Une maxi-série inédite en dix épisodes (avec trois arcs narratifs de trois épisodes et un épisode conclusif) consacrée au célèbre Yoda. Ce format fonctionne très bien, car il permet d’explorer différentes périodes de sa vie tout en racontant des histoires assez complètes.
J’ai particulièrement apprécié le fait que le comics prenne le temps de montrer Yoda dans plusieurs moments importants de l’univers Star Wars. Chaque arc a sa propre ambiance et permet de voir le personnage sous un angle différent : en maître Jedi, en guide pour les plus jeunes ou encore en stratège pendant la Guerre des Clones. On retrouve bien la sagesse du personnage, mais aussi ses interrogations face à la Force et aux événements.
Les dessins sont globalement très réussis et participent beaucoup au plaisir de lecture. Les différentes équipes artistiques apportent chacune leur style, ce qui rend les arcs assez variés visuellement.
Certaines histoires m’ont un peu plus marqué que d’autres, mais l’ensemble reste très solide et intéressant, surtout pour un personnage aussi emblématique que Yoda. C’est une lecture que j’ai vraiment appréciée et qui développe bien le personnage.
Ce livre m'a été offert par ma fille dans la version anglaise de Penguin Books en 2019. Première édition, je crois, et que je conserve et estime avec beaucoup d'amour et de saudade (nostalgie). Je me suis souvenu d'elle en cette Journée de la Femme. L'approche de la dystopie écrite par M. Atwood est très opportune aujourd'hui et les illustrations sont bien faites. Je pense que l'édition française que j'ai feuilletée correspond bien à la version originale et je recommande vivement la lecture et la réflexion sur le thème.
Difficile de venir aviser un tel album, surtout lorsque celui-ci a été tant encensé.
L'œuvre est bonne, indubitablement, les dessins sont travaillés, simples d'apparence mais chaque case fourmillant pourtant de détails, le joli travail des couleurs n'apparaissant que pour illustrer le beau créatif (principalement la musique et le chant ici mais l'on observera également de la peinture) fait mouche et donne une jolie identité visuelle au récit, comme une illustration du pouvoir de l'art amenant de la couleur dans les mornes vies, le récit là aussi simple mais tout de même rondement mené, … Bref, je ne vais pas aller à contre-courant ici, l'album est bon et mérite ses louanges.
Je regrette tout de même de ne pas avoir pu vraiment être touchée par l'œuvre. Les aléas des sensibilités artistiques et émotionnelles sont ce qu'elles sont, tout le monde ne vibrera pas de la même manière face aux même créations, mais il n'empêche qu'après avoir vu passer tant d'avis dithyrambiques j'avoue avoir refermé l'album avec un certain goût d'occasion manquée. L'histoire me parle, je suis sensible aux histoires de famille, aux récits de destins au départs liés et se perdant et s'éloignant face aux tragédies de la vie, encore plus aux créations artistiques prenant pour sujet la création artistique en elle-même, sous ses aspects les plus enchanteurs et évocateurs comme les plus froids et cruels, en un mot comme en cent l'histoire de ces deux jumeaux prodiges auraient dû faire mouche chez moi, évoquer en moi quelque chose de plus. Je ne sais pas quel serait ce "quelque chose de plus", l'album m'apparait objectivement comme très bon, les forme graphique comme narrative sont réalisées avec talent et je ne saurais pas véritablement quoi changer pour que cela me paraisse plus juste, mais pourtant voilà un petit quelque chose me manque.
Sans doute juste moi qui reste malgré tout une triste rabat-joie.
Mais terminons tout de même cet avis sur une note positive, car après tout l'album reste malgré mes regrets d'excellente facture.
Retranscrire par le dessin le chant et la musique n'est pas chose facile et pourtant le duo d'auteur est ici parvenu à créer une jolie ode au chant, à l'amour des sons du monde et des créatures qui le peuple, le tout enrobé dans le récit tragique de deux jeunes gens pour qui l'amour de l'art mènera vers le gloire, l'orgueil et la déchéance (et peut-être une fin heureuse quand-même, si on est sage).
