J’ai adoré Shubeik Lubeik, et plus j’y pense, plus je me dis que c’est une œuvre vraiment à part. Au-delà de son concept génial autour des vœux vendus comme des produits de consommation, ce qui m’a profondément marqué, c’est la richesse culturelle et spirituelle du récit. Le fait que l’histoire se déroule en Égypte n’est pas anecdotique du tout : au contraire, c’est central et extrêmement bien exploité.
La place de la religion, et en particulier de l’islam, est traitée avec beaucoup de finesse. Ce n’est jamais caricatural, jamais moralisateur. La foi est montrée comme quelque chose de profondément intime, parfois rassurant, parfois source de doutes, parfois même de conflits intérieurs. Les personnages s’interrogent sur le destin, la volonté divine, la légitimité de vouloir changer leur vie par un vœu… et j’ai trouvé ces questionnements passionnants. Ça apporte une dimension philosophique et spirituelle très forte à l’histoire, qui distingue clairement Shubeik Lubeik d’autres œuvres fantastiques plus occidentales.
La culture égyptienne est omniprésente : dans les décors, les dialogues, les habitudes du quotidien, les références religieuses et sociales. Tout semble authentique et vivant. On sent que l’univers a été pensé avec énormément de soin, et ça rend le worldbuilding encore plus crédible. Les vœux ne sont pas juste un élément magique : ils s’insèrent dans une société déjà structurée par la foi, les classes sociales, les traditions et les inégalités.
J’ai aussi énormément apprécié la narration chorale. Chaque personnage entretient un rapport différent aux vœux, mais aussi à la religion et au sens de la vie. Certains espèrent une solution miracle, d’autres refusent presque l’idée même de formuler un vœu, par conviction ou par peur. Il n’y a jamais de jugement : simplement des trajectoires humaines, complexes, parfois douloureuses, toujours crédibles.
Visuellement, le dessin reste simple mais extrêmement expressif, au service des émotions et du propos. Rien n’est superflu. Et surtout, le fond du récit est d’une intelligence rare : Shubeik Lubeik parle de déterminisme social, de libre arbitre, de foi, de désir, de solitude et d’espoir, sans jamais donner de réponses faciles.
C’est une BD qui m’a profondément touché et qui m’a fait réfléchir longtemps après l’avoir refermée. Un univers original, une approche culturelle et religieuse passionnante, des personnages humains et nuancés : pour moi, c’est un immense coup de cœur, et un 5/5 totalement mérité !
J'ai énormément aimé cette BD, les dessins sont magnifiques et l’histoire est agréable, j'aime beaucoup la relire de temps en temps, j'aime énormément que ça parle de nature et que pourtant ce soit en noir et blanc jusqu'à là presque fin de l’œuvre.
J'apprends grâce à Spooky que la bd a été dessinée par un vétéran ayant dessiné avec Breccia et Pratt. Pas étonnant : les images sont percutantes et ont du style comme de bonnes lames. Je voudrais bien lire la suite ! Cape et épée pour s'amuser, des femmes pour changer : que demander de plus ? J'aime bien la manière dont la nouvelle est "recrutée". La reine est aussi un personnage qui a un beau potentiel. Ici, il n'y a pas de bien et de mal, seulement un moindre mal : que ce soit dans le sauvetage d'une femme sur le point de subir un viol ou pour défendre le pays, les héroïnes ont le bon goût de ne pas prendre de poses moralisatrices. Pour une fois qu'une belle couverture n'ouvre pas sur une déception, je la propose pour la prochaine meilleure couverture, voilà, c'est dit, je n'y penserai pas plus tard.
J'ai découvert le personnage de Reagan avec cette BD, ma culture du bonhomme étant très limité à quelques blagues qu'il avait fait et l'idée que c'était sous sa présidence que le libéralisme était devenu triomphant avec l'influence des Chicago Boys ainsi que le retour au conservatisme américain.
