C'est avec cette BD que j'entends parler de ce récit, qui n'est pas sans m'évoquer toutes ces histoires de types motivés, volontaires et déterminés, mais qui échoueront lamentablement. Et comme souvent, les perdants sont moins représentés que les gagnants, alors qu'on en apprendrait aussi énormément.
Bref, la BD nous présente une tentative par un jeune homme de traverser la Guyane en solitaire afin de rejoindre le Brésil, en 1949. Le récit est un documentaire précis, notamment dans les encarts qui sont directement issus de son journal et permettent d'avoir le point de vue de ce jeune homme, idéaliste et un peu tête de lard, qui n'est clairement pas fait pour ce type de voyage. Mais c'est amusant de voir sa façon de s'entêter, son parcours de vie aussi, dévoilé petit à petit, qui amène à comprendre son obsession. Le tout est renforcé par le dessin qui fait ressentir la jungle Guyanaise mais aussi la folie progressive de cette expédition dans l'enfer vert.
Ce qui est intéressant, c'est que comme souvent dans des récits de ce type, il y a une vraie question de la volonté individuelle confrontée à la réalité. Ce jeune homme veut quelque chose, indépendament des faits qui se présentent à lui et lui enjoindraient à reculer. Sans le condamner ou le glorifier, la BD présente la complexité de ce genre de comportements. Entre le besoin d'accomplissement, le désir de reconnaissance, l'entêtement presque pathologique, l'idéalisation de ce genre de comportement ... Encore aujourd'hui on peut s'y retrouver ou reconnaitre quelque chose qu'on voit chez d'autres. Into the wild, très beau film et très bon livre, avait le même regard avec une histoire similaire. Au final, cette BD interroge pas mal sur les raisons qui nous poussent parfois dans des logiques absurdes, tout en étant très lucides sur ce que ce genre de comportement induit. Une BD qui fait réfléchir, je trouve !
Ayez peur, très peur ! C'était le premier travail de Gou Tanabe que j'ai lu. Et je suis encore très terrifié, j'ai déjà lu et commandé d'autres oeuvres de l'auteur.
Je connaissais les textes de Lovecraft, mais je pensais qu'il ne serait pas facile de les adapter en bande dessinée ou même au cinéma.
Comment dire l'indicible, comment transmettre l'étrangeté et l'horreur ?
Surtout, il est important de ne pas tout montrer de manière trop claire, au risque de tout gâcher et de tomber dans le ridicule. C’est un équilibre difficile !
Les dessins sont très bons, la progression de l'histoire intensifie l'inquiétude du lecteur, du moins c'est ce que j'ai ressenti.
1931, l'expédition à la recherche du Pr Lake en Antarctique... des squelettes et encore des squelettes ! Terreur et folie.
J'aime beaucoup la façon dont Tanabe maintient le suspense jusqu'au dénouement (?). Mais la peur ne s'arrête pas.
L'édition, les reliures surtout, sont incroyablement bonnes, le toucher est extrêmement agréable ! Et, oui, elles sont parfaitement bien dans ma bibliothèque, elles la valorisent même !
J'aime les vieux comics de Batman ! Jim Aparo est l'un des meilleurs dessinateurs classiques du Dark Knight et mes intrigues préférées sont celles de Bob Haney. J'ai pu comparer les versions françaises de ces histoires avec les volumes DC américains qui compilent « The Brave and the Bold » en noir et blanc et d’anciennes revues brésiliennes en couleur que j’ai gardées de ma jeunesse. Les couleurs, assez uniformes et sans nuances, sont typiques des années 70.
Mais ce que j’admire le plus chez Aparo, c’est l’expressivité et le dynamisme des corps dans les scènes d’action. Le changement constant de plans et de perspectives, plongé, contre-plongé, ne laisse aucun moment d’ennui.
Dans beaucoup de ces histoires, Batman fait équipe avec d’autres super-héros : Green Arrow, Green Lantern, Wonder Woman, Deadman, Metamorpho, Black Canary, Teen Titans, Sgt Rock (!) et bien d'autres. Dans une histoire remarquable, le #100, Batman est coincé dans un fauteuil roulant à cause d’un attentat et dirige toute une équipe à distance! Il y a aussi quelques collaborations avec Neal Adams pour les dessins, le #102 par exemple.
