Fables est une série que j’ai adorée du début à la fin. L’univers est incroyablement riche et donne vraiment l’impression d’exister au-delà des personnages principaux. Le concept de reprendre les figures des contes et légendes pour les intégrer dans un monde moderne est exploité de manière intelligente et souvent surprenante.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est à quel point le monde paraît complet et vivant. Chaque personnage, chaque royaume et chaque intrigue donnent la sensation de faire partie d’un univers immense avec sa propre histoire et ses propres règles. Plus la série avance, plus on découvre de nouvelles facettes de cet univers, et ça rend la lecture très addictive.
Par contre, avec l’édition intégrale, j’ai dû m’y reprendre en deux fois pour tout lire. C’est extrêmement dense, et avaler toute la série d’un seul coup peut devenir un peu lourd. Mais malgré ça, je trouvais toujours une raison d’y revenir, justement parce que l’univers et les personnages donnent envie de continuer à explorer ce monde.
Pour moi, c’est clairement l’un des meilleurs comics de fantasy moderne, autant pour son ambiance que pour la manière dont il réinvente les contes classiques sans jamais tomber dans la parodie facile.
BLAME! est pour moi un manga absolument fascinant. C’est le genre d’œuvre qui reste en tête longtemps après la lecture, au point de donner envie d’y revenir une deuxième fois juste pour replonger dans son univers. Et justement, à la relecture, j’ai encore plus apprécié tous les détails et l’ambiance si particulière du manga.
Le plus impressionnant reste les décors. Les structures gigantesques, les villes infinies, l’architecture froide et écrasante… tout dégage une sensation de solitude et de vertige incroyable. Tsutomu Nihei réussit à créer un monde presque hypnotique, où chaque page donne l’impression d’explorer des ruines futuristes sans fin. Même sans énormément de dialogues, le manga raconte énormément de choses juste à travers son environnement.
J’ai aussi adoré le côté mystérieux de l’univers. Le manga explique peu de choses directement, mais c’est justement ce qui le rend aussi captivant. On avance dans cette immensité avec une sensation constante d’inconnu, comme si chaque zone cachait quelque chose d’encore plus étrange et colossal.
Invincible est pour moi une excellente série du début à la fin. C’est justement le genre de comics qui réussit à rester captivant pendant toute sa durée, sans donner l’impression de s’essouffler.
Je ne comprends pas vraiment les critiques sur les dessins des premiers tomes. Certes, le style est un peu différent de ce qu’on voit plus tard dans la série, mais je trouve justement que ça fait partie de son charme. Il y a un côté plus brut, plus simple, qui colle très bien aux débuts du personnage et à l’ambiance “super-héros classique” avant que l’histoire ne devienne beaucoup plus violente et mature.
Le gros point fort du comics, c’est surtout l’évolution du personnage principal. On voit vraiment Mark Grayson grandir au fil des événements, changer mentalement, prendre des décisions de plus en plus difficiles et perdre peu à peu son innocence. Son évolution paraît naturelle et crédible, ce qui rend les moments marquants encore plus impactant.
A conseiller !
Première page : Jeanne d'Arc se fait brouter par un mouton. On va vivre un grand moment.
Je sais que les puristes préfèrent Gillon en NB mais de mon côté je privilégie son oeuvre en couleurs. J'ai donc lu uniquement le tome 1 et non l'intégrale.
J'ai trouvé justement que la colorisation était sublime, avec un travail à l'aquarelle remarquable.
Je tiens à préciser que la colorimétrie des scans présentés dans la galerie est peu fidèle et ne rend pas justice au dessin original.
Quelques planches sont moins élaborées que d'autres. J'en ignore la raison mais ce n'est pas choquant.
Le récit reprend la version classique de l'histoire de Jeanne d'Arc, celle que l'on a déjà vu dans d'autres œuvres, je pense au film Jeanne la Pucelle de Pialat.
Gillon y ajoute des touches d'érotisme qui s'intègrent bien.
Dans les autres qualités à citer, je dirai une recherche historique indéniable et une écriture de haute volée :
"L'aube incertaine esquisse les contours des contrevents quand Jehanne se dresse dans le froissement des draps éparpillés".
