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Les dernier avis (25311 avis)

Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Clivages
Clivages

3,5 Runberg nous donne à découvrir un conflit qui, s'il ne dit jamais son nom, se situe clairement dans les Balkans ou le Caucase, ex Yougoslavie, Tchetchenie par exemple. Il met en place minutieusement une peinture des horreurs de ces conflits dits Civils où les règles d'engagement militaire n'existent presque plus et où les populations paient un lourd tribut aux exactions des différents partis. La force de son récit est de ne pas prendre parti pour un camp ou l'autre, mais de dépeindre la barbarie dans chaque camp, faiblement retenue par quelques âmes morales. Comme seront montrés les différents comportement des civils face à la guerre, entre lâcheté, individualisme et altruisme. Même les ONG se montrent démunies devant les crimes perpétrés. Les personnages semblent au début un peu fades mais ils se révèlent progressivement et prennent une ampleur progressive. Juliana, médecin de campagne est le pivot de la bourgade et va se montrer comme la force calme. Son mari est lui plus attentionné à la sécurité et au ciné club. Prisonnier, il va se solidifier progressivement. Parmi les militaires, le colonel Melok représente l'ordre, les principes moraux et il sera le garde fou de son second, chien de guerre limite psychopathe , le capitaine Brevim. Face à eux, des patriotes aux motivations diverses vont composer avec des chefs de guerre pour qui le conflit est synonyme des plaisirs qu'il procure, tueries, mise à sac, pil'ages et viols. Le récit m'a absorbé. J'ai suivi avec attention l'évolution de ce récit. C'est graphiquement plutôt réussi. Quelques erreurs pour moi sur les visages selon les angles et cadrages. Plus les visages sont lisses (féminins, enfantins), plus elles sont visibles. Pour autant ce n'est pas rédhibitoire. Les décors emsont bien rendus. Le village enneigé renforce c le huis clos de ce village. Les scènes de guerre correctement animées. La narration est bonne. Une belle lecture.

26/01/2021 (modifier)
Couverture de la série A la vie !
A la vie !

Peu importe sa profession, je pense qu'il est bon pour chacun de lire cette bd, car nous serons un jour ou l'autre tous confrontés à la mort. C'est simple, drôle, émouvant, bref un petit bijou pour les soirs d'hiver. Attention aux petites larmes qui vont sortir mais c'est ce qui rend cette bd encore plus magique.

26/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série L'Attaque des Titans
L'Attaque des Titans

Seulement 4 avis sur ce Shingeki No Kyojin??? Ce manga fait la une des cours de récréations depuis plusieurs années et surpasse même les ventes de Naruto et Dragon Ball. Dans un monde médiéval où des titans ont envahi la planète, les derniers humains se sont retranchés entre des murs de plus de 100 mètres de haut pour y vivre comme enfermés dans une cage. Quand un jour, un titan colossal, plus grand que le mur, le détruit et laisse tous les titans pénétrer dans la ville. Eren, notre héros, voit sa maman se faire dévorer devant lui. Il va jurer d'exterminer tous les titans jusqu'au dernier. Encore un énième shonen vous allez me dire? Oui mais non ! Celui ci est vraiment particulier. Tout d'abord, l'ambiance effrayante, malsaine et oppressante qu'impose les titans est fabuleuse. Nous ne sommes que des fourmis face à eux, notre vie ne vaut rien et le manga n'a de cesse de nous le rappeler. Car oui, si vous avez été choqué par les nombreuses morts de Game of Throne où Walking dead, vous n'avez encore rien vu ! Le plus grand point fort de cette série est sans aucun doute la qualité de la narration. J'ai fort apprécié le fait que l'auteur nous fait d'immenses révélations mais en arrière plan, comme si de rien n'était. Il y a également de nombreuses interrogations présentes. D'où viennent les titans? Y a t il quelque chose au delà du mur? Pourquoi certains titans ont des facultés spécifiques? Comment le mur a t il été construit? Le gouvernement est bizarre non? Qu'y a t il dans le sous sol du père d'Eren? D'ailleurs parlons en de ce sous sol. Durant une dizaine de tome, on ne parle que de lui. On nous promet d'immenses révélations. Nos attentes sont tellement hautes qu'on ne peut malheureusement qu'être déçu. Du moins c'est ce que je croyais. Je vous promet une chose, vous n'êtes pas prêt. Personne ne peut être prêt pour ce sous sol. Ce passage là, justifie à lui seul l'achat de toute la série. Je crois n'avoir jamais été aussi choqué par des révélations qu'ici. Le manga prend une toute autre dimension à partir de ce sous sol. Je sais que ce site n'est pas dédié aux animés, mais je ne peux que vous inviter à le regarder également. Il est splendide tant au niveau des graphismes, de sa mise en scène, des points de vue, de sa musique et j'en passe. Même en connaissant le manga par cœur, je prend énormément de plaisirs à revoir l'histoire en anime. 4,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

