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Les derniers avis (4 avis)

Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Kosmos
Kosmos

Une histoire plutôt palpitante, d'autant que j'aime bien les uchronies, revisitant la conquête spatiale des années 1960 et la guerre entre les USA et l'URSS pour être les pionniers dans ce domaine. Dans un beau noir et blanc, les auteurs postulent que contrairement à l'histoire officielle, le premier homme sur notre Lune serait une femme, Tatiana. On la voit pensive sur la couverture de l'album. Alors que tout le monde sait que personne n'y est allé, tout cela a réalisé en studio de cinéma... Pas mal de planches mais beaucoup de cases laissant le lecteur dans le silence de l'espace. La lecture de ces 160 pages n'est pas si longue qu'on pourrait le penser. Un discours tellement réaliste qu'on est à deux doigts de le croire véridique. Les deux nations avaient la même finalité, fouler la Lune, mais avec deux approches, une avec retour et l'autre sans. Tout cela est expliqué de manière très scientifique, la conception des modules lunaires notamment. Et une bonne note pour l'originalité et la surprise.

25/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Vei
Vei

Très sympa ce one shot. Et plutôt étonné qu’il soit passé un peu inaperçu ... il a bien des qualités et sa sortie remonte à plusieurs mois maintenant. Je ne suis pas un grand expert en mythologie scandinave, mais j’ai trouvé cette vision du Ragnarök très originale, elle bouscule toutes mes connaissances et certitudes de ce petit monde (exit l’image d’Épinal de Thorgal, Siegfried, Marvel et consort), et ça fait du bien. La bonne idée du récit est de se situer sur Jötunheim - le monde des géants, et de placer en antagoniste les Asgardiens. On va y suivre Vei, jeune humaine guerrière native de la terre de Géants, ballotée au milieu des enjeux entre Dieux et Géants. L’histoire se divise en 10 chapitres, et s’enchaîne de manière fluide, j’avais une crainte de la redondance de l’effet « Valkyrie Apocalypse » en milieu de tome mais les auteurs s’en sortent bien, et nous emmènent vers un final que j’ai trouvé très réussi, un peu doux amer, qui doit beaucoup à sa scénariste je pense. Pour le dessin, on est sur du comics ++, lisible, fin et détaillé ... peut être un design un peu trop sage mais l’ensemble est plus que satisfaisant, l’osmose est là entre parties écrites et graphiques. A noter que les auteurs sont suédois, qui de mieux pour cette relecture d’un classique nordique. Enfin un mot sur l’édition, comme à son habitude, Ankama nous offre un bel écrin au dos toilé, stylet tissu et au prix relativement modique pour une œuvre de plus de 200 pages.

24/01/2022 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dépôt de bilan de compétences
Dépôt de bilan de compétences

J'avais déjà repéré David Snug et je voulais lire un de ces albums. Voilà qui est fait, et je peux dire que je ne suis pas déçu. L'auteur, donc David Snug, parle à son lui du passé de toutes ses expériences professionnelles passées (et à venir, donc). Avec un DEUG en Arts Plastiques, qu'il a fait car il aimait dessiner, pas facile de trouver un emploi "respectable", de "s'insérer dans la société" par le travail. Pas facile non plus de rester à vie dans un emploi rébarbatif, dur physiquement, et mal payé. Pourtant, plein de gens le font, parce qu'ils n'ont pas le choix. Mais David Snug a décidé qu'il ne voulait pas vivre comme ça. Nous le suivons tout au long de son parcours professionnel jusqu'à arriver à la conclusion qu'il en a soupé du travail, de vivre pour un salaire en étant constamment méprisé par les patrons/CPE/employés de Pôle Emploi, etc. Le propos est très intéressant, pas moralisateur et, finalement, bien argumenté à travers les petites saynètes de la vie de Snug. La bd est, d'ailleurs, assez drôle. L'humour est souvent présent et les dialogues assez savoureux, que ce soit entre David Snug et David Snug ou entre David Snug et ses différents employeurs/interlocuteurs du travail. Ça se lit donc très facilement et très vite. Au final, on passe un bon moment à lire les gags et ceux-ci nous amènent, sans qu'on s'en rende compte, au propos où l'auteur veut nous emmener, à savoir celui que j'ai développé plus haut. Je dois avouer qu'à la lecture des rares planches que j'ai vues de cette bd-ci et des autres, j'avais un peu peur d'un humour un peu gras et lourd. Au final, je n'ai pas du tout eu cette impression. En ce qui concerne le dessin, j'aime beaucoup le style de Snug, qui est assez basique mais très bien maitrisé. En plus, son personnage, qu'il met en scène dans cette bd et les autres est très reconnaissable, avec sa barbe et son accoutrement. Et les petits monstres rampants qu'il glisse dans la plupart de ses cases participent aussi à rendre les dessins de Snug uniques et particuliers. Je conseille donc cette lecture et, quant à moi, je vais me diriger vers les autres bandes dessinées de David Snug !

24/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Sangoma - Les Damnées de Cape Town
Sangoma - Les Damnées de Cape Town

J’ai beaucoup aimé ce récit même si sa partie introductive m’a gêné aux entournures, principalement du fait de la manière très manichéenne dont les personnages sont présentés (les méchants boers, les pauvres noirs opprimés et spoilés de leurs terres). Heureusement, au fil du récit, cet aspect manichéen se nuance méchamment et la dimension historique et politique s’efface au profit d’une intrigue policière à deux niveaux. Le climat est tendu du début à la fin, contrebalancé par l’attitude du héros, désinvolte et blagueur (entre autres qualités) et nous allons progressivement descendre les marches d’un escalier qui nous mènera vers les zones les plus nauséabondes du Cap. Le récit est très bien mené et les deux intrigues se recoupent assez naturellement, sans jamais s’emmêler. Le dessin de Corentin Rouge est parfait pour ce type de récit au ton très proche des séries policières américaines. Les cases présentant de grands espaces, les scènes dédiées à l’action, les physionomies des personnages, tout est extrêmement cinématographique tant et si bien que l’on se croirait dans un film à gros budget, l’originalité du cadre en prime. Bon ! Contrairement à Pol, je ne mettrais pas cet album entre toutes les mains. A partir de 15, 16 ans, oui. Plus jeunes, certains passages risquent quand même de donner aux lecteurs quelques cauchemars tandis que l’aspect politique du récit nécessite un certains intérêt pour cette matière (ce qui est rarement le cas des moins de quinze ans). Mais si vous êtes amateurs de polars noirs et violents, franchement, cet album fait parfaitement le taf.

24/01/2022 (modifier)