Bref, Reagan est pour moi l'image du néo-libéralisme qui arrive, des conservateurs et du retour à un ordre moral fantasmé, devenu symbole d'années fastes (les années 80) aujourd'hui célébrées jusqu'à la nausée. Bref, ces années-là ont marquées suffisamment pour rejaillir aujourd'hui, et cette BD m'a permis de comprendre un peu plus qui était l'homme à la tête des USA à ce moment-là.
Et le titre est carrément éclairant : ce type semble être un crétin. La BD le rend sympathique, sans doute plus qu'il ne l'était en réalité, mais mon dieu que ce type semble bête, la caricature du texan avec des blagues à chaque discours et un égo surdimensionné. Ses sorties sont souvent problématiques, il a un bagout et une gouaille, il s'amuse sans prendre réellement en compte sa charge de président de l’État, déléguant à ses acolytes dont un certain Bush qui reviendra bientôt. Le tout alors même qu'il arrive finalement à se faire accepter d'un Gorbatchev qui semble comprendre l'idiot et traite avec ses ministres.
La BD balaye vraiment les huit années de mandat, citant nombre de ses discours et de ses actes, dont une idée de guerre spatiale qui sera reprise par Trump plus tard. Le tout avec ce personnage dont on ne sait que penser : authentique idiot ou acteur jouant sur ce personnage dans une situation où il n'est pas en contrôle ? C'est une question non-résolue, mais elle reste en tête. En fait, j'ai surtout l'impression que les auteurs ont voulu montrer une facette sympathique d'un type pour lequel je n'ai aucune empathie au niveau des idées. En somme, une tentative de comprendre l'homme mais sans pouvoir être certain de la réalité. La fin est explicite sur la démarche, avec l'image de Trump qui débarque et qui semble reprendre nombre des éléments de son prédécesseur. En pire, sans aucun doute ...
Une BD qui m'a bien plu, pas forcément une BD inoubliable mais qui apporte un éclairage sur la fin de la Guerre Froide dont les américains s'accapareront le mérite. Elle est assez drôle et bien faite pour qu'on suive ce politicien sans rien manquer, le tout avec un message clair et fort sur la puissance d'un chef d'état et ce qu'il advient du monde lorsqu'un guignol s'en empare. Un message qui résonne terriblement bien avec l'actualité, hélas.
Autant la boxe me fait profondément chier, autant les boxeurs se révèlent souvent être des personnalités pour le moins attachantes. C'est un monde qui me semble à part, et qui offre un cadre scénaristique prometteur. On gardera en mémoire Ali, Rocky, Raging Bull ou bien encore Million Dollar Baby pour ce qui est du ciné, pour ne citer que ces titres, ou Championzé en ce qui concerne la BD.
C'est le cas ici encore une fois. Kid Francis est illustrée par Gregory Mardon dont j'apprécie le travail depuis longtemps. J'aime son dessin qui, sans être ce que j'appellerais un "beau dessin" (même si on sent bien la maitrise), se révèle d'une efficacité redoutable. Il ne s'embarrasse pas de détail, va à l'essentiel, et parvient à nous captiver par la seule force de son expressivité. A mes yeux, rares sont ceux qui parviennent à un tel niveau, de ce point de vue.
Quant au scénar, il est à l'image du dessin : il file droit au but, ne laissant sur son passage aucun temps mort. Si la vie du boxeur François Buonagurio (de son vrai nom) est essentiellement composée de lacunes, Marius Rivière reconstitue les blancs avec brio, faisant par la même occasion l'impasse sur la période argentine, sans doute peu voire pas documentée du tout.
Alors bien sur, certains personnages paraissent un peu stéréotypée, tel François Spirito, collabo de circonstance comme il y en a plein les romans, mais aussi comme il y en avait plein la vie, ai-je envie d'ajouter... Le scénario manque aussi parfois de surprise, et l'issue de la plupart des situations semble cousu de fil blanc. Mais n'empêche ! Kid Francis est un genre de modèle du genre. En outre, on sent bien la présence des personnalités, ainsi que leur motivation, notamment celles de Kid Francis qui en devient très attachant.
