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Les derniers avis (26284 avis)

Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série Abdallahi
Abdallahi

Décidément, Futuropolis devient mon éditeur à suivre de très près. Voilà un très beau voyage d’exploration, adaptée librement en un parcours initiatique. Nous suivons l’itinéraire de René Caillié, un explorateur français solitaire, sans soutien et sans titre de noblesse. Avide de connaissance, il a pour obsession de découvrir la ville de Tombouctou et d’en sortir sans y laisser sa peau. Pour mener à bien sa propre mission, il s’imprègne de la culture, de la langue et de la religion pour être accepté par le plus grand nombre. Il rencontre rapidement celui qui lui servira de guide, Arafanba, dont la personnalité clivante l’empêchera longtemps de lui faire pleinement confiance. Cette relation entre compagnons de voyage est vraiment intéressante, même si elle est tirée de l’imagination des auteurs (on ne sait visiblement pas grand chose du guide dans les écrits de René Caillié). On se cherche, chacun à ses secrets, ses faiblesses, et tâchent de les garder pour soi. Les questions posées par l’un ou l’autre se confrontent parfois, mais leur ambition respective les amène à se serrer les coudes. Et puis forcément, l’amitié vraie pointe le bout de son nez. Très touchant jusqu'à la fin. Il est aussi précisé en postface que l’aspect initiatique du voyage ne se dégage pas du livre publié par René Caillié. Et là encore, l’inspiration des auteurs est franchement réussie. L’essentiel du récit ne porte pas que sur la découverte de nouveaux territoires ou sur le comportement des individus, mais plutôt sur l’évolution de la pensée de notre héros miséreux : ses méthodes pour parvenir à ses fins, sa pugnacité, ses doutes, ses souffrances physiques… Le texte, pas si abondant que ça, apporte pourtant beaucoup de poids à l’histoire. Je viens de lire Revoir Paris et j'ai écrit… (lire plus)

25/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Dossiers de l'Archange
Les Dossiers de l'Archange

Messieurs Clavé et Godard nous ont laissé une série politique à l'humour noir bien originale. Cette série a eu peu de succès et je trouve cela dommage. Voici Fulbert nom de code "petit lapin" qui se retrouve pris dans une histoire érotico-politique qui va le dépasser. Les auteurs ont probablement puisé dans les agissements troubles et glauques d'officines du type S.A.C (service d'action civique) qui a eu son heure de "gloire" en 81 massacrant toute une famille dans le sud de la France. Tout cela en se considérant comme "petits soldats" de l'Etat Républicain. S'y ajoute la thématique de financements occultes très présente dans ces années et encore pour quelques années. Sous un aspect BD grand public, je trouve qu'en réalité c'est une charge assez cynique sur les agissements de l'ombre. Les méchants sont des vrais méchants sans état d'âme. Par exemple : "Pourquoi [Fulbert] dans la baignoire ? - Parce que c'est plus facile à nettoyer !". Toujours prêts à s'entredévorer. Pour enrober le piment les auteurs nous servent une histoire érotique très coquine dans sa suggestivité. Fulbert n'aura pas tout perdu car nous passons en revue les fantasmes de l'infirmière, la secrétaire, l'espionne et de la fée clochette. Les femmes dans le tome 2 dégagent un pouvoir érotique très puissant sans avoir à en montrer beaucoup. Les scènes du mythique théâtre "Des Deux Boules" des années 70 ou du métro parisien à 3h du mat sont originales et super bien rendues. Je trouve le dessin très bon avec des ambiances de nuits inquiétantes superbes. Cela soutient la partie fantastique du récit qui elle aussi est une trouvaille. La fin ouvre sur une éventuelle suite qui ne sera pas. Dommage

25/11/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Bibliomule de Cordoue
La Bibliomule de Cordoue

