Les derniers avis (2 avis)

Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série The Junction
The Junction

J'avais pris une grosse claque en découvrant Downlands de Norm Konyu et c'est tout naturellement que je me suis procuré "The Junction" du même auteur. 1984, Lucas Jones et son père disparaissent. 1996, Lucas Jones réapparaît dans sa ville natale : Medford. La stupéfaction de sa tante et de son oncle de découvrir que Lucas n'a pas changé, il est toujours ce petit garçon de 11 ans... Un récit qui commence sous la forme d'une enquête avec à sa tête un inspecteur aidé d'une psychologue pour expliquer cette réapparition et déterminer s'il s'agit bien de Lucas Jones, avec pour seul indice le journal du jeune garçon devant son mutisme. Un récit qui va doucement et naturellement basculer vers le fantastique. Pour ceux qui ont lu Downlands, ils y retrouveront des thèmes / points communs. La perte d'un être cher et la difficulté de faire son deuil, la mort omniprésente et cette jonction mort / vivant. Une narration maîtrisée au rythme bien dosé avec des chapitres courts, ils alternent l'enquête de 1996 et les passages tirés du journal de Lucas. Au 3/4 du récit, la psychologue nous dévoile comment va se terminer cette histoire, mais cela n'enlève en rien à l'envie de découvrir les dernières planches et ses révélations. Un comics émouvant et profondément humain, les personnages sont attachants et authentiques. Le style si particulier de Norm Konyu m'a encore émerveillé. Un trait précis, anguleux à l'esthétisme jouant sur le déséquilibre des proportions humaines avec de grosses têtes et des bras / jambes filiformes. Un dessin ne ressemblant à aucun autre. L'ambiance surnaturelle est accentuée avec les couleurs froides et généralement sombres. Un régal pour les yeux. Mon premier coup de cœur de l'année.

25/01/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Rork
Rork

Parfait ; si j'ai un reproche à faire, c'est à moi, peut-être devrais-je acheter cette série, manifestement à lire et à relire. A mon avis, encore meilleur que Tanabe parce qu'il y a quelque chose de Lovecraftien… mais de plus que cela dans cette série, un fantastique plus personnel… Il faut décidément que je vide mon home de bien des choses sans parler de ranger. Bref ! L'architecture est une présence, quand réaliste et surtout quand elle verse dans le fantastique, belle en elle-même, elle fait penser aux cités obscures, mais en tellement mieux ! Le héros solitaire peut se mesurer en mystère à l'Eternaute, ce qui n'est pas peu dire. Les autres personnages ne sont pas mal non plus. Et quel rythme étrange de narration, et quels cadrage des images, les deux ne faisant qu'un comme cadre de l'histoire. On sent presque le vent de l'ailleurs siffler entre les pages !

25/01/2026 (modifier)