J’ai toujours aimé Hermann et cette BD, dans son style classique avec une claire delineation des sujets et couleurs vives ne m’a pas déçu du tout. ( en défaut des couleurs directes qui est à la Mode maintenant chez Hermann )
Une histoire pas tout à fait banale, sans toute la violence exagérée, comme par exemple un Jeremiah, est hors norme . Même si cette histoire date des années 90 elle est toujours courante. Nos héritages Coloniaux ne disparaîtront jamais, pour le bien ou le Mal.
J’encourage les lecteurs à lire cette histoire et à se trouver reposés sans trop de maux de Tête !
Même si cette histoire n’a pas de vraie conclusion, elle raconte une histoire, d’une personne, et de ces relations qu’on pourrait facilement croiser dans la rue, sans savoir leur Histoire, ou ce qui s’est passé dans leur vie.
Mr. Tout le monde en BD.
Bien fait pour la période et toujours valable.
Faut dire que depuis mon absence prolongée de mes lectures BD, et un retour depuis quelques années, ça me fait revivre le neuvième art qui est tellement important dans nos cultures Francophones . Belgique, France, Canada.
Je retrouve ici Joe Sacco dans un registre connu, mais sur un sujet qui diffère de ses centres d’étude habituels (ex-Yougoslavie, conflit israélo-palestinien, amérindiens), puisqu’il s’intéresse avec cet album à un conflit violent entre Hindous et Musulmans dans un état du Nord de l’Inde.
Ici son documentaire ressemble énormément à une enquête policière, réalisée avec bonhommie, en donnant la parole à toutes les parties, en essayant tant que faire se peut de croiser les témoignages, vérifier les sources, aller sur place pour doter le récit d’un fond solide.
Et le fait est que la lecture est à la fois intéressante, vivante, et instructive. Sacco pointe bien les arrière-plans (conflits de classe, intérêts électoraux, corruption endémique de la police locale, viols impunis et plus généralement femmes discriminées, etc.) qui ne font qu’alimenter un feu qui couve dans cette région depuis l’indépendance. Et Modi, qui apparait à la fin de l’enquête, n’a eu de cesse depuis l’écriture de cet album, d’user du nationalisme et du racisme pour conforter son pouvoir, jetant les Hindous contre les Musulmans.
Au milieu du désastre, il est toujours réconfortant – et désespérant à la fois hélas – d’entendre des voix mesurées, prônant l’entente entre Musulmans et Hindous. Mais, comme le montre ce récit, ces voix sont souvent recouvertes par le bruit de la haine et de la bêtise (de la mauvaise foi aussi).
C’est encore un très bon reportage BD de Sacco, dont le dessin, toujours aussi fluide et agréable, accompagne très bien un propos simple et efficace.
Forts du succès de Mickey's Craziest Adventures, Trondheim et Keramidas ont retenté l'aventure deux ans plus tard avec cet album.
Tout comme pour l'album précédent ils prétextent la redécouverte miraculeuse d'une vieille série perdue en brocante, mais contrairement à ce premier album ici l'histoire est complète. Pas de trous dans la narration, on va pouvoir suivre l'aventure dans son intégralité.
On pourrait regretter la disparition d'une des composantes essentielles du projet originel, à savoir l'aventure volontairement décousue et morcelée, mais j'ai personnellement trouvé que l'esthétique rétro conservait le charme recherché. En tout cas je n'ai pas pleuré ce changement.
Il faut dire aussi que l'album a tout simplement mieux réussi à faire mouche chez moi, dans quasiment tous les domaines.
Déjà, chose essentielle : c'est drôle. Le premier album était drôle mais se renouvelait peu, me paraissait trop convenu dans son humour. Ici, même avec relecture, j'avoue avoir ri à gorge déployée lors de certains gags bien trouvés - Et n'est-ce pas l'un des meilleurs compliments que l'on puisse faire à un album comique ?
Le fil rouge est mieux tenu, la narration et les péripéties s'éparpillent moins dans tous les sens, bref le récit me semble plus canalisé. C'est un bon point car l'album peut ici mieux profiter de gags de répétitions, ou se permettre d'instaurer quelques set-ups pour des gags futurs. Et puis, ce projet de quête du bonheur aux quatre coins du monde par un personnage connu pour être l'incarnation même de l'égoïsme et du mauvais caractère c'est quand-même assez sympathique. D'autant plus que la recherche de ce bonheur se permet, chose évidente mais tout de même à saluer, quelques petits passages réflexifs bienvenus.
Un bon album. Sans aucune hésitation une meilleure aventure que l'album précédent.
