Je rejoins largement Solo : Comès est à son meilleur dans les Ardennes, le personnage principal ressemble à un personnage dans Corto Maltese. Volontairement ou non ? Allez savoir…. On peut parler de folie de la guerre ou individuelle tant qu'on veut, mais il y a un désir de liberté des personnages. Par ses amis imaginaires, l'héroïne si l'on peut dire se libère de sa solitude et des conventions sociales. Par le jeu de guerre, les hommes avec qui elle se confronte se libèrent de leur violence. Et c'est très bien comme ça : il faut se purger de sa violence sans nuire à personne, l'art est censé le faire, mais un jeu comme une fausse guerre et des personnages imaginaires y parviennent aussi. Après, il faut savoir se donner des limites….
Un des hommes essaie vaguement d'expliquer qu'on ne peut en vouloir à l'héroïne qui ne fait pas exprès d'être folle, mais de même qu'elle n'a pas voulu tenir compte du fait qu'il est bon qu'ils se purgent de leur violence sans nuire, ils ne veulent pas l'excuser au motif de ses troubles. L'auteur traite de la question de la folie, de la guerre, de la purgation et de l'incommunicabilité et de la nature, il éclaire plus certains aspects que d'autres… Les explications ne sont pas forcément de trop, et pour ce qu'elles disent, et pour apaiser à la fin, et pour… Qui sait ? Pour qu'on dise qu'il explique trop quand tant de choses comme la nature, l'incommunicabilité et la purgation restent dans l'ombre ! Le lecteur a l'esprit apaisé ou impatienté de croire tout comprendre. Mais un jour, il pourra reprendre l'œuvre et lui trouver de nouvelles résonances, au lieu de paraître plus petite et fanée, ce sera tout le contraire !
Ce manga commence bien avec un premier tome introductif bien excitant.
Il y a tout d'abord le dessin qui est vraiment dynamique et très beau à regarder. C'est le style de dessin que j'aime lire dans un manga. Pour ce qui est du scénario, l'autrice reprends le thème des cupidons de manière originale. Notre héroïne est morte de manière tragique est devenue un cupidon. À travers ces yeux de recrue, on découvre le métier de cupidon et l'autrice n'a pas peur de partir dans un gros délire parce que ses cupidons n'utilisent pas du tout l'arc pour toucher le cœur des gens ! L'humour fonctionne bien et il y a un bon équilibre entre les moments rigolos et le coté tragique du premier arc narratif. En effet, l'héroïne va retrouver quelqu'un de son passé lors de sa première mission et on traite du drame avec pudeur et intelligence. Les différents cupidons sont attachants.
J'espère que la suite va être aussi bonne.
Ce dérivé des Profs ne démérite pas, d'autant qu'on retrouve ci et là les protagonistes de la série mère.
Comme bcp de recueils de gags, il faut lire quelques pages, sinon c'est l'overdose, ça peut vite lasser.
Rien de méchant, rien de subversif, une BD très honnêtement dessinée par Mauricet puis Stédo, qui ne sont pas des débutants et qui savent manier le crayon. Bref, c'est plus que largement correct graphiquement. Pour les scénarios, parfois, il y a des redites, c'est un peu normal. Certains albums sont très thématiques, comme celui des vacances. Mais globalement, ça tient bien la route, on va dire que c'est au dessus du panier.
Chose amusante, la petite amie de Boulard n'est pas la même dans les 2 séries, mais ce n'est pas très gênant.
Je trouve le graphisme du petit frère un peu loupé : il fait nettement trop âgé dans les 1er albums.
Emporté par mon élan, j'attribue 4 étoiles à ce genre de BD souvent injustement décriée, dont le but est de divertir.
Attiré par son titre provocateur, j'ai apprécié me plonger dans Je ne veux pas travailler de Nele Jongeling.
Depuis qu'elle a terminé ses études, Edith est en recherche d'emploi depuis 1 an. Elle décide de participer à un show TV intitulé « Job de Rêve », mettant en concurrence cinq candidats dans des épreuves censées évaluer leur motivation, apprendre à augmenter sa productivité ou bien développer ses capacités de communication. A la clef : une offre d'emploi correspondant au job de ses rêves. Oui mais il y a un problème, Edith n'a aucune idée de son job de rêve à elle.
Si cette BD a aussi bien fonctionné sur moi c'est que je crois que je me retrouve dans le constat d'Edith (pas de spoil c'est au début) : « C'est que je veux bien travailler… mais dès que je vois une offre d'emploi … j'ai honte de le dire mais la semaine de 40 heures, le travail en équipe, les responsabilités, tout ça me dépasse complètement ».
Je trouve que cette BD arrive à mettre en scène un problème actuel : L'accès à l'emploi devient de moins en moins garanti alors que travailler est indispensable pour exister socialement. Je suis toujours un peu gêné lorsqu'on me demande ce que je fais dans la vie, non pas que mon travail soit dévalorisant mais vraiment ça ne me représente pas.
Pour en revenir à l'ouvrage, la BD est un beau pavé de 300 pages mais se lit assez rapidement (environ 1h30). Au-delà du propos, j'ai trouvé les personnages très attachants et bien écrits. La parodie des discours managériaux prônant le bien être des employés (uniquement pour maximiser leur rentabilité) m'a beaucoup fait sourire.
La construction des planches est efficace (j'ai beaucoup aimé par exemple la multitude de petites cases sur une planche pour représenter le quotidien chargé d'une mère devant s'occuper de ses enfants et trouver un travail).
Je dois tout de même mettre un bémol sur le dessin et les couleurs qui peuvent rebuter.
