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Les derniers avis (26146 avis)

Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zaroff
Zaroff

Un très bon album qui revisite le film « Les Chasses du comte Zaroff », c’est bien écrit et on reste captivé jusqu’au bout par cette histoire menée à un rythme effréné avec un suspens qui ne faiblit pas. On est totalement immergé dans une nature sauvage qui réserve les pièges habituels de la jungle aux acteurs de cette double chasse à l’homme. Seul bémol pour moi, le manque d’approfondissement des personnages, manque de charisme, de leur histoire personnelle, de leurs liens passés. Le duel de ces deux chasseurs-chassés, psychopathes tueurs en série, aurait gagné en tension dramatique. On peut y ajouter quelques facilités scénaristiques malvenues et quelques raccourcis agaçants. Le dessin réaliste est très beau, précis et dynamique. François Miville-Deschênes réalise, là, une très belle performance graphique. Un très bon moment de lecture, à recommander…

05/10/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série La Bombe
La Bombe

Voilà un album qui ne laisse pas indifférent ! Si la fin de la seconde Guerre Mondiale est connue pour ses tristement célèbres bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, je pense que peu de gens connaissent l’histoire de cette course à la bombe nucléaire que se sont livrés les nations antagonistes du moment et tous les doutes et divergences d’opinion qui ont opposé scientifiques et militaires de l’époque. C’est en effet par le prisme des scientifiques, pour beaucoup émigrés d’Europe pour fuir le nazisme, que nous allons suivre cette folle aventure, ses espoirs et ses revirements, quand certains scientifiques vont réaliser ce qu’ils sont en train de créer… Les deux scénaristes ont effectué un travail de recherche remarquable et nous proposent un récit haletant digne d’un thriller. Le trait réaliste de Denis Rodier marque par son noir et blanc puissant qui colle parfaitement avec ces faits historiques tragiques. Une BD documentaire à mettre entre toutes les mains pour comprendre et ne pas oublier.

05/10/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Energies noires
Energies noires

