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La Horde du contrevent

Note: 3.46/5
(3.46/5 pour 13 avis)

Le plus grand roman contemporain de science-fiction enfin adapté en bande dessinée. Avec ce premier volume, Éric Henninot nous propose une adaptation magistrale du livre-univers d’Alain Damasio.


Adaptations de romans en BD Romans de science-fiction adaptés en BD

Après une formation impitoyable, et alors qu’ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins. Leur mission : marcher d’ouest en est jusqu’à atteindre l’Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit. Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche ; derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l’avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer…

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Octobre 2017
Statut histoire Série en cours 3 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série La Horde du contrevent

02/10/2017 | PAco
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Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Voici donc l'un des albums les plus attendus, sinon le plus attendus de l'année pour moi. Parce que j'ai lu la Horde du Contrevent il y a déjà quelques années, que ce fut une véritable claque littéraire pour moi, et que j'étais curieux de voir ce que ça pouvait donner en BD, à condition qu'un vrai travail d'adaptation, respectueux mais en même temps appliqué, soit fait dessus. Le travail d'Eric Henninot correspond, selon moi, à ce critère. J'ai eu la chance de le rencontrer au moment où il commençait les planches, il y a à peu près deux ans, et le plaisir de le retrouver pour discuter de ce projet de façon moins informelle. Les intentions d'Henninot sont nobles : proposer sa version d'une oeuvre qui l'a lui aussi véritablement marqué. Il a pour cela rencontré l'auteur, Alain Damasio, travaillé, retravaillé son script, jusqu'à en être satisfait, et commencer à travailler ses planches, après avoir bien sûr défini l'univers graphique et le look des différents personnages. Car ils sont nombreux dans la Horde du Contrevent. 18 exactement au sein de la Horde, un peu moins que dans le roman, et l'adaptateur a pris le temps de bien les développer, prenant en cela des libertés avec le roman original, et aussi nous permettre à nous, lecteurs, de nous les approprier, de les différencier et de nous identifier à eux. Exit la narration multiple de Damasio, bande dessinée oblige. Henninot opte pour un point de vue objectif, avec le personnage de Sov, le scribe, en voix off. Ce choix n'est pas anodin, il est celui qui, après Pietro, lie les membres de la Horde, au sens propre comme au sens figuré. Sov n'est donc qu'un personnage "saillant" parmi d'autres, et on le reconnaît bien. Le travail graphique d'Henninot est remarquable. Il a su s'emparer de l'univers de Damasio, très riche, mais paradoxalement parfois avare en descriptions, pour y imprimer sa marque et nous proposer un panorama inventif, aux looks et designs extrêmement travaillés. Il y a aussi de très belles vues de paysages qui parsèment ce premier tome, déjà riche en rebondissements. Dans le tome 3 la Horde est dans le dur, après la respiration qu'a représenté le séjour chez les Fréoles dans le tome 2. En effet le groupe est confronté à l'état particulier de l'une de ses membres. L'avance est ralentie, et le groupe va devoir temporairement se scinder en deux, avant de rencontrer un danger majeur. Le rythme se ralentit, l'essentiel de l'action se résume à des murmures, des engueulades... C'est le tome le plus faible depuis le début, mais surtout à cause de l'histoire. Côté dessin, c'est toujours très fort, et très agréable à lire. Vivement la suite !

