Les derniers avis (8 avis)

Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série Mickey contre l'alliance maléfique
Mickey contre l'alliance maléfique

Je deviens de plus en plus fan de cette collection Glénat ! Même si ça vaut plus 3,5/5 à mes yeux, la lecture de ce tome est extrêmement plaisante. J'ai beaucoup aimé la manière dont Johan Pilet reprend le grain caractéristique des vieux comics de super-héros, tout comme l'univers concocté par Nicolas Pothier, qui reprend tous les grands poncifs de la SF, à commencer par cette ville qui évoque forcément Le 5e Élément à un moment ou à un autre. Je ne connaissais pas cet auteur, mais au passage, il devrait vraiment reprendre un Iznogoud un de ces jours ! Il s'amuse à glisser un nombre de jeux de mots incalculable dans son récit ! Chaque planche, et parfois chaque case, se plaît à multiplier les calembours potentiellement jusqu'à l'overdose, pour les moins tolérants. Néanmoins, reconnaissons à Pothier un vrai talent pour réussir à les glisser de manière aussi cohérente que possible dans ses dialogues. Cela donne un résultat complètement fou, très délirant, et très drôle. J'ai beaucoup souri à la lecture de ce récit aux péripéties échevelées et toujours bon enfant. Évidemment, on n'est pas sur un chef-d'œuvre non plus, mais on sent que les deux auteurs s'en donnent à cœur joie, et leur enthousiasme est particulièrement communicatif ! Bref, une lecture qui donne le sourire, et remplit ainsi parfaitement sa mission.

16/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Saint-Barthélémy
Saint-Barthélémy

Les guerres de religions – et le massacre de la Saint-Barthélemy en particulier – sont un moment fort et tragique de l’Histoire de France. Cela a déjà donné lieu à quelques séries (les conséquences avaient été au cœur du très bon Charly 9, dans un esprit clairement plus « décalé »). Je trouve que cette série est l’une des meilleures réalisées sur le sujet. D’abord parce qu’elle est agréable à regarder. Le dessin de Stalner – habitué aux récits historiques – est vraiment bon, et beau. Ceci est valable pour les personnages, mais aussi et surtout pour les habits et les décors, bien rendus. Le Paris de la seconde moitié du XVIème siècle est bien restitué, et la colorisation de Fantini (qui manque parfois de nuances) est globalement plaisante, et accompagne très bien le travail de Stalner. Le triptyque se concentre sur quelques heures (juste avant, pendant, et juste après les massacres), ce cadre restreint instaurant un rythme et une tension qui convient très bien au sujet, illustrant un grand coup de folie collective. Toutefois les auteurs s’autorisent quelques flash-backs, pour présenter une vingtaine d’années plus tôt certains protagonistes. Car, au milieu d’un cadre et de personnages historiques connus de tous, une fratrie au destin tragique nous sert de fil rouge. Ce mélange de petite histoire romancée et de Grande Histoire fonctionne très bien ici, c’est relativement crédible (même si la traversée de Paris réalisée par Elie de Sauveterre au milieu du massacre relève quand même de l’exploit !). En tout cas la narration est fluide, les personnages bien plantés. Surtout, les auteurs montrent bien qu’en plus des enjeux religieux – et parfois de façon bien plus évidente – beaucoup d’enjeux personnels, de rivalités de clans, bref, la « politique » ont joué un rôle presque aussi important dans certaines décisions tragiques. Et le récit propose tous les « moments forts » du massacre, à commencer par le sort subi par Coligny. Une série qui plaira sans doute aux amateurs de récits historiques. Note réelle 3,5/5.

16/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Isabellae
Isabellae

Isabellae propose un univers assez étonnant, à la croisée de deux imaginaires a priori éloignés – Japon féodal et mythologie celtique – et repose clairement sur une logique de série d’action. Les combats sont nombreux, le fantastique omniprésent et le récit avance à un rythme soutenu. Le scénario n’a rien de révolutionnaire et présente quelques faiblesses ou facilités, mais ce n’est clairement pas là que se situe l’ambition principale. Dans sa dualité, l’ensemble reste cohérent et surtout constant sur la durée, ce qui n’était pas gagné sur six tomes. La lecture est fluide et agréable, portée par une héroïne féminine forte, charismatique et bien incarnée, qui donne une vraie colonne vertébrale à la série. Le récit assume pleinement son orientation grand spectacle et ne s’éparpille pas inutilement, ce qui contribue à son efficacité globale. Graphiquement, la série est une vraie réussite. Le dessin est dynamique, lisible et s’adapte très bien aux deux univers. La mise en couleur est particulièrement soignée, avec une utilisation intelligente des ambiances chromatiques pour différencier les lieux, les temporalités et les volets du récit. L’ensemble renforce nettement l’immersion et l’impact émotionnel des scènes. Une série recommandée aux amateurs de fantasy et d’action qui cherchent une lecture efficace, bien rythmée et visuellement solide, sans attendre un scénario trop ambitieux.

