fiction enfin adapté en bande dessinée. Avec ce premier volume, Éric Henninot nous propose une adaptation magistrale du livre-univers d’Alain Damasio.


Adaptations de romans en BD Romans de science-fiction adaptés en BD

Après une formation impitoyable, et alors qu’ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins. Leur mission : marcher d’ouest en est jusqu’à atteindre l’Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit. Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche ; derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l’avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer…

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Octobre 2017
Statut histoire Série en cours 2 tomes parus
Dernière parution : Moins de 2 ans
Couverture de la série La Horde du contrevent
Les notes (12)
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02/10/2017 | PAco
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L'avatar du posteur Noirdésir

De Damasio, je n’ai lu qu’un recueil de ses nouvelles, « Aucun souvenir assez solide ». J’y avais découvert un univers original, et une écriture précise. Même si finalement cela ne m’avait pas poussé à aller plus loin avec cet auteur – dont je ne connaissais que de nom ce roman, « La horde de contrevent » donc. C’est donc par le biais de la Bande dessinée que j’y reviens. Je ne sais pas ce que Henninot a adapté, modifié du texte original. Je suppose juste – pour ce que je sais de l’écriture de Damasio – qu’il n’est pas facile de la transposer dans un autre médium, que ce soit la BD ou le cinéma. Je pense que, comme pour « Dune » par exemple, il y a toute une partie du texte que l’imagination complète très bien, et que les médias plus « visuels » peinent à transmettre. Toujours est-il que Henninot s’en sort ici très bien. Pas pour l’adaptation, que je ne saurais juger donc, mais pour le rendu. Les décors sont à la fois grandioses et épurés, comme l’est l’intrigue, comme le sont les personnalités des membres de la Horde – ou les liens qui les unissent. En définitive plus affaire d’ambiance que d’action, la quête interminable, improbable et quasi infinie de cette dizaine de personnes est plutôt bien rendue. On s’attache à des bouts d’intrigue ou de personnes. Rien d’extraordinaire là, mais en tout cas un album introductif qui donne envie de suivre le pack, face à ce vent lancinant ou frappeur. Et le dessin de Henninot est lui aussi bien fait pour fluidifier la lecture. ********************************************** MAJ après lecture du tome 2: Si le premier tome remplissait bien son rôle d'introduction à un univers original, inhumain, en nous lançant d'emblée dans une aventure aux confins de l'infini, le tome suivant le complète très bien. D'abord parce que, l'aventure se poursuivant et des flashback nous éclairant, nous en savons un peu plus sur les membres de la horde, sur ses buts, sur ses faiblesses. Mais aussi parce que, au fur et à mesure que nous progressons dans la connaissance des personnages et des décors, il semblerait que l'intrigue s'épaississe, que sa progression ne nous rapproche pas forcément du dénouement, comme la flèche de Zenon qui n'atteint jamais l'horizon. Non pas que le scénario nous perde, mais plutôt qu'il densifie et complexifie l'histoire, les liens qui peuvent unir ou diviser les membres de la horde. D'autant plus qu'autour d'eux deviennent de plus en plus concrets d'autres composantes du puzzle, et qu'on a envie de pousser le pack face au vent, pour en savoir plus, pour atteindre cet amont, la naissance des vents, le noeud de l'intrigue. Une aventure à suivre, assurément.

08/06/2018 (MAJ le 07/03/2020) (modifier)
Par Bouriket
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Bouriket