Je n'ai pas lu toutes les adaptations BD du roman original de Conrad, ni vu tous les films qui s'en inspirent. Celle-ci me semble assez fidèle à la “novella” originale au niveau de l'intrigue et du texte. Je juge important de ne pas confondre la vision de Marlow sur l'Afrique et le Congo avec les opinions de Conrad lui-même sur le racisme et la violence. Selon certains critiques, il a été novateur à ce niveau, mais ici, je pense qu'il vaut mieux éviter ces polémiques…
Je n'ai pas adhéré immédiatement aux dessins de Brahy. Ils m'ont semblé peu travaillés et sans grandes images spectaculaires. Ensuite, au fur et à mesure que je lisais, j'ai commencé à me sentir plus identifié et je pense qu'ils sont en harmonie avec le texte. J'ai particulièrement apprécié les couleurs de Cyril Saint-Blancat, mais même celles-ci pourraient être plus sombres et glauques... Bref, je crois que le livre peut constituer une bonne introduction aux ténèbres et à Conrad. "The horror! The horror!" J'aime dire ça!
Étrange album, pas forcément très facile d’accès, mais qui véhicule une pensée simple et forte.
Le texte est à la fois omniprésent, très important – si ce n’est essentiel – et minimaliste, finalement peu présent « physiquement ». Quelques bouts de phrases disséminés au milieu de pages illustrées de dessins, de reproduction plus ou moins partielles de documents divers en lien avec ce qui nous est conté, raconté.
Reprenant les idées – et en partie les mots – de Bruno Latour, Philippe Squarzoni se retrouve en terrain connu, lui qui a déjà publié plusieurs albums engagés dans la même direction, à la fois alarmiste, mais aussi avec toujours la volonté d’aller de l’avant, de montrer qu’un autre monde est possible – même si les derniers – et nombreux – délires de Trump deuxième manière aggravent la situation décrite et décriée dans cet album.
L’album est intéressant, donne à réfléchir. Je l’ai juste trouvé un peu aride. Et aussi, malgré le travail lui aussi intéressant de Squarzoni, j’ai trouvé à plusieurs reprises que ça serait presque aussi, voire plus intéressant sans passer par le médium BD. Sur le même registre politique/économique/poétique, je préfère presque lire les textes de Baudouin de Bodinat.
Note réelle 3,5/5.
3.5
Une bonne autobiographie qui montre ce que c'est d'être un dessinateur, notamment ceux qui travaillent dans les journaux satiriques, sous la Turquie d'Erdogan.
Ayant déjà lu une biographie du politicien turque en BD, je n'ai donc pas appris grand chose de la vie politique en Turquie. Ce qui m'a surtout intéressé est ce qui touchait le monde de la BD turque vu que tout ce que je connaissais était les plagiats de Tintin ou des super-héros américains qui dataient quand même de quelques décennies. Cela reste tout de même passionnant d'avoir un témoignage sur ce qu'était la vie quotidienne des turques au lieu de généralité comme 'dans les années 70 la vie politique était instable et il y a pleins de gens qui sont morts'.
On suit donc l'auteur qui gamin adore les bd et veut en faire plus tard et une fois adulte il se retrouve dans une Turquie dirigé par un Erdogan qui va se montrer de plus en plus autoritaire au fil des années. Comme l'auteur travaille dans un journal satirique qui attaque le régime, on est au première loge en ce qui concerne certaines luttes contre les actions d'Erdogan (protéger une foret qu'il veut détruire pour bâtir un centre commercial par exemple) et comment le régime s'y prends pour faire peur à ses opposants. C'est vraiment captivant à lire et vu la dérive autoritaire de plusieurs pays occidentaux je me dis que ça pourrait tous nous arriver un jour.
Très bien, j'ai adoré. J'ai fait un retour en jeunesse, le collège, l'amour, les copains (copines). Je l'ai fait lire à ma soeur, elle a elle aussi aimé.
