Excellent, j’ai vraiment apprécié.
Même si on connaît tous plus ou moins l’histoire de Guevara, j’ai quand même pu compléter ma culture générale concernant ce personnage, et ce de la plus agréable des façons.
La narration est drôlement bien foutue, les explications sont fluides, les points importants bien mis en avant pour suivre l’évolution de son engagement. Ses constatations de médecin sur le régime argentin, le fil de ses rencontres,
Oui, on voit ses combats, sa personnalité et son aspiration sans faille pour les révolutions par le peuple. Et oui, ce n’est pas Gandhi et ses révolutions sont violentes, mais comme sont violents les régimes qu’il a combattus. Portrait sans concession certes, il abandonne femme et enfant certes, mais les révolutions n’attendent pas et c’est cet engagement qui a dirigé sa vie et qui lui a coûté la vie. En refusant de se contenter de participer au nouveau pouvoir cubain.
Comme le dit Yann les auteurs se sont essentiellement basés sur une documentation solide pour retranscrire ces années de combat, et ses rencontres avec tous ces personnages historiques, passionnant, je partage son enthousiasme.
Quant au dessin, du grand art, il sert admirablement bien cette bio magnifique.
Là, je suis d'accord pour les cinq étoiles.
Cet album est un peu un ovni dans l'œuvre de François Craenhals. Il s'agit d'un seul et unique album, on dirait aujourd'hui un One shot à une époque où développer une série était le principe. Le récit limite à 30 pages est très condensé et a été logiquement publié dans la collection " jeune Europe" destinée aux histoires publiées dans le journal Tintin. Certaines ont connu une postérité avec des séries assez longues, et d'autres ont connu une postérité plus brève. Cette collection est un peu le pendants de la collection " pêche de jeunesse" pour les éditons Dupuis. L'histoire en elle même est assez étonnante puisque elle met en scène une sorte d'Agent secret dont on ne connaît rien dénommé Delta. Il apparaît caché sur le haut d'une armoire dans la résidence d'un diplomate français en Bosnie et disparaît tout aussi mystérieusement à la fin du récit. Tout tourne autour d'un brevet cédé aux autorités locales qu'une équipe de malfrats tente de subtiliser. Tout les ingrédients du roman d'aventure sont présents, et l'histoire fait bien entendu penser à une aventure de James Bond. Parue en 1962, j'imagine que ce récit a permis à Craenhals de se lancer dans le monde de la BD. Une belle manière de se replonger dans la bd francophone des années 60, que cette histoire sans génie mais assez solide tant au plan du scénario qu'au niveau du dessin. Une seconde version en noir et blanc sera publié au début des années 80 aux éditions Bedescope et cents celle ci que j'ai eu entre les mains.
Ces jours qui disparaissant a un très beau titre et une couverture d'album qui ne l'est pas moins. Se voir évincé par un alter ego qui n'est autre qu'une autre personnalité qu'on porte en soi : quelle angoisse pas assez traitée en art ! Ceci dit, je ne vois pas pourquoi plusieurs personnalités ne collaboreraient pas, sans compter que ce pourrait être un remède à la solitude. Je referme la parenthèse.
Donc un problème de personnalité est ressenti de manière fantastique par la première personnalité en piste de l'individu si je puis dire vu que l'individu se divise. Quand on ne comprend pas, on ressent les choses de manière fantastique, et cela donne de beaux dessins, comme la couverture… Une psy lui dit ce qu'il en est, mais sera-t-il sauvé pour autant ? Et d'ailleurs, quelle personnalité allons-nous préférer, au final ?
La beauté des dessins assez doux et la tendresse des couleurs me faisant penser à quelque musique discrètement mélancolique, porte le lecteur. Et bigre, tant mieux, sinon un lecteur quelque peu oublieux pourrait se demander si sans s'en rendre compte, une autre personnalité que la sienne n'est pas aux commandes de sa vie !
Très bon ! Mais je confesse avoir lu la suite qui se passe pendant la Première Guerre mondiale… En plus, j'ai préféré l'album de guerre ! Pourquoi ? Nostalgie de la vie d'avant, lors de la construction du phare de l'album et Trois éclats blancs, et tragédie de la guerre se mettaient mutuellement en valeur, créant une grande tension dramatique. Ici, on s'ennuie un peu, par moment, quand l'ingénieur ne parvient pas à construire son phare ! D'accord, on voit les éléments, l'administration, les Bretons et un triangle amoureux mais surtout, surtout, l'ennui ! Montrer l'ennui sans ennuyer est piégeux, je me demande même si c'est possible. En tout cas, ici, c'est raté. Les dessins sont beaux, mais ils devraient tous être sublimes pour que ça marche, or ils sont parfois sublimes, et c'est le hic. Il n'empêche que nous avons affaire à un très bon album.
