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Les dernier avis (24573 avis)

Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Irons
Irons

Une histoire originale qui appréhende un territoire complétement nouveau. Une enquête policière dont le protagoniste principal n’appartient pas à la police. Oui vous avez bien compris. Le pitch de cette série, un héros qui est ingénieur en génie civil ! C’est pourtant la gageure qu’a relevée Tristan. Et je dis bravo ! Son personnage principal, Jack Irons, est impertinent, ténébreux mais ô combien attachant. Il est surtout compétent et expérimenté. Un personnage, tout sauf lisse, qui nous entraine adroitement, dans cette première enquête, vers la quête de la vérité. Un anti-héros séduisant et authentique qui va permettre assurément de trouver quelques aficionados. Un premier opus de bonne facture.

06/04/2020 (modifier)
Par doumé
Note: 4/5
Couverture de la série Phoolan Devi, reine des bandits
Phoolan Devi, reine des bandits

Quelle violence, après la lecture de cette bd je ne vois plus l'Inde de la même façon. La société est divisée par caste provoquant une violence entre chaque niveau digne du moyen âge. Cette BD est un témoignage tiré de la vie d'une femme de la caste des Mallahs. Elle retrace sa vie à partir de son enfance jusqu'à sa libération de prison. Une vie faite de violence dès son plus jeune âge, sa vie de femme battue, violée bascule lorsqu'elle prend le maquis. Elle découvre la vengeance alimentée par son passé. Pendant la lecture, la violence est à un tel niveau qu'elle est à peine supportable. Les faits sont réels ce qui renforce encore plus le malaise. Le dessin est classique et n'est pas le plus important, toute l'attention est focalisée sur l'intrigue. Un témoignage bouleversant.

05/04/2020 (modifier)
Par montane
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Béatrice (Mertens)
Béatrice (Mertens)

Beatrice fait partie de ces banlieusards qui tous les jours se rendent sur leur lieu de travail en prenant les transports en commun. Elle travaille au rayon femme dans une grande surface qui pourrait très bien être « les galeries Lafayette ». Elle semble contente de son travail. Un jour elle remarque toutefois sur le quai de la gare un sac rouge auquel personne ne semble prêter attention. Le lendemain ce sac est encore là au même endroit. A son retour du travail elle décide soudain de s’en emparer en toute discrétion. A l’intérieur se trouve un livre avec des photos d’un couple au temps de la belle époque. Un couple qui m’a fasciné et la fera bascule dans un autre monde. Je n’en dirai pas plus. « Beatrice » est la première incursion d’un auteur belge dans la bande dessinée, Joris Mertens, qui semble être plutôt photographe de son état. Ses dessins sont d’ailleurs souvent de grandes et magnifiques photographies, tantôt du temps présent, tantôt du temps passé. Les couleurs sont magnifiques, et les dessins parlent d’eux même, car il n’y a pas un seul phylactère dans cet album de plus de 90 pages. Pour une première dans cet univers nouveau je serai tenté de dire qu’il s’agit d’un coup de maitre. Car à la différence de l’album « Hubert » qui vient de faire l’objet de critiques récentes, il se passe bien quelque chose dans cette histoire. Mais ce je vous laisse le soin de le découvrir....

05/04/2020 (modifier)
Couverture de la série La Nuit du capricorne
La Nuit du capricorne

J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette histoire, mais j’en suis ressorti très satisfait. Je vous encourage donc à ne pas vous laisser dérouter par l’aspect un peu décousu de l’intrigue, par ces digressions poétiques, mythologiques qui, finalement, renforcent l’histoire au lieu de la fragiliser, comme je le craignais de prime abord. Nous avons là une suite de rêveries, de notations, d’anecdotes concernant les bruits, la vie, les vacances. Mais c’est avant tout une façon métaphorique d’illustrer la fin de l’adolescence, l’ouverture à d’autres centres d’intérêt (comme peut le faire Charles Burns dans certains de ses albums). L’ensemble est plutôt chouette. J’ajoute que le dessin en Noir et Blanc, avec un trait parfois très gras, parfois plus fin et réaliste, mais toujours assez sombre, convient bien à cette histoire originale, que j’ai bien aimée. Note réelle 3,5/5.