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Star Wars - Yoda
Une maxi-série inédite en dix épisodes (avec trois arcs narratifs de trois épisodes et un épisode conclusif) consacrée au célèbre Yoda. Ce format fonctionne très bien, car il permet d’explorer différentes périodes de sa vie tout en racontant des histoires assez complètes. J’ai particulièrement apprécié le fait que le comics prenne le temps de montrer Yoda dans plusieurs moments importants de l’univers Star Wars. Chaque arc a sa propre ambiance et permet de voir le personnage sous un angle différent : en maître Jedi, en guide pour les plus jeunes ou encore en stratège pendant la Guerre des Clones. On retrouve bien la sagesse du personnage, mais aussi ses interrogations face à la Force et aux événements. Les dessins sont globalement très réussis et participent beaucoup au plaisir de lecture. Les différentes équipes artistiques apportent chacune leur style, ce qui rend les arcs assez variés visuellement. Certaines histoires m’ont un peu plus marqué que d’autres, mais l’ensemble reste très solide et intéressant, surtout pour un personnage aussi emblématique que Yoda. C’est une lecture que j’ai vraiment appréciée et qui développe bien le personnage.
La Servante écarlate
Ce livre m'a été offert par ma fille dans la version anglaise de Penguin Books en 2019. Première édition, je crois, et que je conserve et estime avec beaucoup d'amour et de saudade (nostalgie). Je me suis souvenu d'elle en cette Journée de la Femme. L'approche de la dystopie écrite par M. Atwood est très opportune aujourd'hui et les illustrations sont bien faites. Je pense que l'édition française que j'ai feuilletée correspond bien à la version originale et je recommande vivement la lecture et la réflexion sur le thème.
Soli Deo Gloria
Difficile de venir aviser un tel album, surtout lorsque celui-ci a été tant encensé. L'œuvre est bonne, indubitablement, les dessins sont travaillés, simples d'apparence mais chaque case fourmillant pourtant de détails, le joli travail des couleurs n'apparaissant que pour illustrer le beau créatif (principalement la musique et le chant ici mais l'on observera également de la peinture) fait mouche et donne une jolie identité visuelle au récit, comme une illustration du pouvoir de l'art amenant de la couleur dans les mornes vies, le récit là aussi simple mais tout de même rondement mené, … Bref, je ne vais pas aller à contre-courant ici, l'album est bon et mérite ses louanges. Je regrette tout de même de ne pas avoir pu vraiment être touchée par l'œuvre. Les aléas des sensibilités artistiques et émotionnelles sont ce qu'elles sont, tout le monde ne vibrera pas de la même manière face aux même créations, mais il n'empêche qu'après avoir vu passer tant d'avis dithyrambiques j'avoue avoir refermé l'album avec un certain goût d'occasion manquée. L'histoire me parle, je suis sensible aux histoires de famille, aux récits de destins au départs liés et se perdant et s'éloignant face aux tragédies de la vie, encore plus aux créations artistiques prenant pour sujet la création artistique en elle-même, sous ses aspects les plus enchanteurs et évocateurs comme les plus froids et cruels, en un mot comme en cent l'histoire de ces deux jumeaux prodiges auraient dû faire mouche chez moi, évoquer en moi quelque chose de plus. Je ne sais pas quel serait ce "quelque chose de plus", l'album m'apparait objectivement comme très bon, les forme graphique comme narrative sont réalisées avec talent et je ne saurais pas véritablement quoi changer pour que cela me paraisse plus juste, mais pourtant voilà un petit quelque chose me manque. Sans doute juste moi qui reste malgré tout une triste rabat-joie. Mais terminons tout de même cet avis sur une note positive, car après tout l'album reste malgré mes regrets d'excellente facture. Retranscrire par le dessin le chant et la musique n'est pas chose facile et pourtant le duo d'auteur est ici parvenu à créer une jolie ode au chant, à l'amour des sons du monde et des créatures qui le peuple, le tout enrobé dans le récit tragique de deux jeunes gens pour qui l'amour de l'art mènera vers le gloire, l'orgueil et la déchéance (et peut-être une fin heureuse quand-même, si on est sage).
