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Les derniers avis (25868 avis)

Couverture de la série La Promesse de la Tortue
La Promesse de la Tortue

L'histoire de la piraterie sur l'île de la Tortue, c'est tout un monde pittoresque et fascinant, mais il ne s'agit pas ici d'une aventure spectaculaire à la Pirates des Caraïbes, la série n'a que l'apparence d'une Bd de pirates, le récit s'inscrit pourtant dans la zone géographique et l'époque de l'âge d'or de la piraterie classique, mais il surprend et va à l'encontre des codes du genre et des clichés de la piraterie ; il s'agit d'une histoire qui a lieu surtout sur terre, sur l'île de la Tortue, un peu à la manière de Barracuda. Ceci se traduit par les personnages qui ne sont pas des héros fringants mais 3 femmes qui sont les héroïnes de ce récit qui se décline en triptyque ; elles ne sont pas issues du milieu dans lequel elles sont projetées, bien que leurs origines ne soient pas très nettes. Et surtout leurs motivations sont dictées par le désir ardent de retrouver leur liberté, pas de s'enrichir comme on a pu le voir dans l'histoire de la piraterie chez certaines femmes comme Ann Bonny, notamment dans Les Furies. Leur parcours est évidemment semé d'obstacles dans un siècle où les femmes n'avaient que peu de marge de manoeuvre et d'alternative, leur sexe les condamnant à être durement ballotées. Le scénariste a pris une base historique solide au fond documenté et crédible, et y a plaqué son récit, mais la bande n'a pas pour ambition d'être une bande historique, c'est de la grande aventure, au ton romanesque, le souffle de l'aventure est bien dosé, les péripéties s'enchainent, c'est prenant et intrigant à tel point que ça donne envie de lire la suite à chaque album. Les auteurs dressent 3 beaux portraits de femmes, même si elles sont embellies par le crayon de Tieko, car je gage que des femmes sortant de prison et se retrouvant plongées dans ce milieu de la flibuste, ne devaient pas être aussi canon à cette époque ; mais il faut bien faire rêver le lecteur. Le dessin de Tieko que j'avais déjà apprécié sur Hindenburg, est très agréable à l'oeil, très fluide, lumineux, énergique, il ressemble un peu à celui de certains auteurs qu'on voyait dans les séries historiques chez Glénat (dans la revue Vécu), comme Erik Arnoux ou Jusseaume, autant dire que j'aime bien ce style graphique. D'ailleurs, la Bd ressemble aux Bd Vécu, avec un dessin un peu à l'ancienne, sans tous ces artifices techniques liés à la couleur et autres dessins à l'ordi... C'est donc une bonne série d'aventure comme je l'aime, facile et plaisante à suivre, qui je l'espère, saura trouver un bel épilogue dans le dernier album à venir.

23/06/2021 (modifier)
Par Yserei K
Note: 4/5
Couverture de la série Les Âges perdus
Les Âges perdus

Cette BD va nous entrainer dans un univers vraiment très intéressant et angoissant, oppressant également. J’ai vraiment aimé l’histoire, originale et maitrisée, avec des illustrations fortes et des personnages qui font tout pour survivre dans ce monde apocalyptique. J’ai vraiment passé un excellent moment et je recommande ce premier tome à tous les lecteurs curieux qui souhaitent s’immerger pendant quelques instants dans un autre monde où le danger rode à tous les coins.

23/06/2021 (modifier)
Par Mayia2907
Note: 4/5
Couverture de la série Le Goût d'Emma
Le Goût d'Emma

Je suis une débutante dans le milieu de la lecture de bd. J'espère toutefois que mon avis puisse peut-être vous aider. J’ai trouvé ce livre très intéressant. Le sujet me semble peu courant. Je trouve intéressant de "découvrir l'envers du décor" du guide Michelin. Je l'ai trouvé facile à lire. Le fil rouge est clair et le vocabulaire "simple" et adapté. La longueur du livre est bien (200 pages), ce qui permet d'être plongé dans l'univers sans qu'il soit trop long et indigeste. J’ai trouvé les dessins et les couleurs très alléchants et jolis. J'ai presque eu envie de déguster les plats que l'on voit dans cet ouvrage. Bref j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire, et je le conseille à tous les "débutants" et les "expérimentés" !

