L’histoire se laisse lire, même si elle ne livre au final pas toutes ses clés. Mais on est embarqué du début jusqu’à la fin, avec cette ritournelle qui revient à chaque début de chapitre – chacun séparé de quelques années du précédent.
Du fantastique, du mystère quelque chose de polar, il y a sans doute un peu d’Edgard Allan Poe dans ce récit se déroulant à Bordeaux, dans le quasi huis-clos d’une maison, hantée par des souvenirs, ceux de certains de ses anciens propriétaires.
J’aurais mis trois étoiles pour le récit en lui-même, mais j’arrondis au supérieur pour deux raisons. D’abord le dessin de Bezian, avec ses visages taillés au scalpel, intriguant, convenant parfaitement à l’ambiance.
Et justement, cette ambiance, constitue un atout pour le lecteur, plus que l’intrigue elle-même. Bien installée, bien alimentée, sans retombée ou longueur, elle maintient le récit sur une ligne de crête sur laquelle on chemine avec plaisir.
Une lecture très plaisante.
Note réelle 35/5.
Avec cet album, les auteurs parviennent à rendre crédible et vivante une intrigue qui mêle petite et grande histoire, qui utilise faits et personnages avérés pour donner à voir un « moment » historique : l’abolition de l’esclavage dans la colonie de l’île Bourbon – devenue par la même Réunion.
J’ai trouvé cette histoire très agréable et fluide à lire. Le dessin de Tehem est simple, mais plaisant, et le récit ne tombe pas dans le pathos, ne s’encombre pas d’inventions scénaristiques inutiles.
Appollo retranscrit très bien la vie dans cette île avant et au moment de l’abolition, ainsi que les enjeux, et les évolutions par la suite. En particulier l’hypocrisie de la République coloniale qui – comme ailleurs, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé à Haïti – indemnise les anciens esclavagistes, et laisse les nouveaux « libres » croupir dans la misère. Le moment du jugement d’Edmond est utilisé par Appollo pour rappeler les très nombreuses inégalités et injustices dont souffrent les anciens esclaves. Il n’oublie pas non plus de rappeler le « déclassement » des « petits blancs…
Et le dossier de fin d’album est suffisamment intéressant et complet pour ajouter une plus-value. Voilà donc un album dont la lecture agréable et instructive se révèle très recommandable.
3.5
Comme l'ont déjà écrit les autres posteurs, on est dans un western crépusculaire dont le scénario et les éléments sont classiques. On retrouve tous les ingrédients d'une bonne histoire se passant dans le far-west avec toute la galerie de personnages typiques du genre (le shérif, les bandits, l'homme mystérieux très fort, l'indien...) et on fait la part belle aux personnages féminins.
Je pense que les auteurs voulaient aborder des thèmes actuels, car il est beaucoup question des violences faites aux femmes. Peut-être un peu trop vu le nombre de fois où la putain de service se fait violer et cela ne semble pas la traumatiser tant que ça. J'imagine que c'est une journée normale pour elle. Comme c'est toujours le cas avec les westerns crépusculaires, les éléments du scénario sont tranquillement mis en place jusqu'au final explosif. Honnêtement, c'est vraiment au dernier tiers de l'album que j'ai vraiment adoré le récit et j'ai vu que le récit était plus malin que je le pensais. Avant, je trouvais que c'était sympa, mais trop classique.
J'ai bien aimé le dessin bien dynamique et qui va très bien à ce genre de récit.
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L’histoire se laisse lire, même si elle ne livre au final pas toutes ses clés. Mais on est embarqué du début jusqu’à la fin, avec cette ritournelle qui revient à chaque début de chapitre – chacun séparé de quelques années du précédent. Du fantastique, du mystère quelque chose de polar, il y a sans doute un peu d’Edgard Allan Poe dans ce récit se déroulant à Bordeaux, dans le quasi huis-clos d’une maison, hantée par des souvenirs, ceux de certains de ses anciens propriétaires. J’aurais mis trois étoiles pour le récit en lui-même, mais j’arrondis au supérieur pour deux raisons. D’abord le dessin de Bezian, avec ses visages taillés au scalpel, intriguant, convenant parfaitement à l’ambiance. Et justement, cette ambiance, constitue un atout pour le lecteur, plus que l’intrigue elle-même. Bien installée, bien alimentée, sans retombée ou longueur, elle maintient le récit sur une ligne de crête sur laquelle on chemine avec plaisir. Une lecture très plaisante. Note réelle 35/5.
Vingt-décembre - Chronique de l'abolition
Avec cet album, les auteurs parviennent à rendre crédible et vivante une intrigue qui mêle petite et grande histoire, qui utilise faits et personnages avérés pour donner à voir un « moment » historique : l’abolition de l’esclavage dans la colonie de l’île Bourbon – devenue par la même Réunion. J’ai trouvé cette histoire très agréable et fluide à lire. Le dessin de Tehem est simple, mais plaisant, et le récit ne tombe pas dans le pathos, ne s’encombre pas d’inventions scénaristiques inutiles. Appollo retranscrit très bien la vie dans cette île avant et au moment de l’abolition, ainsi que les enjeux, et les évolutions par la suite. En particulier l’hypocrisie de la République coloniale qui – comme ailleurs, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé à Haïti – indemnise les anciens esclavagistes, et laisse les nouveaux « libres » croupir dans la misère. Le moment du jugement d’Edmond est utilisé par Appollo pour rappeler les très nombreuses inégalités et injustices dont souffrent les anciens esclaves. Il n’oublie pas non plus de rappeler le « déclassement » des « petits blancs… Et le dossier de fin d’album est suffisamment intéressant et complet pour ajouter une plus-value. Voilà donc un album dont la lecture agréable et instructive se révèle très recommandable.
Leave them alone
3.5 Comme l'ont déjà écrit les autres posteurs, on est dans un western crépusculaire dont le scénario et les éléments sont classiques. On retrouve tous les ingrédients d'une bonne histoire se passant dans le far-west avec toute la galerie de personnages typiques du genre (le shérif, les bandits, l'homme mystérieux très fort, l'indien...) et on fait la part belle aux personnages féminins. Je pense que les auteurs voulaient aborder des thèmes actuels, car il est beaucoup question des violences faites aux femmes. Peut-être un peu trop vu le nombre de fois où la putain de service se fait violer et cela ne semble pas la traumatiser tant que ça. J'imagine que c'est une journée normale pour elle. Comme c'est toujours le cas avec les westerns crépusculaires, les éléments du scénario sont tranquillement mis en place jusqu'au final explosif. Honnêtement, c'est vraiment au dernier tiers de l'album que j'ai vraiment adoré le récit et j'ai vu que le récit était plus malin que je le pensais. Avant, je trouvais que c'était sympa, mais trop classique. J'ai bien aimé le dessin bien dynamique et qui va très bien à ce genre de récit.