Un comics dont le cœur de cible est les Young Adults. Et donc, a priori, pas spécialement pour moi.
D'abord quelques mots sur l'autrice : Keezy Young. C'est une artiste de bande dessinée et illustrateurice queer et non-binaire de Seattle, elle souffre d'un trouble psychotique bipolaire. Si je vous signale ces informations c'est parce qu'elles vont jouer un rôle important dans les sujets abordés de ce roman graphique.
Une étrange histoire puisqu'elle va introduire du fantastique, un peu de magie avec une sorcière pour un sujet fort : la schizophrénie.
C'est l'histoire de quatre gamins (17/18 ans) et d'un chien, ils sont à la recherche d'Alex après son inquiétante disparition. Les cinq chapitres porteront le nom d'un des personnages - dont le petit copain et le frère jumeau d'Alex. Des chapitres où la voix off de chaque protagoniste permet de mieux les cerner et d'en apprendre un peu plus sur leur relation avec le disparu. Quelques propositions musicales sont disséminées (voir image n°8 de la galerie) pour se mettre dans la peau du personnage.
Un récit qui va évoluer, puisqu'il commence comme une enquête policière pour basculer sur quelque chose d'horrifique. Le thème principal de ce roman graphique est la santé mentale, et le choix de Keezy Young de proposer un récit horrifique permet de découvrir la schizophrénie sous un angle original mais ô combien touchant et empathique. L'amitié, l'amour, le deuil, la famille, le harcèlement et l’homosexualité seront d'autres thèmes importants de cette histoire forte en émotions.
Le récit est dense, le texte adapté au public visé et la narration maîtrisée. J'ai ressenti les différentes secousses qui vont habiter nos jeunes gens : évidement l'inquiétude, mais aussi la colère et la culpabilité.
Un comics empreint d'humanité qui montre la dure réalité de ceux qui souffrent de psychoses mais aussi de ceux qui les entourent.
Un dessin typé comics, rétro et au charme fou. Il retranscrit parfaitement les différentes ambiances qui vont se succéder, bien aidé par la colorisation.
Une mise en page assez classique.
Du bon boulot.
Quelques mots touchants de Keezy Young en fin d'album.
Un comics audacieux.
J’applaudis l’exercice de style, cette narration muette centrée sur un blanc, le passage des saisons et les va-et-vient des visiteurs du parc.
Les personnages récurrents permettent à l’auteur de proposer une certaine continuité, comme des polaroids, des fenêtres brièvement ouvertes sur des vies dont on sait finalement peu. J’ai trouvé la fin très belle - la boucle est bouclée, comme on dit.
Le noir et blanc de Chabouté contribue à la poésie ambiante, et capture parfaitement ces petits moments anodins et précieux.
Objectivement, je ne ressors pas spécialement marqué de ma lecture (l’absence de textes fait que l’album se lit rapidement malgré ses 330 pages), mais je pousse quand même la note à 4/5, pour saluer l’originalité du récit.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Hello Sunshine
Un comics dont le cœur de cible est les Young Adults. Et donc, a priori, pas spécialement pour moi. D'abord quelques mots sur l'autrice : Keezy Young. C'est une artiste de bande dessinée et illustrateurice queer et non-binaire de Seattle, elle souffre d'un trouble psychotique bipolaire. Si je vous signale ces informations c'est parce qu'elles vont jouer un rôle important dans les sujets abordés de ce roman graphique. Une étrange histoire puisqu'elle va introduire du fantastique, un peu de magie avec une sorcière pour un sujet fort : la schizophrénie. C'est l'histoire de quatre gamins (17/18 ans) et d'un chien, ils sont à la recherche d'Alex après son inquiétante disparition. Les cinq chapitres porteront le nom d'un des personnages - dont le petit copain et le frère jumeau d'Alex. Des chapitres où la voix off de chaque protagoniste permet de mieux les cerner et d'en apprendre un peu plus sur leur relation avec le disparu. Quelques propositions musicales sont disséminées (voir image n°8 de la galerie) pour se mettre dans la peau du personnage. Un récit qui va évoluer, puisqu'il commence comme une enquête policière pour basculer sur quelque chose d'horrifique. Le thème principal de ce roman graphique est la santé mentale, et le choix de Keezy Young de proposer un récit horrifique permet de découvrir la schizophrénie sous un angle original mais ô combien touchant et empathique. L'amitié, l'amour, le deuil, la famille, le harcèlement et l’homosexualité seront d'autres thèmes importants de cette histoire forte en émotions. Le récit est dense, le texte adapté au public visé et la narration maîtrisée. J'ai ressenti les différentes secousses qui vont habiter nos jeunes gens : évidement l'inquiétude, mais aussi la colère et la culpabilité. Un comics empreint d'humanité qui montre la dure réalité de ceux qui souffrent de psychoses mais aussi de ceux qui les entourent. Un dessin typé comics, rétro et au charme fou. Il retranscrit parfaitement les différentes ambiances qui vont se succéder, bien aidé par la colorisation. Une mise en page assez classique. Du bon boulot. Quelques mots touchants de Keezy Young en fin d'album. Un comics audacieux.
Un peu de bois et d'acier
J’applaudis l’exercice de style, cette narration muette centrée sur un blanc, le passage des saisons et les va-et-vient des visiteurs du parc. Les personnages récurrents permettent à l’auteur de proposer une certaine continuité, comme des polaroids, des fenêtres brièvement ouvertes sur des vies dont on sait finalement peu. J’ai trouvé la fin très belle - la boucle est bouclée, comme on dit. Le noir et blanc de Chabouté contribue à la poésie ambiante, et capture parfaitement ces petits moments anodins et précieux. Objectivement, je ne ressors pas spécialement marqué de ma lecture (l’absence de textes fait que l’album se lit rapidement malgré ses 330 pages), mais je pousse quand même la note à 4/5, pour saluer l’originalité du récit.