César est un couillon au mental d'enfant de dix ans, et Brutus n'en peut plus de ses conneries. C'est décidé, il va mettre en place un complot pour l'assassiner, pour le bien de Rome. Sauf que ses complices sont tous aussi couillons.
Je découvre le duo Karibou et Duparcmeur avec cet album, et il donne très envie de lire leurs autres productions. Humour absurde et percutant, élégance du dessin et efficacité de la mise en scène se combinent ici pour un résultat qui m'a fait éclater de rire à de nombreuses reprises.
Graphiquement, on est sur un dessin réaliste, volontairement figé et minimaliste, en bichromie bleutée, utilisant régulièrement l'itération iconique. Les décors sont souvent vides, mais les personnages sont très soignés et très réussis, et leurs airs impassibles accentuent le côté pince-sans-rire de l'humour. Cela rappelle clairement les BD de Fabcaro, et ce choix fonctionne bien ici : le dessin s'efface au profit du texte et renforce même l'absurdité des dialogues par son extrême neutralité. La lecture est fluide, les personnages immédiatement identifiables, et la mise en scène reste claire malgré la simplicité du dispositif.
L'humour repose essentiellement sur l'absurde, les anachronismes et les dialogues. César est constamment en décalage avec les situations, et c'est souvent dans ce contraste que les gags fonctionnent le mieux. J'ai apprécié que l'humour ne repose pas uniquement sur la chute finale, mais aussi sur le déroulement même des scènes et des échanges, avec des situations qui dégénèrent progressivement. Les running gags sont présents mais restent globalement maîtrisés, sans jamais devenir trop lourds.
Tout n'est pas parfaitement équilibré pour autant. La volonté de relier tous ces gags afin d'en faire une histoire continue entraîne quelques baisses de rythme, surtout sur la fin, où l'assassinat s'étire un peu trop. J'ai beaucoup ri sur certains gags et situations, simplement souri sur d'autres, et quelques pages tombent légèrement à plat, mais l'ensemble demeure globalement très réussi.
Si l'on aime l'humour absurde, le contraste entre des personnages très sérieux et des situations loufoques, ainsi qu'une relecture anachronique de l'Histoire, c'est clairement une lecture recommandable.
Jean-Louis Tripp continue son autobiographie en s'attaquant cette fois-ci à son père et la relation souvent compliquée qu'il a eue avec lui.
Le père de Tripp ressemble à de nombreux parents : il y a de bons côtés et l'auteur garde de bons souvenirs, mais il pouvait aussi être un père de mauvaise foi qui n'avait pas le temps de bien élever ses enfants (les parents de Tripp l'ont d'ailleurs eu lorsqu'ils étaient trop jeunes et qui ne savaient pas trop quoi faire avec un bébé) et surtout il a fait partie de ces trop nombreuses générations d'hommes qui ont grandi avec l'idée qu'on doit tout garder en soi-même au lieu de chercher de l'aide.
Tripp est honnête et n'a pas peur de se représenter de manière parfois détestable devant les lecteurs. Il était un enfant turbulent qui aimait bien embêter son petit frère. Au travers la figure de se père à la fois présent et absent, on voit aussi un peu l'histoire familiale de Tripp. Ses parents s'engueulent tout le temps et vont finir par divorcer et à cause de leur comportement le petit Tripp vivra une expérience traumatisante lorsqu'il n'était encore qu'un enfant. Un des moments les plus passionnants de l'album est la conversation entre l'auteur et sa vieille mère qui admet qu'elle et son mari n'étaient pas prêts pour avoir un enfant lorsqu'ils l'ont eu.
C'est vraiment un album passionnant qui se lit facilement malgré le nombre de pages. Le dessin de Tripp est toujours agréable et il recrée bien une France qui n'existe plus.
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Salade César
César est un couillon au mental d'enfant de dix ans, et Brutus n'en peut plus de ses conneries. C'est décidé, il va mettre en place un complot pour l'assassiner, pour le bien de Rome. Sauf que ses complices sont tous aussi couillons. Je découvre le duo Karibou et Duparcmeur avec cet album, et il donne très envie de lire leurs autres productions. Humour absurde et percutant, élégance du dessin et efficacité de la mise en scène se combinent ici pour un résultat qui m'a fait éclater de rire à de nombreuses reprises. Graphiquement, on est sur un dessin réaliste, volontairement figé et minimaliste, en bichromie bleutée, utilisant régulièrement l'itération iconique. Les décors sont souvent vides, mais les personnages sont très soignés et très réussis, et leurs airs impassibles accentuent le côté pince-sans-rire de l'humour. Cela rappelle clairement les BD de Fabcaro, et ce choix fonctionne bien ici : le dessin s'efface au profit du texte et renforce même l'absurdité des dialogues par son extrême neutralité. La lecture est fluide, les personnages immédiatement identifiables, et la mise en scène reste claire malgré la simplicité du dispositif. L'humour repose essentiellement sur l'absurde, les anachronismes et les dialogues. César est constamment en décalage avec les situations, et c'est souvent dans ce contraste que les gags fonctionnent le mieux. J'ai apprécié que l'humour ne repose pas uniquement sur la chute finale, mais aussi sur le déroulement même des scènes et des échanges, avec des situations qui dégénèrent progressivement. Les running gags sont présents mais restent globalement maîtrisés, sans jamais devenir trop lourds. Tout n'est pas parfaitement équilibré pour autant. La volonté de relier tous ces gags afin d'en faire une histoire continue entraîne quelques baisses de rythme, surtout sur la fin, où l'assassinat s'étire un peu trop. J'ai beaucoup ri sur certains gags et situations, simplement souri sur d'autres, et quelques pages tombent légèrement à plat, mais l'ensemble demeure globalement très réussi. Si l'on aime l'humour absurde, le contraste entre des personnages très sérieux et des situations loufoques, ainsi qu'une relecture anachronique de l'Histoire, c'est clairement une lecture recommandable.
Un père
Jean-Louis Tripp continue son autobiographie en s'attaquant cette fois-ci à son père et la relation souvent compliquée qu'il a eue avec lui. Le père de Tripp ressemble à de nombreux parents : il y a de bons côtés et l'auteur garde de bons souvenirs, mais il pouvait aussi être un père de mauvaise foi qui n'avait pas le temps de bien élever ses enfants (les parents de Tripp l'ont d'ailleurs eu lorsqu'ils étaient trop jeunes et qui ne savaient pas trop quoi faire avec un bébé) et surtout il a fait partie de ces trop nombreuses générations d'hommes qui ont grandi avec l'idée qu'on doit tout garder en soi-même au lieu de chercher de l'aide. Tripp est honnête et n'a pas peur de se représenter de manière parfois détestable devant les lecteurs. Il était un enfant turbulent qui aimait bien embêter son petit frère. Au travers la figure de se père à la fois présent et absent, on voit aussi un peu l'histoire familiale de Tripp. Ses parents s'engueulent tout le temps et vont finir par divorcer et à cause de leur comportement le petit Tripp vivra une expérience traumatisante lorsqu'il n'était encore qu'un enfant. Un des moments les plus passionnants de l'album est la conversation entre l'auteur et sa vieille mère qui admet qu'elle et son mari n'étaient pas prêts pour avoir un enfant lorsqu'ils l'ont eu. C'est vraiment un album passionnant qui se lit facilement malgré le nombre de pages. Le dessin de Tripp est toujours agréable et il recrée bien une France qui n'existe plus.