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Les dernier avis (24855 avis)

Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Saveur du Printemps
La Saveur du Printemps

Les Editions Jungle élargissent leur lectorat en ouvrant leur catalogue, à ma connaissance, à une romance homosexuelle. Mais cette nouveauté vaut-elle le détour, la lecture ? Il me semble que oui, car même si elle n'est pas exempte de -menus- défauts, cette bluette compte pas mal d'atouts. En premier lieu sa mise en couleurs, déclinée sur des tons de turquoise (si si, c'est possible), qui repose l’œil et donc adoucit la lecture. Elles viennent donc accompagner le dessin hybride de Savanna Ganucheau, qui mêle habilement les influences de la franco-belge et du manga, alors qu'elle est américaine. Un dessin qui nous permet donc de lire cette romance entre Ari, fils d'un boulanger soucieux d'assurer la suite de son affaire, et Hector, l'apprenti aussi doué pour pétrir la pâte à pain que pour soigner les maux de l'âme. Ce qui fait rapidement de l'effet au jeune homme en perte de repères. Ce qui est un bon point, sauf qu'Ari met du temps, beaucoup de temps, pour déclarer sa flamme à ce grand gaillard tranquille. Certes, il a fallu qu'Hector parte quelques jours voir ses amis d'enfance pour qu'Ari se rende compte de ses sentiments, mais la scénariste prend son temps, un peu trop, pour amener cet épisode. Ce qui nous vaut plusieurs séquences où l'on voit les deux jeunes hommes travailler côté à côte, en parfaite synergie, devenir amis, sortir ensemble (mais rarement seuls), avec quelques séquences romantiques un peu cliché. En général dans des manga relevant du boy's love, on a droit à des petites fleurs pour encadrer ces séquences, mais ici, non. On évite donc la plupart des écueils de la mièvrerie, ce qui était un peu ma crainte avant d'entamer ma lecture (romance + milieu gastronomique = beurk -pour moi). Un autre petit regret : que les origines -grecques pour Aristote, samoanes pour Hector- ne soient pas plus évoquées ou exploitées. Mais pour le reste c'est assez bon, la plupart des personnages sont subtils, hormis un copain relou qui le reste jusqu'au bout, l'histoire n'est pas un long fleuve tranquille, ça bascule alors qu'enfin Ari semblait enfin entamer sa relation avec Hector. Je conseille.

09/08/2020 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Derrière la colline
Derrière la colline

La mémoire... Fugace, intangible, mais tellement importante dans nos vies. Atteint d'Alzheimer, le héros de notre histoire est en train de disparaître de celle de ses proches. Pourtant lui veut se souvenir, se souvenir de cette histoire avec Flavie, qui lui envoie une photo et un commentaire énigmatiques... Voilà l'idée de départ de cette histoire, toute en douceur, amenée de façon très douce, vers un dénouement que l'on n'attendait pas vraiment... Car parfois la mémoire peut faire du mal... J'avoue, je me suis fait avoir par cette fin, quelque peu déconcertante, et rien que pour cela l'album vaut le coup de la lecture. Il faut dire aussi que le trait d'Ulric, dont c'est l'un des premiers albums, est très efficace, même si un peu charbonneux, ce qui contribue à distiller une ambiance un brin inquiétante. A découvrir !

09/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série En proie au silence
En proie au silence

