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Les dernier avis (71 avis)

Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dans la forêt (Sarbacane)
Dans la forêt (Sarbacane)

C'est avant tout grâce à un couple d'amis que j'avais découvert le talent de Lomig par le biais de ses deux premiers albums Magic Dream Box et Vacadab. On avait ensuite eu la chance de l'inviter au festival que nous organisons pour son album précédent Le Cas Fodyl. C'est son regard tranchant et acéré sur notre société, ses absurdités et les méfaits du capitalisme qui m'avaient séduit. Ajoutez à cela un trait fin et souple tout en noir et blanc aimant jouer avec les hachures, et là moi je suis aux anges. J'étais donc curieux de découvrir son dernier album adapté d'un roman de l'autrice américaine Jean Hegland qui fut un best-seller. Dans la forêt nous plonge donc dans un monde post-apocalyptique "soft" : Plus d'électricité, plus de moyens de transports, plus d'essence, la nourriture est une denrée rare et précieuse. C'est dans ce contexte que survivent deux jeunes soeurs dans leur maison en plein coeur de la forêt après la disparition de leurs parents. Mais quand on a 17 et 18 ans, pas facile de bien vivre cette situation... Eva et Nell s'accrochent à leurs passions, la danse et la lecture pour ne pas sombrer et vont petit à petit apprivoiser cette forêt immense qui les entoure. Et c'est là toute la réussite de cet album, faire de cette forêt un personnage à part entière. Sans avoir lu le roman, on sent que Lomig a mis l'accent sur cet aspect primordial du récit et y est parfaitement parvenu ; elle se fait tout à la fois, réconfortante, protectrice, nourricière. C'est là que son trait fin prend tout son souffle et rend parfaitement grâce à la majestuosité de la forêt. Fait étrange, c'est durant la période de confinement que nous venons de passer que j'ai lu cet album, et il prend tout à coup une toute autre dimension... Un très bel album à découvrir !

25/05/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Le Divin
Le Divin

Grand amateur d'illustrations que j'aime partager sur le net, j'étais déjà tombé sur certaines des illustrations proposées en fin d'album sans savoir qu’elles étaient tirées de cette BD. C'est du coup avec curiosité que je me suis lancé dans cette lecture grâce à l'ami Sloane avec qui nous échangeons régulièrement des albums. Alors oui, le côté un peu caricatural du "méchant" est parfois un peu trop prégnant, mais sorti de cela je me suis laissé embarquer par cette histoire servie par un graphisme atypique et magnifique. Le trait est fin et précis, mais c'est surtout cette colorisation saturée et quasi exclusivement en aplats qui instaure cette ambiance unique, à la limite irréelle et onirique qui colle parfaitement au scénario et au fantastique qui pointe au fil des pages. Si l'histoire prend du temps à s'installer et à monter dans les tours, une fois partie on est vite scotché jusqu'à son dénouement. Si ce n'est pas la première BD à traiter le sujet des enfants soldats, elle se démarque par la force de son graphisme et le parti pris fantastique qui surgit au fil du récit. Un très bon album !

25/05/2020 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme qui tua Chris Kyle
L'Homme qui tua Chris Kyle