26/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série Death Note
Death Note

J'ai du lire une dizaine de fois cette série quand j'étais ado. Je l'ai relue cette nuit avec un œil plus critique. Mon bilan reste très positif ! Le concept est assez original: pouvoir tuer n'importe qui et n'importe comment juste en écrivant son nom dans un cahier. S'en suit un combat entre les 2 plus grands génies du Japon. La force de ce manga est, à mon sens, toutes les questions et dilemmes moraux qu'il soulève. Avouez que l'envie de posséder un tel cahier vous a au moins traversé l'esprit. Avouez que vous avez au moins un instant, approuvé les actes et choix de Light Yagami. La notion de bien et de mal est sans cesse remise en question et c'est cette profondeur qui fait ressortir ce manga du lot. Alors oui, le manga aurait pu s'arrêter au tome 7, oui les personnages sont très stéréotypés, voire parfait pour notre héros. Mais cela n'entrave en rien le plaisir de lecture. 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

26/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Mort aux Vaches
Mort aux Vaches

Le pitch de l’histoire peut se résumer en quelques mots : nous suivons 4 personnages qui se planquent dans une ferme, pour se faire oublier après un braquage. Mais la planque pépère va se transformer peu à peu en bordel et tout va partir en couille. Voilà pour l’histoire, dont la lecture est fluide, accompagnée d’un dessin dynamique jouant sur un Noir et Blanc terne et les nuances de gris. Mais le principal intérêt de cette histoire, ce qui en rend la lecture encore plus intéressante et justifie mes 4 étoiles, ce sont les dialogues, vraiment bien fichus. Avec des réparties qui fusent, des bons mots balancés en rafale entre les protagonistes, dans une ambiance qui rappelle un peu certains dialogues d’Audiard. Cela rend vivante cette histoire et la fait sortir de l’ordinaire auquel elle semblait de prime abord promise. La petite pirouette finale agrémente d’une bonne petite cerise le gros gâteau que le lecteur vient de consommer – sans modération. Album à redécouvrir en tout cas.

25/01/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Chez Adolf
Chez Adolf

"Chez Adolf" nous replonge dans l'Histoire allemande au moment précis où Adolf Hitler devient chancelier de l'Allemagne et va petit à petit installer son régime politique avec les conséquences que nous connaissons... L'intérêt de cette série tient à l'angle de vu choisi par Rodolphe pour nous raconter cela. C'est par le biais du professeur Karl Stieg que nous allons comprendre l’insidieuse poussée du nazisme et comment petit à petit chacun va suivre ou subir sa doctrine au quotidien. Ce dernier réside dans un immeuble surplombant la brasserie "les joyeux amis" qui commence par changer d'enseigne le jour de l'élection de l'Adolf Hitler ; ce sera désormais "Chez Adolf", le patron portant le même prénom que le nouveau chancelier... et partageant également ses convictions. Karl Stieg, personnage cultivé restant en dehors des affaires politiques de l'époque va rapidement se trouvé confronté à faire des choix. Entre les jeunesses hitlériennes qui embrigadent les plus jeunes et les lois anti juifs et bolchéviques qui tombent, l'ambiance se tend et ne pas choisir revient à se proclamer "ennemi". Chaque famille de l'immeuble, du tenancier en passant par la famille juive que tout le monde connaît va alors vivre ces événements de façon différente. Et c'est toute la force de cette série que de nous montrer comment par une succession de petits coups de boutoir et un embrigadement sournois une population entière a pu se laisser embrigader dans le nazisme. Entre peur et résignation le mal s'est installé et a pris le dessus sur le "bon sens". Le dessin réaliste de Ramon Marcos est plutôt bon, même si certaines cases auraient parfois mérité un peu plus de travail sur les détails et les visages, mais il passe très bien grâce à la colorisation très raccord avec l'époque que propose Dimitri Fogolin. C'est donc avec curiosité que je lirais la suite, agréablement surpris par ce début de série. (un 3.5/5 arrondi au supérieur)

