Les derniers avis (32544 avis)

Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Cheyenne
Cheyenne

Impossible de ne pas plonger dans ce nouveau bijou de Patrick Prugne qui nous raconte une autre histoire vraie de massacre d'une tribu indienne par des soldats de l'armée des envahisseurs blancs. Les dessins sont toujours aussi magnifiques, avec ces extraordinaires aquarelles qui font la légende de l'auteur. Le récit alterne intelligemment les points de vue indiens / armée. Je me suis régalée, moi qui ne lis presque plus de BD, là je ne pouvais pas ne pas remettre le pied à l'étrier :) Allez-y sans hésiter !

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Les Chants du Cygne Noir
Les Chants du Cygne Noir

Un immense merci à tous les avis dithyrambiques qui ont été postés ici, sans eux je serais sans doute passée à côté de ce spin-off d'une série que je porte pourtant très haut dans mon cœur ! Les Chants du Cygne Noir, spin-off du Château des étoiles donc, reprend l'univers de sa série mère, profitant de son énorme potentiel d'aventures et de conquêtes spatiales à la sauces Jules Vernes et Georges Méliès, se concentrant cette fois-ci non pas sur des conflits internationaux mais sur un récit de piraterie, de vengeance et, semble-t-il d'après la fin de ce premier tome, de chasse aux trésors. Une recette qui s'annonce classique, mais tout comme avec Le Château des Étoiles, Alex Alice nous prouve une nouvelle fois qu'il maîtrise aisément ces codes narratifs classiques et nous propose une exécution vivante et entraînante. Le dessin est joliment travaillé, les décors sont toujours aussi grandioses et le pur encrage en noir et blanc apporte un charme propre qui différencie cette série de sa prédécesseuse (il s'agit après tout du même dessinateur). L'histoire s'annonce palpitante, le premier tome m'a déjà charmée (même si je ne m'emballerai pas plus que ça pour le moment, il ne s'agit après tout que du premier tome) et la nature de spin-off de l’œuvre n'est pas un handicap comme cela peut parfois être le cas ; nul besoin d'avoir lu Le Château des étoiles ou Les Chimères de Vénus pour apprécier et comprendre la lecture, chaque récit est indépendant tout en permettant une compréhension plus vaste de cet univers qui ravira les connaisseur-euse-s. Excellente série qui s'annonce, j'espère donc de tout cœur que la suite et la conclusion sauront être à la hauteur.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série La République du Crâne
La République du Crâne

Une excellente BD de pirates, qui se démarque par son approche. Ici, l’accent est moins mis sur l’héroïsme ou le grand spectacle que sur les réflexions politiques et les questions de société, sans que cela nuise au plaisir de lecture. Le récit est bien construit, rythmé et l’intrigue reste dynamique tout en prenant le temps de développer ses personnages et ses enjeux. On sent une vraie volonté de proposer une œuvre cohérente sur la durée. Les personnages principaux sont travaillés, le fond n’est jamais sacrifié au profit de l’action et la documentation historique transparaît tout au long de la série. Rien ne semble laissé au hasard, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble. Le dessin est également une grande réussite. Moderne, très soigné et particulièrement lisible, il accompagne parfaitement le récit sans chercher à lui voler la vedette.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série La Quête du Graal
La Quête du Graal

Ce n’est clairement pas une série qui révolutionne la fantasy, mais c’est exactement le genre de lecture que j’apprécie pour déconnecter. L’intrigue reste assez classique et ne réserve pas de grandes surprises, mais elle est bien rythmée, variée et suffisamment efficace pour donner envie d’enchaîner les tomes. On y retrouve un mélange d’aventure, d’humour, de romance et de bons sentiments qui fonctionne bien. Je valorise d’autant plus cette série que beaucoup de fantasy “ado” du même genre sont finalement assez médiocres. Ici, sans prétendre à la grande littérature, le résultat est franchement réussi et remplit parfaitement son objectif de divertissement. Le dessin est lui aussi très marqué “ado”, avec quelques clichés, mais il accompagne bien le récit et reste agréable tout au long de la lecture.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Jusqu'au dernier
Jusqu'au dernier