Je ne connaissais pas le roman d’Alain Damasio lorsque j’ai entendu parler de son adaptation en bd par Éric Henninot. Tout de suite attiré par l’univers présenté, les différents avis donnés sur le livre ne laissaient aucune place au doute : j’en serai. Bande dessinée et œuvre originale. Ma lecture du livre est fraîche de 48 heures, temps nécessaire à la digestion, à la distanciation et à une relecture de la bd. Et quelle bd ! 74 planches, précédées d’une longue préface d’Alain Damasio, qui a véritablement « hordonné » Eric Henninot. Et cela est mérité tant la route fut longue et difficile entre la prise de contact initiale et la publication de ce premier tome (je vous renvoie à l’interview de l’auteur par Spooky pour plus de détails). Ayant conquis à la force du poignet l’adoubement de Damasio, il restait donc à Henninot à transformer l’essai. «  On ne juge pas la valeur d’une adaptation à sa fidélité au support original ; on la juge à la fidélité de sa trahison », écrit le premier dans sa préface. Cette phrase prend tout son sens pour quiconque pourra comparer livre et roman. Côté scénario : Henninot s’est attaché à montrer des événements évoqués mais non vécus dans le roman (sans en trahir l’esprit), ce qui permet de dynamiser le début de l’histoire. Je lui sais gré également d’avoir placé une scène d’ouverture nous exposant le contexte, quand le roman nous plonge abruptement au sein de la Horde. Côté vocabulaire : exit les nombreux néologismes du livre lui apportant une touche poétique mais pouvant en rendre la lecture ardue. De nombreux passages sont néanmoins réutilisés à bon escient. Seul le conte de Caracole m’a paru bancal (un long monologue n’étant pas trop adapté au support bd, il me semble qu’il fait l’objet de coupes franches). Côté dessin : là encore, bravo. Damasio étant assez avare en descriptions, faire parler son imagination était facilement casse-gueule. On y est, on y croit, on y vibre, tant sur les décors que les personnages. Il y a un côté parfois « sale », « gratté »... mais cela correspond tout à fait à l’atmosphère de cette planète fouettée par les vents. Ça ne pouvait pas être lisse. Je reconnais cependant que lire la bd avant de lire le roman fixe certains standards et évite l’affrontement entre mon imaginaire et la version de l’auteur. Essai transformé, donc. La suite du livre est plus visuelle et le chapitrage découpe nettement les phases d’action, ce qui permettra peut-être d’en suivre plus fidèlement le développement. Je ne doute cependant pas qu’Eric Henninot continuera à parsemer son œuvre d’apports personnels (une Poursuite plus concrète et présente ? Voir la dernière case du tome 1). S’il parvient à conserver le souffle du roman, qui est avant tout une quête mystico-philosophique pour les hordiers, tout y ajoutant l’action nécessaire au rythme d’une bande dessinée, nul doute que la série figurera dans les incontournables de votre étagère. MAJ T2 : Éric Henninot continue de fort belle manière dont adaptation de la Horde du Contrevent, ce second tome de plaçant, pour moi, au dessus du 1er. L’auteur s’est totalement approprié le roman de Damasio, jouant avec tout en restant dans l’esprit. Il bénéficie sans doute de l’avancée de l’histoire pour nous proposer un récit d’une rare densité mais a su se mettre au niveau de l’œuvre originale. Le dessin est toujours excellent, le bateau fréole et l’approche de la Flaque de Lapsane offrant plus de diversité dans les décors. Comme pour le t1, seule une scène m’a paru un peu confuse. Mais j’étais fatigué et cela m’a paru plus fluide en seconde lecture. Je ne chipoterai donc pas pour un petit accro en 68 planches. Une telle adaptation ne pouvait être prise à la légère. Pour un rendu de cette qualité, je suis prêt à attendre 2 ans entre chaque tome et, si Henninot ne faiblit pas, la 5ème étoile est au bout du chemin.

27/03/2018 (MAJ le 20/10/2019) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Je n'aime pas trop ces oeuvres qui jouissent d'un immense prestige et dont la lecture se révèle assez décevante. C'est tiré d'un roman de science-fiction à succès du début des années 2000. Certes, il faut entrer dans cet univers une une horde doit parcourir pendant toute l'espace d'une vie un point géographique éloigné pour lutter contre le vent. Je n'y suis pas parvenu malgré mes efforts de concentration. Certes, il y aura bien une ou deux péripéties mais cela reste assez morne. L'intérêt se situe dans ce paysage apocalyptique victime des souffles du vent. En effet, ce dernier est presque un personnage à part entière avec sa capacité à devenir mortel pour les humains. Il y a également la thématique du groupe ou de la horde où l'on se débarrasse des plus faibles pour toujours avancer vers l'inconnu. Je n'adhère guère à ces valeurs de la loi du plus fort et du plus chanceux. Pour le reste, je reconnais que l'imaginaire est bien présent et que cela peut plaire au public.

