Cet album est issu de la collection "Les Contes des Cœurs Perdus", sorte d'anthologie autour de petites histoires aux allures de contes, ou reigne une ambiance de réalisme magique et où l'on aborde avec positivité des sujets sentimentaux parfois assez forts mais néanmoins universels.
Ici, il est question de l'éponyme Mitsuko, ou plutôt du regard que les habitants du village où elle habite lui réserve depuis plusieurs années. Mitsuko ne parle pas beaucoup, fuit le regard et la compagnie des autres et, crime apparemment inqualifiable, fouille dans les poubelles du voisinage. Son comportement a tôt fait de l'isoler des autres et la pauvre Mitsuko, vivant seule avec son père loin des autres, se sent seule et peine à communiquer. Ce qui est malheureux quand la perte de sa mère lui pèse sur le cœur.
L'histoire est toute simple et son sujet de l'isolement et du jugement trop vite posé est joli, mais si l'album brille c'est avant tout pour son dessin magnifique, aux traits rond, épais et aux couleurs chaudes, mais aussi pour sa jolie allégorie du Kintsugi pour symboliser la situation de Mitsuko.
Comme toujours dans cette collection il est ici question d'aborder avec positivité et fantaisie des sujets qui pourraient peser sur le cœur de son lectorat, de tout âge par ailleurs, et c'est avec joie que je recommande celui-ci. Sans doute très simple mais pas moins joliment raconté et illustré.
(Note réelle 3,5)
Voilà une BD lue dans le cadre professionnelle à l'occasion d'une "animation" autour du thème de la justice. Sont rassemblés plusieurs récits de différent-e-s autrices-teurs, et de longueurs variables.
Toutes les histoires ne se valent pas. Certaines sont vraiment très (trop) courtes (deux pages) et n'apportent absolument rien au sujet. Mais sur la longueur, cette BD dresse tout de même le portrait d'un fait social infiniment regrettable, s'il est permis d'user d'un tel euphémisme : la culture du viol. Graphiquement, les histoires sont inégales. Mais à l'inverse, certains récits tapent juste. Je pense par exemple à celui de Sole Otero qui raconte une discussion familiale significative sur la manière dont les hommes adoptent généralement une attitude de déni. J'aime bien aussi celui de Sylvain Bordesoules qui nous remémore certaines scènes de films qui ont contribué à ancrer l'idée que l'homme pouvait jouer avec la sexualité des femmes comme bon leur semblait, ou bien qui montre comment l'image de l'homme dominateur a été forgé. Toutes ces images, nous en avons été abreuvées. Perso, je vous suggère de voir (ou de revoir) le film Get-apens avec Steve McQueen, film que j'avais adoré adolescent, mais que j'ai été totalement incapable de revoir il y a quelques années quand l'occasion m'en a été donnée. Dans ce film odieux, il y a un personnage féminin dont le rôle consiste essentiellement à dire et à faire des conneries, et bien entendu à se prendre des torgnoles à longueur de pellicule. Infâme !
Il y a plein d'autres histoires, qui souvent d'ailleurs ne traitent pas ou peu de l'affaire de Mazan, mais restent éclairant sur tel ou tel aspect de la masculinité, de l'impunité des agissements, sur la manière dont est perçu et traiter le viol dans les médias, les tribunaux, la presse, maintenant et par le passé. Chacun étant la plupart du temps complémentaire. Un genre de tour de la question, si l'on veut.
C'est dur à lire. Dur parce que quand on est un homme, on se prend une réalité dans la gueule que sans ignorer, on ne soupçonnait même pas l'importance. Si cette BD peut contribuer à changer la donne, à faire que les Dominique Pelicot, les Epstein, les Bertrand Cantat, les Richard Berry puissent ne plus jamais soumettre la moitié de l'humanité, alors on ne peut que saluer le geste et la contribution de chacun-e.