22/06/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Quand l’enfant disparaît
Quand l’enfant disparaît

La thématique de cet album est bien entendu émouvante, particulièrement pour le parent de jeunes enfants que je suis. L’auteur évite pourtant le larmoyant. Il ne débat pas non plus de la politique « enfant unique ». Non, il se contente de montrer ce que vivent 3 familles qui ont perdu cet unique trésor dans des circonstances finalement assez différentes. J’ai trouvé le ton très juste, très poétique et la douleur indescriptible des parents est enrobée d’un optimisme qui fait chaud au cœur. Un dessinateur au style très diffèrent se charge de chaque histoire, et le résultat a vraiment de la gueule, et surtout l’ensemble est très lisible, la lecture est très fluide. J’ai particulièrement apprécié la colorisation – je ne sais pas s’il s’agit de couleur directe ou numérique, mais le rendu est vraiment superbe. Je vous laisse admirer les planches dans la galerie. Un album sur un thème difficile et un peu casse-gueule, mais les (jeunes) auteurs s’en sortent à merveille.

22/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Roi des oiseaux
Le Roi des oiseaux

Cette bd narre les pérégrinations et le destin d’un marchand russe dans un univers de déités animales majestueuses. Le dessin magnifique de couleurs vives, chaudes, et chatoyantes donne l’impression d’avoir été réalisé au pastel. Une splendide fable pour enfants qui ravira petits et grands, composée d’une succession de contes s’emboîtant comme des poupées russes.

22/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Ghost Kid
Ghost Kid

Tiburce Ogier a encore produit un western intéressant, crépusculaire, autour d’un cow-boy âgé qui, apprenant tardivement qu’il est père d’une fille, et que celle-ci a disparu, se lance dans une longue expédition pour la retrouver. C’est un peu traité comme un voyage sans retour, pour solder les comptes et être en paix avec soi-même. Devenu presque aveugle, il poursuit pourtant son odyssée aux côtés d’un jeune apache qui lui sert de guide, qui écoute silencieusement ses commentaires. Les péripéties s’enchainent très bien, même si j’ai trouvé la fin à la fois trop facile et un peu trop abrupte et frustrante : que va-t-il se passer après ? Quant au dessin, il est vraiment très beau, avec de superbes pleines pages qui magnifient les paysages, dans le style personnel d’Ogier, très différent du classique de Giraud, mais que j’aime bien. Album que les amoureux des westerns d’ambiance, crépusculaires donc (on est à la fin du XIXème siècle, les barbelés et le train vont remplacer les vachers) vont apprécier.

21/06/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Wollodrïn
Wollodrïn

Typiquement le genre de bande dessinée dont je ne me lasse pas. J'ai grandi avec l'univers de Tolkien. Depuis, dès que je vois un récit d'héroic fantasy, je n'hésite pas une seconde. Ici, nous avons droit à 5 diptyques. Les 3 premiers nous présentent des personnages différents, le 4e fait de même mais prépare également le final, et vous l'aurez compris, le 5e est le grand final. Wollodrïn n'invente rien. Il reprend les codes de Tolkien mais les auteurs ont su tout de même les reprendre à leur sauce. Les personnages sont attachants, bien développés. Leurs objectifs sont complexes et nous font ressentir une grande palette d'émotions. Le récit est bien mené. Les auteurs ont su se tenir aux 10 tomes annoncés, et cela se ressent dans la qualité de la narration. Au terme de ma lecture, je suis déçu de quitter cet univers. J'aurai tant aimé en lire beaucoup plus. J'ai vraiment adoré découvrir le monde de Wollodrïn et je crois que cette série fera dorénavant partie de mes lectures annuelles pendant les grandes vacances. 4,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