C'est amusant, en lisant cet album sans voir les auteurs, j'étais persuadé que le dessinateur était Thierry Martin (Le Roman de Renart) dont j'aime beaucoup le style. C'est n'est pourtant pas lui mais bien Léonard Chemineau qui est ici au dessin, dans un style plus doux et mignon que celui que je lui connaissais dans Le Travailleur de la nuit ou Julio Popper. C'est en tout cas un style de dessin que j'apprécie vraiment. Il est à la fois esthétique, épuré et en même très lisible. Les décors sont beaux, lumineux, et les personnages sont très réussis. J'aime surtout la bouille de la mule dont les expressions me font rire presque à chaque fois. L'histoire n'est pas en reste. Son cadre historique est excellent et tellement rare en BD. Quel incroyable contraste entre la finesse de ce califat Andalou du Xe siècle et la barbarie violente du monde Franc et Viking de la même époque. Et quelle plongée intéressante dans cet univers. Quelle surprise d'y voir des gardes musulmans armés, vêtus et coiffés comme des soldats francs, loin des clichés de l'arabe en turban et au sabre courbe. Quelle surprise d'y voir justement quelques vikings aborder les rivages espagnols. Et quel véritable intérêt de découvrir les relations entre les peuples de l'époque, les machinations politiques et leur impact sur la science et la littérature qui ont fait la gloire du monde arabe d'alors. Cela, nous le découvrons par le biais d'une véritable histoire à l'échelle humaine avec quatre protagonistes principaux, dont une mule, lancés dans une aventure pour sauver des livres précieux. C'est… (lire plus)

25/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Artilleuses
Les Artilleuses

Premier cycle pleinement réussi pour cet explosif trio d’héroïnes. L’univers mêle steampunk et monde parallèle de type « elfique » et, quand on connait un peu le dessinateur (Etienne Willem est lui-même un grand adepte de steampunk), le scénariste (Pierre Pevel développe ici une histoire originale se déroulant dans l’univers qu’il a créé par ailleurs pour une série de romans) et l’éditeur (Drakoo est sinon dirigé du moins supervisé par Scotch Arleston, auteur de Lanfeust de Troy et de bien d’autres séries de fantasy), on ne peut pas être trop surpris du produit proposé. Et franchement, j’ai bien aimé ! Ce premier cycle propose une histoire suffisamment complexe pour ne pas tomber dans la facilité et suffisamment claire pour ne pas nous ronger les neurones. Le dessin est expressif et dynamique, avec des décors soignés, des personnages séduisants et un rendu cartoon et festif, les dialogues sont vifs et apportent leur écot d’humour. Si les trois héroïnes sont pour une bonne part dans la capacité de séduction de la série, j’ai particulièrement apprécié le fait que le policier qui les affronte, sous ses airs un peu nigauds, ne soit pas le souffre-douleur attendu, bien au contraire ! Son obstination, ses compétences et son humanité m’ont vraiment bien plu, bien plus que si les auteurs n’en avaient fait qu’un simple bouffon. Le Paris imaginé par les auteurs fait rêver, avec cette esthétique propre au genre steampunk mais ici encore enrichi par l’univers elfique. Ce mélange des genres est harmonieux, sans doute parce que l’on reste principalement dans le monde « humain » sans sempiternels sauts d’un monde à l’autre. Du coup, il y a une cohérence visuelle qui rassure. L’histoire, comme déjà dit, tient la route. Le rythme est agréable avec pas… (lire plus)

21/01/2021 (MAJ le 25/11/2021) (modifier)
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Nous proposer une enquête de Sherlock Holmes et pourtant faire preuve d’originalité, c’est le challenge relevé par les deux auteurs de cette splendide série. Bon ! Là, il n’y a eu qu’un diptyque et rien ne dit que le concept tiendra dans la durée (il y a déjà quelques redites dans le deuxième tome, comme ce principe de regarder les pages par transparence qui passe relativement bien sur deux tomes mais qui me fatiguera sans doute au bout de dix) mais j’ai vraiment adoré ce premier récit. Les points forts : la mise en page du récit avec des planches superbes élaborée en fonction et au service de l’originalité du concept. En nous plaçant dans la tête de Sherlock Holmes, les auteurs nous permettent de suivre l’action au plus près. Car c’est bien dans sa tête, avec les déductions qu’il fait en fonction des indices récoltés, que se passe la majeure partie de l’action dans une enquête du célèbre détective. Et avoir trouvé ce moyen à la fois graphique et ludique de nous faire partager ses pensées est clairement l’atout majeur du concept. Ce concept permet ainsi aux auteurs de nous offrir des planches aux découpages inventifs, belles à voir pour elles-mêmes et pourtant toujours adéquates vis-à-vis de l’histoire qui nous est racontée. Par ailleurs, cette enquête tient la route et nous tient en haleine. Le mystère est bien présent et il faudra toute la sagacité de Sherlock Holmes pour en venir à bout. Donc voilà, pour moi, ce premier diptyque est vraiment très très très bon, proche du culte (bah oui, rien que ça). Et si j’émets des réserves sur la viabilité du concept dans la durée, je n’espère qu’une chose : que les auteurs me donnent tort. Quoiqu’il en soit, ce premier diptyque est un must-have à mes… (lire plus)

