Un récit autobiographique, qui joue sur les souvenirs d’enfance, et aussi sur l’avenir que l’auteur imaginait (pour lui et/ou le monde), pour « l’An 2000 » donc. Dans ce genre de récit d’enfance déjà pas mal traité, Arnaud Quéré (que je découvre avec cet album) nous propose quelque chose de léger, frais, et agréable à lire.
En effet, ses petits souvenirs sont joliment mis en avant. Par le dessin déjà, que j’ai trouvé fluide et très agréable. Un Noir et Blanc un peu charbonneux, plaisant, évacuant le traditionnel gaufrier.
Mais c’est aussi une belle présentation de l’auteur (l’adulte, l’auteur de BD), qui a en plus su mêler quelques réflexions intéressantes (sur la notion relative de vieillesse par exemple) au simple conglomérat de souvenirs.
Note réelle 3,5/5.
J'ai pour Frantz Duchazeau la même sensation qu'avec Edith, à savoir que lorsqu'il sort une nouvelle BD, je trouve son dessin encore meilleur que dans mon souvenir. Celle-ci ne fait pas exception à la règle. Dans Bascoulard, l'ami Frantz tutoie les étoiles. Est-ce son sujet qui l'a poussé à se surpasser une nouvelle fois ?
Le sujet ? Marcel Bascoulard, un artiste berruyer (de Bourges ! Non non, on ne dit pas bourgeois !) fort discret, mais surtout tout à fait hors cadre. Autodidacte, vivant de son œuvre (même mal), il était connu des habitants essentiellement par la manière dont il habitait le monde : Marcel s'habillait en femme (sans pour autant se raser), vivait dans une carcasse de camion à l'écart de la ville, ne se lavait plus, et semblait errer dans les rues étroites de Bourges en poussant un étrange véhicule à pédales. Je n'en dirai pas plus, laissant le soin aux lectrices et teurs de découvrir tout comme moi cet artiste sans collier.
Je le disais, le trait de Duchazeau se fait ici encore plus fin, pour se hisser sans doute à la hauteur de son sujet. J'ai réellement été transporté à travers le vieux centre médiéval de la ville, mais aussi dans ses faubourgs où s'étale une campagne un brin morne. La foule des personnages anonymes prend vie, du boucher amateur d'art aux vieilles peaux conservatrices toujours promptes à jeter le discrédit sur le paria. Oui, sans aucun doute, Bascoulard est à mes yeux sa BD la plus aboutie visuellement. Ajoutons que Bascoulard permet de découvrir un illustre inconnu, passé un peu à côté de la reconnaissance, ce qui constitue le dénominateur commun avec le personnage principal de sa précédente réalisation, Robert Johnson, qui reçu quant à lui une reconnaissance bien tardive, longtemps après sa mort.
Pour son 40e anniversaire, Delcourt réédite plusieurs albums et séries en intégrales, dont notre Robinson Crusoë de Christophe Gaultier.
J'avoue que j'étais passé complètement à côté de cette série au moment de sa sortie en 2007. C'est donc une très bonne surprise de découvrir cette adaptation de l'oeuvre de Daniel Defoe, surtout qu'on a du tout bon !
La première chose que je me suis dit en attaquant cette intégrale, c'est que le trait de Christophe Gaultier me faisait furieusement penser à celui de Christophe Blain dans Isaac le pirate. Ce qui n'est pas pour me déplaire, loin de là, j'ai toujours apprécié ce graphisme singulier ; un trait qui semble grossier de prime abord, mais tellement expressif et dynamique quand on s'y attarde.
Et pour ce Robinson, ça fonctionne plutôt très bien ! Je me suis même surpris à redécouvrir le roman de Defoe que je pensais bien connaître. J'avais complètement oublié la première partie de la vie de Robinson, avant son naufrage et son arrivée sur cette fameuse île déserte. Cette vie épique et rocambolesque de cet aristocrate anglais est assez jubilatoire. On reprend nos marques sur l'imaginaire universel légué par le personnage de Robinson après son naufrage et la rencontre de Vendredi. Puis vient la fin, que j'avais complètement oublié aussi.
Bref, ce fût un réel plaisir de redécouvrir cette histoire qui semble très fidèle au roman (ça m'a même donné envie de le relire), magnifiquement dessinée par un Christophe Gaultier au top ! Bravo à Delcourt pour ce choix servi dans une très belle maquette qui valorise à merveille cet série.
