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Charly 9

Note: 4/5
(4/5 pour 29 avis)

Charles IX fut de tous les rois de France l'un des plus calamiteux. À 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint- Barthélemy qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous... Pourtant, il avait un bon fonds. (4ème de couverture)


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Adaptations de romans en BD BD à offrir Best-of des 20 ans du site Delcourt Jean Teulé La Saint-Barthélémy Les Guerres de Religion Les prix lecteurs BDTheque 2013 One-shots, le best-of Rois et Reines d'Europe

Charly 9 est un faible ; monté sur le trône de France à l'âge de 10 ans, il ne sait pas dire non à son dragon de mère, Catherine de Médicis. Alors, pour qu'elle lui lâche les poulaines, il accepte d'ordonner le massacre de la Saint-Barthélémy. Mais quand on a le meurtre de quelques milliers d'innocents sur la conscience, ça pèse lourd. Charly 9 commence à voir le sang de ses victimes recouvrir son quotidien. Le remord le pousse vers la folie… Entre la pratique frénétique de la chasse et les parties de jambes en l'air avec sa maîtresse, il délaisse les affaires de l'État. Il meurt jeune, peut-être empoisonné alors qu'il n'a pas encore 24 ans.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Novembre 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Charly 9

25/11/2013 | Eric2Vzoul
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Par Seube
Note: 3/5
L'avatar du posteur Seube

Pour avoir lu le roman de Jean Teulé il y a quelques années et en avoir gardé un super souvenir, je suis heureux de retrouver ce pauvre fou de Charly 9 en BD. Le trame du récit et le genre utilisé sont similaires : absurdité et humour noir grinçant de ce roi devenu fou après avoir décidé de déclencher le massacre de la Saint Barthélémy, sous la pression de ses conseillers-manipulateurs. Le dessin est excellent. L’usage du rouge sang est essentiel et me paraît dosé comme il faut. Le changement de style graphique dans la partie de chasse ne m'a pas fourni beaucoup d'émotions ni d'intérêts malheureusement. On peut se délecter de ces expressions familières et profanes, quoi qu’elles apparaissent moins fréquemment que dans le roman, où Jean Teulé a été très créatif pour inventer (?) des répliques carrément loufoques (comme Le Montespan - roman). Toutes les idées qui ont fait l’originalité et le succès du roman ont été reprises. Cette BD mérite les honneurs pour le rendu. Mais je reste un poil en retrait par rapport à la majorité pour ne pas avoir su retrouver un plaisir nouveau. Quand, par exemple, Teulé nous décrit que le roi Charles IX fait l’autruche dans le derrière de son gibier parce qu'il ne veut pas prendre de décision, ou qu’il lance une vénerie dans l’enceinte de son château, cul nu sur son destrier… C’est facile de traduire le texte en image ! En aval, cette BD ne m’a donc pas apporté beaucoup plus que ce que pouvait déjà me fournir le récit de Teulé en matière d’imagination. Il y a moins de pages pour que l’auteur s’éclate comme en roman, alors il fallait bien faire des choix. Et je crois que la BD affiche plus Charly 9 comme ayant conscience de sa propre folie et de sa destinée. Ou en vient beaucoup plus rapidement à ce sujet. Normal que le rythme soit radicalement différent, difficile de comparer les codes du roman avec ceux de la BD. Mais du coup, je trouve le ton plus sérieux, tragique, aggravé quand même par la mise en image qui vire vers le sordide, voir l’écœurement. Du coup, l’humour me paraît moins franc. Dommage, c'était parmi les choses que j'avais le plus apprécié à la base. Cela reste une très belle réussite, ça devait être un exercice difficile et périlleux, mais l’auteur s’en sort super bien ! Je conseille la lecture, par contre prendre les faits historiques avec des pincettes, je crois qu'il y a une bonne injection de fiction!

27/07/2021 (modifier)
L'avatar du posteur carottebio

Je me joins aux multiples avis précédents. C'est de l'Histoire bien racontée vue de très près. A noter une alchimie réussie de politique monarchique, d'humour salvateur, d'horreur planifiée, d'amour contrarié et le tout en un one-shot! Merci aux auteurs pour ce concentré de talents.