03/10/2017 (MAJ le 01/01/2022) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Note : Je mets mon avis à jour après lecture du tome 3. J’ai lu le roman, et je dois avouer qu’il m’a beaucoup marqué. Je lui ai trouvé quelques longueurs, et certains passages un peu trop abscons (notamment les discussions philosophiques sur le vent) mais globalement j’ai adoré l’intrigue, l’univers mis en place et les personnages. Je suis donc ravi d’à nouveau accompagner cette 34ème horde en BD. Les adaptations de romans cultes (en film, BD etc) sont toujours un peu casse-gueule. Les personnages ne ressemblent pas toujours à l’idée qu’on s’en était faite (ce qui est le cas pour moi et Golgoth par exemple, que j’imaginais plus mastodonte) et il y a souvent certaines coupures/pertes au niveau contenu… Point de coupures ici, mais je note une simplification de la narration (qui passe de narrateurs multiples à un narrateur unique) et du vocabulaire employé (qui regorgeait de termes bizarroïdes dans le roman). Les aficionados seront peut-être déçus, mais moi j’ai apprécié cette « vulgarisation » de l’histoire, que j’avais quand même trouvée difficile d’accès par moment. En tout cas je trouve le rythme parfait, les auteurs ont trouvé le bon équilibre entre les différents éléments de l’histoire (relations entre personnages, avancée difficile, discussion sur le vent). Le dessin remplit parfaitement son rôle. Les paysages désolés sont magnifiquement représentés, ainsi que le vent. La qualité est toujours au rendez-vous après 3 tomes parus, et j’attends la suite avec impatience !

02/01/2018 (MAJ le 22/11/2021) (modifier)
Par LeDandy_2
Note: 2/5
L'avatar du posteur LeDandy_2

Malgré un gros manque d 'histoire, j'avais adoré le tome 1 et toute l'illustration de la rudesse du défi. J'étais à fond dedans, je ressentais presque moi-même toute cette pénibilité. Et le dessin à demi manga mais très coloré m'était agréable. Puis les deux ans d'attente entre les tomes 1 et 2 eurent malheureusement raison et de l'environnement et des enjeux primaire et secondaires. Tout ce qui fut mis en place dans le 1 est laminé en fin du 2 ; non seulement le vent n'est plus un problème, ou si peu, mais tout ce merdier n'était qu'un sport, apparemment, rien de plus. 20 ans qu'on les préparait, qu'on les nourrissait et deux qu'ils s'entretuaient alors qu'il suffisait d'y aller d'un coup d'hélico... Encore trois tomes, dites-vous ? Et six ans d'attente ? Ce sera sans moi.

11/11/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

De Damasio, je n’ai lu qu’un recueil de ses nouvelles, « Aucun souvenir assez solide ». J’y avais découvert un univers original, et une écriture précise. Même si finalement cela ne m’avait pas poussé à aller plus loin avec cet auteur – dont je ne connaissais que de nom ce roman, « La horde de contrevent » donc. C’est donc par le biais de la Bande dessinée que j’y reviens. Je ne sais pas ce que Henninot a adapté, modifié du texte original. Je suppose juste – pour ce que je sais de l’écriture de Damasio – qu’il n’est pas facile de la transposer dans un autre médium, que ce soit la BD ou le cinéma. Je pense que, comme pour « Dune » par exemple, il y a toute une partie du texte que l’imagination complète très bien, et que les médias plus « visuels » peinent à transmettre. Toujours est-il que Henninot s’en sort ici très bien. Pas pour l’adaptation, que je ne saurais juger donc, mais pour le rendu. Les décors sont à la fois grandioses et épurés, comme l’est l’intrigue, comme le sont les personnalités des membres de la Horde – ou les liens qui les unissent. En définitive plus affaire d’ambiance que d’action, la quête interminable, improbable et quasi infinie de cette dizaine de personnes est plutôt bien rendue. On s’attache à des bouts d’intrigue ou de personnes. Rien d’extraordinaire là, mais en tout cas un album introductif qui donne envie de suivre le pack, face à ce vent lancinant ou frappeur. Et le dessin de Henninot est lui aussi bien fait pour fluidifier la lecture. ********************************************** MAJ après lecture du tome 2: Si le premier tome remplissait bien son rôle d'introduction à un univers original, inhumain, en nous lançant d'emblée dans une aventure aux confins de l'infini, le tome suivant le complète très bien. D'abord parce que, l'aventure se poursuivant et des flashback nous éclairant, nous en savons un peu plus sur les membres de la horde, sur ses buts, sur ses faiblesses. Mais aussi parce que, au fur et à mesure que nous progressons dans la connaissance des personnages et des décors, il semblerait que l'intrigue s'épaississe, que sa progression ne nous rapproche pas forcément du dénouement, comme la flèche de Zenon qui n'atteint jamais l'horizon. Non pas que le scénario nous perde, mais plutôt qu'il densifie et complexifie l'histoire, les liens qui peuvent unir ou diviser les membres de la horde. D'autant plus qu'autour d'eux deviennent de plus en plus concrets d'autres composantes du puzzle, et qu'on a envie de pousser le pack face au vent, pour en savoir plus, pour atteindre cet amont, la naissance des vents, le noeud de l'intrigue. Une aventure à suivre, assurément.