Comme certains, je n'ai pas attendu la sortie de l'album en couleur pour me procurer la version n&b, tant je suis fan du dessin en n&b très épuré de Brüno. (je possède d'ailleurs l'ensemble de ses albums en n&b) Ce livre s'ouvre sur la célèbre réplique de "L'homme qui tua Liberty Valance" de John Ford "quand la légende devient réalité, on imprime la légende", ce qui sied parfaitement à cette histoire. Le scénario se base sur l'histoire de Chris Kyle (qui avait déjà fait l'objet d'un film "American sniper" de Clint Eastwood) mais surtout va beaucoup plus loin que le film, à travers notamment le portrait d'Eddie Ray Routh, le meurtrier. En suivant ces deux personnages, Chris Kyle et Eddie Ray Routh, Fabien Nury nous dresse un portrait sans concession des États-Unis, empreints de nationalisme, de suprématie blanche, mais aussi et surtout très attachés aux armes à feu, et au business (le destin de la veuve de Chris Kyle est d'ailleurs à ce point remarquable). Bien sûr cet album relève beaucoup plus du reportage dessiné que d'une aventure classique dont nous avaient habitués Nury et Brüno. D'ailleurs, il n'y a pas de dialogue ici (Fabien Nury s'en explique d'ailleurs dans le très bon dossier présent à la fin de l'album). Avec un découpage assez original, les auteurs utilisent les clip vidéo, les interviews TV données par les différents protagonistes pour nous livrer leur version de l'histoire. Certes on peut regretter un peu trop de copié/collé niveau dessin, mais sur la pagination (152 pages) cela passe. Graphiquement, le travail de Brüno est parfait, et je me contenterai uniquement de la version noir et blanc tant elle est parfaite à mes yeux. Pour ceux qui s'attendaient à une aventure type Tyler Cross, jetez-y un coup d’œil tout de même, cela vaut le coup d’œil. En tout cas , j'ai bien aimé cet album à la fois déconcertant sur la forme mais passionnant sur le fond.

25/05/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
Couverture de la série Karmen
Karmen

Ouah ! Quand j’ai vu cette bd sur le site, j’ai été intrigué par la couverture, mais sans savoir si j’avais vraiment envie de la lire. J’ai feuilleté ensuite cette bd en librairie et j’ai continué à être intrigué. J’ai finalement emprunté la chose, et, au final, cette lecture est intrigante. Intrigante mais très agréable. Tout d’abord, l’aspect graphique interpelle. Le dessin est très bon, Guillem March sublime ses personnages, qui sont très beaux mais avec leurs petits défauts naturels. Catalina est magnifique et passe une bonne partie du récit nue. Mais ce nu, comme le dit Ro, n’est pas érotique, pas vulgaire. Les parties intimes sont soigneusement cachées, et le corps de l'héroïne n’est pas parfait, pas tout fin et sans défauts. Mais il est beau, tout simplement. Graphiquement, c’est donc un vrai plaisir. Karmen est magnétisante et son corps, ainsi que celui de ses congénères, est très bien rendu. Les décors sont eux aussi très bons, la ville de Palma est vraiment bien rendue. En ce qui concerne la colorisation, elle surprend au premier abord. De plus, je trouve qu’elle ne rend pas forcément service aux décors et notamment à la ville de Palma, qui aurait été plus mise en valeur avec une colorisation plus classique. Mais au final, cette colorisation très claire et pastelle rend bien avec l’histoire et sa dimension un peu surnaturelle. Cette histoire est prenante. On est un peu dans le roman graphique, la bd suit la vie de Catalina et montre la remise en question de celle-ci. Karmen est l’élément qui sert à cette remise en question, tout le système des âmes apporte un peu de gaieté à tout ça, et c’est agréable. Le fantastique vient ici au service d’un questionnement plus terre à terre, presque philosophique. Le récit est fluide, l’histoire bien racontée. J’ai donc beaucoup aimé cette histoire, peut-être un peu fleur bleue, mais qui n’est pas niaise pour un sou, et aborde des thématiques qui ne sont pas parmi les plus joyeuses. Alors certes on peut se dire que c’est un peu gros en refermant le livre, mais au final tant pis, ou tant mieux. Je ne peux que conseiller cette bd qui m’a satisfait autant que le plan de l’histoire que du dessin. MAJ J'avais emprunté ce livre dans sa version numérique, et avait donc beaucoup apprécié la chose, y compris graphiquement. Avec le déconfinement et la réouverture des librairies, j'ai pu feuilleter l'album "en vrai". Et j'en rajoute une couche sur la beauté du truc. C'est vraiment très très beau, j'ai été soufflé par les planches. La colorisation rend mieux sur version papier que numérique, et même si j'avais (beaucoup) apprécié ma lecture numérique, je conseille vraiment la lecture version papier. Moi qui achète peu neuf, surtout pour des ouvrages que j'ai déjà lu, j'avoue me tâter fortement, et en tout cas, dès que je pourrais le trouver en occase, je foncerai. Car c'est vraiment une belle bande dessinée.