10/05/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

François II meurt le 5 décembre 1560. Il faut donc un nouveau roi. Et qui est le gagnant ? Son frère ! C’est le mâle désigné de la famille. Voilà donc Charles IX qui prend place sur le trône de France. Il n’a que … 10 ans ! Autant dire que c’est maman, Catherine de Médicis qui gouverne le royaume. Avec cet album vous allez découvrir ou re découvrir la vie du monarque du 23 août 1572 – la veille du massacre de la Saint Barthélemy à sa mort, le 30 mai 1574. On attaque cet album par un conseil de « famille ». Cette réunion entre bien-pensants pose les esquisses du massacre de milliers de protestants. La guerre des religions fait rage ! Charles IX, Charly 9 n’a pas assez de poids pour imposer ses choix. On va donc décider pour plus. Mais l’histoire retiendra son nom comme le responsable du carnage de la St Barthélemy. Il y a un vrai travail en amont pour décrire l’atmosphère du moment. Le scénario est palpitant. La narration appropriée et pas du tout ennuyeuse. On croise certains personnages connus avec délectation. Pierre de Ronsard ou Ambroise Paré par exemple. Cet album est plus qu’une BD, c’est un morceau d’histoire. Pour faciliter la lecture, le récit est organisé en chapitres. Plutôt bien. Cela permet de mieux appréhender les anecdotes historiques qui fourmillent. Vous serez ainsi tout sur l’origine du poisson d’avril et des brins de muguet que l'on offre le 1er mai. C’est vraiment captivant l’histoire de ce roi qui sombre peu à peu dans la folie. Si vous rajouter un graphisme particulièrement réussi avec une colorisation bien sombre, vous comprendrez aisément que cet album est une petite pépite à découvrir au plus tôt.

18/04/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Certes, il avait un bon fond… mais quand même ! Charly 9, ce jeune roi qui a sombré dans la folie après avoir ordonné le massacre de la Saint-Barthélemy, n’aurait pas dû régner. Il n’était pas du tout fait pour ça ! Drôle, grave et truculent, cet album offre un super bon moment de lecture. Les premières pages avec tous les efforts faits par son entourage pour convaincre Charles IX de signer l’ordre de massacrer les Huguenots sont dramatiquement drôles et le désespoir croissant du roi le rend attachant. Le drame qui se joue ensuite transpire le sang qui semble s’écouler des images sans pouvoir s’arrêter. Juste sur les enjeux historiques des guerres de religions et de succession au pouvoir, Guérineau nous livre la clef de tous ces drames avec une Catherine de Médicis déterminée et odieuse. Les textes sont très bons, les injures… un régal et les dessins en plans larges ou serrés sont parfaits pour porter le récit. A recommander sans l’ombre d’un doute !

