Les derniers avis (7 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Knight club
Knight club

Je rejoins les avis positif sur ce premier tome et si la suite est du même niveau, il se peut que je monte ma note au maximum parce que c'est du très bon divertissement ! Oui, on reprend la trame des sept samouraïs pour au moins la centième fois depuis 1954, mais cela ne m'a pas trop dérangé parce que l'intrigue est malgré tout captivante. Cela vient en grande partie du fait que le groupe de guerrier est remplit de personnages bien campés et terriblement attachants. L'auteur joue bien avec leurs différentes personnalités. On devine que deux membres ont un passé troubles que j'espère seront bien développé dans le tome 2. J’aime ce mélange de nationalités, l'humour fonctionne bien et les scènes de batailles sont bien chorégraphiées. Le rythme est aussi bien maitrisé et on lit ce long album sans aucun problème et j'ai été un peu triste de voir que c'était fini pour le moment. Alors cela reste une œuvre de pur divertissement sans surprise dans le déroulement du scénario, mais qu'est-ce que c'est bien fait !

13/05/2026 (modifier)
Par Trevize
Note: 5/5
Couverture de la série L'Ombre des Lumières
L'Ombre des Lumières

Très sincèrement, je n'ai pas compris les avis mitigés donnés sur le premier album, c'est pour cela que pour la première fois (de mémoire) je donne le mien ici en simple amateur de BD qui ne se veut pas expert. Dès le début je suis devenu fan, attendant le volume suivant avec impatience : c'est de la très très bonne BD historique. Le récit demande d'être attentif, de savoir revenir en arrière, mais la construction qui suit dans les tomes 2 et 3 est vraiment bien fichue. Intrigues bien calculées, personnages auxquels on s'attache en peu de cases, références géographiques et historiques (on montre bien la complexité de l'histoire, qu'il s'agissent d'intrigues de salon comme d'accords avec les tribus, les points de vue différents selon le rang et la situation personnelle des Occidentaux ou ceux des indiens), humour discret, ironie, même, récit rocambolesque dans le bon sens du terme, tout est bien amené, on sent que l'auteur et le dessinateur se sont fait plaisir, et ça se sent. La finesse parfois volontairement exagérée du premier tome fait place à des dialogues plus directs dans le ''Nouveau Monde'' du deuxième, dans le troisième on semble retrouver l'ambiance du premier dès le retour en France, avec un "petit truc" moderne de changé façon fin de l'Ancien Régime (nobles ruinés qui vendent leurs meubles). C'est vraiment très bien vu. Du bel ouvrage à mon sens. Je suis peut-être bon public, mais pour moi c'est vraiment une BD très mémorable et remarquable. Si vous ne l'avez pas lue, allez-y, vous ne pouvez pas le regretter.

13/05/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Ragemoor
Ragemoor

Richard Corben collabore avec son scénariste fétiche : Jan Strnad (pas facile à prononcer à haute voix). Ils nous proposent une histoire d'horreur où se mélangent les univers d'Edgar Allan Poe et de H.P. Lovecraft. Pour Poe, le rapprochement avec la nouvelle La Chute de la Maison Usher est une évidence, le château de Ragemoor joue un rôle important dans ce récit. Et comment ne pas avoir une pensée pour H.P. Lovecraft et ses entités venues des confins de l'espace, avec toujours ce château maléfique en ligne de mire. Un beau programme que voilà pour l'amateur passionné d'histoires d'horreur que je suis. Le scénario pour ce type de récit reste très classique et suit une trame déjà vue à maintes reprises : des rebondissements (prévisibles dans l'ensemble), un zeste d'amour (non partagé), du mystère et une atmosphère oppressante qui va crescendo. Rien d'extraordinaire, mais ça fait le job. J'ai suivi avec plaisir les destins tragiques des personnages. C'est surtout la partie graphique et le style inimitable de Corben qui m'ont envoûté. Un noir et blanc somptueux où toutes les nuances de gris font ressortir les tourments des protagonistes. J'aime tout chez Corben. Que ce soit sa maîtrise de la lumière ou son côté réaliste et soigné, en particulier pour les superbes décors, et ceux-ci contrastent avec les silhouettes bien charpentées et les visages carrés des personnages. On peut lui reprocher un côté statique et un peu théâtral, mais c'est ce qui rend son style si unique et qui ne cesse de m'émerveiller. Du très très bon travail. Un 4 étoiles généreux, mais j'assume !

