Lucky Luke

Note: 3.66/5
(3.66/5 pour 73 avis)

Les aventures d'un cowboy solitaire (enfin avec son cheval, un chien, des Dalton, des personnages célèbres, des gardiens de prisons et des indiens) dans le far-west.


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Lucky Luke, le cow-boy solitaire, est connu à travers toute l'Amérique grâce à ses talents de tireur. Défenseur de la veuve et de l'orphelin, il met ses armes au service de la justice. Dans des histoires truffées d'humour, il croise la route de célébrités telles que Billy The Kid, Calamity Jane ou encore Sarah Bernhardt. Mais ses ennemis les plus célèbres sont les Dalton... les cousins Dalton, une pâle copie plutôt pathétique de leurs illustres modèles. Mais à défaut de talent, l'acharnement de Joe et de ses frères vaudra bien des tracas à Lucky Luke, "l'homme qui tire plus vite que son ombre".

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1949
Statut histoire Une histoire par tome 72 tomes parus
Couverture de la série Lucky Luke
Les notes (73)
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28/08/2001 | Renardrouge
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Par sloane
Note: 5/5
L'avatar du posteur sloane

On rigole, on rigole et puis bêtement je m’aperçois que je n'ai pas encore avisé cette série mythique de la BD franco belge. Et pourtant elle mérite toute l'attention et son succès depuis des lustres en est la preuve. Avec "Gaston", la BD, pas l'autre posteur, c'est la seule Bande qui m'a vraiment fait rire et ce notamment grâce à Rantanplan et aux Dalton. Encore aujourd'hui il m'arrive de relire un des épisode de cette burlesque saga du grand ouest qui pastiche avec beaucoup d'humour la grande et officielle histoire, dégommant au passage quelques mythes. Un seul bémol pour moi. Le fait que je ne sais plus trop quand, Lucky Luke a remplacé sa cigarette par cet espèce de brin d'herbe, alors oui il ne fallait pas inciter notre belle jeunesse au fléau du tabagisme, mais merde, allons nous être obligés un jour de retoucher tous ces vieux films où les acteurs fumaient comme des pompiers ? (Bogart sans sa clope c'est autre chose!! ) Mais pour revenir à ces BD outre que beaucoup d'entre elles n'ont pas subi les ravages du temps elles sont encore aujourd'hui un bon moyen pour les jeunes générations de découvrir le 9 ème art. Vive Lucky Luke donc, une série pleine d'humour qui résiste au temps et dont tout bédéphile se doit de posséder quelques exemplaires sur ses étagères.

07/03/2016 (modifier)

Je ne m'étais jamais rendu compte de l'ampleur de la célébrité de Lucky Luke jusqu'à ce que je me rende en Afrique, au Cameroun précisément, où il est très populaire chez les enfants, qui regardent le dessin animé du cow-boy à la télévision. C'est véritablement l'une des séries franco-belges les plus connues internationalement, à ranger dans la case des Schtroumpfs, de Tintin et d'Astérix le Gaulois. Lucky Luke ce sont les mythes du Far West revisités de façon parodique, de la ruée vers l'or à Billy the Kid, des guerres indiennes aux bateaux à vapeur du Mississipi, de Calamity Jane aux villes fantômes. Un peu comme Astérix avec l'antiquité gallo-romaine, Lucky Luke possède aussi des vertus pédagogiques, puisqu'il permet aux plus petits de s'instruire sur cette période complexe et charnière de l'histoire américaine par la caricature comique, qui permet de conjuguer l'apprentissage et le plaisir. Ce choix de narration a été impulsé par Goscinny qui a grandement élevé la série en y imprimant son génie humoristique. Lucky Luke, c'est aussi des personnages secondaires croustillants et distinctifs, facilement reconnaissables et qui sont passés dans la culture populaire francophone, je parle évidemment de Jolly Jumper le destrier moralisateur, de Rantanplan le canidé le moins intelligent du Far West, et, bien sûr, des Dalton, le légendaire quatuor de hors-la-loi, plus clownesque que véritablement dangereux. Bref Lucky Luke, c'est une icône incontournable, à lire absolument pour tout amateur de bd, au moins les tomes de la période Goscinny. Vous passeriez à côté de grands moments de rire si vous ne vous plongez pas dans les aventures du Cow Boy qui tire plus vite que son ombre.

