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Les derniers avis (3 avis)

Couverture de la série On peut toujours rester amis
On peut toujours rester amis

A l'Est, rien de nouveau? Mais si !! Des jeunes créateurs nés en RDA comme Mawil font souffler un vent de fraicheur sur la bd occidentale. Une œuvre autobiographique où il n'y a ni action, ni sexe, ni violence, ni couleur, ni décor et un dessin que certains diront simpliste. Alors quoi ? C'est que justement ces ados ont vécu une expérience pacifique unique au monde. En une nuit, le 9 novembre 1989, ils ont changé de passeport, ce qui était interdit est devenu officiellement permis ( notamment dans la culture). Sans un coup de feu. Incroyable pour toute une génération Une chose n a pas changé quand on a treize, seize ou vingt ans , c'est la tendre découverte de l'autre sexe. Le mystère des filles quand on est un ado plutôt timide. Il faut trouver des lieux où se rencontrer et puisque Jésus était banni par la STASI pourquoi ne pas aller écouter son message. Surtout pour les fêtes du patronage avec de la nouvelle musique, où les camps en vélo sur la mer Baltique. On transgresse avec du vin français mais pour aller plus loin, une occasion manquée... On finit dans un squat international, une vraie tour de Babel Mais concrétiser n'est pas si facile!!!! Je trouve ce petit album tendre et drôle. Il me rappelle un monde où autour d'un feu, nous pouvions passer une soirée à nous regarder en riant sans avoir le nez vers un écran. Dans ce monde de brutes, ça fait du bien.

18/09/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Jours de sable
Jours de sable

Une véritable claque visuelle ! Dès les premières pages, nous sommes subjugués par des pleines planches magnifiques, puissantes et pleines d'émotions. On sent que rien n'a été fait au hasard. Les détails, les décors, les expressions des personnages, les couleurs,.. tout cela mis ensemble, forme un tout qui dégage un "je-ne-sais-quoi" indescriptible, mais en tout cas, très émouvant et prenant. Concernant le scénario, la aussi, l'auteur est épatant. Nous accompagnons un photographe envoyé faire un reportage photo sur le "Dust Bowl". D'un point de vue historique, l'album est très enrichissant. Ayant 26 ans, je n'avais pas spécialement connaissance de ce point de l'Histoire et j'en ai beaucoup appris. Cette BD m'a également donné envie d'en apprendre plus sur ce phénomène, elle a attisé ma curiosité. De plus, le personnage principal est agréable à suivre. Nous partageons ses questionnements et ses doutes. Nous nous remettons en question avec lui. Il y a une véritable évolution dans sa perception des choses, et la conclusion du héros m'a été très satisfaisante. Enfin, la bd est ponctuée de nombreuses "mini-histoires" grâce aux nombreux personnages secondaires. Cela m'a permis de mieux saisir les enjeux du "Dust Bowl". Je ne sais pas si cet album deviendra culte avec les années, mais dans tous les cas, visuellement c'est un chef d'œuvre. Gros coup de cœur 4,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

18/09/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Lonely Betty
Lonely Betty

Nous voici plongés dans l'ambiance d'une petite ville du Maine à la veille de Noël, c'est également la veille des cent ans de Betty Holmes une pensionnaire de l'hospice de la bourgade. Ancienne institutrice elle fut mise à pied il y a soixante ans suite à la disparition de trois enfants dont elle avait la charge. Depuis elle n'a pas prononcé un mot, seul le shériff entretient avec elle un lien ténu. A l'approche de l'anniversaire la sulfureuse et sexy adjointe au maire s'affaire pour que l'anniversaire de la vieille dame soit une réussite. Peu avant la fête Betty souhaite parler avec le shériff, elle met en cause un écrivain célèbre responsable selon elle de ce qui s'est passé. Au début du récit, il faut bien le dire tout cela est fort erratique et ce n'est que peu à peu que les éléments s'emboitent, parfois à l'aide de flashbacks qui peuvent aider à s'y retrouver. Si l'on y ajoute un dessin que j'ai du mal à qualifier autrement qu'en disant que je le trouve très moche avec des couleurs qui semblent faites au Crayola, vous comprendrez aisément la difficulté à rentrer dans cette histoire. Et puis au final non tout cela est bien huilé comme une bonne grosse mécanique dont sait user l'écrivain célèbre dont il est question vers la fin de l'histoire. Est-ce parce que j'apprécie beaucoup le dit écrivain? Est-ce parce que je suis touché par l'histoire de cette vieille dame qui pendant soixante ans ne peut dire l'indicible ? Au final si je fais abstraction du dessin, voilà une histoire hautement recommandable.

17/09/2021 (MAJ le 18/09/2021) (modifier)