Ce modeste album de 64 pages, de facture très soignée, réunit deux histoires courtes de Jesse Jacobs, artiste canadien « spécialisé dans le dessin et l’estampe ». Celui-ci a déjà réalisé quatre bandes dessinées et réalise également « des illustrations pour des posters, skateboards ou pochettes de disques ». Et en effet, c’est ce qui distingue cet ouvrage caractérisé par une couverture envoûtante, extrêmement graphique, représentant des monstres qui réclament, que dis-je, exigent toute notre attention ! Les deux histoires (« Entre mes murs » et « Parmi les bêtes »), qui semblent avoir été conçues de l’autre côté du miroir, nous entraînent dans des mondes où tous nos repères familiers sont totalement bousculés, où les objets ont une vie propre, où les propriétés biologiques du vivant sont si étranges que l’on n’oserait même pas les imaginer dans l’une des galaxies peuplant notre univers, si innombrables soient-elles. Dans ces mondes parallèles, les maisons sont des pièges vivants et se vengent des humains en les engloutissant sur place. Les bébés à l’apparence humaine naissent orphelins et sont élevés par des créatures protéiformes assez effrayantes mais au fond pas si méchantes. Celles-ci sont dotées de caractéristiques uniques, leur permettant entre autres de se reproduire par dédoublement, à la manière des cellules microscopiques qui constituent le vivant au sein de notre macrocosme. Si irréels paraissent-ils, ces univers conçus par un cerveau qui semble avoir franchi, à l’aide de ses tout petits pieds, les portes de la perception, restent tout de même assez inquiétants, mais passés les premiers instants, on peut pourtant finir par les trouver très beaux dans leur poésie noire… Et peut-être pour nous y aider, Jesse Jacobs, ayant pitié de nous, pauvres chochottes qui avons tendance à surdramatiser les choses, nous concède quelques (rares) traits d’humour — noir cela va de soi. Et dans tout ça, l’humain n’en ressort pas grandi, c’est le moins qu’on puisse dire. Parce que ces monstres, au final, s’avèrent bien plus fréquentables, et s’ils nous déplaisent, ce n’est peut-être pas tant à cause de leur apparence rebutante mais plutôt à cause du miroir peu flatteur qu’ils nous tendent. Si « Entre mes murs » se restreint au noir et blanc, ou plutôt à un peu de blanc sur fond noir, « Parmi les bêtes » introduit un vert électrique dans une ambiance d’outre-espace peu rassérénante. Le tout dégage une beauté obscure parfois proche de l’abstraction, qui n’aurait pas manqué de donner quelques frayeurs au philosophe Pascal… Quant aux fameuses créatures extra-terrestres, si elles ne brillent pas par leur intelligence, leurs particularités physiques les font parfois luire sous la voûte étoilée voire vibrer jusqu’à muter en entités constituées d’ondes électriques et de photons. De la pure énergie… noire et extatique ! Une divine communion avec le cosmos à côté de laquelle l’Homme apparaît handicapé… Si l’on parvient à estimer l’ouvrage à sa juste valeur en s’abandonnant à ses sensations primitives, on pourrait envisager de capter ces rayons d’énergie noire venus des tréfonds de l’espace et d'en ressentir la puissante décharge visant – pour notre bien - à briser la carapace de nos certitudes et de notre insupportable ethnocentrisme, nous, effrayants prédateurs jamais rassasiés. Mais peut-être n’êtes-vous pas encore prêts à cet électrochoc graphique ? ll est même possible que vous détestiez tout simplement l’objet… mais si par contre, vous êtes séduits par l’ouvrage, vous serez vraisemblablement frustrés du format assez court comme je l’ai été… « Énergies noires », c’est avant tout un univers expérimental, un rien psychédélique, qui requiert la participation du lecteur, un univers à la fois menaçant et fascinant, sous-tendu par un esprit discrètement caustique. C’est aussi la découverte d’un auteur confidentiel mais original, pour ceux qui auraient manqué ses précédents opus, notamment "Et tu connaîtras l’univers et les dieux" paru il y a sept ans. Et pour paraphraser un des passages du livre, il est plausible que ce soit ce dernier qui vous ait choisi et non l’inverse… Vous voilà prévenus, mais attention, car cette énergie noire est pleine de surprises !