25/11/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série 1984 (Coste)
1984 (Coste)

3.5 Troisième adaptation de 1984 que je lis et pour l'instant je le place en deuxième position après celle de Pontarolo. La principal raison pourquoi je mets celle-ci en seconde position est qu'avec Pontarolo je me suis tout de suite attaché au personnage principal alors qu'ici il a fallut le dernier acte, lorsque Winston se fait torturer, pour que je ressente des émotions à son égard. C'est d'ailleurs le meilleur moment de cette version, tout ce qui se passe dans le dernier tiers frappe le lecteur. Le point fort est le dessin. Coste s'approprie le récit et donne des planches époustouflantes. C'est ce que j'aime dans une adaptation d'un roman: lorsqu'un dessinateur ne fait pas que copier-coller bêtement les scènes clés du récit et tient profit du fait qu'on passe d'un médium purement littéraire à un autre qui possède du visuel. Coste illustre bien ce monde froid, inhumain et où on finit par devenir fou. Donc voilà si vous voulez découvrir le roman d'Orwell, c'est une des deux versions que je recommande pour le moment.

25/11/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Frank Lee - L'après Alcatraz
Frank Lee - L'après Alcatraz

C'est le label 619 d'Ankama qui a attiré mon attention et comme souvent avec cet éditeur la qualité est au rendez-vous. Qualité du contenu et du contenant. L'île d'Alcatraz abritait une prison de 1909 à 1963, elle est réputée car "on ne s'y évade pas", mais le 11 juin 1962, après 12 tentatives, trois prisonniers vont y arriver : Frank Lee Morris et les frères Anglin, Clarence et John. Malgré un dispositif important ils ne seront pas rattrapés, les autorités considèrent qu'ils se sont noyés mais continueront de les rechercher. Ils ne seront jamais retrouvés. Cette bd raconte la vie qu'aurait pu vivre Frank après son évasion et je dois dire que cette biographie fictive tient la route et elle m'a surpris par la direction donnée par Hasteda. Je vous laisse la découvrir. Nous allons suivre son parcours du 11 juin 1962 jusqu'au 11 juin 1979 jour de la "première" du film l'évadé d'Alcatraz avec Clint Eastwood, tout un symbole, 17 ans après son évasion. C'est aussi l'histoire des États-Unis qui défile sous mes yeux, du sérial killer le Zodiac aux premiers pas sur la Lune en passant par la guerre du Vietnam. De nombreux flash-back relate son arrivée à Alcatraz en 1960 après ses trois évasions couronnées de succès mais toujours repris, jusqu'à ce 11 juin 1962. Ils sont distribués avec justesse. Une réflexion sur les conditions de détention est habillement amené. Le dessin retranscrit à merveille cette atmosphère d'insouciance qui régnait dans ces années soixante et soixante-dix. Un trait léché et particulier (surtout les visages) qui m'a beaucoup plu, des couleurs en adéquation et un découpage réussi. Que demander de plus ? Un excellent moment de lecture avec ce mélange de polar et de roman graphique. Evadez-vous.

24/11/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série V pour Vendetta
V pour Vendetta

Après une guerre nucléaire et les dérèglements climatiques qui ont achevé d’affaiblir ceux qui ont survécu, l’Angleterre est maintenant dirigée par un gouvernement dictatorial. La société est sous très haute surveillance et le moindre écart de conduite, la moindre opinion déviante sont durement réprimés. Ce qui est devenu un peuple de zombies a perdu toute capacité de révolte. Si la description d’une société sous contrôle d’un Etat totalitaire n’est pas une nouveauté en soi, l’approche qu’en propose Alan Moore est d’emblée glaçante. Orwell n’est pas loin… Une politique basée sur la terreur écrase la population. Là encore, l’auteur nous immerge dans un monde implacable régit par des instances aux noms aussi simples qu’efficaces : l’Oreille, l’Œil, le Nez, la Main, la Voix, le tout coordonné et contrôlé par un ordinateur central : le Destin. De ce monde sans espoir, deux personnages émergent. Le premier, V, est un « anarchiste » au visage caché derrière un masque de Guy Fawkes. Qui est-il ? et comment survit-il dans cette société quasiment anéantie ? Alan Moore distille les renseignements qu’il nous livre sur le mystérieux personnage. On comprend vite que V a une pensée complexe, qu’il a une vision de la société totalement refondée sur des valeurs qui n’ont rien à voir avec les motivations criminelles de ceux qui gouvernent, et qu’il est prêt à tous les sacrifices pour faire aboutir son projet. C’est un être d’une intelligence supérieure, les dialogues en témoignent. Le second personnage est Evey, une jeune fille sauvée par V au moment où elle allait être violée. Evey symbolise ce peuple, soumis et effrayé. Recueillie par V, elle sort peu de sa torpeur et comme une renaissance, ouvre petit à petit les yeux sur le monde dans lequel elle vit. La mutation profonde qui s’opère dans le personnage de… (lire plus)