25/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Réveil du Tigre
Le Réveil du Tigre

Si cet album peut se lire comme un one-shot, je pense que l’appréciation du lecteur sera influencée par le fait qu’il ait lu (et apprécié) ou non Chinaman. Car il s’agit bel et bien de la conclusion en mode « 20 ans plus tard » de ce western. Personnellement, j’avais beaucoup aimé Chinaman et je suis donc heureux de retrouver Chen Long pour un baroud d’honneur digne des plus grands classiques du western. Par ailleurs, les auteurs ont eu la bonne idée de donner au fils de celui-ci le rôle du narrateur. Ce changement de point de vue permet non seulement d’éclairer les rapports père/fils sous un autre angle mais aussi d’aborder le thème du western via une structure plus proche du récit policier (le fils de Chen Long travaillant pour l’agence Pinkerton). Dès les premières pages, on sait où on met les pieds. Le récit est très classique, que ce soit au niveau de l’intrigue comme au niveau du dessin. Le fil narratif est assez linéaire et donc très aisé à suivre mais, conséquence logique, sans réelle surprise. L’action est très présente et l’équilibre entre passages violents et scènes plus intimistes est juste parfait. Il m’a été impossible d’interrompre ma lecture tant tout est fluide, beau à voir, prenant et conforme à mes attentes. Le choix éditorial de sortir cette suite dans un autre format que la série mère et en un seul tome (alors que le découpage est clairement construit sur une base de diptyque) me chagrine quelque peu mais bon ce n’est qu’un détail. Avis aux amateurs de western, prêts à accepter le fait qu’il s’agit d’un western et non d’une œuvre historique (voir les remarques émises par Ro dans son avis et portant sur des incohérences historiques qui ne m’ont en rien perturbé) et en quête d’un récit très classique et élégamment dessiné.

25/01/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Django Main de feu
Django Main de feu

J'ai bien aimé cette biographie de la vie de Django Reinhardt, célèbre jazzman dont je ne connaissais finalement pas grand chose ce que cet album a le mérite de combler. C'est centré sur la première moitié de sa vie et pas sa carrière professionnelle. On voit son enfance dans le dénuement, son apprentissage du banjo qui est au centre de sa vie, en tout cas bien plus que d'aller à l'école. Puis survient le terrible incendie qui lui ravage une jambe et la main gauche. Il surmonte cette épreuve et développe une nouvelle façon de jouer avec sa main atrophiée. On découvre au passage les us et coutumes des tsiganes manouches et leur vie en Belgique au début du XXème siècle. Côté dessin, c'est pas mal du tout, d'un style réaliste. Il y a un bon dossier en fin d'ouvrage qui revient sur cette vie talentueuse et le travail d'historien qui a été réalisé pour en retracer les faits le plus fidèlement possible.

24/01/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Undiscovered country
Undiscovered country

Vous avez lu l'avis du sieur PAco, je vous y invite, car en fait, et ce n'est pas par fainéantise je plussoie totalement ce qu'il dit sur cette sorte d'ovni dans l'univers du comics. Quand je dis univers, je crois que c'est bien le terme car à partir d'un postulat de base très original les auteurs nous bâtissent quelque chose de carrément hallucinant. Bon, au scénario, il y a l'excellentissime Scott Snyder, scénariste de plusieurs "Batman". Pour en revenir au scénario, je trouve l'idée d'un pays qui se referme sur lui-même en construisant une muraille hermétique tout au long de ses frontières assez jouissive, moins pour ses habitants sans doute, mais bon. Forcément dans ce genre de nouvelles zones des modifications radicales se produisent et c'est là que les choses deviennent intéressantes. Le dessin de Giuseppe Camuncoli est très bon même si, à mon sens, il lui reste une marge de manœuvre, notamment en ce qui concerne son bestiaire, ou sur certaines doubles-pages il mériterait plus de précision. Si la suite est du même niveau, j'y reviendrai avec grand plaisir. Tout cela se dévore avec appétit, vivement la suite.