04/03/2021 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Blue Boy

Si le mérite de l’ouvrage revient d’abord à Jean Teulé, qui a effectué un travail de recherche conséquent sur la vie de Charles IX, révélant des faits peu connus de l’Histoire officielle, Richard Guérineau peut se targuer d’en avoir extrait toute la substantifique moelle pour l’accommoder avec brio aux codes du neuvième art. Si cela reste une œuvre de fiction, toutes les anecdotes sont authentiques, selon les propres termes de Jean Teulé, seul le surnom du roi qui a inspiré le titre est inventé. « Charly 9 » confirme le côté espiègle de l’écrivain qui en outre réhabilite d’une certaine manière ce souverain qui dut endosser seul le fardeau du massacre de la Saint Barthélemy, alors qu’au départ il y était opposé. Encore jeune et malléable, il le fit sous la pression de sa machiavélique mère Catherine de Médicis mais fut rongé ensuite par la culpabilité puis la folie, et ce jusqu’à sa mort, moins de deux ans après le tragique événement. Le récit en lui-même est vraiment passionnant et devrait rallier même les plus rétifs à l’Histoire. Une qualité renforcée par le traitement graphique plutôt original de Richard Guérineau, dans les limites du style issu de l’école franco-belge. Ce dernier s’en amuse d’ailleurs beaucoup avec quelques clins d’œil savoureux (Johan et Pirlouit, Lucky Luke), créant un contraste saisissant entre la quête de légèreté du Roi, déplacée mais compréhensible, et une atmosphère très assombrie par le massacre qu’il a lui-même ordonné, à laquelle l’auteur du « Chant des Stryges » sait insuffler la noirceur nécessaire. La mise en couleur y est pour beaucoup, alternant des styles chromatiques variés tout au long du livre en fonction du contexte, limitée à des dominantes rouge et noir pour les scènes les plus sanglantes. Tout cela produit quelque chose d’extrêmement vivant voire frénétique, ce qui correspond peut-être bien à l’état d’esprit de « Charly », à qui il ne restait que la folie après son acte sanglant. Et c’est bien ce roi ordinaire à la réputation sulfureuse, d’une nature influençable (il faut dire qu’il n’avait que 22 ans lors de la St Barthélemy), dépeint comme amateur de chasse et de poésie, qui risque de marquer le néophyte, et ce pour longtemps. A la lecture de l’ouvrage, on découvre un homme à la fois détestable dans sa violence et attachant dans sa fantaisie et sa fragilité, au fur et à mesure de son glissement vers la paranoïa. En outre, ce roi ne se privait pas de jurer à tout bout de champ et s’adonnait aux joies du sexe de plus en plus ouvertement alors qu’il sentait le souffle de la mort se rapprocher de lui. Peu à peu, le lecteur un tant soit peu sensible se sentira pris d’empathie pour cet être à la dérive (sans pour autant l’absoudre de ses actes), à l’évidence trop jeune pour connaître les affres du pouvoir (surtout dans un tel contexte). Sa déchéance fut aussi courte qu’effrayante, presque surnaturelle, comme si le sang versé lors de la St Barthélemy lui sortait par les pores de la peau, marquée par une solitude déchirante que sa mère dépourvue d’états d’âme ne chercha aucunement à combler. Tout cela est accentué par le dessin, qui rend compte de façon saisissante de la constante métamorphose du souverain tout au long du récit, Tout comme ses cheveux s’ébouriffent avec la folie, ses joues se creusent avec la maladie. Au crépuscule de sa vie, à 23 ans seulement, Charles IX avait l’aspect d’un vieillard. Cet épisode peu glorieux de l’Histoire de France traité ici nous rappelle l’absurdité des guerres de religion et la nécessité de combattre l’intolérance et l’obscurantisme. Il suffira d’une allusion bien placée (dont je préfère laisser la surprise au lecteur) pour établir une passerelle entre cette époque et la nôtre, qui semble traverser une phase de crispations identitaires peu réjouissantes, en particulier dans la « République bénie de France » de 2016. En un mot comme en cent, « Charly 9 » est une lecture chaudement recommandée. Non seulement par sa qualité graphique et son souci de restituer les faits historiques (les anecdotes sur le jour de l’an, les 1er avril et 1er mai, la mode vestimentaire…), mais aussi par la force du récit et le personnage finalement haut en couleurs de Charles IX. Quant à savoir si cela le réhabilite, chacun aura son avis sur la question…

06/09/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Ça faisait un moment que je voulais lire cet album car j'en avais lu énormément de bien. Du coup, j'en attendais peut-être un peu trop. C'est un très bon album historique au ton légèrement iconoclaste et doté d'une bonne dose d'humour, mais je n'ai pas été foncièrement captivé. Le sujet est intéressant : le moment qui a mené le jeune roi Charles 9 à approuver le massacre de la Saint-Barthelemy presque contre son gré et la folie qui s'ensuivit pour cet homme rongé par le remords et en même temps empli d'amertume, de défi et de colère. Le dessin est très sympathique. Non seulement il est maîtrisé et offre un trait moderne et sûr, loin des séries historiques mornes et rébarbatives, mais il s'offre aussi le loisir de changer de style par moment, pour accentuer l'aspect absurde que peut prendre la réalité quand le drame est tel qu'il tourne presque à la farce. J'ai trouvé ce personnage de Charly 9 très amusant quand sa folie tourne à la vraie déconnade. Mais le récit a un peu tiré en longueur à mon goût et j'ai été moins captivé à partir de la moitié de l'album. D'où un léger regret, mais autrement c'est une très bonne BD.