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L'An 2000
Un récit autobiographique, qui joue sur les souvenirs d’enfance, et aussi sur l’avenir que l’auteur imaginait (pour lui et/ou le monde), pour « l’An 2000 » donc. Dans ce genre de récit d’enfance déjà pas mal traité, Arnaud Quéré (que je découvre avec cet album) nous propose quelque chose de léger, frais, et agréable à lire. En effet, ses petits souvenirs sont joliment mis en avant. Par le dessin déjà, que j’ai trouvé fluide et très agréable. Un Noir et Blanc un peu charbonneux, plaisant, évacuant le traditionnel gaufrier. Mais c’est aussi une belle présentation de l’auteur (l’adulte, l’auteur de BD), qui a en plus su mêler quelques réflexions intéressantes (sur la notion relative de vieillesse par exemple) au simple conglomérat de souvenirs. Note réelle 3,5/5.
Bascoulard
J'ai pour Frantz Duchazeau la même sensation qu'avec Edith, à savoir que lorsqu'il sort une nouvelle BD, je trouve son dessin encore meilleur que dans mon souvenir. Celle-ci ne fait pas exception à la règle. Dans Bascoulard, l'ami Frantz tutoie les étoiles. Est-ce son sujet qui l'a poussé à se surpasser une nouvelle fois ? Le sujet ? Marcel Bascoulard, un artiste berruyer (de Bourges ! Non non, on ne dit pas bourgeois !) fort discret, mais surtout tout à fait hors cadre. Autodidacte, vivant de son œuvre (même mal), il était connu des habitants essentiellement par la manière dont il habitait le monde : Marcel s'habillait en femme (sans pour autant se raser), vivait dans une carcasse de camion à l'écart de la ville, ne se lavait plus, et semblait errer dans les rues étroites de Bourges en poussant un étrange véhicule à pédales. Je n'en dirai pas plus, laissant le soin aux lectrices et teurs de découvrir tout comme moi cet artiste sans collier. Je le disais, le trait de Duchazeau se fait ici encore plus fin, pour se hisser sans doute à la hauteur de son sujet. J'ai réellement été transporté à travers le vieux centre médiéval de la ville, mais aussi dans ses faubourgs où s'étale une campagne un brin morne. La foule des personnages anonymes prend vie, du boucher amateur d'art aux vieilles peaux conservatrices toujours promptes à jeter le discrédit sur le paria. Oui, sans aucun doute, Bascoulard est à mes yeux sa BD la plus aboutie visuellement. Ajoutons que Bascoulard permet de découvrir un illustre inconnu, passé un peu à côté de la reconnaissance, ce qui constitue le dénominateur commun avec le personnage principal de sa précédente réalisation, Robert Johnson, qui reçu quant à lui une reconnaissance bien tardive, longtemps après sa mort.
Robinson Crusoë de Daniel Defoe
Pour son 40e anniversaire, Delcourt réédite plusieurs albums et séries en intégrales, dont notre Robinson Crusoë de Christophe Gaultier. J'avoue que j'étais passé complètement à côté de cette série au moment de sa sortie en 2007. C'est donc une très bonne surprise de découvrir cette adaptation de l'oeuvre de Daniel Defoe, surtout qu'on a du tout bon ! La première chose que je me suis dit en attaquant cette intégrale, c'est que le trait de Christophe Gaultier me faisait furieusement penser à celui de Christophe Blain dans Isaac le pirate. Ce qui n'est pas pour me déplaire, loin de là, j'ai toujours apprécié ce graphisme singulier ; un trait qui semble grossier de prime abord, mais tellement expressif et dynamique quand on s'y attarde. Et pour ce Robinson, ça fonctionne plutôt très bien ! Je me suis même surpris à redécouvrir le roman de Defoe que je pensais bien connaître. J'avais complètement oublié la première partie de la vie de Robinson, avant son naufrage et son arrivée sur cette fameuse île déserte. Cette vie épique et rocambolesque de cet aristocrate anglais est assez jubilatoire. On reprend nos marques sur l'imaginaire universel légué par le personnage de Robinson après son naufrage et la rencontre de Vendredi. Puis vient la fin, que j'avais complètement oublié aussi. Bref, ce fût un réel plaisir de redécouvrir cette histoire qui semble très fidèle au roman (ça m'a même donné envie de le relire), magnifiquement dessinée par un Christophe Gaultier au top ! Bravo à Delcourt pour ce choix servi dans une très belle maquette qui valorise à merveille cet série.