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Mitsuko
Cet album est issu de la collection "Les Contes des Cœurs Perdus", sorte d'anthologie autour de petites histoires aux allures de contes, ou reigne une ambiance de réalisme magique et où l'on aborde avec positivité des sujets sentimentaux parfois assez forts mais néanmoins universels. Ici, il est question de l'éponyme Mitsuko, ou plutôt du regard que les habitants du village où elle habite lui réserve depuis plusieurs années. Mitsuko ne parle pas beaucoup, fuit le regard et la compagnie des autres et, crime apparemment inqualifiable, fouille dans les poubelles du voisinage. Son comportement a tôt fait de l'isoler des autres et la pauvre Mitsuko, vivant seule avec son père loin des autres, se sent seule et peine à communiquer. Ce qui est malheureux quand la perte de sa mère lui pèse sur le cœur. L'histoire est toute simple et son sujet de l'isolement et du jugement trop vite posé est joli, mais si l'album brille c'est avant tout pour son dessin magnifique, aux traits rond, épais et aux couleurs chaudes, mais aussi pour sa jolie allégorie du Kintsugi pour symboliser la situation de Mitsuko. Comme toujours dans cette collection il est ici question d'aborder avec positivité et fantaisie des sujets qui pourraient peser sur le cœur de son lectorat, de tout âge par ailleurs, et c'est avec joie que je recommande celui-ci. Sans doute très simple mais pas moins joliment raconté et illustré. (Note réelle 3,5)
Notre affaire - Une BD de combat et d'espoir
Voilà une BD lue dans le cadre professionnelle à l'occasion d'une "animation" autour du thème de la justice. Sont rassemblés plusieurs récits de différent-e-s autrices-teurs, et de longueurs variables. Toutes les histoires ne se valent pas. Certaines sont vraiment très (trop) courtes (deux pages) et n'apportent absolument rien au sujet. Mais sur la longueur, cette BD dresse tout de même le portrait d'un fait social infiniment regrettable, s'il est permis d'user d'un tel euphémisme : la culture du viol. Graphiquement, les histoires sont inégales. Mais à l'inverse, certains récits tapent juste. Je pense par exemple à celui de Sole Otero qui raconte une discussion familiale significative sur la manière dont les hommes adoptent généralement une attitude de déni. J'aime bien aussi celui de Sylvain Bordesoules qui nous remémore certaines scènes de films qui ont contribué à ancrer l'idée que l'homme pouvait jouer avec la sexualité des femmes comme bon leur semblait, ou bien qui montre comment l'image de l'homme dominateur a été forgé. Toutes ces images, nous en avons été abreuvées. Perso, je vous suggère de voir (ou de revoir) le film Get-apens avec Steve McQueen, film que j'avais adoré adolescent, mais que j'ai été totalement incapable de revoir il y a quelques années quand l'occasion m'en a été donnée. Dans ce film odieux, il y a un personnage féminin dont le rôle consiste essentiellement à dire et à faire des conneries, et bien entendu à se prendre des torgnoles à longueur de pellicule. Infâme ! Il y a plein d'autres histoires, qui souvent d'ailleurs ne traitent pas ou peu de l'affaire de Mazan, mais restent éclairant sur tel ou tel aspect de la masculinité, de l'impunité des agissements, sur la manière dont est perçu et traiter le viol dans les médias, les tribunaux, la presse, maintenant et par le passé. Chacun étant la plupart du temps complémentaire. Un genre de tour de la question, si l'on veut. C'est dur à lire. Dur parce que quand on est un homme, on se prend une réalité dans la gueule que sans ignorer, on ne soupçonnait même pas l'importance. Si cette BD peut contribuer à changer la donne, à faire que les Dominique Pelicot, les Epstein, les Bertrand Cantat, les Richard Berry puissent ne plus jamais soumettre la moitié de l'humanité, alors on ne peut que saluer le geste et la contribution de chacun-e.