05/04/2020 (modifier)
Couverture de la série Malaterre
Malaterre

Allez y... vous serez embarqués dans le monde des ados rebelles ingrats, des expats d'Afrique noire néo-coloniaux, des adultes portant péniblement leurs failles, leurs maladresses, des familles disloquées dysfonctionnelles. Ce récit juste ne s'égare pas. Il navigue avec intelligence en mélangeant tous ces mondes dans une belle harmonie, une lecture fluide et crédible. Le dessin très personnel rend parfaitement les ambiances des lieux, les émotions des protagonistes. Belle réussite.

05/04/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Sykes
Sykes

Je suis plus ou moins dans une ambiance Western ces temps-ci puisque j'ai fini il y a peu Red Dead Redemption 2 et Sykes m'y a replongé d'une très belle manière. C'est un beau récit de western crépusculaire, mettant en scène un Marshall vétéran, as de la gâchette, envoyé dans des missions d'action pour exécuter de dangereux hors-la-loi. C'est sa traque d'une bande ultra-violente que nous suivons, traque qu'il fera accompagné de son solide adjoint, d'un vieux pisteur indien de ses amis, mais aussi et surtout du jeune fils de la dernière victime des bandits, trop jeune pour un tel danger mais incapable de trouver le repos tant que sa mère ne sera pas vengée. Avec eux, nous allons parcourir de superbes paysages dans une ambiance aussi réaliste qu’envoûtante. J'ai beaucoup aimé le graphisme de cet album. Les décors sont régulièrement grandioses et en tout cas ils plongent facilement le lecteur dans cette atmosphère de Far West, de villes pionnières et de grands espaces sauvages. Les couleurs sont top. Les personnages aussi sont très réussis. Je leur reprocherais juste leur côté très propre et à la moustache finement ouvragée qui fait un peu contraste avec la dureté de leur mode de vie. On dirait parfois du Marini : très beau mais un peu trop propre sur soi. Mais c'est juste pour dire quelque chose car honnêtement, le rendu visuel de cet album est excellent. L'histoire tient bien la route aussi. J'ai cru qu'il allait se contenter de raconter cette fameuse traque. Celle-ci est très bonne et tient en haleine, avec quelques lieux et personnages rencontrés qui ne manquent pas d'intérêt. J'ai par contre été surpris par la grande rapidité avec laquelle elle se conclut, presque trop facilement. Mais c'est parce que le dernier quart de l'album part au-delà et raconte ce qu'il se passe durant les années qui suivent. Et même si ça m'a un peu dérouté, ça m'a bien plu justement de ne pas abandonner si vite nos protagonistes. La fin du récit est un peu en demi-teinte, trop fataliste à mon goût, mais elle me convient tout de même et j'aime bien les deux dernières pages. Un chouette western, que je classe volontiers aux côtés des meilleurs western sortis ces dernières années en BD, à savoir Undertaker et Jusqu'au dernier.

05/04/2020 (modifier)
Par doumé
Note: 4/5
Couverture de la série Jusqu'au dernier
Jusqu'au dernier

Un western qui commence de façon très classique, le héros sauve l'orphelin. Mais à partir de là, l'histoire va commencer à monter en puissance. Un héros qui comprend que le monde va changer et qu'il va subir cette mutation de plein fouet. Plusieurs thèmes intemporels sont abordés, la cupidité qui justifie tous les actes, les changements de société qui laissent sur le côté ceux qui ne veulent ou qui ne peuvent s'adapter, et la violence de la majorité des protagonistes. Le héros ou les héros de cette histoire sont comme attirés vers une fin dramatique, leurs caractères qui définissent leurs forces et leurs faiblesses nous les rendent attachants et nous permettent de rentrer complétement dans l'histoire. Le dessin est juste superbe, j'ai arrêté ma lecture pour apprécier certaines planches. L'ambiance de cette époque est retranscrite grâce à la qualité du dessin. Merci aux auteurs pour ce moment de lecture qui reste pour moi un des meilleurs westerns.

