3.5
Une série jeunesse qui m'a bien captivé pour le moment.
Certes, le premier tome était surtout introductif, mais l'univers créé par les auteurs est assez riche pour que cela ne m’ait pas dérangé qu'on découvre petit à petit la vie sur l'Atlantide. Et puis tout le long de l'album il y avait des péripéties et je n'avais jamais eu l'impression qu'on faisait du surplace ou qu'on étirait inutilement une scène comme c'est le cas avec pleins de tomes 1 de séries que j'ai lu jusqu'à présent. Les deux premiers tomes sont de qualités égales selon moi et j'espère que la suite va être du même niveau.
Les personnages sont attachants même s'ils sont parfois un peu trop caricaturaux (en même temps c'est une série pour les jeunes), c'est remplis de rebondissement et le dessin est dynamique. Je pense que j'aurais adoré lire cette série durant ma propre jeunesse.
Je pense que c'est une BD qui mérite un 3.5 mais que je rehausse parce qu'elle m'a pris par surprise et qu'elle m'a gardé pendant un long moment dans le flou quant à son histoire. Presque jusqu'au climax, je me demandais où tout cela allait mener.
Cette histoire d'un homme qui craque et part à la campagne, contempler les éoliennes, a un petit gout de comédie française. Et d'ailleurs le début m'orientait dessus même si le personnage est justement en train d'écrire une comédie de ce genre. Un message de l'autrice annonciateur de la suite, c'est-à-dire une histoire bien différente de ces comédies qu'on nous ressert sur les néo-ruraux. Parce qu'ici le récit est mené très différemment, commençant dans une version presque idyllique de ces campagnes et du retour à la nature : nouvelle vie dans une maison, vue magnifique, voisine sympathique et charmante, des gens simples dans le bar local, l'inspiration qui revient, le dialogue avec ses filles ... Sauf que la vie n'est jamais aussi rose, et que progressivement il y aura le retour de manivelle.
Ce que j'ai apprécié, c'est que la BD parle de plusieurs sujets qu'elle arrive à corréler sans pour autant indiquer que ce sont des sujets importants. Ils servent plutôt de toile de fond à la crise que vivra le personnage principal. Que ce soit la question de ses filles et de la violence scolaire, les discours des piliers de comptoir qui commencent par la lutte anti-éolienne mais finissent sur du sexisme et du rejet primaire. Les éoliennes sont aussi au centre de beaucoup de débats, pour lesquelles l'autrice ne donne aucune réponse mais qui montre à quel point n'importe quoi devient sujet de débat qui finissent en conflit.
C'est une BD étrange, au ton assez triste malgré des personnages positifs (notamment Marjolaine qui doit supporter beaucoup), brocarde l'idée des néo-ruraux et amène des questions sur cet homme en crise. A qui la faute ? La BD est sans réponse claire même si elle montre au final des victimes d'une situation qui semble complexe. Pas vraiment de conclusion claire, mais une fin amère.
Le dessin de Cati Baur que je connaissais par d'autres BD va assez bien à l'ensemble. C'est faussement naïf, parfois déformé dans les visages lorsqu'on s'approche mais sans jamais être mauvais non plus. Coloré et agréable, il a un bon rendu final.
Lecture recommandée, franchement j'ai été surpris !
Série intéressante par la manière dont elle projette les tensions nord-irlandaises dans un cadre contemporain. Le récit s’appuie sur une vision clairement romancée, voire volontairement exagérée des résurgences de la violence, ce qui peut interroger sur sa vraisemblance factuelle, mais ce parti pris sert efficacement le propos. L’album interroge avec pertinence l’héritage des conflits, la transmission de la haine, la possibilité du pardon et la tentation de la vengeance, sans jamais se limiter à un simple rappel historique.
La dimension historique et politique constitue un socle solide, mais c’est surtout le traitement humain qui donne de l’épaisseur à l’ensemble. La relation amoureuse centrale, apporte une respiration bienvenue et une forme de rondeur émotionnelle à un récit globalement dur et tendu. Le cliché est présent, mais maîtrisé, et fonctionne comme un liant narratif plutôt que comme une facilité.
Graphiquement, le dessin de Vincent Bailly se fait plus sobre et moins caricatural que dans Coupures irlandaises. Même peine toujours un peu à me séduire, grâce à sa 'rondeur' supplémentaire, il finit par s’imposer par sa lisibilité et sa constance au fil des pages.
J’adore les œuvres autobiographiques, et plus particulièrement ce genre de témoignage « brut de décoffrage » aux thématiques difficiles.
Il est question de crise identitaire (Jim Terry est un métis amérindien), du traitement des peuples indigènes nord-américains, mais aussi (et surtout) de déchirements familiaux et d’alcoolisme. Ce dernier point est central au récit, et est assez violent – l’auteur se raconte sans filtre, avec suffisamment d’autodérision pour que le récit ne tombe pas dans le misérabilisme larmoyant. J’ai trouvé le ton juste et les problèmes relationnels entre l’auteur et ses parents touchants et bien amenés.
La mise en image est réussie et m’a un peu rappelé le style de Will Eisner – il y a pire comme référence. L’auteur finit par avouer que Eisner fut une grande inspiration à ses débuts, ce qui ne m’étonne pas du tout. Par contre contrairement à Noirdésir, je ne comprends pas trop pourquoi l’avant-dernier chapitre est purement textuel (et lettré à la main dans la VO, donc pas super lisible). Il s’agit peut-être d’un choix narratif, mais j’ai vu ça comme un raccourci, une économie de moyens et de pages.
Cela étant dit, je reste sur une impression très positive… inutile de vous infliger la lecture de ce pavé si vous êtes allergiques aux autobiographies nombrilistes, mais moi, c’est ma came !
