Je voulais aider à réhabiliter ce manga que je trouve sous-coté.
Pour moi, il s’agit d’une des meilleures œuvres du genre zombie. Le dessin est bon, et l’action est souvent proposée avec un découpage proche du cinéma.
Les zombies sont dérangeants (et parfois drôles) par leurs côtés uniques, qu’on ne retrouve pas dans beaucoup d’œuvres du style (pas de spoil).
Le personnage principal a ce côté attachant : c’est monsieur Tout-le-monde. Il est couard, égoïste, de mauvaise foi, mais parfois héroïque. On s’identifie plus à lui, à l’opposé des personnages d’autres œuvres du genre, qui sont souvent courageux de manière surhumaine.
Le début du manga est toujours génial à lire, avec cette partie de calme avant la tempête dans la vie du personnage principal, qui est mangaka. L’auteur en profite pour bien se défouler sur les côtés tordus de ce métier.
J’apprécie particulièrement une chose que je pense que l’artiste a voulu montrer dans ce manga : comment se passerait une invasion zombie dans une société où tout le monde est excessivement poli et bien élevé ? Cette série imagine cela assez bien, ce qui donne des scènes assez amusantes.
Seul petit couac éventuel : la fin, qui peut diviser selon votre personnalité, j’imagine.
16,5/20
Enfin un album sur ce crime capital touchant des millions de locaux par la fautes d'étrangers comme nous : sacrifier des hommes aux bêtes. Les habitants sont expulsés au nom de la nature intacte quand c'est avec leur symbiose que l'écologie des lieux est ce qu'elle est. Autre ironie : le cas le plus étudié, l'Ethiopie, nous montre un pays non colonisé d'Afrique tombant dans le colonialisme vert ! C'est que par lui, on s'attire les financement d'organismes très puissants comme le WWF, du prestige, et un prétexte pour mettre au pas des populations rebelles, quand elles le sont comme dans le cas éthiopien.
Merci à Pol d'avoir signalé cet album que j'ai acheté quoiqu'en ce moment je dégage plus que je n'acquière ! Mais j'ai deux objections à ses objections… Voyons voir !
Peu importe que le lecteur puisse se perdre entre tous les personnages d'ailleurs simplifiés face à la réalité : il y en a moins qui prennent les actions de plusieurs comme dit le livre… Vu que la BD ne prend une forme d'enquête que pour appâter le lecteur et qu'on ne mettra aucun des criminels sous les verrous ! Ce qui compte est de voir que se recasent d'anciens colons spécialistes auto-proclamés en écologie, et les violences qu'ils commettent sur le terrain avec l'aval des autorités tant nationales qu'internationales.
Peu importe qu'on ne voie pas la beauté de la nature africaine… Cette beauté, elle est si présente à notre esprit, elle pollue si bien notre cœur que j'ai pu dénoncer les crimes écologistes à des gens qui ne voulaient rien entendre ou même les justifiaient… Ici, ni les humains et l'environnement ne sont pas présenté de façon idéalisante, on voit des puissants imposant leur vision du monde aux populations d'abord enfermées dans des règles de restriction d'usage de leurs propres terres puis expulsées et leurs impuissantes tentatives de résistance.
C'est âpre. Et on nous rappelle aussi que la nature et la culture sont âpres, sans effet esthétisant comme à la télé, entre sélection des plus beaux moments et endroits, musiques et commentaires sacralisant la nature. L'envers du décor et la nature sans fard forment un choc que j'espère salutaire.
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I am a hero
Je voulais aider à réhabiliter ce manga que je trouve sous-coté. Pour moi, il s’agit d’une des meilleures œuvres du genre zombie. Le dessin est bon, et l’action est souvent proposée avec un découpage proche du cinéma. Les zombies sont dérangeants (et parfois drôles) par leurs côtés uniques, qu’on ne retrouve pas dans beaucoup d’œuvres du style (pas de spoil). Le personnage principal a ce côté attachant : c’est monsieur Tout-le-monde. Il est couard, égoïste, de mauvaise foi, mais parfois héroïque. On s’identifie plus à lui, à l’opposé des personnages d’autres œuvres du genre, qui sont souvent courageux de manière surhumaine. Le début du manga est toujours génial à lire, avec cette partie de calme avant la tempête dans la vie du personnage principal, qui est mangaka. L’auteur en profite pour bien se défouler sur les côtés tordus de ce métier. J’apprécie particulièrement une chose que je pense que l’artiste a voulu montrer dans ce manga : comment se passerait une invasion zombie dans une société où tout le monde est excessivement poli et bien élevé ? Cette série imagine cela assez bien, ce qui donne des scènes assez amusantes. Seul petit couac éventuel : la fin, qui peut diviser selon votre personnalité, j’imagine. 16,5/20
Les Sacrifiés du paradis
Enfin un album sur ce crime capital touchant des millions de locaux par la fautes d'étrangers comme nous : sacrifier des hommes aux bêtes. Les habitants sont expulsés au nom de la nature intacte quand c'est avec leur symbiose que l'écologie des lieux est ce qu'elle est. Autre ironie : le cas le plus étudié, l'Ethiopie, nous montre un pays non colonisé d'Afrique tombant dans le colonialisme vert ! C'est que par lui, on s'attire les financement d'organismes très puissants comme le WWF, du prestige, et un prétexte pour mettre au pas des populations rebelles, quand elles le sont comme dans le cas éthiopien. Merci à Pol d'avoir signalé cet album que j'ai acheté quoiqu'en ce moment je dégage plus que je n'acquière ! Mais j'ai deux objections à ses objections… Voyons voir ! Peu importe que le lecteur puisse se perdre entre tous les personnages d'ailleurs simplifiés face à la réalité : il y en a moins qui prennent les actions de plusieurs comme dit le livre… Vu que la BD ne prend une forme d'enquête que pour appâter le lecteur et qu'on ne mettra aucun des criminels sous les verrous ! Ce qui compte est de voir que se recasent d'anciens colons spécialistes auto-proclamés en écologie, et les violences qu'ils commettent sur le terrain avec l'aval des autorités tant nationales qu'internationales. Peu importe qu'on ne voie pas la beauté de la nature africaine… Cette beauté, elle est si présente à notre esprit, elle pollue si bien notre cœur que j'ai pu dénoncer les crimes écologistes à des gens qui ne voulaient rien entendre ou même les justifiaient… Ici, ni les humains et l'environnement ne sont pas présenté de façon idéalisante, on voit des puissants imposant leur vision du monde aux populations d'abord enfermées dans des règles de restriction d'usage de leurs propres terres puis expulsées et leurs impuissantes tentatives de résistance. C'est âpre. Et on nous rappelle aussi que la nature et la culture sont âpres, sans effet esthétisant comme à la télé, entre sélection des plus beaux moments et endroits, musiques et commentaires sacralisant la nature. L'envers du décor et la nature sans fard forment un choc que j'espère salutaire.