(Note réelle 3,5)
La Cour des Miracles est une très solide bande dessinée d’aventure historique, portée par un univers particulièrement riche. Le choix de s’ancrer dans le « monde d’en bas », structuré, organisé et régi par ses propres règles, fonctionne pleinement. Le contraste avec le pouvoir royal et les élites est bien exploité, tout comme les jeux d’influence et les manœuvres politiques nécessaires à la survie de cette contre-société.
Le contexte historique constitue une réelle plus-value, sans jamais alourdir la lecture. On reste avant tout sur un récit d’action et d’intrigues, fluide et efficace, qui privilégie le rythme et la tension dramatique. Les personnages sont soignés, tant sur le plan graphique que narratif : aucune figure caricaturale, peu de manichéisme, et une subtilité appréciable malgré une approche clairement romancée.
Le dessin accompagne parfaitement le propos. Il est appliqué, lisible et très attentif à la restitution des décors, des corps et de la misère omniprésente, élément central du récit. L’ensemble dégage une vraie cohérence visuelle et narrative. Une bande dessinée dense, immersive, et clairement marquante.
Un peu dur de passer après autant d'avis positif !
Rien qu'en regardant l'album on voit que l'éditeur fait des efforts pour qu'il sorte du lot. Il est plus grand et plus luxueux que les albums normaux qui sortent chez Dupuis. Au vu du résultat, je pense que c'est mérité. Le scénario parle de la création artistique et il est passionnant à lire. J'ai bien aimé lire l'histoire de ces jumeaux unis qui finiront par prendre des chemins séparés. Le dessin est vraiment remarquable. Chaque page est une merveille pour les yeux !
Il y a quand même un truc qui m'a un peu gêné qui fait que je ne considère pas ce one-shot comme culte est que je ne me suis pas particulièrement attaché aux personnages. Or pour moi c'est primordiale que je ressente quelque chose pour eux. Il y a des moments remplis d'émotions qui m'ont laissé de marbre (la fin notamment ou ce qui arrive à la fin de l'avant-dernière partie). Je voulais savoir ce qui allait arriver ensuite aux jumeaux, mais à aucun moment je n'ai pleuré sur leur sort. Comme le dit Cleck, cela rappelle les films de Kubrick où tout est irréprochable au niveau de la technique, mais ça manque de chaleur humaine.
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Missié Vandisandi
J’ai toujours aimé Hermann et cette BD, dans son style classique avec une claire delineation des sujets et couleurs vives ne m’a pas déçu du tout. ( en défaut des couleurs directes qui est à la Mode maintenant chez Hermann ) Une histoire pas tout à fait banale, sans toute la violence exagérée, comme par exemple un Jeremiah, est hors norme . Même si cette histoire date des années 90 elle est toujours courante. Nos héritages Coloniaux ne disparaîtront jamais, pour le bien ou le Mal. J’encourage les lecteurs à lire cette histoire et à se trouver reposés sans trop de maux de Tête ! Même si cette histoire n’a pas de vraie conclusion, elle raconte une histoire, d’une personne, et de ces relations qu’on pourrait facilement croiser dans la rue, sans savoir leur Histoire, ou ce qui s’est passé dans leur vie. Mr. Tout le monde en BD. Bien fait pour la période et toujours valable. Faut dire que depuis mon absence prolongée de mes lectures BD, et un retour depuis quelques années, ça me fait revivre le neuvième art qui est tellement important dans nos cultures Francophones . Belgique, France, Canada.
Souffler sur le feu - Violences passées et à venir en Inde
Je retrouve ici Joe Sacco dans un registre connu, mais sur un sujet qui diffère de ses centres d’étude habituels (ex-Yougoslavie, conflit israélo-palestinien, amérindiens), puisqu’il s’intéresse avec cet album à un conflit violent entre Hindous et Musulmans dans un état du Nord de l’Inde. Ici son documentaire ressemble énormément à une enquête policière, réalisée avec bonhommie, en donnant la parole à toutes les parties, en essayant tant que faire se peut de croiser les témoignages, vérifier les sources, aller sur place pour doter le récit d’un fond solide. Et le fait est que la lecture est à la fois intéressante, vivante, et instructive. Sacco pointe bien les arrière-plans (conflits de classe, intérêts électoraux, corruption endémique de la police locale, viols impunis et plus généralement femmes discriminées, etc.) qui ne font qu’alimenter un feu qui couve dans cette région depuis l’indépendance. Et Modi, qui apparait à la fin de l’enquête, n’a eu de cesse depuis l’écriture de cet album, d’user du nationalisme et du racisme pour conforter son pouvoir, jetant les Hindous contre les Musulmans. Au milieu du désastre, il est toujours réconfortant – et désespérant à la fois hélas – d’entendre des voix mesurées, prônant l’entente entre Musulmans et Hindous. Mais, comme le montre ce récit, ces voix sont souvent recouvertes par le bruit de la haine et de la bêtise (de la mauvaise foi aussi). C’est encore un très bon reportage BD de Sacco, dont le dessin, toujours aussi fluide et agréable, accompagne très bien un propos simple et efficace.