16/01/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Jesse James
Jesse James

J'ai découvert, tout jeune, l'existance de Jesse James avec le film "Le brigand bien-aimé" d'Henry King et d'Irving Cummings (1939). Je me rappelle très bien de la scène de l'assassinat de Jesse James, elle m'avait marqué. Ma deuxième incursion dans la collection "La Véritable Histoire du Far West " de Glénat après Wild Bill Hickok. Un album très intéressant, on va évidemment suivre le parcours de Jesse James mais aussi en apprendre beaucoup sur cette période historique, sur l'État du Missouri principalement, territoire frontalier entre le nord et le sud pendant la guerre de Sécession. La guérilla s'y installe avec d'un côté les Jayhawkers (pro-nordiste) et les Bushwackers (pro-confédérés). C'est sur ce bourbier que va se jouer le destin de Jesse James. Un récit captivant qui n'occulte aucune des facettes de Jesse James dont celui de père de famille. Un personnage complexe qui rentrera dans la légende du Far West. La narration linéaire est adaptée à ce genre de récit biographique. Un gros dossier richement documenté vient compléter cet album. Regnault nous propose un dessin expressif, riche en détails, puissant et sale avec une touche de modernité dans le genre western. Et ses couleurs sombres et souvent sans contrastes apportent énormément à cette ambiance sans foi ni loi. Du très bon travail. Un album à découvrir.

16/01/2026 (modifier)
Par Cleck
Note: 4/5
Couverture de la série Shin Zero
Shin Zero

J'en suis le premier surpris, mais ce manga est assez bon. Je me souviens avoir été fasciné durant ma jeunesse par X-Or ("transmutation !!!!"), mais n'ai pas vraiment suivi Bioman (plus de télé à la maison à cette époque) et étais trop âgé pour m'intéresser aux Power Rangers et Sailor Moon. Le peu vu des trois dernières séries citées me semblait déjà à l'époque ridicule, quant au fameux X-Or, j'eus la surprise au cours d'une relativement récente vision d'un épisode, de constater la présence d'éléments parodiques et (plus triste) d'éléments bassement mercantiles, la série se déclinant alors en jouets pour enfants qu'il fallait promouvoir. L'univers des sentaï me renvoie à plusieurs sentiments contradictoires, aussi ne me suis-je point précipité sur cette BD. Mais la confiance envers les auteurs et cette attirance-répulsion envers le sentaï m'ont néanmoins fait franchir le pas. Si les codes de l'univers sentaï sont bien présents, le manga nous propose plutôt une tranche de vie douce-amère sur le passage à l'âge adulte avec en toile de fond un propos étonnamment acerbe sur les ravages du libéralisme à l'heure de l'ubérisation de l'économie. Totalement inattendue et fort habilement menée, l'intrigue est riche en thématiques : le regard sur les rêves d'enfant, la précarité au travail et l'ubérisation de l'économie, la culture du viol, le départ du domicile parental, les expériences génétiques d'ordre militaire, l'impact des inégalités sociales sur l'éducation, les réseaux sociaux, l'insécurité, etc. Volontairement, je ne trie pas ces thématiques et les énonce dans un pêle-mêle en apparence maladroit, parce que le manga lui-même joue avec son lecteur en ne clarifiant pas ses intentions, attise une curiosité de développement sans cesse récompensée. Pour le moment, l'intrigue prend même le risque de déplaire aux fans de sentaï ! Mais il est à craindre qu'elle ne cherche dans les deux prochains tomes à rattraper le tir, à ménager davantage son cœur de cible, comme en témoigne la scène finale du tome 1, au demeurant habile dans sa parodie. Côté illustrations, Singelin conserve son goût pour les détails, le manga a donc la bonne idée de régulièrement placer ses personnages dans des décors fouillés et de qualité. L'ajout de couleurs pour plaire aux fans était attendu, mais demeure sympathique. Une inattendue et bien curieuse réussite. En espérant que la suite ne ternisse pas ce bon démarrage.