En proie au silence laisse sans voix, c'est le cas de le dire ! L'auteure nous livre le comportement des victimes face au viol dans une société de plus en plus machiste. Cela ne vous rappelle rien ? Le sujet de la condition féminine est malheureusement toujours d'actualité et même dans notre pays. Évidemment, c'est une œuvre choc qui dénonce le sexisme ainsi que les agressions sexuelles. Cependant, la loi du silence règne et c'est encore plus difficile pour les victimes. Fort heureusement, on va éviter l’œuvre purement féministe pour rester dans le contenu propre à la société japonaise. Cela donne encore plus de puissance. Le visuel est réaliste et froid à l'image de l’œuvre. L'auteure a choisi le lycée comme théâtre d'action car il est vrai que les premières rencontres amoureuses ne se font pas dans le monde de l'entreprise mais plutôt en milieu scolaire. J'ai eu beaucoup de peine pour ces personnages bouleversés. Notre héroïne est une professeure qui se détache énormément comme pour se protéger. On va comprendre ce qu'il lui est arrivé pour qu'elle en devienne un peu cynique et désabusée. Elle va avoir une relation assez intéressante avec un de ses élèves, également très solitaire et qui cache de lourds secrets. C'est une lecture profondément déstabilisante mais qui pousse à une réflexion salutaire sur une société qui semble corrompre les esprits.

09/08/2020 (modifier)
Couverture de la série L'Homme de l'année - 1927
L'Homme de l'année - 1927

Encore un très bon album de cette série concept qui analyse avec acuité cette plongée dans le Metropolis de Fritz Lang en cette année 1927 où se mêlent la magie du cinéma de cette époque du muet qui survient peu après l'expressionnisme allemand, le pouvoir politique et l'analyse sociale de cette même époque. Je crois que pour qui a vu ce chef-d'oeuvre de Fritz Lang, cet album est doublement intéressant ; je ne sais plus quand exactement j'ai vu ce film visionnaire, mais je crois que j'étais jeune adulte, probablement au Cinéma de Minuit de FR3 dans les années 80. J'avais vu aussi des documentaires sur la conception de ce film majeur, mais j'avais oublié certains détails, et cette narration bien ordonnancée qui se focalise plus sur les difficultés de Lang à imposer ses vues de rêve éveillé à la UFA contrôlée par le parti nazi qui commençait à prendre de l'importance dans l'activité artistique, est bien relatée. Quand on pense qu'il a choisi Brigitte Helm alors qu'elle n'avait aucune expérience d'actrice et qu'elle n'était qu'une simple dactylo, en tenant bon contre le parti qui voulait lui imposer Leni Riefenstahl, future égérie symbolique du cinéma de la propagande, Fritz Lang a fait preuve d'une énorme audace, d'autant plus qu'il se heurtait sur le plan politique aux idées de sa propre femme Théa Von Harbou (qu'il retrouvera bien plus tard dans les années 50 pour réaliser son majestueux diptyque hindou, le Tigre du Bengale et le Tombeau Hindou). Au vu de toute cette tension, on comprend pourquoi Lang a fui vers les Etats-Unis. Le destin de Brigitte Helm est assez édifiant : cette jeune femme repérée par Lang, deviendra la femme fatale la plus célèbre du cinéma allemand à défaut d'être une grande actrice, et étrangement elle tournera en France l'Argent sous la direction de Marcel l'Herbier, on la retrouve pas trop mal chez Pabst, mais finalement, après une vingtaine de films assez moyens, elle se retire des écrans en 1935. Je regrette un peu que des scènes de Metropolis ne soient pas plus montrées même si on voit quelques scènes cultes, avec la conception du fameux robot endossé par Brigitte Helm, et ces énormes décors dont certains étaient d'immenses toiles peintes qui influenceront ensuite plusieurs cinéastes, mais les coulisses du projet voulu par Lang sont aussi captivantes à suivre. En fait cet album ressemble un peu à un excellent making of du film, on en suit les étapes et les rouages où Lang se démène pour imposer sa vision allégorique de la société allemande, mais curieusement avec le recul, il ne sera pas pleinement satisfait de ce tournage, aussi après M le Maudit et le Testament du Dr Mabuse, ses 2 derniers films parlants, il quittera l'Allemagne, tournera en France Liliom en 1934 avant de rejoindre Hollywood, attiré par la demande de la MGM. Le dessin égrenne avec précision toutes ces étapes, il accuse peut-être une certaine raideur, mais ça ne me dérange aucunement, je l'avais déjà apprécié sur L'Homme de l'Année - 1886, pour moi c'est une réussite de plus dans cette collection qui en compte déjà beaucoup.

