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Les derniers avis (26032 avis)

Couverture de la série Cinq branches de coton noir
Cinq branches de coton noir

J'eus aimé mettre cinq étoiles comme les cinq branches de coton noir mais pour mon deuxième avis je ne puis transgresser immédiatement l'article 1 de la constitution bdthèque, mais c'est à contrecœur ! C'est peut-être grâce à la documentation sur le Mayflower (XIII) et l'histoire des premières années des USA que Y. Sente nous offre un scénario engagé aussi original que bien ficelé à mon goût. Quand on y ajoute les excellents dessins de S. Cuzor et les très belles couleurs de M. Versaevel, on obtient un ouvrage de première qualité. D'autant plus que par sa présentation luxueuse cet œuvre ne déparera aucune bonne (et moins bonne) bibliothèque. En 1944, deux jeunes afro-américains, Johanna, par ses études, et son frère Lincoln, au front, rêvent comme beaucoup dans leur communauté de rétablir leur juste place, passée et présente, dans l'histoire des USA. Un document familial datant de la guerre d'Indépendance en 1776 va leur en donner l'occasion. Lincoln, Tom(portrait craché de Samy Davis Jr) et Aaron sont considérés comme soldats de deuxième catégorie puisque la ségrégation existe encore en 1944 au sein de l'armée US. C'est en 1948 que le Président Truman l'abolira en signant l'Executive order 9981. C'est aussi le premier Corps fédéral à le faire, les autres suivront petit à petit. Cela explique pourquoi nos trois soldats ne peuvent pas assister au show des girls venues distraire la troupe. Ils n'en ont pas encore le droit !!!! Mais le sang noir ressemble au sang blanc au pire moment de l'action. Catapultés dans les Ardennes Belges, nos Boys vont prendre en pleine face la contre-offensive allemande face à un ennemi remonté comme une pendule, très supérieur en nombre et bien décidé à reprendre le port d'Anvers et de refaire le coup de 1940 pour négocier une paix séparée avec les américains. On comprend pourquoi Schlupf n'a nulle envie de reculer ou de laisser partir des américains qu'il doit anéantir. D'autant plus que le drapeau envié est une pièce de très grande valeur qui pourrait être bien utile comme monnaie d'échange en cas de coup dur. Pour moi dans cette œuvre, il n'y a aucune fausse note.... ni blanche ni noire ( sauf la mienne).

16/09/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage du Commodore Anson
Le Voyage du Commodore Anson

Voilà un bel et bon documentaire historique ! C'est le récit d'une expédition maritime militaire dans la première moitié du 18e siècle. La première moitié de son trajet rappellera celle du Beagle de Charles Darwin, ou encore celle du navire du film Master & Commander, à savoir partir de l'Atlantique Nord et contourner le Cap Horn pour rejoindre la côté Pacifique de l'Amérique et ses îles. Mais un siècle sépare ces deux là du voyage du Commodore Anson et cela change beaucoup de choses. Car au début du 18e siècle, on ne savait pas encore calculer parfaitement la longitude d'un bateau, on ne savait pas comme lutter contre le scorbut, et quand à cela s'ajoute un contexte militaire dangereux, une flotte ennemie à votre poursuite et d'innombrables soucis logistiques, cela donne à cette expédition au bout du monde des allures de projet irréalisable. D'autant plus quand la consigne est, une fois arrivés sur place, d'attaquer militairement des navires et ports ennemis. J'ai beaucoup aimé la manière dont tout cela est raconté. C'est fait d'une part de manière très pragmatique, comme un véritable organisation de projet, et d'autre part de manière très humaine et assez moderne, en affichant clairement les pensées et états d'âme des personnages et notamment du Commodore. Cela permet de se sentir proche de lui dès les premières pages et évite de faire de lui un objet documentaire froid et distant. Moi qui suis un peu marin, j'ai été captivé par la difficile organisation précédent le départ, puis les contraintes de navigation qui sont clairement mises en scène et qui diffèrent tant de la voile moderne. L'histoire est très longue, et l'album est dense et épais. Je l'ai lu d'une traite et ça a bien dû me prendre un peu plus de deux heures. Il y a certes eu quelques passages où le rythme retombait un peu et où je suis légèrement sorti du récit, mais globalement, j'ai été très pris par l'aventure et fortement intéressé par son contenu. Le graphisme est également très plaisant. Il ne me convainc pas toujours totalement, car je trouve son encrage parfois un peu brouillon et pas parfaitement lisible, mais j'aime l'âme et les couleurs qui s'en dégagent, et je note aussi quelques très belles planches, comme notamment la double page du sloop pris en pleine tempête. Mon seul véritable regret vient du lettrage. Cela ressemble à un courrier manuscrit, peu soigné, et souvent difficile à déchiffrer. Cela m'a plusieurs fois gêné et cela a impacté la fluidité de ma lecture. Face à la qualité d'un tel ouvrage, j'aurais nettement préféré un lettrage plus lisible quitte à ce qu'il soit moins original.