Au coeur des ténèbres (Luc Brahy)
Je n'ai pas lu toutes les adaptations BD du roman original de Conrad, ni vu tous les films qui s'en inspirent. Celle-ci me semble assez fidèle à la “novella” originale au niveau de l'intrigue et du texte. Je juge important de ne pas confondre la vision de Marlow sur l'Afrique et le Congo avec les opinions de Conrad lui-même sur le racisme et la violence. Selon certains critiques, il a été novateur à ce niveau, mais ici, je pense qu'il vaut mieux éviter ces polémiques… Je n'ai pas adhéré immédiatement aux dessins de Brahy. Ils m'ont semblé peu travaillés et sans grandes images spectaculaires. Ensuite, au fur et à mesure que je lisais, j'ai commencé à me sentir plus identifié et je pense qu'ils sont en harmonie avec le texte. J'ai particulièrement apprécié les couleurs de Cyril Saint-Blancat, mais même celles-ci pourraient être plus sombres et glauques... Bref, je crois que le livre peut constituer une bonne introduction aux ténèbres et à Conrad. "The horror! The horror!" J'aime dire ça!
Zone critique
Étrange album, pas forcément très facile d’accès, mais qui véhicule une pensée simple et forte. Le texte est à la fois omniprésent, très important – si ce n’est essentiel – et minimaliste, finalement peu présent « physiquement ». Quelques bouts de phrases disséminés au milieu de pages illustrées de dessins, de reproduction plus ou moins partielles de documents divers en lien avec ce qui nous est conté, raconté. Reprenant les idées – et en partie les mots – de Bruno Latour, Philippe Squarzoni se retrouve en terrain connu, lui qui a déjà publié plusieurs albums engagés dans la même direction, à la fois alarmiste, mais aussi avec toujours la volonté d’aller de l’avant, de montrer qu’un autre monde est possible – même si les derniers – et nombreux – délires de Trump deuxième manière aggravent la situation décrite et décriée dans cet album. L’album est intéressant, donne à réfléchir. Je l’ai juste trouvé un peu aride. Et aussi, malgré le travail lui aussi intéressant de Squarzoni, j’ai trouvé à plusieurs reprises que ça serait presque aussi, voire plus intéressant sans passer par le médium BD. Sur le même registre politique/économique/poétique, je préfère presque lire les textes de Baudouin de Bodinat. Note réelle 3,5/5.
Journal inquiet d'Istanbul
3.5 Une bonne autobiographie qui montre ce que c'est d'être un dessinateur, notamment ceux qui travaillent dans les journaux satiriques, sous la Turquie d'Erdogan. Ayant déjà lu une biographie du politicien turque en BD, je n'ai donc pas appris grand chose de la vie politique en Turquie. Ce qui m'a surtout intéressé est ce qui touchait le monde de la BD turque vu que tout ce que je connaissais était les plagiats de Tintin ou des super-héros américains qui dataient quand même de quelques décennies. Cela reste tout de même passionnant d'avoir un témoignage sur ce qu'était la vie quotidienne des turques au lieu de généralité comme 'dans les années 70 la vie politique était instable et il y a pleins de gens qui sont morts'. On suit donc l'auteur qui gamin adore les bd et veut en faire plus tard et une fois adulte il se retrouve dans une Turquie dirigé par un Erdogan qui va se montrer de plus en plus autoritaire au fil des années. Comme l'auteur travaille dans un journal satirique qui attaque le régime, on est au première loge en ce qui concerne certaines luttes contre les actions d'Erdogan (protéger une foret qu'il veut détruire pour bâtir un centre commercial par exemple) et comment le régime s'y prends pour faire peur à ses opposants. C'est vraiment captivant à lire et vu la dérive autoritaire de plusieurs pays occidentaux je me dis que ça pourrait tous nous arriver un jour.
Coeur Collège
Très bien, j'ai adoré. J'ai fait un retour en jeunesse, le collège, l'amour, les copains (copines). Je l'ai fait lire à ma soeur, elle a elle aussi aimé.