Donald's Happiest Adventures
Forts du succès de Mickey's Craziest Adventures, Trondheim et Keramidas ont retenté l'aventure deux ans plus tard avec cet album. Tout comme pour l'album précédent ils prétextent la redécouverte miraculeuse d'une vieille série perdue en brocante, mais contrairement à ce premier album ici l'histoire est complète. Pas de trous dans la narration, on va pouvoir suivre l'aventure dans son intégralité. On pourrait regretter la disparition d'une des composantes essentielles du projet originel, à savoir l'aventure volontairement décousue et morcelée, mais j'ai personnellement trouvé que l'esthétique rétro conservait le charme recherché. En tout cas je n'ai pas pleuré ce changement. Il faut dire aussi que l'album a tout simplement mieux réussi à faire mouche chez moi, dans quasiment tous les domaines. Déjà, chose essentielle : c'est drôle. Le premier album était drôle mais se renouvelait peu, me paraissait trop convenu dans son humour. Ici, même avec relecture, j'avoue avoir ri à gorge déployée lors de certains gags bien trouvés - Et n'est-ce pas l'un des meilleurs compliments que l'on puisse faire à un album comique ? Le fil rouge est mieux tenu, la narration et les péripéties s'éparpillent moins dans tous les sens, bref le récit me semble plus canalisé. C'est un bon point car l'album peut ici mieux profiter de gags de répétitions, ou se permettre d'instaurer quelques set-ups pour des gags futurs. Et puis, ce projet de quête du bonheur aux quatre coins du monde par un personnage connu pour être l'incarnation même de l'égoïsme et du mauvais caractère c'est quand-même assez sympathique. D'autant plus que la recherche de ce bonheur se permet, chose évidente mais tout de même à saluer, quelques petits passages réflexifs bienvenus. Un bon album. Sans aucune hésitation une meilleure aventure que l'album précédent. (Note réelle 3,5)
La Cour des Miracles
La Cour des Miracles est une très solide bande dessinée d’aventure historique, portée par un univers particulièrement riche. Le choix de s’ancrer dans le « monde d’en bas », structuré, organisé et régi par ses propres règles, fonctionne pleinement. Le contraste avec le pouvoir royal et les élites est bien exploité, tout comme les jeux d’influence et les manœuvres politiques nécessaires à la survie de cette contre-société. Le contexte historique constitue une réelle plus-value, sans jamais alourdir la lecture. On reste avant tout sur un récit d’action et d’intrigues, fluide et efficace, qui privilégie le rythme et la tension dramatique. Les personnages sont soignés, tant sur le plan graphique que narratif : aucune figure caricaturale, peu de manichéisme, et une subtilité appréciable malgré une approche clairement romancée. Le dessin accompagne parfaitement le propos. Il est appliqué, lisible et très attentif à la restitution des décors, des corps et de la misère omniprésente, élément central du récit. L’ensemble dégage une vraie cohérence visuelle et narrative. Une bande dessinée dense, immersive, et clairement marquante.
Soli Deo Gloria
Un peu dur de passer après autant d'avis positif ! Rien qu'en regardant l'album on voit que l'éditeur fait des efforts pour qu'il sorte du lot. Il est plus grand et plus luxueux que les albums normaux qui sortent chez Dupuis. Au vu du résultat, je pense que c'est mérité. Le scénario parle de la création artistique et il est passionnant à lire. J'ai bien aimé lire l'histoire de ces jumeaux unis qui finiront par prendre des chemins séparés. Le dessin est vraiment remarquable. Chaque page est une merveille pour les yeux ! Il y a quand même un truc qui m'a un peu gêné qui fait que je ne considère pas ce one-shot comme culte est que je ne me suis pas particulièrement attaché aux personnages. Or pour moi c'est primordiale que je ressente quelque chose pour eux. Il y a des moments remplis d'émotions qui m'ont laissé de marbre (la fin notamment ou ce qui arrive à la fin de l'avant-dernière partie). Je voulais savoir ce qui allait arriver ensuite aux jumeaux, mais à aucun moment je n'ai pleuré sur leur sort. Comme le dit Cleck, cela rappelle les films de Kubrick où tout est irréprochable au niveau de la technique, mais ça manque de chaleur humaine.