25/09/2014 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Série un peu inégale d'un album à l'autre mais plutôt d'un beau niveau et pleine d'humour. Les personnages secondaires sont tous plus savoureux les uns que les autres. je retiendrai en particulier les albums Le juge, Calamity Jane et Ma Dalton. La période de collaboration avec Goscinny est quand même la plus riche en albums de qualité, les tout premiers étant assez laids du point de vue du dessin et les derniers souvent faibles quant au scénario, c'est donc dans le milieu qu'il faut piocher et donc dans la période Goscinny, même si tous les autres ne sont pas à jeter pour autant.

22/05/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5

Tiens, je n’avais pas encore avisé ce classique. Je m’en rends compte alors que mon fils de 8 ans découvre les histoires du plus célèbre cowboy de tous les temps. Alors c’est clair, Lucky Luke est un classique, au même titre que Tintin ou Astérix. Mais je ne lui attribue pas la cote maximale car, bien que j’apprécie vraiment ses aventures, j’y trouve moins de plaisir à la relecture. Est-ce que cela à mal vieilli ? Je ne suis pas sûr. Je pense que, contrairement au reporter du petit vingtième, il y a trop de répétitions dans les différents albums, seul bémol à l’œuvre colossale de Morris. Reste que l’auteur a amélioré au fil des années son trait et qu’il est devenu reconnaissable entre tous. Non mais c’est hallucinant : 1949 ! Cela ne vous donne pas une claque ? Pour cela et pour le reste, merci Monsieur Morris…

28/12/2013 (modifier)
Par zébu
Note: 3/5

Après la lecture d'une vingtaine d'albums. Qui ne connait pas le fameux cowboy solitaire qui tire plus vite que son ombre et joue les justiciers dans tout l'ouest américain ? C'est certainement une des séries les plus connues au monde avec Astérix et Tintin mais perso, je n'ai jamais trop accroché et cela pour plusieurs raisons. Primo, je ne suis pas un grand de fan des récits se déroulant au Far West. Deusio, pour moi les histoires sont assez répétitives et seuls quelques albums sortent du lot (justement ceux qui cassent les codes de la série). Tertio, j'ai du mal à accrocher avec l'humour employé. Et enfin, je trouve certains personnages énervants, notamment ceux qui ont des rôles d'idiot de service (Rantanplan, Averell). On peut dire que les dessins restent fort apréciables même si ceux des tous premiers albums semblent d'une qualité plus moyenne. Toutefois, même si je n'aime pas trop cette série, il est indéniable que celle ci possède certains atouts et je ne peux que m'incliner devant le talent certain de l'auteur qui a su conquérir le coeur d'un aussi large public. De plus, cette série reste une valeur sûre du genre (western comique) ; surtout si vous voulez faire un cadeau à un amateur de BD plutôt jeune.

12/11/2013 (modifier)
Par Jul
Note: 3/5

Lucky Luke est une série qui vaut 4 étoiles (ou 5 peut-être). C'est vraiment culte, avec un nombre de tomes assez conséquent. J'ai toujours lu ça avec énormément de plaisir mais je ne la mettrais pas dans mon top 5. Car les dessins et les intrigues sont assez répétitifs. Toujours le même univers, les décors ne changent que très rarement. C'est un peu tout le temps la même chose. Mais cela reste toujours passionnant par rapport à la relative monotonie du style. Avant tout grâce aux scénarios. Beaucoup de BDs cultes sont également répétitives (Léonard, Iznogoud...) mais plus drôles. Il y aurait eu de meilleures couleurs et plus de variété dans les décors j'aurais mis **** sans problèmes. Donc un 3 étoiles pour ma part mais j’admets que cette série mérite aisément son statut de culte.

