Après un début hésitant et peu convaincant en tant que policier (il y avait déjà un détective dans le journal de Tintin), tout a changé pour Bernard avec l'héritage du Cormoran. Avec Djinn et le et si plein de couleurs Barney, l'équipage était au complet pour partir à l'aventure sur tous les continents du monde.
Malgré les tronches laides dessinées par Hermann, la véritable protagoniste dans beaucoup des albums de la série est la nature, les menaces et les défis de phénomènes extrêmes. Cela a permis des dessins spectaculaires et des séquences mémorables.
Ce fut ma première lecture du duo Hermann et Greg et elle reste pour moi la série d'aventure par excellence. Avec les dessins de Dany ou Aidans ( auteurs que j'aime pourtant beaucoup) ce n'était plus la même chose, et la dernière aventure (texte de Yves H.) était dispensable.
Difficile de reprocher grand-chose à cette adaptation tant elle fait globalement très bien ce qu'elle entreprend. Le récit de Charles Dickens est retranscrit de manière claire, fluide et accessible, avec un bon rythme narratif qui va à l'essentiel sans donner l'impression de trahir les grandes étapes du conte. Pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas encore Un chant de Noël, c'est clairement une porte d'entrée très efficace.
Visuellement, c'est également une réussite. Le dessin de Thomas Labourot est soigné, expressif et agréable à parcourir, avec une colorisation lumineuse qui alterne bien les ambiances plus sombres et les passages plus chaleureux liés à l'esprit de Noël. J'ai aussi apprécié quelques petits clins d'œil graphiques qui modernisent légèrement l'ensemble sans dénaturer le matériau d'origine comme cette apparition furtive de Rémi Sans Famille le temps d'une scène. L'ensemble est vivant, lisible, et transmet bien la dimension magique du récit.
Mon principal bémol vient finalement de ce qui fait aussi la qualité de l'album : sa grande fidélité au texte original. Comme il existe déjà énormément d'adaptations de ce conte, il est difficile d'y trouver un véritable effet de surprise ou une relecture particulièrement marquante quand on connaît déjà bien l'histoire. Certains dialogues peuvent aussi paraître un peu naïfs ou convenus dans une lecture moderne, même si cela reste largement lié au matériau d'origine. Et j'avoue avoir trouvé que Scrooge amorçait son revirement moral un peu trop rapidement, puisqu'il commence déjà à se remettre en question dès la visite du premier esprit, ce qui rend sa transformation légèrement abrupte.
Mais en dehors de cela, c'est une adaptation très propre, sincère et efficace. Elle remplit bien son rôle pour faire découvrir ce grand classique de Dickens à un jeune public ou à des lecteurs qui ne l'ont jamais lu. En revanche, ceux qui connaissent déjà le conte par cœur risquent surtout d'y retrouver une version appliquée plutôt qu'une réinterprétation vraiment originale.
Note : 3,5/5
Dans le Paris populaire du début des années 60, la petite Brigitte grandit dans la Zone, aux abords d'un périphérique encore en construction, et raconte son quotidien familial et de voisinage à hauteur d'enfant.
Je connaissais Brigitte Lecordier avant tout pour ses voix dans Dragon Ball (et je le dis avec émotion), et Arcady Picardi pour ses chapitres sur Dragon Ball Multiverse, donc je m'attendais à quelque chose d'assez proche de cet univers. En réalité, cette BD n'a quasiment rien à voir avec Dragon Ball (à quelques petits clins d'œil graphiques près), et le style d'Arcady Picardi est d'ailleurs très différent de ce qu'il avait pu expérimenter sur DB Multiverse.
Et c'est une excellente surprise. J'ai trouvé son dessin étonnamment maîtrisé, avec une vraie personnalité visuelle. Il y a quelque chose de familier dans certaines influences sans que je parvienne vraiment à le rattacher à un style précis, ce qui lui donne justement une identité très forte. La mise en scène est particulièrement réussie, très vivante, avec un excellent sens du rythme visuel, et la colorisation accompagne parfaitement cette atmosphère à la fois chaleureuse et plus rude.
Le récit de Brigitte Lecordier est tout aussi personnel. On sent qu'on est dans une autobiographie très intime, construite à partir de souvenirs d'enfance, avec cette petite Bibi solaire, énergique et toujours souriante qui traverse un environnement pourtant objectivement très dur. La force du livre vient justement de ce contraste permanent : à travers ses yeux, on découvre avec humour, imagination et une joie de vivre constante des réalités parfois franchement sordides.