23/04/2018 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

J’ai fini le roman récemment, et je dois avouer qu’il m’a beaucoup marqué. Je lui ai trouvé quelques longueurs, et certains passages un peu trop abscons (notamment les discussions philosophiques sur le vent)… mais globalement j’ai adoré l’intrigue, l’univers mis en place et les personnages. Je suis donc ravi de me relancer dans l’aventure en BD. Les adaptations de romans cultes (en film, BD etc) sont toujours un peu casse-gueule. Les personnages ne ressemblent pas toujours à l’idée qu’on s’en était faite (ce qui est le cas pour moi et Golgoth par exemple, que j’imaginais plus mastodonte) et il y a souvent certaines coupures/pertes au niveau contenu… il est certes difficile de juger de ce dernier point, un seul tome étant paru, mais on note déjà une simplification de la narration (qui passe de narrateurs multiples à un narrateur unique) et du vocabulaire employé (qui regorgeait de termes bizarroïdes dans le roman). Les aficionados seront peut-être déçus, mais moi j’ai apprécié cette « vulgarisation » de l’histoire, que j’avais quand même trouvée difficile d’accès par moment. Le dessin remplit parfaitement son rôle. Les paysages désolés sont magnifiquement représentés, ainsi que le vent. Un excellent premier tome en ce qui me concerne. J’attends la suite avec impatience.

02/01/2018 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Avant tout, je dois préciser que je n'ai jamais lu le roman éponyme d'Alain Damasio mais à la lecture de ce premier opus, je me suis empressé de l'acquérir. C'est dire si cette bande dessinée a vraiment été une révélation pour moi. Le dessin d'Eric Henninot avait déjà attiré mon attention avec son précédent album Fils du Soleil, mais là, je trouve le travail du dessinateur encore un cran au dessus.(D'ailleurs, j'ai l'impression de retrouver dans les visages, le style de Matthieu Lauffray dans Prophet, sur lequel Eric Henninot avait collaboré-tome 4-) Pour s'en convaincre, il faut se lancer dans la lecture de la version noir & blanc de cet album, qui rend parfaitement hommage au style d'Eric Henninot. Même dépourvue de couleur, on sent les rafales de vent sur les pages et l'auteur donne vie à ce qui pouvait rester opaque pour le lecteur du roman comme "le port" ou encore "les chrones" Étrangement, alors que tout se déroule dans de grands espaces, on a l'impression d'assister à un huis clos, à une confrontation entre les personnages formant la horde sur près de 80 pages. En tout cas, je m'étais juré d'arrêter l'achat de nouvelles séries, en privilégiant les one-shot, promesse en l'air avec cet achat du tome 1, que je recommande vivement.

19/11/2017 (modifier)
Par maelle
Note: 4/5

Je me souviens des premières pages du roman. La difficulté à rentrer dedans, comme face à un furvent. Ces pages numérotées à l'envers, ces symboles de vent, cette ponctuation aléatoire. Mais où ça va tout ça? et puis... et puis.... j'ai pris l'aspiration de golgoth, j'ai vibré avec la Horde, j'ai relu 4 fois de suite la joute oratoire de caracole, j'ai tremblé dans la flaque de lapsane, retenu mon souffle à la fin, cette fin, quelle fin!! J'ai aimé ce livre, il m'a transporté comme peu de livres l'ont fait. J'attendais donc avec grande impatience la sortie de cet album... et BANCO! Globalement je suis complètement d'accord avec l'avis de Sloane, donc je vous renvoie à sa critique, bien mieux écrite que je ne pourrais le faire. Ce premier tome m'a donné une envie irrésistible de relire la horde, de la rejoindre, de revivre avec eux cette remontée vers l'amont... C'est donc pour moi une réussite, et j'espère que la suite sera du même niveau! Trace donc Eric, on te suit ... "Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent !"