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3.5 Une série jeunesse qui m'a bien captivé pour le moment. Certes, le premier tome était surtout introductif, mais l'univers créé par les auteurs est assez riche pour que cela ne m’ait pas dérangé qu'on découvre petit à petit la vie sur l'Atlantide. Et puis tout le long de l'album il y avait des péripéties et je n'avais jamais eu l'impression qu'on faisait du surplace ou qu'on étirait inutilement une scène comme c'est le cas avec pleins de tomes 1 de séries que j'ai lu jusqu'à présent. Les deux premiers tomes sont de qualités égales selon moi et j'espère que la suite va être du même niveau. Les personnages sont attachants même s'ils sont parfois un peu trop caricaturaux (en même temps c'est une série pour les jeunes), c'est remplis de rebondissement et le dessin est dynamique. Je pense que j'aurais adoré lire cette série durant ma propre jeunesse.
Vent mauvais
Je pense que c'est une BD qui mérite un 3.5 mais que je rehausse parce qu'elle m'a pris par surprise et qu'elle m'a gardé pendant un long moment dans le flou quant à son histoire. Presque jusqu'au climax, je me demandais où tout cela allait mener. Cette histoire d'un homme qui craque et part à la campagne, contempler les éoliennes, a un petit gout de comédie française. Et d'ailleurs le début m'orientait dessus même si le personnage est justement en train d'écrire une comédie de ce genre. Un message de l'autrice annonciateur de la suite, c'est-à-dire une histoire bien différente de ces comédies qu'on nous ressert sur les néo-ruraux. Parce qu'ici le récit est mené très différemment, commençant dans une version presque idyllique de ces campagnes et du retour à la nature : nouvelle vie dans une maison, vue magnifique, voisine sympathique et charmante, des gens simples dans le bar local, l'inspiration qui revient, le dialogue avec ses filles ... Sauf que la vie n'est jamais aussi rose, et que progressivement il y aura le retour de manivelle. Ce que j'ai apprécié, c'est que la BD parle de plusieurs sujets qu'elle arrive à corréler sans pour autant indiquer que ce sont des sujets importants. Ils servent plutôt de toile de fond à la crise que vivra le personnage principal. Que ce soit la question de ses filles et de la violence scolaire, les discours des piliers de comptoir qui commencent par la lutte anti-éolienne mais finissent sur du sexisme et du rejet primaire. Les éoliennes sont aussi au centre de beaucoup de débats, pour lesquelles l'autrice ne donne aucune réponse mais qui montre à quel point n'importe quoi devient sujet de débat qui finissent en conflit. C'est une BD étrange, au ton assez triste malgré des personnages positifs (notamment Marjolaine qui doit supporter beaucoup), brocarde l'idée des néo-ruraux et amène des questions sur cet homme en crise. A qui la faute ? La BD est sans réponse claire même si elle montre au final des victimes d'une situation qui semble complexe. Pas vraiment de conclusion claire, mais une fin amère. Le dessin de Cati Baur que je connaissais par d'autres BD va assez bien à l'ensemble. C'est faussement naïf, parfois déformé dans les visages lorsqu'on s'approche mais sans jamais être mauvais non plus. Coloré et agréable, il a un bon rendu final. Lecture recommandée, franchement j'ai été surpris !
Partitions irlandaises
Série intéressante par la manière dont elle projette les tensions nord-irlandaises dans un cadre contemporain. Le récit s’appuie sur une vision clairement romancée, voire volontairement exagérée des résurgences de la violence, ce qui peut interroger sur sa vraisemblance factuelle, mais ce parti pris sert efficacement le propos. L’album interroge avec pertinence l’héritage des conflits, la transmission de la haine, la possibilité du pardon et la tentation de la vengeance, sans jamais se limiter à un simple rappel historique. La dimension historique et politique constitue un socle solide, mais c’est surtout le traitement humain qui donne de l’épaisseur à l’ensemble. La relation amoureuse centrale, apporte une respiration bienvenue et une forme de rondeur émotionnelle à un récit globalement dur et tendu. Le cliché est présent, mais maîtrisé, et fonctionne comme un liant narratif plutôt que comme une facilité. Graphiquement, le dessin de Vincent Bailly se fait plus sobre et moins caricatural que dans Coupures irlandaises. Même peine toujours un peu à me séduire, grâce à sa 'rondeur' supplémentaire, il finit par s’imposer par sa lisibilité et sa constance au fil des pages.
Come Home Indio
J’adore les œuvres autobiographiques, et plus particulièrement ce genre de témoignage « brut de décoffrage » aux thématiques difficiles. Il est question de crise identitaire (Jim Terry est un métis amérindien), du traitement des peuples indigènes nord-américains, mais aussi (et surtout) de déchirements familiaux et d’alcoolisme. Ce dernier point est central au récit, et est assez violent – l’auteur se raconte sans filtre, avec suffisamment d’autodérision pour que le récit ne tombe pas dans le misérabilisme larmoyant. J’ai trouvé le ton juste et les problèmes relationnels entre l’auteur et ses parents touchants et bien amenés. La mise en image est réussie et m’a un peu rappelé le style de Will Eisner – il y a pire comme référence. L’auteur finit par avouer que Eisner fut une grande inspiration à ses débuts, ce qui ne m’étonne pas du tout. Par contre contrairement à Noirdésir, je ne comprends pas trop pourquoi l’avant-dernier chapitre est purement textuel (et lettré à la main dans la VO, donc pas super lisible). Il s’agit peut-être d’un choix narratif, mais j’ai vu ça comme un raccourci, une économie de moyens et de pages. Cela étant dit, je reste sur une impression très positive… inutile de vous infliger la lecture de ce pavé si vous êtes allergiques aux autobiographies nombrilistes, mais moi, c’est ma came !