Les derniers avis (6 avis)

Par Vaudou
Note: 5/5
Couverture de la série Comanche
Comanche

Comanche est ma série préférée dans la catégorie western avec des bulles. Les points forts de la série sont nombreux : - la psychologie et l'évolution du personnage principal "Red Dust" qui est remarquablement travaillée. Il se construit en réaction à son époque et ses drames personnels. - les dialogues qui ne nous prennent pas pour des idiots. - la qualité des intrigues - Les dessins d'Hermann à tomber. On a souvent droit à de belles grandes cases qui font la moitié d'une planche. Les points faibles : aucun Les premières aventures servent à constituer l'équipe du ranch et sont déjà passionnantes. Les trois tomes suivants sont des classiques. Greg approfondit le traitement de ses personnages, tandis qu'Hermann nous éblouit par sa mise en scène. Le tome 6 fait office de récréation avec un ton plus léger et on enchaîne avec deux autres masterclass, "Doigt du diable" et "Les shériffs". Les deux derniers albums dessinés par Hermann sont des enquêtes qui manquent un peu de souffle. Tome 1 : **** Tome 2 : **** Tome 3 : ***** Tome 4 : ***** Tome 5 : ***** Tome 6 : *** Tome 7 : ***** Tome 8 : ***** Tome 9 : **** Tome 10 : *** Greg et Hermann, sûrement une des plus belles associations du 9eme art. Une bande qui a conservé toute sa part de modernité. Indispensable.

26/05/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Tête de mort venue de Suède
La Tête de mort venue de Suède

Je suis allé un peu à reculons pour lire cet album malgré les bonnes notes. En effet, je n'avais pas aimé Le Bestiaire du crépuscule de la même autrice parue dans la même collection. Heureusement, j'ai vite trouvé cette histoire plus facile que le précédant one-shot. Il faut dire que malgré la prémisse un peu absurde, il y a un vrai scénario dont le but est facile à suivre: le crâne de Descartes dialogue avec les animaux sur le fameux débat sur si les animaux ont une âme ou non et autour de ça il y a d'autres intrigues qui se greffent, comme ce qui est arrivé au crâne depuis la mort du philosophe. Il y a un coté historique dans le scénario qui a retenu mon attention alors qu'avec Le Bestiaire du crépuscule on tombait vite dans un récit onirique difficile à comprendre. La lecture est exigeante et ça prend plusieurs heures pour la finir tellement l'album est bavard. Personnellement, cela ne m'a pas dérangé parce que les sujets de discussions des personnages me passionnaient, mais je peux comprendre les lecteurs qui seraient passé à coté du scénario parce que c'est clairement pas une lecture pour tout le monde. Ce qui aide aussi à passer au travers cet album sont les touches d'humour qui fonctionnent bien. Le dessin est très bon et la mise en scène est très bien maitrisée.

26/05/2026 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Akari
Akari

Voici une histoire toute en retenue autour d'une famille qui a des liens distendus. Le jour de l'enterrement de sa femme, ni le fils, ni la petite-fille ne sont présents. On ne sait pas les raisons, sont-ils fâchés à ce point ? Le vieux monsieur a une passion originale, du moins rarement traitée en manga, à savoir l'art du vitrail. Il réalise différentes oeuvres dont des lampes. Un jour une jeune fille se présente chez lui et il pense que c'est sa petite-fille qu'il n'a pas vue depuis des années, celle-ci ne dément pas. Petit à petit il réapprend à la connaitre, va la former à sa passion et aussi reprendre goût à son art alors qu'il n'en avait plus envie après la mort de sa femme. L'auteure s'est directement inspirée de son histoire familiale pour écrire ce récit, un hommage à son aïeul qui aimait ce travail sur le vitrail. Le dessin est très bon et on se prend au jeu de la découpe de verre et des couleurs sur un sujet pas forcément aguicheur. Le format est assez grand, la qualité d'édition impeccable comme souvent chez cet éditeur. On peut pousser à 4/5.

26/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

J’étais un peu passé à côté de cet album lors d’une première lecture en 2002, déstabilisé par ce choix narratif qui consiste à passer d’un personnage à un autre, plutôt que de se concentrer sur un protagoniste unique. Je relis l’album en 2026, et je monte ma note d’un point. Tardi capture parfaitement cette boucherie insensée que fut la Première Guerre Mondiale. Sa violence, son cynisme, la marche en avant du progrès industriel pour inventer de nouvelles façons de massacrer la jeunesse. L’auteur choisit de ne rien expliquer, pas de leçon d’Histoire, de cartes explicatives, de géopolitique. Il montre, tout simplement. Certaines scènes sont à la limite du supportable. Le choix narratif dont je parle ci-dessus renforce encore plus cette impression de massacre à la chaine. Le noir et blanc de l’auteur fonctionne parfaitement pour ce genre d’histoire. Il est détaillé et maitrisé, et la représentation des personnages et de leurs émotions apporte une puissance inouïe au récit. Une lecture difficile de par son contenu, mais indispensable pour se rappeler du calvaire vécu par des millions de jeunes hommes, il y a à peine plus de 100 ans.

28/06/2002 (MAJ le 26/05/2026) (modifier)
Par Miguelof
Note: 5/5
Couverture de la série Inside Moebius
Inside Moebius

Une autobiographie des dernières années et jours d'un dessinateur génial... en bande dessinée. Inclassable, délirant, émouvant, c'est beau et les mots nous manquent a tous... Je ne conseille ni la lecture ni l'achat sauf qu'aux inconditionnels de Moebius. Les dessins et les textes sont improvisés, spontanés, surtout au commencement. Mais l'édition est vraiment belle! L'autobiographie peut souvent tomber dans un exercice de justification personnelle ou d'hypocrisie. Ce n'est pas le cas ici, je crois. Après tant d'années, j'aime de plus en plus ces livres. C'est Giraud/Moebius dans sa sincérité la plus dénudée. J'avais lu des interviews peu de temps avant : ses peurs et ses émois, ses passions et ses plaisirs, ses renoncements et ses regrets aussi. Tout cela se retrouve transposé dans cette œuvre, à travers les dessins, et c'est ici le plus important, je pense !

25/03/2015 (MAJ le 26/05/2026) (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
La Trilogie Nikopol

Comme cela arrive à beaucoup de lecteurs, c'est ma série préférée de Bilal. Après avoir tout lu de sa collaboration avec Christin, ce fut un choc esthétique et libérateur de découvrir Alcide Nikopol, Jill Bioskop et toute la faune humaine et extraterrestre des histoires. J'ai regardé Paris et Londres différemment et j'ai commencé à dessiner automatiquement des profils bilaliens partout. Froid Équateur ne m'a plus impressionné autant, je commençais à devenir immunisé, peut-être... P. S. mon exemplaire de «Libération» du 14 octobre 1993 commence à montrer son âge.

26/05/2026 (modifier)