07/11/2017 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Très attendue par de nombreux bédéphiles, cette adaptation de l’œuvre magistrale d’Alain Damasio, un des plus grands auteurs français de science-fiction, voit enfin le jour grâce à l’ambition acharnée d’Eric Henninot. Le projet fournit à ce dernier l’occasion d’accéder au statut de scénariste, lui qui s’était jusqu’alors contenté de manier les pinceaux. L’enthousiasme y a certainement été pour beaucoup, et après avoir convaincu Damasio de lâcher son bébé, non sans mal, l’auteur s’est lancé dans l’aventure, déterminé, comme les héros de l’histoire, à aller jusqu’au bout de sa mission et faire face aux vents contraires… Ce premier tome est plutôt réussi si l’on considère l’ampleur de la tâche. En effet, le roman n’est pas forcément facile d’accès dans les premières pages en raison d’une écriture alternant les styles, et il comporte par ailleurs un grand nombre de personnages dont beaucoup sont narrateurs (réduits ici à un seul). Eric Henninot semble avoir mobilisé ici tout son esprit de synthèse pour une prise en main plus aisée vis-à-vis du lecteur de BD, généralement moins patient… à ce titre, il était très judicieux d’afficher au début un bref descriptif des principaux protagonistes, même si chacun d’entre eux possède une personnalité bien marquée. Très efficace dans son cadrage, le dessin réaliste nous donne à voir un univers aride et déchiqueté, composé de paysages grandioses. Les teintes sombres à dominantes brunâtres sont bien adaptées à l’atmosphère anxiogène de cette quête, monotone dans son âpreté mais non exempte de rebondissements narratifs. Restait également la difficulté liée à la représentation graphique du vent omniprésent, que l’auteur a surmontée de façon équilibrée. Cette introduction à « La Horde du Contrevent », nouvelle série phare de Delcourt prévue en cinq tomes, laisse donc augurer du meilleur. Avec ce premier volet, Eric Henninot s’est affranchi de la mission la plus ardue, celle de donner envie de connaître la suite, et ce n’est pas rien ! Il ne reste qu’à espérer que le résultat soit à la hauteur des attentes.

21/10/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur sloane

Étayez le fer, tenez le bloc. Ma rencontre avec "La horde du Contrevent " s'est faite au moment de la sortie du roman. J'avoue qu'à l'époque j'avais pris une petite claque et j'ai vite placé Mr Damasio au panthéon de mes auteurs préféré de SF. Oui il y avait du Silverberg, du Vance, moins la truculence, chez cet homme qui nous balançait une histoire forte, une quête du Graal inaccessible. C'est dire si tous les amateurs attendaient avec une impatience non feinte la sortie de cette histoire en BD. Personnellement je n'étais pas particulièrement inquiet quant au choix du dessinateur, tant j'avais plus qu'apprécié son travail sur "Fils du soleil " ou certaines planches possédaient déjà, sans jeu de mot, un souffle évident. Eric Henninot fait partie de ces dessinateurs qui ont une patte et qui dessinent comme j'aime, tout simplement. Il est de la trempe des M. Lauffray, R. Recht et A. Brion, j'en oublie. Des gens qui ont un dessin que d'aucuns qualifieraient de "gribouillé", sale, pas lisse, effectivement à mille lieues de la ligne claire. Des gars qui au delà du brio de leurs techniques savent vous créer un ambiance de furieux. Donc là je ne suis absolument pas déçu. Le dessin arrive à donner une ambiance, alors oui le vent c'est pas facile à dessiner, ici pas facile de tricher puisque les personnages portent des habits près du corps. La page 33 du bloc dans le furvent parle d'elle même. L'adaptation du texte et du scénario, pour peu que mon souvenir soit fidèle, me convient parfaitement. Une seule envie, relire dès que possible le roman, il va être sympa de coller d'autres images sur ce récit, en plus il me semble que mon imaginaire avait beaucoup fonctionné dans la partie du roman se déroulant sur la flaque de Lapsane et aux abords de Norska, j'ai donc hâte. Je n'aurais pas attendu en vain, c'est forcément un coup de cœur pour moi, vivement la suite.