04/10/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sursis
Le Sursis

Entre 3 et 4, mon cœur balance, mais le dessin m’entraîne vers l’arrondi supérieur. Quel travail graphique, c’est vraiment bluffant. Et autant le dire tout de suite, cette petite Cécile a une beauté pure, innocente, exquis! Je ne peux que comprendre notre Julien, ce héros malgré lui, prêt à croquer dans son corsage le fruit défendu. En dehors de l’esthétisme, je précise tout de suite que la relation entre les deux tourtereaux n’aura pas été mes préoccupations principales. Peut-être parce-qu'il n'y avait pas de quoi s'en préoccuper d'ailleurs... Cette histoire d'amour est alimentée depuis leur tendre enfance et continue à évoluer avec les évènements du village, sans prétention. Cette histoire n'est franchement pas une aventure. Plus précisément, il y a des aventuriers (dont Paul en est l'icône et Serge son opposant) mais on ne s’attarde pas franchement sur leurs actes. L’auteur a tenu à ce que l’on se concentre sur Julien et son village. Campeyrac est une commune calme, loin de la guerre, où le quotidien n’a pas été « trop » chamboulé. Nous suivons ce petit bonhomme, heureux de le voir se dépatouiller de ses petites péripéties égocentriques et superficielles. Il est entouré par un casting réduit mais bigrement efficace, donnant une photo complète de ce que devait être un village à cette époque : la plus belle femme du village qui atteint le cœur de chaque homme, un aubergiste, un curé, un SS, un communiste, un ivrogne joyeux et un résistant. Et puis tout ce beau monde se réunit bien souvent au café du village, le seul et unique. Le rendu est vraiment parfait Ce superbe dessin aux décors fouillés laissent peu de place à la guerre. Associé au jeu de couleurs chaud et doux, l'ambiance bucolique nous fait presque « oublier » que nous nous trouvons en pleine Occupation allemande. Mais l’auteur a parfaitement dosé ses piqûres de rappel pour nous faire retomber dans la réalité (l’intervention des allemands, les SS, les débats au café, Paul, la radio bien sûr…). J’en interprète l’idée que chaque village, même celui tenu le plus éloigné des batailles, regorge d’histoires locales singulières sur ses habitants à cette période... Pour ce qui est du scénario et des péripéties, c’est certainement là où le bât blesse pour moi comme pour d’autres je pense. On frôle parfois la niaiserie, et la légèreté laisse place à la futilité de temps en temps. Les phases de jalousie de Julien dans le tome 1, qui imagine des choses sur sa chère et tendre et qui se rend finalement compte d’avoir parlé trop vite, c’est un peu lourdingue. Son isolement peut l’amener à se construire des délires, mais bon je ne trouve pas ce genre de moments très intéressants… Également, il y a certains raccourcis. Mais ça aurait pu être bieeeen pire ! C’est presque honorable d’avoir réussi à ne pas virer vers une histoire à l’eau de rose. L’écriture doit y être pour quelque chose. Je la trouve vraiment agréable et bien construite. Les narrations sont intelligentes, la touche d’humour fait souvent son apparition et donne le sourire. Le héros a toujours un ton comique et joueur, ce qui nous permet de l’apprécier jusqu’à la fin. J’ai commencé par le dessin et je souhaite finir avec le dessin. Il est vraiment superbe. Et les personnages, s’ils n’ont pas une personnalité vraiment complexes ou nuancées, ont un rendu graphique incroyable. Mention spéciale pour Basile, qui se voit occuper de belles planches à la fin du tome 2. La note de 4/5 s’est confirmée en écrivant ma critique. Je retiens beaucoup plus le positif, même si cette BD n’est pas sans défauts et qu’elle pourra décevoir certains pour son manque de profondeur. Mais l’auteur nous offre là une belle histoire qui m’a permis de retourner dans les années ’40 avec joie, malgré tout...

04/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Alice Guy
Alice Guy

Ce n’est pas la première biographie que je lis de ce duo d’auteurs mais c’est avec un plaisir renouvelé que j’effectue ces lectures. José-Louis Bocquet et Catel Muller nous invitent ici à partager la destinée d’Alice Guy, personnage peu connu du grand public et pourtant une des actrices les plus déterminantes dans la naissance et la popularisation du cinéma. Et c’est toute une époque et toute une épopée que font revivre les deux auteurs au travers de la vie d’Alice ! Rien à faire, je suis directement tombé sous le charme. Pourtant la structure du récit est des plus conventionnelles : nous suivons Alice depuis sa naissance jusqu’à sa mort dans un ordre chronologique rigoureux. Le récit se découpe en de multiples chapitres de longueur variable (d’une page à une bonne trentaine de pages) et à la fin de chacun d’eux, je n’ai pu m’empêcher de me dire « allez, encore un et puis je fais une pause ». Résultat : un gros pavé lu en quelques heures sans que pause, il n’y ait eu. Ce récit est tellement vivant, tellement léger et instructif à la fois, drôle à l’occasion, incitant à réflexion à d’autres moments que je ressors de ma lecture amusé, touché et instruit. Que demander de plus ? Une bien belle évocation donc, d’une réalisatrice haute en couleurs (j’ai beaucoup aimé le discours féministe que, au travers de ses œuvres, elle faisait passer avec humour et sans avoir l’air d’y toucher) autant que des débuts du cinéma (j’ai été étonné par la multitude d’appareils lancés aux origines de l’image en mouvement).