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Fables
Fables est une série que j’ai adorée du début à la fin. L’univers est incroyablement riche et donne vraiment l’impression d’exister au-delà des personnages principaux. Le concept de reprendre les figures des contes et légendes pour les intégrer dans un monde moderne est exploité de manière intelligente et souvent surprenante. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est à quel point le monde paraît complet et vivant. Chaque personnage, chaque royaume et chaque intrigue donnent la sensation de faire partie d’un univers immense avec sa propre histoire et ses propres règles. Plus la série avance, plus on découvre de nouvelles facettes de cet univers, et ça rend la lecture très addictive. Par contre, avec l’édition intégrale, j’ai dû m’y reprendre en deux fois pour tout lire. C’est extrêmement dense, et avaler toute la série d’un seul coup peut devenir un peu lourd. Mais malgré ça, je trouvais toujours une raison d’y revenir, justement parce que l’univers et les personnages donnent envie de continuer à explorer ce monde. Pour moi, c’est clairement l’un des meilleurs comics de fantasy moderne, autant pour son ambiance que pour la manière dont il réinvente les contes classiques sans jamais tomber dans la parodie facile.
Blame !
BLAME! est pour moi un manga absolument fascinant. C’est le genre d’œuvre qui reste en tête longtemps après la lecture, au point de donner envie d’y revenir une deuxième fois juste pour replonger dans son univers. Et justement, à la relecture, j’ai encore plus apprécié tous les détails et l’ambiance si particulière du manga. Le plus impressionnant reste les décors. Les structures gigantesques, les villes infinies, l’architecture froide et écrasante… tout dégage une sensation de solitude et de vertige incroyable. Tsutomu Nihei réussit à créer un monde presque hypnotique, où chaque page donne l’impression d’explorer des ruines futuristes sans fin. Même sans énormément de dialogues, le manga raconte énormément de choses juste à travers son environnement. J’ai aussi adoré le côté mystérieux de l’univers. Le manga explique peu de choses directement, mais c’est justement ce qui le rend aussi captivant. On avance dans cette immensité avec une sensation constante d’inconnu, comme si chaque zone cachait quelque chose d’encore plus étrange et colossal.
Invincible
Invincible est pour moi une excellente série du début à la fin. C’est justement le genre de comics qui réussit à rester captivant pendant toute sa durée, sans donner l’impression de s’essouffler. Je ne comprends pas vraiment les critiques sur les dessins des premiers tomes. Certes, le style est un peu différent de ce qu’on voit plus tard dans la série, mais je trouve justement que ça fait partie de son charme. Il y a un côté plus brut, plus simple, qui colle très bien aux débuts du personnage et à l’ambiance “super-héros classique” avant que l’histoire ne devienne beaucoup plus violente et mature. Le gros point fort du comics, c’est surtout l’évolution du personnage principal. On voit vraiment Mark Grayson grandir au fil des événements, changer mentalement, prendre des décisions de plus en plus difficiles et perdre peu à peu son innocence. Son évolution paraît naturelle et crédible, ce qui rend les moments marquants encore plus impactant. A conseiller !
Jehanne la Pucelle
Première page : Jeanne d'Arc se fait brouter par un mouton. On va vivre un grand moment. Je sais que les puristes préfèrent Gillon en NB mais de mon côté je privilégie son oeuvre en couleurs. J'ai donc lu uniquement le tome 1 et non l'intégrale. J'ai trouvé justement que la colorisation était sublime, avec un travail à l'aquarelle remarquable. Je tiens à préciser que la colorimétrie des scans présentés dans la galerie est peu fidèle et ne rend pas justice au dessin original. Quelques planches sont moins élaborées que d'autres. J'en ignore la raison mais ce n'est pas choquant. Le récit reprend la version classique de l'histoire de Jeanne d'Arc, celle que l'on a déjà vu dans d'autres œuvres, je pense au film Jeanne la Pucelle de Pialat. Gillon y ajoute des touches d'érotisme qui s'intègrent bien. Dans les autres qualités à citer, je dirai une recherche historique indéniable et une écriture de haute volée : "L'aube incertaine esquisse les contours des contrevents quand Jehanne se dresse dans le froissement des draps éparpillés". C'est beau ! Un grand cru de Gillon.