07/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série L'Or des Marées
L'Or des Marées

Visiblement, la marée apporte parfois des bienfaits nécessaires à notre vie quotidienne. Ainsi, un gardien de phare va s’associer à un industriel pour récolter de l'iode. J'ai bien aimé cette saga romanesque sur fond d'océan et de Bretagne. Au-delà de cet aspect passion haine et jalousie, c'est le traitement plutôt intelligent de ce récit qui m'a séduit au premier abord. Les personnages ont une véritable consistance à commencer par notre héros Yves Kerléo presque trop parfait bien qu'il se laisse aller à la toute dernière page. Au début, le rendu fait chargé et demande des efforts mais rapidement on s'en imprègne pour en apprécier les subtilités. Le dessin est sobre et efficace. Bref, nous avons là une œuvre qui fait dans l'élégance du trait et dans la finesse des dialogues. Par ailleurs, on saura tout sur le travail difficile des goémoniers, une profession fort méconnue.

07/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Le Pouvoir de la satire
Le Pouvoir de la satire

Voici un très bon reportage sur l'histoire de la presse satirique notamment Charlie Hebdo et le Canard enchaîné pour ne citer que ces deux exemples. Le 7 janvier 2015, le journal Charlie a fait l'objet d'un attentat meurtrier avec la mort de huit membres de la rédaction. L'opinion a fortement été ébranlée. On se rappelle tous du fameux slogan : je suis Charlie ainsi que de la manifestation géante du 11 janvier pour dénoncer l'extrême violence de cet acte odieux perpétré par des intégristes musulmans. Un simple dessin a provoqué une véritable tuerie. C'est dire le pouvoir du crayon. Mais face à la kalachnikov, c'est malheureusement autre chose situé à un autre stade de l'évolution humaine pour rester poli ! On apprendra que Charlie perpétue une tradition née avec la Révolution française avec les premiers journaux satiriques. Le tout premier fut d'ailleurs un journal royaliste qui critiquait les membres de l'Assemblée Constituante. Bref, on va plonger dans l'histoire et surtout sous le règne du dernier roi de France à savoir Louis-Philippe avec sa tête en forme de poire. On aura droit au débat sur le pas touche au sacré à savoir la religion. Autant dire, que les arguments des satiristes m'ont largement convaincu. Je suis pour la liberté d'expression. Autrefois, la royauté et le clergé étaient sacrés si bien que les ricaneurs et les critiques étaient envoyés sur le bûcher. La partie n'est toujours pas gagnée pour désacraliser certaines choses. A noter que concernant le chapitre sur la grossièreté je n'ai pas été convaincu car par essence, je déteste la vulgarité. J'entends néanmoins les arguments mais sans y souscrire. Comme quoi, je garde mon esprit d'analyse selon le débat en question. On apprendra que la censure actuelle ne vient pas de l’État mais de groupes de pression sur Internet ou dans les associations de lutte contre... Ils engagent des procès à tout va. Ainsi, l'actuel Charlie a été poursuivi une cinquantaine de fois et a gagné trois quart de ses procès. Tant d'énergie dépensée ! Peut-on rire de tout ? Oui mais pas avec tout le monde. Charles Baudelaire disait que le rire est satanique, il est donc profondément humain. J'ai beaucoup appris sur le pouvoir de la satire. C'est bien réalisé au niveau pédagogique et très bien documenté.

