Les derniers avis (5 avis)

Couverture de la série Electric Miles
Electric Miles

Surprenante cette œuvre. J’avoue que je préfère les auteurs dans des récits de pure fiction, ici il nous refont un peu le coup de L'Homme qui tua Chris Kyle (une exploration d’une certaine Amérique), mais je reste très réceptif à leur travail et traitement proposé. J’ai bien une petite réserve encore sur le sujet (qui ne m’avait d’ailleurs pas autant sauté aux yeux avant de vous lire), pas ma came et spécial mais Nury a franchement l’art de rendre ça intriguant avec sa mise en scène et touche fantastique. Et puis évidemment le dessin de Brüno et sa narration qu’on ne présente plus et qui s’avèrent une nouvelle fois aux petits oignons. Un premier contact intriguant avec cette série même si ça m’ennuie un peu de ne pas savoir le nombre de tomes à venir. J’aime la façon dont ça m’est compté mais le sujet peut vite m’arriver à overdose.

17/02/2026 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série La Visite au Struthof, camp méconnu
La Visite au Struthof, camp méconnu

Elles sont nombreuses les BD qui parlent de la Shoah, des actes de barbarie perpétrés par les Nazis avant et pendant la deuxième guerre mondiale. On parle beaucoup de camps de concentration et d'extermination tels qu'Auschwitz ou Dachau, mais on oublie qu'il y en a eu un sur le territoire français, en Alsace. C'est ainsi que Yaël Hassan, autrice "spécialiste" de la Shoah et de la seconde guerre mondiale, a voulu mettre la lumière que ce site, au travers de l'histoire de Simon, un collégien de la région, et de sa grand-mère, elle-même fille d'une déportée, qui vont visiter ce camp. On est vraiment dans leurs pas, d'abord dans la préparation, avec notamment la transmission du témoignage familial. Et lorsque le groupe arrive au Struthof, on nous explique bien comment le camp était organisé, sur beaucoup de plans. La guide sur place ne manque pas de livrer plusieurs anecdotes, de donner des noms, car comme l'indique le prof de la classe, il faut penser aux personnes déportées, exécutées ou mortes des privations comme à une multitude d'individus, qui avaient une famille, des rêves, des émotions, et non comme une masse informe, anonyme. Le camp subsiste sous la forme d'un lieu de mémoire, d'exposition, avec des photos, des films, des textes, des œuvres d'art inspirées par cette immense tragédie. On est bien sûr horrifiés, comme ces enfants, de ce qu'il s'est passé sur ce camp installé sur le Mont Louise, un lieu choisi pour son gisement de granite rose. Un récit tétanisant, mais mené de main de maître par Yaël Hassan. On peut s'tonner de prime abord du choix de Marc Lizano pour illustrer cette histoire. Il est en effet essentiellement connu pour ses albums destinés à la jeunesse, avec son trait faussement naïf, ses personnages aux grosses têtes rondes. Mais on peut comprendre ce choix par le prisme de certains de ses albums précédents, comme L'Enfant cachée ou encore Un Grand-père tombé du ciel. Son dessin expressif se prête en effet à merveille à traiter de sujets parmi les plus graves. Au-delà de cette visite, fictive mais fortement inspirée de ce que les enfants du secteur ont pu vivre et voir, l'album est complété par un cahier didactique, destiné aux jeunes générations, comportant plusieurs lexiques sur la déportation, la Résistance ainsi que la biographie d'une dizaine de déportés cités dans la BD. Essentiel.

17/02/2026 (modifier)
Couverture de la série The strange house
The strange house

Il me faut remonter à l’excellent « Burn the House Down » pour retrouver un premier tome aussi accrocheur dans cette catégorie des manga thriller. Le concept est original puisqu’il repose sur l’architecture étrange de certaines maisons. Celles-ci offrent des configurations étranges et le personnage principal de la série va vite se convaincre que cette configuration n’est pas accidentelle mais permet à ses occupants de perpétrer des meurtres sans risquer d’être vus par leurs voisins. L’ambiance et la tension sont bien présentes et au bout de ce premier tome, ma curiosité est fameusement titillée. Je sais déjà que je me ruerai sur le tome 2. Niveau dessin, rien d’exceptionnel mais un trait bien lisible, des personnages bien typés et une attention bien entendu toute particulière a été accordée à l’architecture des bâtiments. Vraiment très accrocheur ! Petite mise à jour après lecture du deuxième tome : c'est toujours aussi bon !

14/11/2025 (MAJ le 17/02/2026) (modifier)
Par Simili
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Sous le Paradis
Sous le Paradis

Après la déception Manara et son Rendez-vous fatal, voilà un bien bel ouvrage que ce "Sous le Paradis" de Gabriele Di Caro 12 petites histoires de 2-5 pages, aux scénarios différents mais ayant en commun de mettre en scène de belles jeunes femmes, permettent une approche "voyeuriste" assez intéressante. Contrairement à l'oeuvre précédemment citée de Manara, ici la femme semble respectée et tout est fait pour son plaisir. Cela change et se révèle bien plus agréable à lire. De même si on est bien dans un style pornographique, je n'ai pas ressenti la même "brutalité" que dans Chambre 121 d'Igor. Là encore je pense que le fait d'être confronté aux plaisirs, solitaires ou non, des dames y est pour beaucoup. Graphiquement il n'y a rien à redire aux dessins très suggestifs, voire appétissants, si vous me permettez mesdames, de Di Caro. C'est simple et beau. Au final Sous le Paradis aura parfaitement rempli son rôle et je tiens enfin mon ouvrage référence du genre. Hâte de voir comment Di Caro s'en sort avec un scénario plus fourni dans Les Arcanes de la Maison Fleury.

17/02/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Femme vie liberté
Femme vie liberté

J’ai beaucoup aimé ce recueil collectif, qui regroupe des auteurs-trices Iranien-ne-s et des grosses pointures de la BD franco-belge (Rabaté, Roca, Sfar, Trondheim, Wild, Winshluss). Ce genre d’exercice a ses défauts – les histoires sont assez courtes et manquent forcément de profondeur, et il y a quelque redites – mais l’album a su retenir mon attention sur ses 260 pages, un gage de qualité selon moi. Il faut dire que le contenu est intéressant, et que les femmes au cœur des récits forcent le respect, par leur courage et leur combat. J’ai aussi beaucoup appris sur l’Iran et ses traditions, et apprécié les styles graphiques variés et (pour la plupart) maitrisés. Un chouette album, que j’ai lu alors que les manifs s’amplifient dans ce pays pris en otage par ses dirigeants oligarques.

17/02/2026 (modifier)