Enfin, le contexte historique est très bien rendu. On croise des célébrités de l'époque (Joséphine Baker, Maurice Chevalier, Marcel Pagnol...), on percute l'Histoire (Vous saviez que des quartiers entiers du centre ville de Marseille avaient été dynamités par les Allemands en 1943 ?)... Bref ! C'est une BD solide et sure de son fait qui saura séduire largement.
Le premier chef d'oeuvre du duo Christin-Bilal.
Après la trilogie Légendes d'aujourd'hui, c'est l'épisode de la maturité.
Christin livre un scénario sans fantastique mais fait cohabiter l'Histoire avec les histoires grâce à l'utilisation d'une voix off qui fonctionne comme un monologue intérieur. C'est précurseur et en plus le procédé est parfaitement maîtrisé, jusqu'à la conclusion magistrale du récit.
Guerre d'Espagne, brigades rouges... On est en 1979 et on se rend compte qu'on peut traiter de tous les sujets à travers la bd pour adultes.
Bilal utilise pour la dernière fois les bleus de coloriage avant le passage en couleurs direct.
Disons juste que le soin apporté aux détails est exceptionnel et que la comparaison avec ses dernières productions peut être assez choquante si on ne connait que sa dernière période artistique.
Arrières plans, nuages, chemins de traverses, péniches, bâtisses isolées, toitures au coeur de la ville; tout est sujet à émerveillement.
C'est la clôture parfaite d'un premier âge d'or démarré en 1975 avec la Croisière des Oubliés.
Le duo Christin-Bilal fait maintenant partie des précurseurs et le montrera encore quelques années plus tard avec Partie de Chasse.
NB : à noter que la dernière édition de 2002 nous gratifie d'une longue interview (9 pages !) de Christin et Bilal ensemble très intéressante.
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Shubeik Lubeik
J’ai adoré Shubeik Lubeik, et plus j’y pense, plus je me dis que c’est une œuvre vraiment à part. Au-delà de son concept génial autour des vœux vendus comme des produits de consommation, ce qui m’a profondément marqué, c’est la richesse culturelle et spirituelle du récit. Le fait que l’histoire se déroule en Égypte n’est pas anecdotique du tout : au contraire, c’est central et extrêmement bien exploité. La place de la religion, et en particulier de l’islam, est traitée avec beaucoup de finesse. Ce n’est jamais caricatural, jamais moralisateur. La foi est montrée comme quelque chose de profondément intime, parfois rassurant, parfois source de doutes, parfois même de conflits intérieurs. Les personnages s’interrogent sur le destin, la volonté divine, la légitimité de vouloir changer leur vie par un vœu… et j’ai trouvé ces questionnements passionnants. Ça apporte une dimension philosophique et spirituelle très forte à l’histoire, qui distingue clairement Shubeik Lubeik d’autres œuvres fantastiques plus occidentales. La culture égyptienne est omniprésente : dans les décors, les dialogues, les habitudes du quotidien, les références religieuses et sociales. Tout semble authentique et vivant. On sent que l’univers a été pensé avec énormément de soin, et ça rend le worldbuilding encore plus crédible. Les vœux ne sont pas juste un élément magique : ils s’insèrent dans une société déjà structurée par la foi, les classes sociales, les traditions et les inégalités. J’ai aussi énormément apprécié la narration chorale. Chaque personnage entretient un rapport différent aux vœux, mais aussi à la religion et au sens de la vie. Certains espèrent une solution miracle, d’autres refusent presque l’idée même de formuler un vœu, par conviction ou par peur. Il n’y a jamais de jugement : simplement des trajectoires humaines, complexes, parfois douloureuses, toujours crédibles. Visuellement, le dessin reste simple mais extrêmement expressif, au service des émotions et du propos. Rien n’est superflu. Et surtout, le fond du récit est d’une intelligence rare : Shubeik Lubeik parle de déterminisme social, de libre arbitre, de foi, de désir, de solitude et d’espoir, sans jamais donner de réponses faciles. C’est une BD qui m’a profondément touché et qui m’a fait réfléchir longtemps après l’avoir refermée. Un univers original, une approche culturelle et religieuse passionnante, des personnages humains et nuancés : pour moi, c’est un immense coup de cœur, et un 5/5 totalement mérité !