Et c'est là que l'album devient vraiment singulier : il ne s'agit pas d'un regard naïf d'enfant qui ne comprend pas ce qui l'entoure. Bibi semble au contraire parfaitement consciente que tout n'est pas rose, mais choisit instinctivement d'en voir les aspects humains, drôles ou lumineux. Les prostituées de l'immeuble deviennent avant tout des voisines attachantes, l'exhibitionniste près de l'école est traité avec une forme de distance presque absurde, et le voisin policier ripou qui bat sa femme se fait remettre à sa place par les grandes sœurs de Brigitte. Le rêve, l'imaginaire et la dureté sociale cohabitent constamment avec une douceur assez désarmante.
Le découpage en courts chapitres fonctionne très bien : j'ai picoré ces souvenirs avec plaisir, en découvrant progressivement cette époque et ces lieux extrêmement pauvres, avec parfois un vrai malaise en tant que lecteur adulte face à ce que cela raconte en creux sur la misère sociale de l'époque.
Et pourtant, ce qui reste surtout en tête, c'est ce sourire permanent de la petite Bibi, qui illumine ce décor gris de ses propres couleurs chaleureuses. Une autobiographie atypique, très vivante, parfois drôle, parfois dérangeante, dans un cadre historique à la fois très proche et assez méconnu, mais surtout un récit et une héroïne très attachants.
Watership Down nous conte l'histoire d'un jeune groupe de lapins depuis leur "évasion" de leur garenne originelle à la création de leur propre garenne.
J'ai trouvé l' histoire fort intéressante même si certains passages trainent un peu en longueur.
L'idée de prendre des lapins en héros est vraiment surprenante et osée.
En effet dans l'imaginaire collectif le lapin est une gentille petite bête craintive mais que nenni mon brave, certaines castagnes n'ont rien à envier à des combat d'animaux plus "féroces"
Comme l'indique cac dans son avis l'analogie à la société humaine parait évidente. Il y est question d'émancipation, de lutte de classes, de liberté et de vivre ensemble. Des thèmes universels et qui parlent facilement au plus grand nombre
Toutefois j'ai un petit bémol sur la différenciation des différents protagonistes. Par moment elle n'est vraiment pas évidente et il m'est arrivé de me perdre
De plus si ma lecture fut plaisante je n'ai pas eu non plus ce gout de "reviens-y" qui me permettrait de monter ma note
Note réelle 3.5/5
Dans un univers sombre et brutal, Deathbringer nous plonge dans le destin croisé d’un héros solitaire et d’une héroïne prise dans les rouages d’une forme d’inquisition impitoyable. Entre violence, oppression et quête de vérité, Ismaël Legrand construit un récit de dark fantasy dense et ambitieux, porté par une ambiance fascinante.
Avec Deathbringer, Deathbringer Ismaël Legrand propose une œuvre visuellement magnifique. Son trait est somptueux, détaillé, habité, et donne vie à un univers sombre particulièrement immersif. Chaque planche dégage une vraie puissance graphique, avec une ambiance pesante et une direction artistique qui captivent immédiatement. C’est clairement l’un des grands points forts de l’album.
Le scénario est lui aussi bien ficelé, du moins dans sa première moitié, où l’intrigue se met en place avec clarté et efficacité. On suit avec intérêt ces personnages pris dans un monde brutal dominé par la peur, la violence et une forme d’oppression inquisitoriale. L’univers intrigue, les enjeux se dessinent bien, et l’on se laisse porter avec plaisir.
En revanche, la seconde moitié du récit devient plus complexe à suivre. Les ramifications du scénario se densifient, les personnages se multiplient, et j’ai parfois eu du mal à bien identifier qui était qui et à suivre clairement certains enchaînements narratifs. Peut-être est-ce volontaire pour renforcer la richesse de l’univers, ou peut-être est-ce simplement moi, mais cette partie m’a paru moins fluide que le début.
Cela n’enlève cependant rien aux grandes qualités de l’album : Deathbringer reste une bande dessinée ambitieuse, portée par un univers fort et surtout par une réalisation graphique exceptionnelle. Même si la narration devient parfois un peu confuse, la beauté des dessins et la noirceur fascinante du monde imaginé par Ismaël Legrand en font une lecture marquante.
Je lui mets finalement un 4, même si au fond ma vraie note serait plutôt 3,5, tant la partie graphique mérite à elle seule de hausser l’appréciation générale.