09/05/2020 (MAJ le 25/05/2020) (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Cité irréelle
Cité irréelle

Afin de mieux appréhender cette oeuvre particulière, il convient d'en écarter de suite les éléments de comparaison permettant de l'identifier... Alors oui le dessin se veut proche de l'école Daniel Clowes et Charles Burns sans en atteindre la maîtrise graphique. Et oui aussi les 5 histoires de ce recueil vont rappeler furieusement l'ambiance moite d'un Eraserhead ou d'un Lost Highway de David Lynch. Ces deux points étant identifiés, la première oeuvre de D.J. Bryant se distingue par une ambiance intriguante... Difficile de raconter toutes ces histoires de couple et d'identité malmenées sans en dévoiler toutes les aspérités mais la plupart d'entre elles arrivent de façon assez surprenante à malmener le lecteur en y ajoutant pas mal de scènes pornographiques aussi intenses qu'excitantes et dérangeantes. L'amour est vue ici comme un éternel doute, l'être aimé est fantasmé, détesté, sublimé lorsqu'il peut être carrément inventé pour la bonne cause. Tous les personnages issus de l'esprit malade de Bryant ont pour ambition de trouver l'âme sœur. En mêlant fantastique, voyages dans le temps ou quotidien vicié par la rencontre de tarés ordinaires, l'auteur brouille habilement les pistes. Si la première histoire peut sembler issue d'un bon épisode de la 4ème dimension sur une dizaine de pages, notez bien qu'il s'agit de l'histoire la plus courte placée ici en début d'ouvrage pour conditionner le lecteur avant de le perdre dès l'impressionnant second récit bien plus barré. Bryant use d'un style richement détaillé dans un style underground qui ne plaira pas forcément à tous. Les décors fourmillent de mille détails dans un noir et blanc profond mais certaines proportions des personnages restent approximatives. Ne pas oublier qu'il s'agit d'une toute première oeuvre. On pense aussi à Colville pour son ambiance poisseuse et parfois même violente. On pense aux vieux strips Archie pour une histoire toute en couleurs cette fois de voyage dans le temps et d'art. Les dessins sont souvent beaux, le découpage est habile et ambitieux. Seule l'histoire centrale sur base de pièce de théâtre m'a semblé si nébuleuse que j'ai failli décrocher. Mais il reste un dernier atout et de taille à cet album : la clé n'est pas dans la première lecture et il en faudra plusieurs pour décoder certains messages bien cachés et nébuleux. Par chance l'ensemble est vraiment très agréable à lire et à suivre. Bryant est un auteur à suivre de près. Il lui aurait fallu une dizaine d'années pour concevoir ces 5 récits d'une cité irréelle pas si éloignée du réel finalement. Avec l'espoir qu'on reverra plus rapidement cette relève inattendue.