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C'est avec cette BD que j'entends parler de ce récit, qui n'est pas sans m'évoquer toutes ces histoires de types motivés, volontaires et déterminés, mais qui échoueront lamentablement. Et comme souvent, les perdants sont moins représentés que les gagnants, alors qu'on en apprendrait aussi énormément. Bref, la BD nous présente une tentative par un jeune homme de traverser la Guyane en solitaire afin de rejoindre le Brésil, en 1949. Le récit est un documentaire précis, notamment dans les encarts qui sont directement issus de son journal et permettent d'avoir le point de vue de ce jeune homme, idéaliste et un peu tête de lard, qui n'est clairement pas fait pour ce type de voyage. Mais c'est amusant de voir sa façon de s'entêter, son parcours de vie aussi, dévoilé petit à petit, qui amène à comprendre son obsession. Le tout est renforcé par le dessin qui fait ressentir la jungle Guyanaise mais aussi la folie progressive de cette expédition dans l'enfer vert. Ce qui est intéressant, c'est que comme souvent dans des récits de ce type, il y a une vraie question de la volonté individuelle confrontée à la réalité. Ce jeune homme veut quelque chose, indépendament des faits qui se présentent à lui et lui enjoindraient à reculer. Sans le condamner ou le glorifier, la BD présente la complexité de ce genre de comportements. Entre le besoin d'accomplissement, le désir de reconnaissance, l'entêtement presque pathologique, l'idéalisation de ce genre de comportement ... Encore aujourd'hui on peut s'y retrouver ou reconnaitre quelque chose qu'on voit chez d'autres. Into the wild, très beau film et très bon livre, avait le même regard avec une histoire similaire. Au final, cette BD interroge pas mal sur les raisons qui nous poussent parfois dans des logiques absurdes, tout en étant très lucides sur ce que ce genre de comportement induit. Une BD qui fait réfléchir, je trouve !
Les Montagnes hallucinées (Tanabe)
Ayez peur, très peur ! C'était le premier travail de Gou Tanabe que j'ai lu. Et je suis encore très terrifié, j'ai déjà lu et commandé d'autres oeuvres de l'auteur. Je connaissais les textes de Lovecraft, mais je pensais qu'il ne serait pas facile de les adapter en bande dessinée ou même au cinéma. Comment dire l'indicible, comment transmettre l'étrangeté et l'horreur ? Surtout, il est important de ne pas tout montrer de manière trop claire, au risque de tout gâcher et de tomber dans le ridicule. C’est un équilibre difficile ! Les dessins sont très bons, la progression de l'histoire intensifie l'inquiétude du lecteur, du moins c'est ce que j'ai ressenti. 1931, l'expédition à la recherche du Pr Lake en Antarctique... des squelettes et encore des squelettes ! Terreur et folie. J'aime beaucoup la façon dont Tanabe maintient le suspense jusqu'au dénouement (?). Mais la peur ne s'arrête pas. L'édition, les reliures surtout, sont incroyablement bonnes, le toucher est extrêmement agréable ! Et, oui, elles sont parfaitement bien dans ma bibliothèque, elles la valorisent même !
Batman - La Légende
J'aime les vieux comics de Batman ! Jim Aparo est l'un des meilleurs dessinateurs classiques du Dark Knight et mes intrigues préférées sont celles de Bob Haney. J'ai pu comparer les versions françaises de ces histoires avec les volumes DC américains qui compilent « The Brave and the Bold » en noir et blanc et d’anciennes revues brésiliennes en couleur que j’ai gardées de ma jeunesse. Les couleurs, assez uniformes et sans nuances, sont typiques des années 70. Mais ce que j’admire le plus chez Aparo, c’est l’expressivité et le dynamisme des corps dans les scènes d’action. Le changement constant de plans et de perspectives, plongé, contre-plongé, ne laisse aucun moment d’ennui. Dans beaucoup de ces histoires, Batman fait équipe avec d’autres super-héros : Green Arrow, Green Lantern, Wonder Woman, Deadman, Metamorpho, Black Canary, Teen Titans, Sgt Rock (!) et bien d'autres. Dans une histoire remarquable, le #100, Batman est coincé dans un fauteuil roulant à cause d’un attentat et dirige toute une équipe à distance! Il y a aussi quelques collaborations avec Neal Adams pour les dessins, le #102 par exemple.