16/09/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série La Bête
La Bête

Pas spécialement convaincu par Zoé, carrément sur le cul avec Pleine lune, me voilà entre les deux avec La Bête. En fait, c'est juste dommage que la fin soit autant inattendue. Elle contrecarre beaucoup trop l'intrigue développée depuis le début. La montée en puissance faisait effet sur moi et c'est quand la vérité éclate que je suis un peu frustré. Par contre, Chabouté arrive encore et toujours à offrir une dernière planche poétique qui donne un sens à plein de choses. Pour la troisième fois, c'est encore un coup de maître quand il s'agit de démarrer une histoire et de conclure sur la dernière case. Et puis l'ambiance est folle. Le genre thriller nourrit par les déchiquetages d'une bestiole mystérieuse m'a beaucoup, beaucoup attiré. Le casting est assez classique mais les personnages sont intéressants et assurent leur rôle. On suit essentiellement l'inspecteur, désabusé au possible au début et qui évoluera parallèlement à l'intrigue. Et puis l'ambiance vient évidement de ce coup de crayon somptueux, c'est un noir et blanc magnifique. Les premières planches, comme toujours avec cet auteur, me scotche direct ! C'est magique de réussir à faire plonger le lecteur dans l'ambiance comme ça, pouf, dès la première planche. Pas de phylactère, une scène muette qui prend plusieurs pages... Ce genre d'introduction avec ce genre d'ambiance, pour moi c'est le pied ! A lire ou à posséder, c'est clair. Avec Riff Reb's, Chabouté est la plus belle découverte de cette année. Merci !

16/09/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage du Commodore Anson
Le Voyage du Commodore Anson