25/05/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Vénosa
Vénosa

Il y a quelque chose de très cinématographique dans Venosa. Milhiet y impose dès le premier tome un bordel sans nom avec de multiples points de vues éparpillés et qui vont fatalement d'une façon ou d'une autre se recroiser de façon tout à fait inattendue. Car la dernière oeuvre de Milhiet est avortée. Initialement prévue pour être une trilogie au minimum, les ventes décevantes du premier tome ont écourté les aventures de cette bande d'hurluberlus particulièrement cintrés. L'auteur a pu disposer d'un tome 2 un peu plus long que le premier pour boucler une histoire plutôt ambitieuse. Et justement qu'est-ce que peut bien raconter Venosa ? On peut facilement le classer dans la Dark Fantasy, ce sous genre où les héros n'en sont pas et également retrouver l'humour potache d'Olivier Milhiet largement plébiscité dans Spoogue. Le découpage sans temps morts a peut-être même tendance à perdre continuellement le lecteur ici. On passe d'une situation à une autre façon Guy Ritchie lorsque ce dernier avait encore du talent pour son petit film de gangsters roublards "Snatch". Venosa est donc le "Snatch" de la Dark Fantasy, un personnage résume parfaitement la situation en ces termes "Une guerre, un siège, une tuerie, une bavure, un magicien, une camée, des émeutes et maintenant des fous !" Effectivement il est impossible de deviner quel élément incongru et pourtant souvent hilarant va émerger des prochaines pages. C'est plutôt bon signe ici car tous les antagonistes vont finir par se rencontrer et se foutre sur la gueule. Ici le langage est fleuri et les coups de tatane finissent souvent par de jolis éclats sanglants. Raconter l'histoire n'a pas vraiment de sens, on peut résumer à une bande de malfrats pas très futés exploités par un magicien en quête de vengeance dans une ville de psychopathes assiégée par un roi gueulard. On peut même parler d'un petit miracle tant l'ensemble est franchement casse-gueules et aurait mérité d'être effectivement plus développé. Mais parfois les oeuvres "malades" et retravaillées dans l'urgence pour ne pas léser le lecteur ont du bon. Il y a d'autres exemples tout aussi probants avec au choix Drakka, Le Réseau Bombyce ou même Kraken qui se passe de fin sans que l'oeuvre en patisse. La conclusion reste ici ouverte mais ces deux tomes raviront les amateurs des "Donjon" de Sfar et de l'oeuvre d'un Olivier Milhiet qui a réussi de jolies planches bien découpées et détaillées dans le style qui lui est propre. Une très chouette surprise qui n'en est pas une pour qui connait l'auteur. Vivement conseillé pour se distraire et se poiler.

25/05/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Cinq branches de coton noir
Cinq branches de coton noir

Dans le monde de la BD, cet album c’est un pavé ! 170 pages. Et je dois dire tout de go, c’est juste remarquable. Un scénario très original à la « Monument Men » et un graphisme admirable. Une belle réussite. Nous sommes en juin 1944. Le soldat Lincoln reçoit de sa sœur une lettre révélant que sous le premier drapeau des futurs États-Unis, une étoile noire à cinq branches – rendant hommage à la communauté noire – serait glissée sous l’une des étoiles blanches. Et si c’était vrai ? Il faut récupérer absolument cet étendard ! Il y a de l’action, des tragédies, des rebondissements, des combats, de la bravoure, de l’émotion dans cette aventure hors norme. Peu importe que l’histoire au final ne soit pas vraie. Elle est passionnante tout en déversant des allégories justes et morales. Belle réussite portée par des personnages attachants et par une colorisation particulièrement soignée et contrastée. Cela ne m’étonnerait pas que cette histoire soit un jour portée à l’écran. Un vrai bon moment de lecture. Je recommande.

24/05/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Mary Jane
Mary Jane

Mes aïeux ! Quelle BD ! Encore une fois Futuropolis fait très fort avec ce one shot de Messieurs Le Gall et Cuvillier. Pourtant cette histoire n'est pas originale puisqu'elle s'attache à la vie de la dernière victime du tristement célèbre Jack l'éventreur, sujet largement abordé par une foultitude d'auteurs. Ce qui est hautement intéressant dans ce récit c'est qu'il s'attache essentiellement à mettre à l'honneur la vie des victimes du bourreau, ce n'est donc pas une énième théorie sur la personnalité du tueur. Par ce biais le scénario s'attache plus à la condition féminine de l'époque dans le plus grand empire de l'époque (sur lequel le soleil ne se couchait jamais). À l'heure de l'industrialisation à marche forcée de l'Angleterre victorienne les laissés-pour-compte étaient nombreux et ce n'est pas un hasard si cette histoire possède des accents que l'on retrouve chez un auteur comme C. Dickens. Alors quelques grincheux trouveront sans doute que le récit n'est pas d'une grande originalité, que la narration propose quelques ellipses mal venues, pour ma part je n'ai pas boudé mon plaisir, me faisant embarquer pour ce voyage au bout de l'enfer. A moins d'être le plus insensible qui soit comment ne pas être touché par le destin de Mary Jane ? Que dire du dessin si ce n'est qu'il est superbe sur Londres et ses bas-fonds, le tout magnifié par une mise en couleur aquarellée où l'ocre domine, les personnages possèdent de vraies gueules, le tout dans un style réaliste. Du vrai grand art. Alors j'insiste cette histoire a déjà été racontée, c'est triste, poignant, horrible, mais ici un je-ne-sais-quoi lui donne ce petit supplément d'âme qui fait que j'en fais mon coup de cœur du moment évidemment.