24/01/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Labo (Bourhis/Varela)
Le Labo (Bourhis/Varela)

A mi-chemin entre fiction et doc historique, ce roman graphique nous offre une perspective fascinante suggérant que la démocratisation de l’ordinateur personnel aurait été le fruit d’une réflexion guidée par la prise de substances hallucinogènes, visant à stimuler une approche visionnaire. L’un des pères fondateurs, Steve Jobs, étaient de ceux-là, bien plus que Bill Gates, davantage connu pour son sens des affaires. Dans le prélude à l’histoire, nous voyons un jeune couple de Parisiens à la recherche d’un endroit paisible en province, afin d’y accueillir une structure de co-working « dédié aux start-ups 3.0 ». En visitant une propriété inoccupée, siège d’un ancien fabricant de photocopieuses, autrefois la plus grosse entreprise de ce coin perdu de Charente, ils découvriront une ruine intrigante au design typiquement seventies. Cette ruine, c’est celle du Labo, une base de recherche et développement en informatique initiée par le fils du patron qui connaîtra son heure de gloire dans les années 70… Sa sœur Nicole, chargée de négocier la vente, veut se débarrasser au plus vite de la propriété, qui lui rappelle surtout de mauvais souvenirs. Pourtant, devant l’enthousiasme des visiteurs, la dame sexagénaire va narrer la saga de ce Labo « où la technologie se mêle à la folie la plus pure », et dont elle prétend être la dernière survivante. A la lecture du livre, on serait presque tenté de croire que tout cela est bien arrivé, grâce à un parti-pris narratif consistant à mêler la fiction aux faits réels. Dans une époque fortement influencée par le mouvement hippie, le psychédélisme et la pop culture, le champ des possibles paraissait infini et toutes les utopies semblaient à portée de main. Et c’est là qu’est contenue toute la part de merveilleux du récit, avec ces visions incroyables qui s’imposent à Jean-Yves Bertrand, le créateur du Labo, dès lors qu’il tire une taff sur un joint de ganja très spéciale importée des States… des visions idéalisées où micro-informatique, Internet et réseaux sociaux s’imposent au monde… mais pour le jeune informaticien et son équipe, l’enthousiasme des débuts va rapidement faire place aux désillusions, dès lors que le gouvernement choisira de favoriser le Minitel au détriment des autres réseaux, leur coupant ainsi les budgets. Quant à Nicole, la sœur de Jean-Yves qui était encore adolescente, sans doute une des toutes premières geeks de cette ère nouvelle, elle suivra sa propre route pour développer avec succès des jeux vidéo au Japon, une manière de prendre sa revanche sur ceux qui ne croyaient pas en ses talents… A l’époque, comme cela est bien souligné dans le récit, la gent féminine subissait plus que jamais la condescendance et le mépris des hommes… Graphiquement, la ligne claire moderne et séduisante de Luca Varela s’accorde parfaitement avec ce design psyché-seventies, et on apprécie particulièrement la façon dont il reproduit les véhicules de cette époque (Peugeot 504, Renault 12, locomotives « Nez cassés »…). On peut également saluer la narration fluide de Hervé Bourhis, qui sait montrer avec justesse les deux faces d’une technologie pleine de promesses mais avec ses revers et ses dangers, tels qu’on peut le constater aujourd’hui avec notamment les effets néfastes des réseaux sociaux utilisés à mauvais escient ou les addictions aux écrans, mais n’appelle-t-on pas cela la rançon du succès ? Un constat quelque peu désenchanté qui imprègne ce récit à la fois joyeux et amer, et surtout passionnant.

23/01/2021 (modifier)