16/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Brigade Verhoeven
Brigade Verhoeven

Très bonne adaptation policière, globalement prenante et efficace. L’intrigue est clairement haletante, avec un sens du suspense maîtrisé, même si le rythme peut paraître irrégulier : alternance entre polar très classique et événements nettement plus lourds, parfois presque trop abrupts. Cette oscillation donne de la tension, mais nuit ponctuellement à la constance, notamment d’un tome à l’autre. Le scénario reste néanmoins solide et accrocheur, porté par des personnages particulièrement bien écrits. Chaque membre de la brigade a une identité claire, un rôle précis et une vraie épaisseur, ce qui les rend attachants et crédibles. Certaines séquences sont volontairement très dures, renforçant l’impact dramatique, mais le récit revient ensuite à des codes plus traditionnels du roman policier, créant un contraste marqué. Graphiquement, la série est de très bonne qualité. Le dessin est moderne, dynamique, expressif sans excès, avec une mise en scène qui sert pleinement le récit. Le trait ne cherche pas à voler la vedette au scénario : il l’accompagne avec efficacité et lisibilité, ce qui correspond parfaitement à l’esprit de la série.

16/01/2026 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Son of a gun!
Son of a gun!

Un western qui joue à fond la carte de l'humour en n'oubliant pas un zeste de violence. Un scénario classique agrémenté de personnages attachants et surprenants. D'abord le ténébreux bandit Kentucky T. McBride, il ne supporte pas les animaux (il va être gâté) et ne veut pas divulguer ce qui se cache derrière son fameux "T". Ensuite la séduisante Dolorès Cordora de Sandoval, elle joue du couteau et du revolver comme personne. Elle est toujours accompagnée par son dogue allemand qui lui obéit au moindre sifflement. Et enfin le fougueux Cleveland Kirtley, un nain qui ne quitte pas du regard sa biquette (sans elle, pas d'argent). Tout ce petit monde va se serrer les coudes pour aller récupérer un joli magot caché à la frontière mexicaine. Une lecture divertissante au rythme soutenu, à l'humour efficace et à l'intrigue qui ne révolutionne pas le genre mais très agréable à suivre. Je suis néanmoins sur la réserve avec ce rebondissement pour conclure cette histoire. Je vais positiver en me disant qu'elle amènera une suite possible, c'est ce que semble prévoir les mots "Fin ou presque...". Un dessin caricatural qui convient merveilleusement pour ce type de récit. Il est plaisant à regarder et les couleurs sont chouettes. Un petit bémol pour la représentation du visage de la sexy Dolorès, il est parfois vraiment disgracieux. Du bon boulot dans l'ensemble. L'album se termine avec une galerie de portraits des seconds rôles (animaux inclus) sur trois planches. Pour la note je penchais vers un 3,5 (j'arrondis toujours vers le bas), mais pour le bon moment de passé et pour ma première BD estampillée 2026, je mets un généreux 4 étoiles. Une note qui pourra évoluer si une suite venait à voir le jour.

16/01/2026 (modifier)
Couverture de la série Leave them alone
Leave them alone

Très bon western, dosé avec justesse. Le scénario reste volontairement simple, mais c’est précisément ce qu’on attend du genre : une galerie de figures charismatiques, une violence latente, une atmosphère sèche et poussiéreuse, et un récit qui va droit au but sans chercher à se surcharger. Tous les codes sont là, assumés, et fonctionnent efficacement. Le choix de placer des héroïnes au centre du récit est particulièrement appréciable. La condition féminine est abordée avec intelligence : présente, lisible, mais jamais envahissante. Elle enrichit le propos sans détourner l’album de son identité de western, ce qui donne un équilibre convaincant entre fond et divertissement. Graphiquement, l’album est très solide. Le dessin, résolument moderne, dynamise les codes classiques du genre sans les trahir. Les couleurs, vives et bien maîtrisées, renforcent l’impact visuel et participent pleinement à l’énergie du récit. Un ensemble cohérent et plaisant, qui se lit avec un réel plaisir.

16/01/2026 (modifier)