C'est une belle chose que d'avoir des affinités, notamment de lecture, avec son propre frère. C'est donc sur ses conseils enthousiastes que j'ai lu l'ouvrage, et d'une traite je dois dire, tant celui-ci vous emporte... « Le Voyage du Commodore Anson » rentre dans la catégorie des bons gros pavés comme on les aime, une lecture parfaite pour l’été où l’appel du large est toujours plus fort… Le dépaysement est garanti, et la passion perceptible des auteurs pour leur sujet y est incontestablement pour quelque chose. A coup sûr, on se laissera très vite embarquer — le terme est on ne peut plus approprié — par cette fantastique épopée tirée d’une histoire vraie et portée par ce vieux rêve millénaire propre à l’humanité : la conquête de territoires « vierges ». Le contexte historique du récit étant la conquête de l’Amérique, il est clairement établi aujourd’hui que ces territoires étaient loin d’être vierges, mais à l’époque, « l’homme blanc », aveuglé par sa soif de découvertes (et d’enrichissement aussi…), s’était enfermé dans un déni visant à déshumaniser les populations autochtones et minimiser leur importance, un déni qui persista pendant plusieurs siècles. Les royaumes européens étaient en concurrence pour asseoir leur domination sur terre et mer, au mépris des peuples indigènes. Pour cela, la fin justifiait les moyens, si odieux soient-ils, et leur mission prétendument civilisatrice s’accompagnait souvent d’actes les plus barbares, toujours sous le sceau du sabre et du goupillon. Il n’est donc plus question de faire des héros ces conquérants ayant participé à cette vaste entreprise, et d’ailleurs, leurs statues sont toutes vouées un jour ou l’autre à être déboulonnées. Les auteurs, qui l’ont bien compris, se sont attachés à retranscrire en images, de façon factuelle, en s’inspirant du livre-témoignage de Richard Walter, le récit de cette spectaculaire et édifiante épopée maritime de la Couronne britannique. D’ailleurs, on ne verra que très peu les populations dépossédées de leurs terres par les envahisseurs européens, l’action se situant principalement sur l’eau, plus rarement sur la terre. En revanche, on se rendra compte que l’organisation de cette expédition n’avait rien de vraiment glorieux, et que les hommes recrutés de force comme de la vulgaire chair à canon, certains étant parfois âgés ou estropiés, ont en outre terriblement souffert des conditions de vie déplorables sur ces imposants galions et des tâches surhumaines qu’on leur demandait d’accomplir pour éviter le naufrage sur l’océan déchaîné. Entassés dans les soutes, des maladies épouvantables telles que le scorbut ou le typhus firent des ravages dans les équipages. Partis à 2.000 hommes, ils étaient moins de 200 à la fin d’un périple qui dura quatre ans ! Le commodore Anson fut décrit comme un homme honnête et soucieux du bien-être de ses « compagnons de voyage ». Si cela ne saute pas aux yeux à la lecture du livre, il n’en reste pas moins qu’il était apprécié, et que ce voyage (qui permit de récolter 400.000 livres avec la prise du Galion de Manille) contribua à son prestige dans tout le royaume de Grande-Bretagne. Il est impossible de ne pas être admiratif devant le travail accompli par les deux auteurs, tant sur le plan documentaire que graphique. Pour cela, il ne faudra pas se fier à un simple feuilletage de l’objet. Le dessin de Matthieu Blanchin est assez particulier de prime abord, plutôt réussi dans sa représentation contextuelle (décors, bateaux, paysages…) mais exécuté à la main gauche en ce qui concerne les personnages. De même, la vilaine police de caractère dédiée à la trame narrative centrale, de forme manuscrite, semble avoir été conçue par un élève de CM2. Pourtant, curieusement, ces aspects finissent par passer au second plan devant la force de l’épopée et la narration impeccable de Christian Perrissin. Le trait finit même par exercer une sorte de fascination, tant l’on est surpris de ne pas se perdre au milieu de ces nombreux personnages parfois peu identifiables, confirmant le professionnalisme de Blanchin. L’histoire est entrecoupée d’intermèdes documentaires avec des cartes et gravures extraites du livre de Walter ou des citations de Voltaire et Rousseau à propos de l’expédition, ce qui révèle le retentissement qu’a pu avoir un tel récit en son temps. Tout cela contribue à une mise en page variée, rehaussée par un joli travail sur les aquarelles. Bref, le livre ne tombe jamais des mains, bien au contraire : on le dévore littéralement. Pour nous conter l’épopée de ces vieux gréements, les auteurs se sont appuyés sur une documentation solide, évoquée en début d’ouvrage. On a plaisir à contempler ces vieilles cartes et gravures d’époque qui ne font que renforcer l’immersion du lecteur, rappelant un peu le Florida de Jean Dytar. Que vous appréciez ou pas les récits maritimes durant la « conquête de l’Amérique », cette lecture, dont le souffle incroyablement captivant compense largement les petits « défauts » mentionnés plus haut, vous est chaudement recommandée.