08/06/2018 (MAJ le 07/03/2020) (modifier)
Par Bouriket
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Bouriket

Je ne connaissais pas le roman d’Alain Damasio lorsque j’ai entendu parler de son adaptation en bd par Éric Henninot. Tout de suite attiré par l’univers présenté, les différents avis donnés sur le livre ne laissaient aucune place au doute : j’en serai. Bande dessinée et œuvre originale. Ma lecture du livre est fraîche de 48 heures, temps nécessaire à la digestion, à la distanciation et à une relecture de la bd. Et quelle bd ! 74 planches, précédées d’une longue préface d’Alain Damasio, qui a véritablement « hordonné » Eric Henninot. Et cela est mérité tant la route fut longue et difficile entre la prise de contact initiale et la publication de ce premier tome (je vous renvoie à l’interview de l’auteur par Spooky pour plus de détails). Ayant conquis à la force du poignet l’adoubement de Damasio, il restait donc à Henninot à transformer l’essai. «  On ne juge pas la valeur d’une adaptation à sa fidélité au support original ; on la juge à la fidélité de sa trahison », écrit le premier dans sa préface. Cette phrase prend tout son sens pour quiconque pourra comparer livre et roman. Côté scénario : Henninot s’est attaché à montrer des événements évoqués mais non vécus dans le roman (sans en trahir l’esprit), ce qui permet de dynamiser le début de l’histoire. Je lui sais gré également d’avoir placé une scène d’ouverture nous exposant le contexte, quand le roman nous plonge abruptement au sein de la Horde. Côté vocabulaire : exit les nombreux néologismes du livre lui apportant une touche poétique mais pouvant en rendre la lecture ardue. De nombreux passages sont néanmoins réutilisés à bon escient. Seul le conte de Caracole m’a paru bancal (un long monologue n’étant pas trop adapté au support bd, il me semble qu’il fait l’objet de coupes franches). Côté dessin : là encore, bravo. Damasio étant assez avare en descriptions, faire parler son imagination était facilement casse-gueule. On y est, on y croit, on y vibre, tant sur les décors que les personnages. Il y a un côté parfois « sale », « gratté »... mais cela correspond tout à fait à l’atmosphère de cette planète fouettée par les vents. Ça ne pouvait pas être lisse. Je reconnais cependant que lire la bd avant de lire le roman fixe certains standards et évite l’affrontement entre mon imaginaire et la version de l’auteur. Essai transformé, donc. La suite du livre est plus visuelle et le chapitrage découpe nettement les phases d’action, ce qui permettra peut-être d’en suivre plus fidèlement le développement. Je ne doute cependant pas qu’Eric Henninot continuera à parsemer son œuvre d’apports personnels (une Poursuite plus concrète et présente ? Voir la dernière case du tome 1). S’il parvient à conserver le souffle du roman, qui est avant tout une quête mystico-philosophique pour les hordiers, tout y ajoutant l’action nécessaire au rythme d’une bande dessinée, nul doute que la série figurera dans les incontournables de votre étagère. MAJ T2 : Éric Henninot continue de fort belle manière dont adaptation de la Horde du Contrevent, ce second tome de plaçant, pour moi, au dessus du 1er. L’auteur s’est totalement approprié le roman de Damasio, jouant avec tout en restant dans l’esprit. Il bénéficie sans doute de l’avancée de l’histoire pour nous proposer un récit d’une rare densité mais a su se mettre au niveau de l’œuvre originale. Le dessin est toujours excellent, le bateau fréole et l’approche de la Flaque de Lapsane offrant plus de diversité dans les décors. Comme pour le t1, seule une scène m’a paru un peu confuse. Mais j’étais fatigué et cela m’a paru plus fluide en seconde lecture. Je ne chipoterai donc pas pour un petit accro en 68 planches. Une telle adaptation ne pouvait être prise à la légère. Pour un rendu de cette qualité, je suis prêt à attendre 2 ans entre chaque tome et, si Henninot ne faiblit pas, la 5ème étoile est au bout du chemin.