29/11/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

N'ayant pas lu le roman de Jean Teulé dont il est adapté, je ne sais pas s'il est plus ou moins fidèle, mais je sais que Teulé a dit à Richard Guérineau de se débrouiller ("C'est ton bouquin, tu en fais ce que tu veux", ai-je lu quelque part). Guérineau s'en est donc donné à coeur joie tout en s'appliquant à donner vie, folie et agonie à ce roi Charles IX, qui de tous les Valois, est probablement l'un des plus mauvais souverains ayant gouverné la France, qui plus est dans une situation critique. Il faut savoir que c'est le massacre de Wassy en Champagne en mars 1562, perpétré par le duc de Guise, qui déclencha la première guerre de Religion. Roi chétif, souffreteux, déséquilibré (comme tous les enfants de Catherine de Médicis), faible et dominé par sa mère, il reste dans l'Histoire pour être celui qui a ordonné le massacre de la Saint Barthélémy, ordre arraché par sa terrible mère à travers lequel elle régna et qui ne fut pour elle qu'un pantin. Rongé par le remord et la tuberculose, il mourra 2 ans après ce funeste 24 aout 1572, à l'âge de 23-24 ans. Je ne m'attendais pas à trouver dans cet album une véracité historique absolue, mais au final, je fus agréablement surpris de constater que Guérineau conserve une ambiance historique conforme avec de nombreux détails réels (le début de l'année qui commence au 1er janvier, la tradition du poisson d'avril...), des mots historiques célèbres jugés parfois vrais ("Tuez-les tous pour qu'il n'en reste pas un pour me le reprocher") ou apocryphes ("Le corps d'un ennemi sent toujours bon" ; ce mot est aussi attribué à l'empereur Vitellius), ou encore des allusions aux poésies de Ronsard ("Mignonne, allons voir si la rose..."). Par contre, je doute que Charles IX étripait des lapins dans sa chambre et dans les couloirs du Louvre, mais les personnages sont également conformes à leur image (Coligny, Catherine de Médicis, Marie Touchet...), et surtout ce qui est intéressant, c'est que l'on suit une progression dans la folie de Charles ; suite à la nuit de la Saint Barthélémy, cette culpabilité le ronge, et ses crises sont de plus en plus bizarres, cet aspect est bien retranscrit dans un ton picaresque et parfois délirant, en plus avec un dessin remarquable et soigné qui hésite entre le réalisme et le caricatural, tout en respectant décors et costumes. Seul le parti pris adopté par Teulé qui est d'utiliser un ton et un vocabulaire très actuels, et que Guérineau conserve, détone un peu parfois dans ce XVIème siècle.. Je trouve d'autre part, que le petit format choisi n'est pas l'idéal pour cette Bd qui aurait gagné à adopter le format Delcourt normal pour mettre en valeur le dessin et les cadrages. Autre source d'étonnement : Guerineau opte pour quelques expérimentations graphiques avec ces passages imitant les graphismes de Peyo et Morris ; franchement, je ne vois pas trop l'utilité d'une telle fantaisie, car retrouver Lucky Luke dans ce type de bande, et du Peyo n'est pas très heureux, ce procédé provoque des ruptures graphiques qui cassent un peu le rythme de la lecture, ça surprend et ce n'est guère adéquat ici, alors que ce serait plus sûrement bienvenu dans une Bd humoristique. Certains lecteurs ont l'air de trouver ça amusant, mais personnellement, ça ne m'a plu qu'à moitié.. Le final avec la mort du roi dans un graphisme plus stylisé alliant rouge et gris, est par contre bien adapté. Voici donc une Bd qui relate les derniers jours d'un roi incompétent de façon atypique et outrancière, prouvant que Guérineau peut réaliser un travail original et intéressant sans avoir besoin d'un scénariste derrière lui, et livrant sa vision du sujet qui rappelons-le, n'est qu'une interprétation, car j'ai lu dans certains avis précédents que beaucoup ont appris des trucs sur ce roi ; on est pourtant bien d'accord que cette Bd n'adopte pas un point de vue encyclopédique, elle vise avant tout à divertir en utilisant un fond historique réel.