19/09/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Je ne pas trop quoi dire alors je vais faire simple. "Lucky Luke" est une de mes premières lectures, quand les enfants apprennent à lire ils s’exercent souvent avec la bande dessinée, ce fut mon cas et j’ai donc une sympathie toute particulière pour cette série. A la différence d’un "Tintin" ou d’un Astérix j’ai un peu plus de mal à relire cette série. Le personnage peut être, est trop parfait, trop chevaleresque : il ne boit pas, il ne baise pas, il ne fume pas… Ah si tiens il fume. Du moins dans les albums de Morris (les seuls que j’ai lu). L’achat reste indispensable. Une bibliothèque sans albums de Lucky Luke c'est un peu la honte quand même.

26/08/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je m'aperçois soudain que je n'ai pas encore avisé Lucky Luke, ma Bd d'enfance et de jeunesse, qui m'a régalé tant de fois, c'est un comble ! Avec Tintin et Astérix, il est le héros le plus connu de la BD européenne, une vraie légende de la BD, un incontournable du 9ème art, dont le succès ne s'est jamais démenti depuis 1946, date de sa création. Je possède pratiquement la collection complète, du n°5 au n°31 en brochés Dupuis, puis du n°32 au n°69 en cartonnés Dargaud et Lucky Prod. J'ai lu les reprises d'Achdé, Gerra et les autres, c'est pas mal, mais ça n'a pas la même saveur que la période Goscinny. Le premier Lucky Luke est rond, petit, joufflu, le visage alourdi par un menton en galoche ; très vite, Morris va dégrossir son personnage de style Popeye, et à partir de l'épisode 5 (Pat Poker), la silhouette s'affine, devient svelte et longue pour camper un héros dur, intraitable qui n'hésite pas à tuer. Le changement survient en 1955 avec l'arrivée de Goscinny qui s'associe à la réussite de ce western pour rire. La collaboration entre Morris et Goscinny durera jusqu'en 1977. Comme il le fera sur Astérix, ce dernier, par son sens de la narration, du dialogue et son humour imaginatif, va hisser la série à un niveau de qualité exceptionnelle, en même temps que Morris donne dès l'épisode 13 (Le Juge) la silhouette longiligne de Luke, celle qu'il gardera durant sa longue carrière. Avec Goscinny, il répare aussi une erreur : celle d'avoir tué les Dalton (les vrais) dans l'épisode Hors-la-loi ; Morris avait pourtant respecté la réalité, ces frères avaient été descendus au cours d'une attaque de banque par les habitants d'une bourgade. Sentant le fort potentiel comique de ces personnages, G & M trouvent une astuce en créant des cousins, réplique exacte des premiers , mais en plus idiots. Avec Goscinny, la série devient donc plus parodique, elle trouve si bien son ton et son style qu'elle ne variera plus du tout, tout en continuant de décortiquer les épisodes de la conquête de l'Ouest dans la bonne humeur, en caricaturant tous ses mythes, avec notamment des personnages historiques revus et corrigés par les 2 auteurs. Des faits réels de l'Ouest sont relatés avec toujours la même drôlerie (la ruée vers l'Ouest, les villes fantômes, le télégraphe, les guerres indiennes, les convois de pionniers, l'armée, les chasseurs de primes, les machines à sous, le Pony express, les troupes ambulantes, les journaux...) , et les grands personnages sont passés à la moulinette goscinienne. Comme dans la plupart des grandes Bd, des personnages secondaires très typés apparaissent parfois de façon récurrente, enrichissant la série et créant avec le lecteur assidu une complicité que ne peut comprendre le lecteur occasionnel ; parmi ces figures de l'Ouest, on note le shériff taillant un bout de bois, le croque-mort astiquant son corbillard, le patron de saloon qui planque la grande glace dès qu'une bagarre éclate, le gambler au beau gilet, l'old timer dans un étonnant fauteuil roulant, l'humble blanchisseur chinois, le Mexicain endormi devant