27/03/2018 (MAJ le 20/10/2019) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Je n'aime pas trop ces oeuvres qui jouissent d'un immense prestige et dont la lecture se révèle assez décevante. C'est tiré d'un roman de science-fiction à succès du début des années 2000. Certes, il faut entrer dans cet univers une une horde doit parcourir pendant toute l'espace d'une vie un point géographique éloigné pour lutter contre le vent. Je n'y suis pas parvenu malgré mes efforts de concentration. Certes, il y aura bien une ou deux péripéties mais cela reste assez morne. L'intérêt se situe dans ce paysage apocalyptique victime des souffles du vent. En effet, ce dernier est presque un personnage à part entière avec sa capacité à devenir mortel pour les humains. Il y a également la thématique du groupe ou de la horde où l'on se débarrasse des plus faibles pour toujours avancer vers l'inconnu. Je n'adhère guère à ces valeurs de la loi du plus fort et du plus chanceux. Pour le reste, je reconnais que l'imaginaire est bien présent et que cela peut plaire au public.

23/04/2018 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Avant tout, je dois préciser que je n'ai jamais lu le roman éponyme d'Alain Damasio mais à la lecture de ce premier opus, je me suis empressé de l'acquérir. C'est dire si cette bande dessinée a vraiment été une révélation pour moi. Le dessin d'Eric Henninot avait déjà attiré mon attention avec son précédent album Fils du Soleil, mais là, je trouve le travail du dessinateur encore un cran au dessus.(D'ailleurs, j'ai l'impression de retrouver dans les visages, le style de Matthieu Lauffray dans Prophet, sur lequel Eric Henninot avait collaboré-tome 4-) Pour s'en convaincre, il faut se lancer dans la lecture de la version noir & blanc de cet album, qui rend parfaitement hommage au style d'Eric Henninot. Même dépourvue de couleur, on sent les rafales de vent sur les pages et l'auteur donne vie à ce qui pouvait rester opaque pour le lecteur du roman comme "le port" ou encore "les chrones" Étrangement, alors que tout se déroule dans de grands espaces, on a l'impression d'assister à un huis clos, à une confrontation entre les personnages formant la horde sur près de 80 pages. En tout cas, je m'étais juré d'arrêter l'achat de nouvelles séries, en privilégiant les one-shot, promesse en l'air avec cet achat du tome 1, que je recommande vivement.

19/11/2017 (modifier)
Par maelle
Note: 4/5

Je me souviens des premières pages du roman. La difficulté à rentrer dedans, comme face à un furvent. Ces pages numérotées à l'envers, ces symboles de vent, cette ponctuation aléatoire. Mais où ça va tout ça? et puis... et puis.... j'ai pris l'aspiration de golgoth, j'ai vibré avec la Horde, j'ai relu 4 fois de suite la joute oratoire de caracole, j'ai tremblé dans la flaque de lapsane, retenu mon souffle à la fin, cette fin, quelle fin!! J'ai aimé ce livre, il m'a transporté comme peu de livres l'ont fait. J'attendais donc avec grande impatience la sortie de cet album... et BANCO! Globalement je suis complètement d'accord avec l'avis de Sloane, donc je vous renvoie à sa critique, bien mieux écrite que je ne pourrais le faire. Ce premier tome m'a donné une envie irrésistible de relire la horde, de la rejoindre, de revivre avec eux cette remontée vers l'amont... C'est donc pour moi une réussite, et j'espère que la suite sera du même niveau! Trace donc Eric, on te suit ... "Furvent, ceux qui vont mûrir te saluent !"

