Marc-Antoine Mathieu ne m’a que rarement réellement déçu, et m’a souvent captivé, voire enthousiasmé avec ses séries qui, pour la plupart, c’est le moins que l’on puisse dire, ne manquent pas d’ambition.
Je me suis à plusieurs reprises fait la réflexion que lorsqu’il contacte Delcourt pour un nouveau projet, son éditeur doit marquer un temps d’arrêt, voire calmer une brusque palpitation, tant celui-ci est soumis à quelques lourdes contraintes. Et ici il y a en a, puisque Mathieu nous propose une sorte de livre lilliputien, sans doute l’un des plus petits du monde, qui n’est réellement lisible qu’avec la loupe fournie dans l’album/étui permettant à l’acheteur de ranger cet album au milieu des albums « normaux » de sa bibliothèque.
Amateur de paradoxes, Mathieu publie donc un livre minuscule traitant de l’infini. Le résultat ? Eh bien un ressenti très légèrement mitigé me concernant, mais globalement très positif.
En fait mon principal – et quasi unique – grief vient justement de la taille du livre lui-même. Car, une fois passée la stupeur de la prise en mains (en doigts devrais-je dire), la lecture est quand même quelque peu mal aisée. Une main occupée par la loupe – il faut trouver à chaque page le bon angle et la bonne distance pour déchiffrer les dialogues ! – ne reste plus que les doigts de l’autre pour tenir le livre, l’orienter vers la loupe, et tourner les pages – en posant la loupe à chaque fois. L’ergonomie est mise à rude épreuve, et c’est cette difficulté qui a sans doute un peu freiné mon plaisir de lecture.
Si le format est bien minuscule, Mathieu n’en a pas pour autant abandonné toute ambition, si ce n’est scénaristique, tout au moins narrative. C’est ainsi qu’il nous livre une sorte d’essai dialogué, le lecteur suivant deux personnages, dans leurs déambulations – au milieu des idées et des livres – et dans leur confrontation verbale, ininterrompue, avec comme centre d’intérêt l’infini. Les deux types discutent, se renvoient arguments et effets de mots – comme on le dit de manches – et Mathieu multiplient les jeux de mots, qui s’enchaînent de façon très fluide, en nourrissant parfaitement une réflexion pas si superficielle que ça.
J’ai trouvé qu’il y avait du Masse dans cet album. En particulier les deux bonhommes m’ont à plusieurs reprises fait penser à l’album Les Deux du balcon.
Ainsi, par-delà la prouesse éditoriale – et aussi la réelle difficulté de lecture – on a là un album ambitieux, qui satisfait plus que la curiosité des lecteurs, leur intellect ! Et si les deux philosophes jouent sur les mots, leurs échangent sont aussi ponctués d’humour – ce qui tend à alléger le propos.
Une nouvelle fois, je ne peux que m’incliner devant cet auteur, qui se renouvelle régulièrement, qui ne sacrifie jamais l’ambition narrative à ses propositions osées sur le médium BD. Je vous recommande chaudement de jeter plus qu’un œil sur cette loupe !
Avant toute chose je dois préciser que je n'ai jamais lu l'ouvrage de William Golding
Suite à un crash aérien un groupe d'enfants se retrouvent seul sur une île déserte. Bien qu'ils tentent de s'organiser afin de pouvoir survivre, les tensions et luttes incessantes pour savoir "qui est le chef" finissent rapidement par émerger jusqu'au drame.
C'est ma lecture appréciée de Jours de sable qui m'a donné envie de lire ce nouvel ouvrage d'Aimée de Jongh. J'aime beaucoup ses dessins et la colorisation qu'elle utilise est agréable à mes yeux. En parlant de couleurs je trouve qu'elle les utilise magnifiquement bien pour retranscrire une atmosphère.
La lecture est plaisante et malgré un volume conséquent l'ouvrage se dévore assez rapidement, grâce à une écriture très aérée qui laisse toute la place au dessin (suffit de regarder la galerie pour s'en rendre compte)
Toutefois il y a un je ne sais quoi qui m'empêche de craquer complètement pour cet ouvrage ce qui fait, que pour ma part, il est un léger cran en dessous de Jours de sable. Ce qui m'aura laissé une légère déception à la fin de ma lecture.