04/10/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série 421
421

Note : 3.5/5 L'intégrale publiée par Dupuis m'a permis de relire les premiers tomes de cette série que j'avais lue trop jeune à l'époque mais pour laquelle je gardais une certaine affection car j'y voyais de la bonne aventure franco-belge façon école Marcinelle mais avec un ton plus adulte que ce à quoi j'étais habitué dans ma jeunesse. En réalité, cette série semble se scinder en deux époques, ou du moins subir une évolution assez visible au fil des albums. Cela commence comme une série d'aventure et d'action relativement orientée vers la jeunesse, avec une bonne part d'humour. Le héros, Jim Plant, matricule 421, est une parodie de James Bond : plus attiré par les filles que par l'espionnage sérieux, il règle ses missions majoritairement à coups de bagarres et de courses-poursuites. Ce que j'aime dans ces premiers tomes de la série, c'est le graphisme de Maltaite qui est si similaire à celui de son père, Will, que j'adore (surtout pour la série Isabelle). On se croirait vraiment dans des albums de Tif et Tondu où ils joueraient les espions internationaux. Par contre, Jim Plant n'a pas le charisme de ces deux là : il parait trop vide, superficiel, trop orienté vers la drague et la bagarre. J'ai trouvé un certain problème de rythme à ces histoires qui ont certes la qualité de raconter beaucoup de choses mais qui se retrouvent à l'étroit dans leur format 48 pages et se racontent trop vite pour permettre à l'ambiance de se poser. En outre, il y a un décalage qui fonctionne assez mal entre le manque de sérieux du héros et de certains passages, et d'autres moments bien plus graves avec quelques morts violentes. Cela donne l'impression que les auteurs ne savaient pas bien sur quel pied danser entre série d'espionnage sérieuse et récit pour la jeunesse. La série change de ton à partir du tome 5 à mes yeux. A partir de cet album, les récit prennent plus le temps de se poser et gagnent en maturité, tant dans la maitrise narrative que dans la tonalité des intrigues. Et c'est à partir de ces tomes là que la série devient vraiment bien pour moi. Le personnage de 421 reste assez peu attachant mais il devient plus crédible et surtout les aventures qu'il vit sont mieux menées, plus intéressantes et prenantes. Elles perdent en humour ce qu'elles gagnent en sérieux et en attrait. En outre, les auteurs se permettent quelques histoires sortant nettement des sentiers battus, comme Les Enfants de la Porte qui aborde les voyages temporels et surtout l'uchronie, sujet inexistant en BD à l'époque de sa parution, ou encore Les années de brouillard où 421 n'est plus le protagoniste principal mais le sujet lui-même d'une enquête. Cet album est d'ailleurs l'occasion pour les auteurs d'introduire celle qui deviendra plus ou moins la partenaire du héros dans les tomes suivants. En parallèle, le graphisme de Maltaite évolue lui aussi pour tendre vers son style personnel, plus adulte et réaliste que celui de Will, avec un peu moins charme à mes yeux mais que j'aime aussi beaucoup. Je conseillerais donc la série surtout à partir de son tome 5, même si les premiers sont également plutôt agréables à lire et permettent de découvrir le personnage dans ce qu'on pourrait presque considérer comme sa jeunesse, contrairement au ton plus adulte des tomes suivants.

04/10/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Reckless
Reckless

Brubaker et Phillips profitent des contraintes du confinement Covid et du ralentissement de l’industrie du comics pour adopter un nouveau format (des albums complets et non sérialisés), et pour lancer une nouvelle série et un nouveau personnage : Ethan Reckless. Si le genre reste le même que dans leur série phare Criminal, le personnage donne un ton frais aux récits : Reckless rappelle les détectives privés des feuilletons littéraires à la Jack Reacher : passé trouble et traumatisant, méthodes discutables voire illégales, compétences criminelles acquises alors qu’il bossait au FBI, et « petits boulots » douteux pour renflouer les caisses. Les auteurs démontrent tout leur talent : Les intrigues sont prenantes et remarquablement écrites, la narration est aux petits oignons et la mise en image de Phillips père et fils est parfaite. Les rebondissements sont bien amenés et ont réussi à me surprendre à chaque fois. Le succès est déjà au rendez-vous : 2 tomes VO parus (que j’ai engloutis d’une traite), un 3eme sur le point de sortir (vivement !), et un 4eme annoncé (l’attente sera longue). Les auteurs tiennent un rythme de fou, pour notre plus grand plaisir.