13/05/2026 (modifier)
Par Présence
Note: 4/5
Couverture de la série Civilisations - Crète
Civilisations - Crète

La femme conduit, l’homme la suit. - Ce tome contient une histoire complète et indépendante de toute autre. Son édition originale date de 2024. Il a été réalisé par Simona Mogavino pour le scénario, Carlos Gómez pour les dessins, et les couleurs ont été réalisées par Lorenzo Pieri & Luca Saponti. Il comprend cent-dix-huit pages de bande dessinée. Il se termine par un dossier de huit pages, intitulé : Pour aller plus loin, rédigé par la scénariste, dans lequel elle aborde les fouilles réalisées dans le site archéologique Akrotiri enseveli sous les cendres d’une éruption volcanique sur l’île de Santorin, l’exploration de ce site et sa société matriarcale, la symbolique du serpent dans la société minoenne, les mythes et les personnages du récit pour Pasiphaé, Minos, Dédale, Ida, Akoto, Costa. À Saqqarah, en Égypte, dans la deuxième année de règne de Sobekhotep IV, vers 1630 avant JC, deux prêtres viennent d’achever un rituel astrologique. Celui qui a manipulé la pierre est exténué, comme si son tout son être s’était échappé de son enveloppe corporelle pour se disperser dans le cosmos. Il explique à l’autre que cette pierre possède sa propre vibration énergétique, très puissante, qui altère les flux de vitalités des organes du corps et les amplifie, c’est pour ça qu’ils vivent si longtemps. Demain, les énergies de leur corps et du cosmos retrouveront leur harmonie et leur équilibre. Il poursuit : ils doivent d’abord laver la pierre à l’eau courante pour lui retirer la négativité quelle a assimilée, après quoi ils l’exposeront à la lumière de la pleine Lune toute la nuit… Elle a besoin de se recharger. Plus haut, le scribe Ipou-Our note les divinations catastrophiques du grand prêtre. À quelque temps de là, un navire s’apprête à aborder dans le port de Théra, avec à son bord Barsalas et Deseux. L’arrivée du premier est vite remarquée par l’administrateur Nestor du palais de Knossos, et par un simple pêcheur nommé Costa. Ce dernier prend Barsalas pour l’accueillir, pour fêter son retour après tant d’années d’absence. Par maladresse, un homme en train de charger de lourdes jarres, fait tomber une amphore qui se brise à terre. Nestor s’emporte car le clan des potiers refuse d’en fabriquer davantage, d’ailleurs il doit en parler à Ida, et cette fois elle devra lui obéir. En entendant prononcer ce nom, Barsalas se renfrogne un peu. Son ami lui explique que maintenant c’est elle qui dirige le clan des potiers car sa mère est trop vieille et aveugle. Mais malgré sa cécité, elle voit encore la déesse et les informe des avertissements des dieux. Barsalas prend congé de son ami, car il veut montrer la ville à Deseux, son protégé. Chemin faisant, il reconnaît Aranare, un superbe athlète et le salue, l’autre lui expliquant qu’il est le nouveau maître du gymnase du clan des potiers. Un autre navire s’apprête à accoster avec à son bord une figure encapuchonnée, Xenocide, qui a lui aussi reconnu Barsalas. Dans le grand atelier des potiers, Ida explique à sa fille Marita que les clients veulent des motifs traditionnels, et qu’elle ne veut pas peindre des taureaux. Le lecteur ressent rapidement qu’il s’agit d’un ouvrage dense nécessitant du temps de cerveau disponible, ou en tout cas un petit effort d’attention supplémentaire pour assimiler toutes les informations présentes dans chaque page. L’introduction se déroule en Égypte, sans rapport direct avec la suite. Le lecteur se rend compte en cours de route de l’identité réelle du personnage se faisant appeler Barsalas, et de son lien avec la mythologie. Les spécificités de la société minoenne apparaissent au fil des conversations et des situations, de manière organique, sans exposé structuré. La distribution comprend une quinzaine de personnages intervenant plus ou moins régulièrement, chacun avec leur rôle dans la société, et leurs objectifs propres. L’action se déroule sur deux sites différents, Santorin et la Crète. L’ouvrage regroupe deux actes, chacun aurait pu former un tome à lui tout seul. Le récit joue avec la mythologie, offrant une variation personnalisée, sans rappeler la version communément admise. Les dessins s’inscrivent dans un registre réaliste avec un niveau de détails très élevé, donnant parfois la sensation de photoréalisme, une démarche de reconstitution historique très impressionnante dans sa minutie, avec des cases demandant également de prendre le temps de les regarder, de les lire pour assimiler toutes les informations qu’elles contiennent. Cela peut demander un temps d’adaptation pour ajuster son mode de lecture, pour prendre consciemment le temps de s’attacher aux détails d’une coiffure pour distinguer différents personnages féminins, par exemple. Dans le dossier de fin, la scénariste explique que : Son récit a pris forme grâce aux fouilles commencées en 1967 par Spyrídion Marinátos et ensuite poursuivies par Chrístos Doúmas, à Aktrotiri, de cet établissement de l’âge de Bronze enseveli sous les cendres d’une éruption volcanique entre le XVIIe et le XVIe siècle avant JC. Elle continue en indiquant que : son travail dans le domaine de la