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Bernard Prince
Après un début hésitant et peu convaincant en tant que policier (il y avait déjà un détective dans le journal de Tintin), tout a changé pour Bernard avec l'héritage du Cormoran. Avec Djinn et le et si plein de couleurs Barney, l'équipage était au complet pour partir à l'aventure sur tous les continents du monde. Malgré les tronches laides dessinées par Hermann, la véritable protagoniste dans beaucoup des albums de la série est la nature, les menaces et les défis de phénomènes extrêmes. Cela a permis des dessins spectaculaires et des séquences mémorables. Ce fut ma première lecture du duo Hermann et Greg et elle reste pour moi la série d'aventure par excellence. Avec les dessins de Dany ou Aidans ( auteurs que j'aime pourtant beaucoup) ce n'était plus la même chose, et la dernière aventure (texte de Yves H.) était dispensable.
Un Chant de Noël
Difficile de reprocher grand-chose à cette adaptation tant elle fait globalement très bien ce qu'elle entreprend. Le récit de Charles Dickens est retranscrit de manière claire, fluide et accessible, avec un bon rythme narratif qui va à l'essentiel sans donner l'impression de trahir les grandes étapes du conte. Pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas encore Un chant de Noël, c'est clairement une porte d'entrée très efficace. Visuellement, c'est également une réussite. Le dessin de Thomas Labourot est soigné, expressif et agréable à parcourir, avec une colorisation lumineuse qui alterne bien les ambiances plus sombres et les passages plus chaleureux liés à l'esprit de Noël. J'ai aussi apprécié quelques petits clins d'œil graphiques qui modernisent légèrement l'ensemble sans dénaturer le matériau d'origine comme cette apparition furtive de Rémi Sans Famille le temps d'une scène. L'ensemble est vivant, lisible, et transmet bien la dimension magique du récit. Mon principal bémol vient finalement de ce qui fait aussi la qualité de l'album : sa grande fidélité au texte original. Comme il existe déjà énormément d'adaptations de ce conte, il est difficile d'y trouver un véritable effet de surprise ou une relecture particulièrement marquante quand on connaît déjà bien l'histoire. Certains dialogues peuvent aussi paraître un peu naïfs ou convenus dans une lecture moderne, même si cela reste largement lié au matériau d'origine. Et j'avoue avoir trouvé que Scrooge amorçait son revirement moral un peu trop rapidement, puisqu'il commence déjà à se remettre en question dès la visite du premier esprit, ce qui rend sa transformation légèrement abrupte. Mais en dehors de cela, c'est une adaptation très propre, sincère et efficace. Elle remplit bien son rôle pour faire découvrir ce grand classique de Dickens à un jeune public ou à des lecteurs qui ne l'ont jamais lu. En revanche, ceux qui connaissent déjà le conte par cœur risquent surtout d'y retrouver une version appliquée plutôt qu'une réinterprétation vraiment originale. Note : 3,5/5
La Réalité est énorme
Dans le Paris populaire du début des années 60, la petite Brigitte grandit dans la Zone, aux abords d'un périphérique encore en construction, et raconte son quotidien familial et de voisinage à hauteur d'enfant. Je connaissais Brigitte Lecordier avant tout pour ses voix dans Dragon Ball (et je le dis avec émotion), et Arcady Picardi pour ses chapitres sur Dragon Ball Multiverse, donc je m'attendais à quelque chose d'assez proche de cet univers. En réalité, cette BD n'a quasiment rien à voir avec Dragon Ball (à quelques petits clins d'œil graphiques près), et le style d'Arcady Picardi est d'ailleurs très différent de ce qu'il avait pu expérimenter sur DB Multiverse. Et c'est une excellente surprise. J'ai trouvé son dessin étonnamment maîtrisé, avec une vraie personnalité visuelle. Il y a quelque chose de familier dans certaines influences sans que je parvienne vraiment à le rattacher à un style précis, ce qui lui donne justement une identité très forte. La mise en scène est particulièrement réussie, très vivante, avec un excellent sens du rythme visuel, et la colorisation accompagne parfaitement cette atmosphère à la fois chaleureuse et plus rude. Le récit de Brigitte Lecordier est tout aussi personnel. On sent qu'on est dans une autobiographie très intime, construite à partir de souvenirs d'enfance, avec cette petite Bibi solaire, énergique et toujours souriante qui traverse un environnement pourtant objectivement très dur. La force du livre vient justement de ce contraste permanent : à travers