J’ai beaucoup aimé Les Chants du Cygne Noir. Dès les premières pages, on est plongé dans un univers de space opera rétrofuturiste où les navires quittent Brest comme s’ils allaient traverser l’océan… sauf qu’ici, ils s’arrachent à la gravité pour partir vers l’espace. Cette idée de 19e siècle projeté dans la conquête spatiale fonctionne incroyablement bien, et donne une vraie identité à l’œuvre.
J’ai trouvé le récit très immersif, notamment avec l’histoire de Benesh, marquée par la vengeance après la mort de son frère dans le Raj colonial britannique. Son parcours vers l’éthernef du Baron Cockburn, direction la ceinture d’astéroïdes, mélange quête personnelle, aventure et conflit plus vaste autour des empires et de la conquête du Ring. Il y a un côté très classique dans la structure (vengeance, rencontre de pirates, mentor inattendu), mais c’est justement ce qui rend la lecture fluide et efficace.
Visuellement, c’est impressionnant. Le passage au noir et blanc façon manga est totalement réussi, avec un encrage très maîtrisé, des planches parfois gigantesques dans leur ambition, et d’autres plus intimes et émotionnelles. Le dessin d’Alex Alice garde ce côté presque pictural, très détaillé, qui donne une vraie ampleur aux vaisseaux, à l’espace et aux scènes d’action.
J’ai aussi beaucoup aimé l’ancrage historique dans le Raj britannique, qui donne une profondeur supplémentaire au récit de SF. On sent une vraie envie d’explorer les rapports de domination, les classes sociales et le prolongement du colonialisme dans un futur spatial. J’aurais même aimé que cette partie soit encore plus développée, car elle est vraiment intéressante.
Je n’ai pas lu Le Château des Étoiles, mais ça ne m’a pas empêché de rentrer dans l’histoire. Et d’après ce que j’ai compris, on peut très bien découvrir cet univers sans connaître les autres œuvres.
Et franchement, j’ai bien fait de prendre l’édition collector avec le jaspage noir. Ça renforce encore l’ambiance sombre et élégante de l’univers, et l’objet est vraiment jolie.
Le dessin s'est amélioré au fil des ans, à l'image du marsupilami qui à chaque aventure montrait de nouvelles capacités ! Dommage que comme les Schtroumpfs il ait éclipsé les héros de la série mère. Spirou et Fantasio sont de vrais amis, avec leurs disputes, et bien complémentaires, avec le savant comte de Champignac, les habitants du village, le cousin Zantafio, inoubliable dictateur, Seccotine la journaliste à laquelle on ne va pas reprocher de ne pas être très sexuée quand rien ne l'est dans cette série, j'en passe et des meilleures.
Cette longue série est malgré tout inégale, mais mérite une très bonne note. J'oubliais les inventions farfelues de Champignac et les belles voitures… Par contre, Zorblub ne vaut pas Zantafio mais imaginons qu'il ait trop bien marché, comme le marsupilamI, il aurait qui sait lui aussi éclipsé nos deux héros.
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Les Chants du Cygne Noir
J’ai beaucoup aimé Les Chants du Cygne Noir. Dès les premières pages, on est plongé dans un univers de space opera rétrofuturiste où les navires quittent Brest comme s’ils allaient traverser l’océan… sauf qu’ici, ils s’arrachent à la gravité pour partir vers l’espace. Cette idée de 19e siècle projeté dans la conquête spatiale fonctionne incroyablement bien, et donne une vraie identité à l’œuvre. J’ai trouvé le récit très immersif, notamment avec l’histoire de Benesh, marquée par la vengeance après la mort de son frère dans le Raj colonial britannique. Son parcours vers l’éthernef du Baron Cockburn, direction la ceinture d’astéroïdes, mélange quête personnelle, aventure et conflit plus vaste autour des empires et de la conquête du Ring. Il y a un côté très classique dans la structure (vengeance, rencontre de pirates, mentor inattendu), mais c’est justement ce qui rend la lecture fluide et efficace. Visuellement, c’est impressionnant. Le passage au noir et blanc façon manga est totalement réussi, avec un encrage très maîtrisé, des planches parfois gigantesques dans leur ambition, et d’autres plus intimes et émotionnelles. Le dessin d’Alex Alice garde ce côté presque pictural, très détaillé, qui donne une vraie ampleur aux vaisseaux, à l’espace et aux scènes d’action. J’ai aussi beaucoup aimé l’ancrage historique dans le Raj britannique, qui donne une profondeur supplémentaire au récit de SF. On sent une vraie envie d’explorer les rapports de domination, les classes sociales et le prolongement du colonialisme dans un futur spatial. J’aurais même aimé que cette partie soit encore plus développée, car elle est vraiment intéressante. Je n’ai pas lu Le Château des Étoiles, mais ça ne m’a pas empêché de rentrer dans l’histoire. Et d’après ce que j’ai compris, on peut très bien découvrir cet univers sans connaître les autres œuvres. Et franchement, j’ai bien fait de prendre l’édition collector avec le jaspage noir. Ça renforce encore l’ambiance sombre et élégante de l’univers, et l’objet est vraiment jolie.
Spirou et Fantasio
Le dessin s'est amélioré au fil des ans, à l'image du marsupilami qui à chaque aventure montrait de nouvelles capacités ! Dommage que comme les Schtroumpfs il ait éclipsé les héros de la série mère. Spirou et Fantasio sont de vrais amis, avec leurs disputes, et bien complémentaires, avec le savant comte de Champignac, les habitants du village, le cousin Zantafio, inoubliable dictateur, Seccotine la journaliste à laquelle on ne va pas reprocher de ne pas être très sexuée quand rien ne l'est dans cette série, j'en passe et des meilleures. Cette longue série est malgré tout inégale, mais mérite une très bonne note. J'oubliais les inventions farfelues de Champignac et les belles voitures… Par contre, Zorblub ne vaut pas Zantafio mais imaginons qu'il ait trop bien marché, comme le marsupilamI, il aurait qui sait lui aussi éclipsé nos deux héros.