Un polar fantastique comme Dufaux savait les produire durant son premier âge d'or, que je situe grosso modo entre 1985 et le milieu des années 90.
L'histoire tisse des liens avec une autre de ses œuvres, Les Enfants de la Salamandre.
C'est un peu tiré par les cheveux mais on ne peut pas nier que ça donne plus d'ampleur à cette fiction.
Dans les autres points de comparaison, on peut citer la qualité générale de l'intrigue qui est moins confuse. Elle se suit aisément sans que l'on ait besoin de revenir en arrière parce qu'on a loupé un détail.
Le trait de Renaud a passé un palier, surtout les décors. On retrouve cette centralité des visages mais avec un gaufrier mieux maitrisé, des échelles de plans qui gagnent en efficacité.
Son dessin reste très statique, même quand Dufaux intègre des phases d'action. Il est donc préférable d'apprécier son style pour rentrer dans l'histoire.
L'intégrale récemment publiée contient un épilogue inédit, mais celui ci n'apporte pas grand chose de plus.
Encore une réussite pour un des derniers mohicans de la bande dessinée.
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Un polar fantastique comme Dufaux savait les produire durant son premier âge d'or, que je situe grosso modo entre 1985 et le milieu des années 90. L'histoire tisse des liens avec une autre de ses œuvres, Les Enfants de la Salamandre. C'est un peu tiré par les cheveux mais on ne peut pas nier que ça donne plus d'ampleur à cette fiction. Dans les autres points de comparaison, on peut citer la qualité générale de l'intrigue qui est moins confuse. Elle se suit aisément sans que l'on ait besoin de revenir en arrière parce qu'on a loupé un détail. Le trait de Renaud a passé un palier, surtout les décors. On retrouve cette centralité des visages mais avec un gaufrier mieux maitrisé, des échelles de plans qui gagnent en efficacité. Son dessin reste très statique, même quand Dufaux intègre des phases d'action. Il est donc préférable d'apprécier son style pour rentrer dans l'histoire. L'intégrale récemment publiée contient un épilogue inédit, mais celui ci n'apporte pas grand chose de plus. Encore une réussite pour un des derniers mohicans de la bande dessinée.