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Couverture de la série Silverfish
Silverfish

Pas le polar du siècle, et finalement l’intrigue se révèle quelque peu linéaire. Mais pourtant c’est une lecture très recommandable pour les amateurs de polar. Une intrigue qui mise presque tout sur l’ambiance – de plus en plus noire – et le rythme – de plus en plus rapide. De fait, on ne s’ennuie vraiment pas en lisant ce récit, dont la tension monte crescendo, après quelques scènes d’exposition, plantant le décor, et présentant brièvement les principaux protagonistes. Tout s’enchaine ensuite rapidement, sur un rythme haletant, dans une sorte d’exercice de style, dans lequel Lapham multiplie les coups d’accélérateurs. Peut-être un peu trop sur la fin dans la fête foraine. Autre petit bémol, je n’ai pas trop compris comment Daniel avait trouvé l’endroit exact où se trouvait Mia – et donc Suzanne (à moins qu’un détail m’ait échappé). Pour densifier l’intrigue et la faire paraître moins linéaire, Lapham fait apparaitre les troubles mentaux du psychopathe Daniel de façon originale (ce qui donne aussi son titre à l’album – voir aussi la quatrième de couverture), Daniel ayant quelques poissons lui grignotant la tête – et les neurones ? Ceci pour finir sur le dessin, plutôt bon, lisible et dynamique. Le Noir et Blanc convient très bien à ce type de récit. Note réelle 3,5/5.

01/05/2026 (modifier)