21/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Stern
Stern

Après lecture des trois premiers tomes. Il y a de la finesse dans le scénario et l’approche psychologique des personnages, c’est assez rare pour être appréciable dans un western. Le troisième tome est plus tourné vers l’action avec un côté « Règlement de compte à O.K. Corral » mais il comporte également de l’originalité et fonctionne très bien. Il est possible de comparer cette série avec Undertaker dont le héros est aussi un croque-mort. J’ai une nette préférence pour la bd Stern qui me paraît plus fine et moins commerciale même si Undertaker reste une bonne histoire à rebondissements plaisante à lire. Une certaine poésie, une certaine douceur se dégagent du héros ou plutôt antihéros « Stern » ; son côté taciturne, solitaire et compatissant à la fois, son amour des livres, son sens de l’amitié en font un personnage très attachant. C’est lui qui donne à mon sens du charme et du caractère à cette série. Le dessin et les couleurs laissent parfaitement transparaître la subtilité des scénarios. Il y a de la clarté et de la pureté dans le trait de Julien Maffre alors que j'avais précédemment trouvé son graphisme brouillon dans Le Tombeau d'Alexandre. Les intrigues sont vraiment fouillées, encore une fois, c’est rafraîchissant pour du western. Il faut absolument que je me procure le quatrième tome !

21/06/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Yellow Cab
Yellow Cab

Chabouté adapte Benoit Cohen que je ne connaissais pas dans cette autobiographie d'un français écrivain - il est scénariste en fait - vivant à New York qui décide de devenir chauffeur de taxi. Je pensai que c'était un métier un peu valorisé avec leur omniprésence dans les rues mais pas du tout. Ce sont surtout des immigrés, des gens qui ont peu de moyens et personne ne les aime, à commencer par la police qui se fait un malin plaisir de les charger pour la moindre infraction. Il faut dire que c'est assez accessible même si un parcours administratif semé d'embûches. Contrairement à Paris où les licences sont en nombre limité et se revendent fort cher, il suffit de quelques centaines de dollars et un examen pour devenir taxi. Une fois qu'on a sa licence on loue son taxi à la journée auprès d'un garage. L'auteur pensait tenir une super idée de scénario, faire plein de rencontres et au final il se rend surtout compte de la solitude du métier, de l'ignorance voire du mépris des clients. Il imagine au fil des kilomètres l'histoire qu'il va en tirer, l'héroïne sera une femme. Tout le monde lui dit de fuir ce métier, ce qu'il pourrait car lui a les moyens de vivre à Brooklyn et fait cela pour en tirer une expérience et un récit à raconter. Il a quand même fait durer la chose près d'un an, y compris la nuit réputée plus dangereuse, là où beaucoup auraient sans doute abandonné l'aventure. Un noir et blanc impeccable, une histoire très bien écrite, Scorsese et son film Taxi driver est une référence assumée.

20/06/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Les Fleurs du mal (Kamimura)
Les Fleurs du mal (Kamimura)

Une lecture à réserver à un public averti. Les éditions du Lézard noir font encore un bon travail avec ce manga de Kamimura dont on reconnait le physique de femme récurrent dans plusieurs de ses œuvres et Okazaki au scénario. Le titre fait bien sûr référence à Baudelaire et c'est vrai qu'on peut dire qu'une certaine poésie se dégage de cette histoire, morbide certes. Les fleurs permettent tout un tas de métaphores sexuelles. Les scènes de sexe sont légion, assez explicites mais toujours dessinées de façon subtile et imagée, censure oblige. Rannosuke est un véritable monstre issu d'une puissante famille, qui profite d'un réseau d'écoles sur l'art de la composition florale pour attirer à lui des jeunes filles, leur faisant subir tout un tas de sévices et s'en débarrassant dans des bains de sang macabres. Le manga s'ouvre sur son procès où il est accusé de plus de 800 meurtres. Assez étonnamment il est libre de mouvement et continue son mode de vie. Il décide de "mater" une jeune vierge, pour cela il la viole pendant des jours. Bref c'est un manga de 1975 qui a du détonner, c'est très hard. Le marquis de Sade à côté c'est de la gnognotte. Le dessin est superbe. Je n'ai pas encore lu le second tome, je pensai au départ que c'était un one-shot. La postface en fin d'album d'un critique de cinéma analysant l’œuvre m'a en tout cas en partie divulgâché la suite.

20/06/2021 (modifier)