04/10/2021 (modifier)
Couverture de la série L'Elève Ducobu
L'Elève Ducobu

Bienvenue aux cancres, aux mycophobes, aux arithmophobes, aux pharmaciens, aux gardes-champêtres et à tous les amateurs de l'élève Ducobu , de sa voisine Léonie et de leur inénarrable instit Latouche. Oups j'ai dépassé mes onze ans depuis assez longtemps, toute la famille est bac+5(au moins) et nous apprécions le travail de Godi et Zidrou. Ma nouvelle génération est partie sur les mêmes bases, ce qui prouve qu'un humour simple et des dessins simples peuvent rencontrer le succès avec des gens simples. Je lis ici et là que le sujet est archi rebattu, je ne suis pas un Geek mais je trouve que d'autres sujets sont bien plus exploités. Ringard? Passéiste? Quand je vois Latouche en Hussard de la République , je pense à Pagnol ou je revois Eric Von Stroheim dans Les Disparus de St Agil ou monsieur Lopez du sublime "Être et Avoir" de Nicolas Philibert. Pour moi, cette série a le mérite de nous rappeler avec humour l'importance fondamentale de la place de l'école primaire dans la construction des valeurs de la République. C'est un creuset où l'on trouve des Léonie futures ingénieures et des Ducobu futurs comédiens, créatifs ou simples invisibles. Invisibles mais tellement essentiels par leurs humanités à notre société de compétition. Pour conclure, j'accompagnerais bien quelques aviseurs acerbes qui feraient bien d'aller voir monsieur Latouche .

03/10/2021 (modifier)
Par kanibal
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Ombres de la Sierra Madre
Les Ombres de la Sierra Madre

C'est le genre de BD de prime abord où l’on n’attend pas grand-chose et en fin de lecture tous nos a priori se sont envolés, c'est le cas des Ombres de la Sierra Madre. Tout d’abord je dois dire que le trait de Daniel Brecht n'est pas des plus expressifs mais l'histoire qui nous est contée fait vite oublier le coté simpliste du dessin, c'était déjà le cas avec L'Or de Morrison sauf qu'ici on parle du dernier soubresaut des apaches Chiricahuas en 1920. C'est bien documenté d'autant qu'à la fin du tome 1 il y a un dossier de 8 pages avec les photos d’époque de certains protagonistes, ce qui donne encore plus de crédit à cette trilogie. Je n'ai pas décroché du récit jusqu'à la conclusion finale, et cette fin je ne l'ai pas vu venir, elle m'a laissé bouche bée.

03/10/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Ma vie posthume
Ma vie posthume

Je retrouve Hubert et Zanzim après leur magnifique Peau d'Homme. Une belle surprise dans un univers très différent. Emma : vieille, veuve et morte. Un mélange des genres : polar, fantastique et conte. Mais un mélange réussi. Hubert nous pond un scénario atypique, c'est corrosif et déroutant. Sur fond d'enquête policière mêlée de magouilles politiciennes, la narration ponctuée de flash-back sur la jeunesse de notre héroïne désarçonne sans pour autant nous perdre. Des thèmes tels que vieillir seul(e), l'amour, la mort, la trahison et le pardon sont traités sous un angle novateur, avec un délicieux humour noir. Vraiment rafraîchissant. Graphiquement le trait fin semi réaliste et les couleurs ternes donnent une âme au récit. Un agréable moment de passé que je vous invite à découvrir.

02/10/2021 (modifier)