15/09/2021 (modifier)
Par Cleck
Note: 4/5
Couverture de la série Astérix
Astérix

Il y a évidemment un avant et un après Goscinny, même si Le Grand fossé est très acceptable et vaut bien les quelconques réalisés en binôme. Surtout, des albums véritablement excellents comme : - Astérix chez les bretons - Astérix légionnaire - Le Bouclier Arverne - Astérix chez les helvètes - Les Lauriers de César Une BD que l'on aime relire de temps en temps, et qui mérite souvent d'être soutenu en public. Les Uderzo des années 90 et suivantes et les albums de Ferri/Conrad méritent au mieux le paisible oubli, au pire la colère.

15/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Edmund Kemper
Edmund Kemper

Une bd forte, prenante et dérangeante mais intéressante à plus d'un titre. Suite à sa rencontre avec Edmud kemper, Stéphane Bourgoin (spécialiste des tueurs en série) a collecté une foule d'informations sur sa psychologie et ses passages aux actes. Ce n'est pas du voyeurisme, mais plutôt une façon de comprendre comment fonctionne ce serial killer. Et c'est surtout trouver un moyen d'éviter que cela ne se reproduise. D'abord il en impose, 2.06 mètres pour 160 kilos. Il tue à 15 ans ses grands parents et on se demande comment le "système" a pu le laisser retrouver la liberté. Peut-être ses 145 de QI. Le résultat ? Huit morts. Morvan nous livre un scénario non linéaire qui rend la lecture captivante. Nous passons du présent (1986) au passé sans problème. Il n'y a pas de parti pris, juste les faits. Glaçant. Un dessin sobre et vintage qui retranscrit bien les années 1960/1970. Et ce fond jaune moutarde derrière Kemper lors de l'entretien est en opposition totale avec la noirceur du personnage. Perturbant. Bourgoin nous interroge, nous connaissons tous le nom d'un serial killer, mais pouvons-nous citer le nom d'une seule des victimes ? Moi non. Cet album me permet de ne pas oublier Mary Ann, Anita, Aiko, Cindy, Rosalind et Alice.

15/09/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Dessiner encore
Dessiner encore

Un album d’une force incroyable qui confronte le lecteur au traumatisme dont Coco, de son vrai nom Corinne Rey, dessinatrice à Charlie Hebdo, est victime après les attentats. Le 7 janvier 2015, la jeune dessinatrice est prise en otage par des terroristes qui l’obligent à ouvrir la porte de la rédaction de Charlie. Et là, elle assiste au massacre de ses amis. La scène est terrible et le bilan humain effrayant. Depuis ce jour, Coco est en état de choc post traumatique, elle y est aussi submergée par une culpabilité tenace qui s’ajoute à son mal-être. Graphiquement, elle formalise cette submersion en dessinant d’énormes vagues bleues qui font immédiatement penser à l’estampe d’Hokusai (la Grande Vague de Kanagawa) et qui l’emportent. Entre récit chronologique des événements, autoanalyse de ses sentiments et angoisses qui la poursuivent obsessionnellement, Coco tente de trouver la bonne thérapie pour s’en sortir. L’album est d’autant plus émouvant que la dessinatrice raconte aussi les jours heureux, les jours d’avant où tout le monde s’engueulait joyeusement ! C’est vraiment un album à lire.