06/08/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série L'Éveil (Delcourt)
L'Éveil (Delcourt)

Difficile de ne pas tomber sous le charme de cette BD à la belle couverture intrigante. Son atmosphère ouatée, oscillant entre rêve et réalité, achève de nous séduire, correspondant bien à l’univers d’Arthur, grand garçon pas fini qui redoute d’affronter un monde où il ne se sent pas à sa place. Il y a d’abord ses mains qui le picotent, puis se détachent de son corps pour tenter de l’étrangler, comme si ces dernières voulaient vivre leur vie en s’affranchissant de ce personnage encombrant, tourmenté et centré sur lui-même. Et ça ne fait que renforcer son angoisse, à Arthur. Pour ce trentenaire célibataire renfermé (et non endurci), le seul confident, c’est lui-même, cet enfant qui n’a pas su grandir, et qui finit par avoir des hallucinations à force de déni. Alors que sa seule occupation un peu altruiste consiste à visiter des malades dans un service de soins palliatifs, on se demande si ce n’est pas lui qui est au bout de sa vie… Mais un beau jour, alors qu’il croit frôler la mort, apparaît la jolie Sandrine — à moins qu’il ne s’agisse d’un ange —, qui va le ramener tout doucement à la réalité, apportant un début de réponse à ses hallucinations… Car Sandrine, c’est une artiste militante, qui pense pouvoir changer le monde par son action : faire croire aux passants qu’un monstre, en l’occurrence un dinosaure, menace de détruire la ville, tel un reflet d’un monde anxiogène où populisme et haine de l’autre semblent avoir le vent en poupe. Comme une sale petite musique de fond, la radio diffuse des points réguliers sur la campagne présidentielle américaine (l'action se situe en 2016), sans trop envisager une victoire de Trump… Ce que veut Sandrine, c’est provoquer un choc par son street art militant : peindre des traces de griffes géantes sur les murs ou creuser de monstrueuses empreintes dans les parcs de la ville. Bref, Sandrine veut provoquer la réflexion, et par ricochet, ce fameux « éveil », l’éveil des consciences face aux soubresauts du monde… En la croisant sur son chemin, Arthur aura peut-être bien eu la chance de sa vie… Le dessin léger de Thomas Cambi est plutôt agréable à l’œil, bénéficiant d’une très belle mise en couleur. Son trait semi-réaliste sait reproduire l’atmosphère engageante et intimiste de la capitale bruxelloise, avec ce qu’il faut de loufoquerie pour surprendre le lecteur tout au long du récit. L’esprit belge y est dépeint avec finesse, et quiconque a foulé les rues de Bruxelles le comprendra, de par l’ébahissement ressenti en voyant apparaître une fresque monumentale au détour d’une rue, comme si là-bas, dans ce foyer de la BD, le neuvième art cherchait à faire irruption dans la réalité. Quant à l’histoire, elle se lit d’une traite en nous accrochant d’emblée, par sa façon particulière de jongler avec le fantastique et l’intime, nous réservant quelques moments touchants. Les personnages sont bien campés et on les trouve aisément attachants. En définitive, Vincent Zabus nous parle de résistance, d’empathie et de transmission, en croyant — peut-être naïvement — que l’art pourra changer le monde. On a pourtant envie d’y croire à cette prise de conscience collective, et on trouve ça très beau. Toutefois, on pourra regretter que le récit n’évoque jamais les conséquences concrètes d’une telle forme d’art, par exemple en montrant comment une telle action pourrait influer sur le cours des événements autrement que par un « sampling » militant à travers le monde. Zabus n’a peut-être pas voulu être trop explicite, laissant la place à l’imagination et aux suppositions, au risque de nous laisser sur notre faim… Mais ce n’est sans doute pas l’objet du livre, et après tout, personne n’a pu jusqu’ici affirmer que l’art pouvait changer le monde ou s’il se contentait de le refléter ! Il s’agit déjà de la cinquième collaboration entre Zabus et Campi pour une bande dessinée, et probablement pas la dernière étant donné l’osmose qui, à la lecture de l’ouvrage, se devine entre les deux auteurs. Loin de nous endormir, « L’Éveil » nous aura au moins révélé le pouvoir subversif de l’art, à défaut de nous prouver son influence réelle… et qui sait, suscitera peut-être des vocations…

06/08/2020 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Un temps de Toussaint
Un temps de Toussaint

