De prime abord c'est effectivement déconcertant. Avant la lecture je me suis demandé si en dehors de l'idée, du concept voir de la prouesse technico-graphico-narrative, cette bd ferait battre mon petit coeur.
Et bien oui.
C'est une bd qui m'a ému.
On rentre très vite dans l'histoire et l'empathie pour le personnage principal fonctionne très vite. On est touché et on suit l'histoire de Simon, 14 ans et pas fraichement un athlète qui vient de gagner une fortune au travers d'un pari hippique qui va amener sa mère dans le coma.
La narration est d'une fluidité parfaite et l'imaginaire que l'on se créé à sa lecture ainsique l'histoire qui se construit au fur et à mesure, tout ça donne quelque chose de très touchant. On suit pas à pas les enchainements qui arrivent à Simon, dont, à par nous lecteur, les hommes et femmes qu'il croise ne se soucient guère. Car chaque personnage rencontré par notre Simon ne voit qu'un bout de garçon, un ado pas franchement charismatique voir casse-pied avec ses soucis. Mais nous lecteur, qui le suivons depuis le début de l'aventure nous comprenons ses douleurs, sa logique, ses ressentis et tous ses doutes. A par nous Simon est seul plongé dans un monde d'adultes qui ne s'intéressent pas à lui, font juste leurs jobs ou encore tentent de le voler. Avec toute notre empathie nous avons envie qu'il s'en sorte, même si ce n'est qu'un garçon sans charisme particulier.
Et tout ça avec des petits symboles vu du ciel... Quel tour de force !
Une belle bd.
On ne s'en lasse pas !
Voila plus de 10 ans que je relis mes Kid Paddles et j'ai toujours autant de plaisir. Aujourd'hui je passais sur un vide grenier et j'en ai trouvé 2 que je compte bien offrir à mon neveu.
J'adore le style de dessin de Midam et en particulier la tête des "Blorks", ses montres sont vraiment funs. Rien que de voir la tête des Blorks je ricane bêtement. On est bien dans ce petit univers. Il y a aussi des runnings-gags qu'on retrouve (étrangement) toujours avec autant de plaisir.
D'ailleurs c'est amusant car Kid, notre héros est fan de jeu vidéo mais je ne pense pas que l'auteur est vraiment beaucoup joué à ces jeux. C'est plus l'image qu'il s'en fait. Et ca rend justement le truc amusant. Sinon il y aura peut être eu une dimension plus "geek" et moins drôle.
Bref une série qui garde toute sa fraicheur et qui est pour moi entrée dans les Grands Classiques de la BD.
Les dessins "beaux" ? dit la présentation de l'œuvre. Et puis quoi encore ? Mais prenants, d'accord, de même que l'histoire sombre et mystérieuse. Je l'ai lu il y a un certain temps donc ne me rappelle pas des méandres, de toute façon, le propos semble de maintenir le lecteur dans l'obscurité, l'attente, et parfois la mystérieuse intensité du blast. Je me disais surtout en lisant que j'aimerais vivre cette accélération, mais pas au prix de la noirceur et de l'ennui qui l'environne. Non ! Ce qu'il y a de plus beau pour moi est l'aube, on voit la distance. Pourtant, cette lecture aura été stimulante, bon, pas au point que je relise. Mais parce que le mélange d'ennui, de noirceur, d'intensité et l'originalité du trait charbonneux apporte du nouveau. Et le nouveau, du moins dans les œuvres pour moi, ailleurs, ça peut être très destructeur : "Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ? Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !" comme dit Baudelaire dans Le Voyage.
Avant qu'on n'arrive au fond… La forme est parfaite ! Les protagonistes sont bien dessinés, et le trait est dynamique, surtout pour la Baron Noir ! Le paysage n'est pas encombré, ainsi ce dynamisme et les dialogues ressortent mieux. Que j'ai souris ! Bon, aucune bd ne m'a fait rire, donc sourire, c'est le plus ! Les rapports de force et l'absurde sont bien évoqués, sans parler de la bêtise et de l'hypocrisie. Marquée par notre société, je pense que cette bd pourrait plaire dans des sociétés bien différentes, pourvu qu'elle ait des rapports de force assez tranchés, ce qui est généralement le cas. Bd malheureusement universelle, donc !
J'ai à peine commencé à lire ce que j'ai dans ma collection Servais.
La belle coquetière m'avait laissé de marbre malgré la beauté du dessin. Mais en lisant Fanchon, j'ai pris une petite claque.