15/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Marathon
Marathon

Une couverture austère, un auteur que je découvre mais un nom magique pour qui aime courir : MARATHON. En feuilletant ce très bel album je m’aperçois qu'il s'agit des Jeux Olympiques d'Amsterdam de 1928 assez peu connus. De quoi passer un excellent moment de lecture. Un préambule paradoxal où le dessin minéral inquiète mais où la parole réchauffe l'esprit et le cœur. Un dessin couleur de cendrée qui met en contraste l’aspect figé de la foule et le dynamisme esthétique des foulées. Un sport d'une autre époque, sans milliards mais déjà avec ce même frisson, cette poésie, cette fascination pour un effort dont on ne saisit pas toujours le but et cette beauté du geste sans artifice comme le faisaient les chasseurs il y a dix mille ans. Merci à Nicolas Debon de faire mémoire à un champion oublié de presque tous, à travers ce récit journalistique sportif mais aussi de fait divers. Monsieur El Ouafi fait partie (comme le prestigieux Mimoun) de ces hommes de pays lointains qui ont fait briller les couleurs françaises. C'est la magie du marathon, nous sommes tous frères dans l'effort et la douleur contre un ennemi invisible mais puissant. Honneur au premier comme aux suivants.

14/09/2021 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série L'Insurgée de Varsovie
L'Insurgée de Varsovie

L'insurgée de Varsovie est un récit historique comme je les aime. Il arrive à raconter un fait historique en le rendant interessant et surtout en le rendant accessible, facile à lire et prenant. Si il est question de la seconde guerre mondiale, que tout le monde connait, qu'on a lu et relu, ce récit est focalisé sur un épisode précis et moins connu. C'est d'autant plus interessant. Au travers du prisme de Maria, nous suivrons donc un petit groupe de résistants polonais isolés lors d'un siège (enfin un massacre) perpétrés par l'envahisseur allemand en aout 44. Ils lutteront sans relâche avec peu de moyens, quelques fusils et autres pistolets bien dérisoires faces aux tanks et aux mitrailleuses ennemis. Leur courage et leur audace leur permettront, non sans mal, de tenter de repousser les nazis. Bien sur le combat est inégal, les dégâts immenses et les pertes nombreuses. Les vues de Varsovie en flamme et détruite font relativement froid dans le dos. A ce titre d'ailleurs, le dessin est bien agréable, le trait est moderne et lisible. Il sert bien le propos. Comme dit en introduction la lecture est fluide, on n'est pas bombardé de sigles et de termes militaires incompréhensibles pour le lecteur lambda. Au final on lit ce récit avec intérêt, on referme l'album avec le gout amer de se dire que c'est arrivé il y a 70 ans seulement et que nos grands parents ont connus ça. Cet album rend un bel hommage à ces civils qui ont tout donné pour leur liberté.

14/09/2021 (modifier)
Par grogro
Note: 4/5
Couverture de la série L'Esprit critique
L'Esprit critique

Si cette BD ne brille pas particulièrement par son dessin (celui-ci fait néanmoins le taf), c'est son contenu qui, en ces temps troublés, constitue un allié plus que précieux. Vous me voyez venir ? Ouaih, sauf que les auteurs ne glissent aucune allusion à l'épidémie qui secoue le monde depuis presque deux ans. Pas grave : le lecteur comprendra vite qu'il s'agit ici d'un ouvrage d'urgence qui permet de se prémunir contre les arguments de groupuscules obscurs dont certains n'hésitent pas à voir dans la covid-19 un plan de conquête du monde élaboré par les reptiliens. Alors point de vue contenu, c'est du costaud y'a tout ce qu'il faut ! Des notions parfois ardues y sont abordées (telle celle de "biais cognitifs") et les mécanismes de la pensée sont méthodiquement décortiqués. Sans parti pris, les auteurs rappellent que la science, souvent perçue à tort comme le garant de la vérité, a elle aussi le droit à l'erreur, ou bien qu'elle peut également être instrumentalisée... Bon, j'ai trouvé que cette petite BD était vraiment un chouette truc. La forme BD permet d'alléger le propos en le rendant accessible au plus grand nombre (c'est quand même moins confidentiel qu'un essai jargonnant), mais surtout le fonds n'est pas sacrifié, le ton n'est pas manichéen pour un sou où la mauvaise foi serait rejetée dans les limbes honteuses de la bêtise. Oui, une piqure de rappel salutaire ! Alors platistes de tous les pays, tremblez maintenant !!!

14/09/2021 (modifier)