24/05/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série L'Ecureuil du Vel d'Hiv
L'Ecureuil du Vel d'Hiv

Je suis « tombé » sur cette BD dans un vide grenier. Quelle Chance ! Une BD de Christian Lax ! Une acquisition ô combien satisfaisante. Cette fois-ci point de choucas à l’horizon mais une immersion dans le monde du cyclisme et en un lieu particulièrement emblématique de la seconde guerre mondiale, le fameux vel d’hiv. Cette fois-ci point de batailles, si ce n’est celles menées sur la piste de cet endroit légendaire. Au-delà de la sinistre rafle des 16 et 17 juillet 1942, Christian Lax nous relate la dimension sportive de ce lieu à travers les exploits de Sam Ancelin. Histoire poignante d’une famille pendant la période de l’occupation allemande et les alternatives choisies par ces membres, sous un angle renouvelé et original. Doit on coopérer avec l’ennemi ou doit on lutter contre l’occupant ? Le graphisme de Lax est particulièrement réussi. Comme d’habitude devrais-je dire. Avant de passer à la couleur, il crayonne ses planches. Pas de passage à l’encre. Les crayonnés sont ensuite photocopiés sur des supports de différentes couleurs, en fonction des ambiances souhaitées. Le rendu est juste magnifique. Il avait utilisé cette technique pour "l’aigle sans orteils". Le rendu est inimitable. Un bel album singulier à découvrir.

24/05/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Les Esclaves oubliés de Tromelin
Les Esclaves oubliés de Tromelin

Eté 2010. Je découvre l’histoire d’esclaves « oubliés » pendant 15 ans sur un « caillou » inhospitalier, balayé par les vents et les cyclones au milieu de nulle part dans l’océan indien, à travers le roman d’Irène Frain. A l’époque, cette histoire vraie m’avait subjugué et profondément marqué. Octobre 2015. Le château des ducs de Bretagne à Nantes accueille l’exposition « Tromelin, l’ile des esclaves oubliés ». Ni une ni deux je m’y rends bien évidemment. Et c’est à cette occasion que je découvre avec délectation le travail de Sylvain Savoia. Les planches exposées sont éblouissantes. Après le roman, je replonge sur l’ile Tromelin avec cette BD. Bien évidemment cela va vous remuer. Vous ne pourrez pas rester imperturbable à la lecture de ce récit histoire dramatique. Vous plongerez dans le fin-fond de la cruauté humaine jusqu’à la délivrance. Sylvain Savoia a accompagné en octobre 2008 une mission de fouille sur l’Ile de Tromelin. Une nouvelle expédition pour dresser un inventaire afin de tenter de reconstituer cette histoire dramatique. Sylvain Savoia est donc un témoin privilégié. Son album présente alternativement le naufrage de l’Utile et les conséquences que nous connaissons et les recherches de cette équipe de scientifiques pour mieux appréhender la survie de ces esclaves abandonnés. Cela s’enchevêtre aisément pour le bonheur du lecteur. Un récit croisé passionnant et émouvant. Cette BD est un témoignage historique de qualité. A découvrir et à faire connaitre. L’émotion est au rendez-vous.

24/05/2020 (modifier)