07/11/2017 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Très attendue par de nombreux bédéphiles, cette adaptation de l’œuvre magistrale d’Alain Damasio, un des plus grands auteurs français de science-fiction, voit enfin le jour grâce à l’ambition acharnée d’Eric Henninot. Le projet fournit à ce dernier l’occasion d’accéder au statut de scénariste, lui qui s’était jusqu’alors contenté de manier les pinceaux. L’enthousiasme y a certainement été pour beaucoup, et après avoir convaincu Damasio de lâcher son bébé, non sans mal, l’auteur s’est lancé dans l’aventure, déterminé, comme les héros de l’histoire, à aller jusqu’au bout de sa mission et faire face aux vents contraires… Ce premier tome est plutôt réussi si l’on considère l’ampleur de la tâche. En effet, le roman n’est pas forcément facile d’accès dans les premières pages en raison d’une écriture alternant les styles, et il comporte par ailleurs un grand nombre de personnages dont beaucoup sont narrateurs (réduits ici à un seul). Eric Henninot semble avoir mobilisé ici tout son esprit de synthèse pour une prise en main plus aisée vis-à-vis du lecteur de BD, généralement moins patient… à ce titre, il était très judicieux d’afficher au début un bref descriptif des principaux protagonistes, même si chacun d’entre eux possède une personnalité bien marquée. Très efficace dans son cadrage, le dessin réaliste nous donne à voir un univers aride et déchiqueté, composé de paysages grandioses. Les teintes sombres à dominantes brunâtres sont bien adaptées à l’atmosphère anxiogène de cette quête, monotone dans son âpreté mais non exempte de rebondissements narratifs. Restait également la difficulté liée à la représentation graphique du vent omniprésent, que l’auteur a surmontée de façon équilibrée. Cette introduction à « La Horde du Contrevent », nouvelle série phare de Delcourt prévue en cinq tomes, laisse donc augurer du meilleur. Avec ce premier volet, Eric Henninot s’est affranchi de la mission la plus ardue, celle de donner envie de connaître la suite, et ce n’est pas rien ! Il ne reste qu’à espérer que le résultat soit à la hauteur des attentes.

21/10/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur sloane

Étayez le fer, tenez le bloc. Ma rencontre avec "La horde du Contrevent " s'est faite au moment de la sortie du roman. J'avoue qu'à l'époque j'avais pris une petite claque et j'ai vite placé Mr Damasio au panthéon de mes auteurs préféré de SF. Oui il y avait du Silverberg, du Vance, moins la truculence, chez cet homme qui nous balançait une histoire forte, une quête du Graal inaccessible. C'est dire si tous les amateurs attendaient avec une impatience non feinte la sortie de cette histoire en BD. Personnellement je n'étais pas particulièrement inquiet quant au choix du dessinateur, tant j'avais plus qu'apprécié son travail sur "Fils du soleil " ou certaines planches possédaient déjà, sans jeu de mot, un souffle évident. Eric Henninot fait partie de ces dessinateurs qui ont une patte et qui dessinent comme j'aime, tout simplement. Il est de la trempe des M. Lauffray, R. Recht et A. Brion, j'en oublie. Des gens qui ont un dessin que d'aucuns qualifieraient de "gribouillé", sale, pas lisse, effectivement à mille lieues de la ligne claire. Des gars qui au delà du brio de leurs techniques savent vous créer un ambiance de furieux. Donc là je ne suis absolument pas déçu. Le dessin arrive à donner une ambiance, alors oui le vent c'est pas facile à dessiner, ici pas facile de tricher puisque les personnages portent des habits près du corps. La page 33 du bloc dans le furvent parle d'elle même. L'adaptation du texte et du scénario, pour peu que mon souvenir soit fidèle, me convient parfaitement. Une seule envie, relire dès que possible le roman, il va être sympa de coller d'autres images sur ce récit, en plus il me semble que mon imaginaire avait beaucoup fonctionné dans la partie du roman se déroulant sur la flaque de Lapsane et aux abords de Norska, j'ai donc hâte. Je n'aurais pas attendu en vain, c'est forcément un coup de cœur pour moi, vivement la suite.

21/10/2017 (modifier)