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Les derniers avis (26284 avis)

Couverture de la série Nellie Bly - Dans l'antre de la folie
Nellie Bly - Dans l'antre de la folie

Excellent moment de lecture que celui proposé par cette biographie partielle de la vie de Nellie Bly, une biographie qui se concentre sur son fait d’arme le plus célèbre, soit son internement volontaire -et à des fins d’investigations- dans l'asile psychiatrique de Blackwell à New York. Tout d’abord, il y a Nellie Bly et sa personnalité. Le personnage est attachant et sa cause est des plus nobles. Voilà réellement un personnage inspirant pour les jeunes d’aujourd’hui, déterminée, courageuse, juste, sensible. Sa démarche à seulement 23 ans ne peut que susciter le respect. Et si je connaissais vaguement l’histoire ici relatée, la redécouvrir plus en détail a accentué fortement mon admiration pour la journaliste d’investigation qu’elle fût. Ensuite vient la bande dessinée en elle-même et ses multiples qualités. Une narration fluide et vivante par laquelle cet épisode de la vie de Nellie Bly nous est conté telle une aventure, poignante et révoltante, que des petites touches d’humour -nées du sens de la répartie et de l’aplomb de Nellie Bly- viennent de temps à autre alléger. Un dessin parfait de lisibilité, qui parvient à recréer l’émotion d’un regard échangé, qui introduit discrètement une part de fantastique pour suggérer les visions et délires de certaines internées, qui nous permet de nous resituer dans le temps grâce à un emploi judicieux de deux gammes de couleurs (plus sombre pour les passages dans l’asile, et plus colorée dans les flash-backs -ce qui, soit dit en passant, nous change agréablement des teintes sépia souvent employées dans ceux-ci en temps normal). Un récit concentré sur une période finalement assez courte de la vie de Nellie Bly, ce qui permet vraiment de creuser cet épisode ainsi que la personnalité de la journaliste. Franchement, un sans faute à mes yeux et une lecture édifiante et inspirante à la fois.… (lire plus)

18/11/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hugo est gay - Dans la peau d'un jeune homo
Hugo est gay - Dans la peau d'un jeune homo

3.5 Blue Boy a attiré mon attention sur cet album et je le remercie parce que j'ai passé un bon moment ! Hugues Barthe raconte les problèmes d'un ado qui découvre qu'il est gay. Comme l'a écrit Blue Boy, cela s'adresse à tout le monde et j'ai bien aimé suivre le cheminement de ce jeune garçon même si je suis moi-même hétéro. Il faut dire que l'auteur met beaucoup d'humour, sans toutefois complétement dédramatiser les problèmes que subissent les membres de la communauté LGBT, et que cet humour fonctionne bien. Si le ton avait été hyper-sérieux et que à chaque page on voyait Hugo pleurer sur son sort, j'aurais sympathisé à son malheur, mais j'aurais sûrement fini par m'ennuyer. L'auteur parle de tous les sujets reliés à l'homosexualité : le jugement de la société, la peur quand on découvre qu'on n'est pas 'normal', la difficulté de faire son coming-out, etc. Comme je l'ai déjà écrit, j'ai bien aimé la manière dont l'auteur aborde ces différents sujets, le traitement est tout simplement excellent. C'est une bonne idée de montrer les différences entre les années 2000 et aujourd'hui vu les avancées qu'il y a eu même s'il reste encore beaucoup de chemin à faire pour que les gays aient la paix. Un livre que je recommande à tous !