Verts
J'ai énormément aimé cette BD, les dessins sont magnifiques et l’histoire est agréable, j'aime beaucoup la relire de temps en temps, j'aime énormément que ça parle de nature et que pourtant ce soit en noir et blanc jusqu'à là presque fin de l’œuvre.
L'Escadron de la Reine
J'apprends grâce à Spooky que la bd a été dessinée par un vétéran ayant dessiné avec Breccia et Pratt. Pas étonnant : les images sont percutantes et ont du style comme de bonnes lames. Je voudrais bien lire la suite ! Cape et épée pour s'amuser, des femmes pour changer : que demander de plus ? J'aime bien la manière dont la nouvelle est "recrutée". La reine est aussi un personnage qui a un beau potentiel. Ici, il n'y a pas de bien et de mal, seulement un moindre mal : que ce soit dans le sauvetage d'une femme sur le point de subir un viol ou pour défendre le pays, les héroïnes ont le bon goût de ne pas prendre de poses moralisatrices. Pour une fois qu'une belle couverture n'ouvre pas sur une déception, je la propose pour la prochaine meilleure couverture, voilà, c'est dit, je n'y penserai pas plus tard.
Le Crétin qui a gagné la guerre froide
J'ai découvert le personnage de Reagan avec cette BD, ma culture du bonhomme étant très limité à quelques blagues qu'il avait fait et l'idée que c'était sous sa présidence que le libéralisme était devenu triomphant avec l'influence des Chicago Boys ainsi que le retour au conservatisme américain. Bref, Reagan est pour moi l'image du néo-libéralisme qui arrive, des conservateurs et du retour à un ordre moral fantasmé, devenu symbole d'années fastes (les années 80) aujourd'hui célébrées jusqu'à la nausée. Bref, ces années-là ont marquées suffisamment pour rejaillir aujourd'hui, et cette BD m'a permis de comprendre un peu plus qui était l'homme à la tête des USA à ce moment-là. Et le titre est carrément éclairant : ce type semble être un crétin. La BD le rend sympathique, sans doute plus qu'il ne l'était en réalité, mais mon dieu que ce type semble bête, la caricature du texan avec des blagues à chaque discours et un égo surdimensionné. Ses sorties sont souvent problématiques, il a un bagout et une gouaille, il s'amuse sans prendre réellement en compte sa charge de président de l’État, déléguant à ses acolytes dont un certain Bush qui reviendra bientôt. Le tout alors même qu'il arrive finalement à se faire accepter d'un Gorbatchev qui semble comprendre l'idiot et traite avec ses ministres. La BD balaye vraiment les huit années de mandat, citant nombre de ses discours et de ses actes, dont une idée de guerre spatiale qui sera reprise par Trump plus tard. Le tout avec ce personnage dont on ne sait que penser : authentique idiot ou acteur jouant sur ce personnage dans une situation où il n'est pas en contrôle ? C'est une question non-résolue, mais elle reste en tête. En fait, j'ai surtout l'impression que les auteurs ont voulu montrer une facette sympathique d'un type pour lequel je n'ai aucune empathie au niveau des idées. En somme, une tentative de comprendre l'homme mais sans pouvoir être certain de la réalité. La fin est explicite sur la démarche, avec l'image de Trump qui débarque et qui semble reprendre nombre des éléments de son prédécesseur. En pire, sans aucun doute ... Une BD qui m'a bien plu, pas forcément une BD inoubliable mais qui apporte un éclairage sur la fin de la Guerre Froide dont les américains s'accapareront le mérite. Elle est assez drôle et bien faite pour qu'on suive ce politicien sans rien manquer, le tout avec un message clair et fort sur la puissance d'un chef d'état et ce qu'il advient du monde lorsqu'un guignol s'en empare. Un message qui résonne terriblement bien avec l'actualité, hélas.