J'ai trouvé pour commencer que Servais sortait de l'illustration pour faire vraiment du dessin. Par exemple, l'aliénation urbaine du personnage principal est vraiment bien retranscrite dans les premières pages.
Servais a choisi des thèmes puissants pour son histoire : les amours d'enfance, l'impossible retour à l'adolescence, le sentiment d'absence... Le tout au service d'une histoire très belle et très triste.
Ça aurait pu faire un beau film de cinéma. Il manque peut être une dizaine de pages pour en faire un chef d'oeuvre absolu. Car si l'histoire sait prendre son temps, j'ai trouvé que ça allait un tout petit peu trop vite vers la fin.
Une bd à lire pour constater que Servais est tout à fait capable de générer de puissantes émotions.
Des trois one shots publiés avec Jamar, c'est celui que j'ai le plus apprécié.
Intrigue travaillée, dialogues ciselés, gros travail de Jamar pour reconstituer le Paris du 17eme.
On a droit à un dossier de 5 pages à la fin de l'album avec de jolis esquisses.
Une lecture tout à fait recommandable.
Toujours dans les publications de Gimenez avant son mariage avec Jodo, nous avons Mutante, un recueil d'histoires courtes.
La meilleure histoire est celle qui introduit l'album, "princesse de rêve", les autres récits sont un peu trop courts pour rester en tête. L'ensemble reste solide.
Ce qui a retenu mon attention, c'est surtout la maîtrise du vocabulaire SF et la qualité des dialogues. On a parfois l'impression de lire du Jodorowsky alors que Gimenez est seul au scénario.
Le dessin est juste superbe, aucun superlatif ne peut restituer correctement ce que l'on admire à chaque page qui se tourne.
C'est donc ça une œuvre de jeunesse ?
Une histoire de Barreiro simple mais efficace, très bien écrite et surtout les prémisses de ce qui deviendra le style Gimenez : science de la mise en scène, palette de couleurs idéale pour créer une ambiance SF, amour des vaisseaux spatiaux... Et un coup de crayon unique. On reconnaît un décor ou un personnage dessiné par Gimenez au premier coup d'œil.
C'est peut être une oeuvre de jeunesse mais la galaxie Gimenez, née de ce trou noir en 1981, était déjà prête à prendre le pouvoir.
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La Couleur des choses
De prime abord c'est effectivement déconcertant. Avant la lecture je me suis demandé si en dehors de l'idée, du concept voir de la prouesse technico-graphico-narrative, cette bd ferait battre mon petit coeur. Et bien oui. C'est une bd qui m'a ému. On rentre très vite dans l'histoire et l'empathie pour le personnage principal fonctionne très vite. On est touché et on suit l'histoire de Simon, 14 ans et pas fraichement un athlète qui vient de gagner une fortune au travers d'un pari hippique qui va amener sa mère dans le coma. La narration est d'une fluidité parfaite et l'imaginaire que l'on se créé à sa lecture ainsique l'histoire qui se construit au fur et à mesure, tout ça donne quelque chose de très touchant. On suit pas à pas les enchainements qui arrivent à Simon, dont, à par nous lecteur, les hommes et femmes qu'il croise ne se soucient guère. Car chaque personnage rencontré par notre Simon ne voit qu'un bout de garçon, un ado pas franchement charismatique voir casse-pied avec ses soucis. Mais nous lecteur, qui le suivons depuis le début de l'aventure nous comprenons ses douleurs, sa logique, ses ressentis et tous ses doutes. A par nous Simon est seul plongé dans un monde d'adultes qui ne s'intéressent pas à lui, font juste leurs jobs ou encore tentent de le voler. Avec toute notre empathie nous avons envie qu'il s'en sorte, même si ce n'est qu'un garçon sans charisme particulier. Et tout ça avec des petits symboles vu du ciel... Quel tour de force ! Une belle bd.
Kid Paddle
On ne s'en lasse pas ! Voila plus de 10 ans que je relis mes Kid Paddles et j'ai toujours autant de plaisir. Aujourd'hui je passais sur un vide grenier et j'en ai trouvé 2 que je compte bien offrir à mon neveu. J'adore le style de dessin de Midam et en particulier la tête des "Blorks", ses montres sont vraiment funs. Rien que de voir la tête des Blorks je ricane bêtement. On est bien dans ce petit univers. Il y a aussi des runnings-gags qu'on retrouve (étrangement) toujours avec autant de plaisir. D'ailleurs c'est amusant car Kid, notre héros est fan de jeu vidéo mais je ne pense pas que l'auteur est vraiment beaucoup joué à ces jeux. C'est plus l'image qu'il s'en fait. Et ca rend justement le truc amusant. Sinon il y aura peut être eu une dimension plus "geek" et moins drôle. Bref une série qui garde toute sa fraicheur et qui est pour moi entrée dans les Grands Classiques de la BD.