18/11/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

L’aventure, genre très apprécié dans la production littéraire à travers les siècles, existe-t-elle dans la réalité ? C’est à partir de ce questionnement que le scénario de « Tananarive » a été échafaudé, un questionnement incarné par ce flamboyant papy qu’est Joseph Seigneur, ex-légionnaire aux milles vies irradiant les grands espaces et les jungles luxuriantes d’une époque révolue. Coulant une retraite paisible dans un petit village marnais, le vieux célibataire aime à relater ses récits de voyages lointains à son voisin Amédée, qui lui voue une admiration sans bornes. Lorsque ce dernier traverse la rue pour aller écouter son ami aventurier des heures durant, il en oublierait presque de regagner le foyer conjugal, au grand dam de son épouse Françoise. Pour Amédée, notaire en retraite « avec un problème de dos », conscient que son âge avancé ne lui permettra plus de franchir les frontières de son département, les souvenirs de Joseph sont un fantastique moyen d’évasion vers des horizons désormais inaccessibles. La mort brutale de ce dernier va fournir à Amédée le prétexte parfait pour vivre à son tour une expérience qu’il n’avait jamais osé tenter. De nouveau rallumé, notre vieux fourneau va ainsi partir à la recherche des héritiers de son ami Joseph au volant de son antique Triumph qu’il avait remisée au fond de son garage, dans un road trip échevelé qui va le mener à travers le nord de la France et la Belgique. Contrairement à ce que suggère le titre de l’album, on ne verra les contrées exotiques de Madagascar que grâce à l’imagination fertile du vieil homme qui fera également revivre Joseph pour lui servir à la fois de copilote… et de mentor… Inspiré par une simple réplique d’Amédée, « Tananarive » joue à fond sur les contrastes, tant des lieux que des personnages.… (lire plus)

17/11/2021 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Origine du Monde
L'Origine du Monde

Je rejoins les avis précédents. Cette bd est très bien et gagnerait à être lue par le plus grand nombre. Liv Strömquist nous livre ici une plongée dans l'histoire du sexe féminin, de comment il a été envisagé, traité, considéré par les hommes tout au long de l'histoire. Et c'est en réalité assez édifiant de voir le nombre de types qui ont théorisé des trucs sur le sexe féminin, et décidé pour les femmes de ce qui étaient bien pour elles. Plus généralement, c'est terrible de se rendre compte que ça fait des milliers d'années que ce sont en immenses majorité des hommes qui décident de ce que doit être et de ce à quoi doit ressembler, et de ce que doit représenter le sexe féminin. Bref, je ne vais pas résumer tout le bouquin, mais en tout cas c'est passionnant : l'autrice, à travers plusieurs chapitres, se penche sur une problématique et voit comment celle-ci a été prise en compte dans l'histoire. La narration peut paraitre un peu lourde : en réalité, il y a peu de dialogues et les dessins viennent le plus souvent illustrer le texte. Les bulles de dialogue sont le plus souvent là pour apporter de l'humour, et je dois dire que sur moi ça a plutôt bien marché. Autre détail qui peut déranger certains lecteurs mais qui moi m'a plu : la calligraphie. Elle est changeante et certaines phrases sont plus grosses que d'autres, certaines sont en majuscules, etc. J'ai trouvé que ça apportait d'une part un ressort comique ; d'une autre part un peu de vivant dans le texte, ça atténue le fait que la majorité du texte est en dessous ou au dessus de la case. En définitive, la forme de la bd ne m'a personnellement pas du tout dérangé, au contraire,… (lire plus)

17/11/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Elise et les nouveaux partisans
Elise et les nouveaux partisans

« Elise et les nouveaux partisans » n’est pas la première collaboration entre Jacques Tardi et Dominique Grange. Les deux auteurs, mariés à la ville, ont déjà travaillé ensemble notamment sur Le Dernier assaut, un ouvrage consacré à l’horreur de la Grande guerre. Ici, quoi que Dominique Grange s’en défende dans le dossier de presse, c’est bien la militante qui raconte son histoire à travers Elise et les mouvements sociaux de l’époque, tandis que son dessinateur de mari la met en images avec un regard non dénué de tendresse. Le livre débute par un rappel historique : la noyade des Algériens dans la Seine en 1961 sur ordre du préfet de sinistre mémoire Maurice Papon. L’événement fut l’élément déclencheur pour l’engagement d’Elise dans les grandes causes des années 60-70. Le récit va ensuite nous emmener dix ans plus tard dans le nord de Paris, à l’époque où la répression battait son plein dans le sillage du mouvement soixante-huitard. Elise vient d’être victime d’une explosion dans l’appartement où elle et ses compagnons de lutte confectionnaient des cocktails molotov dans la clandestinité. Réfugiée chez des amis après avoir été brûlé au visage, elle va profiter de sa convalescence pour raconter son histoire. La parution d’un album de Tardi étant toujours un événement, on était plus qu’impatient de découvrir « Elise et les nouveaux partisans ». Le bédéaste valentinois n’a pas son pareil pour restituer avec réalisme les atmosphères du passé, en particulier lorsque cela se passe à Paname et dans sa banlieue. Comme on pouvait s’en douter, c’est une réussite sur ce plan, et le lecteur se voit immergé dans cette période turbulente où lutte et solidarité voulaient encore dire quelque chose. Les mauvaises langues pourront arguer que l’auteur ne s’est jamais tellement… (lire plus)