Voici une brève de comptoir qui m’a plutôt amusé. C’est la deuxième collaboration de Rabaté avec Zamparutti (après Ex-voto). Ces deux albums partagent d'ailleurs des points communs : petites gens mis en scène, humour ironique, final totalement inattendu. Il n’y a pas de personnage principal, pas d’histoire palpitante. Juste un quasi huis-clos entre des protagonistes lambda. Plutôt que de mettre l’accent sur des personnes, ce sont les relations entretenues entre elles qui est mis en avant. Bref, les auteurs décortiquent nos rapports avec les autres sans fard. Une incursion dans l’intimité anodine de monsieur tout le monde. Et je trouve cela jubilatoire. Concernant le graphisme, Rabaté change de style et adopte celui d’ Ibicus avec un lavis des plus singuliers. Un récit court qui vaut le détour …

06/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série L'amant
L'amant

Est-ce que Marguerite Duras se retournerait dans sa tombe si elle voyait que son roman a fait l'objet d'une adaptation en manga ? C'est possible mais je dois dire que c'est particulièrement réussi pour toucher un autre public moins enclin à lire des pavés de littérature. J'avais vu il y a fort longtemps le film de Jean-Jacques Annaud mais il ne m'avait guère marqué. Par ailleurs, au niveau de l'édition, on remarquera un effort pour sa calquer sur le format européen avec par exemple des dessins en couleur et en commençant sa lecture par l'endroit. Bref, c'est très agréable à la lecture car la forme est soignée. La finesse sera au rendez-vous : rien de pornographique ! On va suivre un épisode amoureux dans la vie de cette romancière lorsqu'elle avait 15 ans et qu'elle vivait dans la colonie d'Indochine. C'est vrai qu'on pourrait analyser cela comme un détournement de mineur. Cependant, il convient de se replacer dans les mœurs de cette autre époque où les choses étaient sans doute plus simples. Il y a tout un charme indéniable qui se dégage de ce couple. Et puis, il y a cette fin si nostalgique. J'ai beaucoup apprécié cette version. Pour une fois, mon épouse s'est ruée sur cette lecture alors que ce n'est pas dans son habitude. Comme quoi...

05/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Le trésor du Cygne Noir
Le trésor du Cygne Noir

C'est avec son album très intimiste et réussi La Maison que j'avais découvert le travail de Paco Roca ; j'étais ensuite allé pioché du côté de son album suivant Crossroads qui m'avait plutôt déçu malgré une idée intéressante comparant le travail des auteurs de BD et des joueurs de musique. Du coup c'est un peu circonspect que je me suis lancé dans la lecture de son dernier album, surtout qu'on nous annonce une "aventure", et que le trait singulier mais particulièrement dynamique de l'auteur ne me semblait pas s'y prêter plus que ça comme le laisse apparaître la couverture peu engageante de l'album. Mais comme quoi, il ne faut pas s'arrêter à ses à priori, car j'ai passé un très bon moment de lecture. En 2007, des chasseurs de trésor américains découvrent au large de Gibraltar une épave et s'emparent d'un butin inestimable tant pécuniairement qu'historiquement. Il s'agirait du "Cygne Noir", un galion espagnol. Le gouvernement espagnol est prévenue in extremis que la société Ithaca qui a fait la découverte a déposé une demande pour être reconnue seule propriétaire du trésor ; s'engage alors une course poursuite judiciaire menée par un bleu-bite du ministère de la culture espagnol mais qui va se révéler plein de ressources. L'histoire est en fait tirée d'un récit de Guillermo Corral basée sur des faits réels mêlant trésors, services secrets et intrigues politiques. Et ça fonctionne plus que bien ! Moi qui partait un peu méfiant suite à ma déconvenue liée au dernier album de Paco Roca, j'ai rapidement été happé par l'intrigue. Son trait simple mais efficace permet au scénario de dérouler pleinement et de captiver son lecteur. La narration est vraiment bien gérée. Et puis les histoires de trésor ça fait toujours rêver ! Voilà donc une bonne surprise qui met en avant tout le talent de cet auteur espagnol.

05/08/2020 (modifier)