Blast
Les dessins "beaux" ? dit la présentation de l'œuvre. Et puis quoi encore ? Mais prenants, d'accord, de même que l'histoire sombre et mystérieuse. Je l'ai lu il y a un certain temps donc ne me rappelle pas des méandres, de toute façon, le propos semble de maintenir le lecteur dans l'obscurité, l'attente, et parfois la mystérieuse intensité du blast. Je me disais surtout en lisant que j'aimerais vivre cette accélération, mais pas au prix de la noirceur et de l'ennui qui l'environne. Non ! Ce qu'il y a de plus beau pour moi est l'aube, on voit la distance. Pourtant, cette lecture aura été stimulante, bon, pas au point que je relise. Mais parce que le mélange d'ennui, de noirceur, d'intensité et l'originalité du trait charbonneux apporte du nouveau. Et le nouveau, du moins dans les œuvres pour moi, ailleurs, ça peut être très destructeur : "Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ? Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !" comme dit Baudelaire dans Le Voyage.
Le Baron Noir
Avant qu'on n'arrive au fond… La forme est parfaite ! Les protagonistes sont bien dessinés, et le trait est dynamique, surtout pour la Baron Noir ! Le paysage n'est pas encombré, ainsi ce dynamisme et les dialogues ressortent mieux. Que j'ai souris ! Bon, aucune bd ne m'a fait rire, donc sourire, c'est le plus ! Les rapports de force et l'absurde sont bien évoqués, sans parler de la bêtise et de l'hypocrisie. Marquée par notre société, je pense que cette bd pourrait plaire dans des sociétés bien différentes, pourvu qu'elle ait des rapports de force assez tranchés, ce qui est généralement le cas. Bd malheureusement universelle, donc !
Fanchon
J'ai à peine commencé à lire ce que j'ai dans ma collection Servais. La belle coquetière m'avait laissé de marbre malgré la beauté du dessin. Mais en lisant Fanchon, j'ai pris une petite claque. J'ai trouvé pour commencer que Servais sortait de l'illustration pour faire vraiment du dessin. Par exemple, l'aliénation urbaine du personnage principal est vraiment bien retranscrite dans les premières pages. Servais a choisi des thèmes puissants pour son histoire : les amours d'enfance, l'impossible retour à l'adolescence, le sentiment d'absence... Le tout au service d'une histoire très belle et très triste. Ça aurait pu faire un beau film de cinéma. Il manque peut être une dizaine de pages pour en faire un chef d'oeuvre absolu. Car si l'histoire sait prendre son temps, j'ai trouvé que ça allait un tout petit peu trop vite vers la fin. Une bd à lire pour constater que Servais est tout à fait capable de générer de puissantes émotions.
Vincent - Un saint au temps des mousquetaires
Des trois one shots publiés avec Jamar, c'est celui que j'ai le plus apprécié. Intrigue travaillée, dialogues ciselés, gros travail de Jamar pour reconstituer le Paris du 17eme. On a droit à un dossier de 5 pages à la fin de l'album avec de jolis esquisses. Une lecture tout à fait recommandable.
Mutante
Toujours dans les publications de Gimenez avant son mariage avec Jodo, nous avons Mutante, un recueil d'histoires courtes. La meilleure histoire est celle qui introduit l'album, "princesse de rêve", les autres récits sont un peu trop courts pour rester en tête. L'ensemble reste solide. Ce qui a retenu mon attention, c'est surtout la maîtrise du vocabulaire SF et la qualité des dialogues. On a parfois l'impression de lire du Jodorowsky alors que Gimenez est seul au scénario. Le dessin est juste superbe, aucun superlatif ne peut restituer correctement ce que l'on admire à chaque page qui se tourne.
L'Étoile noire
C'est donc ça une œuvre de jeunesse ? Une histoire de Barreiro simple mais efficace, très bien écrite et surtout les prémisses de ce qui deviendra le style Gimenez : science de la mise en scène, palette de couleurs idéale pour créer une ambiance SF, amour des vaisseaux spatiaux... Et un coup de crayon unique. On reconnaît un décor ou un personnage dessiné par Gimenez au premier coup d'œil. C'est peut être une oeuvre de jeunesse mais la galaxie Gimenez, née de ce trou noir en 1981, était déjà prête à prendre le pouvoir.