ses yeux, on découvre avec humour, imagination et une joie de vivre constante des réalités parfois franchement sordides. Et c'est là que l'album devient vraiment singulier : il ne s'agit pas d'un regard naïf d'enfant qui ne comprend pas ce qui l'entoure. Bibi semble au contraire parfaitement consciente que tout n'est pas rose, mais choisit instinctivement d'en voir les aspects humains, drôles ou lumineux. Les prostituées de l'immeuble deviennent avant tout des voisines attachantes, l'exhibitionniste près de l'école est traité avec une forme de distance presque absurde, et le voisin policier ripou qui bat sa femme se fait remettre à sa place par les grandes sœurs de Brigitte. Le rêve, l'imaginaire et la dureté sociale cohabitent constamment avec une douceur assez désarmante. Le découpage en courts chapitres fonctionne très bien : j'ai picoré ces souvenirs avec plaisir, en découvrant progressivement cette époque et ces lieux extrêmement pauvres, avec parfois un vrai malaise en tant que lecteur adulte face à ce que cela raconte en creux sur la misère sociale de l'époque. Et pourtant, ce qui reste surtout en tête, c'est ce sourire permanent de la petite Bibi, qui illumine ce décor gris de ses propres couleurs chaleureuses. Une autobiographie atypique, très vivante, parfois drôle, parfois dérangeante, dans un cadre historique à la fois très proche et assez méconnu, mais surtout un récit et une héroïne très attachants.
Watership Down
Watership Down nous conte l'histoire d'un jeune groupe de lapins depuis leur "évasion" de leur garenne originelle à la création de leur propre garenne. J'ai trouvé l' histoire fort intéressante même si certains passages trainent un peu en longueur. L'idée de prendre des lapins en héros est vraiment surprenante et osée. En effet dans l'imaginaire collectif le lapin est une gentille petite bête craintive mais que nenni mon brave, certaines castagnes n'ont rien à envier à des combat d'animaux plus "féroces" Comme l'indique cac dans son avis l'analogie à la société humaine parait évidente. Il y est question d'émancipation, de lutte de classes, de liberté et de vivre ensemble. Des thèmes universels et qui parlent facilement au plus grand nombre Toutefois j'ai un petit bémol sur la différenciation des différents protagonistes. Par moment elle n'est vraiment pas évidente et il m'est arrivé de me perdre De plus si ma lecture fut plaisante je n'ai pas eu non plus ce gout de "reviens-y" qui me permettrait de monter ma note Note réelle 3.5/5
Deathbringer
Dans un univers sombre et brutal, Deathbringer nous plonge dans le destin croisé d’un héros solitaire et d’une héroïne prise dans les rouages d’une forme d’inquisition impitoyable. Entre violence, oppression et quête de vérité, Ismaël Legrand construit un récit de dark fantasy dense et ambitieux, porté par une ambiance fascinante. Avec Deathbringer, Deathbringer Ismaël Legrand propose une œuvre visuellement magnifique. Son trait est somptueux, détaillé, habité, et donne vie à un univers sombre particulièrement immersif. Chaque planche dégage une vraie puissance graphique, avec une ambiance pesante et une direction artistique qui captivent immédiatement. C’est clairement l’un des grands points forts de l’album. Le scénario est lui aussi bien ficelé, du moins dans sa première moitié, où l’intrigue se met en place avec clarté et efficacité. On suit avec intérêt ces personnages pris dans un monde brutal dominé par la peur, la violence et une forme d’oppression inquisitoriale. L’univers intrigue, les enjeux se dessinent bien, et l’on se laisse porter avec plaisir. En revanche, la seconde moitié du récit devient plus complexe à suivre. Les ramifications du scénario se densifient, les personnages se multiplient, et j’ai parfois eu du mal à bien identifier qui était qui et à suivre clairement certains enchaînements narratifs. Peut-être est-ce volontaire pour renforcer la richesse de l’univers, ou peut-être est-ce simplement moi, mais cette partie m’a paru moins fluide que le début. Cela n’enlève cependant rien aux grandes qualités de l’album : Deathbringer reste une bande dessinée ambitieuse, portée par un univers fort et surtout par une réalisation graphique exceptionnelle. Même si la narration devient parfois un peu confuse, la beauté des dessins et la noirceur fascinante du monde imaginé par Ismaël Legrand en font une lecture marquante. Je lui mets finalement un 4, même si au fond ma vraie note serait plutôt 3,5, tant la partie graphique mérite à elle seule de hausser l’appréciation générale.