Un très bon western rugueux, porté par une intrigue solide et un univers particulièrement crédible. Le récit trouve le bon équilibre entre enquête, tension et réflexion sur la disparition d’un monde emporté par la modernité. Le rythme est bien maîtrisé et les personnages gagnent progressivement en profondeur. Ils restent marqués par une part de sauvagerie qui les rend difficiles à cerner, mais aussi plus humains et crédibles dans cet environnement rude. Graphiquement, c’est une réussite. Le dessin réaliste colle parfaitement au genre : visages burinés, expressions justes et décors qui renforcent cette impression d’un Ouest en fin de vie. Les couleurs accompagnent intelligemment le récit, alternant des ambiances froides ou poussiéreuses avec quelques touches de rouge qui soulignent la violence sans en faire trop. Une BD qui ne révolutionne pas le western, mais qui en maîtrise parfaitement les codes.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Ce que les corbeaux nous laissent
Ce que les corbeaux nous laissent

Un vrai coup de cœur. Le traitement du deuil est d’une grande justesse et le rythme lent, presque contemplatif, sert parfaitement le propos. L’univers médiéval, imprégné de croyances celtes et vikings, est riche et immersif, avec une dimension mystique qui fonctionne particulièrement bien. Le dessin est lui aussi une réussite : très beau, expressif et dynamique, il accompagne parfaitement la sensibilité du récit. Une BD qui privilégie l’ambiance et l’émotion à l’action, et qui devrait séduire les amateurs de récits intimistes.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série 10 Octobre
10 Octobre

Voilà une série qui m’a surpris, et qui – en deux tomes – à la pagination conséquente quand même – parvient à boucler un récit dynamique et prenant. C’est de la SF dystopique, qui peu à peu se transforme en une sorte de polar. Le premier tome plante le décor, présente la petite dizaine de protagonistes principaux. Nous sommes dans une société assez froide, dans laquelle tout est calculé à l’avance : chacun sait dès sa naissance – et on ne cesse de le lui rappeler – en commençant par l’école – qu’il va mourir forcément le jour de son anniversaire d’un des six âges limites (on ne sait juste pas lequel), tout étant fait pour que les accidents et autres « aléas de la vie » ne perturbent pas cet état de fait. Et, lorsque approche l’une des échéances, chacun est sommé de faire bonne figure, en attendant le verdict. Mais certains (qui tous, à des âges divers, ont leur anniversaire le prochain 10 octobre, jour qui pour tous correspond à l’un de ces âges limites) ne l’entendent pas de cette oreille, et vont jouer le rôle de grains de sable dans les rouages de cette implacable machine. Le second tome est plus rythmé (toute la partie où les protagonistes doivent déjouer les caméras de surveillance est très prenante !), dynamique, bascule quasiment dans un thriller. J’ai bien aimé ce récit. Les petites longueurs qui pointaient le bout du nez dans le premier tome sont balayées dans le suivant, bien plus dynamique et prenant. Et la chute, qui ne livre pas complètement le voile sur l’avenir de Richie, le jeune héros de 11 ans (un des âges limites) est plutôt bien vue. Note réelle 3,5/5.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Horlemonde
Horlemonde

Horlemonde est une bonne série de science-fiction qui s’appuie avant tout sur son univers. J'apprécie toujours le concept de civilisations ayant évolué à des stades de développement très différents, qui permet d’aborder des thèmes intéressants sans jamais alourdir le récit. Le scénario reste assez classique dans son déroulement et ne réserve pas de grandes surprises, mais l’aventure fonctionne bien et l’intrigue conserve suffisamment d’intérêt pour donner envie d’aller au bout. Graphiquement, j’ai été plutôt convaincu. Le dessin possède une certaine modernité qui colle bien à l’ambiance SF. Les visages sont expressifs et soignés, tandis que les créatures, la végétation et l’architecture bénéficient d’un vrai travail de conception qui participe fortement au dépaysement. L’ensemble est agréable à suivre et sert efficacement le récit. Une lecture solide, sans être particulièrement marquante, que je recommande aux amateurs de science-fiction en quête d’un univers de qualité davantage que d’un scénario particulièrement ambitieux.