une cantina, des danseuses de saloon aux déshabillés élégants (qui étaient censurées chez Dupuis), des Indiens fiers et pleins de sagesse, des bandits ou chefs de bande toujours ridicules. Tout ce petit monde familier et attachant associé au subtil mélange des personnages authentiques ou d'événements (rappelés parfois en fin d'albums par des gravures) tournés en merveilleuse dérision par les auteurs, ont permis d'élargir à un public adulte l'audience de la série. De même les gags répétitifs fidélisent le lecteur, tels les écriteaux de ville destinés aux étrangers. Et les Dalton, ces desperados laids bêtes et méchants, sont tout à fait représentatifs de ces personnages secondaires pittoresques ; chacune de leur apparition vole souvent la vedette à Luke, surtout l'infâme Joe et Averell le crétin. D'autre part, Morris qui devient avec le temps, plus exigeant dans ses cadrages et ses découpages, rend un hommage appuyé au western hollywoodien , en particulier celui de John Ford dans ses plans, contre-plongées et champ-contre-champ ; sans oublier les nombreuses caricatures d'acteurs (Jack Palance en Phil Defer, Lee Van Cleef en Eliott Belt, De Funès en boss combinard, W.C. Field en patron de cirque, Wallace Beery en conducteur de diligence, David Niven en prof de diction....). On n'oubliera pas Jolly Jumper sans qui Luke ne serait rien, ainsi que Ran-Tan-Plan le chien le plus stupide de l'Ouest. Ainsi se perpétue pour la jubilation de tous un modèle de western humoristique qui, sans jamais cesser de pratiquer la parodie et la dérision, a réussi à décrire un Far West crédible avec une fidélité à la réalité historique, et ce, sans trop de baisse de qualité comme c'est parfois le cas avec les longues séries. Dans cette flopée d'albums, voici ceux que je trouve excellents (dans l'ordre de parution) : - En remontant le Mississipi, permet d'évoquer les bâteaux à aube du grand fleuve. - A l'ombre des derricks, permet d'évoquer la découverte du pétrole. - Billy the Kid, un des meilleurs épisodes où Goscinny confronte le célèbre bandit à Luke, alors que ce n'est qu'un mioche capricieux. - les Dalton dans le blizzard, permet à Luke d'aller voir la police montée du Canada. - la Caravane, excellent dans sa description des convois de pionniers. - le 20ème de cavalerie, un hommage direct aux films de John Ford sur la cavalerie. - l'Escorte, où Luke retrouve le Kid. - Des barbelés dans la prairie, évoque les rivalités entre éleveurs. - Calamity Jane, belle rencontre entre la célèbre outlaw et notre héros. - Tortillas pour les Dalton, permet d'entrevoir un peu les Mexicains. - la Diligence, pour moi le meilleur épisode, un bel hommage encore à John Ford. - le Pied Tendre, évoque ces pauvres gommeux qui venaient dans l'Ouest ; excellent. - Dalton City, un bon épisode sur les Dalton (Dupuis l'a refusé à cause des tenues des danseuses). - Canyon Apache, autre hommage au western en général, sur les Indiens. - Ma Dalton, excellent avec un gros potentiel comique. - Chasseurs de prime, influence des westerns italiens oblige, avec le physique de Lee Van Cleef. - le Grand Duc, un personnage qui est vraiment venu dans l'Ouest ; très bon épisode. - le Cavalier blanc, évoque les troupes de théâtre ambulantes qui tentaient de civiliser l'Ouest. - le Fil qui chante, la création du télégraphe, un grand pas dans l'avancée du progrès. - le Bandit manchot, évoque les machines à sous équipant chaque saloon. - Sarah Bernhardt, elle aussi est venue dans l'Ouest ; une belle rencontre avec Luke. - le Daily Star, évoque la presse qui faisait son trou dans l'Ouest. - la Fiancée de Lucky Luke, évoque les mariages, et se base sur le film Convoi de femmes. - le Pony Express, ou l'épopée du courrier : un des mythes du Far West. - l'Artiste peintre, rend un bel hommage au grand peintre de l'Ouest Frederic Remington.