16/11/2021 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Beaucoup d'avis déjà sur cette série, et beaucoup d'éloges. Pour ma part, elle les mérite amplement. J'ai tout simplement été envoutée par le traitement de ce sujet si sensible. Tout a été dit déjà. Un dessin magnifique qui sert l'histoire universelle des exilés dans ce monde. Une colorisation douce et chaude qui appuie admirablement le côté onirique des images. Comme beaucoup, j'ai apprécié l'idée de ce monde imaginaire qui permet au lecteur de comprendre ce qu'il y a de déroutant lorsqu'on en arrive à devoir vivre et s'adapter dans une contrée où aucun code ne nous est familier, l'écriture, la nourriture, les habitudes... et en cela le côté muet de cette bd s'y prête, pas de langage auquel se raccrocher, très bien vu de la part de l'auteur. La terre d'acceuil décrite ici est idéalisée par rapport à ce que doivent vivre beaucoup de migrants dans la réalité. Ce père de famille fait des rencontres bienveillantes, qui l'aident à s'approprier cette nouvelle vie et lui permettent d'accueillir à son tour ses proches. On est, je le crains, bien loin de ce que subissent beaucoup d'entre eux. Une belle vision d'utopie quand on constate la dure réalité des débats d'idées actuels sur ce sujet.

16/11/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Goodnight paradise
Goodnight paradise

Moi qui ne suis pas amateur de thriller, j'ai été réellement accroché par celui-ci. Il se démarque par une vraie originalité dans son personnage principal qui n'a strictement rien d'un enquêteur classique : c'est un SDF alcoolique et paumé errant dans les rues et sur la plage de Venice Beach. Quand il découvre par hasard dans une poubelle le cadavre d'une pauvre fille qu'il avait croisée quelques temps plus tôt, il est encore plus perdu mais, avec deux pas en avant et trois pas en arrière, la curiosité et une drôle de motivation qu'il ne s'explique même pas, il va essayer de comprendre ce qu'il s'est passé et voir s'il ne peut pas essayer de faire un peu de bien autour de lui. Différents facteurs m'ont fait aimer ce comics. D'abord il y a la plongée dans les bas-fonds des différents quartiers de Los Angeles, dont certains lieux où je suis allé soit personnellement, soit dans la version virtuelle de GTA V. C'est très bien rendu et on aperçoit là l'envers du décor des plages californiennes ainsi que la vie de la communauté SDF qui s'y est installée. Ensuite il y a ce personnage et sa communauté qui sont intéressants et très crédibles. Que ce soit eux qui soient ainsi impliqués dans cette drôle d'enquête, avec autant de réalisme, ça permet un récit qui sort des sentiers battus et des clichés. J'aime surtout la grande humanité qui s'en dégage, avec des personnages qu'au premier abord on trouverait soit repoussants soit détestables, mais presque tous se révèlent finalement très humains, avec des motivations compréhensibles et surtout pas manichéennes, presque attachants malgré les crimes que certains ont pu commettre. Et c'est l'empathie du héros qui permet de les révéler car n'ayant plus rien à perdre il n'hésite pas à aller à l'encontre… (lire plus)

16/11/2021 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
Couverture de la série Petit Poilu
Petit Poilu