restauration picturale l’a guidée dans une exploration approfondie des peintures murales d’Akrotiri. Elle y a découvert les échos d’un culte peut-être matriarcal, témoins d’un profond respect pour le divin féminin qui battait au cœur de leur société. En lisant cette déclaration, le lecteur comprend que le récit qu’il a lu comprend des éléments factuels de nature historique, racontés sur la base de l’interprétation orientée de l’autrice, entre faits avérés et spéculations, et même parti pris. Il comprend également au fur et à mesure que la narration prend en compte le système de croyances de la société de l’époque, la mythologie dont est familier pour partie le lecteur, sans pour autant faire intervenir les dieux de manière physique. Le lecteur familier du mythe du Minotaure et de Thésée comprend le principe de reconstitution orientée, en voyant la réinterprétation qui en est faite, que ce soit sur la nature même du Minotaure, ou sur l’identité de celui qui le tue, ou encore sur le comportement et le rôle d’Ariane. Le lecteur est impressionné dès la première page par la minutie descriptive de la narration visuelle. À l’opposé de visuels génériques et insipides prêts à l‘emploi, l’artiste a à cœur de montrer chaque chose dans le détail. Dans cette première planche, il en va ainsi de la pince utilisée pour saisir la pierre, de la table chargée de signes et de symboles et des hiéroglyphes sur le mur. Deux pages plus loin le lecteur découvre le navire arrivant à Santorin, à nouveau dans le détail de ses cordages et de sa voile, puis une vue du ciel de l’île, les amphores et les jarres sur le quai, ainsi que les pierres du pavage, les ballots et multiples cordages, etc. Tout du long il prend le temps de regarder aussi bien un ustensile ou un accessoire, que l’aménagement urbain ou les paysages naturels. En fonction de sa sensibilité, il s’attache plutôt aux belles bouclettes de la chevelure d’Aranare, aux bijoux d’Ida, aux yeux laiteux de sa mère Madi, à la tunique à la coupe particulière de Deseux, aux motifs décoratifs sur le mur d’une taverne, au masque ouvragé de Pasiphaé, à la parure de perles de Minos, aux multiples cadavres de poissons sur la plage (sinistre présage), aux oiseaux dans le ciel, au maquillage saisissant d’Ariane, à l’arme utilisée pour estropier Barsalas, à l’épée de Thésée, aux cornes du masque de taureau de Minos, etc. Ou alors il se montre plus sensible aux prises de vue et à la manière dont elles mettent en valeur les lieux : la géographie de l’île de Santorin, les rues du port, l’atelier de poterie, une taverne, des navires à rames approchant du port, la magnifique cour intérieure du temple égyptien en forme de pentagone, la pente herbue ou pait un troupeau de chèvres, la grotte où Barsalas est torturé, les jardins du palais, et bien sûr le labyrinthe. Le lecteur se laisse embarquer dans l’intrigue, entre le retour du mystérieux Barsalas, les manigances de Minos, la gouvernance de Pasiphaé, les éléments mythologiques. Il se retrouve sous le charme de l’évocation du fonctionnement d’un matriarcat. Il relève les éléments féministes qui apparaissent, libre d’y adhérer ou non, et même incité à prendre du recul sur leur viabilité, sur leur fragilité, ou leur capacité à résister à la pression d’un patriarcat menaçant. Il reconnaît les noms mythologiques les plus connus comme Thésée, Minos, Dédale, ou encore Ariane. Il s’interroge peut-être sur Pasiphaé, ou Potnia Theron. Il décèle comment les autrices réécrivent le mythe du labyrinthe pour qu’il se trouve en phase avec la possibilité d’un matriarcat. Il y reconnait une façon d’aborder des histoires connues, en prenant le point de vue d’un personnage secondaire, ou de l’antagoniste, ou en renversant sa perspective en l’écrivant par les yeux d’une femme. Il voit comment la scénariste agence les éléments du récit, ceux historiques, ceux mythologiques et ceux qu’elle a apportés pour évoquer le basculement d’une société matriarcale vers le patriarcat, ce qui correspond bien à l’ambition d’évoquer une civilisation. Il se remémore également la courte phrase en sous-titre de la quatrième de couverture : Quand l’astrologie fait trembler l’histoire. De fait, cette composante est présente dans la scène introductive, et dans les précitions de la prophétesse Madi, tout en entraînant des répercussions très modérées. Une bande dessinée qui sort de l’ordinaire par ses ambitions. La narration visuelle s’inscrit dans les reconstitutions historiques les plus minutieuses, ayant à cœur d’immerger concrètement le lecteur dans cette civilisation, à la fois à Santorin, à la fois en Crète, que ce soit l’urbanisme, l’architecture, les scènes de la vie quotidienne, les tenues vestimentaires, les ustensiles et outils, un travail remarquable de finesse. Le récit se développe selon plusieurs axes : une intrigue s’attachant au sort de la reine Pasiphaé et de l’enfant Akoto, un regard sur une civilisation matriarcale, une réinterprétation d’un mythe grec classique, celui du Minotaure en donnant le rôle principal aux femmes. Après la lecture du dossier final, la compréhension du récit et de son ampleur se trouvera améliorée par une un feuilletage complémentaire. Impressionnant.