28/06/2026 (modifier)
Couverture de la série Charly 9
Charly 9

J'ai plutôt été surpris en bien de mon appréciation de cette BD. Adapter l'épisode tragique de la Saint-Barthélemy avec un angle satirique était un pari risqué, mais le mélange entre humour noir, histoire et drame fonctionne étonnamment bien. L’album ne cherche jamais à minimiser l’horreur des événements ; au contraire, il s’en sert pour dresser le portrait d’un Charles IX rongé par la culpabilité et sombrant peu à peu dans la folie. Le dessin accompagne parfaitement cette atmosphère, alternant scènes historiques et séquences plus hallucinées sans perdre en lisibilité. On pourra regretter une satire parfois poussée à l’excès, avec un roi dépeint comme presque totalement irresponsable alors que la réalité historique était sans doute plus nuancée. Mais ce parti pris sert le récit et a surtout le mérite de susciter la réflexion sur le poids du pouvoir, de la manipulation et de la responsabilité. Une adaptation originale et réussie, qui plaira autant aux amateurs de récits historiques qu’à ceux qui apprécient les œuvres mêlant tragédie et humour grinçant.

28/06/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Pierre rouge plume noire - Une histoire de Hai Long Tun
Pierre rouge plume noire - Une histoire de Hai Long Tun

Avec Pierre rouge plume noire, Thierry Robin nous entraine à nouveau dans la beauté graphique de son univers chinois pour nous raconter le siège d'une cité montagneuse par l'armée de l'Empereur Ming. Après le souvenir de la superbe série Rouge de Chine du même auteur, dont les couleurs participaient énormément à la beauté des planches, j'ai été surpris et tout d'abord déçu en découvrant que cet album n'arborait pas le même style de couleurs très intenses. Je suis persuadé qu'avec un travail de mise en couleurs similaire, il aurait pu atteindre un niveau visuel exceptionnel et gagner encore en contraste dans certaines scènes. Mais même avec ces couleurs plus discrètes et moins percutantes, le dessin est ici proprement superbe. Thierry Robin livre des planches d'une grande beauté, avec une maîtrise impressionnante des compositions, des décors, des scènes de foule et des panoramas monumentaux. Il y a une vraie recherche esthétique dans la mise en scène, entre influences de l'estampe, puissance des silhouettes et travail remarquable des ombres. C'est une BD que l'on parcourt presque plus pour le plaisir de regarder ses pages que pour son histoire. Le récit adopte un point de vue assez original puisqu'il est raconté par des observateurs extérieurs au conflit : un corbeau qui rapporte à une montagne ce qu'il voit du siège d'une forteresse chinoise sous la dynastie Ming. Cette distance donne au récit une dimension presque philosophique, en montrant la folie des hommes depuis le regard d'êtres qui dépassent leurs querelles. Le procédé fonctionne bien et apporte une vraie personnalité à une histoire de siège qui, sur le fond, est assez classique. Celle-ci sait se faire toutefois relativement accrocheuse en permettant de suivre brièvement le destin de certains personnages, notamment ce grand général confronté à un roi enfermé dans son palais et incapable de comprendre la réalité de son peuple, ou encore ce simple fermier enrôlé malgré lui qui devient un soldat courageux et intelligent, tout en restant déchiré par les conséquences de ses actes. Quelques situations et quelques détails parviennent à toucher, même si j'aurais parfois aimé que les personnages soient davantage approfondis. Car c'est aussi la limite de l'album : malgré toute sa beauté et son élégance, l'histoire suit une trajectoire trop prévisible. Dès le départ, on sent la fatalité qui pèse sur cette bataille et rien ne vient vraiment bouleverser ce destin annoncé. Ce fatalisme a évidemment une certaine élégance et correspond bien au ton de fable tragique choisi par l'auteur, mais il laisse aussi une certaine frustration lorsque la conclusion arrive. Face à la magnificence du dessin, je n'arrive pas à mettre une moins bonne note, mais ce n'est pas forcément une histoire qui m'a bouleversé, plutôt un album très classe dont on prend plaisir à contempler les planches.

28/06/2026 (modifier)