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L'Arbre-coeur
Je rejoins largement Solo : Comès est à son meilleur dans les Ardennes, le personnage principal ressemble à un personnage dans Corto Maltese. Volontairement ou non ? Allez savoir…. On peut parler de folie de la guerre ou individuelle tant qu'on veut, mais il y a un désir de liberté des personnages. Par ses amis imaginaires, l'héroïne si l'on peut dire se libère de sa solitude et des conventions sociales. Par le jeu de guerre, les hommes avec qui elle se confronte se libèrent de leur violence. Et c'est très bien comme ça : il faut se purger de sa violence sans nuire à personne, l'art est censé le faire, mais un jeu comme une fausse guerre et des personnages imaginaires y parviennent aussi. Après, il faut savoir se donner des limites…. Un des hommes essaie vaguement d'expliquer qu'on ne peut en vouloir à l'héroïne qui ne fait pas exprès d'être folle, mais de même qu'elle n'a pas voulu tenir compte du fait qu'il est bon qu'ils se purgent de leur violence sans nuire, ils ne veulent pas l'excuser au motif de ses troubles. L'auteur traite de la question de la folie, de la guerre, de la purgation et de l'incommunicabilité et de la nature, il éclaire plus certains aspects que d'autres… Les explications ne sont pas forcément de trop, et pour ce qu'elles disent, et pour apaiser à la fin, et pour… Qui sait ? Pour qu'on dise qu'il explique trop quand tant de choses comme la nature, l'incommunicabilité et la purgation restent dans l'ombre ! Le lecteur a l'esprit apaisé ou impatienté de croire tout comprendre. Mais un jour, il pourra reprendre l'œuvre et lui trouver de nouvelles résonances, au lieu de paraître plus petite et fanée, ce sera tout le contraire !
Love Bullet
Ce manga commence bien avec un premier tome introductif bien excitant. Il y a tout d'abord le dessin qui est vraiment dynamique et très beau à regarder. C'est le style de dessin que j'aime lire dans un manga. Pour ce qui est du scénario, l'autrice reprends le thème des cupidons de manière originale. Notre héroïne est morte de manière tragique est devenue un cupidon. À travers ces yeux de recrue, on découvre le métier de cupidon et l'autrice n'a pas peur de partir dans un gros délire parce que ses cupidons n'utilisent pas du tout l'arc pour toucher le cœur des gens ! L'humour fonctionne bien et il y a un bon équilibre entre les moments rigolos et le coté tragique du premier arc narratif. En effet, l'héroïne va retrouver quelqu'un de son passé lors de sa première mission et on traite du drame avec pudeur et intelligence. Les différents cupidons sont attachants. J'espère que la suite va être aussi bonne.
Boulard
Ce dérivé des Profs ne démérite pas, d'autant qu'on retrouve ci et là les protagonistes de la série mère. Comme bcp de recueils de gags, il faut lire quelques pages, sinon c'est l'overdose, ça peut vite lasser. Rien de méchant, rien de subversif, une BD très honnêtement dessinée par Mauricet puis Stédo, qui ne sont pas des débutants et qui savent manier le crayon. Bref, c'est plus que largement correct graphiquement. Pour les scénarios, parfois, il y a des redites, c'est un peu normal. Certains albums sont très thématiques, comme celui des vacances. Mais globalement, ça tient bien la route, on va dire que c'est au dessus du panier. Chose amusante, la petite amie de Boulard n'est pas la même dans les 2 séries, mais ce n'est pas très gênant. Je trouve le graphisme du petit frère un peu loupé : il fait nettement trop âgé dans les 1er albums. Emporté par mon élan, j'attribue 4 étoiles à ce genre de BD souvent injustement décriée, dont le but est de divertir.
Je ne veux pas travailler
Attiré par son titre provocateur, j'ai apprécié me plonger dans Je ne veux pas travailler de Nele Jongeling. Depuis qu'elle a terminé ses études, Edith est en recherche d'emploi depuis 1 an. Elle décide de participer à un show TV intitulé « Job de Rêve », mettant en concurrence cinq candidats dans des épreuves censées évaluer leur motivation, apprendre à augmenter sa productivité ou bien développer ses capacités de communication. A la clef : une offre d'emploi correspondant au job de ses rêves. Oui mais il y a un problème, Edith n'a aucune idée de son job de rêve à elle. Si cette BD a aussi bien fonctionné sur moi c'est que je crois que je me retrouve dans le constat d'Edith (pas de spoil c'est au début) : « C'est que je veux bien travailler… mais dès que je vois une offre d'emploi … j'ai honte de le dire mais la semaine de 40 heures, le travail en équipe, les responsabilités, tout ça me dépasse complètement ». Je trouve que cette BD arrive à mettre en scène un problème actuel : L'accès à l'emploi devient de moins en moins garanti alors que travailler est indispensable pour exister socialement. Je suis toujours un peu gêné lorsqu'on me demande ce que je fais dans la vie, non pas que mon travail soit dévalorisant mais vraiment ça ne me représente pas. Pour en revenir à l'ouvrage, la BD est un beau pavé de 300 pages mais se lit assez rapidement (environ 1h30). Au-delà du propos, j'ai trouvé les personnages très attachants et bien écrits. La parodie des discours managériaux prônant le bien être des employés (uniquement pour maximiser leur rentabilité) m'a beaucoup fait sourire. La construction des planches est efficace (j'ai beaucoup aimé par exemple la multitude de petites cases sur une planche pour représenter le quotidien chargé d'une mère devant s'occuper de ses enfants et trouver un travail). Je dois tout de même mettre un bémol sur le dessin et les couleurs qui peuvent rebuter. Et vous, vous faites quoi dans la vie ?