Taro Sakamoto, ancien tueur à gages légendaire devenu paisible épicier rondouillard de quartier, marié et père de famille, se fait rattraper par son passé et par une galerie d'assassins plus dangereux les uns que les autres lorsque sa tête est soudain mise à prix pour un milliard de yens. Voilà qui l'oblige à sortir de sa retraite pour protéger les siens tout en respectant la promesse faite à sa femme de ne plus tuer personne.
Ce que j'ai aimé d'emblée, c'est le ton. On n'est pas dans le shonen classique avec un héros naïf qui veut devenir le meilleur du monde. Ici, le décalage entre le papa bedonnant qui range ses rayons et la machine de guerre qu'il reste au fond de lui est efficace. Ce ton décalé, ainsi que le comportement de nombreux personnages secondaires, contribue à l'humour d'ensemble de la série, souvent absurde, parfois très visuel, et à des scènes d'action dynamiques, lisibles et inventives. C'est fluide, ça va vite, les affrontements s'enchaînent sans temps mort, avec certes beaucoup de morts (on parle d'affrontements entre assassins), mais toujours en conservant un ton léger sur le fond.
J'y ai retrouvé pas mal d'éléments qui m'ont fait penser à Hunter X Hunter : le style graphique, certaines gueules de personnages, le ton oscillant entre violence sérieuse et légèreté, mais surtout la logique des capacités spéciales et la montée en puissance progressive des adversaires. On introduit des combattants de plus en plus forts, dotés de pouvoirs bien identifiés, et des affrontements qui reposent autant sur l'ingéniosité que sur la force brute. Cette mécanique est classique, mais redoutablement efficace.
Pour autant, je ne peux pas dire que le scénario soit formidable. Il y a des facilités, des clichés du genre, des ennemis parfois un peu convenus dans leur design ou leur rôle, et un schéma qui repose longtemps sur la répétition : de nouveaux assassins débarquent, combat, intégration ou élimination. Un fil rouge se met toutefois en place au bout d'une poignée de tomes, et c'est bien celui-ci, ainsi que le rythme soutenu de l'action, qui accroche le lecteur. Concernant l'antagoniste principale, je dois reconnaître que les révélations à son sujet dans les derniers tomes parus en France ne m'ont pas totalement convaincu. L'intention est ambitieuse, mais l'impact reste en deçà de ce que j'attendais et présente surtout une facilité assez marquée lorsque sa vie se révèle réellement en danger.
Malgré cela, la série a quelque chose de très accrocheur. Son ton est original, l'équilibre entre humour et tension fonctionne, et l'attachement aux personnages est réel. Ce n'est peut-être pas un grand scénario millimétré, mais c'est typiquement le genre de manga qu'on ne peut pas lâcher. Je les ai enchaînés sans m'en rendre compte et je les ai dévorés dans leur intégralité. Et rien que pour ça, c'est une belle réussite.
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Taro Sakamoto, ancien tueur à gages légendaire devenu paisible épicier rondouillard de quartier, marié et père de famille, se fait rattraper par son passé et par une galerie d'assassins plus dangereux les uns que les autres lorsque sa tête est soudain mise à prix pour un milliard de yens. Voilà qui l'oblige à sortir de sa retraite pour protéger les siens tout en respectant la promesse faite à sa femme de ne plus tuer personne. Ce que j'ai aimé d'emblée, c'est le ton. On n'est pas dans le shonen classique avec un héros naïf qui veut devenir le meilleur du monde. Ici, le décalage entre le papa bedonnant qui range ses rayons et la machine de guerre qu'il reste au fond de lui est efficace. Ce ton décalé, ainsi que le comportement de nombreux personnages secondaires, contribue à l'humour d'ensemble de la série, souvent absurde, parfois très visuel, et à des scènes d'action dynamiques, lisibles et inventives. C'est fluide, ça va vite, les affrontements s'enchaînent sans temps mort, avec certes beaucoup de morts (on parle d'affrontements entre assassins), mais toujours en conservant un ton léger sur le fond. J'y ai retrouvé pas mal d'éléments qui m'ont fait penser à Hunter X Hunter : le style graphique, certaines gueules de personnages, le ton oscillant entre violence sérieuse et légèreté, mais surtout la logique des capacités spéciales et la montée en puissance progressive des adversaires. On introduit des combattants de plus en plus forts, dotés de pouvoirs bien identifiés, et des affrontements qui reposent autant sur l'ingéniosité que sur la force brute. Cette mécanique est classique, mais redoutablement efficace. Pour autant, je ne peux pas dire que le scénario soit formidable. Il y a des facilités, des clichés du genre, des ennemis parfois un peu convenus dans leur design ou leur rôle, et un schéma qui repose longtemps sur la répétition : de nouveaux assassins débarquent, combat, intégration ou élimination. Un fil rouge se met toutefois en place au bout d'une poignée de tomes, et c'est bien celui-ci, ainsi que le rythme soutenu de l'action, qui accroche le lecteur. Concernant l'antagoniste principale, je dois reconnaître que les révélations à son sujet dans les derniers tomes parus en France ne m'ont pas totalement convaincu. L'intention est ambitieuse, mais l'impact reste en deçà de ce que j'attendais et présente surtout une facilité assez marquée lorsque sa vie se révèle réellement en danger. Malgré cela, la série a quelque chose de très accrocheur. Son ton est original, l'équilibre entre humour et tension fonctionne, et l'attachement aux personnages est réel. Ce n'est peut-être pas un grand scénario millimétré, mais c'est typiquement le genre de manga qu'on ne peut pas lâcher. Je les ai enchaînés sans m'en rendre compte et je les ai dévorés dans leur intégralité. Et rien que pour ça, c'est une belle réussite.