24/11/2021 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
Couverture de la série Quelqu'un à qui parler
Quelqu'un à qui parler

Un bon album qui se laisse très bien lire. L'histoire est agréable, le concept sympa même si déjà vu, et personnellement j'ai bien aimé même si ce n'est pas hyper original. Personnellement, je me suis plutôt attaché au personnage principal que j'ai trouvé plutôt bien construit, enfant comme adulte. De même, j'ai aimé le cheminement de l'histoire, même si c'est très feel good. Il y a aussi des choses un peu faciles, des grosses ficelles pour faire avancer l'histoire. Je n'ai pas lu le roman, mais pour le coup ça se sent un peu que c'est une adaptation, l'enchainement des évènements n'est pas hyper fluide et parait un peu forcé. Mais ça reste une lecture qui donne le sourire, et en refermant le livre, je n'ai pas regretté que ce soit trop facile ou trop gentillet, mais seulement que ce soit un peu court et pas assez développé. Mais j'ai vraiment apprécié ma lecture, une lecture qui donne le sourire. Le dessin de Panaccione rend en plus super bien sa détresse et le fait qu'il soit complètement paumé. J'aime beaucoup le dessin (c'est d'ailleurs ça qui fait passer la note de 3 à 4/5), qui n'est pas forcément très esthétique. Mais il rend super bien les émotions et les sentiments des personnages. Même la couleur qui est plutôt terne rend bien l'ambiance morose qui accompagne la vie de Samuel. Note réelle : 3,5/5

24/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Highland Games
Highland Games

Grosse déception : ce récit n’est en rien la retranscription d’un périple authentique. Ceci dit, la narration est tellement vivante qu’on y croit à fond, à ce périple épique, drôle et touchant d’une équipe de lanceurs de marteau bretons partis défier les Ecossais lors des Highland Games. Tout l’intérêt du récit réside à mes yeux dans sa glorification du sport amateur. Ici, la recherche de performance passe par l’émulation, l’esprit d’équipe et l’envie de se dépasser. Une lutte contre soi-même dans laquelle on se soutient les uns les autres, à l’opposé d’une compétition malsaine. Un état d’esprit que l’on retrouve souvent lors de compétitions d’athlétisme et qui est parfaitement rendu tout au long de cet album. Le ton employé, simple et jouant sur l’autodérision est pour beaucoup dans le charme de cet album. Car si l’aventure est fictive, l’équipe de lanceurs de marteau est quant à elle tout à fait réelle. Les personnages sont donc directement inspirés par des personnes existantes, ce qui apporte beaucoup d’authenticité au récit. Et comme le dessinateur est lui-même l’entraineur de l’équipe, et comme il ne semble pas trop se prendre au sérieux (tout faisant les choses avec sérieux), le ton de l’album rend ces personnages sympathiques et proches de nous. Une bande de potes avec lesquels on descendrait bien une chope ou deux, avec lesquels on s’essayerait bien à lancer le marteau, comme ça, pour voir, comme eux-mêmes se lancent dans ce défi fou, comme ça, pour voir… Pour voir ces Highland Games, pour voir l’Ecosse et pour le plaisir de se retrouver entre potes. Et puis, il y a ces Highland Games. Des joutes on ne peut plus physiques mais aux concepts très anachroniques (du tir à la corde au lancer de tronc d’arbre). Pour avoir déjà assisté à ces jeux, j’ai apprécié… (lire plus)

22/11/2021 (modifier)