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Che - Une vie révolutionnaire
Excellent, j’ai vraiment apprécié. Même si on connaît tous plus ou moins l’histoire de Guevara, j’ai quand même pu compléter ma culture générale concernant ce personnage, et ce de la plus agréable des façons. La narration est drôlement bien foutue, les explications sont fluides, les points importants bien mis en avant pour suivre l’évolution de son engagement. Ses constatations de médecin sur le régime argentin, le fil de ses rencontres, Oui, on voit ses combats, sa personnalité et son aspiration sans faille pour les révolutions par le peuple. Et oui, ce n’est pas Gandhi et ses révolutions sont violentes, mais comme sont violents les régimes qu’il a combattus. Portrait sans concession certes, il abandonne femme et enfant certes, mais les révolutions n’attendent pas et c’est cet engagement qui a dirigé sa vie et qui lui a coûté la vie. En refusant de se contenter de participer au nouveau pouvoir cubain. Comme le dit Yann les auteurs se sont essentiellement basés sur une documentation solide pour retranscrire ces années de combat, et ses rencontres avec tous ces personnages historiques, passionnant, je partage son enthousiasme. Quant au dessin, du grand art, il sert admirablement bien cette bio magnifique. Là, je suis d'accord pour les cinq étoiles.
Aventure à Sarajevo
Cet album est un peu un ovni dans l'œuvre de François Craenhals. Il s'agit d'un seul et unique album, on dirait aujourd'hui un One shot à une époque où développer une série était le principe. Le récit limite à 30 pages est très condensé et a été logiquement publié dans la collection " jeune Europe" destinée aux histoires publiées dans le journal Tintin. Certaines ont connu une postérité avec des séries assez longues, et d'autres ont connu une postérité plus brève. Cette collection est un peu le pendants de la collection " pêche de jeunesse" pour les éditons Dupuis. L'histoire en elle même est assez étonnante puisque elle met en scène une sorte d'Agent secret dont on ne connaît rien dénommé Delta. Il apparaît caché sur le haut d'une armoire dans la résidence d'un diplomate français en Bosnie et disparaît tout aussi mystérieusement à la fin du récit. Tout tourne autour d'un brevet cédé aux autorités locales qu'une équipe de malfrats tente de subtiliser. Tout les ingrédients du roman d'aventure sont présents, et l'histoire fait bien entendu penser à une aventure de James Bond. Parue en 1962, j'imagine que ce récit a permis à Craenhals de se lancer dans le monde de la BD. Une belle manière de se replonger dans la bd francophone des années 60, que cette histoire sans génie mais assez solide tant au plan du scénario qu'au niveau du dessin. Une seconde version en noir et blanc sera publié au début des années 80 aux éditions Bedescope et cents celle ci que j'ai eu entre les mains.
Ces jours qui disparaissent
Ces jours qui disparaissant a un très beau titre et une couverture d'album qui ne l'est pas moins. Se voir évincé par un alter ego qui n'est autre qu'une autre personnalité qu'on porte en soi : quelle angoisse pas assez traitée en art ! Ceci dit, je ne vois pas pourquoi plusieurs personnalités ne collaboreraient pas, sans compter que ce pourrait être un remède à la solitude. Je referme la parenthèse. Donc un problème de personnalité est ressenti de manière fantastique par la première personnalité en piste de l'individu si je puis dire vu que l'individu se divise. Quand on ne comprend pas, on ressent les choses de manière fantastique, et cela donne de beaux dessins, comme la couverture… Une psy lui dit ce qu'il en est, mais sera-t-il sauvé pour autant ? Et d'ailleurs, quelle personnalité allons-nous préférer, au final ? La beauté des dessins assez doux et la tendresse des couleurs me faisant penser à quelque musique discrètement mélancolique, porte le lecteur. Et bigre, tant mieux, sinon un lecteur quelque peu oublieux pourrait se demander si sans s'en rendre compte, une autre personnalité que la sienne n'est pas aux commandes de sa vie !
Trois éclats blancs
Très bon ! Mais je confesse avoir lu la suite qui se passe pendant la Première Guerre mondiale… En plus, j'ai préféré l'album de guerre ! Pourquoi ? Nostalgie de la vie d'avant, lors de la construction du phare de l'album et Trois éclats blancs, et tragédie de la guerre se mettaient mutuellement en valeur, créant une grande tension dramatique. Ici, on s'ennuie un peu, par moment, quand l'ingénieur ne parvient pas à construire son phare ! D'accord, on voit les éléments, l'administration, les Bretons et un triangle amoureux mais surtout, surtout, l'ennui ! Montrer l'ennui sans ennuyer est piégeux, je me demande même si c'est possible. En tout cas, ici, c'est raté. Les dessins sont beaux, mais ils devraient tous être sublimes pour que ça marche, or ils sont parfois sublimes, et c'est le hic. Il n'empêche que nous avons affaire à un très bon album.