08/07/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Que voilà une belle réussite ! Je n’avais pas accroché à la précédente adaptation d’un roman de Teulé que j’avais lue (Le Montespan), et n’ai pas lu celui à l’origine de cette adaptation. Mais en tout cas c’est ici un album qui vaut le détour ! Tout d’abord le dessin est vraiment très très bon, dans un style semi réaliste, et j’ai aussi aimé la colorisation (et le jeu des couleurs sur Charly en fin d’album). Mais l’histoire en elle-même est captivante. Elle se déroule dans les dernières années du règne de Charles IX (cela commence au soir de la Saint-Barthélemy, qui est presque escamotée). Si l’essentiel des faits historiques majeurs de cette période y sont traités, y sont ajoutées des anecdotes plus ou moins véridiques qui rendent le personnage du roi plus vivant : c’est parfois du grand guignol, mais j’adhère. Personnage emporté par la folie des hommes – dans une époque de fous, et qui sombre dans une douce folie plus personnelle. C’est que le tragique de la période (fin des guerres de religion, intrigues de cour, Valois en fin de course) est ici enrobé dans un humour multiforme. Dès les premières pages, lors des négociations macabres autour des victimes probables du massacre de la Saint-Barthélemy, le ton est donné. Et les moments de folie du roi – qui deviennent de plus en plus récurrents, sont l’occasion de moments assez drôles. Et l’apparition de personnages de Peyo ou de Morris – avec les changements de style graphique qui les accompagnent, sont eux aussi à la fois réussis et drôles, cela ne crée pas de rupture dans la lecture. Bref, c’est clairement une grande réussite, et il serait vraiment dommage de passer à côté !

16/04/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Mais que c'est bien! Échaudé par ma lecture de Le Montespan dont il était tiré, c'est un peu à reculons que j'ai attaqué cette adaptation d'un autre roman de Jean Teulé. Comme quoi ce métier d'adaptateur n'est pas facile et combien la présence d'un bon dessinateur rend la tâche plus aisée. Ici je ne vais pas m'étendre sur la véracité historique ou pas de l’œuvre mais la petite pointe d'humour noir, de cynisme est vraiment bienvenue. Ce roi appelé trop tôt à régner et qui plus est sous la férule de Madame sa mère, est rendu finalement assez sympathique dans sa folie qui se découvre lentement. Donc scénario aux petits oignons; dessin et couleurs à l'unisson, il faut acheter et lire cette BD d'urgence.

28/02/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
L'avatar du posteur Erik

Je me suis toujours un peu méfié des récits qui réhabilitent de méchantes figures de l’Histoire. C’est un peu comme si on tentait de redonner une version plus positive de l’action d’Hitler ou de Staline. Pour autant, les historiens actuels s’accordent à dire que le roi Charles IX a été totalement manipulé par sa mère éprise de pouvoir à savoir la fameuse Catherine de Médicis. En effet, Charles IX n’avait qu’une dizaine d’année lorsqu’il est devenu roi. Il est mort sans doute empoisonné par sa mère à l’âge de 23 ans. Il restera comme celui qui a ordonné le massacre de la Saint-Barthélemy et qui a sombré par la suite dans la folie. La bd nous montre comment il a dû lâcher prise face à ses conseillers et la reine-mère pour prendre la plus terrible des décisions à savoir la mort de milliers d’innocents. Les arguments employés étaient fallacieux. Charles IX n’était pas fait pour devenir roi. Un autre n’aurait pas succombé aussi facilement. Il n’a été qu’un jouet alors qu’il était le roi de France. Certains ne sont pas faits pour diriger le pays et on le paye tôt ou tard… J’ai beaucoup apprécié le traitement de cette bd historique pas comme les autres. Il y a un brin d’originalité dans la mise en scène. Visuellement, c’est très fort comme cette page noire pour signifier les événements de la Saint-Barthélemy. Les couleurs sont expressives notamment le rouge sang. Elles vont d’ailleurs accompagner l’intensité dramatique du récit. Cette chronique historique d’un roi pas comme les autres restera dans les annales. On sait que l’auteur se penche déjà sur la suite à savoir le frère du roi Henri III qui va lui succéder. Or, ce Valois est également très spécial comme on peut déjà le voir. On verra également Henri de Navarre future Henri IV. En conclusion, un ouvrage parfaitement réalisé et qui apporte un nouvel éclairage. Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.75/5 – Note Globale : 4.5/5

06/01/2015 (modifier)