21/10/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Au commencement fut le roman. Clivant au possible, on a adhéré au point de le considérer comme un incontournable de notre bibliothèque, les autres en ont fait un rejet franc, notamment dû au style littéraire hermétique et dur à biter de son écrivain, Alain Damasio. Jugez-en par la logorrhée du bonhomme : quatre pages d’avant-propos, on a rarement vu cela. Puis vint le studio Forge Animation et son projet ambitieux d’adaptation transmédia du livre comprenant un jeu vidéo, un film, suivi d’un comic book. Deux campagnes de kickstarter plus tard qui se sont conclues sur deux échecs (absence de relais des médias d’information traditionnels qui n’ont pas fait leur boulot alors que le livre disposait d’une base solide de fan), le projet était entériné et sonnait le glas du studio. Définitivement ? Non, car sur les décombres de ce magnifique projet demeuré au stade embryonnaire, un homme a pointé le bout de son groin : Eric Henninot, artiste ƛ Eric Henninot, voilà un auteur qui a tracé sa route et roulé sa bosse comme un vaillant Golgoth, depuis le premier album de Carthago, dont j’avais particulièrement détesté le dessin, désolé m’sieur Henninot, jusqu’à aujourd’hui et ce coup de théâtre sur la scène du neuvième art. Entre-temps l’auteur a astiqué son art grâce à une collaboration fructueuse avec le master Mathieu Lauffray sur quelques planches des Les Chroniques de Légion d’abord, puis sur le tome 4 de Prophet. Un dernier tour de chauffe avec des scénaristes chevronnés comme David Chauvel, Fabien Nury sur Fils du Soleil entre autres, et voici que les tractations reprennent de plus belle avec Alain Damasio pour toujours cette quête cramponnée de l’adaptation de La Horde. Je passe en ellipse tout le tralala sur le qui-quoi-comment de la conception du truc parce que hein, on n’est pas sorti d’Aberlaas à ce rythme là, et donc « tada ! », voici venu le tome uno : Le Cosmos est mon campement. Je n’avais pas cette vision là des choses. Dans mes souvenirs (aucun assez solide…;) ), car ma lecture du livre date d’il y a près de 10 ans, je m’imaginais quelque chose de plus polaire, quoique les paysages sont variés par moment. Mais nous en avions chacun notre propre perception après tout, et celle de l’auteur je l’ai trouvé attrayante. Il s’en dégage un aspect très poétique, on respire frais en même temps qu’on étouffe écrasé par la puissance des vents. Cette vision contraste pas mal avec celle de feu Forge Animation qui était plus brute de décoffrage, notamment sur le charadesign buriné. L’esthétique ici est ingénieuse comme les tenues moulante des membres de la horde qui donnent un côté parachutiste, en symbiose avec les forces de la nature. Les couleurs de Gaëtan Georges apportent de la variété à ce monde qu’on pourrait penser monotone, sans cesse poncé par des vents furieux, mais on varie entre des tons sablonneux orangé et de la rocaille rosâtre façon couché de soleil, en passant par de maigre pâturage vert et des glaciers craquelés d’un blanc immaculé. Quant à l’adaptation textuelle, sans chercher à dresser une liste fastidieuse des différences, pour moi elle est une réussite. D’une histoire de l’Imaginaire tendance planet opera philosophique et politique à la narration multiple, proche dans son intrigue de Les Royaumes du mur (en tout cas ça y ressemble) de Robert Silverberg, Eric Henninot a réalisé un planet opera doté d’un seul point de vu et davantage tourné vers l’action et le drame, plus « grand public », mais sans toutefois rien perdre de la profondeur de la fable d’origine. Très bien construit, la bande-dessinée ne possède pas ce côté rentre-dedans abrupte du roman, avec une présentation des personnages, les années d’apprentissage, puis saut dans le temps pour revenir au présent. Atténué le style chromé-nébuleux (mais fascinant ! ) de Damasio, les dialogues sont mieux compréhensibles sans perdre de leur souffle lyrique. Monsieur Henninot peut être fier de son travail, ça valait le coup d’attendre et on est déjà impatient de retrouver la 34ème Horde. En avant, la hordaille ! En avant !

20/10/2017 (modifier)
Par escardo
Note: 2/5

Difficile de représenter cette planète envahie par le vent et c'est ce que je reproche au visuel de cette bande dessinée. Les effets du vent sont présents dans les bulles mais je trouve les personnages peu en souffrance devant la force du vent, les vêtements manquent de mouvement face au vent. L'histoire n'est pas si prenante. On s'ennuie un peu, je trouve, alors que le potentiel était possible. Pour moi c'est une semi déception, gros manque de rythme et dans le découpage assez classique.

20/10/2017 (modifier)