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Les derniers avis (3 avis)

Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Isabelle la Louve de France
Isabelle la Louve de France

Et bien, en voilà un de bon récit d’histoire ! ça ne traine pendant des tomes et des tomes puisque 2 albums suffisent à suivre le destin d’Isabelle, reine d’Angleterre et fille du roi de France Philippe IV le Bel. Et puis, j’aime beaucoup le coup de patte de Jaime Calderon. Voila une série qui arrive à point nommé pour bien comprendre pourquoi, quand et comment débuta la guerre de 100 ans. Jusqu’à maintenant, j’avais lu « Le trône d’argile » et son préquel « La Couronne de verre » mais il me manquait une bande dessinée ancrée bien avant ces deux séries citées pour parfaire mes connaissances sur cette période de l’histoire de France. Bon, je l’avoue, je ne suis pas parti sur une feuille blanche en lisant « Isabelle la louve de France ». Étant moi-même passionné d’histoires, je m’étais déjà renseigné sur le destin de Philippe IV le Bel et son fameux massacre des membres de l’Ordre du Temple (les croisés). Cependant, la vie d’Isabelle m’était peu relativement peu connue et c’est donc avec grande curiosité que j’ai suivi ses affres. Et là encore, on s’aperçoit que le dicton de Talleyrand « Derrière chaque grand homme, il y a une femme » peut être appliqué à cette reine bien que le roi Edouard II, roi d’Angleterre, ne pourrait pas être considéré comme un « grand » personnage quand on voit ses frasques dans cette bande dessinée. Marie et Thierry Gloris ont centralisé leur scénario sur Isabelle, ce qui fait que l’on retrouve face à un récit romanesque où la reine y apparait belle, naïve et parfois paradoxalement très cruelle. Je ne sais pas si cette femme fut ainsi mais j’ai quand même eu de l’antipathie pour elle notamment sur le fait qu’elle se laissera dicter sous les ordres du roi d’Angleterre pour des raisons d’état comme l’a voulu son père, Philippe IV le Bel. Elle se laissera aussi tomber dans les bras d’un amant pour le torturer après une fois la vérité dévoilée…Sans compter son rôle dans l’affaire d’adultères de ses belles-sœurs…Bref, ça fait froid au dos tout ça… Pour le reste, le contexte géopolitique de l’époque y est expliqué d’une manière globale, on peut juste regretter que de nombreux faits de n’y soient pas assez développés (Pourquoi cette guerre entre les irlandais et les anglais ? Quels sont vraiment les actes du comte d’Artois, des frères d’Isabelle ?). Après, on peut aisément deviner que raconter leurs péripéties auraient peut-être compliquées la lecture de cette bande dessinée qui va à l’essentiel sur la vie de cette reine d’Angleterre. J’adore le coup de patte de Jaime Calderon, je le trouve en parfaite adéquation avec ce récit historique. Ses personnages sont assez facilement reconnaissables. Les décors et costumes semblent avoir fait l’objet d’un bon travail de recherche, ils sont fouillés juste comme il faut, la narration et le découpage des scènes sont bons. Bref, c’est vraiment du bon travail ! Amateurs de récits historiques, vous serez -à mon avis- conquis avec cette série si vous désirez découvrir l’avant-guerre de 100 ans. Certes, de nombreuses questions peuvent demeurer en dehors de la vie d’Isabelle après cette lecture, si c’est vraiment le cas pour vous, je considère comme une qualité de cette bd de nous donner l’envie de s’intéresser aux autres évènements (in)directement liés au destin de cette reine d’Angleterre. Au final, une bonne lecture vraiment plaisante sans trop prise de tête d’autant plus que le graphisme m’est apparu au top.

18/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Goldorak
Goldorak

Si la principale gageure à mes yeux allait être de réussir à créer une intrigue susceptible de plaire aux vieux lecteurs que sont devenus les jeunes téléspectateurs de l’époque tout en restant fidèle à la simplicité de l'anime (aux scénarios tout de même très répétitifs), la première chose que je retiens de cette reprise est le dessin tout simplement fabuleux du trio Bajram-Cossu-Sentenac et parfaitement mis en valeur par Yoann Guillo. C’est parfait à mes yeux tant les personnages comme les mécha comme les couleurs sont à la fois conformes à l’anime et modernisés pour plaire à un public devenu adulte et en attente d’une plus grande profondeur. Au niveau du scénario, celui-ci tient parfaitement la route. Il garde une bonne part de naïveté dans certains enchainements tout en offrant une intrigue solide dans laquelle Xavier Dorison glisse un sujet d’actualité (le problème des migrants) et un sujet universel (la gestion des conflits). Je ne dis pas que c’est l’intrigue du siècle mais il me semblait difficile de faire mieux pour à la fois nous rappeler les animes de l’époque (qui étaient destinés à des spectateurs de moins de 10 ans et se devaient donc d’être manichéens, simplistes et naïfs) tout en étant capable de plaire aux vieux lecteurs que ceux-ci sont devenus (et si comme moi vous avez vu Goldorak à la fin des années 70, il est très probable que vous soyez aujourd’hui proches de la cinquantaine). Le pari, qui me semblait des plus casse-gueule, est globalement réussi et j’ai vraiment pris du plaisir à lire cette histoire, partagé entre le sentiment de retomber en enfance et celui d’avoir une vision de Goldorak plus moderne et bien plus « tout public » que seulement destinée aux enfants. Une réussite, en somme, sans être le livre du siècle.

18/10/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cauchemar d'Innsmouth
Le Cauchemar d'Innsmouth

Attendons encore un peu , mais nul doute que prochainement quand Gou Tanabe aura achevé ses adaptations des récits de H.P. Lovecraft, la note de culte lui sera attribuée par mes soins. "Le cauchemar d'Innsmouth" est à mon sens la meilleure nouvelle du reclus de Providence que je relis occasionnellement et j'attendais avec impatience son adaptation par Tanabe. Et là Wouaww!! que du bon, en suivant les pas de Robert Olmstead nous découvrons avec lui toute l'histoire de cette mystérieuse petite ville de l'est des États-Unis. Prospérité avec ses armateurs qui se déplacent jusque dans le Pacifique pour y traiter avec les indigènes d'îles perdues et puis dégénérescence des industries et de la population qui se lit avec des créatures ramenées de ces fameuses îles. Tanabe nous propose un récit fort bien construit, son adaptation fait doucement monter l'angoisse, je trouve que par rapport à ses travaux antérieurs les personnages offrent des visages moins figés avec notamment des regards plus expressifs. Ah ! ces images d'Innsmouth délabré hantés par les silhouettes de ses habitants. J'en redemande donc et suis en attente impatiente de la deuxième partie du récit.

18/10/2021 (modifier)