04/04/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Cliff & Co
Cliff & Co

Ce qui est bien dans cette période de confinement, c’est que tu peux relire – redécouvrir tes anciennes bandes dessinées. Aujourd’hui je me suis replongé dans le personnage de Cliff ou plutôt dans les 13 personnalités qui cohabitent à l’intérieur de cet homme. Une aubaine pour le FBI qui se tourne vers lui pour résoudre les affaires les plus difficiles lorsque tous les moyens classiques d’enquête se sont avérés inefficaces. Et justement sur le FBI a besoin de lui pour neutraliser un psychopathe qui multiplie les meurtres à travers les Etats-Unis en brûlant ces victimes. Je retrouve avec plaisir le graphisme de Winoc que j’avais apprécié dans « de mémoire ». Le scénario est solide et efficace, sans temps mort. Le premier cycle (2 tomes) donne inévitablement envie de découvrir le suivant. A découvrir.

04/04/2020 (modifier)
Couverture de la série La Trahison du Réel
La Trahison du Réel

C’est complètement par hasard que je suis tombé sur cet album, dont le sujet m’intéresse pourtant au plus haut point. En effet, je suis passionné par le surréalisme, Hans Bellmer est un artiste qui m’attire/m’intrigue, et je connais bien et apprécie énormément les dessins d’Unica Zürn (j’ai hélas raté une récente petite exposition à Paris de ces mêmes dessins…). L’album retrace donc les névroses d’Unica, ses relations avec Bellmer (dont le travail sur les « poupées » apparait dès les premières pages). Centré essentiellement sur l’année 1957, il rend bien compte de la personnalité de cette femme « hors norme ». L’auteure s’explique longuement en fin de volume sur ses choix, sur les libertés prises avec la réalité. Cet important dossier final est d’ailleurs très intéressant, et à lire pour mieux comprendre et le travail de Céline Wagner et surtout la personne d’Unica Zürn, souvent « oubliée » des anthologies ou études sur le mouvement, parfois simplement incluse dans l’ombre de Bellmer (ce qu’elle n’était pas). Je trouve que le travail de Céline Wagner est intéressant, son approche respecte et éclaire Unica. Mon seul bémol concerne le dessin : original, pas inintéressant, je ne l’ai pas forcément trouvé à mon goût – mais là n’est pas le plus important. En tout cas, c’est un album à recommander pour qui voudrait en savoir un peu plus sur cette créatrice, et sur certaines formes de création, « l’art des fous », la poésie surréaliste. je suis content de cette découverte. Note réelle 3,5/5.

04/04/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Narcisse
Narcisse

J’ai découvert Chanouga lors de la 31ième édition des journées de la BD au Pellerin en Loire Atlantique. Au passage ce festival – l’un des plus vieux de France – est juste fantastique. Ce triptyque relate l’histoire vraie d’un jeune vendéen, Narcisse Pelletier qui s’embarque pour vivre son rêve … devenir marin. Après une kyrielle d’événements tragiques, pendant presque 20 ans il va vivre comme un aborigène au bout du monde, oublié de tous. Au-delà de ces 3 BD prodigieuses par un graphisme en accord avec le récit et un découpage rythmé, Chanouga m’a expliqué son travail préparatoire et sa quête d’informations dans les bibliothèques pour rendre hommage à ce personnage hors norme. On retrouve d’ailleurs une partie de ces recherches très fournies à la fin de ses albums. Un voyage maritime véridique à lire assurément.

03/04/2020 (modifier)