Une chouette petite bd pour les enfants que voilà. Je suis assez friand des bds muettes, pour adultes mais aussi pour enfants. Mais il faut, pour une bd muette réussie, qu'elle transmette quelque chose, que le dessin soit expressif et qu'une histoire et des émotions se dégagent. C'est le cas ici. Certes, "Petit Poilu" s'adresse à de tous jeunes enfants. Mais la qualité est au rendez-vous. Les personnages sont expressifs, agréables à voir et les histoires sont assez chouettes et permettent, je le pense, de développer l'imagination. Moi même, je prends plaisir lorsque je feuillette un album. Les couleurs sont chaudes et agréables, et les histoires sympas. Bref, de bons albums à confier aus plus petits, qui peuvent le lire seuls ou accompagnés.

16/11/2021 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
Couverture de la série Chroniques Birmanes
Chroniques Birmanes

Des quatre bds de Delisle qui retracent l'un de ses séjours à l'étrangers, les "Chroniques Birmanes" sont peut-être les moins passionnantes. Mais ça reste objectivement une bonne bd au cours de laquelle je ne me suis ennuyé à aucun moment. Par rapport à Shenzhen et à Pyongyang, le trait de Delisle s'est précisé. C'est beaucoup plus net et étoffé et certaines planches sont vraiment sympas. Côté histoire, nous avons de nouveau droit à un reportage qui n'en est pas un, aux pensées, aux observations acérées de Delisle qui, sans jamais être moralisateur, nous offre sa vision du pays dans lequel il séjourne. Faite de petites anecdotes, d'opinions distillées par ci par là, bref de la réflexion de l'auteur, au jour le jour. C'est toujours hyper intéressant et dépaysant. J'aime bien la personnalité de Delisle qui a tendance à parfois tomber dans la facilité mais qui est plein d'idées et a envie de faire plein de trucs, qu'il finit parfois par faire. Cette fois-ci, l'auteur n'est plus seul mais accompagné de sa compagne (c'est d'ailleurs elle qui travaille en Birmanie/Myanmar) et de son fils. Le récit est donc un peu différent, on voit Delisle dans sa vie familiale, accompagner sa conjointe, garder son fils, etc. alors que dans les albums précédents il était seul dans sa chambre d'hôtel et avait une vie plus fêtarde. J'aimais bien quand il détaillait son travail en tant qu'animateur et ce n'est pas le cas ici, forcément. Il manque peut-être aussi un peu de diversité par rapport aux autres albums, peut être qu'il m'a moins fait faire de découvertes que les autres et c'est pour ça que je le place un peu en dessous. Mais j'ai quand même passé un bon moment… (lire plus)

16/11/2021 (modifier)
Couverture de la série Goupil ou face
Goupil ou face

C'est sans doute un album sur lequel je ne me serais pas penché si mon fils ne me l'avait pas prêté. En effet, je ne connaissais pas l'autrice, et de prime abord, après un très rapide feuilletage, je supposais trouver là un énième album autobiographique tendance girly, loin de correspondre à mes centres d'intérêt. En effet, le dessin est simple, sans fioriture et sans décor. Mais il se révèle en tout cas rapidement dynamique et efficace. Surtout, la narration de Lou Lubie (je me demande encore si c'est un pseudo !), elle aussi simple et efficace, réussit très bien à marier légèreté de la narration, autobiographie pas exempte d'autodérision, et informations scientifiques (le tout étant plutôt bien équilibré). C'est à la fois primesautier, ludique, et pédagogique (l'utilisation du renard pour faire passer son propos est une bonne idée, bien mise en œuvre). Bref, j'ai appris pas mal de choses, et une bibliographie en fin de volume (j'ai lu l'album dans la réédition Delcourt) aide ceux qui voudraient aller plus loin. J'ai donc dépassé mes préventions de départ, et ma note s'arrondit donc naturellement au chiffre supérieur (note réelle 3,5/5). Dans son genre, c'est plutôt une réussite.

15/11/2021 (modifier)