13/05/2026 (modifier)
Par Guill500
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Tif et Tondu
Tif et Tondu

LA série culte par excellence ! Elle a duré plusieurs décennies sans que l'on s'en rende compte, même si les derniers tomes étaient à mon sens plus faibles et on s'attendrait presque à la sortie d'un nouvel opus. Tout l'univers est captivant et a permis l'émergence d'un méchant récurent, le célèbre Mr CHOC ! Pour moi les meilleurs tomes sont "Le réveil de Toar", "Les ressuscités", Le retour de la bête", "Les passe-montagnes", "Le sanctuaire oublié", etc etc ... Si vous devez posséder une série complète dans votre collection, choisissez Tif et Tondu ! (prévoyez de la place quand même)

13/05/2026 (modifier)
Par Guill500
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Une Aventure de Jacques Gipar
Une Aventure de Jacques Gipar

Le coup de coeur de ces dernières années (comme la plupart des titres des Editions Calandre). Préférez "Le trésor de Noirmoutier" qui est le meilleur à mon sens de la série pour le moment. Certains grogneront sur le dessin jugé parfois trop rapide et imprécis mais c'est le premier charme de la série. Les scénarios se tiennent tous et évitent la facilité. A ceux qui sauront les voir, vous y trouvez de nombreux clins d'oeil à d'autres séries illustres. Vivement le tome 13 qui ne va pas tarder. Je recommande.

13/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Western
Western

Je relis cet album 25 ans après l’avoir découvert, et je passe ma note de 3/5 à 4/5. Il agissait pour moi d’une première rencontre avec le dessin de Rosinski (avant Le Grand Pouvoir du Chninkel ou même Thorgal), et j’avais beaucoup aimé… j’adore toujours autant aujourd’hui, les planches ont de la gueule et sont très lisibles, et les couleurs sépia retranscrivent parfaitement l’ambiance poussiéreuse du grand ouest américain. Le scenario de Van Hamme est certes classique, et ressort tous les poncifs du genre… mais je l’ai trouvé prenant, ingénieusement construit, et la pirouette finale m’a beaucoup plu. Un one-shot classique mais diablement efficace !

18/07/2001 (MAJ le 13/05/2026) (modifier)