Kid Francis
Autant la boxe me fait profondément chier, autant les boxeurs se révèlent souvent être des personnalités pour le moins attachantes. C'est un monde qui me semble à part, et qui offre un cadre scénaristique prometteur. On gardera en mémoire Ali, Rocky, Raging Bull ou bien encore Million Dollar Baby pour ce qui est du ciné, pour ne citer que ces titres, ou Championzé en ce qui concerne la BD. C'est le cas ici encore une fois. Kid Francis est illustrée par Gregory Mardon dont j'apprécie le travail depuis longtemps. J'aime son dessin qui, sans être ce que j'appellerais un "beau dessin" (même si on sent bien la maitrise), se révèle d'une efficacité redoutable. Il ne s'embarrasse pas de détail, va à l'essentiel, et parvient à nous captiver par la seule force de son expressivité. A mes yeux, rares sont ceux qui parviennent à un tel niveau, de ce point de vue. Quant au scénar, il est à l'image du dessin : il file droit au but, ne laissant sur son passage aucun temps mort. Si la vie du boxeur François Buonagurio (de son vrai nom) est essentiellement composée de lacunes, Marius Rivière reconstitue les blancs avec brio, faisant par la même occasion l'impasse sur la période argentine, sans doute peu voire pas documentée du tout. Alors bien sur, certains personnages paraissent un peu stéréotypée, tel François Spirito, collabo de circonstance comme il y en a plein les romans, mais aussi comme il y en avait plein la vie, ai-je envie d'ajouter... Le scénario manque aussi parfois de surprise, et l'issue de la plupart des situations semble cousu de fil blanc. Mais n'empêche ! Kid Francis est un genre de modèle du genre. En outre, on sent bien la présence des personnalités, ainsi que leur motivation, notamment celles de Kid Francis qui en devient très attachant. Enfin, le contexte historique est très bien rendu. On croise des célébrités de l'époque (Joséphine Baker, Maurice Chevalier, Marcel Pagnol...), on percute l'Histoire (Vous saviez que des quartiers entiers du centre ville de Marseille avaient été dynamités par les Allemands en 1943 ?)... Bref ! C'est une BD solide et sure de son fait qui saura séduire largement.
Les Phalanges de l'ordre noir
Le premier chef d'oeuvre du duo Christin-Bilal. Après la trilogie Légendes d'aujourd'hui, c'est l'épisode de la maturité. Christin livre un scénario sans fantastique mais fait cohabiter l'Histoire avec les histoires grâce à l'utilisation d'une voix off qui fonctionne comme un monologue intérieur. C'est précurseur et en plus le procédé est parfaitement maîtrisé, jusqu'à la conclusion magistrale du récit. Guerre d'Espagne, brigades rouges... On est en 1979 et on se rend compte qu'on peut traiter de tous les sujets à travers la bd pour adultes. Bilal utilise pour la dernière fois les bleus de coloriage avant le passage en couleurs direct. Disons juste que le soin apporté aux détails est exceptionnel et que la comparaison avec ses dernières productions peut être assez choquante si on ne connait que sa dernière période artistique. Arrières plans, nuages, chemins de traverses, péniches, bâtisses isolées, toitures au coeur de la ville; tout est sujet à émerveillement. C'est la clôture parfaite d'un premier âge d'or démarré en 1975 avec la Croisière des Oubliés. Le duo Christin-Bilal fait maintenant partie des précurseurs et le montrera encore quelques années plus tard avec Partie de Chasse. NB : à noter que la dernière édition de 2002 nous gratifie d'une longue interview (9 pages !) de Christin et Bilal ensemble très intéressante.