Note réelle: 3,5/5
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Marc-Antoine Mathieu ne m’a que rarement réellement déçu, et m’a souvent captivé, voire enthousiasmé avec ses séries qui, pour la plupart, c’est le moins que l’on puisse dire, ne manquent pas d’ambition. Je me suis à plusieurs reprises fait la réflexion que lorsqu’il contacte Delcourt pour un nouveau projet, son éditeur doit marquer un temps d’arrêt, voire calmer une brusque palpitation, tant celui-ci est soumis à quelques lourdes contraintes. Et ici il y a en a, puisque Mathieu nous propose une sorte de livre lilliputien, sans doute l’un des plus petits du monde, qui n’est réellement lisible qu’avec la loupe fournie dans l’album/étui permettant à l’acheteur de ranger cet album au milieu des albums « normaux » de sa bibliothèque. Amateur de paradoxes, Mathieu publie donc un livre minuscule traitant de l’infini. Le résultat ? Eh bien un ressenti très légèrement mitigé me concernant, mais globalement très positif. En fait mon principal – et quasi unique – grief vient justement de la taille du livre lui-même. Car, une fois passée la stupeur de la prise en mains (en doigts devrais-je dire), la lecture est quand même quelque peu mal aisée. Une main occupée par la loupe – il faut trouver à chaque page le bon angle et la bonne distance pour déchiffrer les dialogues ! – ne reste plus que les doigts de l’autre pour tenir le livre, l’orienter vers la loupe, et tourner les pages – en posant la loupe à chaque fois. L’ergonomie est mise à rude épreuve, et c’est cette difficulté qui a sans doute un peu freiné mon plaisir de lecture. Si le format est bien minuscule, Mathieu n’en a pas pour autant abandonné toute ambition, si ce n’est scénaristique, tout au moins narrative. C’est ainsi qu’il nous livre une sorte d’essai dialogué, le lecteur suivant deux personnages, dans leurs déambulations – au milieu des idées et des livres – et dans leur confrontation verbale, ininterrompue, avec comme centre d’intérêt l’infini. Les deux types discutent, se renvoient arguments et effets de mots – comme on le dit de manches – et Mathieu multiplient les jeux de mots, qui s’enchaînent de façon très fluide, en nourrissant parfaitement une réflexion pas si superficielle que ça. J’ai trouvé qu’il y avait du Masse dans cet album. En particulier les deux bonhommes m’ont à plusieurs reprises fait penser à l’album Les Deux du balcon. Ainsi, par-delà la prouesse éditoriale – et aussi la réelle difficulté de lecture – on a là un album ambitieux, qui satisfait plus que la curiosité des lecteurs, leur intellect ! Et si les deux philosophes jouent sur les mots, leurs échangent sont aussi ponctués d’humour – ce qui tend à alléger le propos. Une nouvelle fois, je ne peux que m’incliner devant cet auteur, qui se renouvelle régulièrement, qui ne sacrifie jamais l’ambition narrative à ses propositions osées sur le médium BD. Je vous recommande chaudement de jeter plus qu’un œil sur cette loupe !
Sa Majesté des Mouches
Avant toute chose je dois préciser que je n'ai jamais lu l'ouvrage de William Golding Suite à un crash aérien un groupe d'enfants se retrouvent seul sur une île déserte. Bien qu'ils tentent de s'organiser afin de pouvoir survivre, les tensions et luttes incessantes pour savoir "qui est le chef" finissent rapidement par émerger jusqu'au drame. C'est ma lecture appréciée de Jours de sable qui m'a donné envie de lire ce nouvel ouvrage d'Aimée de Jongh. J'aime beaucoup ses dessins et la colorisation qu'elle utilise est agréable à mes yeux. En parlant de couleurs je trouve qu'elle les utilise magnifiquement bien pour retranscrire une atmosphère. La lecture est plaisante et malgré un volume conséquent l'ouvrage se dévore assez rapidement, grâce à une écriture très aérée qui laisse toute la place au dessin (suffit de regarder la galerie pour s'en rendre compte) Toutefois il y a un je ne sais quoi qui m'empêche de craquer complètement pour cet ouvrage ce qui fait, que pour ma part, il est un léger cran en dessous de Jours de sable. Ce qui m'aura laissé une légère déception à la fin de ma lecture. Note réelle: 3,5/5