06/07/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Lucky Luke est à ranger au classique indémodables de la bande-dessinée, sans aucun doute. Le fameux cow-boy qui tire plus vite que son ombre est légendaire, et ses aventures toujours aussi hilarantes après quelques années. Le dessin est toujours le même, malgré le changement de dessinateur, et j'avoue avoir un petit faible pour son style, notamment autour des couleurs qui font les cases, utilisés de manières saugrenue parfois. Les albums sont de qualité très diverses, mais je trouve que même après Goscinny, il reste néanmoins des superbes perles. Je dirais que Sarah Bernard, Fingers, Le Daily Star, Le pont sur le Mississippi ou encore Le Klondike sont des albums de vraiment très bonnes factures. En revanche, il faut aussi compter avec des albums véritablement mauvais (Le ranch Maudit, Bell Starr, La légende de l'ouest, La corde du pendu ou Lucky Luke contre Pinkerton). Du fait de cette production très éclectique, je laisse un bon 4/5 pour l'ensemble de l’œuvre qui contient tout de même des traits de génies. Jamais dans le scénario, ou Lucky Luke est la plupart du temps sauvé uniquement par son pistolet six coups et sa rapidité, mais dans l'humour et l'inventivité des situations qui sont véritablement un plaisir. On peut noter également la belle part aux faits historiques en ajoutant des explications à la fin, ce qui est toujours très sympathique pour comprendre comment se fit l'ouest. Lucky Luke, c'est toujours une excellente série, pleine de vie et d'humour, qu'on peut relire (pour les bons albums) sans se lasser, et qui mérite largement sa place dans une BDthèque

01/02/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

"Ma Dalton", "La diligence", ou encore "Le chasseur de primes" sont encore aujourd'hui pour moi, lorsque je les relis, et alors que l'effet de surprise n'est plus là pour jouer son rôle, de véritables mines à gags. Cette capacité qu'a Goscinny à créer des archétypes, qui s'intègrent à la trame générale, à mélanger gags visuels et bons mots (même si pas de jeux de mots, Morris n'étant pas fan...), et surtout à le faire sur la longue durée, est plus qu'incroyable ! Alors, bien sûr, tous les albums ne méritent pas cette note. Mais c'est le cas de beaucoup d'entre eux, et certains valent plus ! S'ajoute à cela le caractère patrimonial de la série, dont je ne peux faire totalement abstraction. Même si on ne note pas une statue. Quant à Lucky Luke lui-même, "l'homme qui tire plus vite que son ombre", il n'est que la caricature impassible et infaillible de tous ces héros de l'ouest, sur papier ou sur écran, toujours plus rapides, plus précis et plus malins que leurs adversaires. Comme ici c'est pour rire, le sang ne coule pas... A noter qu'on a réussi à trouver un défaut à ce héros qu'on croyait parfait, puisqu'il n'a pu garder sa clope au bec et a du la remplacer par un brin d'herbe. Même un défenseur de la loi doit s'y soumettre, fut-elle absurde et hypocrite. Et puis, parmi tous les personnages plus ou moins récurrents qui gravitent autour du justicier sans peur et sans reproche, il y a quand même la plus belle palette de crétins à l'ouest du Pecos. Joe Dalton, le méchant abruti, et son grand frère Averell, l'imbécile heureux, mais aussi Rantanplan, la bête bête. Bref, beaucoup de personnages sont ici "à l'ouest", les quelques paroles prenant du recul et philosophant en off sont prononcées par le cheval Jolly Jumper - comme Milou le fait ailleurs... Pas de commentaire sur les Lucky Luke parus après la mort de Goscinny. Pas lus. Pas eu envie de le faire... Mais cela laisse une cinquantaine d'albums à lire (même si les premiers de Morris seul sont clairement moins bons), la main près du holster, prêt à dégainer un rire.

08/11/2012 (modifier)